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Tarifs sociaux d'énergie : Eric Besson dément tout retard
La polémique sur le retard d'application des tarifs sociaux du gaz et de l'électricité a pris de l'ampleur la semaine dernière, alors que le Ministre chargé de l'Energie, Eric Besson, a tout démenti.
Au 1er janvier 2012, deux évolutions devaient avoir lieu. Le premier tout d'abord concernait le tarif social du gaz, dont la revalorisation a été portée à 10 %. Ensuite, les tarifs sociaux du gaz et de l'électricité devaient être appliqués automatiquement par les fournisseurs d'énergie, sans qu'il soit besoin de déposer un dossier de demande, grâce à la consultation automatique des fichiers de la Caisse Nationale d'Assurance Maladie et de la Mutualité Sociale Agricole.
Le problème demeurait que le décret allant dans ce sens n'avait toujours pas été publié.
"Nous sommes en février et un million de foyers sont toujours privés du tarif social, alors qu’ils remplissent les conditions. Une fois de plus, on en est resté à l’effet d’annonce. Je demande au gouvernement de sortir en urgence les décrets nécessaires" avait déclaré Eva Joly.
D'ailleurs, la candidate écologiste à la présidentielle propose une tarification progressive, pour garantir à tous un accès aux services énergétiques, tout en décourageant le gaspillage. Ainsi, le premier kWh d’électricité ou de gaz sera peu cher, tandis que le gaspillage le sera beaucoup plus .
Mais selon le Ministre, le fameux décret sera publié dans les prochaines semaines et s'appliquera bien aux consommations à compter du 1er janvier 2012. "Un certain nombre d'articles de presse ont suggéré que la non publication de ce décret au 1er janvier 2012 signifiait un retard dans l’application des tarifs sociaux à compter de cette date. C'est totalement faux" a indiqué Eric Besson dans un communiqué.
Le nombre de foyers bénéficiaires devrait ainsi doubler, la moitié des foyers éligibles ne déposant pas de demande. L'ensemble des ménages dont les revenus sont inférieurs aux plafonds de la CMU complémentaire sont éligibles et seront bénéficiaires grâce à cette automatisation.
Actuellement, environ 600 000 foyers bénéficient du tarif social de l'électricité et 300 000 autres bénéficient du tarif social du gaz. Le tarif social de l'électricité a été mis en place en 2005. Le Gouvernement l'a revalorisé de 10 points au 1er janvier 2011, portant la réduction moyenne à 90 euros par an. Quant au tarif social du gaz, il a été créé en 2008 par le Gouvernement, qui l'a revalorisé de 20 % au 1er avril 2011 et de 10 % au 1er janvier 2012. La réduction est de 156 euros par an pour un foyer chauffé au gaz.
Le Gouvernement a aussi constitué un fonds de rénovation thermique des logements anciens pour les ménages modestes, doté de 1,35 milliard d’euros. En avril 2011, il a été lancée une prime à la casse de 250 euros pour les chaudières usagées.
« Les tarifs sociaux bénéficient aujourd’hui à plus de 600 000 ménages pour l’électricité et à 300 000 ménages pour le gaz. Cela représente la moitié seulement des foyers éligibles. Le Gouvernement a souhaité franchir une étape supplémentaire dans la lutte contre la précarité énergétique, en mettant en place un dispositif d’attribution automatique des tarifs sociaux, y compris aux ménages qui ne déposent pas de dossier de demande. Depuis le 1er janvier 2012, tous les Français qui y ont droit vont en bénéficier automatiquement », a déclaré Eric Besson.
enerzine.com | 06-févr.-2012 07:14
Viessmann dévoile sa pompe à chaleur à adsorption "zéolithe"
A l'occasion du salon Interclima+elec, le fabricant de chaudières et de pompes à chaleur Viessmann annonce le développement d'un nouveau concept destiné aux maisons individuelles : un combiné compact zéolithe d'une puissance de 1,6 à 10/16 kW.
Le Vitosorp 200-F comprend une pompe à chaleur à adsorption associée sous le même habillage, à une chaudière à condensation d'une puissance jusqu'à 16kW, fonctionnant au fioul à faible teneur en soufre (50ppm maximum) ou au gaz.
Concrètement, le module pompe à chaleur zéolithe (1,6 à 4,8 kW) couvre les besoins de base du chauffage et utilise pour ce faire l'énergie du milieu naturel, idéalement en association avec des capteurs solaires. La chaudière gaz à condensation intégrée couvre, quant à elle, les besoins de pointe.
Selon Viessmann, son modèle s'adapte de manière optimale aux besoins des maisons individuelles grâce à la large plage de modulation du brûleur (de 1 à 7), mais aussi à ceux des bâtiments à faibles besoins énergétiques et autres maisons passives. Le brûleur fioul en particulier, "modulant à prémélange", est conçu selon le principe de la technologie de “flamme froide”. Il offre l'avantage de produire "une réaction exothermique" très stable, permettant ainsi une large modulation de puissance.
Par rapport aux chaudières à condensation traditionnelles, cette innovation abaisse les dégagements de CO2 de 20% environ et fait en même temps passer le rendement global cumulé jusqu'à 139% (sur PCI) en association avec un système solaire.
Enfin, le Vitosorp 200-F est intégrable à chaque installation de chauffage existante - sans limitation. Avec ses dimensions compactes, elle s'intègre selon le fabricant "aux éléments d'une cuisine."
Le Zéolithe, comment ça marche ?
La zéolithe est une roche cristalline étonnante qui est capable d'adsorber de larges quantités de substances, occupant ainsi jusqu'à la moitié de son volume, comme une éponge.
La zéolithe se caractérise par une structure extrêmement dure, microporeuse et en nid d'abeille tridimensionnel. C'est un matériau qui cède de l'eau lorsqu'il monte en température. Les propriétés d'adsorption ont pour base les grandes surfaces intérieures ainsi que des forces d'adsorption électrostatiques élevées. Ces forces d'adsorption, en particulier, confèrent à la zéolithe la propriété d'aspirer les molécules d'eau et de les piéger. Cette adsorption des molécules d'eau sous forme de vapeur permet de capter la chaleur du milieu ambiant par évaporation de l'eau, tout en cédant de la chaleur. L'arrivée de chaleur fournie par un brûleur gaz permet d'expulser à nouveau de la zéolithe, l'eau piégée. Le cycle se déroule donc en deux phases.
Phase d'adsorption : la zéolithe et l'eau sont logées dans un module placé sous vide. La chaleur de l'environnement, le sol, par exemple ou, idéalement le rayonnement solaire par l'intermédiaire de capteurs thermiques, vaporise l'eau qui est captée et piégée par la zéolithe. Il en résulte une chaleur d'adsorption - la zéolithe devient chaude. Dans cette phase, la zéolithe cède la chaleur d'adsorption au circuit de chauffage.
Phase de désorption : lorsque la zéolithe est saturée d'eau, elle est chauffée par un brûleur gaz et cède son eau sous forme de vapeur. La vapeur se condense dans le condenseur et revient à l'évaporateur. Dans cette phase, le condenseur cède sa chaleur au circuit de chauffage.
enerzine.com | 02-févr.-2012 07:44
La nouvelle usine de Saft livre son 1er conteneur Intensium Max 20
Saft a annoncé hier l'expédition de son premier conteneur Intensium Max 20 au départ de sa nouvelle unité de production de Jacksonville, Floride – l'usine de batteries lithium-ion (Li-ion) automatisée la plus moderne du monde.
Cette livraison marque une importante étape pour cette usine inaugurée en septembre 2011.
Le conteneur – expédié à un client de Philadelphie – est constitué de plusieurs milliers d’éléments Li-ion de grand format, mais surtout, il a été entièrement fabriqué à Jacksonville, des éléments et modèles à l'ensemble conteneur. Plusieurs autres conteneurs sont en cours de fabrication pour être livrés en Californie et à Hawaii.
"Cette première livraison de référence est un début réussi pour cette usine à l’avenir prometteur", a déclaré Dan Miller, directeur des opérations de Jacksonville. "Toutes les opérations se déroulent dans de bonnes conditions – les commandes arrivent, les éléments sortent des lignes de production et sont expédiés dans les délais. Nous sommes ravis de poursuivre l’accélération de la production et d’être en mesure de livrer à nos clients les systèmes de batteries Li-ion complexes, très performants, dont ils ont besoin."
D'une superficie de 22 000 m², l'usine de Jacksonville fait appel à des innovations techniques d'exception, parmi lesquelles le soudage au laser, des lignes de production modulaires capables de fabriquer de multiples systèmes de batterie Li-ion et le plus grand système photovoltaïque en toiture de Floride, produisant 1 MW d’énergie solaire.

Le bâtiment est d'ailleurs certifié LEED, haute qualité environnementale, niveau argent.
enerzine.com | 02-févr.-2012 07:41
Séchilienne Sidec se recentre sur la valorisation énergétique
Le Président directeur général de Séchilienne Sidec, a annoncé lundi que son groupe allait développer en priorité la production d'électricité par combustion hybride de biomasse (bagasse) et charbon.
La société concentrera désormais ses efforts sur la valorisation énergétique de la biomasse, "ressource naturelle d'avenir", tout en continuant à proposer une offre complémentaire dans le solaire .
Elle s'explique : "Face à la raréfaction des sources énergies fossiles et à l'augmentation des coûts de production de l'électricité, la biomasse est une des rares ressources naturelles pouvant se substituer progressivement aux énergies traditionnelles pour produire de l'électricité de base 24 heures sur 24. Les exigences croissantes aussi bien environnementales que sociétales, favorisent l'émergence d'une véritable filière de valorisation industrielle de la biomasse."
Séchilienne Sidec a développé, avec les industriels du sucre, une expertise dans la combustion hybride de biomasse en devenant le n°2 en France de la production d'électricité issue de cette ressource. La société compte désormais exporter ce modèle de partenariat dans un nombre ciblé de pays en respectant des critères stricts de financement de projet. Cette stratégie volontaire d'internationalisation concernera en priorité l'industrie sucrière mais aussi d'autres acteurs des filières agro-alimentaires, importants fournisseurs de biomasse.

En complément de ses centrales thermiques, le groupe détient également des actifs dans le solaire et occupe la 3ème place en France avec 70 MW de puissance installée. "Le groupe continuera à valoriser ses compétences d'électricien sur ce segment tout en bénéficiant de synergies avec son cœur de métier."
Par ailleurs, la société s'est dotée d'un patrimoine industriel qui durera au-delà des contrats d'achat à long terme. Cela lui permettra de continuer à satisfaire les besoins énergétiques de
territoires dans lesquels elle est implantée.
Enfin, échilienne Sidec envisage de réduire de 30% l'endettement des centrales en exploitation d'ici fin 2015. "La valorisation industrielle de la biomasse est une opportunité majeure dans la production d'électricité au niveau mondial. Avec son expertise unique, Séchilienne Sidec sera l'un des grands acteurs de cette évolution. Nos équipes sont entièrement mobilisées et motivées par ce challenge tant économique qu'environnemental" a conclu Jacques Petry, PDG de Séchilienne Sidec.
Les matières organiques d'origine végétale ou animale peuvent devenir une source d'énergie par combustion ou méthanisation (biogaz). Des gisements abondants existent dans le monde, mais ils restent encore faiblement valorisés (Bagasse : 450 MT , < 10 % valorisé ; Résidus de bois : 1250 MT ; Co-produits de l'agriculture et de l'industrie agro-alimentaire)
La biomasse constitue une ressource stockable et utilisable en fonction des besoins du réseau. Elle est également une ressource pouvant se substituer progressivement aux énergies fossiles pour produire de l'énergie de base.
Alors que seulement 7 % de la ressource biomasse mondiale est transformée en électricité, elle devrait doubler en 10 ans au niveau mondial (src : world energy outlook).
enerzine.com | 31-janv.-2012 07:12
Une dynamo durable a existé au coeur de la Lune
Une dynamo convective de métal fondu, semblable à celle située au centre de la Terre, a existé au coeur de la Lune pendant bien plus longtemps que ce que l'on croyait indique une nouvelle recherche.
Ceci implique que le champ magnétique de la Lune a pu être beaucoup plus fort à cette époque.
Ce résultat va à l'encontre de la théorie actuelle et va inciter les chercheurs à trouver la source d'énergie alternative qui a pu générer une dynamo aussi durable.
On suspecte depuis longtemps la Lune d'avoir eu un champ magnétique alimenté par une dynamo centrale. Erin Shea et ses collègues indiquent maintenant que du basalte lunaire ramené par Apollo 11 a gardé la trace d'un forte dynamo lunaire il y a 3,7 milliards d'années.
Cette étude, combinée avec un travail précédent sur une autre roche lunaire, suggère qu'une dynamo lunaire centrale a existé entre 4,2 et 3,7 milliards d'années, ce qui allonge la durée de vie connue de cette dynamo de 500 millions d'années. Ainsi, le refroidissement de l'intérieur de la Lune n'a probablement pas gouverné la dynamo lunaire comme le suggérait la théorie.
« A Long-Lived Lunar Core Dynamo » par E.K. Shea, B.P. Weiss, S.M. Tikoo et T.L. Grove du Massachusetts Institute of Technology (MIT) à Cambridge, MA ; W.S. Cassata et D.L. Shuster de l'Université de Californie, Berkeley et du Berkeley Geochronology Center à Berkeley, CA ; J. Gattacceca du CNRS et de l'Université d'Aix-Marseille à Marseille, France ; M.D. Fuller de l'Université de Hawaii à Honolulu, HI.
enerzine.com | 30-janv.-2012 07:40
Le futur réseau de chaleur du Grand Dijon à 80% renouvelable
La réalisation et la gestion du nouveau réseau de chaleur du "Grand Dijon" qui vient d'être confié à Dalkia dans le cadre d'une Délégation de Service Public pour une durée de 25 ans sera approvisionné à 80% par des énergies renouvelables.
Ce réseau de chaleur basse température, d'une longueur de 30 km, alimentera à terme des logements (dont de nombreux éco-quartiers) ainsi que des équipements publics. Il disposera de 2 points de production de chaleur : au sud de la ville, une chaufferie biomasse d'environ 30 MW qui consommera à terme environ 50 000 tonnes de bois-énergie issues en majorité de l'exploitation des forêts privées et publiques de Bourgogne, mais également des sous-produits de la filière de transformation du bois bourguignonne, et au nord, l'usine d'incinération des déchets ménagers du Grand Dijon.
La production de chaleur sera assurée par 80 % d'énergies renouvelables et de récupération.
L'utilisation de biomasse devrait permettre de renforcer la filière bois-énergie locale qui prévoit la création de 20 emplois directs et indirects non délocalisables. La mise en place du réseau, conforme aux objectifs fixés par le Grenelle de l'environnement, est soutenue par le Fond chaleur géré par l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe).
« En anticipant les mesures du Grenelle de l'environnement, comme la mise en œuvre de son Plan Climat Energie Territorial, le Grand Dijon a saisi l'opportunité des travaux liés au tramway pour installer à moindre coût les 5 premiers kilomètres de canalisations du futur réseau de chaleur. Les nouvelles installations viendront compléter ce dispositif technique pour alimenter en énergie verte l'équivalent de près de 20 000 logements » a expliqué François Rebsamen, Président du Grand Dijon.
Cette réalisation exemplaire permettra de réduire les coûts de chauffage et d'eau chaude sanitaire pour les futurs abonnés du réseau tout en s'affranchissant, à hauteur de 80% des hausses des combustibles fossiles.
« Le réseau du Grand Dijon participera donc efficacement d'une part à la lutte contre la précarité énergétique et d'autre part, à la réduction significative de l'empreinte carbone de l'agglomération de Dijon puisque 37 000 tonnes de CO2 seront évitées soit l'équivalent de l'émission de 16 000 voitures par an » a expliqué Franck Lacroix, Président de Dalkia.
Le Grand Dijon fait le choix de la chaleur partagée
Extrait du Grand Dijon n° 26 - janvier 2012
Un enjeu à la fois écologique et économique
Le Grand Dijon a engagé la construction d’un réseau de chaleur qui permettra de chauffer les logements collectifs et les bâtiments publics d’un large quart nord-est de l’agglomération.
Les premières canalisations enterrées ont été posées en profitant des travaux du tramway. À terme, 30 kilomètres de tuyaux fourniront une chaleur à la fois économique et écologique.
L'installation d’un réseau de chaleur de grande envergure sur le territoire de l’agglomération va contribuer à positionner la capitale bourguignonne comme une ville de référence en matière de développement durable.
Tandis que le Grand Dijon élabore actuellement son « plan climat-énergie territorial » (PCET), de nombreux projets ont déjà été mis en oeuvre en faveur de l’environnement. Citons le tramway, moyen de transport éco-performant où toute l’énergie qui peut l’être est réutilisée. Citons dans le quartier Clemenceau, la tour à énergie positive Elithis qui fait référence aujourd’hui dans le monde entier.
Il faut rappeler que, suite à la mise aux normes de l’usine d’incinération des déchets ménagers, la chaleur issue de la combustion des déchets servait déjà à produire de l’électricité via un turbo-alternateur. Demain elle permettra également de chauffer l’eau du réseau de chaleur.
Au final, le réseau de chaleur sera alimenté à hauteur de 20 % par l’usine d’incinération et à hauteur de 60% par une chaufferie bois à construire.
Premier mégawatt de chaleur fin 2013
Dans quelques années, le quart nord-est de l’agglomération devrait goûter aux joies de la chaleur partagée.
Profitant des travaux du tramway, le Grand Dijon a enterré des canalisations dans lesquelles va circuler une eau qui sera chauffée par deux sources : au nord, par la chaleur récupérée à l’usine d’incinération des déchets ménagers et une chaufferie gaz en appoint ; au sud, par une chaufferie bois.

[ Réseau de chaleur / Chaufferie bois Grésilles ]
A terme, les 30 kilomètres de conduites desserviront les quartiers Toison d’Or, Valmy, Drapeau, Clémenceau, Grésilles et Université.
Les nouveaux écoquartiers comme Heudelet 26 pourront s’y raccorder. Les bâtiments concernés, logements collectifs ou équipements comme le CHU, l’Université ou le Grand Dijon, pourront se connecter, en fonction de leurs besoins. Si les premières livraisons de chaleur interviendront fin 2013, 80 % du chantier devrait être réalisé à l’horizon 2016, avec à la clé 20 emplois directs ou indirects.
La construction, l’exploitation et l’entretien du réseau seront réalisés par Dalkia, qui prévoit d’investir près de 40 millions d’euros dans l’opération et bénéficie d’un contrat de délégation de service public d’une durée de 25 ans.
Cette décision intervient quelques mois après que le Grand Dijon ait décidé de prendre la compétence « production et distribution d’énergie ». Jean-Patrick Masson, vice-président de la communauté d’agglomération en charge de l’environnement, souligne, pour sa part, que « le réseau de chaleur est un moyen, pour une collectivité territoriale, de reprendre en main son destin énergétique »
Une énergie moins chère et plus accessible
En développant sur l’agglomération le programme « Habiter Mieux », le Grand Dijon favorisait déjà les économies d’énergie en accordant une aide et des conseils aux propriétaires voulant effectuer des travaux d’amélioration de la performance énergétique de leur habitation.
Le réseau de chaleur présentera aussi ces avantages. Le prix se répartira entre un coût d’accès dépendant de la puissance souhaitée par l’abonné (syndic, organisme gérant le bâtiment collectif... ) et un coût de consommation, nettement moins élevé que celui de l’électricité ou des énergies fossiles (gaz, fioul), qui connaissent ces dernières années une hausse vertigineuse.
Les habitants de Quetigny, par exemple, qui sont actuellement reliés au réseau de chaleur de la commune, paient le mégawattheure de chaleur un peu moins de 66 euros hors taxe… alors que le gaz ou l’électricité sont facturés jusqu’à 120 euros. Dans le quartier de la Fontaine-d’Ouche, le mégawatt-heure est même encore moins cher à 51,52 euros hors taxe (prix 2009).
** filiale commune de Veolia Environnement et d'EDF
* Ce contrat générera pour Dalkia un chiffre d'affaires cumulé estimé à plus de 200 millions d'euros.
enerzine.com | 27-janv.-2012 07:30
Perspectives énergétiques mondiales à 2030 (Infographie)
Le groupe pétrolier britannique BP a publié son dernier rapport intitulé : "Energy Outlook 2030", une étude prospective détaillée sur la demande énergétique mondiale à l'horizon 2030.
Voir l'article principal : ICI
Infographie


enerzine.com | 24-janv.-2012 08:00
BP dévoile les perspectives énergétiques mondiales à 2030
Selon le dernier rapport "Energy Outlook 2030", du groupe pétrolier britannique BP, la demande énergétique mondiale devrait augmenter de près de 40% d'ici 2030.
L'étude indique que cette croissance atteindra 1,6% par an et sera assurée principalement par les pays émergents, notamment par ceux qui ne font pas partie de l'OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques). A contrario, la consommation dans les pays de l'OCDE devrait augmenter de seulement 4% au cours de cette période.
D'après les prévisions de BP, les combustibles fossiles continueront d'occuper une place importante (81%) dans la consommation énergétique mondiale d'ici 2030, avec toutefois une baisse d'environ 6% par rapport au niveau actuel. La période devrait également être favorable à une transition accrue vers d'autres sources énergétiques comme le gaz et les énergies renouvelables au détriment du charbon et du pétrole.
Le passage progressif vers les énergies renouvelables au niveau mondial, notamment les biocarburants, devrait connaître une augmentation annuelle de plus de 8%, une croissance beaucoup plus rapide encore que celui du gaz naturel, qui lui atteindra environ 2% par an, jusqu'en 2030.
Ensemble, les énergies renouvelables, nucléaires et hydro-électriques devraient représenter plus de la moitié de la croissance de la production énergétique en 2030.

En dévoilant les perspectives énergétiques à l'horizon 2030, le PDG de BP, Bob Dudley, a déclaré : "Ce rapport représente un défi à la fois difficile, fascinant et stimulant pour quiconque travaillant dans le secteur de l'énergie. Il nous aide à être, à la fois, réaliste et optimiste. Il montre qu'il y a des éléments que nous ne pouvons pas changer - comme les causes sous-jacentes de la demande énergétique - et les choses que nous pouvons changer - comme la façon dont nous répondons à cette demande".
"Le principal message demeure que nous devons créer un secteur énergétique ouvert et compétitif, qui encourage l'innovation et stimule la productivité du travail afin de profiter d'une énergie suffisante, sûre et durable dans l'avenir", a-t-il ajouté.

Par ailleurs, on apprend que la demande mondiale de pétrole atteindra 103 millions de barils par jour d'ici 2030, soit 18% de plus qu'en 2010. Les cours élevés du brut constitueront l'un des principaux facteurs qui viendront limiter la consommation de cet hydrocarbure, estiment les analystes de BP.
BP affirme qu'il s'attend à voir des progrès notables dans les efforts du moyen-orient à remplacer le pétrole par le gaz et à améliorer l'efficacité énergétique dans la région. La production de gaz liquides (en Arabie Saoudite, Irak, etc.) continuera à alimenter l'offre mondiale alors que la part en pétrole s'élèvera à 34% en 2030.
La croissance de l'offre non conventionnelle, telle que l'huile et le gaz de schistes (Etats-Unis), les sables bitumineux (Canada), et le pétrole en eaux profondes (Brésil), dans un contexte de déclin progressif de la demande en pétrole, verra l'hémisphère occidental devenu presque totalement autosuffisant en énergie, en 2030. Cela signifie que la croissance dans le reste du monde, principalement en Asie, dépendra de plus en plus du Moyen-Orient en particulier pour ses besoins en pétrole.

En Chine, la croissance de la consommation énergétique devrait ralentir de manière significative après 2020, lorsque l'économie sera arrivée à maturité. Bien que la population de l'Inde est en train de dépasser celle de la Chine, sa croissance énergétique ne devrait pas connaître le même chemin. D'ici 2030, sa consommation d'énergie encore fortement basée sur le charbon va plus que doubler, mais cela devrait aboutir à la consommation de quelque 1,3 milliards de tonnes équivalent pétrole (tep), soit un peu plus du quart du total de la Chine.
Les émissions mondiales de CO2 sont de nature à augmenter d'environ 28% en 2030, plus lent que le taux actuel de croissance de la demande d'énergie. Confiant, BP précise que "si des politiques plus agressives que celles actuellement envisagées sont introduites, les émissions mondiales de CO2 pourraient commencer à diminuer en 2030."
Soutenue par un approvisionnement en biocarburants ainsi qu'en pétrole et en gaz non conventionnels, le déficit énergétique en Amérique du Nord devrait se transformer en un léger excédent en 2030.
En revanche, le déficit énergétique de l'Europe restera au niveau actuel en ce qui concerne le pétrole et le charbon, mais devrait augmenter de près de deux tiers pour le gaz naturel, grâce au GNL et aux pipelines de l'ex-Union soviétique.
Accéder au téléchargement : .PDF (BP Energy Outlook 2030)
enerzine.com | 24-janv.-2012 07:38
Solvay créé une entité dédiée aux enjeux de l'energie et du CO2
Le groupe chimique Solvay a annoncé lundi la création de Solvay Energy Services, première réalisation issue de l'intégration des groupes Solvay et Rhodia, une nouvelle entité qui aura pour mission d'optimiser la facture énergétique et les émissions de CO2 pour le compte du Groupe et de tiers.
Solvay Energy Services compte s’appuyer sur les compétences et savoir-faire clés de Solvay, de Rhodia et d'Orbeo pour d'une part, optimiser les achats d'énergie du nouvel ensemble qui s'élèvent à 1,2 milliard d'euros par an et d'autre part, accompagner l'ensemble des Business Units et sites de production du Groupe dans leur gestion de l'énergie et du CO2.
Solvay opère par ailleurs un parc mondial d'autoproduction d'énergie qui représente à ce jour une puissance installée de 1000 MW. Aussi, ces différentes ressources seront mises au service de l'objectif fixé par le Groupe de réduire de 20% sa facture énergétique et ses émissions de gaz à effet de serre d'ici à 2020.
L'entreprise développera également des activités destinées à ses clients externes pour les aider à réduire leur empreinte environnementale. Elles porteront notamment sur les services énergétiques, la gestion du CO2 ou encore le développement d'énergies renouvelables et de biocarburant.
"La création de cette entreprise, véritable levier au service de la performance du Groupe, représente une étape importante et un premier succès dans le processus d'intégration de Solvay et Rhodia. Nous nous félicitons de réunir désormais au sein d'une seule et même équipe des compétences uniques pour servir la lutte contre le changement climatique. Nous sommes déterminés à devenir un acteur majeur dans le domaine des solutions énergétiques innovantes" a commenté Philippe Rosier, directeur de l'entité Solvay Energy Services, opérationnelle depuis le 1er janvier 2012.
enerzine.com | 24-janv.-2012 07:33
Energies renouvelables : "livre blanc" pour les présidentiables
Dans le cadre des échéances électorales, le Syndicat des énergies renouvelables (SER) veut apporter son concours à la définition de la politique énergétique française pour les prochaines années afin de contribuer à la relance durable de notre économie.
« Le Livre blanc des énergies renouvelables, des choix qui fondent notre avenir », présente ainsi la feuille de route du SER pour 2020, les projections 2030 et décline douze propositions pour agir concrètement, dès aujourd'hui, pour la création d'une filière énergétique forte, créatrice d'emplois et de richesses industrielles. Les énergies renouvelables constituent un marché mondial en forte croissance malgré la crise, les investissements dans ce domaine ayant dépassé 200 milliards de dollars en 2010.
D'après le SER, les énergies renouvelables sont indubitablement un des chemins vers la croissance, à condition que l'État et les professionnels bâtissent ensemble une stratégie pour leur développement. Avec ce Livre blanc, les acteurs des énergies renouvelables, membres du SER, veulent saisir l'opportunité de formuler des propositions pour relever les défis énergétiques, environnementaux, industriels et économiques de notre époque.
Un Livre blanc à visée politique
« Le Livre blanc des énergies renouvelables, des choix qui fondent notre avenir » est destiné aux équipes de campagne des différents candidats à la Présidence de la République, aux candidats à la députation, aux parlementaires et à tous les leaders d'opinion.
Le Livre blanc comporte deux parties : la première « Stimuler la dynamique industrielle française face aux défis de la transition énergétique » fait le point sur le développement des énergies renouvelables dans le monde ces dernières années et sur les enjeux industriels et économiques qu'elles représentent pour notre pays. La deuxième partie présente douze propositions, déclinées en 49 outils :
01. Donner un nouveau souffle à l'éolien terrestre
02. Déployer l'éolien en mer et les énergies marines
03. Reconstruire la filière photovoltaïque
04. Profiter des atouts de l'hydroélectricité
05. Amplifier l'essor de la chaleur renouvelable : biomasse, géothermie et solaire thermique
06. Placer les énergies renouvelables au cœur du bâtiment et combattre la précarité énergétique
07. Créer de nouvelles filières industrielles
08. Exploiter tous les potentiels de la biomasse énergie
09. Faciliter l'accueil des énergies renouvelables sur les réseaux électriques
10. Atteindre l'autonomie énergétique dans les îles
11. Consolider l'industrie des énergies renouvelables
12. Mettre le cap sur l'international
5 idées fortes pour un avenir durable.
"Le SER entend démontrer avec son Livre blanc à quelles conditions les énergies renouvelables peuvent à la fois participer au mix de production énergétique en préservant l'environnement et constituer le fer de lance d'une nouvelle dynamique industrielle, innovante, créatrice d'emplois et exportatrice, grâce à cinq idées fortes."
1) Les énergies renouvelables assurent une sécurité d'approvisionnement et l'indépendance énergétique de la France.
Le rayonnement solaire permet en théorie de couvrir plus de 10 000 fois la consommation totale de la planète, la mobilisation des ressources telles que le soleil, le vent, la biomasse, la chaleur de la terre, l'énergie des cours d'eau et de la mer permettraient de subvenir aux besoins de tous, tout en réduisant fortement le risque de dépendance en matière d'approvisionnement énergétique.
2) Les énergies renouvelables permettent une maîtrise à terme des prix de l'énergie.
Contrairement aux énergies fossiles, dont la raréfaction augmente les prix, l'exploitation croissante des sources d'énergies renouvelables conduit à la diminution de leur prix : la gratuité du “combustible”ou le faible coût de la biomasse donnent toute son importance à l'économie d'échelle industrielle générée par une production de marché de masse.
3) Les énergies renouvelables permettent de développer la production d'énergies décentralisées.
En recourant à ces formes d'énergies, les collectivités locales, les particuliers et les entreprises valorisent leurs territoires tout en sécurisant leur approvisionnement. En dehors des projets de grande envergure, les énergies renouvelables répondent aux enjeux de décentralisation et permettent une croissance de l'emploi au niveau local.
4) Les énergies renouvelables respectent l'environnement.
Le SER estime que plus de 20 millions de tonnes de CO2 seraient évitées en 2020 si le plan est appliqué. Un bienfait indéniable pour l'environnement et la santé.
5) Les énergies renouvelables représentent un puissant potentiel de développement pour les entreprises françaises.
Les filières renouvelables font partie des secteurs qui disposent aujourd'hui du plus fort potentiel de croissance dans le monde et la France détient une chance historique de profiter de cette tendance, grâce à son savoir-faire en la matière, à condition de maintenir les investissements de toutes les parties prenantes (État, entreprises, particuliers).
Télécharger le livre blanc : ICI
La feuille de route du Syndicat des énergies renouvelables
Le Grenelle de l'environnement a fixé un objectif pour 2020 : atteindre 23% d'énergies renouvelables.
Le SER propose d'aller plus loin : porter la part des énergies renouvelables à 25 % en 2020 pour répondre aux enjeux énergétiques et industriels. Les projections pour 2030 qui prolongent les courbes entre 2012 et 2020, suggèrent que l'on pourrait atteindre une part d'énergies renouvelables d'au moins un tiers dans la consommation finale d'énergie.
enerzine.com | 23-janv.-2012 07:48
Le syndicat du renouvelable dévoile sa feuille de route pour 2020
Le Syndicat des Energies Renouvelables (SER) a décliné ses 12 propositions en 49 outils concrets pour développer la production française d'énergies renouvelables et devenir un acteur important au niveau international.
À titre d’exemple, quelques-uns de ces outils sont détaillés ci-dessous.
ÉOLIEN
Donner un nouveau souffle à l’éolien terrestre
Depuis 2006, la puissance éolienne terrestre a été multipliée par 13. Mais le rythme de développement annuel reste insuffisant pour atteindre l’objectif fixé par le Grenelle de l’environnement : 19 000 MW et 8 % de la consommation d’électricité. Le SER propose donc de desserrer le carcan administratif qui pèse sur la filière, en redéfi-nissant un cadre de développement plus lisible, plus efficace et plus rapide, tout en garantissant une parfaite prise en compte des attentes des riverains et des enjeux paysagers et patrimoniaux.
Ainsi, le SER recommande, notamment :
►La suppression de certaines procédures administratives redondantes
► La suppression de la règle des cinq éoliennes minimum
►La réduction du nombre des recours abusifs
Déployer l’éolien en mer et les énergies marines
Le premier appel d’offres pour l’installation de 3 000 MW éoliens en mer permet d’amorcer la structuration d’une filière industrielle offshore en France. Il faut maintenir dans la durée cet effort et prévoir très vite le lancement de la deuxième tranche de 3 000 MW prévus pour 2020.
À cet égard, le SER propose le lancement rapide de la seconde tranche de l’appel d’offres éolien offshore ainsi que le lancement de plusieurs tranches d’appels d’offres adaptés à chacune des énergies marines, en les accompagnant d’outils de type appels à manifestations d’intérêt ou équivalent
SOLAIRE PHOTOVOLTAÏQUE
Reconstruire la filière photovoltaïque
Les freins au développement de la filière photovoltaïque sont nombreux : instabilité du cadre juridique ; délais d’instruction administrative ; mécanisme inadapté de décroissance trimestrielle du tarif ; dispositif d’appel d’offres inadéquat ; coûts de raccordement au réseau électrique de distribution en augmentation…
Pour corriger le tir, le SER préconise :
►D’inscrire 20 000 MW en 2020 dans la PPI (Programmation pluriannuelle des investissements)
►De modifier l’arrêté tarifaire photovoltaïque pour étendre le système tarifaire aux installations de plus de 100 kWc
►De modifier le système de décroissance du tarif pour prendre en compte les volumes nécessaires au développement de l’industrie sur la base d’indicateurs adaptés : volume cible annuel de 1 700 MW en moyenne
HYDROÉLECTRICITÉ
Profiter des atouts de l’hydroélecticité
L’hydroélectricité, source d’électricité renouvelable la plus développée dans notre pays, est un complément indispensable aux énergies renouvelables électriques variables comme l’éolien ou le solaire, notamment en raison des possibilités de stockage qu’elle offre. A l’horizon 2020, cette forme d’énergie fournira 3 TWh d’électricité supplémentaire indispensable à l’équilibre offre / demande et à la stabilité du réseau électrique.
Pour permettre ce développement et pour que notre pays continue de bénéficier des atouts de cette forme d’électricité dont les avantages (souplesse, modularité) sont précieux, les professionnels rappellent que des conditions économiques viables et pérennes doivent être mises en place pour la petite hydroélectricité, qu’un plan ambitieux et volontaire de détermination de zones propices doit être arrêté et que le classement des cours d’eau doit être effectué de façon scientifiquement fondée afin de préserver le po-tentiel. Enfin, le développement de cette énergie est source de création d’emplois locaux et industriels car cette production d’électricité repose sur un tissu industriel national historique.
Le SER préconise de :
►Publier une carte de France des zones propices au développement de l’hydroélectricité
►Lancer des appels d'offre pour la construction d'ouvrages nouveaux et l'équipement de seuils existants à l'échelle d'un département ou d'un grand bassin versant
►Encourager le développement des stations de pompage, notamment en révisant le tarif d’utilisation du réseau de transport public d’électricité et en développant le marché de capacité
CHALEUR RENOUVELABLE
Amplifier l’essor de la chaleur renouvelable
Ce secteur énergétique très diversifié (bois énergie, géothermie, pompes à chaleur, solaire thermique, biogaz, valorisation énergétique des déchets ménagers ou industriels banals) a peu profité du soutien des pouvoirs publics avant le Grenelle. Si l’anomalie a été réparée avec la création du Fonds Chaleur en 2009, qui alloue des aides aux entreprises et collectivités qui s’équipent de systèmes de production de chaleur utilisant les énergies renouvelables, le fonds connaît dès aujourd’hui un plafonnement.
Ainsi, le SER recommande :
► De doubler la dotation annuelle du Fonds Chaleur
► De dynamiser l’exploitation forestière (réforme de la fiscalité) pour alimenter les chaufferies bois en combustibles
► D’actualiser et adapter le contexte législatif et réglementaire de la géothermie, en particulier pour la très basse énergie
► Réserver une enveloppe dédiée aux filières de la géothermie et du solaire thermique.
BÂTIMENT
Placer les énergies renouvelables au cœur du bâtiment et combattre la précarité énergétique
La Réglementation Thermique 2012 (RT 2012), mise en place à la suite du Grenelle de l’environnement, impose pour les bâtiments neufs, à compter de 2013, un seuil de consommation énergétique inférieure à 50 kWh par m2 et par an. Un label haute performance énergétique 2012, en cours d’élaboration, anticipera les exigences des bâtiments à énergie positive 2020 à forte composante énergies renouvelables. Ce label, comme l’a été le label BBC, sera plébiscité par les promoteurs les plus dynamiques. Par ailleurs la rénovation du parc des bâtiments existants représente un enjeu majeur. Les énergies renouvelables joueront, là aussi, un rôle central.
Dans ce domaine, le SER recommande de :
►Rénover les bâtiments classés F ou G lors du diagnostic de performance énergétique dans un délai de 5 ans
►Maintenir les aides financières : progressivité du Crédit d’impôt développement durable et allongement de la durée d’emprunt de l’éco-PTZ
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FILIÈRES INDUSTRIELLES
Consolider l’industrie des énergies renouvelables
Les énergies renouvelables ont représenté en France en 2010 10 milliards d’euros de chiffres d’affaires et près de 100 000 emplois. Pour assurer le développement de cette industrie capitale pour le pays, une politique de soutien ambitieuse et stable sur la demande, d’une part, et sur l’offre, d’autre part, est exigée.
Il nous paraît essentiel de :
► Pérenniser les dispositifs de soutien à la R&D et à l’innovation, en maintenant le dispositif des Investissements d’Avenir et le financement des démonstrateurs et plates-formes technologiques
► Favoriser l’investissement dans les filières, en utilisant mieux l’épargne du Livret Développement Durable
► Créer de nouvelles filières industrielles
La France possède des compétences historiques pour la plupart des nouvelles filières (énergies marines, solaire thermodynamique, solaire photovoltaïque à concentration, biocarburants avancés, géothermie des roches chaudes sèches, etc.) qu’il s’agit de confirmer et de développer afin de devenir leader sur ces marchés.
Le SER souhaite donc :
► Pérenniser les moyens de la recherche et développement, notamment par le soutien de l’Agence Nationale de la Re-cherche et de l'ADEME
► Lancer des appels d’offres réguliers permettant le financement et le développement des projets industriels et prenant en compte les évolutions technologiques et économiques
BIOMASSE
Exploiter tous les potentiels de la biomasse énergie
Abstraction faite du chauffage au bois, on distingue quatre grandes filières de production d’énergie renouvelable à partir de biomasse en France : l’incinération des déchets ménagers organiques, la production de biogaz, l’électricité produite à partir de la combustion du bois/biomasse, les carburants issus des végétaux. Les deux filières les plus matures et les plus importantes – en terme de volume énergétique – sont celles liées à l’incinération des déchets ménagers et aux biocar-burants. Une visibilité de développement doit leur être assurée.
Pour soutenir l’essor des deux autres filières, il est nécessaire :
►De baisser de 5 à 2 MWé le seuil d’obligation d’achat de l’électricité en fixant des seuils de rendement pour favoriser les installations dimensionnées en fonction du besoin thermique. La tarification sera d’autant plus rémunératrice que les projets seront de faible puissance
►De lever les freins au développement de la méthanisation en révisant les modalités de soutien (Fonds Déchets, tarifs…) de l’électricité produite à partir de biogaz afin d’encourager la mise en place d’installations collectives et territoriales
RÉSEAUX ÉLECTRIQUES
Faciliter l’accueil des énergies renouvelables sur les réseaux électriques
Le développement des énergies renouvelables et l’intégration de nouvelles capacités de production d’énergie décentralisées nécessitent une adaptation du réseau électrique (renforcement et création de lignes, développement des interconnexions) et une évolution de ses modes de gestion. Les capacités d’accueil sont épuisées dans plusieurs régions et les coûts de raccordement ont augmenté significativement.
Pour avancer, le SER juge nécessaire de :
► Faire évoluer les pratiques du gestionnaire du réseau de distribution, en revoyant, notamment, les procédures de traitement des demandes de raccordement, afin qu’elles soient adaptées aux spécificités des différentes catégories de projets énergies renouvelables
► Répartir équitablement les coûts de raccordement entre les producteurs et les gestionnaires de réseaux, en révisant le périmètre de contribution des producteurs ou en revenant à une réfaction à 40 % des coûts de raccordement des installations de production identique à celle qui préexistait avant la loi Nome
DOM-COM
Atteindre l’autonomie énergétique dans les îles
Les DOM-COM disposent d’atouts considérables en matière d’énergies renouvelables, mais ils connaissent des situations contrastées (la Martinique est dépendante à 96 % des énergies fossiles pour sa production d’électricité, la Guyane dispose déjà de près de 60 % d’électricité d’origine renouvelable)... Les outils développés pour la métropole ne sont pas adaptés à leurs contraintes (cyclones, petites unités de production...) et leur diversité.
Pour parvenir à l’indépendance énergétique de ces territoires à l’horizon 2030, il serait opportun de :
► Concevoir des mécanismes de soutien financier appropriés aux territoires insulaires
► Adapter les réseaux insulaires aux spécificités des énergies renouvelables, en modifiant les articles L.145-3-III et L.146-4 du Code de l’urbanisme afin que les lois Montagne et Littoral ne s’appliquent pas aux installations liées à la production d’électricité à partir d’énergies renouvelables dans les départements et collectivités d’outre mer
INTERNATIONAL
Mettre le cap sur l’international
En exploitant ses savoir-faire historiques, la France a les moyens de se positionner à l’international et de s’imposer sur ces marchés. Une action coordonnée entre les entreprises, l’Etat et les administrations est primordiale pour constituer une « équipe de France à l’export » de notre expertise en matière d’énergies renouvelables.
À cette fin, il est important :
► D'organiser la promotion de l’offre française à l’international
► De bâtir une stratégie intégrant aide au développement et soutien à l’export
enerzine.com | 23-janv.-2012 07:33
Hausse des prix de l'énergie : "le point de vue du médiateur"
Dans sa lettre bimensuelle, le médiateur national de l'énergie Denis Merville a indiqué partager l'avis des experts du secteur : "l'augmentation des prix de l'énergie est inéluctable, et ce dans ses trois composantes : la fourniture, l'acheminement et les taxes."
"Les prix de l'électricité et du gaz sont un sujet de préoccupation croissant pour les Français. Les hausses récentes, fortes et répétées, inquiètent quant à l'évolution future de la facture d'énergie" a tout d'abord commenté Denis Merville.
Selon lui, même si le prix de l'électricité en 2010 est inférieur au prix de 1995, en euros constants, "depuis 2008, les hausses des tarifs réglementés sont supérieures à l'inflation, tendance qui devrait se confirmer dans les prochaines années". Il met ainsi en valeur 3 arguments clés : "L'augmentation continue de la demande énergétique, le vieillissement du parc de production français et le retard pris dans le renforcement des réseaux." Car d'après lui, quel que soit le scénario d'évolution du mix énergétique, "des investissements importants tant dans les réseaux que dans les moyens de production (...) se retrouveront immanquablement dans les factures."
L'Union Française de l'Electricité évalue la hausse correspondante des prix pour les particuliers entre 33% et 50% hors inflation d'ici à 2030.
"Les tarifs réglementés de vente du gaz ont augmenté de 25% en deux ans, et de plus de 60% depuis 2005. L'évolution à court terme du prix des hydrocarbures est incertaine ; toutefois, les spécialistes s'accordent sur une hausse à long terme des prix, notamment en raison de la croissance de la demande et du renforcement des exigences environnementales."
D'autres variables influent sur le prix de l'énergie. "La CSPE* représente une charge croissante, supportée in fine par tous les consommateurs via leurs factures d'électricité."
Selon la Commission de régulation de l'énergie, les charges estimées pour 2012 devraient représenter en moyenne sur la facture annuelle d'un consommateur (5 MWh) : 19€ TTC pour la péréquation tarifaire dans les zones insulaires, 24€ de subvention pour l'électricité photovoltaïque, 22€ pour les autres énergies renouvelables et la cogénération, 1,5€ pour le tarif social de l'électricité et 10 centimes pour le budget du médiateur national de l'énergie. "Ces valeurs doivent être multipliées par deux environ pour un consommateur qui se chauffe à l'électricité."
"La question n'est donc plus de savoir si les prix augmenteront, mais comment". Dans ce cadre, le médiateur estime nécessaire de définir des modalités d'évolution des prix simples et stables, qui n'aggravent pas la précarité énergétique et incitent tous les consommateurs à mieux et à moins consommer. "Plus que jamais, la sobriété énergétique doit être recherchée."
Comment se décompose ma facture d’électricité* ?
37% de fourniture :
La part fourniture représente les coûts de production et/ou d’achat d’électricité, ainsi que les coûts de gestion commerciale de mon fournisseur.
33% d’acheminement :
La part acheminement est reversée par mon fournisseur aux gestionnaires de réseaux, qui acheminent l’électricité jusqu’à mon domicile et assurent toutes les interventions techniques.
30% de taxes :
• La Contribution Tarifaire d’Acheminement (CTA) permet de financer les droits spécifiques relatifs à l’assurance vieillesse du personnel relevant du régime des industries électriques et gazières. CTA = 2,2%
• Les Taxes sur la Consommation Finale d’Electricité (TCFE) remplacent les anciennes taxes locales sur l’électricité. Leur taux est décidé localement par les communes et les départements. TCFE = 6,4%
• La Contribution au service public de l’électricité (CSPE) permet de financer les charges de service public. CSPE = 6,4%
• La Taxe sur la Valeur Ajoutée (TVA) s’applique avec un taux de 5,5% sur le prix de l’abonnement et la CTA, et de 19,6% sur le prix du kWh, des TCFE et de la CSPE. TVA = 15%
* Cas d’un client particulier consommant entre 2500 et 5000 kWh/an
enerzine.com | 20-janv.-2012 07:32
Fermeture des frigos : une économie d'énergie de 2,2 TWh / an
En France, il y a environ 700 km de meubles frigorifiques de vente (MFV) à température positive (- 1 à + 7°C) installés dans les magasins alimentaires (hypermarchés, supermarchés, commerces spécialisés).
En moyenne, un supermarché est équipé de 50 mètres linéaires de MFV positifs, un hypermarché de près de 200 mètres linéaires et l'on trouve au moins un meuble frigorifique dans chaque magasin de proximité.
Si les magasins ont progressivement fermé les meubles à température négative, destinés aux produits surgelés, les MFV positifs sont encore ouverts pour des raisons d'usage commercial et du fait des coûts d'investissement induits. Ainsi, une vingtaine de magasins sur 12 000 grandes surfaces sont aujourd'hui équipés de MFV positifs fermés.
Pourquoi fermer les meubles frigorifiques ?
Le froid commercial est le poste de dépense énergétique le plus important d'une grande surface alimentaire, représentant en moyenne 40 % de la consommation totale d'énergie. La mise en place de portes sur les meubles frigorifiques de vente positifs permet de baisser de 20% de la consommation énergétique annuelle des supermarchés et des hypermarchés(1) et d'améliorer le confort des clients et des employés, en évitant la sensation de froid dans les rayons.
Les portes en double vitrage permettent une réduction de la consommation d'énergie du meuble frigorifique de l'ordre de 50%. Les portes en vitrage simple permettent de faire environ 20% d'économies d'énergie.

La fermeture de 75 % des meubles frigorifiques d'ici 2020 permettra, au total, d'économiser, 2,2 TWh chaque année, soit la consommation annuelle de 500 000 habitants.
Dans les magasins qui ont déjà expérimenté la fermeture des meubles frigorifiques de vente, les clients se montrent satisfaits de cette évolution et apprécient le confort accru dans les rayons.

Les valeurs indiquées dans ce tableau sont exprimées en énergie finale, incluant l’ensemble des consommations énergétiques du site, à savoir : les 5 usages de la réglementation (auxiliaires, ventilation, éclairage, chauffage, refroidissement), ainsi que les consommations des process.
Un engagement volontaire et collectif
A travers la signature d'une convention entre le ministère de l'Ecologie, du Développement Durable et la Fédération des entreprises du Commerces et de la Distribution, les enseignes de la distribution alimentaire s'engagent à installer des portes sur les meubles frigorifiques de vente dans tous les projets de réouverture ou de construction de magasin qui représentent chaque année 1.200 chantiers environ.
D'ici à 2020, 75 % des meubles frigorifiques de vente devront être progressivement fermés. Ainsi, en 2015, 25 % des meubles frigorifiques de vente devront être équipés de portes. Sur la période 2012-2020, cet engagement produira au total 11 TWh d'économie d'énergie.
Par ailleurs, les entreprises industrielles européennes(2) qui fournissent ces meubles vont investir à leur tour pour améliorer leurs capacités de production et développer de nouvelles solutions au meilleur prix. Afin de favoriser le déploiement de la démarche, les enseignes qui choisiront de fermer leurs meubles frigorifiques avec des portes en double vitrage pourront bénéficier, via un obligé, de certificats d'économies d'énergie (CEE), dans les conditions définies par la réglementation, ce qui constitue une incitation supplémentaire (jusqu'à 100 € par mètre linéaire sur un coût d'environ 2000 €) à privilégier les solutions énergétiquement les plus efficaces.
Voir l'article lié : ICI
Quelques magasins pionniers
Six supermarchés Carrefour Market et un hypermarché Carrefour expérimentent actuellement la fermeture des meubles froids réfrigérés. Les premiers tests ont commencé en 2010. Le magasin Carrefour Market de Morangis (91) fait partie de ces magasins pionniers : des meubles frigorifiques munis de portes double vitrage y ont été installés pour les produits frais tels que yaourts, charcuterie, fromages... Cette solution innovante permet de réduire d'environ 20 % les consommations d'énergie de la totalité du magasin. On observe également une augmentation de la température dans le magasin entre + 3 et + 5°C, ce qui représente un confort réel pour le client. Les meubles frigorifiques destinés aux produits surgelés sont également équipés de portes fermées, permettant d'économiser 60 % d'énergie par meuble.
Trois magasins Simply Market ont déjà fermé leurs meubles frigorifiques à température positive : le magasin d'Athis-Mons est équipé de meubles de froid fermés simple vitrage sur 60 mètres linéaires depuis son ouverture, en novembre 2011. A Sceaux (92), c'est dans le cadre d'une rénovation qu'ont été installés, en décembre 2011, des meubles de froid équipés de porte simple vitrage, sur 60 mètres linéaires également. La capitale n'est pas en reste puisque le magasin Simply Market du boulevard Gouvion Saint-Cyr (Paris, 17e) expérimente aussi la fermeture des meubles frigorifiques.
La consommation de ces meubles a ainsi été réduite de 44 %. La présence de portes diminue la migration du froid dans les allées : les consommateurs apprécient ce surcroît de confort.
Dans le cadre d'un programme complet de réduction des consommations du site, le magasin Géant casino de Saint-Michel-sur-Orge vient d'équiper une partie de ses allées de meubles froids sur près de 50 mètres linéaires avec des portes en double vitrage et en simple vitrage. Le site a par ailleurs mis en place des dispositifs de mesure permettant de valoriser les gains énergétiques et les économies associées aux solutions mises en œuvre. Le site a également été équipé en juillet 2011 de capots sur les meubles surgelés sur 80 mètres linéaires de meubles et il bénéficie depuis septembre 2011 d'une nappe d'éclairage optimisée permettant une baisse de consommation de 50%.
1 Source : Etude Site commercial à haute efficacité énergétique menée de 2008 à 2010 par PERIFEM (association technique de la distribution) en partenariat avec l’ADEME.
2 (Epta/Bonnet-Neve, Carrier/Linde, Koxka, Exkal, AHT, Saint-Gobain/Sovis, Remis, Pan-dur...). Elles fabriquent leurs équipements en France, en Italie, en Espagne, en Allemagne et en Tchéquie. Les groupes Carrier et Epta, qui sont les entreprises ayant les plus importantes parts de marché, possèdent des usines en France : à Romorantin (41) et à Hendaye (64).
enerzine.com | 18-janv.-2012 07:23
Un accès universel à l'énergie durable d'ici à 2030 ?
A l'occasion du Sommet mondial sur l'énergie de l'avenir qui se déroule à Abou Dhabi, aux Emirats arabes unis (EAU), le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, a exhorté lundi les gouvernements, le secteur privé et la société civile à soutenir l'initiative « Energie durable pour tous ».
Son appel s'inscrit dans le cadre du lancement de l'Année internationale de l'énergie durable pour tous, qui avait décidée par l`Assemblée générale des Nations Unies.
« C'est le bon moment pour cette initiative. A travers le monde, nous assistons à un élan pour mettre en œuvre des actions concrètes qui réduisent la pauvreté énergétique, relancent la croissance économique durable et réduisent les risques de changements climatiques. Arriver à assurer l'accès universel à l'énergie durable est nécessaire et faisable. Mon initiative permettrait de remplir ces trois objectifs simultanément », a déclaré Ban Ki-moon.
Le Secrétaire général a désigné le développement durable comme sa plus importante priorité pour son nouveau mandat de cinq ans, et il a identifié trois objectifs à atteindre d'ici à 2030.
Premièrement, il faut assurer l'accès universel aux services énergétiques modernes, ensuite il faut multiplier l'efficacité énergétique par deux et troisièmement, il faut doubler la proportion de l'énergie renouvelable.
Ban Ki-moon a nommé un groupe de travail de haut niveau composé de chefs d'entreprises, d'experts en finance, et de représentants de gouvernements et de la société civile pour encourager des actions permettant d'amener le changement sur le terrain, dans les conseils d'administration et dans la formulation des politiques dans les pays à travers le monde.
Le groupe de travail s'est réuni en marge de l'assemblée de l'Agence internationale de l'énergie renouvelable (IRENA) qui a eu lieu ce weekend à Abou Dhabi pour élaborer un programme d'actions aux niveaux national et international pour élargir l'accès à l'énergie, promouvoir les standards d'efficacité et renforcer les investissements dans l'énergie renouvelable.
Ce programme d'actions à entreprendre et les engagements pris par les parties prenantes seront présentés au public par le Secrétaire général avant la Conférence de l'ONU sur le développement durable Rio+20 en juin.
De son côté, le Président de l'Assemblée générale de l'ONU, Nassir Abdulaziz Al-Nasser, a rappelé qu'en faisant de 2012 l'année internationale de l'énergie durable pour tous, l'Assemblée générale a établi une plateforme pour sensibiliser la communauté internationale sur l'importance de trouver des solutions aux problèmes énergétiques, développer le secteur de l'énergie renouvelable et promouvoir une utilisation et une gestion durable de l'énergie et de l'eau.
« Il est plus urgent d'assurer la durabilité de l'énergie aujourd'hui qu'à n'importe quel moment du passé : plus d'un milliard de personnes continuent de vivre sans accès à l'électricité. L'approvisionnement en une énergie peu coûteuse et en quantité suffisante est une composante clé pour réduire la pauvreté, améliorer le bien-être de l'humanité et les conditions de vie et pour réussir le développement durable », a expliqué M. Al-Nasser.
En marge du sommet, le Secrétaire général a rencontré le Prince héritier d'Abou Dhabi et Commandant adjoint des forces armées des Emirats arabes unis, Sheikh Mohammed Bin Zayed Al Nahyan, ainsi que le Ministre des affaires étrangères Sheikh Abdullah Bin Zayed Al Nahyan.
Lors de ces rencontres, Ban Ki-moon a remercié le gouvernement et la population d'Abou Dhabi d'avoir accepté d'accueillir le Sommet mondial sur l'énergie de l'avenir, d'abriter l'Agence internationale de l'énergie renouvelable et de soutenir les activités de l'ONU.
enerzine.com | 18-janv.-2012 07:17
GDF Suez réalise une acquisition dans l'efficacité énergétique
En faisant l'acquisition de la compagnie Térmika, GDF Suez a annoncé dans un communiqué "vouloir développer ses services d'efficacité énergétique et environnementale au Chili".
La société qui développera ses activités sous la marque "Cofely Térmika" compte parmi ses principaux clients BHP Billiton et Antofagasta Minerals, deux des plus importants groupes industriels du pays et clients de GDF Suez dans l'énergie au Chili.
Grâce à cette acquisition, GDF Suez entend davantage s'implanter dans un pays en forte demande de services d’efficacité énergétique. Le groupe énergétique français précise qu'il dispose désormais d'un solide point d'ancrage pour développer durablement ses activités dans la région, en lien avec les autres sociétés du Groupe.
GDF Suez reste le premier producteur d'électricité du Nord du pays et opère notamment le terminal de réception et de regazéification de GNL de Mejillones. Le Groupe a annoncé récemment des réalisations majeures pour accompagner les fortes perspectives de croissance du Chili. Il vient ainsi d’inaugurer deux centrales thermiques d’une puissance de 300 MW au total. Enfin, dans les renouvelables, GDF Suez opère le parc éolien de Monte Redondo, deuxième parc du Chili avec une capacité installée de 48 MW et construit actuellement la centrale hydroélectrique Laja I, d’une capacité de 34 MW.
** Térmika a réalisé un chiffre d'affaires de près de 16 millions de dollars et emploie près de 250 collaborateurs.
enerzine.com | 18-janv.-2012 07:13
La distribution alimentaire s'engage dans l'efficacité énergétique
En signant une convention lundi avec le ministère de l'environnement, les enseignes de la distribution alimentaire représentées par la Fédération du Commerce et de la Distribution (FCD) se sont engagées à fermer, d'ici à 2020, 75 % des meubles frigorifiques destinés aux produits frais.
« Au delà des mesures engagées par le Gouvernement dans sa politique en faveur de l'efficacité énergétique, l'engagement volontaire de tous est essentiel. C'est tout le sens de la convention que je viens de signer aujourd'hui avec les acteurs de la distribution alimentaire. Alors que l'objectif du Gouvernement est de réduire les consommations d'environ 20 % à horizon 2020, soit la consommation annuelle de 16 millions d'habitants, cette mesure permettra d'économiser 2,2 TWh chaque année, soit la consommation annuelle d'une ville de 500 000 habitants et 20 % de la consommation des magasins. Par des mesures simples et concrètes, nous œuvrons en faveur de la compétitivité des entreprises, du pouvoir d'achat des ménages, de l'emploi et de l'environnement », a déclaré Nathalie Kosciusko-Morizet en déplacement au magasin Géant Casino de Saint-Michel-sur-Orge (91-Essonne).
Première source de consommation électrique, la consommation des rayons frais représente près de la moitié de l'énergie consommée par les magasins. Leur fermeture par des portes permettra une réduction de 50 % de leur consommation énergétique (étude PERIFEM-ADEME), tout en améliorant le confort des clients en leur évitant la sensation de froid dans les rayons.
Cet engagement qui a été approuvé par Auchan, Carrefour, Casino, Cora, Francap, Monoprix, Simply Market et Système U vaut pour tous les formats de magasins : hypermarchés, supermarchés et commerces de proximité. On apprend aussi que cette convention sera également signée par Intermarché dans les prochains jours.

Afin de favoriser le déploiement de la démarche, l'Etat rend éligible la fermeture des meubles frigorifiques avec des portes en double vitrage aux certificats d'économies d'énergie (CEE), ce qui constitue une incitation supplémentaire à privilégier les solutions énergétiquement les plus efficaces.
Par ailleurs, de nombreuses actions ont déjà été mises en œuvre pour réduire la consommation d'énergie des magasins : dispositifs d'automatisme et de télégestion, meilleure implantation des luminaires, utilisation de l'éclairage naturel, récupération de la chaleur produite par les installations frigorifiques pour le chauffage des locaux, meubles fermés pour les produits surgelés…
enerzine.com | 18-janv.-2012 07:10
"Transition écologique" : Eva Joly promet 1 million d'emplois
Eva Joly, la candidate des écologistes à l'élection présidentielle 2012 a développé vendredi dernier son Pacte écologique pour l'emploi, alors même qu'elle rencontrait des salariés de M-real qui s'opposent vivement à la fermeture de leur usine de papier (l'Eure) "rentable" et défendent également sa conversion écologique.
"La raffinerie Pétroplus est en train de fermer ses portes. Si nous engagions la transition écologique, nous aurions dès demain les moyens de produire ici (NDLR : à Alizay) des agrocarburants de nouvelle génération qui correspondraient à 20% de la capacité de production de Pétroplus" a précisé Eva Joly.
Un consortium européen aurait proposé une offre combinée entre le papetier et le raffineur. Le premier produirait un nouvel agrocarburant à partir de bois, tandis que le second le raffinerait sur le site de Petroplus.
« La France poursuit des mirages et des impasses pour répondre au chômage, à commencer par l'espérance vaine d'une croissance retrouvée. La réponse des écologistes pour créer un million d'emplois, c'est l'économie verte et le vivre-mieux ; c'est l'économie de proximité ; c'est le retour du long terme dans l'économie par la rénovation du dialogue social. En changeant de perspective, de modèle, nous montrons aujourd'hui que nous sommes les seuls à ouvrir le chemin pour créer de nouveaux emplois », a déclaré par ailleurs Eva Joly.
Ce Pacte écologique pour l'emploi repose sur 5 piliers dont celui de la création nette d'1 million d'emplois par "la transition écologique", d'ici 2020. "Il ne s'agit pas d'une promesse en l'air, nous avons chiffré et mesuré l'impact de la transition écologique de l'économie. Ma priorité, c'est de montrer qu'en France, créer de l'emploi, oui c'est possible." a affirmé la candidate verte. Et d'affirmer son slogan : "Un million d'emplois, c'est faire le choix de la transition énergétique, des énergies renouvelables et des économies d'énergie !"
Dans son discours, elle a aussi interpellé Henry Proglio (PDG EDF), lui indiquant "que nous sommes les seuls à ouvrir le chemin pour véritablement créer de nouveaux emplois. Ces chiffres sont précis et calculés dans le dossier de presse que vous avez entre les mains."
Rien que dans les énergies renouvelables et les économies d'énergie, Eva Joly a chiffré le nombre de création d'emplois à plus de 400.000. Voici ci dessous, les éléments mis en avant par les Verts pour atteindre cet objectif, dont celui de la reconversion progressive de la filière nucléaire.
Extraits du chiffrage détaillé sur le document 1 million d'emplois (disponible ici en intégralité).
"Les énergies renouvelables : +141 000 emplois directs et indirects"
Le développement de la part des énergies renouvelables est fortement créateur d'emplois. Les énergies renouvelables sont en effet des énergies produites localement, contrairement au pétrole et au gaz importés. Les énergies renouvelables ont aussi un mode de production plus intensif en travail que les énergies fossiles.
Le développement des énergies renouvelables permettrait la création de plus de 110 000 emplois directs et indirects d'ici 2020 (2). En détail, la filière solaire permettrait la création de 80 000 emplois pour une puissance installée de 20 gigawatt (soit 20 fois la puissance du parc solaire installé à fin la 2010). La filière éolienne pourrait créer 40 000 emplois pour une puissance installée de 30 gigawatt (soit 6 fois le parc actuel). La filière bois pourrait créer 15 000 emplois directs et indirects et le biogaz 6 000.
En matière d'énergie renouvelable, la France doit suivre la voie tracée par l'Allemagne dont 10% de l'énergie totale est aujourd'hui d'origine renouvelable et a ainsi créé une filière qui emploie 5 fois plus de salariés qu'il y a 10 ans.
"Les économies d'énergie : +440 000 emplois directs et indirects"
La politique de l'énergie repose sur deux piliers : produire ET économiser. La réhabilitation énergétique des logements est prioritaire pour diviser par quatre les émissions de CO2. L'objectif est d'atteindre un rythme de 900 000 logements par an réhabilités aux normes basse consommation d'ici 2020. La réalisation de cet objectif permettrait la création de 440 000 emplois nouveaux dans le secteur du bâtiment. 70% de ces emplois seront créés par la rénovation des logements, le reste dans le tertiaire. Au total, 130 000 emplois directs et indirects seront créés dans les ouvertures, 260 000 dans l'isolation et 45 000 pour les systèmes de chauffage efficaces (3).
"Des emplois à reconvertir dans les énergies fossiles : -65 000 emplois directs et indirects"
Personne ne croit plus aujourd'hui en une croissance infinie de la consommation d'énergie fossile. Ces secteurs sont peu intensifs en main-d'œuvre et consistent principalement en la distribution de produits importés. D'ici 2020, la conversion à l'économie verte doit permettre une réduction de 30% de la consommation de pétrole et de gaz. Cette diminution de la
consommation des énergies fossiles se traduirait par la perte de 65 000 emplois directs et indirects.
"Une reconversion progressive de la filière nucléaire : -70 000 emplois directs et indirects"
L'industrie nucléaire et ses 240 000 emplois directs et indirects ne vont pas disparaître brutalement. Le démantèlement du parc nucléaire et le renforcement du niveau de sécurité des centrales en activité exigeront de maintenir une partie importante de l'emploi. D'ici 2020, les destructions d'emplois devraient principalement se concentrer dans les centrales qui fermeront d'ici 2020 (37 réacteurs, soit 63% du parc installé) ou verront leurs chantiers arrêtés (réacteur EPR de Flamanville).
L'étude PricewaterhouseCoopers pour Areva (4) estime que le démantèlement d'un réacteur implique de conserver un tiers des emplois d'une centrale en activité. L'arrêt de 37 réacteurs devrait donc se traduire par la suppression de 20 000 emplois directs sur les 47 000 emplois dans l'exploitation et la maintenance. L'arrêt de la construction de l'EPR de Flamanville et une réduction progressive des activités d'enrichissement et de retraitement entraîneront la perte de 20 000 emplois directs.
Le développement d'un savoir-faire en matière de démantèlement sera susceptible de créer des une nouvelle filière dont les emplois ne sont pas comptabilisés ici. Au total, 70 000 emplois directs et indirects seront supprimés d'ici 2020.
2 Source : Méthodologie P. Quirion, CIRED CNRS, et ratios emplois issus de l’étude ADEME /IN NUMERI, Marchés, emplois et enjeu énergétiques des activités liées à l’amélioration de l’efficacité énergétique et aux énergies renouvelables, situation 2008-09 perspectives 2010
3 Idem
4 Etude PricewaterhouseCoopers pour Areva : ICI
enerzine.com | 16-janv.-2012 07:40
Les réseaux de capteurs doivent être moins énergivores pour durer
Pour rendre ces systèmes capables d'effectuer les mêmes opérations mais sans consommer beaucoup d'énergie, une solution est de diviser l'ensemble en couches, sur le principe du clustering.
Comment rendre les réseaux de capteurs sans fil moins gourmands en énergie ? C'est la problématique que deux chercheurs de l'école Doctorale en Informatique UAMB à l'Université de Bejaïa, en Algérie ont tenté de résoudre.
La consommation énergétique est en effet trop importante, induite par le routage des données collectées à chaque noeud.
“C'est une contrainte cruciale puisque généralement les capteurs sont déployés dans des zones inaccessibles, et il est difficile voire impossible de remplacer les batteries après leur épuisement”, expliquent les chercheurs dans leur papier de recherche. “De ce fait, la consommation d'énergie a une grande influence sur la durée de vie du réseau tout entier”.
En partie, le problème vient du protocole de routage utilisé. Ces protocoles deviennent moins performants, à mesure que le nombre de noeuds augmente, notamment à cause de l'accroissement du nombre d'interférences entre noeuds voisins. Pour résoudre le problème, les chercheurs de l'UAMB proposent donc un protocole de routage plus efficace en consommation énergétique, s'inspirant des techniques qui ont fait leurs preuves dans le domaine du clustering.
Trop gourmands en énergie
Ce protocole permet d'organiser le réseau en couches et assure un routage par multi-saut entre chaque noeud. Selon les chercheurs ce routage permet plus de souplesse dans le cas de réseaux avec un grand nombre de noeuds, et exploite plus équitablement l'énergie des noeuds du réseau. “Les résultats des simulations ont montré que notre protocole permet une réduction de la dissipation d'énergie et une durée du réseau plus grande”, assurent les chercheurs. Les résultats indiquent jusqu'à moins de 10% de moyenne d'énergie consommée (pour 400 nœuds par exemple) par rapport au protocole LEACH, habituellement utilisé dans ce type de réseau et qui a servi de référence, et une durée de vie allongée de quelques 28 %, si l'on en croit l'article.
Un nouveau protocole capable de réduire la consommation
Ce gain en énergie est dû à l'équilibrage dans la distribution de la charge ainsi que le choix des noeuds effectués, comme dans un cluster. Comme leur nom l'indique, les réseaux de capteurs sans fil (Wireless Sensor Networks, WSN) sont composés d'une multitude de mini-capteurs déployés aléatoirement dans une zone donnée. Leur objectif est de récupérer les données de leur environnement de manière autonome, et de les acheminer vers une station de collecte à travers un réseau sans fil. Dans leur structure, ils s'apparentent aux réseaux ad-hoc. Ils sont utiles dans les domaines de l'industrie, de l'écologie, de la santé ou de la sécurité (monitoring de la température, de la pression, de la radioactivité, suivi des malades, contrôle du trafic urbain etc...)
Le MIT les a même catégorisé dans les dix technologies qui ont bouleversé notre manière de vivre.
[ Source : Atelier - BNP Paribas ]
enerzine.com | 16-janv.-2012 07:39
Premier limiteur de courant de défaut supraconducteur résistif
Le spécialiste du câble Nexans, a annoncé vendredi dernier avoir mis en service avec succès le premier limiteur de courant de défaut supraconducteur (SFCL) résistif au monde reposant sur des rubans supraconducteurs de 2ème génération.
Un SCFL de première génération, composé de matériaux supraconducteurs massifs, avait été installé par Nexans à Boxberg en 2009 dans le cadre d'un programme de tests de longue durée. Après avoir mené à bien ce projet, le Groupe est de retour à la centrale pour tester un nouveau système SCFL à base de rubans supraconducteurs.
Le SFCL, équipé d'éléments supraconducteurs développés en coopération avec le Karlsruhe Institute of Technology (KIT), a été installé pour le compte de Vattenfall Europe Generation AG afin d'assurer une protection contre les courts-circuits de l'alimentation en moyenne tension des concasseurs de la centrale à lignite de Boxberg en Saxe (Allemagne).
Les rubans réduisent d'environ 90% les pertes déjà faibles dans le matériau conducteur, et donc les coûts d'exploitation. En outre, ils réagissent encore plus rapidement à un court-circuit que les matériaux de première génération.
« Nous disposons désormais d'une seconde option de matériau supraconducteur pour la fabrication de systèmes d'énergie, ce qui ouvre la voie à un éventail encore plus large d'applications pour nos limiteurs de courant de défaut afin d'aider nos clients à renforcer la sécurité de leur personnel et de leur équipement tout en réduisant leurs coûts d'infrastructure. La modernisation et l'expansion des réseaux d'énergie en vue de répondre aux besoins en évolution rapide de nos clients exigent des solutions intelligentes et de nouvelles fonctionnalités », a expliqué Jean-Maxime Saugrain, Directeur Technique de Nexans. « Cette installation dans une centrale ne constitue que l'une des nombreuses applications potentielles de la technologie SCFL. Par exemple, dans le secteur des énergies renouvelables, la capacité à fournir plus de puissance est souvent bridée par le niveau des courants de court-circuit. »
Rapidité de réaction aux courants de court-circuit
Le limiteur de courant fonctionne selon un principe similaire à un disjoncteur basse tension dans les habitations, mais au niveau du réseau moyenne/haute tension. De plus, une fois déclenché, il n'interrompt pas entièrement le flux d'électricité. En temps normal, ses éléments supraconducteurs laissent passer le courant pratiquement sans résistance. Si un niveau critique de courant est dépassé, par exemple en cas de court-circuit, le conducteur quitte son état supraconducteur en l'espace de quelques millisecondes pour se transformer en une résistance électrique élevée. Seul un courant résiduel défini précisément continue alors à passer, ce qui permet au système de protéger l'ensemble des composants en aval, tels que les disjoncteurs, contre une surcharge susceptible de les endommager.
L'un des principaux avantages du SFCL réside dans sa sécurité intrinsèque : en effet, il réagit à un court-circuit sans avoir besoin d'un signal de déclenchement externe. A la différence des systèmes pyrotechniques qui doivent être remplacés après déclenchement, il peut revenir en mode normal dès que le court-circuit a disparu et que le matériau retrouve son état supraconducteur.
Le nouveau SCFL est conçu pour un courant nominal de 560 A à 12 000 V, mais autorise également le bref passage de courants allant jusqu'à 2700 A sans se déclencher. Il s'agit d'une condition essentielle pour que les concasseurs puissent tirer sans problème un courant élevé lors de leur démarrage.
Au cœur du limiteur, des conducteurs déposés
Le nouveau limiteur de courant emploie des rubans supraconducteurs en YBCO (oxyde mixte d'yttrium, de baryum et de cuivre), également appelés « conducteurs déposés ». A des températures inférieures à -180°C, la mince couche de céramique devient supraconductrice et offre une conductivité électrique environ 10 000 fois supérieure à celle du cuivre.
Les composants limiteurs de courant à rubans supraconducteurs de deuxième génération ont été développés au cours des deux dernières années dans le cadre du projet ENSYSTROB. Les partenaires du projet sont Nexans SuperConductors GmbH, le KIT, les universités technologiques de Cottbus et de Dortmund ainsi que le groupe énergétique Vattenfall. Le Ministère fédéral allemand de l'Economie et de la Technologie (BMWi) a cofinancé le projet à hauteur d'environ 1,3 million d'euros.
enerzine.com | 16-janv.-2012 07:33
Une ampoule LED - équivalent 100 W - de seulement 12 watts
La compagnie américaine Anomax a annoncé avoir mis au point une ampoule LED équivalent 100 W utilisant seulement 12 watts d'énergie, soit une efficacité de +48% par rapport à une ampoule compacte fluorescente CFL (23 watts) d'aujourd'hui.
Les ampoules de Anomax associent leur technologie de substrats en instance de brevet IPCHS* (une carte à cœur métallique peu coûteuse avec des circuits directement plaqués par électrolyse sur de l'oxyde d'aluminium) avec des diodes LED. Cette technologie a été baptisé LMR pour Light Made Right par Anomax et affiche 83 lumens/watt.
« Les goulots d'étranglement techniques associés aux ampoules LED se situent dans la carte de transfert à température basse (3 w/mK) qui surchauffe les diodes LED et réduit grandement la puissance lumineuse. C'est pourquoi les ampoules LED de 60 watts existent uniquement dans les laboratoires de recherche et développement et qu'elles sont très onéreuses à produire. Le coefficient d'échange thermique élevé (30 w/mK) du IPCHS permet une conversion efficace de l'énergie en lumière, améliorant le rendement énergétique par près de 50 % » a déclaré H.A. Chan, directeur de Anomax.
Selon un rapport indépendant d'un laboratoire de recherche et développement, « La consommation énergétique totale de l'ampoule de 100 W LMR est uniquement de 11,9 W avec la puissance lumineuse d'une ampoule à incandescence de 100 W. La technologie IPCHS possède un excellent rendement thermique et elle est très efficace. » Le rendement de l'ampoule LMR a été également vérifié et confirmé par un laboratoire accrédité ANSI/TUV/UL externe.

En comparaison, 90 W sur les 100 W d'une ampoule à incandescence sont "perdus" à produire de la chaleur. Une CFL de 100 W contient en plus, du mercure, un élément nocif pour la santé. D'après Anomax, les économies énergétiques permettent d'amortir le prix des ampoules LMR en 2 ans environ.
Enfin, Anomax précise qu'elle vient de terminer des séries de production d'ampoules LMR de 100 W. La société recherche maintenant un partenaire pour fabriquer ce type d'ampoule à grande échelle.
enerzine.com | 12-janv.-2012 07:10
"Quand je me chauffe, quelle est ma consommation ?"
Bien choisir comment chauffer son logement et produire son eau chaude devient un casse-tête insoluble pour les citoyens que nous sommes.
Même s'il souhaite faire des économies en étant vertueux conformément aux engagements des pouvoirs publics*, c'est-à-dire - en préservant son juste droit au confort - consommer moins tout en maîtrisant ses émissions de CO2, le citoyen est perdu face à des discours sur un kWh exprimé parfois en énergie « primaire », parfois en énergie « finale ».
On lui donne une valeur en PCS (pouvoir calorifique supérieur) ou en PCI (pouvoir calorifique inférieur) selon les cas. Ce kWh se trouve affecté d'un coefficient de transformation et se voit doté d'un rendement ou d'un COP.
Pourquoi de pas revenir à des choses simples en se posant les bonnes questions : Que me facture-t-on réellement ? Quel est mon taux d'émissions de CO2 ?
Dans le cas d'une Pompe à Chaleur, les kWh électriques qui sont facturés sont comptabilisés par un compteur. Ces kWh sont utilisés pour faire fonctionner ma pompe à chaleur qui assure mon chauffage et mon eau chaude sanitaire. Contenues dans l'environnement extérieur, l'air, l'eau et le sol, les calories sont gratuites et disponibles à tout moment. Ainsi, quand je paie et consomme 1 kWh, j'en récupère en moyenne 3 à 4 pour mon chauffage et mon eau chaude sanitaire. D'où le « COefficient de Performance » (COP de 3 à 4) : pour un COP de 3, je consomme 1 kWh de nature électrique pour 3 kWh restitués sous forme de chaleur, donc je n'émets que 180 gr (**) de CO2.
Pour les autres technologies couramment utilisées, et notamment pour les générateurs qui utilisent les énergies fossiles que sont le fioul et le gaz, l'énergie consommée est transformée en chaleur, généralement par combustion, ce qui explique l'introduction d'un rendement, obligatoirement inférieur à 100 % par rapport à l'énergie qui m'est facturée. Dans le cas d'une chaudière au rendement de 95%, pour 3 kWh utilisés, j'en consomme 3,15 et j'émets entre 650 gr (*) et 850 gr (*) de CO2 selon l'énergie fossile utilisée.
Face à ces principes basiques, l'Assocation française pour les pompes à chaleur (AFPAC) s'estime lésée, à savoir : "pourquoi la réglementation introduit des éléments dits conventionnels qui opacifient la vision du consommateur tout en dégradant la valeur de son patrimoine, sans qu'il en ait réellement conscience."
A l'occasion de la mise en place de la RT 2012 pour le logement neuf, la valorisation de la consommation d'énergie est affichée en énergie dite primaire, ce qui a pour conséquence selon l'AFPAC "de minorer arbitrairement la performance des solutions PAC."
L'étiquette énergétique de mon logement est calculée en énergie primaire et non en énergie finale, alors même que j'achète de l'énergie finale et certainement pas de l'énergie primaire.
Si elle indique D ou E avec une pompe à chaleur, je n'ai aucune assurance d'avoir un chauffage moins coûteux que pour un logement avec chauffage gaz ayant une étiquette énergétique marquée en C.
De plus, quand j'achète un logement en D ou E chauffé à l'électricité, rien ne m'indique que j'émets moins de Co2 qu'avec un logement chauffé au gaz avec étiquette en C. Et, contrairement à ce que proposait le rapport de l'OPECST de novembre 2009, l'adoption d'un plafond d'émission de CO2 a été exclue.
Enfin, la valorisation de la quantité d'EnR générée par un système thermodynamique n'est conforme ni avec l'esprit ni avec les textes de la Directive européenne 2009/28/CE. "Ce point majeur pénalise très fortement les PAC, sans raison affichable" affirme l'AFPAC.
Le DPE (Diagnostic de Performance Energétique) constitue un grand progrès dans l'information des propriétaires et locataires de logements. Il permet à chaque ménage qui achète ou loue un logement ancien de mieux évaluer sa consommation énergétique et son coût associé, de mesurer l'impact sur les émissions de gaz à effet de serre et de disposer de conseils pour maîtriser sa consommation d'énergie.
Rendu obligatoire depuis le 1er janvier 2011 par le Grenelle de l'Environnement, l'affichage de la performance énergétique des logements dans les annonces immobilières constitue une véritable avancée dans l'amélioration de l'information des Français.
Aujourd'hui, toujours d'après l'AFPAC "son efficacité est limitée et contestable du fait du seul affichage du niveau de performance énergétique conventionnel en énergie primaire. Il ne rend pas compte de la performance du bâti pour éviter les déperditions en ne valorisant les consommations d'énergie qu'en énergie primaire."
Par ailleurs, les exigences règlementaires des RT 2000 et RT 2005 de pondération par énergie ne sont pas prises en compte.
Dans un tel état de fait, où est l'intérêt du consommateur ? Où est l'intérêt général ? Où est le rôle d'impartialité des services publics ? s'interroge l'association.
Car pour elle, pour rendre efficace et acceptable cette réforme sur le DPE, il convient d'une part de "rendre obligatoires l'affichage de l'étiquette en Gaz à Effet de Serres (GES), en parallèle de l'étiquette énergie - par les agences immobilières." Et d'autre part, "pour les énergies présentant un coefficient conventionnel de transformation de l'énergie primaire en énergie finale, l'ajout de l'affichage de la consommation en énergie finale." En effet, afin de faciliter la lecture du DPE et de le rendre compréhensible et efficient pour l'utilisateur, "il est nécessaire de lui fournir des données comparatives correspondant à la réalité des éléments de sa facturation."
* Pour être en cohérence avec l’objectif des « trois fois 20 » fixé par l’Europe en matière de « Climat – Energie », (réduction des émissions de gaz à effet de serre de 20 % par rapport au niveau de 1990, amélioration de 20 % en matière d’efficience énergétique et part des énergies renouvelables dans la consommation totale d’énergie portée à 20 % - le tout d’ici à 2020), le Grenelle de l’environnement a fixé les objectifs majeurs suivants :
Une réduction conséquente des émissions de CO2 ;
Une réduction importante des consommations d’énergie des bâtiments ;
Un mix énergétique équilibré faiblement émetteur de CO2 ;
Une avancée technologique significative de l’ensemble des solutions de génie climatique ;
Un fort développement des solutions exploitant les énergies renouvelables.
Ce sont ceux-là mêmes auxquels se sont engagés tous les pouvoirs publics français, jusqu’au plus haut niveau.
** Source ADEME : contenus en CO2 par kWh pour - respectivement - l’électricité, le gaz et le fioul domestique.
enerzine.com | 11-janv.-2012 07:23
Interclima+elec 2012 : du sans fil pour les bâtiments "verts"
A l'occasion du salon Interclima+elec, qui se déroulera du 7 au 10 février 2012 à Paris, Porte de Versailles, des entreprises partenaires de l'Alliance EnOcean** vont présenter chacun leur offre de produits sans fil.
Ainsi, 24 sociétés exposeront des solutions "innovantes" utilisant les technologies d'EnOcean et permettant de piloter chauffage, climatisation et ventilation de manière autonome, sans fil et sans pile.
Voici quelques-unes des nouveautés qui seront exposées sur le stand communautaire :
NanoSense
Une vanne thermostatique révolutionnaire pour réguler les radiateurs eau chaude
Membre d'OSEO excellence, NanoSense est une société spécialisée dans l'analyse de l'air et de la radioactivité. Elle présentera en avant-première un prototype de vanne de contrôle conçu et fabriqué par l'entreprise canadienne Spartan. Dénommée Thermopyla, elle est entièrement autonome et puise son énergie dans le réseau hydraulique pour motoriser la vanne thermostatique et le capteur radio, en s'appuyant sur l'effet Seebeck (pelletier inversé).
« Il s'agit d'une première mondiale. Il n'existait pas de moyen abouti pour réguler de manière individuelle le chauffage eau chaude. Les implications dans le domaine du chauffage collectif sont extrêmement importantes. Spartan est la première entreprise à lancer ce type de solutions qui repose sur la technologie EnOcean. D'autres constructeurs ont des projets en ce sens car ce sont des produits très attendus par le marché » a commenté Emmanuel François, Responsable France et Europe de l'Ouest d'EnOcean.
NanoSense exposera par ailleurs une toute nouvelle sonde permettant le contrôle du renouvellement de l'air dans les bâtiments basse consommation.
Baptisée E4000, cette sonde mesure le CO2, les COV (composés organiques volatils), l'humidité et la température. Elle communique avec les bus les plus répandus ainsi qu'avec le protocole d'EnOcean. La mesure du CO2 permet notamment de connaître le nombre de personnes présentes dans une pièce et donc d'agir en fonction sur le chauffage et la ventilation. Il s'agit d'une manière simple de piloter en temps réels les clapets d'aération dans les bâtiments BBC. La E4000 dispose également de sondes annexes pour la mesure du radon (provenant majoritairement des puits canadiens), des particules fines et de l'ozone.
La solution de NanoSense permet de s'adapter aux nouvelles contraintes légales. Un récent décret du 2 décembre 2011 précise les valeurs guides pour certaines substances présentes dans l'air intérieur des établissements recevant du public (ERP). Ces valeurs, qui concernent le formaldéhyde (gaz incolore principalement utilisé pour la fabrication de colles, liants ou résines) et le benzène (substance cancérogène issue de phénomènes de combustion) diminueront fortement à partir de 2013.
CAN2GO
Des solutions filaires et sans-fil pour la gestion active du Bâtiment incluant le CVC, l'éclairage et le metering.
CAN2GO présentera pour la première fois aux intégrateurs français sa deuxième génération d'automates filaires et sans-fil ; incluant le contrôleur universel UN2, le contrôleur pour débit d'air variable VA2 et le contrôleur GW2.
Simples d'utilisation et très abordables en termes de coût, ces nouvelles solutions apportent de réelles avancées en matière de gestion technique centralisée en permettant de démocratiser le BMS.
Chaque unité CAN2GO supporte plusieurs protocoles, permettant le contrôle et la mise en réseau filaire (BACnet, IP/Ethernet, Modbus, CANbus) et/ou sans-fil (EnOcean, ZigBee) au choix de l'intégrateur et du client. CAN2GO dévoilera également la dernière version de son interface web de gestion technique de bâtiment : le CAN2GO Web BMS.
Elsner Elektronik
Une station météorologique et un système de pilotage intelligent
Elsner Elektronik propose depuis 1990 des systèmes de commande intelligents pour l'automatisation des jardins d'hiver et des bâtiments. Le nouveau dispositif de contrôle WS1000 Color, montré à l'occasion d'Interclima, fait plus que réguler l'ensoleillement, la ventilation et la température d'une pièce. Il prend également en charge les messages d'urgence (ex. alarme de fumée), l'éclairage, les caméras de surveillance, etc. La station météorologique P03 envoie au système central, grâce au protocole EnOcean, des informations sur la vitesse du vent, la luminosité, la température ainsi que sur les précipitations.
Lifedomus
La domotique universelle
Jeune entreprise française créée en 2009 par une équipe de passionnés, Lifedomus présentera la « box » qu'elle a lancée récemment, fin novembre 2011. Lifedomus se propose d'être le premier système d'exploitation de la maison en permettant de communiquer avec tous les appareils de son environnement, quels que soient leurs marques et leurs langages. Les utilisateurs peuvent prendre la main sur les appareils du quotidien, de la lumière au home cinéma, en passant par la piscine, les volets roulants, ou l'arrosage du jardin. Tout ce qui se commande ou se télécommande est susceptible d'être centralisé et contrôlé par Lifedomus. Les interfaces de pilotage reprennent les codes de design actuel dans leur rendu graphique et leur manipulation multi-touch. Les habitués des smartphones ne sont ainsi pas dépaysés.
GE Energy
Un système de gestion intelligente des énergies du bâtiment
GE Energy Industrial Solutions exposera HabiTEQ, un système permettant d'optimiser la consommation énergétique. HabiTEQ est un système modulable. L'ensemble des fonctions des lieux de vie et de travail (éclairage, chauffage, climatisation, et sécurité) sont intégrés en toute simplicité à un système de communication unique. Le contrôleur central peut être programmé avec un ordinateur pour fonctionner automatiquement ou en réponse à un stimulus extérieur ; par exemple changer la température d'une pièce en réponse à des hausses ou baisses de la température extérieure, en fonction d'une certaine heure dans la journée, ou de la présence humaine.
Trio2sys
Des capteurs de température et d'hygrométrie de la taille d'un index pour positionner la sonde au meilleur endroit dans une pièce
Basée près de Dijon, Trio2sys est spécialisée dans les applications domotiques pour la gestion de l'énergie dans les bâtiments domestiques et tertiaires. La société se positionne notamment comme fournisseur OEM, permettant aux fabricants d'acquérir des produits finis EnOcean. TrioSys exposera bon nombre de nouveaux produits sur Interclima, dont des contacteurs de fenêtres, des détecteurs de présence, de luminosité, de température et d'hygrométrie, une gamme complète de récepteurs et répéteurs ainsi que des télécommandes ergonomiques et des interrupteurs sans fil et sans pile disponibles dans de nombreux design, coloris et matériaux.
Kieback&Peter
Des produits primés pour leur efficacité énergétique
Kieback&Peter est l'un des principaux fournisseurs de produits et solutions pour la gestion de systèmes de chauffage, de ventilation et de climatisation (CVC). Le spécialiste de la gestion technique de bâtiment présentera aux visiteurs du salon sa gamme de produits de gestion du confort et de l'efficacité énergétique, notamment le petit servomoteur MD15-FTL et le régulateur de zone RBW322-FTL. Le module de contrôle surveille la température ambiante grâce à une sonde intégrée. La fonction de régulation de la température des pièces est basée sur le report des données du module de contrôle vers le petit servomoteur MD 15-FTL. Cette solution a permis à Kieback&Peter de remporter le prix de l'efficacité énergétique décerné en septembre 2011 à l'occasion du salon GebäudeEffizienz de Frankfort/Main en Allemagne.
PEHA Elektro
Une commande intelligente de bâtiment
La filiale d'Honeywell exposera notamment Easyclick Confort, une télécommande conviviale conçue pour les récepteurs Easyclick ainsi que pour tous les autres récepteurs intégrant la technologie EnOcean. La télécommande, qui permet d'allumer, d'éteindre, de faire varier l'éclairage, de commander les volets roulants, les brises soleil, et de nombreux autres équipements dotés de récepteurs EnOcean, offre aux installateurs des fonctions avancées de paramétrages et de programmation.
« Grâce aux nouvelles technologies, différents univers se rejoignent : le monde du CVC avec celui de l'électricité. Le standard EnOcean constitue un trait d'union entre le smart building, le smart home et le smart grid » a conclu Emmanuel François.
** L'Alliance EnOcean qui fédère à ce jour 250 entreprises issues de 20 pays dans le monde garantit de son côté que les produits utilisant les capteurs et actionneurs sans fil et sans pile développés par EnOcean soient interopérables. Les équipementiers disposent ainsi de technologies sans fil autonomes en énergie (energy harvesting) qui peuvent être facilement intégrées dans leurs produits finis. Les intégrateurs, quant à eux, peuvent installer rapidement des équipements reposant sur des modules sans fil autoalimentés, qui ne nécessitent aucune maintenance et permettent de réaliser des économies d'énergie substantielles.
Elle partagera son stand L84 (pavillon 7.2) avec les partenaires suivants : Can2Go, Elsner Elektronik, EnOcean, GE Energy, Honeywell, Kieback & Peter, Lifedomus, NanoSense et Trio2sys.
enerzine.com | 11-janv.-2012 07:21
MHI a livré un système de stockage d'énergie de 100 kW
Le japonais Mitsubishi Heavy Industries (MHI) a livré à l'Institut de Technologie de Shimizu à Tokyo un système de grande capacité de stockage d'énergie employant des batteries rechargeables au lithium-ion (Li-ion).
Le dispositif de stockage d'énergie d'une puissance de 100 kilowatts (kW) et d'une capacité de stockage de 60 kilowattheures (kWh), constitue l'un des plus grands dispositifs de ce type à base de lithium-ion, au Japon.
Le pôle technologique de Shimizu Corporation ainsi qu'une importante société japonaise de construction mènent actuellement des tests dans le domaine des micro-réseaux, un système permettant de gérer l'énergie au niveau local. Ainsi, le micro-réseau installé à l'Institut de Technologie de Shimizu possède t-il une puissance totale de 600 kW. Il est composé de plusieurs sources d'alimentation, dont un système de production photovoltaïque et un système de stockage d'énergie, tous paramétrés dans un contrôleur intégré. Le dispositif de stockage de batteries au lithium-ion relié au micro-réseau est équipé de 320 unités de 50 Ah (Ampère heure).
Comparé avec des systèmes de stockage qui utilisent d'autres types de batteries, tels que le plomb-acide et le nickel-hydrure, celui de MHI possède une densité énergétique de 2 à 3 fois plus élevé, offre plus de compacité ainsi que la capacité de fournir une plus grande puissance dans un délai plus court. Le système de stockage d'énergie comprend hormis les batteries et leurs supports, un convertisseur de courant continu / courant alternatif (DC / AC), et un dispositif de contrôle de périphériques.
La société a également terminé l'élaboration au Japon du premier conteneur de stockage d'énergie de classe mégawatt, en utilisant plus de 2.000 unités au lithium-ion. Ce genre de dispositif est en mesure d'intervenir dans la gestion de la demande de pointe en électricité, de se comporter comme une unité auxiliaire capable de stabiliser le réseau électrique, notamment lors de l'injection d'énergies renouvelables (éolien et solaire).
enerzine.com | 09-janv.-2012 07:47
BNP Paribas investit dans l'éolien et la biomasse
Le fonds "Clean Energy" de BNP Paribas continue de faire ses emplettes dans le renouvelable avec l'acquisition coup sur coup d'une centrale électrique qui utilise de la paille comme combustible au Royaume-Uni ainsi que 3 parcs éoliens situés en France.
Centrale à paille - UK
La centrale située à Sleaford dans le nord-est de l'Angleterre produira de l'électricité d'origine renouvelable non seulement pour 65.000 foyers, mais aussi pour l'administration et la piscine locale. D'après la banque française, ce projet créera 200 emplois dans la construction, 30 fonctions opérationnelles à long terme, ainsi que 50 postes au niveau de la chaine d'approvisionnement.
Economiquement, les contrats de fourniture de paille apporteront 6 millions de livres supplémentaires à l'agriculture régionale, alors que les cendres produites seront recyclées comme engrais pour l'agriculture, ce qui soutiendra l'industrie agricole locale.
L'usine sera conçue et gérée par ECO2. Cette dernière a signé un contrat d'achat d’électricité à long terme avec Statkraft, un acteur européen de l'énergie renouvelable.
Cette aquisition constitue pour Clean Energy Partners le premier contrat financé par projet portant sur la biomasse au Royaume-Uni depuis cinq ans. "Elle devrait ouvrir la voie à d'autres projets similaires" a affirmé BNP Paribas dans un communiqué.
Parcs éoliens - France
Le fonds Clean Energy a également acquis 3 parcs éoliens (35 MW) basés en France, portant son portefeuille éolien à plus de 100 mégawatts (MW). Le portefeuille se compose d'un parc éolien en construction - « Mazeray » - et de 2 unités déjà opérationnelles : « Coudrays » et « Bois Ballay ».
"Ces trois actifs ont été développés par Nordex, un fabricant de turbines éoliennes de premier plan, qui commercialise aussi ses produits dans bon nombre de pays, dont l'Allemagne, la France, l'Italie, le Royaume-Uni, la Scandinavie, la Chine et les Etats-Unis" a souligné BNP Paribas IP. "Il s'agit de la première transaction du genre entre BNP Paribas Clean Energy Partners et Nordex, qui gardera un rôle de gestion opérationnelle afin d'assurer le succès actuel du portefeuille. Le fonds continuera d'acquérir de manière sélective des actifs éoliens supplémentaires en Europe afin d'étoffer son portefeuille d'investissement géographiquement diversifié".
Cette acquisition a été financée avec le soutien de HSH Nordbank.
À ce jour, le fonds a réalisé 10 acquisitions dans les domaines de l'éolien, du photovoltaïque et de la biomasse : il détient des actifs en Italie, en France, au Royaume-Uni et en Irlande.
enerzine.com | 09-janv.-2012 07:40
Ministre de l'Ecologie : "L'État prêt à aider Photowatt mais ..."
La ministre de l'Ecologie, Nathalie Kosciusko-Morizet (NKM) qui était l'invitée mardi de JJ bourdin sur RMC a répondu à plusieurs questions dont celles liées à la centrale nucléaire de Fessenheim, à la situation de l'entreprise Photowatt, société française pionnière dans le solaire et à la création d'emplois dans l'environnement.
Concernant l'éventuelle fermeture de Fessenheim, la plus ancienne centrale nucléaire du parc français, Nathalie Kosciusko-Morizet a clairement indiqué que "si l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) recommande de fermer la centrale de Fessenheim, dans le rapport post-Fukushima qu'elle doit rendre public mardi à la mi-journée, (...) nous fermons, bien sûr". "Je dis très clairement qu'il n'y a que deux solutions : soit l'autorité recommande la fermeture et il y a fermeture, soit elle recommande des travaux importants et à ce moment-là il y a le choix entre faire les travaux — et intégralement les travaux — ou fermer", a ajouté la ministre de l'Ecologie.
La réponse de l'ASN a été la suivante : "A l'issue des évaluations complémentaires de sûreté des installations nucléaires prioritaires, l'ASN considère que les installations examinées présentent un niveau de sûreté suffisant pour qu'elle ne demande l'arrêt immédiat d'aucune d'entre elles. Dans le même temps, l'ASN considère que la poursuite de leur exploitation nécessite d'augmenter dans les meilleurs délais, au-delà des marges de sûreté dont elles disposent déjà, leur robustesse face à des situations extrêmes." (Voir la réponse détaillée)
Concernant Photowatt, placé en redressement judiciaire le 8 novembre, avec une période d'observation de 6 mois, la Ministre a affirmé que l'Etat était "prêt à aider" le fabricant de panneaux solaires, tout en indiquant un problème latent de "propriété des brevets."
Elle s'en explique : "c'est un sujet très compliqué pour 2 raisons. D'abord, ils ont une technologie remarquable qui les amènent à avoir une fabrication de très grande qualité, mais très au dessus des prix du marché. C'est le problème que l'on a vécu sur le photovoltaïque, c'est que nos produits sont de grandes qualités, mais les installateurs ont tendance a allez au moins chère. Et aujourd'hui, le moins cher, c'est les chinois et (ils) cassent les prix du marché."
Par ailleurs, "l'Etat est prêt a aider Photowatt mais il y a un problème de propriété des brevets (...) aujourd'hui le montage est fait de telle manière que la propriété des brevets n'est pas dans l'entreprise. Donc l'Etat veut bien investir de l'argent, qui est l'argent des Français, mais pour qu'il revienne vers les Français", a expliqué également la ministre sur RMC.
A la question d'Eva Joly qui disait pouvoir "créer 1 million d'emplois dans l'environnement ...", NKM a rétorqué : "C'est ce que fait le grenelle de l'environnement."
"Je vous donne l'exemple de l'éolien offshore, là pour le 11 janvier, les industriels doivent rendre leurs propositions. J'ai lancé un appel d'offres autour de 3 GW (...) sur 5 sites le long de la Manche et de la façade Atlantique. Nous attendons de ces 3 GW et des 3 GW suivant la création de 10.000 emplois dans ces territoires qui ne sont pas toujours des territoires faciles du côté de l'emploi. C'est l'emploi industriel (...) faire une éolienne offshore c'est aussi faire appel à des compétences qui ont pu exister dans l'industrie navale."
enerzine.com | 04-janv.-2012 07:39
L'ONU proclame 2012 comme année de l'énergie durable pour tous
Reconnaissant l'importance de l'énergie pour le développement durable, l'Assemblée générale des Nations Unies a proclamé dans sa résolution 65/151, l'année 2012, Année internationale de l'énergie durable pour tous.
Cette Année internationale de l'énergie durable pour tous est l'occasion de sensibiliser à l'importance d'améliorer l'accès durable à l'énergie, l'efficience énergétique, et l'énergie renouvelable au niveau local, régional et international. Les services énergétiques ont un effet profond sur la productivité, la santé, l'enseignement, les changements climatiques, la sécurité alimentaire et la sécurité de l'approvisionnement en eau ainsi que les services de communications.
C'est pourquoi l'absence d'accès à une énergie propre, abordable et fiable entrave le développement humain, social et économique et constitue un obstacle majeur à la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement. Pourtant, 1,4 milliard de personnes n'ont pas accès à une énergie moderne, tandis que trois milliards de personnes dépendent de la « biomasse traditionnelle » et du charbon comme source principale de combustible.
L'accès à l'énergie, en particulier l'énergie durable, est nécessaire pour un avenir durable dans les pays en développement. Non seulement l'accès à l'énergie transforme la vie des « pauvres en énergie » en améliorant leur niveau de vie, mais cela permet également de :
- générer des revenus - par exemple en utilisant l'énergie solaire pour des pompes solaires ou pour l'électricité d'une petite entreprise ;
- fournir du courant aux cliniques et aux hôpitaux communautaires, par exemple pour les réfrigérateurs où sont stockés les médicaments,
- d'alimenter les téléphones cellulaires qui ont transformé le commerce ;
- réduire le temps accordé à la collecte de bois de chauffe, de rendre plus propres et plus efficaces les options pour la cuisine ou le chauffage ;
- fournir un éclairage pour que les enfants puissent étudier après la tombée de la nuit ;
- créer de nouvelles opportunités pour les entrepreneurs pour le fonctionnement de leurs entreprises.
enerzine.com | 04-janv.-2012 07:23
Un Centre Hospitalier de Poitiers se veut efficace en énergie
Signataires du premier Contrat de Partenariat de Performance Energétique pour un établissement hospitalier en France, le Centre Hospitalier Henri-Laborit à Poitiers (86) a démarré en décembre 2011, en partenariat avec cofely, les travaux de la future chaufferie bois de l'établissement.
Dans le cadre d'une démarche d'amélioration de l'efficacité énergétique, cet établissement public de santé mentale de la Vienne a confié à Cofely la conception, la réalisation, et la gestion d'une chaufferie bois avec réseau de chaleur ainsi qu'un programme de rénovation des bâtiments.
Le projet de Cofely inclut une phase de travaux qui comporte dans un premier temps la rénovation et l'isolation des bâtiments les plus énergivores afin de réduire de 24 % la consommation énergétique pour le chauffage.
Puis la production d'énergies renouvelables à travers la réalisation d'une chaufferie bois d'une puissance de 1,5 MW, qui alimentera un réseau de chaleur de 2,2 km desservant les 13 bâtiments du site principal, ainsi que l'installation de panneaux solaires thermiques pour produire une partie de l'eau chaude sanitaire.
Ensemble, ils permettront de réduire de plus de 30% la consommation énergétique pour cette production.
Les nouveaux équipements, qui diminueront de 20.000 tonnes les émissions de CO2 de l'établissement, entreront en service à l'automne 2012. Cofely exploitera alors les installations pendant 20 ans.
Le Centre Hospitalier Henri-Laborit financera directement les travaux de rénovation du bâti, alors que Cofely financera les autres équipements à hauteur de 2,6 millions d'euros, subventionnés à près de 50% par l'Ademe via le Fonds chaleur.
Dans le cadre du contrat, Cofely alimentera la chaufferie biomasse en partie avec le bois exploité par le Centre Hospitalier Henri-Laborit sur son foncier (41 ha).
enerzine.com | 04-janv.-2012 07:20
Un matériau piézoélectrique de 4 microns d'épaisseur !
La firme nippone Fujifilm Corp a développé une céramique PZT (titanate zirconate de plomb) dont la constante piézoélectrique est 2 fois plus élevée grâce à l'ajout de niobium concentré (Nb).
Ce type de matériau possède des propriétés piézoélectriques - ce qui signifie qu'il développe une tension électrique entre ses deux faces une fois compressé, ou qu'il change physiquement de forme selon le champ électrique externe auquel on l'applique.
Le PZT peut être utilisé dans une grande variété de capteurs et d'actionneurs tels que des capteurs de pression, des capteurs d'accélération, des gyroscopes, des têtes d'imprimante, des têtes magnétiques pour disques durs, des micro-pompes et encore des micro-miroirs.
Cette fois, Fujifilm a utilisé un procédé de pulvérisation pour former un film mince piézoélectrique par l'ajout de niobium PZT : la proportion de Nb atteint environ 13%. "Sa constante googlepiézoélectrique est beaucoup plus élevée (-d31 = 250pm/V), que celle des PZT existantes (-d31 = 130pm/V)", a ainsi indiqué le conglomérat japonais.
Il était connu que la constante piézoélectrique pouvait être améliorée par l'ajout de Nb PZT. Mais selon Fujifilm, "avec la méthode de production actuelle qui utilise un procédé sol-gel, le taux de Nb dépasse péniblement les 3%."
Fujifilm a donc employé une méthode de pulvérisation cathodique - de dépôt de couche mince - et a réussi à former un mince film de PZT contenant un taux élevé de Nb sur substrat de silicium (Si). La température du substrat est d'environ 500°C, et le taux de dépôt est d'environ 4µm/h. L'épaisseur du film peut être ajusté dans la fourchette de 1 à 5 um (microns).
Avec ce nouveau PZT, même peu après que le film mince se soit formé, on constate que la direction de polarisation demeure uniforme. Pour utiliser le PZT standard comme un élément piézo-électrique, il est généralement nécessaire d'appliquer une tension haute à l'objet de sorte que le processus de polarisation devient uniforme.
D'autre part, le nouveau PZT ne nécessite pas de processus de polarisation. En vérifiant son diagramme de diffraction par une rayons X (analyse XRD), Fujifilm a confirmé qu'il était fortement orienté vers (100).
"Le nouveau PZT possède une grande stabilité" a ajouté la compagnie. "Aussi, il n'y a pas à s'inquiéter d'une possible dépolarisation même si le matériau est réchauffé à une température supérieure au point de Curie, température à laquelle le matériau perd son aimantation spontanée." De plus, même si la température du nouveau PZT dépassait le point de Curie, ce dernier reviendrait à l'état polarisé. Ainsi, toujours d'après Fujifilm, "il peut être utilisé dans le procédé de soudure par refusion."
Fujifilm indique avoir conçu son matériau sur un substrat en silicium de six pouces (15,24 cm) et aurait déjà commencé à expédier des échantillons à certains de ses clients.
"Lorsque nous avons appliqué un film mince de 3 um, la marge d'erreur constatée était de 3,8% sur toute la surface du substrat de 6 pouces. Ce taux est normalement plus petit que le niveau requis (± 5%) et assez faible pour envisager une commercialisation" a affirmé Fujifilm. A ce sujet, la firme espère commercialiser le PZT en couche mince cette année au plus tôt.
enerzine.com | 03-janv.-2012 07:50
Enr UE 2010 : part de 12,4% dans la consommation brute d'énergie
La part des énergies renouvelables dans la consommation brute d'énergie finale de l'Union Européenne (UE) en 2010 s'est élèvée à 12,4 % contre 11,5 % en 2009, ce qui représente une augmentation de 0,9 point, selon le nouveau baromètre d'EurObserv'ER.
L'augmentation de la part des énergies renouvelables dans la consommation brute d'énergie finale entre 2009 et 2010 s'explique par une consommation brute d'énergie finale d'origine renouvelable plus élevée : 145 Mtep (contre 131,6 Mtep en 2009) pour une consommation brute d'énergie finale totale de 1 170,7 Mtep (contre 1 146,3 Mtep en 2009).
Ainsi, entre 2009 et 2010, la consommation brute d'énergie finale issue des énergies renouvelables a augmenté de 10,2 % (+ 13,4 Mtep) alors que la consommation totale brute d'énergie finale a augmenté de seulement 2,1 % (+ 24,4 Mtep).
Les pays membres devraient donc produire une centaine de Mtep d'énergie finale d'origine renouvelable pour atteindre l'objectif commun pour 2020 de 20 % d'énergie renouvelable dans la consommation brute d'énergie finale (directive 2009/28/CE), soit en moyenne une contribution supplémentaire d'énergie finale renouvelable de 10 Mtep par an.

Pour la première fois de son histoire, la filière photovoltaïque est devenue en Europe la première filière électrique renouvelable en puissance nouvellement installée.
Selon EurObserv'ER, 13 023,2 MWc de modules photovoltaïques ont été connectés dans l'Union européenne durant l'année 2010, soit 120,1 % de plus qu'en 2009 (5918,2 MWc). Ces
installations supplémentaires portent la puissance du parc photovoltaïque de l'Union européenne à 29 327,7 MWc (tableaux 1 et 2 dans le Baromètre).

Si l'Europe est demeurée la principale zone d'installation des centrales photovoltaïques avec plus de 80 % de la puissance installée dans le monde, la montée en puissance des autres grands marches mondiaux s'est confirmée en 2010. Le Japon a installé près d'un GW en 2010, les États-Unis ont ajouté près de 800 MWc en 2010 et la Chine, qui était jusqu'à présent dans l'ombre des marchés occidentaux, commence à dévoiler ses intentions avec au moins 400 MWc installés en 2010 (contre environ 160 MWc en 2009).
Le marché européen du solaire thermique a connu une nouvelle année difficile alors que le marché des centrales héliothermodynamiques en plein boom en Espagne.
Pour la deuxième année consécutive, la surface des capteurs dédiée à la production d'eau chaude et de chauffage est en diminution. Selon l'enquête d'EurObserv'ER, elle a été de 3,8
millions de m2 en 2010, contre 4,2 millions en 2009 et 4,6 millions en 2008.
Parallèlement aux applications de production de chaleur, se précise le développement de la filière solaire européenne haute température dédiée à la production d'électricité (également appelées centrales solaires thermodynamiques à concentration), avec 638,4 MWe déjà installés. L'Espagne représente la quasi-totalité de cette puissance, mais cinq autres pays de l'Union, pour la plupart méditerranéens, ont prévu de développer la filière.
Le marché mondial de l'éolien est pour la première fois depuis 20 ans en diminution
Le marché mondial de l'éolien est pour la première fois depuis 20 ans en diminution, baissant de 5,8 % à 35,7 GW en 2010 (37,9 GW en 2009). Cette diminution s'explique par la chute du marché nord-américain et par un ralentissement du marché européen. La croissance du marché asiatique est restée très soutenue et concentre désormais plus de la moitié du marché mondial.
Selon les premières estimations, le marché de l'Union serait de l'ordre de 9,3 GW en 2010, contre 10 GW en 2009. Déduite des installations mises hors service, la puissance éolienne totale installée dans l'UE dépasse les 84,3 GW. La concrétisation de nouveaux projets offshore et la montée en puissance de certains marchés d'Europe de l'Est ont insufflé une nouvelle dynamique au marché européen. Elle compense en partie la perte de vitesse des marchés historiques (Espagne, Allemagne, France, Italie, Royaume-Uni) dont les acteurs peinent à trouver de nouveaux financements nécessaires à la croissance de leur marché.
Biocarburants : La croissance de la consommation a ralenti en 2010
La croissance de la consommation de bioéthanol carburant (+ 26,1 % entre 2009 et 2010) a été une nouvelle fois plus dynamique que celle de la consommation de biodiesel (+11,1 %)
(Tableaux 1 et 2 sur PDF pages 5 et 6 ). Le désintérêt pour la consommation d'huile végétale se confirme (-14,3 %) et s'explique toujours par l'augmentation de la fiscalité
allemande sur ce biocarburant. La consommation de biogaz carburant fait un bond de 40,1% par rapport à son niveau de 2009 (la Suède et le Danemark seulement).
Biomasse solide : Nette accélération de la croissance de la production d'énergie primaire.
La volonté politique des pays de l'Union européenne de développer le potentiel énergétique de la biomasse solide donne des résultats. En 2010, on note une nette accélération de la croissance de la production d'énergie primaire. Celle-ci atteint 79,2 Mtep en 2010, soit une croissance de 7,8 % par rapport à 2009. Cette même croissance était de 4 % entre 2008 et 2009 (70,6 Mtep en 2008). Cette tendance, accentuée par un hiver européen 2009-2010 particulièrement froid, montre que malgré la crise économique, les efforts de structuration de la filière biomasse solide sont restés une priorité pour de nombreux États membres.
Malgré un marché en diminution, le nombre de pompes à chaleur géothermiques installées dans l'U.E. franchit pour la première fois le cap du million d'unités.
La crise économique ainsi que la crise immobilière qui touchent de nombreux pays européens ne facilitent pas l’essor du marché de la pompe à chaleur géothermique (PACg et PAC hydrothermiques). Il parvient tout de même à se maintenir au-dessus des 100 000 unités vendues par an. Selon les données collectées par EurObserv’ER dans les principaux marchés européens, près de 104 000 PACg (103 846) ont été vendues durant l’année 2010, soit une diminution de 2,9 % par rapport à 2009.
La contraction du marché, si elle perdure en 2010, est plus faible qu’entre 2008 et 2009, où une baisse de 6,6 % (114 452 unités vendues en 2008 contre 106 940 en 2009) avait été enregistrée.
enerzine.com | 03-janv.-2012 07:36
DeepOcean se fait affréter un navire de construction offshore
DeepOcean Group, un fournisseur intégré de solutions d'ingénieries sous-marines a annoncé le 22 décembre 2011, la signature d'un accord d'affrètement à long terme avec REM Ship AS pour le navire de construction en haute mer multifonctionnel Rem Forza.
Ce nouveau navire représente un pas important dans la stratégie de DeepOcean Group pour renforcer sa position dans la fourniture de solutions sous-marines à l'échelle mondiale. La durée de l'accord est de trois ans avec possibilité de prolongation pour deux années supplémentaires.
« Cet investissement constitue une étape cruciale dans la stratégie de croissance de DeepOcean Group », a commenté Mads Bardsen, président de DeepOcean AS, « Nous vivons des moments forts dans l'industrie sous-marine. Les investissements de production de pétrole et de gaz en mer et l'énergie éolienne en mer continuent de créer une forte demande en installations spécialisées, en maintenance et expertise en sondage. L'investissement du Rem Forza s'inscrit dans la philosophie du conseil d'administration et de l'équipe dirigeante de l'entreprise, de mieux positionner la compagnie en vue de sa croissance future. Les principaux avantages concurrentiels du groupe sont nos technologies, nos actifs et notre expérience en eau profonde ».
Le navire Rem Forza offrira à DeepOcean Group la capacité nécessaire pour satisfaire la demande des clients en services sous-marins de pointe.
« Il existe une multitude d'opportunités sur le marché de l'installation, la fouille, l'inspection, la réparation, la maintenance et la mise hors service et nous sommes bien équipés pour nous positionner de manière encore plus forte », a affirmé Bardsen. « Nous modernisons la capacité de notre flotte pour prendre en charge des travaux de construction, d'installation et de mise hors service plus exigeants, et satisfaire la demande de nouveaux clients ainsi que celle de nos clients traditionnels tels que Statoil, BP, Heerema, Technip, Talisman et ConocoPhillips ».
enerzine.com | 02-janv.-2012 08:30
Joyeuses fêtes de fin d'année avec Enerzine
Enerzine prend un peu de congés en cette fin d'année 2011.
La Rédaction tient particulièrement à remercier tous les lecteurs, lectrices, et contributeurs (Dan1, Sicetaitsimple, Nicias, Bachoubouzouc, Renewable, Lionel_fr, PastilleVerte, Raoul-78, Lion, Rouget, et tous les autres....) qui participent à la vie du webzine depuis de nombreuses années.
Après 5 années d'existence vous êtes toujours plus nombreux à venir consulter les actualités énergétiques au quotidien.
Quelques chiffres (2011)
- 2 millions de visiteurs uniques (annuel)
- 5 millions de pages vues (annuel)
- Plus de 15 000 abonnés à la newsletter.
- Plus de 40 000 contributions.
"Faisons tous un voeu, un voeu fou et grandiose et consacrons cette année 2012 à le rendre réalisable."
Nous vous donnons rendez vous à l'année prochaine !
La Rédaction
enerzine.com | 22-déc.-2011 10:35
Le coût des piles à combustible pourrait chuter grâce à l'ALD
L'Atomic Layer Deposition (ALD), un procédé de dépôt de couches minces atomiques, appliqué à la fabrication des piles à combustible nécessiterait 60 % de matériaux catalyseurs en moins que les méthodes utilisées actuellement.
Le principe consiste à exposer une surface successivement à différents précurseurs chimiques afin d'obtenir des couches ultra-minces. Il est notamment utilisé dans l'industrie des semi-conducteurs.
"Il s'agit là d'une découverte importante, car les chercheurs n'ont jamais été en mesure jusqu'ici de réaliser des économies de cette ampleur avec des matériaux disponibles sur le marché", a déclaré Tanja Docent Kallio, de l'université finlandaise d'Aalto.
Les piles à combustible pourraient à termes remplacer les moteurs à combustion. Cependant, dans une pile à combustible, les processus chimiques doivent être accélérés en utilisant un catalyseur. Le prix élevé de ces mêmes catalyseurs constitue l'un des principaux freins à l'adoption à grande échelle des piles à combustible.
Les anodes des piles à combustible actuelles sont recouvertes d'une poudre métallique très coûteuse qui réagit très bien avec le combustible. En utilisant la méthode inventée par les chercheurs de l'Université d'Aalto, cette pellicule serait beaucoup plus fine et entrainerait à la fois "un abaissement des coûts et une augmentation de la qualité."
Toujours selon cette étude, les chercheurs développent de meilleures piles à combustible en utilisant du méthanol ou de l'éthanol comme carburant. Ce dernier semble en effet plus facile à manipuler et à stocker que l'hydrogène. Dans les piles à combustible liquide, il est également possible d'utiliser du palladium comme catalyseur. Jusqu'à présent, le catalyseur le plus communément employé dans les piles à combustible (à hydrogène) reste le platine, qui est deux fois plus cher que le palladium. D'après les scientifiques, cela signifie que les piles à combustible (à alcool), associées au palladium devraient conduire à lancer sur le marché un dispositif beaucoup moins cher.
Les piles à combustible sont en mesure de générer de l'électricité tout en rejetant très peu de pollution. Elles sont très efficaces, produisent plus d'énergie et nécessitent moins de carburant que les autres appareils à dimension égale. Elles sont aussi silencieuses et nécessitent très peu d'entretien, car il n'y a pas de pièces mobiles.
Dans le futur, et à condition que leurs coûts de production soient réduits, les piles à combustible devraient alimenter les véhicules électriques en remplacement de nos chères batteries. Malgré leur prix élevé, les piles à combustible ont déjà été utilisées pendant une longue période pour générer de l'énergie dans des endroits isolés, tels que les embarcations spatiales. Une production commerciale pourrait voir le jour d'ici 5 à 10 ans !
La présentation des résultats est basée sur des essais préliminaires réalisés à partir d'anodes de piles à combustible utilisant un catalyseur au palladium.
L'étude a été oubliée dans le Journal de Physique Chimie. Journal reference : Atomic Layer Deposition Preparation of Pd Nanoparticles on a Porous Carbon Support for Alcohol Oxidation. The Journal of Physical Chemistry C, 2011, 115, 23067. dx.doi.org/10.1021/jp2083659
enerzine.com | 22-déc.-2011 08:50
Saft démarre la livraison de ses batteries de Jacksonville USA
Le spécialiste français des batteries de haute technologie, Saft, a indiqué mercredi avoir démarré les livraisons des premiers éléments issus des chaînes de production de l'usine de batteries lithium-ion automatisée la plus moderne du monde, située à Jacksonville, en Floride.
Les premières livraisons concernent plusieurs centaines d'éléments qui seront montés en batteries pour des clients européens.
« Le démarrage des livraisons à l'échelle industrielle de notre usine de Jacksonville, ouverte en septembre de cette année, est une formidable réussite qui confirme les bases solides mises en place, tant au plan de la technologie de production de pointe mise en oeuvre que de l'équipe que nous avons constituée pour la piloter », a déclaré Dan Miller, directeur des opérations de l'usine de Jacksonville. « Nous sommes maintenant en phase d'accélération de la production afin d'atteindre le volume annuel d'éléments dont nous avons besoin pour répondre à l'augmentation continue de la demande mondiale émanant de clients qui exigent des solutions de stockage d'énergie fiables et très performantes ».
Dan Miller a poursuivi : « Nos lignes de production totalement modulaires sont capables de fabriquer de multiples technologies Li-ion de nouvelle génération pour répondre aux marchés du stockage d'énergie mais aussi à un éventail beaucoup plus large d'applications comprenant le secours des réseaux télécoms, les transports et la défense ».
La construction de cette unité de production de 22 000 m² qui emploiera à terme 300 salariés a été partiellement financée par une subvention fédérale de 95,5 millions de dollars du département américain de l'Énergie au titre de l'American Recovery and Reinvestment Act (loi américaine sur la relance et le réinvestissement) ainsi que par diverses incitations versées par l'État de Floride et la ville de Jacksonville.
enerzine.com | 22-déc.-2011 08:34
L'Europe dévoile sa feuille de route pour l'énergie à l'horizon 2050
Comment parvenir à réduire les émissions polluantes de plus de 80 %, d'ici à 2050, sans nuire à l'appro- visionnement en énergie et à la compétitivité : telle est la question à laquelle tente de répondre la Commission Européenne en présentant sa feuille de route pour l'énergie à l'horizon 2050.
S'appuyant sur l'analyse d'une batterie de scénarios, le document décrit les conséquences d'un système énergétique sans émission de carbone et les mesures nécessaires pour l'encadrer. Cette feuille de route devrait permettre aux États membres d'effectuer les choix énergétiques qui s'imposent et d'installer un climat économique stable pour l'investissement privé, en particulier jusqu'en 2030.
"Seul un nouveau modèle énergétique peut nous doter d'un système sûr, compétitif et durable. Nous disposons désormais d'un cadre européen définissant les orientations à prendre pour favoriser les investissements utiles" a déclaré M. Günther Oettinger, membre de la Commission européenne chargé de l'énergie.
L'analyse repose sur des scénarios illustratifs combinant, selon diverses configurations, les quatre grandes axes de la « décarbonisation » (efficacité énergétique, sources d'énergie renouvelables, nucléaire et captage et stockage du carbone). Selon la CE, aucune de ces combinaisons n'a de chances de devenir réalité comme telle, mais tous les scénarios renferment clairement une série de d'options « sans regret » pour les années à venir.
La feuille de route pour l'énergie à l'horizon 2050 recense un certain nombre d'éléments qui ont des retombées positives dans tous les cas de figure et permettent, de ce fait, de tracer quelques perspectives fondamentales :
► La décarbonisation du système énergétique est techniquement et économiquement réalisable. Tous les scénarios de décarbonisation permettent la réalisation de l'objectif de réduction des émissions et peuvent se révéler moins coûteux, à terme, que la poursuite des politiques actuelles.
► L'efficacité énergétique et les sources d'énergie renouvelables sont essentielles. Quel que soit le bouquet énergétique retenu, une meilleure efficacité énergétique et une augmentation importante de la part des énergies renouvelables sont nécessaires pour atteindre les objectifs en matière de CO2 d'ici à 2050. Les scénarios montrent également que l'électricité est appelée à jouer un rôle plus important qu'aujourd'hui. Le gaz, le pétrole, le charbon et le nucléaire figurent également dans tous les scénarios, en proportions variables, car ils permettent aux États membres de conserver de la souplesse dans leur bouquet énergétique, à condition qu'un marché intérieur bien connecté soit réalisé à brève échéance.
► Les investissements précoces sont moins coûteux. Les décisions d'investissement pour la mise en place des infrastructures nécessaires d'ici à 2030 doivent être prises maintenant, car les infrastructures construites il y a 30 ou 40 ans doivent être remplacées. Agir immédiatement permettrait d'éviter des changements plus coûteux dans vingt ans. L'évolution du secteur de l'énergie dans l'UE nécessite de toute façon une modernisation et des infrastructures beaucoup plus malléables, telles que des interconnexions transfrontalières, des réseaux d'électricité « intelligents », des technologies modernes à faible intensité de carbone pour la production, le transport et le stockage de l'énergie.
► Contenir la hausse des prix. Les investissements effectués dès aujourd'hui permettront de garantir les meilleurs prix à l'avenir. Les prix de l'électricité sont voués à augmenter jusqu'en 2030, mais ils peuvent reculer ensuite grâce à une diminution du coût d'approvisionnement, à des politiques d'économie d'énergie et au progrès technologique. Les coûts seront compensés par le volume élevé d'investissements durables effectués dans l'économie européenne, les emplois locaux qui en résulteront et la diminution de la dépendance à l'égard des importations. Tous les scénarios mènent à la « décarbonisation » sans différences majeures quant aux coûts globaux ou aux implications pour la sécurité d'approvisionnement.
►Des économies d'échelle sont indispensables. Par rapport à la coexistence de régimes nationaux différents, une approche européenne se traduira par une baisse des coûts et une sécurité d'approvisionnement garantie. Elle passe par la réalisation d'un marché commun de l'énergie, dont l'achèvement est prévu pour 2014.
La Commission européenne a publié en mars 2011 la feuille de route globale vers la décarbonisation, couvrant l'ensemble de l'économie.
Tous les secteurs (production d'électricité, transports, secteur résidentiel, industrie et agriculture) ont été analysés. La Commission élabore également une série de feuilles de route sectorielles, dont la feuille de route pour l’énergie à l’horizon 2050 est la dernière, mettant l'accent sur le secteur de l’énergie dans son ensemble.
enerzine.com | 19-déc.-2011 09:16
La Feuille de route énergétique de l'UE 2050 a été adoptée
La Commission européenne a adopté jeudi matin, après plusieurs jours de négociation, la feuille de route "Energie 2050", décrivant ses scénarios pour l'avenir énergétique de l'Union Européenne.
Cette feuille de route indique que le modèle énergétique de l'Europe se focalisera à l'avenir de plus en plus sur l'efficacité énergétique et les énergies renouvelables.
Si la volonté politique n'est pas encore totalement présente au sein de la Commission, les prévisions et les calculs sont encourageants afin de sortir du statu quo énergétique.
Pour le groupe des Verts/ALE, ce travail de la Commission perpétue un certain conservatisme concernant le rôle de l'énergie nucléaire et de la capture et le stockage du carbone.
L'eurodéputé Yannick Jadot, (Europe Ecologie - Les Verts), et membre de la commission chargée des questions énergétiques (ITRE) a commenté ces propositions :
"La feuille de route proposée par la Commission (Energy Roadmap 2050) est encore insuffisante pour véritablement mettre l'Europe sur la voie d'un avenir énergétique sûr et durable. Sur les énergies renouvelables et l'efficacité énergétique, les bases de réflexion de la Commission restent bien trop pessimistes. Prisonnier des carcans de la vieille économie, et ignorant les récentes difficultés financières des grands groupes comme Areva, le Commissaire Oettinger persévère dans le conservatisme énergétique et industriel, et continue aveuglément de promouvoir l'énergie nucléaire.
Cependant, les estimations de la Commission soulignent très clairement par leurs calculs, que les énergies renouvelables et des économies d'énergie seront le cœur du futur modèle énergétique européen, et indispensables pour atteindre les objectifs énergétiques et climatiques qui sont fixés pour l'Europe.
Les investissements des dix prochaines années seront décisifs pour déterminer le futur du secteur énergétique européen. La Commission doit s'atteler à fixer des objectifs contraignants en matière d'énergie renouvelable pour 2030, année cruciale pour l'Europe de l'énergie, après le message fort envoyé par le Parlement européen vers un objectif contraignant pour 2020.
Des scénarios crédibles existent et montrent que, combinées à des mesures d'efficacité énergétique, les énergies renouvelables peuvent contribuer jusqu'à 45% du mix énergétique de l'UE en 2030 (et non pas 30% comme proposé obstinément par la Commission), sur la voie d'une économie 100% renouvelable. Les économies d’énergie, les énergies renouvelables, la politique climatique et la modernisation des réseaux d’électricité doivent devenir des priorités européennes, afin de modifier en profondeur nos modes de production. S'ils rejettent aujourd'hui ces leviers, les dirigeants européens devront assumer, devant les citoyens, le gaspillage de milliards d’euros, d’un million d’emplois, l’affaissement de notre industrie et des factures énergétiques qui explosent"
enerzine.com | 16-déc.-2011 07:15
Contrat de Partenariat de Performance Énergétique pour l'USVQ
Le premier Contrat de Partenariat de Performance Énergétique (CPPE) dans le monde universitaire en France a été réalisé entre l'université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines (UVSQ) et Cofely, filiale du Groupe GDF Suez.
D'une durée de 25 ans, le Contrat de Partenariat de Performance Energétique de l'UVSQ mettra en œuvre un programme de travaux cohérent sur l'ensemble du parc immobilier avec notamment la modernisation et l'optimisation de l'ensemble des chaufferies, la production d'énergies renouvelables (chaufferie biomasse, panneaux photovoltaïques, éolienne), le renforcement de l'isolation du bâti de certaines constructions...
Cofely mettra également en place Cofelyvision, une solution de gestion intelligente de l'énergie, qui permet de piloter les installations à distance et en temps réel.
Les travaux, dont l'achèvement est prévu pour novembre 2012, permettront une économie de 33 % de la consommation d'énergie utilisée pour le chauffage, de 11 % de la consommation en électricité et de 19 % de la consommation d'eau.
Couplées à l'utilisation d'énergies renouvelables, ces économies favoriseront la diminution des émissions de gaz à effet de serre de 20 %, soit l'équivalent de 1 050 tonnes de C02.
Enfin, avec un montant d'investissement de près de 11 millions d'euros, ce nouveau contrat, qui englobe le financement, la conception, les travaux, l'entretien, la maintenance et l'exploitation des différents sites de l'université s'autofinancera en partie grâce aux économies d'énergies réalisées et aux recettes annexes conçues en fonction de l'usage du site, comme la location de salles ou amphithéâtres à des entreprises ou la location d'espaces publicitaires.
Consciente de la nécessité de valoriser ses bâtiments dans une perspective environnementale et durable, l'UVSQ, avec sa fondation partenariale Fondaterra, s'est lancée dans un projet d'amélioration de la performance énergétique de son patrimoine, incluant notamment sa réhabilitation, sa remise aux normes et l'optimisation de sa maintenance.
UVSQ, qui accueille plus de 19 000 étudiants par jour, dispose d'un patrimoine immobilier important situé à Versailles, Saint-Quentin-en-Yvelines, Rambouillet, Mantes-la-Jolie, Mantes-la-Ville, Le Chesnay, Vélizy et Garches.
Consciente des enjeux liés au Développement Durable, l'université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines, se positionne parmi les leaders de cette problématique, en l'intégrant à sa stratégie globale et en créant en 2009 une commission Développement Durable.
Précurseur, elle a notamment signé les chartes « Campus Vert » et « Pour une alliance des universités françaises en faveur du DD » avant même de s'impliquer dans le plan vert du Grenelle de l'environnement. Au quotidien, elle respecte cinq engagements définissant un plan d'actions DD et démontrant qu'il incombe aux universités de se mobiliser pour préserver l'environnement et les générations futures.
L'observatoire des sciences de l'univers de l'UVSQ offre, en outre, de nombreuses formations liées au développement durable (16 spécialités de Master). Il consacre également d'importantes recherches à ce secteur grâce à quatre laboratoires : le Laboratoire des sciences du climat et de l'environnement (LSCE), le Laboratoire atmosphères, milieux, observations spatiales (LATMOS), le Centre européen arctique (CEARC) et l'équipe Recherches en économie-écologie, éco-innovation et ingénierie du développement (REEDS).
Des grandes innovations telles que le projet d'éco-campus et le partenariat public-privé avec Cofely pour la performance énergétique des bâtiments contribueront prochainement à accentuer la modernisation de l'UVSQ.
enerzine.com | 16-déc.-2011 07:10
La thèse d'une troisième révolution industrielle par J. Rifkin
Jeremy Rifkin est un économiste, essayiste, conseiller politique et activiste américain, spécialiste de prospective économique et scientifique. Son travail est principalement centré sur l'impact des changements scientifiques et technologiques sur l'économie, le travail, la société et l'environnement.
Influent sur les politiques publiques américaines et européennes, il l'est aussi sur l'opinion publique, avec notamment son livre « La Fin du travail » (End of Work), paru en 1995, qui en a fait l'un des acteurs centraux du débat sur l'influence de la technologie dans le futur du travail. En 2004, « Le rêve européen » (The European Dream) fût un best-seller et lauréat du prix Corine- Prix International du Livre pour le meilleur livre économique de l'année.
Par l'un des penseurs les plus connus aux Etats-Unis, auteur de nombreux best-sellers internationaux dont La Fin du travail ou Une nouvelle conscience pour un monde en crise. Une analyse lumineuse et providentielle même en ces temps de périls, de l'avenir de nos sociétés. Nous sommes, selon l'auteur, à la fin d'une ère, celle d'une économie fondée sur les énergies fossiles, le travail à temps plein, une organisation pyramidale des entreprises, une gestion exclusivement marchande du monde... Et nous entrons dans ce qu'il appelle la troisième révolution industrielle qui va bouleverser nos manière de vivre, de consommer, de travailler, d'être au monde. Un livre passionnant qui doit interroger nos candidats aux élections présidentielles.
Ce livre développe la thèse d'une troisième révolution industrielle –que l'auteur appelle de ses vœux-, un nouveau paradigme économique qui va ouvrir l'ère post-carbone, basée notamment sur l'observation que les grandes révolutions économiques ont lieu lorsque de nouvelles technologies de communication apparaissent en même temps que des nouveaux systèmes énergétiques (hier imprimerie/charbon ou ordinateur/ ; aujourd'hui Internet & les énergies renouvelables).
La Seconde Révolution Industrielle se meurt donc. Dans un futur proche, les humains génèreront leur propre énergie verte, et la partageront, comme ils créent et partagent déjà leurs propres informations sur Internet.
Cela va fondamentalement modifier tous les aspects de la façon dont nous travaillons, vivons et sommes gouvernés. Comme les première et deuxième révolutions industrielles ont donné naissance au capitalisme et au développement des marchés intérieurs ou aux Etats-nations, la troisième révolution industrielle verra des marchés continentaux, la création d'unions politiques continentales et des modèles économiques différents.
Le défi est triple : La crise énergétique, le changement climatique, le développement durable.
Ces défis seront relevés par un changement de la mondialisation à la « continentalisation ». C'est-à-dire la fin d'une énergie divisée, pour une énergie distribuée.
Les cinq piliers de la Troisième Révolution Industrielle sont :
1) - Passer aux énergies renouvelables.
2) - Transformer les bâtiments sur chaque continent en mini-centres énergétiques, créant de nombreux emplois.
3) - Permettre à chaque bâtiment de conserver cette énergie.
4) - Utiliser la technologie internet pour créer un réseau similaire d'énergie. Chaque bâtiment ayant de l'énergie en trop pouvant la vendre sur ce réseau.
5) - Créer des réseaux électriques continentaux dans lesquels les véhicules électriques puissent vendre leurs surplus d'énergie en se branchant à une prise, tout en étant garés.
L'auteur prétend que des prises pour les véhicules peuvent être mises en place partout à l'horizon 2020. Si seulement 25% des véhicules vendent en étant garés (et si le prix est haut), cela remplacerait l'actuel système centralisé de l'énergie.
Cela dit, la transformation de l'économie va bien plus loin qu'un changement des régimes d'énergies et des technologies de communication. C'est un transfert de l'énergie à chaque niveau de la société, à des millions de petits producteurs, générant leurs propres énergies renouvelables et échangeant les surplus à travers des continents entiers. Cette « démocratisation de l'énergie » à des implications profondes sur l'organisation de la société, de la politique et de l'économie. Ce qu'on peut appeler un « capitalisme distribué ».
Des exemples existent déjà. Les énergies solaires et autres éoliennes dans le désert du Sahara pourrait ainsi combler 15% des besoins de l'UE d'ici 2050. L'Espagne et le Maroc étudient un projet de tunnel entre les deux continents. Les USA et la Russie font de même pour joindre la Sibérie et l'Alaska, afin d'échanger de l'énergie, et pour le commerce et le tourisme. Les gens commencent à se voir comme une partie d'un organisme planétaire indivisible.
L'ère continentale va aussi transformer l'approche géopolitique des relations internationales à l'approche de la biosphère-politique.
Les scientifiques commencent à voir la planète comme une créature vivante, une entité autorégulatrice qui se maintient dans un état permettant la continuation de la vie. Selon cette nouvelle façon de penser, l'adaptation et l'évolution des êtres vivants fait partie d'un processus plus large : l'adaptation et l'évolution de la planète elle-même.
De nombreuses guerres ont éclatées dans la poursuite de la sécurité énergétique. Cela sera moins le cas avec ces nouvelles énergies abondantes et disponibles partout. La biosphère-politique est basée sur un sens de la responsabilité collective pour sauvegarder les écosystèmes.
Le Livre :
Chapitre 1 : Trois avertissements
Juillet 2008 : Le prix du baril de pétrole atteint un record, 147 $. Des émeutes de la faim éclatent dans trente pays. L'effondrement du système financier soixante jours plus tard en est l'onde de choc.
La majorité des économistes et leaders politiques se concentrent depuis sur la bulle des crédits. En réalité, le commerce mondial a atteint les dernières limites d'une mondialisation basée sur les énergies fossiles. Avec l'arrivée de la Chine et de l'Inde, la demande est simplement insoutenable, faisant passer le prix du baril de 21$ en 2001 à 147$ en 2008.
Et même si l'économie globale montre quelques signes de relance, le prix du pétrole remonte face à la nouvelle demande de biens et services, augmentant les prix de ses derniers et réduisant encore le pouvoir d'achat. Nous sommes dans un cercle vicieux.
Décembre 2009 : Sommet de Copenhague. Malgré un réchauffement climatique dramatique qui pourrait résulter à l'extinction massive de 70% des espèces végétales et animales sur Terre, aucun Etat n'a accepté de prendre ses responsabilités. Echec total.
Avril 2010 : Marée noire causée par BP. Un rappel que dans notre recherche désespérée à trouver des énergies fossiles, nous sommes prêts à prendre des risques énormes et à détruire notre propre écosystème.
Chapitre 2 : Leçons du passé
Alors que nous recherchons de nouvelles voies économiques, historiquement, les grandes révolutions économiques ont eu lieu lorsque de nouvelles technologies de communication sont apparues en même temps que des nouveaux systèmes énergétiques. Lors de l'apparition de l'imprimerie et du charbon et de l'acier, des milliers d'entreprises et des millions d'emplois –pour des raisons qu'il développe-furent créés. De même avec l'automobile et le pétrole. Et depuis 1980, la Seconde Révolution Industrielle est sur le déclin.
Ce chapitre explore en détail ces deux révolutions industrielles pour mieux comprendre comment les ères économiques émergent et déclinent. Nous le terminerons par un avertissement sur ce qui nous attend si l'économie globale n'est pas capable à temps d'effectuer une réelle transition vers une Troisième Révolution Industrielle : L'effondrement de notre civilisation !
Chapitre 3 : La Nouvelle ère de collaboration.
La Troisième Révolution Industrielle, de par la nature distribuée de ses énergies renouvelables, nécessite un commandement partagé plutôt qu'autonome. Cela se voit déjà dans les pratiques des entreprises. Les localités, régions et gouvernements nationaux ne vont pas disparaître, ils vont au contraire être renforcés. Les unions continentales permettront de superviser et réguler les différents marchés continentaux.
Des centaines d'exemples de cette transition en marche existent (Bouygues, Phillips s'y mettent). Ce livre va raconter l'histoire de cette vision, de son évolution, des obstacles et des opportunités rencontrés. Cela pour permettre au lecteur de connaître les visionnaires et les acteurs de ces nouveaux modèles économiques, ainsi que ses antagonistes. Une bataille rangée se prépare entre la vieille garde et les jeunes entrepreneurs. Le lecteur va apprendre les coulisses de ce jeu de pouvoir, les campagnes de désinformation, les lobbyings etc. ainsi que les secteurs clés de l'industrie.
Chapitre 4 : Planning
En avril 2008, Rifkin a réuni les nombreuses compagnies impliquées dans au moins l'un des cinq piliers de la Troisième Révolution Industrielle. De cette réunion est sorti un consensus informel : La crise économique offre une réelle opportunité d'avancer dans la Troisième Révolution Industrielle, qui permettra à l'économie d'exploiter tout son potentiel. La table ronde de la Troisième Révolution Industrielle fût instaurée dans le but de mettre en place, avec les principales villes, régions et gouvernements, ces cinq piliers.
Comment construire la Troisième Révolution Industrielle ? Nous emmènerons le lecteur en plein cœur du processus à travers les quatre plans que l'équipe a mis au point. C'est à San Antonio, Monaco, Rome et dans la province d'Utrecht que des plans de développement économique à long-terme ont été imaginés. Ces plans adressent la sécurité énergétique et le changement climatique, transformant des « dépenses publiques » en « investissements économiques ».
Chapitre 5 : Au-delà de la gauche et la droite
La nouvelle vision économique nous force à repenser l'idéologie politique, de manière bien plus horizontale, avec un pouvoir bien plus distribué. L'Allemagne, organisée très localement, prend les devants sous le leadership d'Angela Merkel.
Chapitre 6 : Nouveaux modèles économiques, nouvelles compétences
De nouvelles opportunités économiques apparaissent dans tous les secteurs. Mais remodeler les infrastructures et les industries de chaque pays nécessite de former de « nouveaux » travailleurs ayant de nouvelles compétences (le commerce en réseaux, les stratégies horizontales…). Certains modèles demandent même une refondation complète de la nature des transactions commerciales. Par exemple, nous allons d'un management unidirectionnel de l'électricité à un management bidirectionnel. Les producteurs d'électricité ne seront plus de simples producteurs, mais aussi des transmetteurs permettant aux producteurs individuels de vendre et d'échanger leur énergie. Être capable de travailler sur ces deux fronts est leur challenge.
Chapitre 7 : Unions continentales
La Troisième Révolution Industrielle encourage l'échange d'énergie entre les continents. Cela requiert une gouvernance continentale et en réseau, reflétant le caractère de la Troisième Révolution Industrielle. L'Union Européenne est le projet le plus abouti, et va devenir un seul marché intégré et indivisible, une communauté continentale. Il en sera de même (cela a déjà commencé) avec l'Afrique, L'Amérique Latine, l'Asie et l'Amérique du Nord vers 2050.
Il faudra aussi joindre les continents et se diriger vers un retour au monde Pangéen (du nom du grand continent que la Terre a connu il y a 250 millions d'année). Une nouvelle ère pour l'humanité.
L'auteur pose tout de même quelques questions, comme sur la Chine, au système politique extrêmement centralisé. Mais il conclue avec optimisme que la jeune génération chinoise, élevée au biberon d'internet et de ses échanges, mettra la pression nécessaire.
Chapitre 8 : Repenser l'éducation
Aujourd'hui, échanger son savoir, c'est tricher. Nous sommes au début de la conscience de la biosphère. Lorsque chacun de nous sera responsable, devant créer notre propre énergie renouvelable, et que nous réaliserons que notre survie et notre bien-être dépendent de l'échange d'énergie entre les continents, alors nous verrons notre inséparable relation écologique aux autres.
Le modèle vertical d'éducation actuel n'est plus compatible dans la Troisième Révolution Industrielle.
Chapitre 9 : Un monde au-delà du capitalisme et du socialisme
La nouvelle économie est contraire à la théorie économique classique qui voit l'intérêt individuel comme le meilleur moteur de la croissance économique. Elle est aussi en opposition au commandement centralisé du socialisme classique. La nouvelle économie est partagée et basée sur l'assomption que l'intérêt commun poursuivi collectivement est la route à prendre pour un développement économique durable. Être entreprenant et collectif n'est plus un oxymore, mais une solution.
Nous allons examiner les nouveaux modèles de business. Ces nouvelles pratiques vont certainement changer nos assomptions les plus basiques sur la nature de l'activité économique dans une biosphère interdépendante.
La Troisième Révolution Industrielle est un changement radical spatiotemporel. Elle va créer des citoyens globaux, dans une biosphère partagée, et nous reconnecter avec la planète. Nous avons peu de choix si nous voulons espérer restaurer la santé de la biosphère et préserver la planète pour les générations futures.
enerzine.com | 14-déc.-2011 07:39
La lutte contre la précarité énergétique devient une priorité
Pour plus de 3 millions et demi des ménages français, l'énergie représente plus de 10% des dépenses chaque mois et dans un cas sur cinq, les ménages sont amenés à limiter leur consommation de chauffage en raison de son coût.
Pour ces raisons, la lutte contre la précarité énergétique devient une des priorités communes des politiques du logement, de l'énergie et des solidarités.
Création du tarif social du gaz
Face à ce phénomène de précarité énergétique, le Gouvernement a créé le tarif social du gaz en 2008 pour tous les foyers bénéficiant de la CMU complémentaire et l’a renforcé de 20% en avril. Ce tarif représente une économie de 142 euros pour un ménage de 2 enfants chauffé au gaz.
Le Gouvernement a aussi renforcé de 10 points le tarif social de l’électricité en janvier, ce qui représente une économie de 90 euros en moyenne par an.
Enfin, l'Etat s’apprête à automatiser l’attribution de ces tarifs sociaux, puisque seuls 800 000 des 1,5 à 2 millions de foyers éligibles en bénéficient réellement aujourd’hui. Un décret en ce sens, dont le projet est en cours d’examen par les différentes autorités consultatives, rendra cette mesure effective début 2012 et permettra qu’un million de foyers supplémentaires en bénéficient.
Mise en en place du plan national de lutte contre la précarité énergétique
Pour aider les ménages modestes à baisser durablement leur facture de chauffage, l'Etat a engagé en janvier 2010 un plan national de lutte contre la précarité énergétique, qui permet de financer les travaux des propriétaires occupants modestes.
Ce plan se traduit par la mise en place d’un « fonds national d’aide à la rénovation thermique des logements privés » géré par l’Agence nationale de l’habitat (ANAH). Dans ce cadre, le Gouvernement a créé un programme « Habiter mieux » pour les ménages précaires, doté de 1,35 milliards d’euros (500 millions d'euros des investissements d’avenir, 600 ME de l’ANAH, 250 ME des énergéticiens, via les certificats d’économie d’énergie).
Ce programme, contractualisé avec les conseils généraux, est complété par les interventions des collectivités locales, des caisses de sécurité sociale et de Procivis. Les travaux dans le parc privé sont également encouragés par le crédit d’impôt « développement durable » et l’éco-prêt à taux zéro, qui seront recentrés en 2012 sur les rénovations lourdes et ouverts aux copropriétés.
L’ éco-prêt HLM
Dans le parc public, l’éco-prêt HLM a déjà permis de financer la rénovation thermique de 100 000 logements sociaux énergivores depuis 2009. Le partage des économies de charges ainsi réalisées permet de redistribuer du pouvoir d’achat aux locataires modestes. Il vient d’être prorogé, sans contingentement, afin d’atteindre l’objectif fixé par le Grenelle Environnement de rénover 800 000 logements sociaux d’ici 2020. A ces dispositifs s’ajoutent les aides au paiement des factures des fonds de solidarité logement, gérées par les conseils généraux.
Installation de l’Observatoire de la précarité énergétique.
Enfin, pour mieux mesurer les phénomènes de précarité énergétique et assurer un suivi des actions, nationales et locales, pour en mesurer les impacts et en partager les expériences, le Gouvernement a installé le 1er mars 2011, un Observatoire de la précarité énergétique.
Placé sous la présidence de Jérôme Vignon, président de l’observatoire national de la pauvreté et de l’exclusion sociale (ONPES), Il rassemble l’Agence nationale de l’habitat (ANAH), l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME), l’Association des régions de France (ARF), Electricité de France (EDF), GDF Suez, le Médiateur national de l’énergie (MNE), l’Union sociale pour l’habitat (USH), la Fondation Abbé Pierre, le Haut comité pour le logement des personnes défavorisées (HCPLD), le Plan Bâtiment Grenelle, l’Union Nationale des Centres Communaux et Intercommunaux d’Action Sociale (UNCCAS) et la Fédération Nationale des collectivités concédantes et Régies (FNCCR).
Un plan pour réduire la facture des ménages les plus modestes
L'Etat a également mis en oeuvre un plan complet permettant de réduire, à court et plus long terme, la facture énergétique des ménages modestes. En effet, l’objet de ces tarifs, c’est de sanctionner ceux qui consomment « beaucoup ». Or ceux qui consomment beaucoup, ce sont les ménages dont les logements sont mal isolés, et non les plus aisés. Il faut donc prioritairement aider la réalisation de travaux dans les logements, comme le fait le Gouvernement.
[ photo : campagne de lutte contre la précarité énergétique par la fondation Abbé Pierre ]
enerzine.com | 14-déc.-2011 07:32
Le plus petit moteur thermique du monde !
Des chercheurs de l'Université de Stuttgart et de l'Institut Max-Planck pour les systèmes intelligents ont pu observer le fonctionnement d'un moteur thermique à l'échelle micrométrique !
Ils ont ainsi déterminé que la machine en question effectuait son travail correctement. Bien que le dispositif ne peut être utilisé en l'état, l'expérience réalisée par les chercheurs de Stuttgart montre que le moteur fonctionne fondamentalement, même s'il s'applique à une échelle microscopique. Cela signifie qu'il n'y a rien, en principe, pour empêcher la construction de moteurs thermiques de petites tailles à hauts rendements.
Une technologie qui fonctionne à taille humaine peut toutefois causer des problèmes inattendus à une échelle plus petite. Et ces problèmes peuvent s'avérer de nature fondamentale. En effet, des lois différentes prévalent dans le monde de la micro et de la macro. Malgré ces différentes lois, certaines propriétés physiques restent étonnamment semblables sur les 2 échelles, grandes et petites. Clemens Bechinger, professeur à l'Université de Stuttgart et ses collègues de l'Institut Max Planck pour les systèmes intelligents ont réussi à observer quelques unes de ces similitudes.
"Nous avons développé le moteur à vapeur le plus petit au monde, ou pour être plus précis le plus petit moteur Stirling. Nous avons constaté que la machine accomplissait vraiment sa tâche", indique Clemens Bechinger. "Ce constat n'était pas nécessairement attendu, car la machine est si petite que son mouvement pouvait être entravé par des processus microscopiques qui sont sans conséquences dans le monde macroscopique."
A cause des lois qui régissent le monde microscopique, les chercheurs n'ont pas été en mesure de concevoir le minimoteur en se basant sur le schéma d'un modèle à taille normale. Dans le moteur thermique inventé il y a presque 200 ans par Robert Stirling, une bouteille remplie de gaz est périodiquement chauffée et refroidie pour que ce même gaz se dilate et se contracte. Ce processus fait qu'un piston peut exécuter un mouvement qui entraîne une roue, par exemple.
"Nous avons réussi à diminuer la taille des parties essentielles du moteur thermique, (chambre à gaz et piston), à seulement quelques micromètres avant de les assembler en un composant unique", détaille Valentin Blickle. Le gaz injecté dans l'expérience n'est donc plus constitué d'un nombre important de molécules, mais d'une seule bille plastique mesurant seulement trois micromètres (un micromètre correspondant à un millième de millimètre) qui flotte dans l'eau. Depuis que la particule colloïdale est d'environ 10.000 fois plus grande qu'un atome, les chercheurs peuvent observer directement son mouvement dans un microscope.
Les physiciens ont remplacé le piston, qui se déplace régulièrement de haut en bas dans un cylindre, par un faisceau laser focal dont l'intensité varie périodiquement. Les forces optiques du laser limitent ainsi le mouvement de la particule de plastique dans un champ d'action plus ou moins grand, comme la compression et l'expansion du gaz dans le cylindre d'un moteur thermique.
La particule peut ensuite travailler sur le champ du laser optique. Pour que la force de travail ne s'annule pars lors des phases de compression et d'expansion, elles doivent avoir lieu à différentes températures. Cela se fait en chauffant le système de l'extérieur durant le processus d'expansion, tout comme la chaudière d'une locomotive à vapeur. Les chercheurs ont remplacé le charbon du moteur à vapeur par un faisceau laser qui chauffe l'eau soudainement, mais aussi permet de le refroidir dès que le laser est coupé.
Les molécules d'eau sont constamment en mouvement à cause de la température et en collision permanente avec la microparticule. Dans ces collisions aléatoires, les particules de plastique échangent de l'énergie avec son environnement sur le même ordre de grandeur que la micromachine convertit l'énergie dans son travail. "Cet effet signifie que la quantité d'énergie gagnée varie grandement d'un cycle à l'autre, et stoppe même la machine dans les cas extrêmes", explique Valentin Blickle. Alors que les machines macroscopiques convertissent environ 20 fois plus d'énergie à son échelle, les collisions microscopiques des plus petites particules entres elles ne sont pas si importantes.
Les physiciens sont d'autant plus étonné que la machine convertit autant d'énergie par cycle en moyenne, malgré la puissance variable, et fonctionne avec la même efficacité que son homologue macroscopique en pleine charge. "Nos expériences nous fournissent un premier aperçu du bilan énergétique du fonctionnement d'un moteur thermique dans des dimensions microscopiques. Bien que notre machine ne fournit aucun travail utile encore, il n'y a pas d'obstacles thermodynamiques, en principe, qui interdisent cela dans des dimensions réduites," déclare pour conclure Clemens Bechinger.
enerzine.com | 13-déc.-2011 07:44
COP17 : "Une feuille de route pour un accord global en 2015"
Après plus de 5 jours et 3 nuits de négociations, les représentants des 195 pays participant à la 17ème conférence des Nations Unies sur le changement climatique (CNUCC) à Durban (Afrique du Sud), ont adopté à l'unanimité un paquet de décisions pour renforcer le régime multilatéral de lutte contre le réchauffement climatique.
Une feuille de route pour un accord global en 2015
Malgré les réticences initiales de certains pays émergents et de plusieurs grandes puissances industrielles concernant le principe d'un tel accord, sa nature juridique, sa date d'adoption et de mise en place, la dynamique insufflée par l'union européenne, a permis de conduire l'ensemble des grands pays émetteurs à faire évoluer leur position. Nathalie Kosciusko-Morizet "se félicite du rôle moteur que l'Europe a joué dans ces négociations. Ses propositions ont formé la base du compromis".
La ministre a rappelé également "que l'Union Européenne ne représentant que 11 % des émissions mondiales, seul l'engagement de toutes les grandes économies, au premier rang desquels se trouvent les Etats-unis et la Chine, permet de contenir la hausse de la température mondiale. La voie est désormais ouverte. C'est un tournant qui a été pris avec une grande difficulté mais qui a été pris. Si les conservatismes s'étaient imposés le cadre multilatéral de lutte contre les changements climatiques aurait perdu sa pertinence pour l'avenir et aurait même pu s'effondrer à Durban. Nous avons au contraire franchi une étape dans ce processus, dont beaucoup disent qu'elle est comparable au mandat fixé à Berlin en 1995 pour adopter le Protocole de Kyoto. "
Une deuxième période d engagements pour Kyoto
Alors que s'approchait le terme de la première période d'engagement du Protocole de Kyoto, au 31 décembre 2012, Durban a permis de préserver ce qui constitue jusqu'à présent le seul cadre multilatéral juridiquement contraignant de réduction des émissions de gaz à effet de serre, tout en lançant, parallèlement - compte tenu de la part limitée et déclinante des émissions mondiales qu'il recouvre, la feuille de route pour un accord plus large et plus ambitieux, incluant tous les pays.
Le compromis final a été inspiré par l'Union européenne, qui conditionnait la prolongation de son engagement au titre de Kyoto à l'adoption d'une telle feuille de route.
La seconde période de Kyoto entrera en vigueur au 1er janvier 2013. L'accord global qui aura force légale, devra être conclu d'ici 2015 et entrer en vigueur au plus tard à compter de 2020 ;
D'ici là, les Parties ne devront pas relâcher leurs efforts, les décisions de Durban reconnaissant l'insuffisance des engagements souscrits à ce jour pour répondre aux défis du changement climatique et la nécessité d'une action renforcée. L'Union européenne, en lien avec l'Alliance des petits Etats insulaires les plus vulnérables au changement climatique, a particulièrement agi en ce sens.
La mise en place opérationnelle du Fonds vert pour le Climat
L'Accord de Durban assure le lancement effectif et rapide du Fonds vert pour le climat, décidé à Copenhague et officiellement créé à Cancún, répondant ainsi à une demande forte des pays en développement de se doter d'un instrument financier innovant facilitant leur transition vers une économie bas carbone et résiliente au changement climatique. Cette décision permet en effet d'adopterl'instrument du Fonds vert (qui inclut ses grands objectifs, ses principes de gouvernance et ses modalités opérationnelles) et définit l'ensemble des arrangements pratiques assurant sa mise en place début 2012 (nomination du Conseil et établissement du secrétariat). Des contributions volontaires, dont plusieurs ont déjà été annoncées à Durban, permettront de couvrir les frais de fonctionnement du Fonds vert sur les deux années à venir.
Parmi les autres décisions prises à Durban, deux méritent particulièrement d'être soulignées :
L'ouverture d'un dialogue sur l'agriculture
Nathalie Kosciusko-Morizet a été chargée par la Présidence de la conférence, l'Afrique du Sud, de faciliter les négociations sur l'agriculture et les transports aériens et maritimes.
Après 24h d'intenses discussions avec les représentants des pays les plus actifs, la ministre a transmis à la Présidence un texte équilibré qui a servi de base, été intégré à l'accord final et a permis de débloquer la question du traitement des approches sectorielles dans le cadre de la convention.
Il met en place, pour la première fois, un dialogue sur l'agriculture pour développer les bonnes pratiques et les transferts de technologies et répondre aux enjeux climatiques tant sur le plan de la réduction des émissions que de l'adaptation à ses effets, notamment en ce qui concerne la sécurité alimentaire.
« A l'origine de 30 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre, l'agriculture représente un potentiel considérable de réduction des émissions. C'est aussi le premier secteur touché par le défi du réchauffement climatique. L'accord de Durban ouvre la voie d'un programme de travail pour réduire les émissions et favoriser l'adaptation a l'évolution du climat pour garantir la sécurité alimentaire. Un accord sur l'agriculture était recherché depuis plusieurs années. Son obtention est une avancée pour le climat, et notamment pour les pays les moins développés dans lesquels l'agriculture est synonyme de survie. »
Le lancement d'un programme de travail sur les sources de financements de long terme faisant référence aux travaux du G20 sur les financements innovants.
A Durban, le rapport sur les financements innovants pour le climat commandé par le G20 à l'initiative de la présidence française a été bien accueilli (c'est la première fois que la Convention climat mentionne les travaux du G20). Les discussions qui auront lieu l'année prochaine sur ce sujet sous la Convention se fonderont sur ses analyses.
enerzine.com | 12-déc.-2011 07:40
ENI rachète les actifs détenus par la société Nuon en Belgique
Le projet d'acquisition des actifs belges de Nuon (Nuon Belgium et Nuon Power Generation Walloon) par le groupe énergétique italien ENI a été approuvé par la Commission européenne (CE), en application du règlement de l'Union Européenne sur les concentrations.
Elle est parvenue à la conclusion que l'opération ne poserait pas de problème de concurrence au sein de l'Espace économique européen (EEE) en raison des parts de marché relativement modestes des parties et de la présence de plusieurs concurrents crédibles sur les marchés concernés.
L'opération envisagée entraînera un chevauchement entre les activités des parties sur le marché de la vente de gaz au détail aux gros clients industriels et commerciaux. "Elle ne posera toutefois aucun problème de concurrence, eu égard aux parts de marché cumulées relativement modestes des parties, qui n'augmenteront que de façon très limitée. En outre, les parties détiennent des parts de marché cumulées très faibles sur le marché de l'approvisionnement des petits clients industriels et commerciaux, sur lequel elles resteront confrontées à un concurrent très important" a indiqué la Commission.
ENI étant également présente sur plusieurs autres marchés, notamment sur le marché de la fourniture de gaz en gros, l'opération envisagée débouchera sur des relations verticales. Compte tenu, toutefois, des parts de marché limitées de la cible sur les marchés de détail, la Commission estime que cette intégration ne posera aucun problème de concurrence.
L'opération a été notifiée à la Commission le 4 novembre 2011.
- ENI est présent en Belgique par l'intermédiaire, essentiellement, de sa filiale Distrigas, active sur plusieurs marchés de l'approvisionnement gazier.
Nuon Belgium est présente sur le marché belge de la vente au détail de gaz et d'électricité ; elle est la société mère de Nuon Wind Belgium, qui détient et exploite un parc éolien doté de trois turbines en Belgique.
Nuon Power Generation Walloon a été créée en vue du développement d'un projet de turbine à gaz à cycle combiné (CCGT) pour la production d'électricité en Belgique.
enerzine.com | 12-déc.-2011 07:12
Les perspectives énergétiques an l'an 2040 selon ExxonMobil
Selon la dernière publication* d'Exxon Mobil, "Perspectives énergétiques à l'horizon 2040", la demande en énergie augmentera d'ici 2040 alors que la production mondiale doublera et la population de la planète atteindra presque 9 milliards de personnes.
En repoussant, pour la première fois, ses prévisions énergétiques annuelles à long terme d'ici 2040, ExxonMobil annonce que ses Perspectives révèlent plusieurs tendances qui devraient influencer la manière dont le monde utilisera l'énergie dans les décennies à venir.
Tout d'abord, les Perspectives prévoient que la demande énergétique mondiale en 2040 sera environ 30 % plus forte qu'en 2010, menée par la croissance dans les régions en développement comme la Chine, l'Inde et l'Afrique et d'autres économies émergentes.
Tandis que le pétrole restera le carburant le plus largement utilisé, on assistera à une refonte de la demande globale en énergie avec un déplacement continu vers des sources d'énergie à plus faible teneur en carbone comme le gaz naturel. Ce déplacement, ainsi que d'importantes améliorations en terme d'efficacité énergétique dans des domaines comme le transport, où l'usage accru de véhicules hybrides permettront de réduire, d'ici 2040, la consommation moyenne en carburant des nouvelles voitures sous les 5 litres aux 100 kilomètres
Mais étonnamment tout semblera aller pour le mieux dans le meilleur des mondes pour le PDG d'Exxon Mobil, Rex W. Tillerson : « Les Perspectives énergétiques démontrent que grâce à l'innovation et à la technologie, le monde n'a pas besoin de choisir entre croissance économique et gestion de l'environnement » Et d'ajouter : « Tandis que les habitants des pays développés cherchent à retrouver leur dynamisme économique, et que chacun aspire à un meilleur niveau de vie pour soi-même et sa famille, ExxonMobil continuera d'investir dans des technologies qui permettent de fournir une énergie fiable et abordable, essentielle à la croissance économique et au progrès humain. »
Comme dans les précédentes éditions des Perspectives énergétiques, la demande croissante en électricité est identifiée comme étant le plus important facteur d'influence sur les orientations énergétiques. ExxonMobil prévoit que la demande mondiale en électricité augmentera de 80% d'ici 2040, conjointement à l'amélioration de l'économie et du niveau de vie, alors que les consommateurs passeront à l'électricité en remplacement d'autres sources telles que le pétrole, le charbon ou la biomasse. D'ici à 2040, 40% de l'énergie produite dans le monde seront consacrées à la production d'électricité.

Cependant, la part des différents combustibles utilisés pour produire l'électricité va fondamentalement changer, alors que les pays passeront du charbon à des énergies à plus bas niveau de carbone telles que le gaz qui émet jusqu'à 60% de CO2 en moins que le charbon lorsqu'il est utilisé pour produire de l'électricité. En 2040, 30% de l'électricité mondiale seront produites grâce au gaz naturel ; la demande de charbon connaîtra son pic et amorcera un déclin pour la première fois de l'histoire moderne.
Les Perspectives énergétiques révèlent également l'impact des nouvelles technologies qui augmentent les réserves mondiales en énergie : "les avancées dans les techniques de production ont permis de débloquer l'équivalent d'un siècle de gaz naturel aux États-Unis." ExxonMobil estime que le gaz naturel provenant de schistes argileux et de sources similaires représentera 30 % de la production mondiale de gaz d'ici 2040.
Voici les principaux faits mis en avant par ExxonMobil :
► Tandis que la demande aux États-Unis et dans les autres pays économiquement développés restera relativement constante, la croissance mondiale de la demande énergétique sera tirée par la Chine et les autres pays non membres de l'Organisation pour la Coopération et le Développement Économique (OCDE). On prévoit que la demande en énergie des pays non-membres de l'OCDE augmentera de presque 60 % entre 2010 et 2040.
► Tandis que l'on s'attend à ce que la demande mondiale énergétique augmente d'environ 30 % entre 2010 et 2040, la croissance de cette demande serait approximativement quatre fois supérieure sans les gains prévus d'efficacité énergétique. L'efficacité énergétique est la principale raison pour laquelle la demande en énergie augmentera de seulement 1 % par an en moyenne, quand le PIB mondial augmente de 3 % par an. C'est également la raison pour laquelle la demande énergétique de l'OCDE restera relativement stable jusqu'en 2040, même si sa production sera presque multipliée par deux.
► Pour le transport, le deuxième secteur qui connait la plus forte croissance de la demande derrière la production d'électricité, ExxonMobil prévoit que les véhicules hybrides représenteront 50 % des voitures en circulation en 2040, comparativement à 1 % aujourd'hui. Ceci, ajouté à une réduction de consommation de carburants dans les véhicules conventionnels, fera que la demande en énergie pour les voitures particulières restera relativement stable jusqu'en 2040, malgré le quasi doublement du nombre de véhicules individuels dans le monde.
Cependant, la demande énergétique pour les transports de marchandises - par voie routière, aérienne, maritime et ferroviaire - augmentera de plus de 70 %, poussée par la croissance économique, particulièrement dans les pays non-membres de l'OCDE.
► La demande en pétrole et autres carburants liquides augmentera de presque 30 %, et la majeure partie de cette augmentation sera liée au secteur des transports. Une part grandissante de l'approvisionnement utilisé pour répondre à la demande de pétrole liquide proviendra des forages en eaux profondes, des sables bitumineux, des réservoirs compacts, du gaz naturel liquide et des biocarburants.
► Le gaz naturel continuera à être le combustible ayant la plus forte croissance parmi les combustibles majeurs, et sa demande augmentera d'environ 60 % entre 2010 et 2040. Cette croissance est particulièrement forte dans les pays non-membres de l'OCDE en Asie-Pacifique, où la demande en gaz naturel devrait tripler au cours des 30 prochaines années.
► Alors que la croissance de la capacité nucléaire devrait ralentir à court terme, la demande d'énergie nucléaire devrait presque doubler pendant la période retenue par les Perspectives énergétiques, les nations cherchant à réduire leurs émissions et à diversifier leurs sources d'énergie.
► Les combustibles renouvelables connaîtront une forte croissance. En 2040, plus de 15 % de l'électricité mondiale sera générée par des énergies renouvelables, solaire, éolienne, biocarburants, biomasse, géothermique et hydroélectrique. Celle qui connaîtra la plus forte croissance sera l'énergie éolienne qui augmentera d'environ 8 % par an entre 2010 et 2040.
* The Outlook for Energy : a View to 2040 (.PDF)
enerzine.com | 09-déc.-2011 07:23
Un "Gigaton Award" pour Schneider Electric à Durban
En marge de la Conférence des Nations Unies sur le Changement Climatique de Durban, l'industriel français Schneider Electric a obtenu de la part du "Carbon War Room (CWR)", un Gigaton Award 2011 pour son engagement en matière de réduction des émissions de carbone, aux côtés de Suntech, Tesco, Phillips, Swisscom, et Centrica, le 3 décembre dernier à Durban (Afrique du Sud).
Les Gigaton Awards ont été créés pour encourager les entreprises à gérer leurs activités de la manière la plus efficace en émissions carbone.
« Nous saluons Schneider Electric, lauréat des Gigaton Awards 2011, pour ses efforts remarquables qui constitueront une référence industrielle en matière de réduction d'émissions carbone et de développement durable, a déclaré Jigar Shah, Président, Carbon War Room. La Carbon War Room s'attend à ce que les initiatives des entreprises distinguées aux Gigaton Awards génèrent un effet d'entraînement auprès d'autres parties prenantes. »
Schneider Electric a été distingué d'un Gigaton Award 2011 pour son rôle leader en matière d'efficacité énergétique et de développement de la smart grid.
« Le carbone ne constitue pas uniquement un problème environnemental, c'est également un impératif business. En tant que spécialiste mondial de la gestion de l'énergie, Schneider Electric encourage ses clients à s'engager dans l'efficacité énergétique et la réduction des émissions de carbone et montre l'exemple en utilisant ses solutions sur ses propres sites, a expliqué Gilles Vermot Desroches, Directeur du Développement Durable de Schneider Electric. C'est une bonne chose pour la planète mais aussi une formidable opportunité business. Nous sommes honorés que le jury des Gigaton Awards récompense l'implication de Schneider Electric en matière de développement durable. »
Pour Schneider Electric, il existe deux solutions clés pour relever le défi énergétique :
Premièrement, l'efficacité énergétique est aujourd'hui mondialement reconnue comme l'approche la plus rapide, la plus efficace et la plus économique pour réduire les émissions de CO2 et ralentir la hausse des besoins en énergie. Des produits, systèmes et services permettant d'améliorer l'efficacité énergétique de nos maisons, des bâtiments, des sites industriels existent aujourd'hui – et d'autres sont développés pour préparer demain ;
Deuxièmement, le réseau électrique doit faire face à de nombreuses contraintes : une demande en énergie en constante augmentation, des infrastructures vieillissantes ou manquant de capacité, des installations qui doivent être plus propres, des sources d'énergies renouvelables en expansion mais intermittentes et dispersées…
Le réseau doit donc évoluer vers une infrastructure électrique performante combinée à une infrastructure informatique intelligente. C'est précisément ce réseau intelligent, ou smart grid, qui nous permettra de maintenir l'équilibre entre la production d'énergie et sa consommation dans un environnement plus complexe.
Du côté de la consommation, les citoyens et les entreprises deviennent plus énergie efficaces ; tandis que du côté de l'offre, les opérateurs de réseau (transmission et distribution) développent actuellement des systèmes d'automatisation et de contrôle et entre les deux, de nouveaux mécanismes de demand-response se mettent en place : effacement, gestion optimisée des sources d'énergie renouvelable, réduction de la pointe notamment carbonée, valorisation financière de la modification des comportements d'utilisation etc.
Vingt-cinq entreprises ont été nommées et évaluées sur leurs performances selon une large gamme de critères, incluant la publication des résultats carbone et les réductions effectives dans le volume et l'intensité des émissions au cours de la dernière année.
Les données évaluées proviennent du Global Carbon Disclosure Project 500 Report, qui évalue les mesures de réduction de carbone mise en place part les plus grandes entreprises mondiales.
Les informations ont ensuite été analysées par le CWR et son partenaire, Greenstar, sur la base de critères qualitatifs et quantitatifs spécifiques au secteur de chacune des entreprises.
Les Gigaton Awards 2011 ont été mis en place par la Carbon War Room, le Carbon Disclosure Project et Greenstar et présenté par le Gigaton Throwdown, le World Climat Summit, Greenbiz, et sponsorisé par Siemens, Ernst & Young et Nedbank.
Les lauréats ont été sélectionnés par un collège de 21 jurés indépendants – comprenant notamment Yvo de Boer, ancien Directeur général de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC) ; le Dr Rajendra Pachauri, Président du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) ; Sir Richard Branson, Président de Virgin ; Kevin Conrad, Délégué spécial et Ambassadeur aux Changements environnementaux et climatiques de la Papouasie-Nouvelle-Guinée ; et le Professeur Jacqueline McGlade, Directeur exécutif de l'Agence européenne pour l'environnement, ainsi que des responsables de grandes sociétés multinationales, des hommes politiques et des représentants d' ONG.
enerzine.com | 09-déc.-2011 07:15
Le projet d'énergie durable MiCROSOL en test à Cadarache
Le projet MiCROSOL qui a pour objectif de produire de l'électricité grâce à un panneau solaire thermique, et de l'eau potable par un système écologique, débutera une phase de test d'une année à Cadarache, avant d'être déployé dans les pays émergents.
Le projet MiCROSOL a été retenu dans le cadre des Investissements d'Avenir, que finance le gouvernement français pour « préparer la France aux défis du XXIème siècle »*.
Il est porté et piloté par la branche Stratégie & Innovation de Schneider Electric, avec la participation de 8 partenaires. Son but majeur est d'équiper les populations coupées des réseaux électriques et n'ayant pas accès à l'eau potable, de dispositifs simples mais durables de production d'énergie et d'eau potable à partir des ressources naturelles disponibles.
Un défi humain et écologique : produire de l'électricité
Un panneau solaire thermique permet de chauffer à moyenne température de l'eau pour produire de l'électricité via une machine thermodynamique, à raison de 150 KWh par jour. Un volume suffisant pour alimenter en électricité près d'une centaine de foyers en utilisation courante (éclairage, usage domestique..) et pour soutenir des activités économiques.
Et de l'eau potable
Transformer l'eau salée et les effluents en eau pure est le métier de la société TMW. Dans le cadre du projet, TMW livrera des modules AQUASTILL (photo ci-contre) capables de produire plusieurs mètres cubes d'eau potable par dessalement d'eau de mer ou d'eau saumâtre. La technologie, mise en œuvre permet d'exploiter la chaleur excédentaire produite par les capteurs solaires qui ne peut être convertie en électricité. Cette eau permettra d'alimenter les foyers, des dispensaires et autres utilisations agricoles ou artisanales.
Un prototype collaboratif
L'opération, dont le budget global se monte à 10,9 millions d'euros, débute par la construction d'un prototype sur le site de Cadarache (Bouches-du-Rhône) en collaboration avec l'Institut National de l'Energie Solaire (INES). Le site présente des avantages en termes d'exposition solaire (2.700 heures d'ensoleillement par an en moyenne), d'accessibilité, de sécurité et bénéficie de l'expertise des chercheurs de l'INES.
De nombreux partenaires, incluant start-ups et laboratoires de recherche, participent à l'opération, chacun apportant son savoir-faire à une étape clef de la fabrication de la solution MiCROSOL. Pour TMW, qui bénéficie dans ce projet d'une aide de 380.000 euros sous forme de subvention et d'aide remboursable, « l'expérience permettra d'élargir la taille de ses modules pour augmenter leurs capacités de production », a expliqué Antoine Gourdon, Business Development Director chez TMW. « Une intention qui répond à la vocation du projet, de reproduire le cycle naturel de l'eau, en y associant la production d'électricité. »
Aujourd'hui, le projet regroupe 9 partenaires, dont : le CEA-INES, Exoès, Exosun ; le LEME-Paris, le LEMTA-Nancy, Sophia-Antipolis Energie Développement, Stiral, TMW et Schneider Electric.
L'électricité et l'eau verte pour tous
Si le projet de test MiCROSOL est concluant, une opération de démonstration aura lieu dans deux pays d'Afrique, fin 2013, début 2014 pour une durée d'un an. A ce stade, le projet sera supervisé par le service de Développement Durable de Schneider Electric pour son programme d'entreprise BipBoP (pour « Business Innovation People for the Base Of the Pyramid »), dont l'un des objectifs est de développer l'accès à une énergie fiable, abordable et verte pour les populations à la “base de la pyramide”.
En effet, dans un contexte où 1.3 milliard de personnes n'ont pas accès à l'électricité, le programme BipBop a pour ambition de proposer une alternative au groupe diesel électrogène et aux systèmes utilisant des batteries électrochimiques. En s'imposant des contraintes écologiques fortes, le projet souhaite offrir une solution de stockage d'énergie propre, robuste et implémentable partout dans le monde, sans l'usage de produits toxiques et sans émission de CO2.
Pour Benoît Grappe, chef du projet MiCROSOL, « le groupe Schneider Electric vise un double objectif avec le projet collaboratif Microsol : d'une part développer une solution d'électrification rurale adaptée à des populations défavorisées et coupées du réseau électrique pour son programme d'entreprise BipBop. D'autre part, développer son réseau de partenaires, porteurs de produits innovants, pour enrichir ses propres solutions et leur offrir en échange un canal d'accès vers d'autres marchés via son réseau de vente mondial. »
L'eau potable dont près de 880 millions de personnes dans le monde sont encore aujourd'hui privés, sera accessible via les systèmes installés par TMW, des dispositifs écologiques et économiques, fonctionnant grâce à la chaleur produite et non convertie en électricité.
La commercialisation, prévue à l'issue de la validation de la démonstration, représente un potentiel de plus d'un million de sites à équiper dans le monde.
*Extraits de la conférence de presse du Président Nicolas Sarkozy, sur les priorités financées par l'emprunt national, le 14 décembre 2009
enerzine.com | 08-déc.-2011 07:42
Des capsules "MCP" qui libèrent de la chaleur la nuit
Un matériau bon marché capable de stocker l'énergie thermique provenant du soleil en journée avant d'être libérée lentement pendant la nuit, a été développé par des chercheurs indiens.
Le matériau à base de cire de paraffine et d'acide stéarique qui a fait l'objet d'une description dans le dernier numéro de la revue internationale "Journal of Technology Renewable Energy" pourrait contribuer à garder la chaleur dans des habitations situées dans des régions du monde très ensoleillées le jour et très fraîches la nuit, sans utiliser les combustibles bois ou fossiles.
L'ingénieur en mécanique, Meenakshi Reddy, du Collège d'ingénieurs et de technologies de Sri Venkateswara, à Chitray, et ses collègues chercheurs ont expliqué comment certains matériaux, connus comme des matériaux à changement de phase (MCP) peuvent stocker une grande quantité de chaleur sous forme de chaleur latente dans un petit volume. Les MCPs possèdent un fort pouvoir d'absorption de chaleur et de fonte/gel à une certaine température. La chaleur est absorbée lorsque le matériau fond et libérée quand ce dernier refroidit.
Chauffé au soleil, le mélange de cire de paraffine (qui fond à environ 37°C) et l'acide stéarique (une graisse couramment utilisée pour fabriquer du savon) deviennent totalement liquides. Toutefois, lorsqu'il se solidifie, il libère lentement la chaleur emmagasinée. Le processus s'apparente au système de chauffage à changement de phase qui se produit dans un chauffe-mains qui contient un MCP, mais dans ce cas, le matériau n'a pas besoin d'obtenir un point d'ébullition dans une casserole ou chauffé dans un four à micro-ondes pour absorber la chaleur latente.
L'équipe a testé des capsules sphériques d'à peine 38 millimètres de diamètre contenant un mélange de paraffine et d'acide stéarique, pouvant flotter au dessus de l'eau, dans un réservoir.
Sur le marché indien, l'acide stéarique est beaucoup moins cher et plus facilement disponible que la paraffine. L'équipe de chercheurs a constaté que les coûts pourraient être réduits sans pour autant diminuer l'efficacité de la chaleur délivrée par la capsule du fait de l'abaissement de la proportion de cire de paraffine.
enerzine.com | 06-déc.-2011 07:17
Le CEA teste le stockage de l'hydrogène sous forme solide
"Stocker l'hydrogène sous forme solide permet d'en conserver beaucoup plus dans un même volume. Aussi, c'est sûr et peu coûteux en énergie. Nous réalisons actuellement les tests sur le réservoir de 15 kg pour qualifier ses performances", a annoncé Julie Mougin, du CEA-Liten à Grenoble dans le dernier numéro Défis.
Ledit réservoir contient de l'hydrogène sous forme solide, combiné de manière réversible avec d'autres éléments chimiques pour former un hydrure. On peut aussi le stocker sous forme gazeuse (de 200 à 700 bars) ou liquide (à - 253 °C), mais l'option « solide », sûre et peu coûteuse en énergie, permet d'en conserver beaucoup plus dans un même volume. Son handicap : le poids, les hydrures étant souvent métalliques. « Inadaptée aux véhicules légers, elle convient à l'usage industriel de l'hydrogène (chimie) et surtout au stockage de l'énergie d'origine solaire ou éolienne, une fois transformée en hydrogène par électrolyse de l'eau », explique la chercheuse.
La société McPhy Energy, avec laquelle le CEA-Liten collabore depuis 2008, a misé sur l'hydrure de magnésium, valorisant ainsi les travaux de l'Institut Louis Néel à Grenoble sur ce type de matériaux. En effet, à sa température d'équilibre (340 °C), le magnésium absorbe l'hydrogène à une pression de 10 bars, tandis que l'hydrure le relargue à une pression de 2 bars. Pour stocker la chaleur émise à l'absorption et fournir celle nécessaire à la libération d'hydrogène, les réservoirs de McPhy Energy comportent un matériau à changement de phase qui se solidifie ou se liquéfie selon que l'on stocke ou déstocke l'hydrogène.
Après avoir participé à la conception et la réalisation de ces réservoirs, le CEA-Liten leur ouvre sa plateforme de test. « Nous les bardons de capteurs et mesurons leur cinétique d'absorption, leur comportement thermique, leur durabilité. Nous pouvons aussi les coupler à un électrolyseur et une pile à combustible pour des essais en conditions réelles », explique Albin Chaise, du laboratoire.
Après un premier modèle stockant un kilo d'hydrogène, déjà testé au CEA-Liten en 2010, McPhy Energy a conçu un module élémentaire qui en stocke 5 kg, assemblable en réservoirs de toutes tailles. C'est l'un de ces ensembles de trois modules qui est actuellement sur le banc de test du CEA-Liten.
[ Image : Réservoir d'hydrogène de 15 kg de McPhy Energy, implanté sur la plateforme de test du CEA-Liten ]
Électrolyse : Méthode de séparation par voie électrique des composés chimiques d'un élément : par exemple l'hydrogène (H2) et l'oxygène (O) de l'eau (H2O). L'énergie électrique est convertie en énergie chimique.
Pile à combustible : Dispositif utilisé pour fabriquer de l'électricité à partir de l'oxydation d'un combustible (hydrogène H2). Ici, l'énergie chimique est convertie en énergie électrique.
enerzine.com | 06-déc.-2011 07:11
