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Devi Reed @ Toulouse
C'était le 6 Avril 2018 au Metronum à Toulouse, la première date "à la maison" pour la sortie du nouvel album de Devi Reed (Ragga Libre). Une première qui sera suivie de dizaines de dates à travers la France et l'Europe. Ce qu'il nous propose est frais, conscient, libre et "amoureux". Amoureux de l'être et du partage, une vision humaine, des paroles prometteuses et éclairées, une énergie et un son qui décoiffent. Devi, ce "p'tit-blanc" qui a coupé ses locks depuis peu, met le feu sur scène avec juste deux autres acolytes, musiciens chevronnés et beatmakers, Otaam et Clem. Du reggae, il a conservé l'essence : son esprit, son message positif et sa foi en la musique, vecteur universel de transformations, de liberté, d'unité ! Puis il y rajoute des zestes de rap, d'électro, de ragga, de rumba... Une fusion où se mêlent intelligemment la musique cubaine et des rythmiques reggae/hip-hop le tout en espagnol, anglais, français ou patois jamaïcain ! Devi Reed reste un véritable OVNI toulousain qui continue de nous surprendre.
reggae.fr | 07-mai-2018 02:00

Devi Reed - Ragga Libre
Leader du groupe The Banyans pendant plus de dix ans, Devi Reed s'était lancé dans un projet plus personnel en 2017 en nous proposant son premier EP en solo, Essence of Life. Un premier opus dans lequel on découvrait avec plaisir l'univers musical flirtant entre reggae et hip-hop de l'artiste toulousain.Pour son nouveau projet, Devi Reed a décidé de nous faire voyager vers une destination bien connue des mélomanes : Cuba. Le chanteur s'est donc rendu avec ses beatmakers à La Havane en début d'année d'où il nous a ramené des inspirations et des collaborations à la sauce cubaine.etCcedil;a commence par les accords de guitare de Wake Up, subtil mélange de hip-hop et de salsa cubaine sur lequel Devi alterne entre parties chantées sur les refrains et rappées sur les couplets, parfaite introduction à cet album qui va vous donner envie de plages ensoleillées. De son voyage à la Havane, le Français nous a aussi ramené deux invités... D'abord la rappeuse Yisi Calibre et son flow ravageur sur Ragga Libre, une grosse instrumentale hip-hop à laquelle les pianos, cuivres et percussions donnent un bel accent cubain. Puis un autre rappeur, El Individuo qui vient rejoindre Devi Reed sur le riddim tranquille et très orienté new roots de Move and Smile. On retrouve ensuite des morceaux dansants à souhait comme le groovy Love Is Amazing ou encore This Woman, où les scratchs flirtent avec les cuivres et les percussions cubaines sur un beat toujours aussi efficace.Comme il nous y avait habitués sur son premier EP, Devi Reed jongle entre anglais et français, nous offrant sur ce nouvel album deux titres dans la langue de Molière en étant plutôt à l'aise. Il revient sur son parcours personnel et musical avec Tout ira bien et livre un touchant message sur l'amitié avec le pur rythme cubain de Cuida tu Vida. L'album se termine avec deux remixes électro signés Tamal en guise de bonus (Ragga Libre et This Woman).Avec Ragga Libre, Devi Reed dévoile un album frais et ensoleillé en bousculant les frontières grâce à de multiples influences et les langues française, anglaise et espagnole. Voilà de quoi préparer l'été qui arrive en musique !Tracklist : 1. Wake Up 2. Tout ira bien 3. Ragga Libre Ft Yisi Calibre4. Nah Jump5. Turn All Sounds6. Move and Smile Ft El Individuo 7. Love is Amazing 8. This Woman9. Cuida tu Vida10. Ragga Libre remix by Tamal11. This Woman remix by Tamal
reggae.fr | 03-mai-2018 02:00

Kandee - Chrysalis
Fin 2016 on vous disait tout le bien qu'on avait pensé de Subcontinent l'album signé Kandee et Jahzz sorti alors sur le label Marée Bass. Kandee n'en était pas à son coup d'essai puisqu'il avait déjà sorti deux albums avant cela (Skank Fiction en 2015 et Maelstrom en 2016 chez ODG). C'est aujourd'hui avec le label MahaMila Prod que le dubmaker revient nous présenter son nouveau projet, Chrysalis.Sur le premier morceau (Beginning a New Chapter), on retrouve Kandee comme on l'avait quitté : accompagné de Jahzz et de ses notes de saxo pleines de groove qui se mêlent à merveille à un dub paisible et évocateur d'un monde fantastique. On pénètre un peu plus dans cet univers féerique grâce aux airs de fletucirc;te envoetucirc;tants posés sur la ligne de basse abyssale de Dreamland Bridge, ou avec Poisson lune où le saxo de Jahzz croise des notes de synthé qui semblent tomber comme des gouttes de pluie sur ce riddim planant.La part belle est faîte aux instrumentales, mais deux morceaux chantés se glissent sur la tracklist. La voix toujours aussi agréable de Sama Renuka se pose sur le steppa Million Voices aux percussions endiablées et Irie Alien et son flow dévastateur subliment l'instru puissante de Behind The Skins. Deux vrais big tunes pour Kandee qui sait comment recevoir ses invités.On reste sur un steppa plein d'énergie avec Million Blast où Art-X est convié à partager ses notes de mélodica avant de nous replonger totalement dans ce monde imaginaire si propre à Kandee avec des morceaux lunaires comme Chrysalis ou encore le tellement méditatif Biomimetisme (featuring Sumac à la guitare).Comme si la promenade dans ce monde fabuleux se terminait par un aperçu de sa partie la plus inquiétante, l'album se cloture sur un steppa sombre aux basses énormes taillé pour être joué en sound system et produit en collaboration avec Askan Vibes dont le mélodica apporte une touche mystique.Chrysalis est un album qui s'apprécie de la première à la dernière note durant lesquelles Kandee nous plonge dans l'univers inimitable et si particulier qu'il a su se créer (univers d'ailleurs très bien illustré par la superbe pochette signée Adriane Almon).Tracklist :1. Beginning a New Chapter Ft Jahzz2. Million Voices Ft Sama Renuka 3. Dreamland Bridge 4. Behind the Skins Ft Irie Alien 5. Poisson lune Ft Jahzz 6. Million Blasts Ft Art X7. Chrysalis8. Biomimetisme Ft Sumac9. Dread Mafia Ft Askan Vibes
reggae.fr | 30-avr.-2018 02:00

Paristown #5
Il est minuit ce samedi 14 avril à Paris. Le Petit Bain se remplit tranquillement, le coup d'envoi de la Paristown épisode 5 est donné. La soirée est organisée par 5 sounds de la capitale : Gravity, Dance Soldiah, Izaboo, Drum Sound et Calaloo qui forment ensemble le crew 5 Majeur. Ils se passeront le relais aux platines pour animer la danse jusqu'au petit matin. Les plus gros hits dancehall ou roots du moment ainsi que quelques dubplates vont enjailler les massives venus nombreux. Les danseuses et danseurs (Amzone, Jainy, Saddy, Karen, French Squad Danca...) viendront faire démonstration de leur savoir-faire sur la scène. Pour les absents, la prochaine édition aura lieu le 9 juin prochain toujours au Petit Bain, avec comme invité exceptionnel Heavy Hammer, le sound d'origine italienne récent vainqueur du War Ina East Soundclash contre Warrior Sound après plusieurs années d'absence de la scène clash.
reggae.fr | 23-avr.-2018 02:00

Bordeaux Dub School #13
Nous sommes le 31 mars et c'est déjà la 13ème édition de la Bordeaux Dub School ! Comme d'habitude c'est Wandem Sound System qui invite. Ce soir c'est le crew Inner Standing tout droit venu d'Oakland en Californie et Young Warrior (fils de Jah Shaka) qui ont été invités à partager les bonnes vibes sur une sono récemment améliorée et agrandie (8 scoops).Wandem ouvre le bal en nous proposant un warm up bien roots dans une salle toujours aussi bien décorée pendant que Relaks One Og entame une peinture en live sur une grande toile blanche posée au milieu de la scène. La sélection devient vite plus énergique et la Hornsmen Section est toujours là pour nous régaler de quelques notes de mélodica, de saxo, ou de trombone sur les versions. La salle est déjà bien pleine et les skankers bien chauds quand Iris Askan laisse les platines à Inner Standing.Selecta Kojak et Peter Lionheart prennent donc place derrière les machines pour représenter le crew californien dans une session qui commence roots avec quelques classiques. L'ambiance monte doucement et devient méditative quand les Inner Standing nous proposent des dubs comme Mek We Build de I David sorti il y a quelques années sur leur label ou encore le His Foundation signé Moa Anbessa et Prince David (malheureusement jamais pressé) suivi d'une version dub hyper puissante. Entre les morceaux, Peter Lionheart ne cesse de prêcher la bonne parole, en appelant à la paix et à l'amour ou en mettant en garde les plus jeunes contre les dangers des drogues. etCcedil;a tourne vite au steppa et on entend, entre autres, un remix plein d'énergie du mythique Jah Creation de Creole avant que les Inner Standing ne terminent leur session de folie sur quelques dubplates.Pas le temps de laisser reposer ses jambes, c'est Young Warrior qui enchaîne, nous invitant à son tour à réviser nos classiques en jouant des morceaux comme Want to Be No General de Dennis Brown ou Ice Cream Love de Johnny Osbourne. Dans un style d'animation nous rappelant parfois celui de son illustre père, Young Warrior prend le micro sur les versions pour marteler messages positifs, appels à l'unité et remerciements. Les morceaux deviennent vite plus steppa avec de longues parties instrumentales où le jeune Anglais joue à merveille des effets et des sirènes, entraînant les skankers dans une danse intense. Dernier morceau pour Young Warrior : un dubplate de folie que les habitués de ses sessions connaissent déjà (Shaka Shaka Warrior) et qui va provoquer une véritable explosion dans la foule, PULL UP, on recommence !Il reste une bonne heure à savourer et il va falloir assurer pour reprendre les platines après les deux sessions qu'on vient de vivre. Le Wandem va répondre présent avec une impressionnante collection de dubplates signés pour la grande majorité de producteurs locaux et présents dans la salle (les circuits courts y'a que ça de vrai !).etCcedil;a commence avec une production énorme inna steppa style signée I Tist et Hatman, tout le monde est entraîné dans la danse, Young Warrior est resté profiter de la session derrière les platines et les deux membres d'Inner Standing skankent au milieu de la foule.etCcedil;a continue donc avec une pluie de dubplates jusqu'à ce que les lumières se rallument sur une salle pleine de sourires où résonne la voix de Joseph Lalibela posée sur une production furieuse de Kandee. Encore un dernier petit tune pour la route avec la Hornsmen Section en bonus et c'est déjà fini. Encore une Dub School plus que réussie, où tous les invités ont répondu présents, et les skankers aussi ! Big up au Wandem Sound System !
reggae.fr | 20-avr.-2018 02:00

Dubamix et The Joke - Lavoblaster Remix
On avait quitté Dubamix il y a un peu plus d'un an alors qu'il nous présentait son maxi 2 titres rendant hommage à la résistance des femmes (Les p'tits tracts). Comme à son habitude, le plus militant des dubmakers français a décidé de nous surprendre avec Lavoblaster Remix, son nouveau projet dans lequel il se réapproprie l'album (plutôt rock à la base) de The Joke (un groupe avec qui Dubamix travaille depuis longtemps). Un opus qui avait été enregistré à Ouagadougou et auquel de nombreux musiciens burkinabés avaient collaboré.Dés le premier morceau Contraire, on redécouvre avec plaisir le dub puissant aux influences électroniques de Dubamix, et c'est le flow presque hip-hop du chanteur de The Joke qui vient se mêler à des chants et mélodies africains pour nous faire entrer parfaitement dans cet album.Sur Bordel, c'est le rappeur burkinabé Busta Ganeenga qui vient rejoindre The Joke pour nous rappeler que la colère gronde partout autour du globe sur une instrumentale très orientée électro et hyper rythmée, entrecoupée d'extraits de journaux télévisés français et africains. Vient ensuite 5 francs, un morceau où se croisent anglais, français et espagnol grâce à un nombre impressionnant d'invités ; décliné plus tard dans une version plus lente et pleine de samples tirés de musique classique où l'on retrouve toujours autant de chanteurs venus d'horizons différents (5 francs 2nd Movement).Notre coup de coeur ira sans aucun doute vers On s'en fout, un hommage à Black So Man (de son vrai nom Bintogoma Traoré, un artiste burkinabé très engagé habitué aux critiques du système dans ses textes, mort en 2002) auquel les différents chanteurs présents sur ce morceau ont d'ailleurs emprunté les paroles sur un riddim dansant truffé d'inspirations africaines où l'on reconnaît clairement la patte et les grosses basses de Dubamix.On retrouve ensuite une instrumentale pleine d'énergie et taillée pour faire danser, parfait mélange entre musiques électro très actuelles et rythmes africains (OK et KO) avant d'avoir droit à une bonne dose de musique tzigane avec Des claques. Le dubmaker nous emmène ensuite dans un univers entre dub et trip-hop avec le méditatif Shanti, " probablement le seul morceau de Dubamix sans skank " selon l'artiste lui-même. L'album se conclut avec Tout le monde compte, encore une production puissante et dynamique à laquelle se mêlent à merveille les percussions d'Ibrahim Keïta.Encore un essai transformé pour Dubamix qui arrive comme toujours à concilier musique dansante et lutte sociale avec le talent et le soin qu'on lui connaît. Un album hyper éclectique et bourré d'inspirations venues de régions et d'horizons totalement différents où le dubmaker nous fait danser, voyager, et réfléchir en même temps.Tracklist : 1. Contraire 2. Bordel3. 5 francs 4. On s'en fout 5. Des claques6. OK7. KO8. 5 francs 2nd Movement9. Shanti10. Tout le monde compte
reggae.fr | 19-avr.-2018 02:00

Booboo'zzz All Stars - Reggae Bash II
Le groupe emblématique de la scène bordelaise que l'on connaît et suit depuis le temps des premiers lives et jam sessions au bar Le Booboo'zzz et dont le projet des reggae bash a eu un petit succès sur la toile sort son deuxième album de reprises !L'identité reggae du Booboo'zzz All Stars et la virtuosité musicale de l'ensemble de ses musiciens s'affirme une fois de plus avec cet album où les influences soul, funk et ska côtoient les voix d'artistes invités qui apportent leur touche personnelle et originale en symbiose avec les voix des Booboo'zzz.Ce Studio Reggae Bash Volume II est une belle façon de redécouvrir des titres de la chanson française tels que Résiste, bel hommage à France Gall signé Taïro, Le premier jour du reste de ta vie d'Etienne Daho entonné par Merlot (ex-Baobab) ou encore le mythique Le sud de Nino Ferrer repris par Ryadh. La variété internationale est elle aussi bien représentée avec l'envoetucirc;tant Wasting My Young Years de London Grammar qui s'offre une nouvelle parure reggae avec la voix de Mystic Loïc de Mystical Faya ; Domino de Jessie J au tempo plus lent (Alexis Evans) ou Owner of a Lonely Heart (Rebecca M'Boungou) et No Diggity de Blackstreet offrent de véritables petites groovy et de belles performances vocales.Pour ce projet de 12 titres, les musiciens du groupe bordelais se sont accompagnés une nouvelle fois d'artistes français comme Taïro et Ben l'Oncle Soul et ont réussi à compiler des titres de tous les styles pour en faire un album énergique à la sauce reggae !Encore un joli projet qui nous replonge dans les versions originales de classiques indémodables auxquels le reggae va finalement si bien. Tracklist :01. MERLOT Le PremierJour Du Reste De Ta Vie (Etienne Daho cover)02. BEN l'ONCLE SOUL Always Be My Baby (Mariah Carey cover)03. REBECCA M'BOUNGOU Owner Of A Lonely Heart (Yes Cover)04. TAetIuml;RO Résiste (France Gall cover)05. MYSTIC LOetIuml;C Wasting My Young Years (London Grammar cover)06. BEN MAZUE Les Parfums De Sa Vie (Art Mengo cover)07. JOSS BARI It's You (Zayn cover)08. ALEXIS EVANS Domino (Jessie J cover)09. RYADH Le Sud (Nino Ferrer cover)10. BOOBOO'ZZZ ALL STARS No Diggity (Blackstreet cover)11. ANN SHIRLEY Pearls (Sade cover)12. CELIA KAMENI Unstoppable (Lianne La Havas cover)
reggae.fr | 16-avr.-2018 02:00

Zion Garden : l'orga s'exprime
Depuis l'annonce du retour d'un grand festival reggae à Bagnols sur Cèze, les aficionados du Zion Garden se demandaient ce qu'allait devenir leur festival familial et accessible... L'équipe du Zion a rassuré tout le monde en confirmant la tenue de sa huitième édition cet été et affirme travailler main dans la main avec les organisateurs du Bagnols Reggae Festival. Mais qu'en est-il vraiment de cette collaboration ? Comment se déroulera le Zion Garden 2018 en marge de ce nouvel évènement ? Quels artistes s'y produiront ? Arnold Metrot, directeur du festival bagnolais, répond à nos questions.Reggae.fr : Avant de commencer à parler du prochain Zion Garden, peux-tu nous faire un bilan de l'édition 2018 du Zion d'Hiver qui s'est tenue en février sur deux jours à Laudun ?Arnold Metrot : Toute l'équipe est super contente parce que l'organisation s'est très bien passée. Le public a été enchanté comme d'habitude donc de ce côté-là, on a rempli notre mission. Après, c'est vrai que cette année, on a eu un peu moins de monde que d'habitude. On ne s'y retrouve pas forcément financièrement, mais ça fait partie du jeu et ça va nous pousser à réfléchir pour repenser un peu l'évènement et lui donner un petit coup de frais pour l'année prochaine. On a rencontré aussi quelques obstacles qui ne nous ont pas aidé, notamment pour la disponibilité de la salle qui nous a été validée très tardivement. Du coup, la programmation a été elle aussi dévoilée sur le tard. On verra si l'année prochaine on retourne à Laudun ou si on cherche un autre endroit pour ce prochain Zion d'Hiver. En tout cas, de mon côté, je ferai le maximum pour qu'il y ait une édition 2019 et on en profitera setucirc;rement pour lui donner un petit coup de jeune en innovant sur certains points !Et ce Zion d'été alors ? Comment avez-vous accueilli le retour d'un grand festival au Parc Rimbaud ?On est contents. etCcedil;a fait plusieurs années que la mairie nous pousse à nous lancer sur ce site, mais c'est vrai qu'avec notre statut associatif, ce n'est pas évident de monter un tel événement avec un gros budget et ce n'est pas forcément l'envie de toute l'équipe donc on n'a jamais sauté le pas. On a toujours eu de bonnes relations avec Jérôme Levasseur, l'organisateur du Bagnols Reggae Festival et il nous a contactés dès qu'il a eu l'idée de monter ce projet. Il nous a même demandé si on s'y opposait, mais il n'y avait aucune raison qu'on le fasse. Le Zion Garden est né en marge d'un autre grand festival. Notre but à la base était de mettre en place une sorte de festival off du Garance donc on est ravis que ça redevienne le cas même si on avait tous aimé l'évolution du Zion Garden ces dernières années après l'arrêt du Garance en 2014. En tout cas, on a beaucoup apprécié la démarche de Jérôme et on se réjouit de pouvoir mutualiser certaines choses avec lui.Qu'est-ce qui va être mutualisé exactement ?On vient de lancer l'impression d'un flyer commun recto/verso qui est distribué partout en France et on travaille actuellement sur les détails d'autres mutualisations comme le projet d'une aire d'accueil commune, parking et camping. On réfléchit à faire au mieux pour que nos deux structures s'y retrouvent et pour que ce soit le plus agréable possible pour le public et les Bagnolais.La formule du Zion Garden va-t-elle changer du fait du retour d'un grand festival ?A priori oui. On devrait garder la formule des années précédentes avec des concerts les soirs lundi, mardi et mercredi et on devrait reprendre notre rôle de off avec des animations sur les journées du jeudi, vendredi et samedi pour laisser la place aux concerts du Bagnols Reggae Festival le soir. Du coup au niveau billetterie, on va sans doute faire un pass semaine avec les trois soirs pour les concerts du début de semaine puis également une billetterie par soir et le reste de la semaine, le Zion Garden sera accessible sur simple adhésion à 2eteuro; comme c'était le cas avant à l'époque du Garance.Comment accueillez-vous ce changement au sein de l'équipe ?etCcedil;a représente un peu de stress parce qu'on est un peu dans l'inconnu. Après trois années à organiser six soirées concerts, on se retrouve avec seulement trois soirées donc il y a forcément un impact financier. Mais on est très excités par cette nouvelle aventure et aussi très honorés d'avoir été sollicités par Jérôme Levasseur et son équipe pour apporter notre savoir-faire et notre expérience dans la mise en place de cette aire d'accueil et l'organisation de ce festival off. On n'a jamais vraiment réussi à faire ça avec le Garance mais c'est ce qu'on a toujours voulu faire. Et là on commence une collaboration qui je l'espère va s'installer sur le long terme. On estime que c'est une chance pour nous de faire enfin intégrer notre association comme un acteur incontournable du paysage local en travaillant main dans la main avec la société de production du Bagnols Reggae Festival, mais aussi la mairie, les commerçants et les riverains.Et à quoi peut-on s'attendre niveau programmation ?etAgrave; une programmation hors des sentiers battus avec une majorité d'artistes étrangers. On accueillera entre autre U-Roy avec Mad Professor. Le reste des noms sera annoncé dans les prochaines semaines. Voilà ce qu'on peut dire pour le moment.A ton avis, qu'est-ce qui fait que Bagnols soit une ville si importante pour le reggae ? Il y a quand même un historique incroyable sur le nombre de festivals à succès qui s'y tiennent depuis 2002.Déjà Bagnols a toujours été une ville de festivals. Pendant des années aussi il y a eu le Bagnols Blues qui a toujours eu beaucoup de succès. Et il faut croire que les organisateurs du Jamaican Sunrise, du Ja'Sound et du Garance ont bien travaillé car ils ont toujours su attirer beaucoup de public et ils ont rendu Bagnols sur Cèze prestigieux aux yeux des Jamaïcains. J'ai eu l'occasion d'aller en Jamaïque il y a quelques années et je me suis rendu compte que les Jamaïcains connaissaient deux villes en France : Paris et Bagnols ! Il y a aussi un cadre que les gens aiment bien. Le climat, la rivière, l'emplacement géographique... C'est un endroit qui s'y prête bien c'est tout.
reggae.fr | 13-avr.-2018 02:00

Ken Boothe et Guive @ Cabaret Sauvage
Il était déjà une légende dans le coeur des fans de musique jamaïcaine, mais sa popularité ne cesse de grandir auprès d'un public plus large depuis sa participation au projet Inna De Yard. L'immense Ken Boothe était de passage au Cabaret Sauvage de Paris backé par l'excellent Homegrown Band. Toujours aussi classe dans son costard, le boss du rocksteady a ravi un public venu en masse profiter de ses hits When I Fall In Love, Freedom Street, Artibella et autres Everything I Own. Le Jamaïcain était précédé par les Parisiens Guive et The Ora qui ont parfaitement introduit la soirée avec leur reggae soul vintage particulièrement bien exécuté ! Retour sur ce magnifique concert avec les photos de Philippe 'Da Best' Campos.Guive et The Ora Ken Boothe
reggae.fr | 12-avr.-2018 02:00

Jr Kelly et Droop Lion et Charly B @ Paris
C'était le 25 Mars 2018 à la Maroquinerie ! Charly B, Droop Lion et Junior Kelly, combinaison bombastique, nous ont fait passer une de ces soirées qui nous font vibrer un très long moment. Backés par des musiciens hors pairs, dont Clinton Rufus des Gladiators, ils nous ont offert une performance que seuls les Rouennais et Parisiens ont eu la chance d'apprécier en France. En effet, après cette apparition éclair en France, ce sont les Allemands qui ont pu les voir dans toutes leurs grandes villes pour une "spéciale Pâques" où s'y sont rajoutés deux autres artistes et non des moindres : Anthony B. et Romain Virgo ! Nous y avons découvert un Charly B (artiste français multi culturel vivant en Jamaïque) souriant et dynamique. Un Droop Lion généreux, inspiré et spirituel et enfin un Junior Kelly toujours aussi beau et vibrant.
reggae.fr | 11-avr.-2018 02:00

Mellow Mood - Large
Le 6 avril dernier, les Italiens de Mellow Mood frappaient fort à nouveau avec la sortie de leur troisième album Large. Le groupe signe ici un album reggae roots inspiré qui risque de remuer la sphère reggae internationale.Un album de qualité, autant sur le plan musical et artistique que sur le visuel. Ce sont des instrumentaux en apparence simples mais pourtant très travaillés qui rendent ce projet pur et homogène. On reconnaît la patte de Paolo Baldini entre 1000. Le producteur transalpin accorde une belle place aux riddims, comme sur le morceau It Can't Work. Alternant entre sonorités et instruments à l'ancienne, passage dubbés et synthétiseurs sortis d'ailleurs, la formation insuffle une force particulière à chacun des douze titres.La recette des jumeaux ? Créer des mélodies entraînantes, qui demeurent avec plaisir dans la tête toute la journée. Another Day et Sound of a War ne sont que deux exemples parmi tant d'autres. On se surprend souvent à les fredonner joyeusement sans s'en rendre compte. Mais ne vous laissez pas attendrir, Mellow Mood a aussi un message fort à transmettre. Chaque tune vient prendre le pas sur le précédent pour éduquer et déployer des images fortes au public. Daddy ou Tuff Rocky Road illustrent bien la diversité des thèmes abordés, toujours avec aisance.Cette aisance est aussi ce qui rend cet album efficace. Toujours dans la simplicité, sans trop en faire, les Italiens ont le don d'amener des sujets d'actualité directement au coeur de leur musique. Le fait que les instruments aient été enregistrés en majorité en live apporte un atout supplémentaire qui se ressent et qui saura convaincre les plus sceptiques. Bien setucirc;r, les twinz posent aussi leurs voix sur des sujets légers mais non moins importants. L'intro Call Back the Love ou le love tune Heart to No One parviendraient presque à émouvoir les coeurs de pierre ! Un flow cuisiné à la sauce italienne et des refrains moelleux à souhait, que demander de plus ? Le tune qui résume au mieux l'homogénéité de cet album n'est autre que le hit Large. Simple et efficace, un morceau engagé, entraînant, qui transpire l'harmonie entre le groupe et le producteur Paolo Baldini. A découvrir. Tracklist :01 - Call Back the Love02 - Tuff Rocky Road03 - Ms Mary04 - Sound of a War05 - Large06 - Heart to No One07 - It Can't Work08 - Another Day09 - Daddy10 - String Up a Sound11 - Eye Waata12 - Place Called Home
reggae.fr | 09-avr.-2018 02:00

Alpheus - Light of Day
Avis à tous les amateurs de musique vintage : Alpheus est une fois de plus revenu d'un voyage dans le temps avec un album concocté aux p'tits oignons par son acolyte de producteur Roberto Sanchez. L'association de ces deux-là avait déjà fait des étincelles sur les albums From Creation et Good Prevails et ça continue avec ce nouveau Light of Day, toujours plus ancré dans les années 60.On avait eu droit à quelques perles de roots profond sur les précédents opus d'Alpheus. Cette fois, c'est strictly early reggae, rocksteady et ska. Roberto Sanchez a particulièrement soigné l'identité de ces onze nouveaux titres avec des choix d'orgues et de claviers et des sons de batterie absolument anachroniques. Alors qu'on sentait la modernité sur ses dernières productions, le génie espagnol est parvenu à " salir " le son de manière à perdre complètement l'auditeur. Sommes-nous en 2018 ou en 1968 ? Voilà de quoi ravir Alpheus qui refuse désormais de chanter sur des instrus modernes. 100 % des riddims sont pourtant des compositions originales. Fini les recuts ! Exit les adaptations de Phil Pratt ou Studio One. Et c'est là que se situe la prouesse.Il émane de ces onze nouveaux titres une mélancolie et une nostalgie incarnées par la voix douce et juste du chanteur anglais qui caresse les sublimes instrus du producteur espagnol. Light of Day est particulièrement solaire, rempli de titres très positifs comme le tune éponyme bien setucirc;r, mais aussi le bien nommé Positive Move et l'appel à l'unité All Together. Les rude-boys en prennent pour leur grade comme à l'époque avec Facety Rudie où Alpheus tente de remettre les jeunes délinquants dans le droit chemin. Les histoires d'amour ont aussi leur place sur la tracklist avec Just A Little, l'histoire d'un dragueur invétéré, et Fantasy, celle d'un séducteur moins habile. Le chanteur lance également une déclaration d'amour à la vie avec Love Life et tire un trait sur le passé en se concentrant sur l'avenir avec Past Is the Past. Surprenant pour un artiste qui ressuscite éternellement la musique des années 60 !Si vous avez envie de remuer les hanches, les bras, les genoux, le cou... Light of Day est fait pour vous. Il s'en dégage une énergie incroyable qui fera regretter la grande époque du ska à ceux qui l'ont connue et donnera envie aux plus jeunes de l'avoir vécue. Le duo Alpheus et Roberto Sanchez signe là un nouveau chef d'oeuvre !Tracklist :01. Light of Day 02. Nah Go Tek It 03. Apart 04. No Way 05. Facety Rudie 06. All Together 07. Positive Move 08. Just a Little 09. Fantasy 10. Love Life 11. Past Is the Past
reggae.fr | 06-avr.-2018 02:00

Naksookhaw - Optimise
Après avoir passé plusieurs années dans l'univers hip-hop, Naksookhaw met à profit ses découvertes musicales et choisi de mêler les styles. L'album Optimise, produit entre Saint-Etienne et la Jamaïque nous présente cet artiste aux multiples facettes.Optimise est une production globalement ska mais teinté d'autres influences allant du rap au rocksteady en passant par le funk/rock et le ragga dancehall. La première track de l'album, intitulée Naksookhaw, fait précisément office de présentation de ce dernier, capable d'une grande polyvalence musicale. Les morceaux Fleur fanée et Optimise arborent une touche propre au reggae avec les cuivres et les choeurs féminins entrainants tandis que d'autres morceaux comme Terre Anga viennent jouer avec les styles en changeant pour un tempo plus lent. D'autres sonorités dont le Talk Box sur Amico enrichissent le spectre musical de l'artiste. Les styles se côtoient et se complètent comme sur le titre Q1-2 où le hip-hop se mêle aux sons de piano plus soul et jazzy. Enfin certains titres viennent se colorer d'influences plus rock et funk. Du côté des textes, Naksookhaw délivre des messages engagés. On note en particulier un attachement aux valeurs de l'amitié ainsi qu'à l'Afrique. Le Guinéen Takana Zion accompagne même l'artiste sur le morceau Free Up. L'album de Naksookhaw invite à changer d'air comme il le chante dans Prendre le large, et aspirer à un monde meilleur où l'on est libre d'assumer ses valeurs et d'avancer librement. Un album coloré d'influences éclectiques qui sait dépeindre les cultures du monde et promet un beau voyage auditif.
reggae.fr | 04-avr.-2018 02:00

Danakil @ La Moba
Danakil a mis le feu à La Moba à Bagnols-sur-Cèze le 23 mars dernier ! Les locaux de Conquering Sound avait en charge de chauffer la salle qui affichait complet depuis de nombreuses semaines. Les franciliens ont quant à eux une fois de plus déchainé les foules avec un show plus que carré mêlant des titres issus du dernier album de la formation La Rue Raisonne, comme des plus classiques. Retour en image sur cette belle soirée avec les photos de Ninon Duret, dont certaines décrivant l'ambiance en coulisse ;-)www.facebook.com/ninonduretphotographe/
reggae.fr | 03-avr.-2018 02:00

Samory I et Mo'Kalamity @ Le Blanc Mesnil
25 mars 2018. Ce dimanche soir de mars c'était bien au Deux-Pièces Cuisine du Blanc Mesnil, en région parisienne, qu'on trouvait sans aucun doute le plus beau line up reggae de France. Samory I, la révélation jamaïcaine de cette année, paratgeait la scène avec Mo Kalamity qui revenait dans une salle qui lui est chère présenter entre autres son travail avec Sly and Robbie.Pour bien lancer une telle soirée on pouvait compter une fois de plus sur l'équipe de Party Time au warm up. C'est cependant face à une salle clairsemée mais impatiente, que le Black Heart Band et Samory I se présentent. Une belle énergie et un band serein et efficace mené par un bassiste showman (Pot A Rice d'Uprising Roots et Inna De Yard notamment), la prestation tant attendue ne déçoit pas. Les basses sont lourdes, la voix frémissante... on sent que le jeune chanteur a déjà su trouver un public et un style.Et enfin rentre sur scène la reine du reggae made in France Mo Kalamity, accompagnée par ses Wizards. Les Wizards qui comptent maintenant dans leurs rangs Muctaru Wurie aux claviers et Valess Assouan à la basse. Ils alternent entre anciens titres et morceaux issus de son dernier album One Love Vibration. Les arrangements sont magnifiques, les solos de Yann Cléry à la fletucirc;te traversière et de Kubix à la guitare nous transportent à chaque fois et l'énergie et le charisme de Mo' font le reste. Le groupe et sa chanteuse sont exceptionnels et prêts à affronter des grandes scènes. A voir et à revoir sans modération !! Une très belle soirée offerte par le Deux Pièces Cuisine.
reggae.fr | 30-mars-2018 02:00

Le Sénégal à l'honneur @ Cabaret Sauvage
Le Sénégal a brillé le 15 mars dernier au Cabaret Sauvage de Paris. Quatre artistes très talentueux étaient réunis sous le nom "The Gardians" pour un concert unique où le partage était de mise. Natty Jean a ouvert le bal avant de laisser la place à Lidiop, Leteuml;k Sèn et enfin Meta et ses Cornerstones avant que tout le monde ne se retrouve ensemble pour un final haut en couleurs. Retour sur ces quatre belles prestations grâce aux clichés de Philippe 'Da Best' Campos.Natty Jean Lidiop Leteuml;k Sèn Meta and the Cornerstones
reggae.fr | 27-mars-2018 02:00

O.B.F et Charlie P - Ghetto Cycle
Charlie P a grandi en Angleterre et chante depuis toujours, il a commencé avec le groupe de ska Goldmaster All Stars à l'âge de 11 ans avant de rencontrer le producteur Dubateers avec qui il enregistre son premier album (Hustle) à 18 ans à peine au Conscious Studio. Il rejoint ensuite l'écurie Mungo's Hi Fi et les accompagne au micro un peu partout en Europe avant d'enregistrer avec eux un second album en 2015 (You See Me Star). De son côté, O.B.F est un sound system qu'on ne présente plus ; en quelques années, le crew français a su s'imposer comme un acteur majeur de la scène reggae/dub internationale grâce a des sorties vinyles qui deviennent rapidement des classiques et de nombreuses prestations live d'anthologie. La première fois que Charlie P et O.B.F se sont rencontrés c'était à Nantes à l'occasion d'un Dub Club. L'alchimie opère rapidement et les morceaux Dub Controler ou Sixteen Tons of Pressure naissent de cette rencontre, le chanteur anglais accompagne aussi régulièrement le crew en session. La suite logique de cette collaboration était un album et c'est chose faite avec Ghetto Cycle sorti le 16 mars dernier.Quand on nous annonce un album produit par O.B.F, on avoue s'attendre à recevoir du gros steppa dans la lignée de ce qu'on avait adoré avec Wild, mais ils vont nous montrer avec Ghetto Cycle qu'ils savent apprécier et s'inspirer de toutes les branches du reggae (et même d'autres courants musicaux) tout en s'adaptant parfaitement au style de leur invité. L'album démarre donc avec deux morceaux très orientés new roots (New Generation et Policemen) sur lesquels la voix de Charlie sait se faire douce et chantante. On enchaîne ensuite avec un reggae plus digital aux accents rub a dub sur Sweet Reggae Music et on a même droit à une bonne touche de dancehall avec Buss. Que les dub addicts se rassurent, ils vont avoir leur dose : d'abord dans un style lent et méditatif avec le profond Reality, puis de façon beaucoup plus énergique avec des steppas bien lourd et pleins de sonorités métalliques inna O.B.F style (Time ou Dubplate Specialist). Le morceau le plus étonnant de cet opus est sans aucun doute Ah So We Dweet, un riddim grime détonnant sur lequel le flow très dancehall de Charlie P fait encore mouche. On reste ensuite dans cette ambiance entre bass music et hip-hop actuel avec le très dark Family. L'album se conclut par Ghetto Cycle, un dub lent et progressif à la ligne de basse hypnotisante faisant office de parfait générique de fin.Ghetto Cycle est un album concept réussi et très éclectique influencé par une très large palette de styles musicaux sur lesquels la voix juvénile et les textes très personnels de Charlie P s'adaptent parfaitement à chaque fois. Un effort qui ponctue à merveille la collaboration entre le chanteur anglais et O.B.F qu'on espère encore longue et tout aussi productive à l'avenir. Tracklist :1. New Generation2. Policemen3. Sweet Reggae Music 4. Reality5. My Introduction6. Time7. Buss8. Dubplate Specialist9. Ah So We Dweet10. Family 11. Heavier12. Struggling13. Ghetto Cycle
reggae.fr | 26-mars-2018 02:00

Zion d'Hiver 2018
Cette année encore, le Zion Garden avait droit à son édition hivernale au Forum de Laudun les 23 et 24 février derniers. Encore une belle programmation variée (Yaniss Odua, Mystical Faya, Channel One, Erik Arma, Massive Dub Corporation ou encore Tha Trickaz) dont on vous propose un aperçu en photos avec le reportage de Ninon Duret, présente pour immortaliser le premier soir de ce beau rassemblement.After All Sound System Erik Arma Yaniss Odua et Artikal Band Channel One www.ninonduret.com
reggae.fr | 23-mars-2018 01:00

Groundation - Each One Dub One
Presque deux décennies se sont déjà écoulées depuis la sortie du premier album de Groundation (Young Tree en 1999) ! Durant toute ces années ils ont su rester fidèles à leur reggae roots authentique aux teintes jazz et dub porteur d'un message spirituel délivré par le charismatique Harrison Stafford, s'imposant rapidement comme LE groupe majeur de la scène reggae nord américaine. Pour nous faire patienter avant la sortie de leur prochain opus prévu pour septembre prochain, les Groundation nous proposent une version dub de leur album Each One Teach One accompagné d'une version remixée et remasterisée de l'album original sorti en 2001.On réécoute donc avec plaisir cet album mythique auquel avait participé Marcia Higgs (fille de Joe Higgs) aux harmonies vocales ainsi que le légendaire percussionniste Ras Michael. La version remixée par Jim Fox, ingénieur du son qui accompagne Groundation depuis toujours, offre encore plus d'ampleur à cet opus grâce aux nouvelles technologies qui lui confèrent une nouvelle clarté sans maque de puissance.La version dub quant à elle, est l'oeuvre du producteur californien King Robby. Chaque morceau a été retravaillé avec un soin particulier et on s'en rend compte dès le premier, Dub Them Down, parfaite introduction où la voix d'Harrison Stafford se fait discrète toute en résonance, nous laissant savourer cette instrumentale si douce et ses cuivres jazzy. On retrouve avec plaisir la voix de Marcia Higgs qui se mêle parfaitement à celle du chanteur californien tout au long de l'album, prenant même sur Dub Strong beaucoup plus de place que sur la version originale. Certains morceaux sont doux et tranquilles comme Dub it Up ou le planant Waterfall Dub et ses douces notes de saxo ; d'autres sont beaucoup plus entraînants (Dub Rome, If I Dub) et sauront vous faire danser. Chaque titre a été exploré en détail par le producteur, mettant en valeur une mélodie de fletucirc;te ou de cuivres par ci, soulignant des notes de pianos ou des riffs de guitare par là, en y ajoutant échos et autres effets pour nous offrir une redécouverte totale de cet album qui représente si bien le reggae jazz et spirituel de Groundation.Each One Dub One est un joli projet qui trouvera à coup setucirc;r une bonne place dans la discothèque des fans de Groundation (et des amateurs de reggae en général), en attendant de découvrir la nouvelle formation du groupe cet été sur les gros festivals comme le Reggae Sun Ska ou le No Logo.Tracklist : 1. Dub Them Down2. Dub Rome3. Wanna Dub4. Throwing Dubs 5. Dub it Up6. Dub Strong 7. If I Dub8. Waterfall Dub 9. Dub Spirit10. Confrontation Dub 11. Each One Dub One
reggae.fr | 16-mars-2018 01:00

Ryon - Zéphyr
Après un premier album en 2016 (Rêver), Ryon revient en force cette année avec un nouveau projet intitulé Zéphyr. Une invitation à mettre un pied dans leur univers musical et philosophique.Et on entre immédiatement dans la navette spatiale de Ryon qui nous emmène sur sa planète Zéphyr, dès le premier morceau. Un titre éponyme qui nous plonge dans l'atmosphère du projet. L'album sonne juste et fort. De la qualité des musiciens, du mix et du mastering très travaillés, résultent une grosse vibe roots, un peu old school, et en même temps contemporaine. Les nombreuses harmonies et les riffs de guitare très construits accompagnent la voix mielleuse de Cam le chanteur, parfois tout en douceur, parfois tout en puissance. Une voix qui surprend sur la planète reggae, dans un style très chanson française - faisant même penser à Stromae - distincte et agréable à l'oreille.Telle les MC traditionnels, Cam commente l'actualité en musique et aborde de nombreux thèmes sensibles comme la destruction de la planète sur Gaïa ou encore les différentes horreurs de l'histoire de l'humanité sur Notre histoire. Si la langue française prédomine sur les douze titres, le groupe parvient cependant aisément à dépasser nos frontières, notamment par de très beaux featurings aux sonorités africaines. Que ce soit sur People avec le Sénégalais Lidiop ou encore Douce France en collaboration avec le Burkinabé Kanazoé Orkestra, la puissance est de mise.La palette de Ryon est large avec des morceaux très joyeux et entraînants et d'autre beaucoup plus calmes et méditatifs. Un contraste qui s'illustre parfaitement sur le morceau Carpe Diem que l'on retrouve en version classique, rythmé à souhait par le band, mais aussi en version acoustique, offrant plus de profondeur et une énergie totalement différente au morceau.Ryon livre ici un reggae français très engagé somme toute classique, mais parvient à y apposer sa marque et lui donner une identité propre et bien marquée. Un groupe à suivre avec attention et un projet à écouter sans modération !Tracklist :1 - Zéphyr2 - Gaïa3 - Combien4 - Ose me dire5 - Peoplefeat Lidiop6 - Carpe Diem [acoustique]7 - Kiffer8 - Notre histoire9 - Douce France feat Kanazoé Orkestra10 - Vers le ciel11 - Universel12 - Carpe Diem
reggae.fr | 15-mars-2018 01:00

City Kay - Strange Things
Les Rennais de City Kay sortent leur nouvel album Strange Things chez Baco Records ce vendredi 16 mars. On avait pu en découvrir quatre titres sur l'EP Mad Men à l'automne, dont Man Cultivation Struggle et Throw Away your Guns en duo avec Johnny Osbourne, constituant une belle promesse pour l'album à venir. Cette promesse est tenue et dépasse même nos attentes.City Kay c'est un nom qui monte dans le paysage reggae en France et un de ces groupes qu'on aime suivre tant il innove et sort des sentiers battus à chaque nouvelle sortie. Dès le premier morceau Mad Men, les bases sont posées : une intro parlée et synthétisée un peu à la Daft Punk par moment, une bonne dose de chant de Jay Pharoah, des skanks hypnotiques, un petit gimmick joué au synthé et des passages plus dub. Que rêver de mieux comme morceau d'ouverture ? Un premier track représentatif de l'univers et du son que City Kay propose sur ce nouvel album.Le groupe développe ce qu'il appelle un " abstract roots " en référence à l'abstract hip-hop. Une déconstruction des bases musicales du genre jusqu'à un certain minimalisme, une expérimentation sans limite et une liberté vis-à-vis des codes habituels. On citera en parfait exemple le génial Trouble Is Now Coming your Way qui, sous l'apparence première d'un son un peu club, garde un goetucirc;t digital et regroupe tout ce qui fait l'essence d'un bon son roots, voire early reggae, en ce compris le message en faveur de l'éducation et de l'importance des modèles pour les jeunes. Les musiciens du groupe aussi se mettent à chanter avec notamment le clavier et arrangeur Loeiz qui reprend d'une manière plus planante le We Got to be Together des Wailing Souls. On se régale également avec un Run for your Soul très UK qui rappelle les Dub Pistols ou le rap de Roots Manuva, un thème d'Erik Satie (Gnossienne Netdeg;1) magnifiquement repris sur Strange Things, ou avec le surprenant, mais très efficace, stepper électronique de Man Cultivation Struggle. City Kay s'aventure avec brio dans des sonorités peu usuelles et sait visiblement convaincre des légendes du reggae de les accompagner. Pour preuve : Johnny Osbourne sur le superbe Throw Away your Guns, occasion quasi unique d'entendre cet artiste avec une voix de falsetto.Un peu à la manière de la scène lyonnaise qui avait redessiné un certain dub au début des années 2000, City Kay compose ici le chaînon manquant entre le roots et les sonorités digitales qui explosent depuis une dizaine d'années dans le reggae. Un superbe album d'un groupe définitivement à suivre et qu'on espère voir plus sur scène.Tracklist :1. Mad Men2. No Politicians Fool You3. Man Cultivation Struggle4. Strange Things5. Mind Under Control6. Run for your Soul7. We Got to be Together8. Trouble Is Now Coming your Way9. Tension10. Throw Away your Guns
reggae.fr | 14-mars-2018 01:00

Derajah et Romeo K @ New Morning
Jeudi 1er mars une belle soirée était organisée au New Morning à l'occasion de la commémoration de la bataille d'Adoua, en présence du japonais CJ Joe, des chanteurs Romeo K et Derajah, tous deux backés par The Mystik Warriors. On salue Mami Watta pour l'orga !Diaporama de nos plus belles photos : www.facebook.com/search/top/philippecampos
reggae.fr | 09-mars-2018 01:00

Diana Rutherford - Better Days
Diana Rutherford est une artiste jamaïcaine qui a toujours baigné dans la musique : fille de Michael " Genuine " Rutherford (chanteur des années 70), elle remporte le Tastee Talent à 10 ans (ce fameux concours de jeunes talent qui avait vu Yellowman l'emporter devant Beenie Man en 1979). A 12 ans elle enregistre un premier album avant de se consacrer à ses études sans jamais délaisser son amour pour la musique. En 2011 elle sort l'album Ghetto Princess sur lequel on se souvient notamment de New Day en collaboration avec Sizzla. Elle nous revient aujourd'hui même avec le nouvel album et le film documentaire qui l'accompagne: Better Days. Better Days est un album intime qui a été conçu en famille : chaque morceau a été composé par le mari de Diana Rutherford, Romain " Sherkan " Chiffre, (un Français expatrié en Jamaïque depuis des années que l'on connaît bien dans les présentes colonnes) la chanteuse a ensuite personnellement écrit chacun des textes. Ils ont décidé de faire enregistrer cet opus " à l'ancienne " et ont donc réuni une équipe de musiciens triés sur le volet et chaque morceau a été enregistré au Harry J Studio en une ou deux prises où chanteuse, choristes et musiciens jouent tous ensemble dans la même pièce comme on le faisait dans les années 60 et 70. Ce procédé d'enregistrement donne à cet album un son authentique et vivant où l'on peut ressentir l'énergie du live et retrouver l'atmosphère de l'époque de Coxsone, des Skatalites et de tous les autres... Diana Rutherford c'est avant tout une voix chaude et puissante grâce à laquelle se mélangent parfaitement reggae et soul et on retrouve avec plaisir tous ces ingrédients dés le premier morceau Better Days où l'on sent ce son particulier se rapprochant du live qui nous accompagne tout au long de l'album. On retrouve de titres dansants et pleins d'énergie : Home ou Run for Cover et d'autres plus doux et mélancoliques comme Smile on My Face. Même si le reggae en reste la base, certains morceaux sonnent clairement plus soul que les autres, c'est le cas de Higher (reprise du hit de Jackie Wilson) ou encore de Strong Black Woman avec son instrumentale funky qui semble tout droit sorti des studio de la Motown. Sur cet album où chaque musicien est un invité à part entière, trois chanteurs ont été conviés à se joindre à la troupe pour partager le micro avec Diana Rutherford. D'abord Mr Rocksteady alias Ken Boothe et sa voix inimitable sur Get Up, puis le jeune Chevaughn sur Lean. C'est ensuite le père de la chanteuse qui la rejoint pour partager un duo grâce auquel on comprend de qui elle tient cette voix et ce groove sur Faith in Me. Vient enfin le touchant Zoes Lullaby, une déclaration d'amour de Diana Rutherford à sa fille sur fond d'ode au métissage posée sur une instrumentale douce et intime avant que l'album ne se conclue par deux dubs (Pure Love et Smile on my Face) . Belle cerise sur le gateau, un film accompagne cette sortie. Ce documentaire nous invite à une formidable plongée dans la conception si particulière de cet album mais aussi dans l'histoire de la musique jamaïcaine grâce aux anecdotes des nombreux intervenants comme la famille ou les musiciens de Diana Rutherford, mais aussi des artistes avec qui elle a collaboré par le passé comme Sizzla ou Alborosie.Avec Better Days, Diana Rutherford s'offre des productions et des musiciens à la hauteur de son talent et nous livre un projet abouti se démarquant des sorties actuelles de par ses sonorités et son ambiance tellement différente, à déguster dès aujourdhui en musique ici et en images ci-dessous.Tracklist : 1. Better Days 2. Home 3. Run for Cover 4. Get Up Ft Ken Boothe5. Lean on You Ft Chevaughn6. Smile on my face 7. Higher 8. Pure love 9. Faith in me Ft Michael Rutherford10. Off The Tracks11. Strong Black Woman 12. The Fighter In You13. Zoes Lullaby14. Pure Love Dub15. Smile on my face Dub
reggae.fr | 09-mars-2018 01:00

United Tour avec Mory Tiwony et Straïka
Le United tour qui regroupait Straika D, Tiwony et Daddy Mory (Raggasonic) accompagné de Dj Kaprisson, était la bonne surprise de ce début d'année. La salle du Requiem à Combs la ville a eu la chance d'accueillir ce plateau avec, en parallèle du show une exposition de l'artiste Versil.Après une première partie assurée par Tafa et Noona Bae, c'est Straika D qui ouvre le show. Le mode sound system qui lui va si bien permet à l'artiste de passer en revue ses nombreux hits. Il fait monter l'ambiance avec sa superbe voix.Tiwony prend la suite, avec l'énergie qui le caractérise, il mouille le maillot pour faire décoller l'ambiance, en piochant dans son grand répertoire. Les massives sont remontés à bloc pour accueillir Daddy Mory. Celui-ci est déterminé à bruler la scène. Il ne s'économisera pas tout au long de son set, alternant ses tunes personnelles et celle de son groupe Raggasonic, comme il le dira au public : 'Ce soir on est ensemble, si ce soir je meurt sur scène, on meurt ensemble...'Il appellera Tiwony à le rejoindre afin d'interpréter leur titre sorti récemment etldquo;La Detteetldquo;. Puis Straika D remontera également sur scène avec ses deux compères pour un final d'anthologie auquel se joindront des artistes présents dans la salle (Daddy Gal, Ronegga, Fdy Phenomen). Un Large up à C-Nart Sound qui organisait cette soirée et Otake pour cette tournée.Diaporama de nos plus belles photos : www.facebook.com/franck.blanquin
reggae.fr | 09-mars-2018 01:00

Entretien exclusif avec Samory I
On l'avait vu débarquer fièrement avec l'excellent Rasta Nuh Gangsta il y a un an, Samory I a su ensuite confirmer tout l'espoir que l'on plaçait en lui avec son album Black Gold, et le son lourd qui le caractérise, décontracté, particulièrement bien produit, avec une voix identifiable hors du commun et une écriture à la fois sage et aiguisée. Cette nouvelle star du reggae jamaïcain commence sa tournée européenne à partir de demain. Il sera notamment de passage à Massy ce jeudi 8 mars, à Colmar le 9, à Paris le 18 et au Blanc Mesnil le 25. Samory I passera également par Zurich, Genève, Amsterdam, Berlin ou encore Stockholm.Entretien avec celui que les férus de reggae roots attendent avec impatience en France !Reggae.fr : C'est la première fois que tu te produis en France. Les amateurs de reggae ne te connaissent pas vraiment, en dehors de tes sons. Peux-tu te présenter, nous dire d'où tu viens, comment tu as commencé dans la musique etcMon nom de scène est Samory I mais mon vrai nom c'est Samory Tour Frazer. J'ai grandi à Kingston en Jamaïque. J'ai 28 ans. J'ai commencé à chanter très jeune dans un groupe dans le cadre de l'église. Grandir dans le ghetto était dur, avec beaucoup d'influences négatives et peu de choses qui pouvaient mener sur un bon chemin. Justement, sur le morceau Rasta Nuh Gangsta, tu racontes l'histoire d'un badman qui devient rastaman. Est-ce que c'est ton histoire ?Non, je n'ai jamais été moi-même ce qu'on pourrait appeler un badman. Mais bien setucirc;r que ce morceau est quand même inspiré de mon histoire personnelle. Tu as réalisé le superbe album Black Gold avec Rory Stone Love. Peux-tu nous en raconter un peu plus sur cette collaboration ? Ma manageuse Bridgett Anderson m'a présenté Rory en 2014. J'ai alors auditionné dans son studio en freestylant sur Take Me Oh Jah. Il a été très impressionné par la façon dont je sonnais. A partir de là on a commencé à travailler ensemble. Cela dit sur l'album, j'ai également écrit quelques chansons et collaboré avec Dave Clarke ainsi que Tamoj et Makean.Au niveau du choix des riddims comment cela s'est-il passé ?A ce niveau là Rory est le seul producteur de l'album. Lui et moi avons chacun sélectionné un certain nombre de riddims. Ensuite je chantais dessus et on retravaillé les riddims autour des mélodies. "Il est très important que nous ne cessions jamais de rappeler tous les combats que l'homme noir a du endurer dans l'histoire" Avez-vous enregistré tous les morceaux avec les mêmes musiciens ? Car on ressent une certaine unité entre toutes les chansons.Le groupe de musiciens avec qui nous avons travaillé ne collaborent pas tous ensemble dans le même live band de façon régulière mais il est vrai que ce sont les mêmes qui jouent sur tout l'album, d'où cette unité. Sais-tu que tu as déjà un lien avec la France puisque l'un des morceaux de l'album, Fear of Jah, est une adaptation de la chanson française Mamy Blue !Non, je ne savais pas que Mamy Blue avait une origine française ! Fear of Jah a un vrai message profond.D'ailleurs, plusieurs artistes jamaïcains ont enregistré leur propre version sur ce riddim Mamy Blue. Laquelle est ta préférée ? Ma préférée est sans aucun doute la version d'Horace Andy. "L'injustice est malheureusement universelle et doit être combattue quelle que soit la communauté qui la subit ou qui la cause." Comment ton album est-il reçu en Jamaïque ?Je dois dire que ma musique est bien reçue de manière générale, les gens sont en recherche de vertu qu'il trouve dans ma musique. Tu chantes beaucoup sur l'Afrique, l'esclavage et la cause noire. Est-ce que tu crois que ce type de messages a encore un fort écho auprès de la jeunesse jamaïcaine actuellement ? Je pense en effet qu'il est très important que nous ne cessions jamais de rappeler tous les combats que l'homme noir a du endurer dans l'histoire. Comment tu as personnellement était initié à ces sujets ?Mon père m'a donné le nom de Samory Tour, qui est le nom d'un tacticien guinéen, fondateur de l'Empire Wassoulou, qui a lutté pour libérer son peuple. Cela m'a donné très tôt conscience de mon héritage africain. Peux-tu nous expliquer la signification de Not Because ? Not Because exprime le fait que l'injustice ne vient pas seulement des blancs envers les noirs, certains noirs ne valent pas mieux que d'anciens maitre d'esclaves comme je l'exprime dans la chanson. L'injustice est malheureusement universelle et doit être combattue quelle que soit la communauté qui la subit ou qui la cause. "Grandir dans le ghetto était dur" A part la tournée que tu t'apprêtes à faire, quelles sont tes projets ?Je travaille sur une mixtape à sortir dans les prochains mois et je compte bien travailler de nouveau avec Rory sur mon prochain album. L'énergie en studio avec lui est super. Avec qui vas-tu performer sur scène pendant ta tournée ?Je vais jouer avec le Black Heart Band, composé de 4 musiciens dont seul le clavier Franklyn Bubbler Waul a joué sur mon album.Peux-tu nous dire ce à quoi ressemblera ton show ?Mon show sera vertueux et comprendra un énorme dose de soul. A très vite sur les routes Samory I !
reggae.fr | 07-mars-2018 01:00

Bagnols Festival : l'orga s'exprime
Grande nouvelle pour les amateurs de Roots Reggae Music en France ! Il vont pouvoir se réjouir du retour du reggae roots à Bagnols-sur-Cèze dans le Gard, comme aux plus belles années. Après le Jamaicain Sunrise, le JaSound et le Garance reggae festival, 2018 est donc l'année du retour de la musique jamaïcaine 100% consciente sur les bords de la Cèze au Parc Arthur Rimbaud. Ce festival se nomme logiquement et simplement le Bagnols Reggae Festival et aura lieu les 26, 27 et 28 juillet 2018. La programmation sera roots, culturelle, consciente et fera la part belle à de grosses exclusivités. Seront notamment présents le légendaire Jimmy Cliff, l'exceptionnelle chanteuse des Iles Vierges Dezarie (pour la première fois en Europe et en date exclusive), le sound system BlackBoard Jungle et les mythiques Aba Shanti et Jah Shaka. Mais qui est derrière ces bonnes nouvelles ? C'est Jérôme Levasseur qui produit et fait tourner des artistes reggae depuis 25 ans, ainsi que Meziane Azaïche, directeur du mythique Cabaret Sauvage à Paris qui se sont associés dans la structure Bazar Musique pour faire renaitre le reggae roots à Bagnols. Rencontre avec Jérôme, co-producteur et programmateur du Bagnols Reggae Festival, à l'occasion de la conférence de presse qu'il donnait avec le Maire de la ville Jean-Yves Chapelet.Reggae.fr : Quel est l'identité du festival que tu as réussi à monter avec tes associés ? Jérôme Levasseur : C'est un festival qui s'adresse aux puristes du reggae. Ce n'est pas un festival généraliste ou qui mélange un peu tous les genres. Nous on s'adresse vraiment à un public amoureux des musiques jamaïcaines et du roots. Il aura une taille plus petite par rapport à ce qu'était le Garance, en termes de jauge puisqu'on a réduit à 8000 entrées payantes par soir, mais la taille du terrain reste la même puisque c'est la totalité du Parc Rimbaud qui sera mise à disposition. L'idée c'est de créer un rendez-vous annuel où la grande famille du reggae roots pourra se retrouver pour partager de bons moments en bordures de Cèze.Jérôme Levasseur, co-producteur et programmateur du Bagnols Reggae Festival, et Jean-Yves Chapelet, Maire de Bagnols-sur-Cèze.Comment as-tu réfléchi les scènes et la programmation ainsi que l'articulation entre les nouvelles et plus anciennes générations, entre les artistes jamaïcains et les français ?Il y aura un corner Dub, et une grande scène pour les concerts live. Pour cette année, parce qu'on renait et que ça fait 3 ans qu'il n'y pas eu de festival roots à Bagnols, le festival se tiendra sur 3 jours avec seulement 5 groupes par soir sur la grande scène. Chaque soir, la levée de rideaux se fera avec un artiste français et ensuite ce sera majoritairement des artistes fondation et quelques exclusivités. On est en particulier très content d'annoncer pour la première fois en Europe et pour sa seule date de l'été l'exceptionnelle chanteuse des Iles Vierges Dezarie. D'autres noms vont être annoncés dans les prochaines semaines. "Chaque soir, la levée de rideaux se fera avec un artiste français et ensuite ce sera majoritairement des artistes fondation et quelques exclusivités." Tu as un long historique personnel avec Bagnols n'est ce pas ?Disons que ma mère est nîmoise et je viens dans le Gard depuis que je suis né. J'avais également de la famille à Bagnols et c'est ici que j'ai acheté mes premiers disques rock à la fin des années 70. J'étais présent à Bagnols la première et la deuxième éditions du Jamaïcan Sunrise (en 2002 et 2003) ainsi qu'au JaSound en 2005, pour y faire jouer des artistes avec qui je travaillais. Je suis à l'origine de l'arrivée de Garance à Bagnols en 2010. Donc j'ai une longue histoire avec Bagnols où j'ai vécu quelques années aussi pour mettre en place le Garance à l'époque. Qu'est-ce qui fait que Bagnols est connu dans le monde entier pour le reggae ? Je pense qu'il y a quelque chose qui a joué et que j'ai ressenti dès la première édition du Jamaican Sunrise en 2002 : c'est une adéquation entre Bagnols et le reggae. Tous les commerçants jouaient le jeu, on trouvait des portraits de Bob Marley chez le marchand de chaussure, les cafés jouaient du reggae, les festivaliers étaient bien accueillis et ils ont senti ça, ce qui n'est pas toujours le cas pour la musique reggae tu le sais bien. Je ne sais pas exactement comment ça s'explique mais le public reggae a trouvé son lieu ici. Autant quand on dit BD on dit Angoulême, quand on dit photos on pense Arles, aujourd'hui quand on dit reggae on pense à Bagnols. "C'est un festival qui s'adresse aux puristes du reggae. " Malgré tout, on a toujours eu l'impression que c'était précaire, car à chaque fois ça se termine mal. L'idée justement c'est d'utiliser ces 3 expériences qu'ont été le Jamaican Sunrise, le JaSound et le Garance pour concevoir l'objet qui aura la plus longue vie possible. Dans le nom du festival, il y a vraiment cette volonté afin que les bagnolais s'approprient le festival définitivement. La Mairie quant à elle tient son discours habituel. Elle me dit qu'il n'y aura pas de subventions mais il y a vraiment un engagement humain qui est la base. Le fait donc que la Mairie soit présente, que le tissu associatif local avec le Zion Garden soit là, plus tout un tas de paramètre font que c'est le moment de faire un festival qui va réussir à s'ancrer sur Bagnols. A quel point la Mairie s'implique t-elle s'il n'y a pas de subventions, mise à part la confiance ?Il y a un engagement de la Mairie sur 3 ans. On signe une convention avec eux de mise à disposition du site et de partenariat. C'est à nous producteurs de gérer l'évènement en ce compris le terrain et le camping. La Mairie elle, s'est engagée à gérer tout ce qui est voies publiques, signalétique sur la commune et déchets. Donc on se répartit clairement les taches. On gère le festival, ils gèrent tout ce qu'il se passe à l'extérieur. Sur ces bases, on peut aller loin. "Je ne conçois pas de venir faire quelque chose à Bagnols sans m'appuyer sur des forces locales. Mon idée c'est de travailler main dans la main avec le Zion Garden." Qu'en est-il du Zion Garden dans ce contexte ? qui tient son propre festival reggae à Bagnols depuis 2011, et qui aura lieu cette année du 23 au 28 juillet.Je ne conçois pas de venir faire quelque chose à Bagnols sans m'appuyer sur des forces locales. Mon idée c'est de travailler main dans la main avec le Zion, de voir avec eux comment on peut s'organiser pour que le fait que les deux festivals aient lieu la même semaine, ne représente pas un handicap pour eux, et au contraire faire peut être du Zion un warm-up du festival qui permet d'avoir une offre reggae d'une semaine sur la ville. Idéalement, j'aimerais bien qu'ils ne jouent pas les soirs où nous jouons, mais on est en train de discuter de ça actuellement, sachant que si nous arrivons à passer le cap de la première année, ce dont je ne doute pas (sourire), ce ne sera pas un problème pour la suite. Mais pour cette première année, en tant que co-producteur du Bagnols Reggae Festival, je préfèrerais qu'ils ne jouent pas ou qu'ils aient une offre moindre sur ces 3 soirs. Cela peut s'équilibrer d'une autre manière. On y travaille actuellement.La jauge plus réduite va permettre un meilleur accueil des festivaliers mais engendre aussi des contraintes budgétaires. Oui c'est setucirc;r qu'avec la jauge réduite on est notamment obligé de faire payer 5 euros le camping par exemple.Comment sera composée ton équipe ?Mon équipe sera majoritairement composée de locaux, au moins pour tout ce qui est technique sur place. En plus cela fait 25 ans que je produis des concerts et que je travaille avec un noyau de personnes sur lesquelles je compte m'appuyer. Ensuite, je suis associé avec le Cabaret Sauvage. Donc on a une force de frappe sur la région parisienne, en termes de communication etc.Qu'en est-il des relations avec les riverains ?A l'époque où je travaillais sur le Garance et que j'habitais ici je faisais plein de réunions avec les riverains et des associations de riverains et on avait anticipé pas mal de choses. Je compte bien faire la même chose. Ce ne sera jamais parfait, mais depuis qu'on a annoncé le retour du festival, les gens sont contents. Car sans parler des retombées économiques, cela crée une belle animation et réputation de la ville. Quant aux nuisances, les concerts ne s'arrêteront pas aussi tard qu'avant. L'idée c'est de finir à 1h30 et de vider le site à 2h. On ouvrira les portes à 17h30, la musique attaquera à 18h et à 2h tout sera fini. La question que tout le monde se pose, quand est-ce que les billets seront en vente ?!Les places et les pass seront en vente d'ici la fin du mois. On invite tous les intéressés à s'abonner à notre page Facebook Bagnols Reggae Festival. Dans un premier temps, il y a aura 200 tickets early birds réservés aux locaux et aussi 200 early birds en vente en ligne à 60 euros. Ensuite les pass 3 jours seront proposés à 90 euros.Restez connectés !!!
reggae.fr | 07-mars-2018 01:00

Micah Shemaiah - Roots I Vision
Micah Shemaiah vient de sortir son quatrième album, Roots I Vision. Signé chez Evidence Music, le label Genevois montant, voilà un projet et une aventure spirituelle nouvelle qui nous délectent l'esprit et les oreilles. Roots I Vision regroupe 11 titres dont 3 dubs à l'ambiance roots 80's. Enregistré en live et mixé par Umberto Echo, l'opus fait revivre ce reggae si particulier aux basses lourdes et aux rythmes profonds qu'incarnaient Black Uhuru, Sly et Robbie ou Gregory Isaacs à l'époque, et très bien ressenti sur le morceau phare donnant son titre à l'album. L'artiste parvient toutefois à mêler à cette vibe clairement old school des inspirations plus contemporaines, pour au final nous offrir un album frais, riche en influences, traversé par une touche consciente et méditative immuable. Zion Trod " et Zion Trod Dub illustrent parfaitement ce melting pot musical. Un morceau qui respire la modernité et s'inscrit en même temps dans un héritage profond, autant sur le plan culturel que musical. La version dubbée à l'ancienne, comme les deux autres présentes sur l'album, nous chatouillent agréablement les tympans de par leur douceur et leur légèreté. Naviguant entre roots, revival et dub music, le jeune jamaïcain est à l'aise partout (Boom Shakalak). Portés par sa voix mélodieuse, ses lyrics font mouche et expriment sa volonté de faire réfléchir et de guider spirituellement (Soul Rider), un parti pris assumé et appliqué avec passion.Roots I Vision est album qui s'éloigne un peu des précédents hits de Micah Shemaiah mais qui signe un retour aux sources bien mené tout en restant dans l'air du temps. Une pépite à découvrir d'urgence.Tracklist:1. Roots I Visionet#8232;2. Zion Trodet#8232;3. Boom Shakalaket#8232;4. Zionet#8232;5. Soul Rideret#8232;6. Throw No Stoneet#8232;7. A Breeze In The Shadeet#8232;8. Death Trapet#8232;9. Zion Trod (Dub Mix)et#8232;10. Soul Rider (Dub Mix) 11. Death Trap (Dub Mix)
reggae.fr | 06-mars-2018 01:00

Micah Shemaiah 'Roots I Vision'
Micah Shemaiah vient de sortir son quatrième album, Roots I Vision. Signé chez Evidence Music, le label Genevois montant, voilà un projet et une aventure spirituelle nouvelle qui nous délectent l'esprit et les oreilles. Roots I Vision regroupe 11 titres dont 3 dubs à l'ambiance roots 80's. Enregistré en live et mixé par Umberto Echo, l'opus fait revivre ce reggae si particulier aux basses lourdes et aux rythmes profonds qu'incarnaient Black Uhuru, Sly et Robbie ou Gregory Isaacs à l'époque, et très bien ressenti sur le morceau phare donnant son titre à l'album. L'artiste parvient toutefois à mêler à cette vibe clairement old school des inspirations plus contemporaines, pour au final nous offrir un album frais, riche en influences, traversé par une touche consciente et méditative immuable. Zion Trod " et Zion Trod Dub illustrent parfaitement ce melting pot musical. Un morceau qui respire la modernité et s'inscrit en même temps dans un héritage profond, autant sur le plan culturel que musical. La version dubbée à l'ancienne, comme les deux autres présentes sur l'album, nous chatouillent agréablement les tympans de par leur douceur et leur légèreté. Naviguant entre roots, revival et dub music, le jeune jamaïcain est à l'aise partout (Boom Shakalak). Portés par sa voix mélodieuse, ses lyrics font mouche et expriment sa volonté de faire réfléchir et de guider spirituellement (Soul Rider), un parti pris assumé et appliqué avec passion.Roots I Vision est album qui s'éloigne un peu des précédents hits de Micah Shemaiah mais qui signe un retour aux sources bien mené tout en restant dans l'air du temps. Une pépite à découvrir d'urgence.Tracklist:1. Roots I Visionet#8232;2. Zion Trodet#8232;3. Boom Shakalaket#8232;4. Zionet#8232;5. Soul Rideret#8232;6. Throw No Stoneet#8232;7. A Breeze In The Shadeet#8232;8. Death Trapet#8232;9. Zion Trod (Dub Mix)et#8232;10. Soul Rider (Dub Mix) 11. Death Trap (Dub Mix)
reggae.fr | 06-mars-2018 01:00

Jahneration @ Rocher de Palmer
Ce samedi 03 Mars le Rocher de Palmer recevait Jahneration. Après Limoges et Angoulême pour leur début de tournée 2018, le groupe est arrivé tout sourire heureux de retrouver la scène et le public bordelais plein d'énergie ! C'est avec le Sweet High Time Crew (SHT) que commencent les festivités. La fraicheur des flows des deux chanteurs Numan et Laspla sur des instrus hip hop reggae fait jumper le public tout en le faisant voyager dans leur Sud Ouest natal entre pins landais et bleu de l'océan ! Une première partie aux textes conscients marqué par un freestyle poignant empli d'actualité et des bonnes vibes chauffant peu à peu la salle prête à accueillir le groupe tant attendu : Jahneration. Dés leur entrée les Jahneration Théo et Ogach échangent avec le public sourires, poignées de main en devant de scène et différents signes montrant leur joie de reprendre le micro face à un public bordelais qu'ils avaient tant apprécié au Reggae Sun Ska l'an passé. Le groupe dose son show pour nous faire ressentir un panel d'émotions. Entre moments énergiques avec des titres comme Reload, Badminds et le psychédélique Only, et ambiances plus intimistes avec des passages presque A cappella et sans lumières sur No Want et Lighters, le groupe parvient à créer une belle communion avec les massives présents. L'un des moments forts du spectacle est sans conteste l'arrivée de Naâman pour entonner Control Your Tempa et faire skanker le public.Régnait donc au Rocher de Palmer une ambiance festive tout au long de la soirée avec Jahneration et le SHT Crew sans oublier les guests Cheeko et D'Clik de Phases Cachées ainsi que le chanteur Cam du groupe local Ryon, lesquels ont - sur un freestyle - permis d'achever ce beau concert à l'unisson. On vous le dit Jahneration reprend du service et nous réserve une belle tournée 2018 !
reggae.fr | 05-mars-2018 01:00

Alam - Sounds of Freedom
Aujourd'hui 2 Mars, Alam nous présente son tout nouvel album Sounds of Freedom. On avait bien eu un EP à se mettre sous la dent en 2014 depuis son dernier album Family sorti en 2011, mais on doit avouer que la voix cristalline de Marie nous avait manqué dans le paysage féminin trop peu fourni du reggae français.On se régale ainsi à l'écoute de cet opus réussi, pour lequel le groupe a choisi de s'entourer du bassiste Boris Arnoux et de l'ingé-son Damien Coutrot (tous deux issus de Danakil) à la production, d'artistes tels que Soom T (laquelle sort son propre album Born Again ce même jour) ou encore Flox pour certains arrangements.Du groovy de Givin' au dub, hip-hop des big tunes We Are the Future et Someday, en passant par les belles vibrations roots reggae de Open the Borders, Sounds of Freedom présente des productions plus que soignées, Alam y digitalisant avec grand talent son univers musical. Certains morceaux comme Better World et Dad se distinguent plus par leur côté soul, où la douceur des choeurs pour l'un et les skanks de guitare pour l'autre, donnent leur puissance aux riddims. Freedom, featuring Soom T délivre, tel un cri, le message global de cet album, tant au niveau des textes que musical : la liberté !Alam offre à coeur ouvert onze morceaux et un dub, qui parlent à tout un chacun et invitent à trouver l'énergie positive pour construire un monde meilleur. Le poignant Where Is Your Love et ses "let it shine", "don't let them push you down", "give solidarity", ou "no more children dying" est à la fois une arme de lutte pacifiste et une bouffée d'espoir face aux maux de nos sociétés où règnent l'appât du gain, la haine de l'autre et les conflits.Entre douceur, énergies tropicales et rythmes entraînants, Sounds of Freedom est un petit bijou à découvrir. Tracklist : 1 / Where Is Your Love2 / Better World3 / We Are the Future4 / Open the Borders5 / Freedom feat. Soom T6 / Givin'7 / Someday8 / Dad9 / Tomorrow10 / Cocoon11 / Never Fade Away12 / Open the Borders Dub
reggae.fr | 02-mars-2018 01:00

King Kong - Repatriation
Gros come-back dans les années 80 au son du rub-a-dub et du early digital façon Channel One et consorts ! Le vétéran King Kong sort l'album Repatriation produit par les Français d'Irie Ites qui ont rassemblé pour le Jamaïcain douze riddims de premiers choix. Après un très bel EP 100 % digital (In the Old Capital), King Kong persiste et prouve qu'il faut encore compter sur les anciens Yardies en 2018.Le label Irie Ites s'est bien entouré pour ce nouvel opus. Les instrus sont signées des Roots Radics, de Sly et Robbie, Russ D ou encore Naram, un jeune producteur australien qui fait des ravages en matière de rub-a-dub ces derniers temps. Le style de prédilection de King Kong est d'ailleurs bien setucirc;r à l'honneur tout au long de la tracklist. Avec son chant Waterhouse, il recycle quelques mélodies et gimmicks de l'époque et ne manque pas de rendre hommage à son jumeau de voix Tenor Saw sur Just A Grow. L'auditeur est directement projeté dans la chaleur d'un sound system à l'ancienne ! La culture dancehall, c'est son truc à King Kong ; il la représente à merveille sur Rootsman Skanking, Dancehall Teacher, After Midnight ou le dévastateur Old School en feat avec deux autres maîtres du genre, Pinchers et Burro Banton.Quelle belle idée de rassembler ces trois icônes sur un recut puissant du Ram Dancehall signé Russ D qu'on avait déjà apprécié en 2013 sur le non moins réussi Don't It de Spectacular et Solo Banton. Les connaisseurs reconnaîtront d'autres riddims comme le plus récent African Princess (Change) ou le Murda Dem sur lequel King Kong dévoile ses talents cachés de deejay le temps d'un couplet surprenant ! Irie Ites ressort une fois de plus des riddims de sa discographie parfois anciens, mais parvient / heureusement / à y mettre un coup de jeune grâce à de nouveaux mixes et arrangements. Parmi les pépites de ce nouvel effort, on note une rencontre efficace avec Eek A Mouse sur le très bon Wake Up the Town aux lyrics taillés pour les sound-clashes. Mais tout ne tourne pas autour du dancehall. Le singjay s'adonne aussi à une écriture plus engagée avec Money Could A Buy et bien setucirc;r Repatriation. Et il en sait quelque chose en matière de rapatriement King Kong. Lui qui s'est installé en Ethiopie 2007 ne se prive pas de blâmer les chanteurs qui prônent le retour en Afrique dans leurs chansons sans jamais y avoir mis les pieds. Un pic redoutablement bien placé !Voilà un opus qui ravivera bien des souvenirs à certains et fera découvrir à d'autres cette période magnifique et si particulière du reggae jamaïcain que sont les années 80. King Kong et Irie Ites réussissent à la faire revivre avec une chaleur et une qualité de son remarquables. On s'y croirait !Tracklist :1. Money Could A Buy2. Gwaan3. Pree The Money4. Repatriation5. Change6. Old School Feat. Burro Banton et Pinchers7. Just A Grow8. Wake Up The Town Feat. Eek A Mouse9. Rootsman Skanking10.Dancehall Teacher11.Licky Licky12.After Midnight
reggae.fr | 01-mars-2018 01:00

Soom T - Born Again
Moins d'un an après la sortie de son album 100 % reggae digital Ode to a Karrot, Soom T revient à un univers beaucoup plus varié avec Born Again, un opus dans la lignée de Free as a Bird qui avait surpris ses fans en 2015. Soul, hip-hop et world music viennent colorer le reggae de l'Ecossaise sur treize titres définitivement bien produits par l'équipe du label français Strong Foundation.Born Again n'est certainement pas un titre choisi au hasard. L'aventure en maison de disque n'a pas plu à Soom T. Déçue par le milieu des hautes sphères musicales, la chanteuse a souhaité retourner dans l'underground et c'est sans surprise que ce nouvel effort sonne beaucoup moins commercial que Free as a Bird. Mais ne vous attendez pas non plus à un album reggae. Soom décloisonne la musique, détruit les frontières et fuit les classifications. Même les titres les plus reggae (le génial High Aye ou le rub-a-dub Bomb Our Yard) sont pimpés à souhait pour les rendre plus accessibles à un public non initié. Les ambiances varient d'un titre à l'autre et s'entremêlent parfois à l'intérieur d'un même morceau à l'instar de Life Story / qui croise habilement fast style et chant volatile / ou Me Away où la chanteuse rend hommage à ses origines indiennes avec des intonations indhus tout en livrant un flow plus saccadé et un chant mélodieux sur une instru adaptée à ses variations. Vous aimiez l'énergie débordante de Soom T ? Vous adorerez Warriors où les lyrics fusent (en écoute sur Deezer), mais vous découvrirez une toute autre artiste, beaucoup plus apaisée, sur des titres aériens comme l'abyssal I See You Clear. Elle nous rassure d'une voix enfantine, parfois vintage, et nous embarque dans un autre monde, son monde, plein de spiritualité, de bonnes intentions, mais sans désillusions, sur des titres carrément soul (Love to Live et Joy Is Mine en tête). Toujours à l'aise sur le hip-hop, la chanteuse redevient MC sur Some Folks ou les plus " sales " Tap et Close Your Eyes.Vitalité, mélancolie, mysticisme, on passe par tous les états à l'écoute de ce Born Again. Soom T s'émancipe à nouveau du milieu sound system dans lequel elle avait été révélée en France et rappelle par la même occasion que sa carrière avait démarré bien avant dans d'autres styles. Voilà un album qui groove terriblement du début à la fin ! Déjà dispo en précommande.Tracklist :01 - Bomb Our Yard02 - Some Folks03 - Warriors04 - Life Story05 - I See You Clear06 - Stand My Sister07 - Me Away08 - High Aye09 - Tap10 - Love to Live11 - Joy Is Mine12 - Close Your Eyes13 - I Told You So
reggae.fr | 28-févr.-2018 01:00

Hollie Cook @ Paris
C'est devant une salle comble qu'Hollie Cook présentait son dernier album au public parisien le 21 février dernier. La douce Anglaise était de passage au Pan Piper, précédée par le très bon groupe british General Roots qui s'est chargé d'accompagner la chanteuse par la suite. Toujours aussi radieuse, Hollie a bien setucirc;r interprété des morceaux du nouveau Vessel of Love, ouvrant le bal avec le très aérien Angel Fire. Un concert plein de grâce à revivre en photos grâce aux clichés de Philippe 'Da Best' Campos.
reggae.fr | 27-févr.-2018 01:00

Dubmatix - Interview Overdubbed
Il y a tout juste un mois, Dubmatix nous livrait un nouvel album annonçant une collaboration et un titre très prometteurs : Sly et Robbie Meet Dubmatix / Overdubbed. Le résultat est excellent et d'une grande qualité de production : dix-sept titres dub de Sly et Robbie revus et corrigés par le beatmaker et producteur canadien. L'opus est dense en termes d'influences, de tempos et de styles. On en parle avec Dubmatix...Reggae.fr : Peux-tu nous expliquer le choix du titre Overdubbed ?Dubmatix : L'idée est venue de Nicolai Beverungen, le patron de mon label Echo Beach. Le concept était simple : choisir quelques titres des deux derniers albums dub de Sly et Robbie et les remixer, leur donner une nouvelle vie, apporter quelque chose de nouveau. Le titre Overdubbed était tout trouvé, d'autant plus qu'en avançant dans le projet, il s'est avéré que les changements opérés sur les morceaux sont allés bien plus loin que de simples dubs ou remixes. Certaines chansons ont été presque maltraitées jusqu'à ce qu'on ne reconnaisse même plus les originales.A quel point Sly et Robbie sont-ils importants pour toi ?Sly et Robbie sont des légendes. etCcedil;a a été un honneur et un privilège de pouvoir travailler sur leurs productions. C'est une paire de musiciens historique. Je ne pouvais pas laisser passer cette opportunité.Les as-tu déjà rencontrés ?Pas encore, mais j'espère que ça arrivera bientôt. Grâce aux technologies modernes, on peut travailler sur un album comme celui-là sans avoir besoin de prendre un avion pour être ensemble dans le même studio. On peut tout faire par internet très rapidement. Mais j'espère vraiment me retrouver un jour en studio avec eux deux pour voir comment ça se passerait.En écoutant l'album, on a l'impression que tu as construit chaque morceau autour du rythme de la batterie, ce qui est normal quand on s'attaque à la musique de Sly et Robbie. Peux-tu nous en dire plus sur ton processus de création ?C'est exactement ça. J'ai enlevé tous les éléments musicaux pour ne garder que la basse/batterie et parfois quelques percussions faîtes par Scully Simms. Comme il s'agissait déjà de morceaux extraits d'albums dub, mon but était d'emmener la musique vers quelque chose de totalement différent et d'explorer un univers musical plus vaste. La base de chacun des titres se situe vraiment dans le coeur des morceaux, c'est-à-dire le couple basse/batterie. C'est ce couple qui a orienté le style, le groove, les changements de tempo, les notes et les éventuels changements que j'ai opérés. J'ai créé différents sons et ambiances et j'ai appelé plusieurs musiciens pour m'aider à réaliser tout ça autour de la basse et de la batterie.N'as-tu pas été étonné par la modernité du travail de Sly et Robbie ? Les onze titres que tu as choisis semblent indémodables...Quand j'ai choisi les onze morceaux, j'ai surtout fait attention à en sélectionner des différents en termes de tempos et de styles. Je ne voulais pas seulement que ce soit un challenge pour moi, mais aussi que cela soit intéressant pour l'auditeur. Quand tu écoutes leur musique, les rythmes sont tous différents mais ils sonnent tous terriblement bien. Sly et Robbie sont des maîtres en matière de groove. "Certaines chansons ont été presque maltraitées" Comment as-tu travaillé sur le titre Communication Breakdown en feat avec Jay Spaker ? Sur ce titre, on ressent vraiment la chaleur d'une nuit jamaïcaine !Au début, ça devait être un titre instrumental, mais j'avais en stock plusieurs samples de voix de Jay Spaker. Je me suis amusé avec, j'ai testé plusieurs choses jusqu'à arriver à un truc qui sonnait vraiment bien avec l'instru. J'ai donc pris contact avec Jay pour lui proposer d'enregistrer sur l'instru avec sa voix soprano, façon Congos. Il a accepté et il a fait un travail incroyable. Le titre Dirty Flirty avec Pato Irie est tellement dense. Comment en-es tu arrivé à un tel résultat ?En fait, cela faisait longtemps que je voulais travailler avec Pato Irie, le leader d'un groupe de percussions ici à Toronto qui s'appelle T.Dot Batu. C'est une batucada très puissante. Quand j'ai commencé à bosser sur Dirty Flirty, j'avais envie d'y ajouter une touche afro-brésilienne. Et comme Pato habite dans le même quartier que moi, on a chargé toutes ses percussions dans un camion et on les a ramenées à mon studio. On a tout enregistré en quelques heures seulement. C'est quelqu'un de très professionnel qui savait exactement quel groove amener à quel moment. C'est vraiment lui qui a apporté cette touche incroyable.Et comment s'est faite la collaboration avec Prince Alla, Screechy Dan et Megative sur Smoothie ?Smoothie s'est fait par chance. C'est l'un de ces moments musicaux inattendus que j'adore. Pour Megative, ils étaient de passage à Toronto pour leur tournée et ils sont venus passer un moment au studio juste comme ça pour chiller. Je leur ai joué le morceau juste pour leur faire écouter, puis je l'ai laissé tourner en boucle et je me suis absenté pour voir ce qu'ils allaient faire. Ils ont commencé à improviser et ils ont spontanément enregistrer eux-mêmes. Ils ont enregistré beaucoup d'instruments et d'idées différentes. Quand ils ont eu fini, je me suis amusé à assembler tout ça pour en faire un morceau. C'était vraiment un moment magique qui contribue à faire de ce morceau ce qu'il est.Sais-tu si Sly et Robbie ont aimé l'album ?Je sais juste qu'ils l'ont reçu pour le moment.Certains titres pourraient largement être utilisés dans des films, par exemple Dictionnary et Great Escape. As-tu déjà pensé à travailler pour le cinéma ?Bien setucirc;r ! J'y travaille actuellement justement. Je suis en train de réaliser des morceaux pour la télévision et le cinéma. J'aime tous les types de musique donc ça ne me fait pas peur.Quelle est ta plus grande fierté par rapport à cet album ?Juste avant de commencer à travailler dessus, j'ai décidé de réorganiser mon studio et de changer l'équipement pour essayer d'obtenir un nouveau son. Je me suis équipé en matériel analogique et j'ai viré tout ce que j'avais en midi. Ensuite, j'ai travaillé avec de vrais musiciens très talentueux qui m'ont aidé à façonner les morceaux. Ils ont tous joué un rôle très important dans l'élaboration du son de cet album. J'ai tenu à ce qu'ils jouent en live toutes leurs parties. Les guitares, les synthés... Tout est joué en live. J'ai apporté des modifications après certes, mais aucun instrument n'a été créé de manière numérique. Je pense vraiment que ça a apporté une texture particulière, une chaleur et un côté réel à la qualité de l'album.Prévois-tu de défendre cet album en live ?Ce serait génial, mais ça représenterait un énorme challenge d'essayer de recréer cet album en live. Il faudrait faire ça avec un groupe au complet d'une vingtaine de personnes environ ! Mais qui sait ? Peut-être que ça arrivera...C'est vrai qu'on a plutôt l'habitude de te voir seul et la plupart du temps en configuration sound system. Que représente cette culture pour toi ?Le dynamisme, la communion et l'harmonie.Te souviens-tu de la première fois où tu es allé en sound system ?A Toronto, la culture sound system n'est pas aussi vivante qu'en Europe. Mais quand j'ai découvert ça chez vous, ça a changé ma manière d'entendre et de produire de la musique. J'ai ressenti les subs physiquement, j'ai découvert plein de styles de reggae qui n'étaient pas arrivés jusqu'à chez nous au Canada et j'ai rencontré beaucoup d'artistes et de gens géniaux. Le sound system est LE mouvement qui maintient le reggae vivant. Il pousse les producteurs à créer et les fans à soutenir. Et il rassemble les gens dans une expérience collective unique. Quoi de mieux ?Te souviens-tu du premier album que tu as acheté ?Pas facile ! etCcedil;a remonte à quelques années ! Je me souviens avoir acheté l'album Combat Rock des Clash quand il est sorti, mais j'avais déjà des albums des Beatles et de Police à la maison. Mes parents avaient aussi tous les album de Bob Marley.Et la première fois que tu as entendu du reggae ?Ma mère était une énorme fan de Bob Marley. J'en ai écouté toute mon enfance à la maison. Je me souviens d'avoir copié Jammin sur une cassette en 1981 et de l'avoir écouté en boucle pendant un mois avant d'explorer le reste de la musique de Marley. Je me souviens qu'avec un ami, on avait rassemblé 24$ pour acheter l'album Foundation sur lequel il y avait Gregory Isaacs et plein d'autres chanteurs sur le même riddim. C'était très cher pour nous qui avions 15 ans à l'époque, mais on le voulait vraiment et du coup, on le gardait chacun chez soi une semaine sur deux.Si tu n'avais pas été musicien, qu'aurais-tu fait ?J'aurais fait du graphisme. J'aime tout ce qui est créatif et je fais de la création visuelle depuis des années. J'ai detucirc; réaliser à peu près 75 pochettes d'albums et j'ai bossé sur quelques sites web aussi.
reggae.fr | 26-févr.-2018 01:00

Bazil - East to the West
Il nous avait séduits dès son premier album Stand Up Strong produit par Sherkhan en 2011, Bazil revient avec un nouvel opus très dynamique, particulièrement ensoleillé et teinté de nombreuses influences très modernes comme le laissait déjà présager son précédent effort High On Music. Sur ce dernier EP paru en 2015, le jeune chanteur s'était chargé de la production de tous les riddims ; il s'y colle à nouveau sur ce nouveau East to the West tout en allant piocher quelques instrus chez ses potes producteurs Manudigital, Tambour Battant, S.O.A.P. et Bost.Bazil nous fait voyager de l'est à l'ouest, lui qui est habitué aux nombreux allers-retours entre l'Europe, les etEacute;tats-Unis et la Jamaïque. Son parcours atypique qui l'a mené à New-York ou Chicago très jeune a sans doute nourri son inspiration musicale et l'on n'est qu'à moitié surpris de le voir s'aventurer sur des terrains plus pop. Une pop tropicale pour le moins rythmée ! Bazil ne prend pas de pause tout au long de ces quinze titres et on vous conseille d'être en forme pour le suivre. Musicalement très sunshine, l'album ne donne pas dans la mélancolie, exceptés The Heart, Hotta Tempo et le dernier From Dem qui offrent quelques instants de calme (relatif) au milieu de la tracklist très énergique.La bass music s'invite avec plus ou moins de discrétion et l'on reconnaît l'influence Major Lazer sur General aux couplets façon Jr Gong. C'est d'ailleurs dans le flow et le vocabulaire de Bazil que l'on identifie le mieux la culture reggae sur cet opus. On apprécie sa maîtrise parfaite du patois yardie du début à la fin même sur des titres aux allures commerciales comme Escape ou Vision. Le hip-hop a sa place aussi avec I Know et les fans de reggae digital se retrouveront dans le tune Terminator en mode killing lyrics. Le chanteur français se pose également sur un reggae plus sucré avec Double Up et Trouble Trouble qui ajoutent une touche colorée pas désagréable.Bazil livre ici un album urbain très festif dans lequel il s'adresse souvent à la gent féminine avec délicatesse mais sans jamais badiner. Son ambiance définitivement estivale vous aidera sans doute à vous réchauffer pendant cet hiver !Tracklist :01. East to the West 02. Pop Off 03. Vision 04. I Know 05. Love the Night 06. General 07. Escape 08. Terminator09. Double Up 10. The Heart 11. Trouble Trouble 12. Old Soul Cassette 13. Hotter Tempo 14. Want Better Days 15. From Dem
reggae.fr | 22-févr.-2018 01:00

Païaka - The Line
Païaka débute cette année 2018 en sortant son tout nouvel album The Line. Un projet aux influences variées et ayant bénéficié de l'aide éclairée de Flox dont les sons pop et synthétiques sont venus apporter une touche originale et moderne à l'opus. Bien que ce dernier se compose d'influences très roots, on note la volonté de Païaka de s'émanciper, de détourner les styles pour les mêler entre eux et créer un album haut en couleurs musicales. Les bonnes doses de cuivres bien placées replongent dans les classiques du reggae tout en côtoyant des rythmiques plus jazzy voire même de petites influences dub avec le titre Your Voice par exemple, sans oublier bien setucirc;r les interventions du synthé pour livrer un reggae contemporain.Les rythmiques sont dansantes et parfois envoetucirc;tantes notamment avec Hey Dad presque vierge d'accompagnement où orgue et guitare se font oublier et dialoguent en douceur avec le cri mystique du chanteur.The Line est un album aussi riche en messages où la douceur de certains textes vient s'opposer à la dénonciation des maux de la société comme dans le titre What a World. L'espoir avec Another Land, la liberté avec I'm Free, mais aussi le voyage sont omniprésents dans ce projet vecteur de positivité.Energique et dans l'air du temps, The Line offre une certaine souplesse et un entrelacement subtil des influences. A découvrir.Tracklist :01 - Right down the Line02 - Take it (as it is)03 - Old man say04 - Sweet and Cool05 - Crazy06 - Many Faces07 - What a World08 - Hey Dad09 - I'm Free10 - Your Voice11 - Another Land
reggae.fr | 21-févr.-2018 01:00

Wood Harmony - Youth Music Foundation
Wood Harmony est un nom qui ne parle pas (encore) à grand monde, mais ce jeune crew commence à se faire connaître grâce aux nombreuses sessions de la région bordelaise auxquelles on a pu les voir participer dernièrement. Sélections vinyles pointues, productions maisons efficaces, on doit avouer que les petits jeunes nous ont bluffés. Le 16 février dernier, les Wood Harmony sortaient leur premier EP Youth Music Fondation et quand on découvre un joli projet comme ça on aime vous dire ce qu'on en pense...Dès le premier morceau, Sharing Music, on sent que les jeunes dubmakers maîtrisent leur sujet : des fletucirc;tes envoetucirc;tantes aux mélodies mystiques posées sur un dub plein d'énergie, big tune ! Le mélodica remplace ensuite les fletucirc;tes et les percussions se font tonitruantes pour la version dub encore plus planante (Dub Sharing). Premier chanteur convié à prendre le micro, Ras Hassen Ti livre un flow tranquille sur l'instrumentale assez roots de Raindrops déclinée dans une version beaucoup plus rythmée (RainDub) grâce aux percussions jouées par Bongoloy venant se mêler aux riffs de guitare signés Shadowman. Deux invitées viennent ensuite apporter une touche de féminité à cet EP : Likkle I pose son flow entêtant sur le riddim warrior de No Rules avant que la voix chaude aux teintes soul de Sista So I ne se colle parfaitement au dub mélancolique de Critical Shame. C'est ensuite le Madrilène Natty Nature (dont on vous parlait dernièrement) au flow toujours aussi efficace que l'on retrouve par deux fois, d'abord avec No Evil Can Conquer, puis Rat Race, un stepper entraînant dans lequel il nous livre sa vision de l'enfer de la routine et dont la version dub conclut parfaitement cet opus.A à peine 20 ans, les Wood Harmony nous proposent un premier EP très prometteur, qui vient montrer aux amateurs de dub stepper que la relève est déjà prête. etlt;a href="http://woodharmony.bandcamp.com/album/youth-music-foundation-ep" mce_href="http://woodharmony.bandcamp.com/album/youth-music-foundation-ep"etgt;Youth Music Foundation EP by Wood Harmonyetlt;/aetgt;Tracklist :1. Sharing Music2. Dub Sharing3. Raindrops ft Ras Hassen Ti4. RainDub5. No Rules Ft Likkle I6. No Rules in dub7. No Evil Can Conquer Ft Natty Nature8. Critical Shame Ft Sista So I9. Rat Race Ft Natty Nature 10. Dub Race
reggae.fr | 20-févr.-2018 01:00

Capleton : Live at Negril
Il est temps de dépoussiérer tes oreilles avec un Capleton en live et en concert à Negril

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reggae-blog.fr | 16-févr.-2018 18:14

Ackboo - Interview Reggae Addict
Ackboo fait partie des producteurs de dub français que l'on suit régulièrement sur Reggae.fr. La Toulousain travaille actuellement sur son troisième album, Pharaoh, qui devrait voir le jour en juin. Il sollicite d'ailleurs les internautes pour un financement participatif sur la plateforme Ulule afin de terminer la réalisation de cet opus. L'occasion pour nous de dévoiler un entretien en mode Reggae Addict lors duquel Ackboo revient sur sa passion pour le reggae, le dub et la musique en général...Reggae.fr : Te souviens-tu de la toute première fois où tu as entendu du reggae ?Ackboo : Je pense que comme tout le monde j'ai detucirc; entendre du Bob Marley à la radio ou à la télé ou même dans des fêtes d'anniversaire, mais la première fois que ça m'a vraiment marqué c'était un concert de Yaniss Odua en première partie de Stupeflip à la Salle des Fêtes de Ramonville. J'en garde un souvenir très clair. J'ai adoré les textes de Yaniss, j'ai adoré aussi ses musiciens et la puissance qu'ils dégageaient tous ensemble. Je n'étais pas forcément fan de reggae à cette période-là de ma vie, mais je pense que ce concert a planté une petite graine dans ma tête. Cette première expérience était vraiment cool.Quel est le premier album de reggae que tu as acheté ?Je crois que c'était plutôt un album de dub. C'était Bass Temperatur d'High Tone. C'est le premier groupe de dub que j'ai découvert à une époque où j'écoutais plutôt du hip-hop et de l'electro et où je n'achetais plus du tout de musique. Je téléchargeais beaucoup sur internet. Et je suis tombé sur High Tone par hasard. J'ai vraiment fait la démarche d'acheter le CD parce que je voulais soutenir le groupe. Je l'ai acheté chez Gibert Joseph à Toulouse. Je l'ai écouté en boucle tout un été, dans la voiture, chez moi, partout. Je l'ai tellement écouté que je l'ai rayé !Te rappelles-tu ta première fois en sound system ?Je ne suis pas setucirc;r mais je crois que la première fois c'était dans un bar de Toulouse qui s'appelle Vasco de Gama. Il y avait Vibes Promotor et Mighty Earth, des crews toulousains. J'allais plutôt dans des soirées dancehall au début et je trouve que le point commun avec les soirées sound system dub c'est qu'on y diffuse la musique qui n'a pas besoin des grosses radios, ni des majors, ni de la presse généraliste pour faire kiffer les gens. C'est ce côté indépendant et débrouillard que j'aime dans la culture sound system. Le do it yourself.As-tu été consommateur de mixtapes dans ta jeunesse ?Oui, ça me rappelle plein de souvenirs. La première mixtape que j'ai saignée c'était une compil sur cassette qui rassemblait des titres de NTM et Assassin. C'était mon cousin que me l'avait donnée et pour moi c'était un super cadeau parce que je sentais qu'enfin je découvrais de la musique qui sortait un peu de ce qu'on pouvait entendre à la radio.Comment définirais-tu le reggae ?C'est difficile. Je pense que chacun a sa définition. J'ai une définition du reggae pour chaque morceau que j'écoute. Il y en a que j'écoute parce qu'ils sont engagés, d'autres parce qu'ils sont spirituels, d'autres parce qu'ils me font marrer... Je pense que c'est une musique très complète idéale pour t'accompagner dans la vie à tous les niveaux, que ce soit dans ton hygiène de vie ou dans ta relation avec les autres. Pour moi le reggae c'est une musique du quotidien.Te souviens-tu de ta première performance en live ?Oui c'était avec un ami qui s'appelle Selecta Cool Down. Je l'ai rencontré à la fac pendant mes études et il avait loué une salle des fêtes dans son village Gaillac, au dessus de Toulouse, pour son anniversaire. A cette époque je commençais tout juste à composer des riddims mais surtout j'achetais beaucoup de vinyles et c'est dans cette soirée d'anniversaire que j'ai pu pour la première fois jouer mes vinyles devant des gens. J'en garde un super souvenir.Quels sont les artistes qui t'ont le plus influencé ?La liste pourrait être très très longue. En tout premier, je citerais Michael Jackson. Il y a aussi Massive Attack et des classiques comme Sly et Robbie ou les Roots Radics. Il y en a vraiment énormément.Quels artistes reggae ou dub écoutes-tu en ce moment ?Dans la nouvelle génération, je trouve que Bisou est très créatif. J'écoute aussi beaucoup tout le crew OnDubGround, Art-X, Olo et toute l'équipe. Ils sont hyper talentueux. J'ai beaucoup aimé l'album de Dubmatix avec Sly et Robbie récemment.Y a-t-il un vieil album que tu écoutes toujours avec le même plaisir aujourd'hui ?Là il n'y a pas à tortiller, c'est Mezzanine de Massive Attack. Il y a une ambiance et une façon de construire les morceaux si particulières. Pour moi c'est comme une Bible de la musique. etCcedil;a me rappelle tellement de souvenirs et quand je l'écoute encore aujourd'hui, ça me remet dans le droit chemin (rires). Je crois que je l'avais découvert en regardant le film Snatch. On entend un de leurs morceaux avec la voix d'Horace Andy au moment où la caravane de la mère de Brad Pitt bretucirc;le. Quand j'ai entendu ça, je me suis tout de suite demandé qui avait pu mettre la voix d'Horace Andy sur une instru pareille. Je me suis renseigné et c'est là que je suis tombé sur l'album Mezzanine.Quels sont tes trois hymnes personnels ?Angel de Massive Attack avec Horace Andy. Cape Horn d'Aba Shanti I. Et Petit frère d'IAM. Mais s'il fallait parler de reggae uniquement, je mettrais Buffalo Soldier de Bob Marley en troisième.Quel est ton meilleur souvenir reggae ?Sans doute la première fois que mes parents sont venus me voir en concert. Je les ai vus danser sur du reggae alors qu'ils ne connaissaient pas du tout cette culture.Et ton pire souvenir reggae ?Quand tu es passionné par quelque chose, tu as tendance à ne voir que le bon côté des choses, donc je n'ai pas vraiment de pire souvenir. Mais ce que je peux dire c'est que j'ai été dégoetucirc;té quand l'etEacute;lysée Montmartre a bretucirc;lé, quand le Garance Reggae Festival s'est arrêté et à chaque fois qu'un artiste ou un producteur vétéran est décédé.
reggae.fr | 14-févr.-2018 01:00

Hollie Cook - Vessel of Love
On ne présente plus Hollie Cook, fille de Paul Cook (membre fondateur et batteur des Sex Pistols), que l'on avait découverte avec The Slits en 2009 et surtout chanteuse anglaise super talentueuse. Depuis maintenant presque dix ans, elle développe une musique originale, aérienne et puissante ; un lovers rock moderne et sans cesse renouvelé. Ce dernier album sorti le 26 janvier dernier chez Merge Records et produit par Martin "Youth" Glover plus habitué aux artistes rock (U2, Guns N Roses, Paul McCartney,...) est encore une preuve de ce talent Made in UK.A peine quelques notes permettent d'identifier formellement Hollie Cook. Sa voix si particulière installe une ambiance mélancolique qu'elle a réussi à imposer (très agréablement) au fil des années. Sur cet opus, plus qu'à l'accoutumée, on retrouve des sonorités plus électroniques comme le vocoder sur le single Survive (rassurez-vous, on est tout de même très loin de T-Pain !) et des arrangements plus pop qui ajoutent une dimension supplémentaire sans jamais dénaturer l'essence et l'identité de sa musique. Celle-ci s'exprime une nouvelle fois de façon prononcée dans ses textes assez poétiques, qui parlent beaucoup d'amour et qui parfois planent avec elle comme sur le tout en dub et reverb Lunar Addiction.On quitte un peu l'esprit dub/sound system pur qui marquait plus fortement les productions de Prince Fatty, mais les rythmiques sont toujours puissantes (Stay Alive) et les dubs bien sentis. Au rayon des morceaux à retenir de cet album on peut noter le fédérateur Together, le vraiment surprenant et planant Lunar Addiction aux sonorités Pink Floydiennes et le génial sur tous les plans Ghostly Fading.Encore un très bon cru que ce nouvel album d'Hollie Cook, si l'on aime le reggae UK et les voix douces et envoetucirc;tantes.Tracklist :01. Angel Fire02. Stay Alive03. Survive04. Ghostly Fading05. Freefalling06. Lunar Addiction07. Turn It Around08. Vessel of Love09. Together10. Far From Me
reggae.fr | 12-févr.-2018 01:00

Williams Brutus - L'Estere
Originaire d'Haïti, Williams Brutus a grandi en Bourgogne (à Mâcon) où il a su se faire une place dans la scène locale. Après avoir sillonné toute la France avec le duo Saï, il sort aujourd'hui son premier album solo produit par Garvey Drive Records, le label de Pierpoljak. En 2014, il retourne en Haïti et de ce voyage personnellement très important, il tire beaucoup de nouvelles chansons et l'envie de chanter en solo. C'est à cette occasion qu'il adopte son nom de naissance Williams Brutus.L'Estère est un album centré sur la voix du chanteur et c'est assurément sa force. Une voix atypique et envoetucirc;tante qu'on sent n'être limitée à aucun style vocal. Il balaye d'ailleurs des influences assez larges même si on aurait aimé par moment un peu plus de place aux instruments. On peut l'entendre chanter sur des sonorités africaines (Dilé), sur des skanks très basiques (Have Been Waiting for) ou même partir dans de plus grandes envolées sur un morceau plus pop (Look into My Eyes).L'album s'ouvre sur deux des morceaux les plus puissants : Won't Turn Around, le titre d'ouverture, très entraînant et entêtant, et You Can't Stop the Rain en featuring avec Beat Assaillant qui sonne comme un titre de Mattafix avec une alchimie entre le rap et une voix presque évanescente sur une instru fusion. L'autre titre marquant c'est sans doute la reprise de Girls Just Want to Have Fun qui surprend d'abord mais s'avère être efficace. Un pari osé mais réussi.Voilà un premier album qui impose une voix et qui malgré quelques petits défauts nous fait entrevoir de belles choses dans l'avenir pour Williams Brutus.Tracklist :1. Won't Turn Around2. You Can't Stop the Rain3. Woe Is Us4. When I'm With You5. Dilé6. Girls Just Want to Have Fun7. I Tried8. I Don't Have What it Takes9. Look into My Eyes10. Have Been Waiting for11. African Dream
reggae.fr | 31-janv.-2018 01:00

Weeding Dub - Another Night Another Day
Est il encore besoin de présenter Weeding Dub ? Ce dubmaker originaire du Nord de la France est un des piliers de la scène dub hexagonale avec déjà quatre albums à son actif, ainsi que des dizaines de sorties vinyles. Si vous n'avez pas encore eu la chance de voir cet artiste talentueux défendre ses productions dans une de ses nombreuses prestations live, vous avez forcément déjà skanké sur une de ses big tunes comme " Africain Shrine " ou encore " Gipsy Dub ". Le 9 Février prochain sortira le cinquième album de Weeding Dub : " Another Day Another Night " et on était impatient de vous faire découvrir ça ! Dés le premier morceau " Another Day another Night, on retrouve tous les éléments qui nous font tant aimer le travail de Weeding Dub : un riddim plein d'énergie et hyper rythmé où les instruments tiennent toujours une place importante (introduction à la fletucirc;te, cuivres vrombissants et percussions entêtantes), ça commence bien ! Vient ensuite le premier invité de cet album : Dixie Peach (le MC du légendaire Jah Tubby's SoundSystem). Weeding Dub s'adapte parfaitement en lui proposant une instrumentale taillée sur mesure avec " Make Dem Know " déclinée ensuite dans une version dub tout en échos et pleine d'effets (" Make Dem Dub "). Beaucoup de featuring sur les titres suivants : Oulda (qu'on avait découvert sur le précèdent opus de Weeding Dub) à deux reprises avec " Rise Up " et "Big men of This World " ; puis Nish Wadada dont la voix toujours aussi sublime se colle à merveille sur l'instrumentale pleine de groove de " Let's Go ". C'est ensuite le flow Rub a Dub de Little R qui vient conclure ce disque 1 en faisant mouche sur l'instrumentale hyper dynamique et dansante de " Skankertainer " savant mélange entre ska et afrobeat qui semble avoir été joué par un big band de la Nouvelle Orléans. Avec le disque 2, Weeding Dub s'adresse clairement aux amateurs de stepper en s'orientant totalement vers ce style qu'il maîtrise si bien comme il nous le montre avec " Lion's Claw " taillé pour faire skanker en soundsystem décliné ensuite dans une version encore plus furieuse. Autre titre qui ne laissera pas insensible les habitués des dub corner : l'énorme " Artikal Stepper " toujours aussi musical dont on nous propose cette fois deux versions, on adore ! On reste dans le stepper mais dans une ambiance plus dark avec " Dub Soldier Forever et more " et ses voix robotisées, warrior style ! Vient ensuite le seul morceau chanté de ce second disque et c'est Shanti D le MC officiel d'OBF qui pose son flow aiguisé sur le stepper digital et hyper dynamique " Can't understand " qui vous entrainera dans une danse démoniaque et qui a évidemment droit a sa version. On termine avec " Afuryca " et ses cuivres enivrants, parfait générique de fin à cet opus soigné jusqu'à la dernière note. Avec " Another Day another Night " Weeding Dub nous montre une fois de plus toute l'étendue de son talent, s'inspirant d'un large éventail de styles musicaux pour enrichir ses productions toutes plus précises les unes que les autres. Un double album qu'on vous conseille vivement, alors rendez vous chez votre disquaire préféré, prévenez les voisins, montez le son, skankez ! Signalons que deux maxis 12 pouces extraits de l'album sont annoncés prochainement sur le label Wise et Dubwise Recordings.Tracklist : Disque 1 : 1. Another Night Another Day 2. Make Dem Know Ft Dixie Peach 3. Make Dem Dub part 4 4. Rise up Ft Oulda 5. Rise up part2 6. Let's go Ft Nish Wadada 7. Let's dub8. Big men of This World Ft Oulda9. Big dub of This World10. Skankertainer Ft Little RDisque 2 : 1. Lion's Claw2. Lion's Claw part 33. Artikal stepper4. Artikal stepper part 25. Artikal stepper part 3 6. Dub Soldier Forever and more7. Dubwise Forever and more8. Can't understand Ft Shanti D9. Can't understand part4 10. Afuryca
reggae.fr | 29-janv.-2018 01:00

Mo'Kalamity - One Love Vibration
Partir en Jamaïque pour enregistrer, Mo Kalamity en rêvait. Ce n'est pourtant pas son but premier lorsqu'elle s'envole pour l'île du reggae début 2017, désireuse de se connecter avec les racines de sa musique avant d'entamer la réalisation de son prochain album. Sur place, elle fait finalement la rencontre de Sly et Robbie et ensemble ils enregistrent quatre titres. Sans doute les deux musiciens inséparables se rappellent-ils leur concert sur la scène du Garance Reggae Festival en 2013 où Mo avait été sollicitée au dernier moment pour assurer les choeurs de Michael Rose. La magie opère entre les Riddim Twins et la chanteuse cap-verdienne ; elle revient un mois plus tard pour enregistrer un album complet au studio Anchor avec la paire basse-batterie la plus mythique de la musique jamaïcaine...Et ça donne One Love Vibration, un opus de neuf titres (dont un dub) bien setucirc;r orienté vers l'amour, le partage, la connexion avec les éléments et le continent africain. Des thèmes habituels chez Mo Kalamity qui sort tout de même de sa zone de confort au niveau musical. Elle a confié ses compositions aux musiciens jamaïcains qui se sont chargés des arrangements. Peu de cuivres mais beaucoup de détails soignés, la team s'est appliquée durant les sessions d'enregistrement en live. On regrette l'absence totale de la fletucirc;te traversière des Wizards qui caractérisait la musique de la chanteuse et appuyait la légèreté de son univers. Séparée un temps de ses musiciens, Mo a choisi d'explorer d'autres ambiances. On ne reconnaît pourtant pas toujours la patte de Sly et Robbie mis à part sur Leave out Babylon et Strength of a Woman / composés par leurs soins / que les connaisseurs identifieront sans problème.Mysticisme, grâce et spiritualité restent les attributs de la chanteuse à la voix aérienne qui explore sa voix de tête et masque un accent timide par quelques envolées et vibratos maîtrisés ajoutés à son angélisme si séduisant. La passion et le feu l'animent sur Fire et Moonlight, la bêtise humaine l'indigne sur What Kind of World et Throw Down Your Guns, et Mo assume même sa petite part féministe (pour la première fois ?) avec le fascinant Strength of a Woman.Il manque sans doute un big tune à cet album, un peut court certes, mais très bien réalisé et parfaitement cohérent. Le roots féminin a encore de beaux jours devant lui grâce à ce genre d'opus très organique, sincère et profond. Mo Kalamity a une fois de plus réussi à transmettre ses émotions en musique avec un album tout simplement beau.Tracklist :01 - Kingdoms of Africa02 - Open Your Eyes03 - Fire04 - Moonlight05 - Leave Out Babylon06 - Strength of a Woman07 - What Kind of World ?08 - Throw Down Your Guns09 - Kingdoms of Africa (dub)
reggae.fr | 24-janv.-2018 01:00

I Woks - Tout va tres bien
Cela fait des années qu'on suit le duo I Woks venu tout droit des Alpes. Seb et Gé inaugurent l'année 2018 en termes de sorties reggae francophone avec un très bon album : Tout va très bien (Echoprod et LEDPA). Treize titres à l'image du combo, énergiques et dynamiques, mêlant engagement et second degré, le tout orchestré musicalement par Tony Bakk. Reggae et dancehall se partagent la vibe dans ce projet où divers producteurs (Reggae Mylitis Band, TNT), musiciens (Dub Inc) et chanteurs (Skarra Mucci, Rywan, Patko) ont été invités à venir poser leurs sons et leur flows.Tant sur certains morceaux que sur la pochette même de l'album, le duo dépeint avec humour les traits négatifs de la société invitant ainsi à changer les choses. Avec les titres Tout va très bien, A table, Mafia ou encore Un jour comme les autres, I Woks fait de son album un projet censé et militant dénonçant le système capitaliste, les habitudes alimentaires, les conflits mondiaux, le danger des armes, de certaines puissances et de l'oppression déguisée dans nos sociétés dites démocratiques. La musique est une arme et le Jamaïcain Skarra Mucci valide ce message dans le dark mais non moins bon Haut-parleurs.Aux côtés de Riwan (Wailing Trees) dans Enfants du monde, le duo exprime l'espoir d'un avenir meilleur. Empreints de jeunesse et d'optimisme, ils invitent aussi à se recentrer sur la beauté de l'amour et de l'amitié dans This Love, Amicalement et Give Thanks for Life. Ils n'oublient pas l'importance de valeurs essentielles telles que l'échange, l'ouverture d'esprit et le dépassement de soi. Des valeurs partagées avec Patko sur le puissant Look Around.I Woks offre des morceaux plus intimes, comme le positif We Love this Story ou encore Outrospection, délivrés à coeur ouvert. Juste une vibe ne manque pas de faire écho au passé du groupe, à leur style, à leur évolution et montre qu'à force de persévérance et efforts I Woks, avec ce nouvel album, écrit une nouvelle page dans son histoire musicale tout en gardant une belle continuité en termes de créativité et de style. Tout va très bien est album moderne et stimulant qu'on a hâte de découvrir en live !Tracklist :1. We Love this Story 2. Tout va très bien 3. Enfants du monde feat Riwan (Wailing Trees) 4. Give Thanks for Life 5. Haut-parleurs feat Skarra Mucci 6. This Love feat Aurel 7. A table 8. Un jour comme les autres 9. Look Around feat Patko 10. Juste une Vibe 11. Mafia 12. Amicalement 13. Outrospection
reggae.fr | 23-janv.-2018 01:00

Mahom - Skankin' Session #2
En Février dernier, nous vous parlions de l'album Fell In de Mahom (toujours disponible sur ODG.com). Un an plus tard, le duo ressort les griffes et nous présente Skankin' Session #2 très attendu par les collectionneurs. Cet EP rassemble quatre morceaux tirés de l'album Fell In, et une version dub pour chacun. etCcedil;a commence très fort avec l'énorme Dub in Faluja, que l'on avait déjà adoré sur l'album, une mélodie entêtante, des basses gargantuesques, et Promoe toujours aussi efficace au micro ; et on ne vous parle même pas de la version qui suit Faluja in Dub : furieux ! C'est ensuite la douce voix de Lisoun qui vient se poser sur l'instrumentale lunaire de Nine Lives, déclinée dans une version dub, Nine Dub, beaucoup plus orientée stepper qui nous entraîne encore plus loin dans l'espace.Sur le premier titre de la face B, The Big Empty, c'est encore Lisoun qui prend le micro mais cette fois dans un style totalement différent, elle parle plus qu'elle ne chante sur ce riddim tellement tranquille nous rappelant presque le vapor dub de la bande à Brigante. Puis vient la version (The Big Empty Dub) où les Mahom nous montrent encore une fois leur totale maîtrise des effets en tout genre. L'EP se conclut avec The Dub Boat en feat avec Spelim et Thomas Kahn, un morceau hyper jazzy dont les Dub Shepherds nous proposent ensuite un remix toujours aussi groovy mais beaucoup plus psychédélique que l'originale.Skankin' Session #2 est un EP plus que réussi qui, comme chaque sortie des Mahom, trouvera vite sa place dans les bacs des dub addicts. Disponible depuis le 19 Janvier en vinyle et sur toutes les plateformes de téléchargement legal.Tracklist :Face A :1. Dub In Faluja2. Faluja in Dub3. Nine Lives Ft Lisoun4. Nine Dub Face B : 1. The Big Empty Ft Lisoun2. The Big Empty Dub3. The Dub Boat Ft Spelim et Thomas Kahn4. The Dub Boat Remix By Dub Shepherds
reggae.fr | 22-janv.-2018 01:00

Le Reggae Sun Ska retourne dans le Médoc
Le Reggae Sun Ska aura bien lieu ! Les communes de Pessac, Talence et Gradignan ne veulent pas soutenir la présence du festival / manifestement pour des raisons purement politiques / sur le campus universitaire de Bordeaux. Qu'à cela ne tienne, le festival en a vu d'autres depuis 20 ans ... Il aura bien lieu les 3, 4 et 5 aoetucirc;t prochain sur le Domaine de Nodris à Vertheuil. Cette 21ème édition signe donc le retour du festival dans le Médoc, sa terre natale, où Music Action et l'association Reggae Sun Ska travaillent depuis de longs mois en parallèle, à la création d'un pôle culturel. Entretien avec Fred Lachaize, le directeur du festival.On a été surpris par cette annonce des mairies de Pessac, Talence et Gradignan de refuser l'accueil du Reggae Sun Ska sur le Campus Universitaire de Bordeaux. Peux-tu nous récapituler l'accord qui existait ?Quand on est arrivés sur le campus, on a signé une convention dans un premier temps pour trois années d'exploitation du site. Cette convention a été signée avec les deux Université de Bordeaux et la Métropole car il y a actuellement un plan campus en cours qui oeuvre à la réhabilitation du domaine universitaire de Bordeaux. On nous a d'abord accordé trois ans car la Métropole n'avait pas de visibilité à long terme sur l'avancée de ce projet et sur les travaux à mener sur le campus. Au terme des trois ans, on a signé une nouvelle convention de trois années supplémentaires avec les deux Universités de Bordeaux mais pas avec la Métropole (qui nous soutenait quand même en termes de mise à disposition de moyens de transports etc). On n'a jamais rien signé avec aucune mairie puisque les villes ne soutiennent pas l'évènement financièrement. Cette année, les directions des Universités ont avancé avec nous comme les années précédentes pour lancer l'édition 2018, mais on a detucirc; faire face à ce blocage de la part des mairies qui ne souhaitent plus voir le festival se dérouler sur leurs territoires.Les raisons invoquées par ces mairies, à savoir des plaintes et des dépassements d'horaires, sont-elles fondées ?Pour ce qui est des dépassements d'horaires, c'est faux. Les horaires ont été fixées en accord avec les services de la préfecture. Il semblerait que les mairies aient reçu des plaintes, mais de notre côté, nous n'avons jamais été informés de leur caractère. Personne ne s'est plaint auprès de nous directement. etCcedil;a nous est déjà arrivé de devoir faire face à des plaintes déposées en gendarmerie, mais ça n'a pas été le cas pour l'édition 2017. A chaque fois, on a identifié les problèmes qui engendraient les plaintes et on a toujours tout fait pour les résoudre. Monter des réunions dans les quartiers, aller voir les habitants, ce sont des choses qui ont toujours été faîtes. Fin septembre, le maire de Pessac nous a fait part des plaintes en nous informant qu'il ne souhaitait plus accueillir le festival, mais il ne nous a jamais donné accès à ces plaintes pour que nous puissions remédier aux problèmes soulevés. On a l'impression que cette interdiction est uniquement politique. Nos demandes de rendez-vous n'ont jamais abouties. On avait réussi à obtenir une réunion avec la directrice de la culture de la mairie de Bordeaux, mais elle a annulé la veille. On a bien compris qu'ils ne voulaient plus de nous.Vous avez donc annoncé que le festival retournerait dans le Médoc sur un nouveau site. Comment cela s'est-il organisé ?etCcedil;a fait déjà trois bonnes années que l'on travaille sur la mise en place d'un pôle culturel dans le Médoc en partenariat avec une Communauté de communes et tout un ensemble d'acteurs. Voyant la tournure que prenait l'aventure universitaire, on a trouvé une solution intermédiaire pour pouvoir maintenir l'édition 2018. On va donc louer un site, le Domaine de Nodris à Vertheuil, à quelques kilomètres de Pauillac. Malheureusement, on est obligés dans ce contexte de recalibrer l'évènement car ce site ne nous permet d'accueillir que dix à douze mille personnes par jour contre vingt-cinq mille sur le Campus. On est en train de travailler à fond avec les partenaires locaux pour essayer de faire monter cette jauge à quinze voir dix-sept mille, mais on ne pourra pas faire mieux. On sera fixé sur ces questions au mois de mars je pense. Est-ce que cela pose problème au niveau de votre schéma économique ?Bien setucirc;r. Les politiques nous ont laissés dans l'incertitude pendant des mois. Finalement, on est obligés d'agir dans la précipitation et on se retrouve à appeler des gens pour leur annoncer qu'on ne pourra pas travailler avec eux pour des questions de budget. On va devoir se passer de certains prestataires techniques, mais on doit aussi revoir notre programmation. On avait validé certains artistes avec des tourneurs mais on est obligés de faire machine arrière. etCcedil;a nous met en porte-à-faux parce que ce sont des choses qui ne se font pas dans nos métiers. Quels sont les artistes confirmés pour le moment ?Il y a notamment Jimmy Cliff, SOJA, Groundation qui signe son grand retour (!), les Toure Kunda font aussi leur retour pour leur quarante ans de carrière. Il y a aussi Naâman et Samory I qui sont très attendus au Sun Ska. Havana Meets Kingston dont on est curieux de voir ce que ça va donner sur scène. Et puis aussi Demi Portion, Hollie Cook, Adrian Sherwood, Congo Natty, Channel One et Legal Shot. Voilà pour commencer. Le festival avait été vivement critiqué pour avoir quitté le Médoc. On imagine que certains sont donc ravis de ce dénouement ?Oui c'est setucirc;r. On est aussi contents de voir qu'il y a des élus dans le Médoc qui sont très enthousiastes et qui se battent pour que ce dossier avance le mieux possible et que tout se passe bien. Le souci c'est qu'il n'y aura sans doute pas de place pour tout le monde vu que notre jauge sera largement réduite. Mais on reste positifs et on garde l'esprit qui fait vivre notre festival depuis plus de vingt ans.
reggae.fr | 17-janv.-2018 01:00

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