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Actualité
Samuel Le Morvan : Deux-trois trucs pour tester l’accessibilité d’un site à l’aide de « Jaws »Alors, oui, j’ai utilisé Internet Explorer. Mais saviez-vous que le combiné Internet Explorer / Jaws est le plus stable ?
Raccourcis utilisés dans la vidéo :
- ↑ (Flèche haut) : Lire la ligne précédente
- ↓ (Flèche bas) : Lire la ligne suivante
- Ctrl : Interrompre la vocalisation
- Inser + F5 : Liste des champs de formulaires
- Inser + F6 : Liste des titres ( à )
- Inser + F7 : Liste des liens ()
Vous pouvez également trouver une liste complète des raccourcis claviers de Jaws sur Ideose : Raccourcis clavier pour le lecteur d’écran JAWS.
planete-accessibilite.com | 04-févr.-2012 17:23
Samuel Le Morvan : Photoshop CS6 en vidéo
Sneak Peek #1 Sneak Peek #2
planete-accessibilite.com | 03-févr.-2012 20:13
Olivier : Little action, great effects: improving a CSS-based tooltip in 18 seconds.
Reading this blog post about designing fancy tooltips with CSS3 tricks, I did my usual first-step test: hit the tab key and see what happens. Disappointingly, and yet expectedly (I’ve been in this business for too long, it seems…): nothing … La suite →
planete-accessibilite.com | 03-févr.-2012 13:05
BritoWeb : Sixième Forum Européen de l'Accessibilité Numérique : le programme
Le programme du sixième Forum Européen de l'Accessibilité Numérique est disponible, dont le thème général est Placer l'accessibilité numérique au cœur des systèmes d'information. Il s'articule sur quatre thématiques :
- les enjeux,
- concevoir pour tous,
- l'édition numérique,
- la société numérique.
Ce sera, entre autres, l'occasion d'entendre Shadi Abou-Zahra, du W3C / WAI, parler de la gestion de la conformité des sites Web aux normes d'accessibilité. Au cours de la pause déjeuner, plusieurs ateliers seront proposés, notamment un atelier, animé par Denis Boulay, de l'association Braillenet, sur la méthodologie de gestion de projet, et un autre sur les applications mobiles pour la vie quotidienne, animé par Sylvie Duchateau, également de Braillenet.
La présentation complète, le programme complet, les inscriptions et les tarifs sont disponibles sur la page dédiée au sixième Forum Européen de l'Accessibilité Numérique.
planete-accessibilite.com | 02-févr.-2012 17:12
Olivier : Pour le Web, il est temps de sortir de l’amateurisme
En lisant un fil de discussion sur la liste Accesstech, à propos de First Step, liste de bonnes pratiques d’accessibilité initiée par Aurélien Levy, j’ai éprouvé le besoin de réagir. Je vous invite d’ailleurs chaudement à lire l’article sur le blog de Temesis qui introduit First Step, et à contribuer au workshop si vous en avez la possibilité. Cette liste vise à recenser le minimum de ce qu’il faut savoir pour coder accessible pour le web. Comme l’a très bien résumé Yves Convert sur ce même fil de discussion: elle propose une liste de critères en deçà desquels la valeur ajoutée d’un expert accessibilité est discutable.
Pour résumer ce qui m’a titillé: certaines réponses, pourtant par des gens qui sont loin d’être des billes, indiquaient une crainte qu’une liste d’apparence aussi massive soit rebutante, et du coup rejetée à l’entrée d’un projet. Pas forcément par eux-mêmes, mais par les décisionnaires sur le projet. Mais rappelons-nous qu’une mauvaise décision n’est généralement que l’enfant d’une mauvaise information (quelqu’un a dû dire ça bien mieux que moi, mais c’est l’idée qui compte). Et ce billet vise à vous encourager à être la source plutôt que le barrage des bonnes pratiques, vous, les néo-prolétaires du Web (attention, contient des traces d’Arlette Laguillier).
Précision sans doute utile, manière de dire que je sais par quoi vous passez au quotidien, et compatis: j’ai commencé dans le web comme développeur en SSII. Ce qui veut dire que j’ai fait à peu près tout, et surtout n’importe quoi, puisque comme chacun sait, les gens qui, en SSII ou agences, placent les ressources sur les projets, n’ont aucune idée de ce que en quoi consiste leur travail. Ils n’hésitent donc pas à faire faire le carrelage aux électriciens, et l’isolation du toit aux décorateurs d’intérieur. Je suis donc passé par ces phases honteuses où j’ai produit un travail indigne d’un professionnel, mais pour une bonne raison: je n’étais pas un professionnel dans le domaine considéré (que ce soit en programmation de bases de données, admin de serveur web, montage HTML… j’en passe) avant de finir par apprendre, à l’arrache, et avec beaucoup de souffrance et de sueurs froides.
Et je crois que tout le problème est là. On parle ici d’une liste de bonnes pratiques où on nous explique, pour filer la métaphore, que la peinture ne sert pas à étanchéifier les éviers, et qu’une vis cruciforme se visse avec un tournevis cruciforme. Je caricature à peine, c’est bien ce genre de choses que la liste First Step propose. Et c’est normal de ne pas être à l’aise avec ces bases-là si on est débutant dans le domaine. Mais si c’est notre boulot, alors là, pas d’excuses qui tienne. Je conçois parfaitement qu’on puisse ne pas savoir ces choses, un temps donné. La toute première fois qu’on est face à une étagère en kit d’origine suédoise, on fait pas le fier… mais dès la seconde, sauf à avoir resetté le cerveau, on ne se pose plus 36 questions. On fait, point.
Pour une immense part, les gens qui produisent du Web à titre professionnel, et qui donc vendent cette production, sont, dans les faits, des amateurs plus ou moins avertis. Certains sont consciencieux et appliqués, mais beaucoup sont joyeusement incompétents (disclaimer: je me considère moi-même comme un amateur pas franchement doué, mais je me différencie peut-être par le fait que je ne me contente pas de ce que je sais ou crois savoir). Or, comme pas grand monde n’est en mesure de contrôler la qualité de la production, et surtout pas ceux qui l’achètent, hormis en vérifiant qu’on a bien des coins arrondis sur les boutons sous IE6, tout le monde se satisfait de cela. Sûr que tant que le cash rentre, ça n’incite pas à voir plus loin…
Ça n’aide pas non plus de ne pas avoir de vraie filière de formation aux métiers du web – non, il n’y en a pas. Des initiatives locales, privées, ponctuelles, oui, mais pas de cursus digne de ce nom. Les modules ou cours dispensés dans les écoles et universités sont, au mieux, loin de la réalité de pratiques et métiers sans cesse en mouvement; au pire, des chambres d’écho pour les mauvaises pratiques propagées à coup de copier-coller par des enseignants encore moins soumis au contrôle que leurs étudiants dans leur futur job.
On me dit souvent que tout ça n’est pas bien grave, ce n’est que du Web après tout, y a pas mort d’homme. Sauf qu’il y a quand même des sommes énormes en jeu. Pas uniquement celles qui sont dépensées aujourd’hui, mais celles qui seront engouffrées à l’avenir pour réparer le fruit des incompétences accumulées; celles qui résulteront des pertes de productivité, d’efficacité, de confiance des utilisateurs/consommateurs; des pertes directes, financières et matérielles, suite à des malversations, avaries, maladresses, etc., qui n’auront pas été prévenues par la qualité intrinsèque des systèmes. Tout le monde s’accorde à considérer la qualité des infrastructures d’un pays (routières, télécom, énergie, financières, etc.) comme capitales pour sa compétitivité, et, partant, pour le bien-être de sa population. Si ces infrastructures étaient à l’image du Web, croyez-moi, ce serait un beau bordel. Un jour nos dirigeants finiront par comprendre que le Web est une infrastructure à part entière, de plus en plus vitale. Et alors on formera des bataillons d’ingénieurs, façon Napoléon quand il a compris que les ponts et les chaussées seraient les vecteurs de son triomphe. Mais on en est encore loin.
Comme je suis focalisé sur l’accessibilité, on me rajoute souvent, « bon, ok pour la sécurité, la robustesse, toussa, mais bon, l’access, c’est moins grave, hein, c’est pour 5-10% des utilisateurs, alors, bon ». En général c’est à partir de ce moment-là que je m’enflamme.
Qu’une seule personne soit exclue d’un service, en soi, c’est problématique. Si cette exclusion résulte de l’incompétence du producteur du service, c’est juste inacceptable. En plus, hormis le déni de démocratie manifeste que cela induit, sur un plan plus terre-à-terre, c’est une connerie à grande échelle. Jugez plutôt…
Pertes financières colossales: il suffit de songer au coût de la non-autonomie (j’aime pas le mot dépendance, trop associé à la passivité), tant en compensations qu’en perte de production et consommation. Lisez l’article E-commerce et handicap d’Elie Sloïm, il est éloquent, je ne pourrais que le paraphraser.
Pertes en forces de travail: tiens, justement, le secteur informatique est chroniquement en situation de pénurie de ressources qualifiées. Or c’est l’un des secteurs où, pour en exercer les métiers, le handicap est le plus gérable, voire transparent. Sauf qu’il faut en garantir les conditions de faisabilité technique, autrement dit: leur accessibilité.
Pertes en contributions culturelles, intellectuelles, sociales, dont nombre de personnes handicapées sont capables, mais empêchées techniquement. Songez à Stephen Hawking, astrophysicien, dont les travaux seront peut-être à la base de l’énergie de nos petits-enfants. L’un des plus brillants cerveaux qui soient, dans un corps qui ne marche plus, ou si peu. Coup de chance pour l’humanité, on a accès à sa pensée via un reste de mouvement dans le petit doigt, converti en discours grâce à des technologies d’accessibilité. Pour un Hawking, combien de millions d’esprits réduits au silence et à l’anonymat parce que le monde n’est pensé que pour les valides?
(Bon, je vous avais prévenus, c’était le moment où je m’enflamme).
Vous pouvez aussi lire Le Web, monde hostile, billet que j’avais publié sur mon ancien blog, où tout cela est imagé par des analogies prises dans le monde réel pour expliquer ce que signifie un Web inaccessible, pour les utilisateurs concernés.
J’ai sans doute l’air de brosser un tableau pessimiste de la situation. Cependant je crois fermement que tout n’est pas perdu, au contraire. Quand on observe les travaux de certains, on se dit qu’il y a de l’espoir. En tous cas, le changement doit venir des faiseurs de web, avant qu’on leur reproche d’avoir su et de n’avoir rien fait (genre, l’amiante). Les architectes d’intérieur n’hésitent jamais à expliquer à leurs clients que le papier peint à 2 euros de plus le rouleau ne cloquera pas aux premiers frimas (file, petite métaphore, file comme le vent). Il n’y a pas de raison qu’on ne fasse pas pareil avec nos clients, en commençant par nos chefs de projet, directeurs artistiques, commerciaux, et autres maillons intermédiaires entre nous et le produit final. Je sais, c’est fatiguant, lassant, frustrant, et parfois risqué. Rappelez-vous, je suis passé par là. Mais dites-vous bien que vous le faites avant tout pour vous. Pour la satisfaction élémentaire qui résulte d’un travail dont on peut être objectivement fier, pourquoi pas. Mais aussi et surtout pour protéger votre job à moyen terme. Sans la valeur ajoutée que procurent l’expertise et la qualité, qu’est-ce qui vous différencie d’un codeur qui habite dans un autre fuseau horaire, avec un salaire 10 fois moindre? Rien, à part le salaire, et ça va pas dans le bon sens pour vous.
Bien sûr, le prérequis est que l’on sache de quoi on parle. Alors, hop, on se retrousse les manches, on s’infuse les bonnes pratiques, en se rappelant que ce n’est pas quelque chose qu’il faut faire « en plus », mais « avant tout ».
Je suis bien conscient que ce billet chatouillera certaines susceptibilités. Pas de lézard, c’est voulu. Pour vous faire réagir, témoigner, et pourquoi pas, proposer des pistes. Alors, à vous, maintenant.
planete-accessibilite.com | 22-janv.-2012 13:29
Olivier : Handicapé toi-même
Quand on touche à l’accessibilité, et c’est la moindre des choses, on manipule souvent deux termes aussi connus que mal utilisés : handicap, et déficience. On les confond souvent, on les intervertit, on jongle avec. Souvent pour éviter des répétitions ; parfois parce qu’on ne se prend pas trop la tête avec les nuances. Ces termes décrivent pourtant deux choses très différentes.
Une déficience est une limitation de capacité, physique, mentale ou sensorielle, propre à une personne, de façon temporaire ou définitive. Elle peut être intrinsèque, ou résulter de son environnement immédiat (par exemple, un mauvais éclairage crée une situation de déficience visuelle). C’est une caractéristique absolue : on a une déficience ou pas, elle est la même quelque soit ce que l’on fait.
Un handicap est, a contrario, une caractéristique relative. Elle décrit un surcroit de difficulté pour réaliser une action donnée, par rapport à d’autres. Dans les courses de chevaux ou au golf, d’ailleurs, cette notion est très bien illustrée. En ajoutant un poids à un cheval, ou en dégradant le score du golfeur avant son premier swing, on leur crée des conditions plus difficiles de compétition. On voit bien là que le handicap ne peut pas se confondre avec une déficience du cheval ou du golfeur, et résulte bien d’un effet externe.
Dans la vie plus quotidienne qui est la nôtre (sauf si vous êtes golfeur. Ou cheval de course…), le handicap sera le résultat de l’environnement de la personne, intervenant de façon négative sur l’action à réaliser. Il y a souvent un lien avec une déficience, mais ce n’est pas toujours le cas. La déficience peut être là mais sans effet handicapant, et le handicap peut exister sans déficience aucune. Par exemple, un non-voyant n’est pas handicapé dans le noir par rapport à un voyant, c’est même plutôt l’inverse. Une personne privée de l’usage de ses jambes peut être championne du monde de football sur console de jeux. J’ai même une anecdote personnelle à ce propos, assez illustrative il me semble. Je m’en vais vous la narrer. Si si, j’insiste.
Comme beaucoup d’étudiants des filières techniques et scientifiques, je suis passé par un stage ouvrier. Quelques semaines en entreprise pour découvrir la vraie vie avec des vrais gens, avant d’en découdre dans les couloirs de l’assurance chômage. Le mien s’est déroulé dans une fabrique de meubles pour hôpitaux, qui m’a fait goûter à différents services : bureau d’études, informatique, administration, et fabrication. Là, on m’a fait assembler des tiroirs de tables de chevet par centaines, à coups de visseuse et d’encolleuse. Pour éviter tout accident industriel majeur, je suis en binôme avec un mec de mon âge, très sympa, et dont c’est le métier. Pour les besoins de l’article, nous l’appellerons Sigismond, car personne n’utilise ce prénom pour rendre les témoignages anonymes, et c’est bien dommage.
Sigismond est un pro, c’est évident. Rapide, précis, productif. Ses impressionnantes piles de tiroirs parfaitement alignées en témoignent, là où les miens (dont la moitié montés à l’envers, ooops) s’entassent lentement, de guingois, avec des filets de colle qui le font pâlir de panique. Sigismond est également sourd, et ce n’est pas anodin, puisqu’il doit m’expliquer le job. On doit donc s’adapter. Il procède par gestes, démonstrations, et griffonne occasionnellement sur l’écriteau accroché à son cou. Car même s’il est capable de parler, il ne le fait que rarement, et je sens bien que ça lui coûte.
Il faut savoir qu’un atelier de fabrication où tournent des machines-outils grandes comme des autobus, qui défouraillent du panneau mélaminé au kilomètre, c’est bruyant. Et pas qu’un peu. Le port de bouchons auditifs est donc obligatoire, et heureusement. Ces petits bouts de mousse sont bien serviables, seulement ils ont une fâcheuse tendance à gicler régulièrement du conduit auditif, avec un « pop » silencieux que je ne peux que m’imaginer. De plus, à la longue ils irritent le dit conduit auditif, provoquant en fin de journée une douleur égalée seulement par la migraine engendrée par la cacophonie ambiante. Sigismond me voit forcer les bouchons récalcitrants dans mes oreilles, ça le fait marrer, il me désigne les siennes du doigt, avec l’air de dire « moi ça va, c’est cool ». Pour la communication, je ne suis pas à la fête non plus. Ses gestes à lui sont vifs et explicites ; les miens sont comiquement gauches. Il écrit à une vitesse folle sur son écriteau toujours à portée de crayon ; pour moi c’est tellement galère que j’abandonne vite le procédé. Évidemment, la parole ne me sert à rien, à part à exprimer, pour moi-même, mon désarroi.
Dans notre micro-monde aux frontières bordées de tiroirs sentant la colle fraîche, le mec handicapé, c’est pas lui, c’est moi.
Sortis de l’usine, on se serre la main, avec un signe de tête, qui peut vouloir dire plein de choses. Je sais qu’il rentre dans un environnement qui ne lui fera pas de cadeau, et où sa surdité deviendra, pour le coup, un handicap.
Chaque fois que j’ai besoin d’une remise en ordre dans ma tête, j’invoque ce souvenir. J’espère qu’il vous aidera aussi à faire la part des choses, à l’avenir.
planete-accessibilite.com | 17-janv.-2012 12:54
Olivier : Papa, pourquoi tu cravailles?
Comme souvent, je suis sur mon PC en train de travailler. Comme trop souvent, je suis en train de pester, sur un mail, un audit, ou un document, peu importe. Elle se plante devant moi, son doudou pantelant à la main. Elle fronce ses tous petits sourcils, et, infiniment sérieuse, m’assène : Papa, pourquoi tu cravailles?
Ça m’a stoppé net. Elle a beau n’avoir que deux ans et demi à l’époque, Océane lit déjà couramment l’âme humaine – elle tient ça de sa maman. Sur le coup, j’aurais carrément préféré une question nettement moins embarrassante, du genre, Comment on fait les bébés? Ou encore, penses-tu que la dialectique hégélienne du maître et de l’esclave est encore pertinente dans ce monde pré-apocalyptique qui est le nôtre? Mais non. Sa question me scotche, car dans son regard décidé, je lis en filigrane : pourquoi tu travailles, si ça ne te rend pas heureux?. Et j’avoue que je n’ai aucune réponse honnête ni sensée à cela.
Pourtant, d’un point de vue extérieur, je devrais être satisfait, et même fier, de mon job. Je fais ce que j’ai choisi de faire, à savoir, agir concrètement pour l’accessibilité du web au travers de mon travail de consultant. J’ai une situation stable, un contrat à durée inespérée, et un salaire forcément insuffisant, mais qui paye tout de même le loyer, la bouffe et les DVD de Dora. J’ai creusé mon petit sillon, assez pour ressentir un début de reconnaissance par mes pairs. Mes collègues, développeurs, chefs de projets, et autres consultants, apprécient mon apport et l’enthousiasme que j’y mets. Des clients me sollicitent. Pourtant ça ne colle pas. Car je veux plus, je veux mieux. Je veux démultiplier mon énergie et ma passion, contribuer au savoir partagé, initier des projets d’industrialisation, construire collectivement un web meilleur, secouer le cocotier administratif… Toutes choses pour lesquelles je me sens freiné, brimé, frustré.
Après avoir retourné la question dans tous les sens, je comprends que j’ai dépassé la date limite de ma patience chez mon employeur du moment, une SSII tout ce qu’il y a de plus classique, pour le bon comme pour le mauvais. Dix ans, soit une demi-éternité dans ce milieu, que je m’y use, et m’y fabrique un masque de stress et d’anxiété qui inquiète jusqu’à ma fille préscolarisée. Plein de raisons expliquent cet état de fait, bâti à coups d’espoirs déçus, de malentendus tenaces, et de rancœurs mal digérées. Les détails feraient sans doute un papier intéressant (pour ceux que ça intéresse, hein), mais vous n’êtes pas là pour ça, et je vais donc en venir au fait.
Se pose alors la question : pour aller où ? Car c’est bien beau d’être un chien fou qui veut jouer avec la meute, mais cette meute a un tout petit territoire, pour le moment, et il faut y faire sa place. J’ai besoin de conseils avisés. Il se trouve que je connais assez bien l’un des mâles alpha de ce territoire, en la personne de Jean-Pierre Villain, de Qelios. Si vous ne connaissez pas Qelios, c’est un peu normal… c’est sans doute la boite spécialisée en accessibilité qui a chroniquement la moins bonne visibilité du marché. En revanche, JPV vous est sans doute plus familier. Il est la cheville ouvrière du système AccessiWeb, à la fois rédacteur, inspecteur, et formateur, pour le compte de BrailleNet. Autant dire, un monstre.
On échange depuis plusieurs années, on s’apprécie, on s’émerveille souvent de notre communauté de points de vue… et aussi de notre complémentarité, lui le technicien hors-concours, puits de connaissances, bâtisseur de référentiels d’accessibilité ; moi le chef de projet renégat, ayant choisi le côté lumineux, tout en gardant des réflexes et méthodes d’organisation de projets, qui détonnent dans un milieu peuplé surtout de codeurs ou assimilés. J’apprécie aussi le bonhomme, son parler-vrai, sa disponibilité, lui qui n’en a jamais une goutte de rab pour lui-même, et son humour sans pincettes.
Oui, j’en dis beaucoup de bien de Jean-Pierre, parce que je le pense. Pour moi, c’est le taulier, en France, et sans doute même plus loin. Il suffit de connaitre son travail, de lire ou écouter ses interventions, pour s’en convaincre. Le genre de type qui t’apprend quelque chose à chaque conversation. Et il connait son écosystème comme personne.
Du coup je ne vois pas plus indiqué que lui pour lui faire part de mon mal-être, et lui demander quelles boites du secteur, selon lui, je pourrais intéresser. Après quelques secondes de réflexion, ses sourcils s’arrondissent, et il me sort : Ben… Qelios?.
Je l’avais pas vue venir, celle-là. Qelios, c’est deux associés, dont un productif, Jean-Pierre donc, qui se suffit à lui-même, selon un cliché tenace. C’est aussi le repaire du boss, celui que t’arrives jamais à battre à la fin du dernier niveau, inatteignable, inabordable. Je n’aurais jamais imaginé qu’il puisse souhaiter m’y embarquer, d’une part ; et d’autre part, qu’il en aurait les moyens, car il n’était pas question pour moi de faire une quelconque concession financière. Mais une fois l’idée jetée en pâture à nos imaginations fertiles, elle s’est édifiée, densifiée, et on a fini par la trouver tous les deux vachement séduisante. Au point de ne plus penser qu’à cela. Au fil des mois on l’a peaufinée, et le 2 janvier 2012, allez, on attaque : je serai Directeur du Développement de Qelios. Titre un rien pompeux, je vous le concède, mais qui traduit bien les missions qui seront les miennes. Je préserve une certaine discrétion là-dessus, car la concurrence me lit (hé hé, si tu croyais que je t’avais pas vu, toi !!), mais normalement vous devriez très vite voir les effets de cette association nouvelle, et, je l’espère, fructueuse.
Voilà, fin du suspense, le jeu du pronostic sur Twitter n’a donc pas eu de gagnants (ou alors, ceux-ci ne se sont pas présentés à temps…). 2012 promet d’être passionnante ! Le mieux que l’on puisse me souhaiter, c’est qu’elle me comble professionnellement, pour que ma fille ne s’inquiète plus pour son papa en le regardant cravailler…
planete-accessibilite.com | 16-déc.-2011 17:16
admin : 6ème Forum Européen de l’Accessibilité Numérique
La 6ème édition du Forum Européen de l'Accessibilité Numérique se déroulera le 26 mars 2012 à la Cité des Sciences et de l'Industrie de Paris. La thématique de cette année : mettre l’accessibilité numérique au cœur des systèmes d’information. Plusieurs centaines de participants se rassembleront le temps d'une journée pour partager leurs savoirs et expériences.
planete-accessibilite.com | 12-déc.-2011 11:56
Olivier : Accessibilité et SEO : amies ou ennemies ?
Fréquemment, les notions d’accessibilité et de SEO (Search Engine Optimization, Optimisation pour les moteurs de recherche) sont présentées comme des domaines connexes de la qualité web. Plus précisément, les promoteurs de l’accessibilité du web font valoir le fait qu’un site accessible aura un bon référencement. C’est un argument fort en faveur de l’investissement sur l’accessibilité d’un site, puisque cette action devrait permettre d’économiser des frais d’optimisation de référencement. D’ailleurs, lorsque je forme des spécialistes de SEO à l’accessibilité, ils me confirment que 80% des critères d’accessibilité correspondent à des bonnes pratiques de SEO. Perception empirique bien sûr, mais assez partagée par mes interlocuteurs.
On pourrait se satisfaire de ce plébiscite. Mais qu’en est-il des 20% manquants ? Est-ce qu’ils sont totalement neutres ? Ou cachent-ils au contraire une opposition de pratiques ? Cet article propose d’explorer les limites de cette association a priori vertueuse de l’accessibilité et du référencement.
Notes préliminairesEn fait de SEO, on parle ici d’optimisation du code pour les moteurs de recherche. Ce qui correspond exactement au rayon d’action des webdesigners et développeurs web. L’activité d’un expert en référencement englobe bien plus de types d’interventions, essentiellement hors page, comme le décrit très bien l’article « Why SEO comes first » (en anglais). Par souci de simplification, cet article raccourcit « l’optimisation du code pour les moteurs de recherche » en « SEO ».
Comme le suggère le nom de ce blog, mon champ de spécialité est l’accessibilité. J’ai une connaissance superficielle des pratiques SEO, glanées au travers de mes expériences projet, d’interactions avec les spécialistes du SEO, et de quelques lectures. Les puristes trouveront certainement quelques erreurs ou approximations insupportables. Si c’est le cas, ruez-vous sur le formulaire de commentaires, il est là pour ça !
C’est vrai qu’accessibilité et référencement, c’est un peu pareilOn peut voir l’accessibilité comme une action visant à rendre un contenu web compréhensible au travers d’un logiciel d’analyse de texte. En effet, un lecteur d’écran, utilisé notamment par les personnes malvoyantes ou non-voyantes, analyse le contenu de l’écran, et le restitue, soit sous forme vocale, soit sous forme d’écriture Braille. Dans le cas d’un contenu web, le lecteur d’écran parcourt une copie de la page web, telle que la présente le navigateur une fois qu’il l’a lui-même interprétée. Le lecteur d’écran déroule la page dans l’ordre du code source, et interprète ce qu’il y trouve. En ce sens, on retrouve le principe de fonctionnement d’un robot d’indexation (les agents logiciels qui parcourent le web et rapportent leurs trouvailles aux bases de données des moteurs de recherche). Du reste, on retrouve souvent l’adage « Google est aveugle », pour illustrer cette similitude de fonctionnement.
Attends, c’est encore mieux que çaSi Google est aveugle, il se trouve qu’il est également sourd, démuni de perception spatiale, dépourvu de souris, insensible aux couleurs et mouvements, pas très à l’aise avec les images, les vidéos, les animations de toutes sortes, pas très outillé question CSS et JavaScript… bref, Google cumule quasiment toutes les situations de handicap qu’on puisse imaginer dans le cadre de l’utilisation du web. A côté de cela, c’est un visiteur qu’il vous faut chouchouter, vu le potentiel de copains qu’il peut ramener sur vos pages… il est donc clair que les aménagements d’accessibilité, visant à s’adapter à toutes les situations utilisateurs, favoriseront le travail d’indexation. L’usage cohérent et approprié de structures de textes telles que des titres de pages, des titres de sections, des balises sémantiques (c’est-à-dire porteuses d’une information implicite), aideront le robot à avoir une vision plus précise du rôle des différents morceaux de texte. Des alternatives aux contenus visuels et sonores, des éléments de description textuelle pertinents, compenseront ses limites sensorielles. Toutes choses également nécessaires pour les utilisateurs qui n’accèdent pas aux contenus de la page dans leurs dimensions graphique et auditive.
Donc Google et un utilisateur handicapé, c’est pareil ?C’est là que ça se gâte. Car si un lecteur d’écran et un robot d’indexation ont des modes d’action similaires, leurs besoins sont différents, et donc la façon optimale de les satisfaire n’est pas forcément la même.
Un utilisateur humain devra être en mesure de comprendre n’importe quel élément de la page, et l’utiliser pour réaliser les tâches qu’il a choisies de réaliser. Pour le servir correctement, tous les éléments doivent lui être intelligibles, et actionnables au besoin, quel que soit le mode de restitution dont il dispose. Il faudra également éliminer les informations parasites, qui vont encombrer le contenu et en réduire l’efficacité.
Un moteur de recherche vise à caractériser une page par des mots-clés. Pour le satisfaire au mieux, il faudrait l’amener à comprendre quels sont les mots-clés les plus pertinents pour décrire cette page. Un expert SEO travaillera donc à mettre en avant les mots-clés qu’il aura choisis comme étant ceux pertinents pour amener les internautes sur sa page.
Souvent ces deux objectifs conduiront à un résultat proche. Mais pas toujours. Imaginons une page où l’on vend un voyage aux Maldives, et examinons les choix que pourraient faire nos experts Robert Accessibilité et René SEO, tous deux chargés d’optimiser la même page en fonction de leurs missions respectives.
Quelques exemples de divergences possibles Les titres de sectionRobert Accessibilité et René SEO savent tous deux que les titres de section sont importants : l’utilisateur humain peut s’appuyer dessus pour naviguer plus rapidement dans la page ; le robot d’indexation va considérer les mots dans ces titres comme plus importants, plus saillants. Robert va donc choisir des titres qui décrivent efficacement chaque section. Mais René va choisir des titres qui donnent à manger au robot du « Voyage aux Maldives ». On pourrait donc avoir pour Robert :
- Description
- Hébergement
- Formalités
Et pour René :
- Voyage aux Maldives : Description
- Voyage aux Maldives : Hébergement
- Voyage aux Maldives : Formalités
Pas très grave à première vue, mais si René SEO gagne le bras de fer en réunion de stratégie de contenu, certes, Google sera très enclin à penser que cette page a quelque chose à voir avec un voyage aux Maldives. En revanche, notre pauvre utilisateur va se cogner beaucoup d’informations parasites, qui vont dégrader son expérience de navigation.
Les images de décorationOn va retrouver une problématique similaire pour les images de décoration. On parle ici de toutes les images qui n’apportent pas d’information supplémentaire à ce que l’on trouve déjà dans le texte. Ce sera le cas notamment des images destinées à vous faire baver d’envie, et à chercher machinalement où se trouve votre carte bancaire.
Pour Robert Accessibilité, pas de doute, ces images ont beau être superbes, elles n’ont pas vocation à fournir une information qui n’est pas déjà dans le texte. Allez hop, alternative vide, et l’utilisateur lui dit merci.
Pour René SEO, c’est pas la même histoire. Les alternatives aux images sont des opportunités de caser du mot-clé, de façon invisible et tout-à-fait légitime du point de vue du moteur de recherche. Et puis, allons-y, on a en plus l’attribut title, l’aubaine !
Si René suit sa ligne de conduite, il va donc chercher à tout près à fourrer du « Voyage aux Maldives » dans un maximum d’images. Mais l’utilisateur humain, chouchou de Robert, va grincer des dents en subissant à longueur de page des répétitions de l’expression « Voyage aux Maldives ».
Les liens d’interfaceA ce stade, si René SEO a obtenu gain de cause, Google doit se douter que cette page a sûrement un rapport avec l’idée de voyage aux Maldives. Mais on peut encore aller plus loin. Car pour que la densité de mots-clés choisis soit encore plus grande, une fois qu’on en a augmenté la quantité, on va chercher à réduire la proportion d’autres mots-clés potentiels. Et donc chercher à éliminer au maximum tout ce qui ne parle pas strictement de voyage aux Maldives.
Imaginons qu’un panneau de recherche détaillée puisse être affiché ou masqué en cliquant sur une zone de la page. Robert Accessibilité pourra exiger un lien « Afficher la recherche détaillée », qui se transformera en « Masquer la recherche détaillée » une fois actionné. Mais pour René SEO, ce lien entre en concurrence avec les autres liens, tout en ayant le même poids. Les mots « recherche détaillée », de faible valeur en termes de référencement, seront pourtant analysés par le moteur de recherche comme aussi descriptif que « Voyage aux Maldives » qu’on trouvera dans d’autres liens. René SEO s’en offusquera, et poussera pour que le texte soit placé dans un élément neutre (un DIV par exemple), que l’on dotera d’une détection de clic souris. Robert Accessibilité en avalera sa grille d’audit, néanmoins cette approche est logique du point de vue SEO, car on limite ainsi l’importance de mots non descriptifs.
(Note : sur cet exemple, Robert et René seraient sans doute réconciliés par l’usage d’un élément bouton, comme le décrit très bien cet article de Babylon Design : Sus au . Mais ce sera pour un autre billet.)
Et d’autres encoreOn a vu trois exemples très banals de choix de conception, où accessibilité et SEO n’auront pas les mêmes priorités, et donc pas les mêmes décisions. Il en est bien d’autres : titres de liens, balises de renforcement et d’emphase à la pelle, multiplication de liens soi-disant de navigation, textes plus ou moins habilement masqués… De nombreuses bonnes raisons de se méfier de cet amalgame un peu trop rapide, un peu trop fréquent, entre accessibilité et SEO.
Ok, mais alors on fait quoi avec tout ça ?Il semblerait que de manière générale, une page accessible soit très correctement indexée. Mais avec les mots-clés qu’elle contient effectivement, qui ne sont pas forcément ceux que l’on souhaite, dans l’idéal, pour la décrire du point de vue d’un moteur de recherche.
A l’inverse, une page optimisée purement pour les moteurs de recherche, peut léser un utilisateur, non pas en termes d’accès à l’information, mais en termes de pertinence du contenu.
Je dirais que plutôt que le SEO, l’accessibilité favorise donc « l’indexabilité » d’une page ou d’un site, c’est-à-dire sa lisibilité pour un outil d’indexation. En revanche cela ne signifie pas forcément qu’elle soit optimisée pour sa « trouvabilité » par un moteur de recherche sur des mots-clés choisis. (et là, mon quota de mots inventés est épuisé pour cet article).
Donc, sur certains points d’achoppement, le choix de favoriser Robert ou René peut se ramener au choix entre favoriser l’utilisateur humain ou Google. Or, on l’a vu, il est tentant de bichonner Google et consorts, considérant qu’ils nous ramèneront beaucoup plus de monde, et donc beaucoup plus de revenus potentiels. La bataille est injuste, René SEO a l’argument qui tue. Mais Robert ne devrait pas désespérer. Il a pour lui ce fait simple et pourtant trop souvent négligé : c’est lui qui s’occupe vraiment des vrais gens, qui achètent vraiment des produits avec de l’argent réel. Le trafic pour le trafic n’a pas de sens en soi dans la plupart des modèles économiques, sauf si on vend de la bande passante… Ce qui compte c’est la conversion de l’acte de navigation en acte d’achat.
Donc René et Robert vont devoir défendre leurs points de vue respectifs en évaluant non pas le bénéfice de chacun, mais le point d’équilibre des deux : trop de SEO créera certes plus de trafic, mais moins de conversions, tandis que la pure accessibilité fait prendre le risque d’un moindre trafic, tout en préservant ses chances de ne pas déplaire. Il s’agira donc pour l’un et l’autre de trouver le bon compromis entre pousser dans un sens sans pénaliser l’autre, et inversement.
Pour ma part, mon choix de spécialisation (et même de vie, hein, n’ayons pas peur des mots), m’incite à penser qu’aucun des artifices décrits ci-dessus n’a une influence suffisante sur le trafic pour valoir le coup. Mais c’est bien entendu à confronter avec des données objectives, choses très difficiles à constituer tant en SEO qu’en accessibilité. Ce sera donc généralement une affaire d’opinions.
Quoiqu’il en soit, il est vital de garder à l’esprit le fait que ce qui, in fine, assure le succès d’un produit ou contenu vendu sur le web, n’est pas le trafic généré, ni la qualité de l’expérience utilisateur, aussi démente soit-elle. C’est la qualité intrinsèque de ce produit, qui résulte d’un mix entre sa valeur et son coût, perçus pour l’acheteur. Sur ce point, l’accessibilité ne détériore pas cette qualité intrinsèque, tandis que le SEO peut la dégrader, pour certains utilisateurs au minimum. C’est peut-être sur cet argument que Robert Accessibilité aura gain de cause…
Et vous, quel est votre point de vue sur ce rapprochement? De quelles expériences de convergence ou de divergence pouvez-vous témoigner?
planete-accessibilite.com | 10-déc.-2011 00:09
BritoWeb : Accessiblog, un nouveau blog sur l'accessibilité
Il est à signaler la mise en ligne, à l'initiative d'Olivier Nourry, d'un nouveau blog consacré à l'accessibilité : Accessiblog. Son premier billet est consacré aux motivations liées à son ouverture.
Souhaitons bonne chance à ce nouveau blog.
planete-accessibilite.com | 08-déc.-2011 15:31
BritoWeb : Les bénéficiaires de l'accessibilité du Web sont de potentiels consommateurs de commerce électronique
Tel pourrait être le résumé du billet coup de gueule publié ce matin par Élie Sloïm sur le blog de Temesis et intitulé E-commerce et handicap.
planete-accessibilite.com | 08-déc.-2011 15:25
Olivier : Bye bye Webyboom, hello accessiblog.fr!
Webyboom, blog donnant la parole à un petit collectif de collègues, tous professionnels du web, était à l’origine une expérience de management. Il s’agissait de remotiver une équipe un peu flottante au niveau de son envie, avec pas mal de compétences cumulées mais assez peu de visibilité (le webdesign dans une SSII, c’est un peu comme le service maintenance dans une usine de chaussettes. Indispensable, mais peu considéré, voire méprisé. C’est la vie…). Moi j’étais le gars « qui s’y connait en access », on m’a invité à compléter le tableau. Ça collait avec une idée que je trainais dans un coin de ma tête, j’ai dit : d’ac.
Rapidement, l’équipe s’est étiolée. Après quelques bons papiers, sur les frameworks javascript par exemple, le flux s’est tari. Sauf pour moi, qui m’étais pris au jeu. Ça me donnait aussi l’occasion de diffuser certains acquis et idées, d’explorer des sujets nouveaux, de dialoguer au-delà de mon cercle professionnel interne. Quelques dizaines de billets plus tard, avec des pics aussi spectaculaires que les creux, je retiens beaucoup de plaisir à le faire, avec en prime quelques –modestes– succès (l’article 5 raisons invoquées pour justifier l’inaccessibilité de son site a notamment pété toutes les stats, grâce à Twitter: il a eu plus de visites en un jour que tout le blog en un mois).
Mais Webyboom ne répond plus à mes besoins et projets aujourd’hui. Largement suffisant pour du blogging comme ça, en passant, mais pas pour quelque chose qui aurait un peu plus d’envergure. Webyboom doit passer la main, et laisser la place à accessiblog.fr.
Si vous aimiez le ton de Webyboom, son mix d’infos et d’opinions, avec toujours la volonté d’être soit pertinent, soit divertissant, et idéalement les deux… pas de souci, ça continuera! Et (du moins je l’espère) en allant plus loin sur chacun de ces traits. La ligne éditoriale est claire: du solide quand c’est nécessaire, du rigolo quand cela s’y prête. Et si on peut combiner, tant mieux! Ce sera bien entendu toujours sur le thème de l’accessibilité numérique (on ne se refait pas), et j’essaierai de m’y tenir, même si j’ai plein d’autres trucs à partager sur d’autres sujets aujourd’hui (ce sera pour un autre blog… on en reparlera).
Bien plus que Webyboom, et c’est une des raisons de cette évolution, accessiblog.fr sera un maillon essentiel de ma présence sur le web, et du dialogue avec la communauté de l’accessibilité numérique. Il sera un complément et un relais de mon compte Twitter en particulier. Je l’espère aussi, un lieu de dialogue, pour confronter les idées de ceux qui font et vivent l’accessibilité. Plus je pratique cette communauté, et plus j’observe qu’elle est peuplée de gens formidables, qui ont en commun une énergie débordante, le rêve d’un web meilleur, et cette créativité qui caractérise les domaines où tout reste à faire. Si ce blog devient même une minuscule pierrounette dans cet édifice, j’aurai atteint mon but.
Bienvenue donc sur accessiblog.fr, et n’hésitez pas à me remettre ce billet sous le nez si vous trouvez que ces bonnes intentions ne sont pas respectées!
N.B.: il ne vous aura peut-être pas échappé une certaine similitude de noms, bien involontaire, avec l’excellent Accessiblogue, publié par la coopérative québécoise Accessibilité Web. Mais ces deux blogs n’ont aucune parenté, hormis leur thème. C’est après avoir réservé ce nom de domaine, que j’ai réalisé la confusion possible… J’en profite pour remercier Denis Boudreau pour sa bénédiction et ses encouragements lorsque, tout penaud, je lui ai écrit pour lui signaler cette demi-boulette.
planete-accessibilite.com | 07-déc.-2011 20:03
admin : Trois nouveaux outils pour des documents Word accessibles
L'université de Leuven (Belgique) a rendu public, libre et gratuit un nouveau module qui permet aux utilisateurs de LibreOffice et OpenOffice d'améliorer l'accessibilité de leurs documents au format Word. Deux autres outils relatifs à la lecture pour les personnes aveugles ont été mis à jour.
planete-accessibilite.com | 05-déc.-2011 09:00
BritoWeb : Landmarks ARIA et lecteurs d'écran : une prise en charge plus que décente
Récemment, dans un billet intitulé Latest ARIA landmark support data, Steve Faulkner a rapporté les résultats d'un test de prise en charge actuelle par les lecteurs d'écran des landmarks ARIA, autrement dit de l'attribut ARIA role.
Il s'avère que la prise en charge est complète avec les versions 11 à 13 de Jaws et ChromeVox et qu'elle est presque complète avec VoiceOver (qui ne prend pas en charge le landmark form) et NVDA (qui ne prend pas en charge les landmarks applicationet form). En revanche, Window Eyes ne propose aucune prise en charge.
Bref, les rôles ARIA, c'est bon, mangez-en ! 
planete-accessibilite.com | 02-déc.-2011 22:19
BritoWeb : Landmarks ARIA et lecteurs d'écran : une prise en charge plus que décente
Récemment, dans un billet intitulé Latest ARIA landmark support data, Steve Faulkner a rapporté les résultats d'un test de prise en charge actuelle par les lecteurs d'écran des landmarks ARIA, autrement dit de l'attribut ARIA role.
Il s'avère que la prise en charge est complète avec les versions 11 à 13 de Jaws et ChromeVox et qu'elle est presque complète avec VoiceOver (qui ne prend pas en charge le landmark form) et NVDA (qui ne prend pas en charge les landmarks applicationet form). En revanche, Window Eyes ne propose aucune prise en charge.
Bref, les rôles ARIA, c'est bon, mangez-en ! 
planete-accessibilite.com | 02-déc.-2011 22:19
admin : Adobe abandonne la version mobile de Flash Player
Adobe a annoncé par l'intermédiaire de son vice président Danny Winokur l'arrêt du développement de la version mobile de Flash Player, une victoire supplémentaire pour le standard HTML5 qui va petit à petit remplacer les technologies propriétaires qui manquent cruellement d'accessibilité.
planete-accessibilite.com | 28-nov.-2011 09:00
admin : Handi-pratique change de look et se rhabille pour l’hiver
Dernièrement nous avions promis de nouveautés sur le site, nous avons le plaisir de vous présenter le nouvel habillage d'Handi-pratique, accompagné d'un logo tout beau tout neuf ! Cette nouvelle charte graphique remplace l'ancienne, un peu trop austère et impersonnelle à notre goût.
planete-accessibilite.com | 22-nov.-2011 15:06
Le Web Accessible : Comment j’ai utilisé un Kanban
C’est quoi déjà un Kanban ?
Vous entendrez sûrement ce mot si vous travaillez sur un projet en méthode Agile ou Scrum. Il s’agit d’une technique qui permet de faciliter la conduite d’un projet.

De mémoire (1), il a été inventé dans les usines Toyota pour suivre le bon déroulé des différentes opérations d’assemblage.
Comment ça marche ?On découpe son projet en tâches. Chaque tâche est matérialisée par un post-it.
On crée ensuite un tableau à l’aide de paper-board que l’on colle sur un mur : on y dessine des colonnes. Elles définiront l’état de la tâche (i.e. du post-it). On matérialise l’état initial dans la colonne la plus à gauche et l’état terminal dans la plus à droite. La vie d’une tâche, symbolisée par le déplacement du post-it, se lit ainsi dans le même le sens qu’un texte écrit en langue française.

J’ai choisi de suggérer l’importance d’une tâche par son positionnement dans la colonne : plus le post-it est placé, plus l’importance de la tâche est grande.
Mon KanbanJ’ai fait simple car il s’agit d’une première. Il est constitué de 3 colonnes :
- TODO : les tâches à faire
- ON-GOING : celles en cours de réalisation
- DONE : la tâche est terminée
Je me suis permis de véhicule de l’information par le biais de la couleur du post-it : chaque tâche appartient à un module, le module est caractérisé par 1 couleur. Mais ça n’est pas ni sale ni grave. En effet, pour reprendre la terminologie RGAA2, j’utilise cet outil dans un “environnement maîtrisé” : il sert à 2 collègues et moi et aucun d’entres nous ne souffre de maladie chromatique.
Quel est l’intérêt de cet outil ? Un outil pratique de la gestion du projetSupport de dialogue (comme peut l’être une diapositive de Powerpoint), il facilite les choses quand on veut :
- se rendre compte du reste à faire;
- choisir le “à faire”;
- prioriser ou changer la priorité d’une tâche;
- se rendre compte des dépendances entres tâches;
- …
Les tâches, visibles de tous, apportent de la transparence au travail que chacun effectue. Le chef de projet devient responsable de ce qu’il a donné à faire. S’il manque des tâches, il doit l’avoir remarqué. Si des tâches n’avancent pas, aussi. Celui qui produit, sachant que l’avancement de son travail est visible, ne tardera pas à remonter un obstacle bloquant (impossible d’”enterrer” un sujet). Plus tôt on révèle un point de blocage, plus vite on pourra trouver une solution ou un moyen de le contourner.
Un moyen de motiverRendre visuellement l’évolution des tâches apporte un aspect ludique à la production : les tâches s’apparentent aux tableaux des jeux vidéos que l’on franchit séquentiellement. Chaque franchissement procure de la satisfaction. Cette satisfaction donne envie d’entamer la prochaine pour la finir et ainsi retrouver plus rapidement cette satisfaction. Au final, on “dépile” plus vite.
(1) la page wikipédia pour le Kanban
planete-accessibilite.com | 16-nov.-2011 11:54
admin : Une enveloppe de 25 millions d’euros pour l’accessibilité numérique en France
Le Décret n°2009-546 du 14 mai 2009 obligera à partir de mai 2012 les collectivités territoriales et les établissements publics qui en dépendent à rendre leurs sites accessibles. Un objectif loin d'être atteint, raison pour laquelle une enveloppe de 25 millions d'euros a été débloquée pour l'accessibilité numérique des sites publics.
planete-accessibilite.com | 07-nov.-2011 09:00
admin : Handi-pratique a atteint le cap des 1000 visiteurs par mois !
Grande nouvelle : à peine un peu plus d'un an après son lancement, handi-pratique.com a atteint le cap symbolique des 1000 visiteurs par mois ! Une nouvelle dont nous nous réjouissons et qui nous conforte dans l'idée que l'accessibilité numérique et l'informatique adaptée aux personnes handicapées intéressent beaucoup de monde.
planete-accessibilite.com | 31-oct.-2011 09:00
Patrice Bourlon - WebAccessibilite.fr : Les 187 tests du RGAA sont en ligne sur rgaa.net
(24 octobre 2011) L’annexe 2 du Référentiel général d’accessibilité pour les administrations (RGAA) est un document essentiel pour les professionnels du Web concernés par la question de l’accessibilité des sites Internet aux personnes handicapées.
Or depuis la parution officielle du RGAA, il y a 2 ans, et malgré la [externe]demande explicite faite en ce sens, nous ne disposions pas jusqu’à aujourd’hui d’une version en ligne navigable, accessible, avec des liens fonctionnels vers les documents de référence.
Cette lacune est aujourd’hui réparée…
planete-accessibilite.com | 24-oct.-2011 12:00
admin : Adobe et Google deviennent les principaux soutiens financiers du W3C
Le W3C, consortium mondial chargé du développement et du respect des standards du Web, a annoncé l'arrivée des géants Google et Adobe en tant que principaux sponsors financiers. Une décision qui a pour but de favoriser le travail du W3C en donnant un coup de fouet aux projets en cours.
planete-accessibilite.com | 24-oct.-2011 10:00
Oncle Tom : Paris Web 2011 : transversalité
Une année s’est déjà écoulée depuis Paris Web 2010. À mon retour de cette précédente édition, je l’avais même qualifiée d’âge de raison. Petit à petit, année après année, les conférences Paris Web en sont arrivées à 2 sessions simultanées, 500 inscrits, 60 orateurs, de la traduction en langue des signes française et même de la vélotypie pour une retranscription écrite en direct.
Pour ma part, c’est la quatrième année consécutive où je m’y rends … et où on accepte de me voir déblatérer des sujets de plus en plus bizarre. Qu’y ai-je vu cette année ?
Gloire au petit amphitéâtreLes double sessions sont apparues à l’origine avec une orientation décideur/technique. Aujourd’hui j’y vois davantage une découpe atypique/grand public puisque dans la pratique, la distinction se fait sur la contenance de l’amphithéâtre.
Dans ce petit amphi, on a décortiqué la base de notre travail : l’impact du webdesign dans les neurosciences et vu comment fonctionnait un navigateur, d’une requête HTTP au rendu de l’interface.
Subtilement, en deux heures, on a pu se rendre compte qu’un changement de code hexadécimal dans un fichier CSS transitait au travers de plusieurs milliers de ligne de code au sein de votre navigateur Web … mais surtout, traversait 7 zones différentes du cerveau pour provoquer une … sensation.
Sensation. Mot qui navigue lui aussi au travers de l’accessibilité, de l’ergonomie ou plus généralement, d’UX (expérience utilisateur).
De la technique au managementLe public a eu du mal à retenir un rire sarcastique, moi compris, lorsqu’Arthur Rigaud de Voyages-SNCF.com a débuté sa présentation sur l’accessibilité. Malin, il a préféré utiliser grand compte pour éviter la désertion de la salle ?
Toujours est-il qu’on a vite oublié les sarcasmes devant l’ampleur de la mission : 70 sites Internet, 450 sites Intranet et 1 mission commune, les rendre accessible. Tous ne le seront pas à la date buttoir mais l’explication dans leur démarche mérite attention.
En effet, classiquement, un expert accessibilité a été missionné pour aider les différentes équipes à rendre leurs sites accessibles. Grand bien leur en a pris, car ça s’est soldé par un échec. L’ampleur et la dureté de sa mission a certainement contribué à l’intégrisme de son application, excluant cette personne de tous les projets.
Une approche tranversale a ensuite été adoptée : communication dans les lieux communs (machine à café, affichages de communication interne), formations au personnel et surtout, une responsabilisation de différents postes, du développeur au chef de projet en passant par les graphistes.
De la brutalité isolée à la douce transversalité.
Du public au grand publicOn ne parle pas de backend à Paris Web par contre on y parle Open Data !
David « Nippon » Larlet et Olivier Thereau ont présenté à la fois un panorama d’Open Data au travers des cultures, et comment la BBC s’y prenait pour utiliser Open Data avec leurs contenus et ceux issus de communautés spécialisées.
Open Data est le gros buzzword pour lequel le retour sur visibilité reste faible, en partie à cause du manque d’accompagnement, des coûts de développement et de maintenance (ben quoi, c’est de l’informatique et du temps de cerveau piqué à TF1) … et pourra-t’on constater, du manque d’outillage.
Y’a du maille pour mailler les données, car le Web sémantique c’est bien beau, mais lier des fichiers PDF entre eux, c’est priver un diabétique de son insuline en le gavant de chamallow (OK ? © Pablo).
L’atelier des bonnes idéesSamedi fût un peu plus difficile : réveil tardif suite à la retombée de pression de la veille et d’un épuisement lié au manque de sommeil. Bref, j’ai préféré rogner sur le premier atelier pour réserver mon attention au reste de la journée.
Après un énième café, la journée débute sur un sujet de typographie adressée aux développeurs. Le sujet couvrait les aspects de ce qu’on devait connaître mais après les 2 excellentes conférences de l’an dernier (macrotypographie de la page Web et typographie comme outil de design), dur dur. On repartait en tous cas avec l’idée essentielle : d’abord le contenu, ensuite le design. Couplé avec Mobile First et l’accessibilité, le lien n’en est que plus évident.
Songeant de plus en plus régulièrement à publier ce blog sous forme de contenu versionné avec git (geek), je pensais naïvement que ce serait le sujet de l’atelier Création et partage d’archives Web personnelles. La bonne surprise c’est qu’il y fût surtout question de créer des archives distribuées pour éviter les liens morts sur nos propres blogs : chaque lien externe est indexé en local pour s’y substituer en cas de disparition de la page cible respective. Ce sera à suivre sur le projet Owark.
Et le meilleur pour la fin : deux jeux sur l’itération et la communication de Pablo Pernot. J’avais déjà entendu parler du Marshmallow Challenge et ce fût l’occasion de l’expérimenter. Tout le monde (ou presque) a eu le réflexe de construire la tour la plus haute possible … et de se planter au dernier moment. Comme dans nos projets informatiques en fin de compte. Livraisons itératives vs. grosse livraison finale (qui fait mal).
Puis de tester la communication écrite (nos belles specs et cahiers des charges) vs. la communication orale. Cette dernière a donné de meilleurs résultats, en permettant d’ajuster en fonction du feedback. Ça m’a donné à réfléchir sur la capitalisation technique : travailler à 2 en même temps, pour qu’un formalise par écrit semble plus efficace qu’une seule personne, réfléchissant et écrivant. Et de constater une fois de plus la difficulté à imposer un processus formalisé à des personnes ne se sentant pas en mesure de le faire.
Des outils aux ressentisC’est avec surprise que je suis reparti sans le boost d’énergie habituel, et sans le spleen post-évènement. Et de me rendre compte que finalement, j’ai passé tout mon temps à m’imprégner des expériences humaines exposées sur scène, ainsi que des conversations pendant les repas, apéritifs et autres diners plus ou moins informels.
J’y vois trois raisons :
- l’expérience Sud Web a déjà regonflé le ballon il y a 6 mois ;
- en travaillant en indépendant, je ne subis plus cette pression du boulot mal fait ou de l’incompréhension auxquelles Paris Web apporte une grande bouffée d’air frais ;
- je n’espérais pas révolutionner ma vision des outils pour améliorer radicalement mon quotidien.
À vrai dire, ça doit bien être la première année où je me suis fichu éperdument des outils pour me focaliser totalement sur le comment et le pourquoi. Pourquoi ça foire ? Comment des hommes et femmes font réussir un projet ?
Et ma conférence ?J’y reviens dans un prochain article pour apporter à la fois une explication à mes slides et aussi des éléments complémentaires.
D’ici là, tous mes remerciements à l’organisation impeccable de l’évènement (notamment sur l’arrivée des orateurs), à l’excellente soirée communautaire au Comptoir Général et aux personnes avec qui j’ai pu échanger, que ça soit sur ma coupe de cheveux ou sur nos vies respectives.
planete-accessibilite.com | 21-oct.-2011 12:26
admin : Un arrière-plan en HTML5 pour Bing
Le moteur de recherche de Microsoft, Bing, essaie tant bien que mal de tenir face à la domination écrasante de Google en proposant régulièrement de nouvelles fonctionnalités. Dernièrement, c'est un arrière-plan animé en HTML5 qui a fait son apparition sur la page d'accueil Bing.
planete-accessibilite.com | 12-oct.-2011 19:52
Blog Webatou : Paris Web 2011, encore quelques jours de patience
La pression monte, Twitter s'emballe... plus que (ou encore) quelques jours d'attente pour la 6e édition de
Paris Web, la conférence francophone des gens qui font le web, aura lieu à Paris du 13 au 15 octobre 2011. Elle explorera les thèmes de l’accessibilité Web, du design numérique et des standards ouverts.

Si vous avez la chance de compter au nombre des inscrits, vous trouverez toutes les informations indispensables pour préparer utilement ces journées de rêve sur le site
- pour les 2 journées de conférences
- pour la journée d'ateliers
Pas de panique, jusqu'à la dernière minute vous serez libre de choisir la conférence ou l'atelier que vous ne voulez absolument pas rater... un choix souvent cornélien, j'en conviens !
Vous ne faites pas partie de ces chanceux ? Deux solutions pour vous consoler :
- patienter jusqu'à ce que les vidéos soient en ligne, et cette année les ateliers seront filmés aussi
- suivre les conférences du grand amphithéâtre en streaming (un test a été réalisé il y a 2 jours et nul doute que les petites imperfections seront corrigées !)
Cette année encore, j'ai eu l'honneur de voir ma proposition d'atelier retenue, et ce n'était pas gagné vu le nombre de propositions. J'aurai donc le plaisir de parler de La lisibilité des contenus Web, un sujet qui concerne la plupart des coeurs de métiers impliqués dans la mise en oeuvre d'un site Web (développeurs, graphistes, rédacteurs...)
Je me réjouis déjà à la pensée de toutes ces veilles connaissances
que je vais retrouver, des nouvelles rencontres que je vais faire... j'ai déjà
la
tête dans les étoiles 
planete-accessibilite.com | 09-oct.-2011 00:59
BritoWeb : Attributs HTML répétés et accessibilité
Un attribut doit être déclaré une seule fois au sein d'un élément HTML. Autrement dit, un attribut HTML répété deux fois dans un même élément invalide le code (que l'on soit en HTML 4, en XHTML 1 ou même en HTML 5). Et ce n'est pas par hasard, d'autant moins que cela peut avoir des conséquences en matière d'accessibilité.
Pour illustrer ce propos, je vais partir de la page d'Apple rendant hommage à Steve Jobs (et Dieu sait que c'est d'actualité, soit dit en passant). Cette page comporte une image contenant du texte qui dit :
Steve Jobs
1955-2011
Apple vient de perdre un visionnaire et un génie créatif. Et le monde, un être humain d'exception. Ceux d'entre nous qui ont eu la chance de connaître Steve et de travailler avec lui ont perdu un ami cher et un mentor qui fut pour tous une source d'inspiration. Steve laisse derrière lui une entreprise qu'il était le seul à pouvoir bâtir. Son esprit restera à jamais l'esprit d'Apple.
Le code source intégrant l'image est le suivant :
L'élément img possède bien l'indispensable attribut alt ; mais, ce dernier est répété : la première occurrence en fait un attribut vide et la seconde occurrence renseigne une alternative textuelle à laquelle il manque le nom du défunt et ses dates de naissance et de décès pour qu'elle soit pertinente.
En analysant le code source avec les outils pour développeurs fournis par les navigateurs ou par des extensions, le constat est encore plus surprenant. Opera Dragonfly restitue bien la répétition de l'attribut alt ; mais, les deux alt sont vides ! Quant à Firebug pour Firefox et à l'inspecteur Web de Safari, ils ne restituent qu'une seule occurrence de l'attribut alt, qui est vide dans les deux cas.
En guise de bouquet final, j'ai essayé de consulter la page sur un iPad avec VoiceOver, le lecteur d'écran fourni avec Mac OS X et iOS. VoiceOver ne me restitue rien, si ce n'est un laconique « niveau d'en-tête 1 » ; autrement dit, il n'a lu qu'un h1 vide.
Bref, la répétition d'un même attribut au sein d'un même élément HTML est non seulement invalide syntaxiquement, mais est nuisible à l'accessibilité.
planete-accessibilite.com | 06-oct.-2011 18:30
Patrice Bourlon - WebAccessibilite.fr : Lettre ouverte pour l’accessibilité numérique des services publics, 7 mois plus tard…
Le 28 janvier dernier, le collectif Article 47 publiait une Lettre ouverte pour l’accessibilité numérique des services publics français. Le constat était alors sans appel : quasiment aucun site Web public ne répondait aux exigences du Référentiel général d’accessibilité pour les administrations (RGAA) et pour résumer la situation, il n’y avait pas de pilote dans l’avion. Nous sommes maintenant à la fin août, que s’est-il passé depuis la publication de cette lettre ouverte ?
planete-accessibilite.com | 01-sept.-2011 12:00
BritoWeb : Les styles en ligne sont nuisibles à l'accessibilité
Le fait de déclarer des styles CSS en ligne (soit dans l'élément style soit dans l'attribut style au sein des éléments HTML) ne facilite pas la maintenance, outre qu'il va à l'encontre de la stricte séparation entre structure et mise en forme. Il est également nuisible à l'accessibilité.
D'abord, rappelons que des règles de priorité régissent l'application des styles. Ainsi, une déclaration CSS en ligne via l'attribut style sera prioritaire sur une déclaration CSS en ligne via l'élément style, qui elle-même est prioritaire sur une déclaration CSS consignée sur une feuille de style externe (appelée soit dans une autre feuille de style externe au moyen de la règle @import soit au moyen de l'élément style avec la règle @import soit au moyen de l'élément link).
Ensuite, parmi les feuilles de style externes, il faut distinguer les feuilles de style auteur (celles associées à la page Web par son auteur) et les feuilles de style utilisateur. Ces dernières, stockées dans l'ordinateur de l'utilisateur, peuvent être chargées par le navigateur et deviennent alors prioritaires sur les feuilles de style auteur. Ainsi, un utilisateur dont la vue ne lui permet pas de lire confortablement un texte en petits caractères ou qui ne tolère qu'un nombre limité de contrastes aura la possibilité de charger une feuille de style utilisateur lui permettant de personnaliser l'affichage des pages Web qu'il consulte. Autrement dit, une feuille de styles utilisateur peut être un outil d'aide à l'accessibilité.
Par conséquent, les styles en ligne sont logiquement prioritaires sur la feuille de style utilisateur et, s'ils comportent des déclarations CSS peu soucieuses d'accessibilité, s'avèrent nuisibles à l'accessibilité.
Voilà une autre bonne raison d'éviter de déclarer des styles en ligne.
Pour approfondir ce point, je vous invite, si vous lisez l'anglais, à consulter à ce sujet l'article de Dan Stringer, publié hier et intitulé Inline styles and why they are considered harmful for accessibility.
planete-accessibilite.com | 24-août-2011 16:38
AccessiBlogue : AccessiVeille du vendredi le 19 août 2011
Tous les vendredis, AccessibilitéWeb propose une série d'hyperliens touchant divers aspects de l'accessibilité du Web : a11yMTL, agents utilisateurs, animations vectorielles, aria, captcha, CLF 2.0, conférences, contenus, compatibilité, compréhensibilité, documents téléchargeables, éducation, évaluation, formulaires, généralités, gouvernement, html5, incapacités, inclusion, interactivité, législation, médias temporels, meilleures pratiques, mobilité, multimédia, normes, outils, outils d'adaptation, (...)
planete-accessibilite.com | 19-août-2011 19:12
AccessiBlogue : AccessiVeille du vendredi le 12 août 2011
Tous les vendredis, AccessibilitéWeb propose une série d'hyperliens touchant divers aspects de l'accessibilité du Web : a11yMTL, agents utilisateurs, animations vectorielles, aria, captcha, CLF 2.0, conférences, contenus, compatibilité, compréhensibilité, documents téléchargeables, éducation, évaluation, formulaires, généralités, gouvernement, html5, incapacités, inclusion, interactivité, législation, médias temporels, meilleures pratiques, mobilité, multimédia, normes, outils, outils d'adaptation, (...)
planete-accessibilite.com | 12-août-2011 23:12
AccessiBlogue : Lancement des inscriptions pour a11yMTL 2011
La seconde édition de la conférence a11yMTL aura lieu à Montréal le 26 août 2011 et réunira à nouveau l'industrie du Web, le gouvernement du Québec et le gouvernement fédéral autour de l'accessibilité du Web avec, en trame de fond, les standards en vigueur au Québec (SGQRI 008) et au Canada (CLF 2.0). Faire connaître ces standards et les enjeux du Web accessible est au coeur des préoccupations de a11yMTL 2011. Il nous fait plaisir de vous inviter à faire partie du plus grand rassemblement dans le domaine (...)
planete-accessibilite.com | 05-août-2011 23:55
AccessiBlogue : AccessiVeille du vendredi le 5 août 2011
Tous les vendredis, AccessibilitéWeb propose une série d'hyperliens touchant divers aspects de l'accessibilité du Web : a11yMTL, agents utilisateurs, animations vectorielles, aria, captcha, CLF 2.0, conférences, contenus, compatibilité, compréhensibilité, documents téléchargeables, éducation, évaluation, formulaires, généralités, gouvernement, html5, incapacités, inclusion, interactivité, législation, médias temporels, meilleures pratiques, mobilité, multimédia, normes, outils, outils d'adaptation, (...)
planete-accessibilite.com | 05-août-2011 23:07
AccessiBlogue : AccessiVeille du vendredi le 29 juillet 2011
Tous les vendredis, AccessibilitéWeb propose une série d'hyperliens touchant divers aspects de l'accessibilité du Web : a11yMTL, agents utilisateurs, animations vectorielles, aria, captcha, CLF 2.0, conférences, contenus, compatibilité, compréhensibilité, documents téléchargeables, éducation, évaluation, formulaires, généralités, gouvernement, html5, incapacités, inclusion, interactivité, législation, médias temporels, meilleures pratiques, mobilité, multimédia, normes, outils, outils d'adaptation, (...)
planete-accessibilite.com | 29-juil.-2011 22:30
AccessiBlogue : AccessiVeille du vendredi le 22 juillet 2011
Tous les vendredis, AccessibilitéWeb propose une série d'hyperliens touchant divers aspects de l'accessibilité du Web : a11yMTL, agents utilisateurs, animations vectorielles, aria, captcha, CLF 2.0, conférences, contenus, compatibilité, compréhensibilité, documents téléchargeables, éducation, évaluation, formulaires, généralités, gouvernement, html5, incapacités, inclusion, interactivité, législation, médias temporels, meilleures pratiques, mobilité, multimédia, normes, outils, outils d'adaptation, (...)
planete-accessibilite.com | 23-juil.-2011 02:30
AccessiBlogue : AccessiVeille du vendredi le 15 juillet 2011
Tous les vendredis, AccessibilitéWeb propose une série d'hyperliens touchant divers aspects de l'accessibilité du Web : a11yMTL, agents utilisateurs, animations vectorielles, aria, captcha, CLF 2.0, conférences, contenus, compatibilité, compréhensibilité, documents téléchargeables, éducation, évaluation, formulaires, généralités, gouvernement, html5, incapacités, inclusion, interactivité, législation, médias temporels, meilleures pratiques, mobilité, multimédia, normes, outils, outils d'adaptation, (...)
planete-accessibilite.com | 16-juil.-2011 00:51
AccessiBlogue : AccessiVeille du vendredi le 8 juillet 2011
Tous les vendredis, AccessibilitéWeb propose une série d'hyperliens touchant divers aspects de l'accessibilité du Web : a11yMTL, agents utilisateurs, animations vectorielles, aria, captcha, CLF 2.0, conférences, contenus, compatibilité, compréhensibilité, documents téléchargeables, éducation, évaluation, formulaires, généralités, gouvernement, html5, incapacités, inclusion, interactivité, législation, médias temporels, meilleures pratiques, mobilité, multimédia, normes, outils, outils d'adaptation, (...)
planete-accessibilite.com | 08-juil.-2011 23:10
Stéphane : Des notes
Une guide en apprentissage, qui écoute une autre guide.
planete-accessibilite.com | 04-juil.-2011 12:00
Stéphane : Maman je t'aime
... et le matin, au réveil, en entrant dans la cuisine, sentir un sourire paresseux se dessiner sur votre visage et vous rappeler pourquoi vous êtes vivant...
planete-accessibilite.com | 03-juil.-2011 12:00
Stéphane : Bro ?
On a retrouvé le cimetière des Bro's.
planete-accessibilite.com | 02-juil.-2011 12:00
AccessiBlogue : AccessiVeille du vendredi le 1er juillet 2011
Tous les vendredis, AccessibilitéWeb propose une série d'hyperliens touchant divers aspects de l'accessibilité du Web : a11yMTL, agents utilisateurs, animations vectorielles, aria, captcha, CLF 2.0, conférences, contenus, compatibilité, compréhensibilité, documents téléchargeables, éducation, évaluation, formulaires, généralités, gouvernement, html5, incapacités, inclusion, interactivité, législation, médias temporels, meilleures pratiques, mobilité, multimédia, normes, outils, outils d'adaptation, (...)
planete-accessibilite.com | 01-juil.-2011 23:00
Stéphane : Hors cadre
Touristes à Varsovie le temps d'un après-midi.
planete-accessibilite.com | 01-juil.-2011 12:00
AccessiBlogue : AccessiVeille du vendredi le 24 juin 2011
Tous les vendredis, AccessibilitéWeb propose une série d'hyperliens touchant divers aspects de l'accessibilité du Web : a11yMTL, agents utilisateurs, animations vectorielles, aria, captcha, CLF 2.0, conférences, contenus, compatibilité, compréhensibilité, documents téléchargeables, éducation, évaluation, formulaires, généralités, gouvernement, html5, incapacités, inclusion, interactivité, législation, médias temporels, meilleures pratiques, mobilité, multimédia, normes, outils, outils d'adaptation, (...)
planete-accessibilite.com | 24-juin-2011 19:42
Stéphane : Écrire, encore. Reprendre le rythme.
Comme d'habitude avec Frédéric Beigbeder je suis frappé dès le début d'Un roman français par son sens de la formule. J'y reviens à la fin de cet article, ne bougez pas.
En ce moment, peut-être à cause de la fatigue mentale accumulée ces derniers mois, j'ai des illusions, l'impression que mon téléphone vibre dans ma poche. Je me sens asservi par ce qui m'entoure, par peur peut-être de rater quelque chose de crucial, un appel urgent ; un de plus. Par moments on a l'impression de maîtriser un tant soit peu ce qui nous entoure, et en réalité le cerveau reptilien n'est jamais bien loin en-dessous.
Souvent, en marchant, il m'arrive de me perdre. J'oublie où et qui je suis, je ne sais même plus que je marche ; à tel point qu'un jour je me suis endormi debout et c'est l'effet de chute qui m'a réveillé avant d'atteindre le trottoir (un « kick » comme dans Inception, en somme). Je réfléchis, j'écris dans la tête.
Par exemple sur Twitter ce matin en marchant j'écrivais une phrase, et faute de connexion, j'ai relancé mon navigateur. Je l'ai refaite en moins bien, faute d'inspiration, cette chose toujours aussi volatile.
Pourtant j'ai maintenant toujours un dictaphone dans la poche. Ça ne sert pas forcément à grand-chose (la preuve) mais ça fait plaisir. Ça « fait » intellectuel.
Enfin, lundi dernier j'ai écrit la première demie-page de mon livre. Elle est médiocre mais a au moins le mérite d'exister. C'est le moment où je mets le pied à l'étrier, en somme. Comme souvent, il faudra jeter et refaire.
Se dire que certains, comme Beigbeder, gagnent leur vie à la raconter ; tandis que d'autres, simplement, écrivent des ricochets.
Je finis tout de même par lancer sur Twitter : région parisienne, bousculades habituelles, agressivité larvée.
Et comme chaque fois que je perds foi en l'humain, encore une fois croiser une femme qui porte un bébé autour de son ventre, dans une écharpe, sous un grand parapluie de golf à deux places, et qui avec un seul petit sourire s'excuse de la taille de son parapluie et du risque de m'éborgner. À elle toute seule elle rachète les autres, au moins pour ce matin.
Le soir venu je regarde une autre jeune femme qui s'est assoupie dans le train. Elle a cet abandon d'enfant qu'on n'a réellement plus que quand on est profondément endormi, parvenu à l'âge adulte.
Je me rappelle alors comment, quand j'étais étudiant, je prenais en note des portraits des gens dans mon calepin, faute d'un talent de dessinateur ou d'un appareil photo sous la main.
Je pense que quand on voulait se faire passer pour Cartier-Bresson, avant, il suffisait d'un appareil normal pour faire illusion. Me revient alors un petit mot d'Édouard Boubat dans La photographie :
« Vous devez avoir un bon appareil ? », et j'ose à peine avouer : « Le même que vous. »
Aujourd'hui où les appareils numériques sont partout, jusque dans les téléphones, où les hybrides et les compacts grands comme une carte de crédit ont banalisé l'usage, on finit par ne pas oser prendre en photo une inconnue dans le train, de peur de passer pour un énième pervers qui mettra sa tête sur Facebook dans les minutes qui suivent. N'aurions-nous pas au passage perdu de cette douce naïveté ?
Tout est un peu confus, je note ici pour ne pas oublier, entre photo et écrit, faire des portraits et garder des traces.
Faites comme si je n'étais pas là et allez lire Un roman français de Frédéric Beigbeder à la place.
La littérature se souvient de ce que nous avons oublié : écrire c'est lire en soi.
planete-accessibilite.com | 23-juin-2011 01:58
AccessiBlogue : AccessiVeille du vendredi le 17 juin 2011
Tous les vendredis, AccessibilitéWeb propose une série d'hyperliens touchant divers aspects de l'accessibilité du Web : a11yMTL, agents utilisateurs, animations vectorielles, aria, captcha, CLF 2.0, conférences, contenus, compatibilité, compréhensibilité, documents téléchargeables, éducation, évaluation, formulaires, généralités, gouvernement, html5, incapacités, inclusion, interactivité, législation, médias temporels, meilleures pratiques, mobilité, multimédia, normes, outils, outils d'adaptation, (...)
planete-accessibilite.com | 18-juin-2011 07:21
Stéphane : Un mois sans écrire
Ce n'est pas pour me plaindre, non non ; mais certaines personnes m'ont contacté directement en s'inquiétant de mon silence, surtout après mon dernier billet.
Alors rassurez-vous, ça va.
Pour le travail, un adjoint vient de m'être alloué (qui signe d'un Y comme Zorro) et nous allons pouvoir équilibrer les charges.
Pour le pas-travail, il faut du sommeil et du repos. Ça tombe bien, les vacances arrivent.

Pour le livre, mon directeur de collection, qui a l'heur d'être bien bon avec ses auteurs, me donne un sursis.
Moins de stress, donc. Les nerfs retombent et je suis une loque, mais comme d'habitude de bonnes choses ressortiront de tout ça.
Plein de choses ont changé ces six derniers mois, et notamment mon temps de transport qui paradoxalement en devenant plus court m'a fait perdre du « temps assis », de ce fameux temps que Karl prône avec raison comme celui où l'esprit vagabonde et les doigts courent sur le clavier (ou le crayon sur le papier, au choix), bref un temps sans attaches pour se poser et écrire.
Le temps n'est pas une question, ce n'est pas une vraie question. Chacun de nous dans notre quotidien trouve le temps de faire des choses, nous plaçons des priorités sur chacune de nos tâches et de nos désirs de réalisations. Certains prendront le temps de regarder la télévision, d'autres prendront le temps de faire du sport, d'autres iront se promener tous les jours en forêt ou sortir tous les samedi soirs en boîte de nuit. D'autres encore auront une vie de famille remplie avec des enfants, le temps n'est pas vraiment pas une question.
Je ne trouve pas le temps d'écrire La Grange, je choisis d'écrire La Grange, car cela me satisfait.
Je vais retrouver mes marques, ou en tout cas les poser différemment. Comme disent les Américains, « something's gotta give ».
Et merci pour vos petits mots. Le dernier à Alexandre le bienheureux, diatribe indémodable :
Toi aussi, faut que tu remues, que tu cavales, mais qu'est-ce qu'ils ont tous ? On a le temps. Faut prendre son temps. Faut prendre le temps de prendre son temps.
Mise à jour : Éric disait il manque une photo à ton billet pour copier vraiment @ karlpro, c'est chose faite :)
planete-accessibilite.com | 14-juin-2011 12:38
AccessiBlogue : SGQRI 008 : en un mois, les standards passent de pratiques recommandées à directives obligatoires du Conseil du trésor pour finalement obtenir force de loi
En effet, plusieurs n'y croyaient plus, mais les standards d'accessibilité du gouvernement du Québec ont finalement gagnés leurs lettres de noblesse. De statut de pratiques recommandées du Bureau du Dirigeant principal de l'information en 2009, ceux-ci avaient enfin été adoptés le 10 mai dernier, ce qui leur confère dorénavant le statut de Directive obligatoire du Conseil du trésor. Comme si ce n'était pas suffisant, question de bien enfoncer le clou, voici que ces mêmes standards obtiennent force de loi (...)
planete-accessibilite.com | 11-juin-2011 19:20
