union-europeenne
Actualité
Conseil européen : Des ombres sur la politique énergétiqueLe Figaro, Paris – Manque d’investissements, ressources renouvelables peu développées, concurrence du charbon américain : le marché intérieur de l’énergie rencontre de nombreux obstacles. Inquiets, les grands groupes européens commencent à mettre l’UE sous pression. Voir en entier .
presseurop.eu | 20-mai-2013 18:15
Economie : L’usine à gaz européenne
Khaleej Times, Dubaï – Cartoon. Voir en entier .
presseurop.eu | 20-mai-2013 18:00
Pologne : Gdańsk à la cote chez les Russes
Gazeta Wyborcza, Varsovie – On n’a sans doute jamais vu autant de Russes à Gdańsk depuis le printemps ’45. La plupart viennent de l’exclave de Kaliningrad pour faire leurs courses en Pologne. Un commerce qui rapporte pas moins de 20 millions d’euros par mois. Voir en entier .
presseurop.eu | 20-mai-2013 17:08
Armement : Coups durs pour l’Europe des drones
La France va acheter deux Reaper, des drones de surveillance américains qui seront utilisés avant la fin de l’année dans la guerre au Mali, annonce Libération.
Le quotidien, qui rappelle que la France prévoit de se doter de 12 drones d’observation dans les années qui viennent, explique que :
Au-delà de l’acquisition des deux Reaper, il faudra acheter à moyen terme d’autres vecteurs. [...] La France souhaite surtout, à l’horizon de 2035, faire sortir des chaînes de montage le drone du futur, une sorte de Rafale armé et sans pilote. "Avec les Britanniques, nous avons investi chacun 20 millions d’euros pour entamer ce programme", souligne-t-on au ministère de la Défense. Sans doute l’une des dernières occasions de ne pas s’en remettre définitivement à l’allié américain.
Libération note que le ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian a d’ailleurs évoqué "une éventuelle coopération européenne" et souhaite "placer les Britanniques et les Allemands, qui ‘ont les mêmes besoins’, dans la boucle". Mais "pour l’heure, le processus semble grippé", après l’annonce de son homologue allemand.
Le ministre de la Défense Thomas de Maizière vient en effet d’annuler l’achat de 4 drones du type Euro Hawk, construit par EADS et l’américain Northrop Grumman. Cette annonce survient après les révélations) de la Frankfurter Allgemeine Zeitung , selon lesquelles "le ministère de la Défense a poursuivi un programme pour se doter d’Euro Hawk, dont les coûts s’élèvent à plusieurs milliards d’euros, tout en sachant depuis des années qu’[il] n’obtiendra pas d’autorisation pour l’utiliser dans l’espace aérien allemand et européen" en raison de défaillances en matière de prévention des collisions.
"La vérité est gênante et elle ne concerne pas seulement l’actuel ministre de la Défense", estime la FAZ. Mais aussi
ses prédécesseurs Guttenberg (CSU), Jung (CDU) et Struck (SPD). Tous ont évité de se poser la question décisive : comment un drone pourrait-il être autorisé dans l’espace aérien civil s’il ne dispose pas d’un contrôle de collision qui ne tombe pas en panne ?
presseurop.eu | 20-mai-2013 15:30
Moldavie : Une Fête de l’Europe en regardant vers Moscou
Pour les Moldaves, la Fête de l’Europe a commencé le 18 mai et va durer jusqu’au 26. Car le 9 mai, jour où elle est célébrée dans l’UE, le gouvernement a préféré commémorer la victoire de 1945 en présence du vice-premier ministre russe, Dmitri Rogozine. Dans le Jurnal de Chişinău, Petru Bogatu dénonce "la misère qui a coulé en abondance sur la place de la Grande Assemblée nationale" :
Les orgies auxquelles se sont livrés les Russes lors de la ‘fête de la Victoire’ nous ont prouvé que 22 ans après la proclamation de notre indépendence, nous sommes descendus au plus bas niveau du vagabondage politique. Par rapport aux normes européennes, le comportement de nos gouvernants peut être assimilé à du "n’importe quoi".
Le 18 mai, la Fête de l’Europe a été inaugurée par Štefan Füle, le commissaire européen à l’Elargissement et à la politique européenne de voisinage, qui a appelé les autorités à "tout faire pour la démocratisation de la république". Mais Jurnal de Chişinău considère que la Russie "a reconquis la Moldavie sans chars ni artillerie". "L’émissaire du président Poutine a montré du doigt la prochaine voie à suivre, vers l’Est, non vers le Ouest”, ajoute le journal qui espère que le nouveau gouvernement Leancă, confirmé le 15 mai réussira à sortir le pays de cette ambiguïté.
presseurop.eu | 20-mai-2013 14:47
République tchèque : “Zeman menace la liberté des universités”
Le président tchèque Miloš Zeman a provoqué une vague de critiques parmi les universitaires, les politiciens et les journalistes en refusant d’élever au rang de professeur l'historien de la littérature Martin C. Putna, comme le demandait l'université de Prague.
Le chef de l'Etat a déclaré qu’il hésitait à promouvoir l’auteur populaire du livre "Homosexualité et catholicisme", en raison de ses opinions libérales et de sa participation à la "gay parade".
"Le rôle du président dans la nomination des professeurs est purement cérémonial. La cérémonie de signature des décrets (...) est un héritage de la monarchie austro-hongroise" rappelle Lidové noviny qui estime que le président a outrepassé ses compétences.
presseurop.eu | 20-mai-2013 14:31
Royaume-Uni : “Patronat britannique : Nous avons besoin de rester dans l’UE”
Un groupe d’entrepreneurs britanniques ont publié une lettre dans The Independent dans laquelle ils accusent les hommes politiques eurosceptiques de faire passer "la politique avant l’économie" en appelant à une sortie du Royaume-Uni de l’UE.
Les signataires, dont le fondateur de Virgin Richard Branson, demandent au Premier ministre David Cameron "de renforcer et d’approfondir" l’engagement du pays dans le marché unique européen.
"La lettre, signée par des hauts responsables comme le président, et son successeur, de la Confédération britannique de l’industrie, le PDG de BT, de Deloitte, de la Lloyds et de Centrica, est la première réponse coordonnée de la communauté économique à la rhétorique politique anti-européenne grandissante", écrit le quotidien.
presseurop.eu | 20-mai-2013 13:55
Portugal : “La plupart des Portugais veulent renégocier ou mettre fin à l’accord avec la troïka”
Les Portugais ne sont pas satisfaits de l’intervention de la troïka dans leur pays, selon un sondage publié le 20 mai par Eurosondagem pour l’Institut européen, un département de la faculté de droit de l’université de Lisbonne.
Près de la moitié des Portugais estiment que l’accord passé entre le gouvernement et la troïka n’aurait pas dû être signé, contre 12% qui l’approuvent. 82,5% des personnes interrogées appellent à une renégociation ou à la fin de cet accord.
Le président portugais Aníbal Cavaco Silva doit recevoir les membres du conseil d’Etat – le corps institutionnel qui le conseille – le 20 mai, pour des discussions sur l’avenir du Portugal quand la troïka aura quitté le pays et sur les préparatifs du prochain Conseil européen de juin prochain.
Le mouvement Que se lixe a troika ("Fuck the troika") a appelé à manifester devant le palais présidentiel, pour demander à Cavaco Silva d’"assumer enfin ses fonctions, de respecter la Constitution et de révoquer le gouvernement qui ravage la vie des Portugais."
presseurop.eu | 20-mai-2013 13:52
Italie : “Un plan pour le chômage des jeunes”
Le ministre du Travail Enrico Giovannini a annoncé un plan de 12 millions d’euros – dont la moitié vient de fonds européens – pour créer 100 000 emplois pour les jeunes âgés de moins de 24 ans, une enveloppe qui devrait permettre de réduire de 8% le chômage des jeunes.
Ces mesures, qui devraient être prêtes en juin, ne prévoient pas de réductions du coût du travail réclamées par les employeurs et les analystes, mais se concentrent plutôt sur l’allègement des règles qui régissent les contrats à court terme et annulent partiellement des réformes introduites par le gouvernement de Mario Monti.
Avec des chiffres qui montrent qu’un jeune Italien sur 5 est sans emploi, le gouvernement essaie de suivre les initiatives prises ailleurs en Europe mais cette question est particulièrement délicate et pourrait diviser la fragile coalition gouvernementale, prévient La Repubblica.
presseurop.eu | 20-mai-2013 12:19
Croatie : “Bandić plus fort que le SDP et le HDZ réunis”
Milan Bandić, le maire de Zagreb, est le grand gagnant du premier tour des élections municipales qui se sont déroulées en Croatie le 19 mai, constate Večernji list.
Le Parti social-démocrate (SDP), qui dirige la coalition au pouvoir, est en recul dans tout le pays, tandis que le HDZ (nationaliste) progresse.
Avec 47,3% des voix dès le premier tour, le populiste Bandić, ex-élu SDP, est en bonne position pour obtenir un cinquième mandat à la tête de la capitale.
presseurop.eu | 20-mai-2013 12:17
United Kingdom : “Downing Street plaide auprès du Labour pour sauver le projet de loi sur le mariage homosexuel”
Le projet de légalisation du mariage homosexuel doit surmonter un nouvel obstacle alors que des députés cherchent à le faire dérailler en proposant d’étendre la loi existante permettant aux couples homosexuels le droit de conclure des partenariats civils, aux couples hétérosexuels.
Le gouvernement craint que si les députés travaillistes s’allient à leurs collègues conservateurs pour voter cet amendement, l'introduction de la loi soit repoussée de deux ans et coûte 4,7 milliards d’euros de plus sur le budget initial.
Le projet de loi sur le mariage approuvé par les députés lors du premier débat qui a eu lieu en février, va revenir devant la Chambre des Communes après avoir été étudié par la chambre haute du Parlement britannique, la Chambre des Lords.
presseurop.eu | 20-mai-2013 12:05
Zone euro : “Offensive de la Bundesbank contre les stimulations au sud de l’Europe”
Dans une interview à Bild am Sonntag, le président de la Bundesbank, Jens Weidmann, a "douché la timide politique de stimulation économique de la Banque centrale européenne", note La Vanguardia.
Weidmann estime que la BCE et la France "se sont relachés dans leur combat contre les causes de la crise". Il critique particulièrement la baisse des taux d’intérêt décidés par la BCE et le délai accordé à la France pour atteindre ses objectifs de déficit.
De son côté, rapporte le quotidien, le Premier ministre espagnol Mariano Rajoy "passe à l’offensive" et prépare une réunion le 5 juin à Bruxelles pour convaincre la Commission européenne du bien-fondé de ses réformes.
presseurop.eu | 20-mai-2013 11:58
Antonio Tajani : “Remettre l’Industrie au cœur de la relance”
Blog
Antonio Tajani est commissaire européen à l'Industrie, un secteur mis à dure épreuve par la crise, et sur lequel misent plusieurs Etats membres pour se redresser. En marge du Festival international de journalisme de Pérouse, en Italie, il nous a livré les recettes de l’UE pour relancer l’économie européenne et sa vision de la crise qui affecte l’Union et sa relation avec les citoyens, ainsi que de l’avenir de l’Europe.
Monsieur Tajani, en ce moment, la crise bat son plein en Europe et le chômage a atteint des records dans plusieurs pays. La compétitivité des entreprises européennes — à l'exception notable de celles allemandes — ainsi que la faiblesse de la demande interne sont mise en cause par plusieurs experts. Comment peut-on inverser cette tendance ?
Avec une politique qui puisse permettre aux entreprises de recommencer à produire. Cela passe avant tout par une simplification de l'accès au crédit et aux paiements qui leurs sont dus. C'est pour cela que la Commission a proposé la nouvelle directive sur les retards de paiement, qui a déjà été adoptée par 18 pays membres.
Cette directive, ainsi qu’une interprétation souple du Pacte de stabilité qui permette le paiement des dettes contractées par les administrations, devrait remettre en circulation en Europe plus de 180 milliards d'euros, enclenchant le cercle vertueux de la production et de la consommation.
Il faut aussi donner plus de pouvoirs à la Banque centrale européenne (BCE) : elle devrait avoir le même rôle que la Federal reserve américaine. Son président Mario Draghi est sur la même longueur d'onde et souhaite une BCE capable de gouverner la monnaie dans l'intérêt des citoyens.
Les écarts de salaires entre pays européens crée des différences de compétitivité entre les entreprises de ces pays et fausse selon certains la concurrence au sein de l'UE. L'UE compte-t-elle intervenir vers une harmonisation dans ce secteur ?
Ce ne sont pas les écarts de salaires entre pays qui menacent la compétitivité : c'est la pression fiscale sur les entreprises, qui est excessive dans certains pays. C'est sur ce versant-là que l'on peut intervenir. Les Etats doivent alléger la pression fiscale, payer les entreprises et faciliter l'accès au crédit. Au final, cela se traduit par de meilleures conditions pour tous travailleurs.
2012 a été une année noire pour l'industrie automobile européenne, et 2013 devrait être du même ordre — à l'exception notable du groupe Volkswagen. Que fait l'UE ?
Nous avons lancé un plan d'action en trois volets : premièrement, le doublement des fonds pour la recherche et l'innovation dans le secteur automobile dans le prochain budget ; deuxièmement, une politique commerciale "non naïve", c'et à dire qui protège les intérêts de l'industrie automobile dans le cadre des accords commerciaux. Le troisième volet est une simplification des règles existantes et élaboration de nouvelles règles ou propositions uniquement dans des cas exceptionnels, comme en matière de sécurité routière. Le but étant de ne pas alourdir le fardeau normatif — et financier — sur les épaules des entrepreneurs.
Est-ce que cela a un sens de soutenir un secteur comme l'automobile, alors que de plus en plus de villes veulent réduire le nombre de véhicules en circulation ?
Ce qui n'a pas de sens de vouloir réduire la production de voitures. Il s'agit de le faire de manière intelligente : le doublement du financement à la recherche et à l'innovation ne concerne que les automobiles "vertes" — électriques et à hydrogène, ainsi que les moins polluantes.
Les prévisions indiquent qu'il y aura 2,5 milliards de véhicules dans le monde en 2050, par rapport à 1,7 milliards aujourd'hui. Il y a donc une marge pour l'exportation et l'internationalisation. Fiat par exemple a des installations au Brésil et leur bons résultats permettent à la marque de maintenir ses usines en Italie.
Quand ces propositions seront-elles examinées par le Conseil ?
Fin juin doit se tenir un conseil compétitivité, ensuite, il y a un Conseil industrie, plus axé sur l'activité industrielle, au début de l'année. Un troisième centré sur la défense est prévu pour la fin de l'année. Après des années pendant lesquelles l'industrie a été mise dans un coin, les dirigeants politiques s'étant entichés à tort de la finance, l'Europe est en train de remettre l'industrie au centre de l'économie. Au point que nous nous sommes fixés comme objectif que le secteur manufacturier représente 20% de l'activité économique de l'UE en 2020. Aujourd'hui, nous sommes, en moyenne, en-deçà de 16%.
La désindustrialisation commencée dans les années 1980 en Europe a été identifiée comme une des causes de la crise économique. Compte-t-on revenir dessus ?
La désindustrialisation a été une grosse erreur. Nous avons besoin d'une industrie plus moderne et compétitive. Pour cela, une troisième révolution industrielle est nécéssaire : après celle du charbon, puis du pétrole, l'heure est à celle des économies d'énergie et des énergies vertes, et des key-enabling technologies, celles qui, comme le biotechnologies ou les nanotechnologies, permettent à l'industrie d'atteindre l'excellence au niveau mondial.
Dans cette démarche, quels sont vos rapprts avec vos collègues au sein de la Commission ? Je pense par exemple à celle en charge de l'Environnement ou de la Recherche.
Avec Mme Malmström, la commissaire à l'environnement, nous sommes en parfaite syntonie. L'ambition de réduire les émissions de CO2 est juste, tant qu'elle ne devient pas contre-productive. J'estime ainsi valable l'objectif de parvenir à une réduction de 20% [des émissions d'ici 2020 par rapport à 1990], mais je ne pense pas qu'il faille augmenter cet objectif, comme le suggèrent certains, car cela représenterait un surcoût pour les entreprises européennes. Celles-ci quitteraient alors l'Europe ; nous perdrions des emplois et, au final, nous perdrions la bataille contre le réchauffement climatique, parce que ces entreprises iront polluer dans d'autres pays plus souples en matière d'émissions de CO2.
Le dernier Eurobaromètre indique une baisse inquiétante de la confiance des Européens vis à vis des institutions européennes. Comment peut-on combattre cette désaffection ?
Cette désaffection est une conséquence de la crise économique : l’Europe apparaît aux Européens comme celle qui exige des sacrifices. Il faut inverser la vapeur et aussi interpréter les résultats électoraux dans plusieurs pays de l'Union, où un esprit anti-européen et contraire à l'euro est apparu. Pour cela, il faut changer de politique, en misant davantage sur la croissance et l'economie réelle. Stop aux sacrifices donc et faisons davantage pour aider l'industrie, les enteprises et le marché intérieur, comme l'a souligné récemment le président de la Commission, José Manuel Barroso. L'austérité a servi et sert uniquement si elle est accompagnée par des mesures de soutien de la croissance.
Sur ce point, pensez-vous que la Commission communique de manière efficace et satisfaisante ?
Il y a un effort à faire de ce côté là, afin notamment d'expliquer ce que nous faisons. Moi-même, je voyage beaucoup justement parce qu'il est important de faire savoir ce que nous faisons. Cette année, nous avons lancé par exemple une initiative qui vise à faire se rencontrer l'Europe et ses citoyens, avec des réunions avec les Européens, dans les places, les hôtels de ville, etc.
Dans un an ont lieu les élections européennes. Vous serez candidat ?
Je ne pense pas : je compte mener à terme mon mandat [qui se termine en octobre 2014].
Que pensez-vous de la proposition, lancée par plusieurs politiques et intellectuels européens, reprise à leur compte par les Socialistes et démocrates européens, de présenter comme tête de liste leur candidat à la présidence de la Commission européenne ?
Je suis favorable en principe à ce que le président de la Commission soit élu par les citoyens. La réélection de Barroso à son poste suite à la victoire du Parti populaire européen [PPE, droite] aux élections européennes de 2009 allait dans ce sens et répondait en quelque sorte à la demande de davantage de démocratie dans la désignation des instances européennes.
Qui pourrait-être le candidat du PPE ?
Dans le parti, on n'en est pas encore à parler d'un candidat. Le sujet sera abordé l'année prochaine.
Nous sommes à une période charnière de l'Union. Elle est tiraillée dans tous les sens par des poussées eurosceptiques et la tentation du repli de plusieurs pays. Comment voyez-vous son avenir ?
Je pense que nous devons continuer à avancer. Rapiécer ne sert à rien. Nous devons aller vers les Etats-Unis d'Europe. A rester au milieu du gué, on risque d'être emportés par la crue. Cela demandera du temps : les Américains ont mis un siècle pour y parvenir, en passant par une guerre civile, et peut-être avec moins de problèmes que nous. Il y a des difficultés en ce moment, mais qui songeait, il ya 20 ans, qu'il y aurait eu une monnaie unique ? Nous devons être déterminés et confiants, car nous ne pouvons penser pouvoir agir seuls au niveau global. Ce n'est certes pas pour demain matin, mais J'espère en tout cas d'être encore là pour les voir, ces Etats-Unis d'Europe.
presseurop.eu | 19-mai-2013 17:57
Le fact checking du fact checking du Soir
Le quotidien belge francophone Le Soir a contesté ici deux informations données dans mon article sur Bruxelles. Je conteste à mon tour. * Je confirme que Bruxelles est bien la...
bruxelles.blogs.liberation.fr | 18-mai-2013 15:32
Hollande prêt à remettre l'UE à plat
François Hollande a-t-il enfin vaincu son traumatisme du référendum de 2005, qui avait laissé le Parti socialiste profondément divisé et affaibli ? Jeudi, il a ouvert une porte vers une...
bruxelles.blogs.liberation.fr | 18-mai-2013 14:12
Grèce-Chine : Antonis est en voyage d’affaires
To Ethnos, Athènes – Cartoon. Voir en entier .
presseurop.eu | 17-mai-2013 18:23
Crise de la zone euro : L’Europe a besoin d’un nouveau Luther
La Repubblica, Rome – L’Union européenne est en train de se transformer en une Eglise corrompue régie par un pays, l’Allemagne, qui impose une orthodoxie financière dogmatique. Pour l’éditorialiste Barbara Spinelli, la politique doit reprendre les commandes au moyen d’un schisme protestant généré par des initiatives populaires. Voir en entier .
presseurop.eu | 17-mai-2013 17:46
Euro-visions
Editorial
Ces jours-ci, certains ont les yeux fixés sur Malmö, où se déroule le concours de l’Eurovision. Ils pourraient tout autant prêter attention à ce qui se passe à Londres, Paris et Berlin, où se développent plusieurs visions européennes dont il faudra bien discuter un jour.
Le 14 mai, le Parti conservateur britannique a déposé un projet de loi prévoyant un référendum, au plus tard le 31 décembre 2017, pour répondre à la question : "Pensez-vous que le Royaume-Uni devrait rester un membre de l'Union européenne ?". Les termes du débat ont été posés par le Premier ministre David Cameron au mois de janvier, lorsqu’il a demandé "un nouvel accord" entre son pays et une UE plus souple. Ce faisant, il s’est involontairement exposé à la pression des eurosceptiques de son parti et du UKIP, et l’inscription du référendum dans la loi lui rend toute marche arrière difficile. Mais il aussi placé ses partenaires devant leurs responsabilités.
Sur le continent, François Hollande a enfin livré les grandes lignes de sa pensée sur l’Union. Le 16 mai, il a donné à l’UE deux ans pour définir un contenu à l’union politique. "C’est une affaire d’urgence européenne", a expliqué le président français. Que ces deux années nous mènent à la fin du mandat de David Cameron n’est peut-être pas fortuit.
Le président français a également proposé un gouvernement économique de la zone euro, doté d’un président et se réunissant tous les mois, ainsi qu’"une nouvelle étape d’intégration avec une capacité budgétaire qui serait attribuée à la zone euro et la possibilité, progressivement, de lever l’emprunt."
Reste à savoir ce que propose l’Allemagne. Or jusqu’au 23 septembre, l’Europe va devoir attendre de savoir qui sortira vainqueur des élections législatives. Angela Merkel semble solidement installée à la chancellerie, mais l’alliance rouge-verte n’a pas dit son dernier mot.
C’est peut-être pour cela que la tête de liste sociale-démocrate, Peer Steinbrück, a lui aussi exposé sa vision de l’Europe, le 14 mai. Au programme, un renforcement du rôle du Parlement européen, qui participerait aux conseils européens, et la transformation de la Commission en gouvernement éventuellement élu et responsable devant le Parlement.
Et Angela Merkel ? Il y a un an, la chancelière avait exprimé son souhait de voir la Commission jouer le rôle d’un gouvernement, et le Conseil des chefs d’Etat et de gouvernement celui de seconde chambre d’un Parlement aux pouvoirs renforcés. Plus récemment, son ministre des Finances Wolfgang Schäuble a répété que l’union bancaire, considérée comme une étape essentielle de la stabilisation de la zone euro, ne se ferait pas sans un nouveau traité européen. On attend donc de savoir ce qu’elle propose aujourd’hui.
Le discours de François Hollande a été reçu avec attention à Berlin, où l’on attendait un geste de Paris, souvent jugé inaudible depuis un an. Mais il ne faut espérer aucune initiative franco-allemande avant la fin de l’année, le temps de savoir si Hollande et Merkel sont condamnés à travailler ensemble encore quelques années, ou si un axe franco-allemand social-démocrate est possible.
Le plus dur viendra après, lorsqu’il faudra confronter cette éventuelle vision commune à celle des Britanniques. Il viendra aussi lorsqu’il faudra la confronter à la réalité des opinions européennes. De ce point de vue, c’est une autre initiative franco-allemande qui peut – et doit – impulser une vision concrète de l’avenir de l’Europe : celle qui doit être présentée d’ici le prochain sommet européen, pour lutter contre le chômage des jeunes. Nous en reparlerons.
presseurop.eu | 17-mai-2013 17:05
Une (euro)copie... à Malmö
Blog
Je crains que la finale du concours de l’Eurovision, qui aura lieu samedi 18 mai au soir, soit la plus pauvre, la plus triste, la plus dénuée d'éclat qu’on ait jamais vu. Pour le dire simplement, qu’elle soit dépourvue de … vision.
Je crains que ce ne soit un spectacle sec, désuet, avec des airs de déjà-vu et bon nombre de fausses notes. Je crains que ce ne soit un concours pauvre en candidats, pauvre en qualité et en prestance. Je crains que cette fois-ci, les commentaires des analystes ne tournent pas autour du système de vote (qui vote pour qui, quel pays favorisera ses voisins plutôt que le talent...), comme d'habitude, mais finissent par remarquer que les candidats ne sont pas élus "pour de vrai" mais choisis par quelque autre procédé mystérieux. Sans vouloir accuser personne en particulier, aucune capitale ni aucun concurrent, il faut toutefois noter quelques aspects extrêmement troublants de la cuvée 2013.
Récapitulons. D'abord les absents : Luxembourg fête cette année "le 20ème anniversaire de sa non-participation au concours", pour des raisons de droits d'émission ou de participation ; c'est également la raison invoquée par le Portugal, la Bosnie-Herzégovine ou la Slovaquie. La Turquie, réjouissance habituelle de l'Eurovision – tout comme la Moldavie et l'Ukraine, qui aspirent à rejoindre l'Union Européenne mais qui n'en font partie que le temps du spectacle – a retiré sa candidature pour protester contre l'introduction d'un système de jury composé de professionnels mais aussi, contre la qualification automatique de cinq états membres (Allemagne, Espagne, France, Italie, Royaume-Uni, plus le pays organisateur). Enfin, la Pologne ne s'est pas présentée depuis deux ans. La seule nouvelle intéressante est le retour de l'Arménie dans le concours. En bref, 39 candidats seulement sont en lice pour cette édition 2013 (dont 27 se retrouveront en finale).
Malmö, ville natale du footballeur Zlatan Ibrahimovic (évoluant dans l'équipe nationale de la Suède et au PSG) qui y est habituée, sera le théâtre de choix hétéroclites. Pour le Royaume-Uni, par exemple, Bonnie Tyler, une artiste qui n'a plus besoin d'être présentée mais qui ne représente guère la Grande-Bretagne contemporaine. Cezar, pour la Roumanie, est également un choix aussi contesté que discutable, devant d’autres candidats qui disposaient de titres bien plus adaptés au "style" de ce concours. La France y présente une quasi inconnue, Amandine Bourgeois. On murmure déjà à propos du concurrent hongrois et de sa très mélodieuse "Kedvesem" (Ma chérie) que ce ne serait pas tant un choix qu'une "commande" du Premier ministre hongrois Viktor Orban, grand adorateur du terroir.
Après avoir écouté chacune des chansons qui seront présentées, on est frappé parce qu’aucune ne sort vraiment du lot, une constante de ces dernières années, comme en 2012 avec Loreen et son "Euphoria"...
Dans ces conditions, difficile de croire que le célèbre concours musical, qui se voulait le reflet d'une vraie vision de l'Union européenne d'aujourd'hui, tienne encore les promesses de sa création. Lors de la première édition, en 1956, cette copie presque conforme du Festival de San Remo se voulait une image fidèle d'un continent sans frontières administratives et géopolitiques...
57 ans après, le concours ressemble à deux tout autre images : celle d’un sénateur vieilli prématurément qui a perdu tout goût musical (ou désir de vivre), et celle de l'Union européenne elle-même. Les états fondateurs – pour faire simple, la zone euro – constamment représentés, et les derniers pays à avoir adhéré, qui vont et viennent selon l'état de leurs finances. Tout en sachant qu’ils ne gagnent presque jamais. "Le chemin vers Malmö", pour paraphraser une émission de la télévision roumaine TVR, devient aussi long que celui vers l'intégration européenne. Et aussi dépourvu de vision...
Voir la version longue de l’article en roumain dans Qmagazine.
presseurop.eu | 17-mai-2013 16:30
Union politique : Hollande relève le défi de Merkel
"Une offre française pour l’Europe, enfin !" : Le Monde salue l’orientation européenne donnée par le président français lors de sa conférence de presse du 16 mai.
Ce fut une adresse. Aux Européens et à l'Allemagne. Lors de sa conférence de presse, François Hollande a enfin abandonné l'esquive et la politique de la chaise vide européenne qu'il pratiquait depuis son élection. […] En affirmant que la France devait être un "trait d'union" entre le Nord et le Sud de l'Europe, le chef de l'Etat renonce à fédérer les pays latins contre l'Europe germanique.
Le quotidien estime par ailleurs qu’en appellant à "un gouvernement économique" de la zone euro,
François Hollande prend au mot Angela Merkel, qui avait proposé, il y a un an, une union politique. A l'époque, il avait critiqué une proposition vide. Aujourd'hui, il lui donne un "contenu". Prendre les Allemands au mot, c'est la bonne stratégie. Il y a de nouveau une offre française sur la table européenne. Enfin ! Mais celle-ci ne sera crédible que si M. Hollande met en ordre la maison France.
En Allemagne, les propos de François Hollande ont été reçus avec beaucoup moins d’enthousiasme. Die Welt estime ainsi que sa "soi-disante offensive contient essentiellement des mesures que son prédécesseur avait déjà présentées", qu’il s’agisse du
gouvernement économique européen que Sarkozy avait demandé en octobre 2008 devant le Parlement européen à Strasbourg ou de l’idée des obligations européennes qui pour des raisons tactiques ne s’appellent plus eurobonds chez Hollande, afin que les Allemands têtus les acceptent un jour.
Concernant son adresse à l’Allemagne, Die Welt rétorque que l’on doit interpréter l’attitude de Hollande qui consiste à "pester notoirement contre l’austérité allemande non seulement comme un positionnement idéologique, mais aussi comme une mesure tactique" :
en se présentant comme celui qui lutte contre le spectre du diktat de l’austérité à la Merkel, il essaie de gagner en marge de manoeuvre pour, dans le meilleur des cas, faire passer des réformes impopulaires. Angela Merkel devrait donc continuer de lui servir de punching-ball européen pendant encore un peu de temps.
presseurop.eu | 17-mai-2013 14:57
Pays-Bas : Des immigrés dans les filets des réseaux turcs
De Standaard, Bruxelles – Les immigrés bulgares abusent-ils des prestations sociales ? Plusieurs cas de fraude ont créé la polémique. Mais bien souvent, les fraudeurs présumés sont aussi les victimes de réseaux organisés. Voir en entier .
presseurop.eu | 17-mai-2013 14:12
UE-Chine : La taxe sur les panneaux solaires ne plaît pas aux installateurs
Les taxes sur l’importation de panneaux solaires chinois que l’UE envisage de mettre en place, manqueront-elles leur but ? Selon le NRC Handelsblad, ”les panneaux solaires chinois rapportent étonnamment gros à l’Europe”. Aux Pays-Bas, le secteur de l’énergie solaire connaît même “une croissance spectaculaire”, malgré la crise économique. Le journal explique que :
les entrepreneurs et les entreprises d’installation électrotechniques, qui ont beaucoup souffert de la crise dans le bâtiment, se sont précipités en masse sur l’installation de panneaux solaires. Grâce au matériel chinois, ils arrivent pour l’instant à garder la tête hors de l’eau. Ils n’ont vraiment pas besoin d’une taxe européenne qui rendra les panneaux solaires plus chers [...] L’AFASE[l’organisation qui défend les intérêts des entreprises solaires européennes] craint que les taxes ne mènent à quelque 242 000 suppressions d’emploi dans toute l’Europe. Ce chiffre est cependant vivement contredit par les défenseurs des taxes, comme le fabricant allemand de panneaux solaires SolarWorld.
NRC Handelsblad précise que la Commission européenne décidera fin mai si les taxes seront mises en place. Si c’est le cas, elles entreront en vigueur début juin mais ne seront définitives qu’en décembre. La taxe pourrait avoir un effet rétroactif jusqu’au 6 mars 2013.
presseurop.eu | 17-mai-2013 14:03
Union européenne : “Chômeurs d’Europe, unissez-vous !”
Alors que les derniers chiffres montrent que 26 millions de personnes sont sans emploi dans l’UE, l’hebdomadaire italien consacre son numéro 1 000 à la couverture par la presse européenne de cette "génération sans emploi".
"Dans de nombreux pays, il y a de bonnes idées pour remédier au problème, mais souvent il y a un manque de volonté politique et de fonds", regrette Internazionale.
Dans une chronique publiée dans El Pais, José Ignacio Torreblanca met en garde contre l'éventuel impact de la frustration des chômeurs et de leur sous-représentation aux élections européennes de 2014.
Si tous les chômeurs votaient ensemble, leur parti pourrait remporter de 44 à 46 sièges au Parlement. Une force politique d’une grande visibilité.
presseurop.eu | 17-mai-2013 13:07
Royaume-Uni : “Downing Street envisage un divorce de la coalition alors que le fossé se creuse”
Des membres du parti conservateur ont commencé à envisager un plan d’urgence au cas où Nick Clegg, partenaire de la coalition gouvernementale, serait incapable d’empêcher les libéraux-démocrates de son parti de quitter le gouvernement avant la fin de son mandat en 2015.
Un scénario voudrait que le Premier ministre David Cameron mène un gouvernement minoritaire avec un soutien limité des LibDems, explique The Times.
Ces informations arrivent à la fin d’une semaine difficile pour la coalition, avec des LibDems presque tous pro-européens qui s’opposent à la frange eurosceptique du parti conservateur alors que la question de l’appartenance du Royaume-Uni à l’UE a occupé l’actualité de la semaine.
presseurop.eu | 17-mai-2013 13:03
Allemagne : “Ce n’était pas digne d’un Etat de droit”
La commission d’enquête du Bundestag sur le groupe terroriste Clandestinité national-socialiste, (NSU) accuse les services de sécurité allemands d’avoir "totalement échoué".
Dans son rapport final, divulgué le 16 mai mais qui sera présenté au Bundestag en août, elle constate que "la police et les renseignements ont enquêté de manière aveugle et plein de préjugés", que "les autorités au niveau fédéral et régional n’ont pas suffisamment échangé d’informations et qu’ils ont massivement sous-estimé le danger émanant de l’extrémisme de droite", explique le Tagesspiegel.
De nombreux experts, dont les formateurs de la police, demandent que les initiatives contre l’extrémisme de droite soient coordonnées de manière centralisée, ainsi que la mise en place de programmes d’accompagnement pour ceux qui ont quitté les milieux d’extrême-droite.
presseurop.eu | 17-mai-2013 12:29
Suède : “Les Juifs suédois fuient leur ancien sanctuaire”
"We are one" — "Nous ne formons qu’un", dit la devise du concours Eurovision de la chanson qui se déroule ces jours-ci à Malmö.
Mais "alors que la vielle ville industrielle est devenue un melting pot international plein d’optimisme", note le Dagens Nyheter, "un nombre croissant de familles juives la quittent. L’antisémitisme est devenu un trait de caractère de Malmö. Le harcèlement est devenu monnaie courante et de nombreux Juifs ne voient plus leur avenir dans la ville".
La communauté juive de Malmö comptait 2 000 membres dans les années 1970. Ils ne sont plus que 500 aujourd’hui, explique le journal. "La plupart sont partis pour Stockholm ou pour l’étranger".
presseurop.eu | 17-mai-2013 11:53
Espagne : “La prison pour un banquier”
Miguel Blesa, l’ancien président de Caja Madrid, la principale caisse d'épargne du groupe Bankia, la plus grande banque nationalisée en Espagne, a été placé en détention provisoire, le 16 mai à Madrid.
Blesa est accusé d’"administration déloyale, faux en écriture publique, appropriation illicite et abus de bien social" lors du rachat de la City National Bank de Floride par Caja Madrid, en 2008. Selon El Periódico, les pertes pour Caja Madrid se monteraient à 500 millions d’euros.
Le magistrat qui enquête a estimé qu’il existait un "risque de fuite" de l’ex-banquier, qui devra payer une caution de 2,5 millions d'euros pour sortir de prison.
presseurop.eu | 17-mai-2013 11:38
France : “Hollande, social-démocrate (enfin) assumé”
Lors d’une conférence de pressele 16 mai, le président français a confirmé son cap : priorité au redressement de l’économie et de l’emploi. Pour La Tribune, "François Hollande est plus social-démocrate que jamais."
"François Hollande a fait de sa politique européenne "l’objectif numéro un" de son "an II", note le site d’information économique, qui précise que "cette politique reposera sur quatre piliers : une nouvelle instance de gouvernance européenne, un plan d’insertion des jeunes, une communauté européenne de l’énergie et un pas vers l’intégration budgétaire."
Une façon très claire d'affirmer que l'Allemagne, malgré sa puissance économique, n'a pas le leadership en Europe. Autrement dit, sans la France, l'intégration européenne n'avancera pas. Manifestement, François Hollande veut incarner l'homme qui saura relancer l'Europe...
presseurop.eu | 17-mai-2013 11:36
Hongrie : “Le lourd avertissement de Merkel”
Lors d'un Forum sur l'Europe, le 16 mai à Berlin, la chancelière allemande Angela Merkel et le candidat social-démocrate à la chancellerie Peer Steinbrück se sont affrontés sur d’éventuelles sanctions vis-à-vis de la Hongrie, accusée d'avoir violé les principes du droit communautaire.
Steinbrück, rapporte Népszava, a évoqué une exclusion de la Hongrie de l'UE et a demandé à Merkel de mettre davantage de pression sur le Premier ministre hongrois Viktor Orbán, personnellement et dans le cadre du Parti populaire européen (PPE), dont ils font partie tous les deux.
La chancelière s’est au contraire dite d'accord avec la Commission européenne sur la nécessité de modifier les lois hongroises contestées et a dit préférer la persuasion à la menace. Elle a exigé que "les changements soient faits lorsque les lois ou les amendements constitutionnels ne sont pas en conformité avec les traités de l'UE".
presseurop.eu | 17-mai-2013 11:31
Berlin, supporteur forcé et contraint de Hollande
Le gouvernement d’Angela Merkel n’a pas l’intention de compliquer la tâche de François Hollande. Il soutiendra sans barguigner la proposition de la Commission d’accorder deux ans de plus à la...
bruxelles.blogs.liberation.fr | 16-mai-2013 21:12
Crise de la zone euro : Montée des marches
24 heures, Lausanne – Cartoon. Voir en entier .
presseurop.eu | 16-mai-2013 17:53
Croissance : “La zone euro s’enlise dans la récession”
Avec une croissance de – 0,2% en moyenne au premier trimestre (contre – 0,1% dans l’UE à 27) et des perspectives guère meilleures sur l’ensemble de l’année (- 0,7%), selon Eurostat, le "double dip" tant redouté est devenu réalité. Un résultat que la presse attribue en grande partie aux politiques d’austérité.
"La zone euro bat un nouveau record de durée de la récession", résume le Financial Times en Une. Le quotidien économique note que "ce triste record intervient alors que le chômage touche 12,1% de la population européenne, son niveau le plus élevé jamais atteint. Ces chiffres sont susceptibles d’ajouter une pression sur la BCE pour qu’elle prenne des mesures supplémentaires après avoir baissé les taux d’intérêt ce mois-ci, et pour qu’elle revoie ses prédictions de reprise à plus tard dans l’année."
Selon le Financial Times, ces chiffres qui confirment que la France est rentrée en récession augmentent la pression sur François Hollande pour qu’il applique des réformes structurelles :
A Paris, Les Echos espèrent que la récession, désormais officielle, va "contraindre la France à se réformer". Sur la même longueur d’onde que le FT, Jacques Attali, économiste et ancien conseiller de François Mitterrand, appelle François Hollande à "un choc de réformes" :
Pour România liberă, la récession au sein de la zone euro annonce une année 2013 qui "vire au rouge". Le quotidien de Bucarest note que la mauvaise performance de l’économie européenne inquiète même outre-Atlantique, où
"La zone euro s'enlise dans la récession", titre pour sa part El Correo, "la plus longue de sa courte histoire" précise le quotidien :
Les Pays-Bas, "qui traversent la pire période économique, à l’exception de la guerre", n’échappent pas à la tendance. Mais ici, "les consommateurs évitent une forte récession", pour reprendre le titre du NRC Handelsblad. Le quotidien explique qu’avec une baisse de 0,1% au premier trimestre 2013 par rapport à la même période en 2012, la récession qui a commencé au troisième trimestre de l’année dernière se poursuit. Le quotidien se base sur les chiffres du Bureau central pour les statistiques publiés le 14 mai. S’ils ne sont pas dramatiques, souligne le NRC, c’est notamment grâce à quelques "points lumineux" :
Les soubresauts de la zone euro ont des répercussions également sur les pays qui n’en font pas partie. Ainsi, en République tchèque, la couronne subit le contre-coup : elle a perdu 6% par rapport à l’euro depuis septembre 2012, note à Prague, Hospodářské noviny. Pour le quotidien économique,
"L’Europe suffoque", titre Gazeta Wyborcza qui fait porter la faute sur la politique d’austérité : "Se serrer la ceinture nous conduit à la récession", s’alarme le quotidien alors que le bureau polonais des statistiques a montré que l’économie du pays a progressé de seulement 0,4% au premier trimestre 2013 – le pire résultat de ces quatre dernières années et après six trimestres consécutifs de récession dans la zone euro.
GW cite le chef économiste de chez ING Mark Cliffe qui estime que "si la stratégie actuelle qui consiste à se serrer la ceinture continue, nous verrons plus de pays faire faillite." Le quotidien note que la situation économique est particulièrement mauvaise dans les pays qui appliquent des mesures d’austérité strictes comme l’Espagne, l’Italie, le Portugal, Chypre et la Grèce.
presseurop.eu | 16-mai-2013 17:30
Discriminations : Le Royaume-Uni, pays le plus gay-friendly
"Le Royaume-Uni offre le meilleur environnement législatif pour les lesbiennes, les homosexuels, les bisexuels et les transexuels (LGBT) de toute l’UE alors que la Bulgarie est le pays qui protège le moins les minorités sexuelles", observe EUobserver qui commente le résultat d’une nouvelle étude sur le sort réservé aux minorités sexuelles en Europe.
Le rapport Rainbow Europe publié le 16 mai classe le Royaume-Uni en tête avec 77% de couverture légale des populations LGTB, grâce notamment à sa législation sur la "non-discrimination, la reconnaissance des genres et les discours de haine".
La Belgique arrive en deuxième position avec 67%, suivie par la Suède, l’Espagne et le Portugal à 65% chacun, et par la France avec 64%. La Bulgarie enregistre seulement 18% parce qu’elle n’a "aucune loi pour punir les discours de haine et la violence contre les LGTB, aucune loi sur le changement de sexe et seulement 4 des 13 textes de lois répertoriés sur l’égalité et la non-discrimination".
Le site d’information résume ainsi les choses :
Il n’y a pas de fossé géographique absolu mais, selon une méthode empirique, la carte indique que plus on va vers l’Est de l’Europe, moins les minorités sexuelles sont protégées par la loi. [...] Dans l’Europe au sens large, le classement indique que la Russie (7%) n’est pas un endroit pour les minorités sexuelles, affichant un zéro pointé en ce qui concerne la discrimination, la liberté de réunion, les discours de haine et le droit d’asile.
presseurop.eu | 16-mai-2013 16:27
Minorités : Pour George Soros, les Roms sont victimes de la crise
"La situation des Roms [en Europe] constitue le plus grave cas de discrimination et d’exclusion basé sur l’appartenance ethnique" , affirme George Soros, dans une interview à l’hebdomadaire roumain Dilema Veche. Le milliardaire américain, qui a créé plusieurs associations d’aide aux Roms en Roumanie, estime que ces derniers,
déjà victimes de violations des droits de l’homme à cause de leur exclusion, sont les plus touchés par la crise économique et la pauvreté qu’elle a engendrée. A cela s’ajoute une animosité croissante à leur égard au sein de la majorité de la population, confrontée elle aussi à des difficultés économiques. De plus, la situation est exploitée par les politiciens populistes.
Pour Soros, la situation des Roms est une conséquence des solutions choisies par l’UE pour combattre la crise. Cette dernière
a transformé l’UE en quelque chose de radicalement différent de ce qu’elle aurait dû être : une association volontaire d’Etats égaux. L’Union est aujourd’hui une relation forcée entre créditeurs et débiteurs, dans laquelle le créditeur dicte les termes. [...] Nous nous devons de revenir à ce que l’UE était au début, une association dont l’euro est seulement un instrument pour y parvenir.
presseurop.eu | 16-mai-2013 16:20
Bruxelles pas belle, les réactions
Comme toujours, Kroll résume avec talent la polémique engendrée par mon article sur Bruxelles. Dessin publié dans le Soir d'aujourd'hui (Pierre, je veux absolument l'original ! Je suis même prêt...
bruxelles.blogs.liberation.fr | 16-mai-2013 15:39
Coopération : Trois milliards d’euros pour la reconstruction du Mali
Réunie ce 15 mai à Bruxelles, la Conférence des donateurs pour le développement du Mali a décidé d’accorder plus de 3 milliards d’euros d’aide au pays sahélien pour 2013 et 2014, rapporte la Frankfurter Allgemeine Zeitung. Une somme qui "dépasse considérablement les 2 milliards initialement prévus", ajoute le quotidien.
Parmi les principaux donateurs figurent l’Allemagne, la France, le Royaume-Uni, le Danemark, les Etats-Unis, la Banque mondiale et la Banque islamique de développement.
L’argent doit servir à atténuer les conséquences économique et sociales de la guerre actuellement en cours contre les milices islamiques dans le Nord du Mali, en particulier grâce aux aides pour l’agriculture et les infrastructures, explique la "FAZ".
La Süddeutsche Zeitung note toutefois que le Mali a avant tout besoin d’un gouvernement issu d’élections démocratiques (prévues pour juillet) et qu’à Bruxelles,
bien peu de gens se font des illusions sur le fait que l’Etat malien est capable de se relever de sitôt de ses propres forces. Son armée éclatée et peu qualifiée ne sera pas capable de remplacer les casques bleus et les troupes spéciales françaises avant des années.
presseurop.eu | 16-mai-2013 15:08
Union bancaire : Un nouveau test pour la zone euro
La Vanguardia, Barcelone – Mutualiser dès à présent les dettes des banques de la zone euro, comme le souhaite la BCE, ou attendre que chaque pays ait fait le ménage chez lui, comme l’exige Berlin ? Il faut faire les deux, estime l’Eurogroupe. Reste à savoir comment les concilier. Voir en entier .
presseurop.eu | 16-mai-2013 14:36
Crise bancaire : “Des députés européens veulent une plus grande protection pour les dépôts bancaires”
Le Parlement européen va proposer que les dépôts bancaires supérieurs à 100 000 euros, principalement détenus par des entreprises, jouissent d’une protection renforcée dans le nouveau mécanisme de résolution bancaire adopté par l’UE.
Jornal de Negócios explique que l’idée est de "privilégier ces déposants obligés de participer à un plan de sauvetage plutôt que les détenteurs d’obligations".
La proposition sera présentée au Comité pour les affaires économiques et monétaires qui se tiendra le 20 mai, selon une source citée par le quotidien économique. Des négociations s’engageront ensuite au sein du Conseil européen où le consensus garantit aujourd’hui les dépôts bancaires jusqu’à 100 000 euros.
presseurop.eu | 16-mai-2013 13:20
Espagne : “L’Europe enserre l’économie espagnole”
"L’Espagne est sous la loupe grossissante de l’UE", estime le quotidien catalan, alors que le gouvernement espagnol essaie d’échapper au nouveau système de régulation de la Commission européenne, en luttant pour imposer de nouvelles réformes économiques.
"La procédure sur les déséquilibres macroéconomiques" est conçue pour faire face au manque de compétitivité et à la surcharge des systèmes bancaires qui ont alimenté la crise de la dette.
La procédure pour l'Espagne comprendrait une nouvelle série de réformes qui seraient évaluées périodiquement par des experts communautaires. La décision sur l’obligation pour Madrid de s'y conformer sera connue le 29 mai.
presseurop.eu | 16-mai-2013 13:08
Portugal : “Berlin critique l’austérité et accuse Barroso d’incompétence”
Des dirigeants allemands ont critiqué la politique d’austérité et de hausse des impôts – les deux outils économiques favorisés par la troïka – accusant la Commission européenne d’incompétence et de rigidité, selon le quotidien.
"Berlin considère que les hausses d’impôts sont une erreur qui pénalisent les populations en difficulté et empêchent la croissance", écrit Público sans citer de sources.
"L’agacement de Berlin" est particulièrement dirigé vers la Commission européenne et son président José Manuel Barroso dont le quotidien dit que, paradoxalement, il applique "des mesures d'austérité aux pays concernés par des plans de sauvetage implicitement présentés à Bruxelles à la suite de demandes allemandes".
presseurop.eu | 16-mai-2013 12:27
Union européenne : “L’Europe avec la gauche”
Die Tageszeitung fait un jeu de mots avec "mit links" signifiant à la fois "avec la gauche" et "les doigts dans le nez" pour exprimer son soutien à l’appel intitulé Une autre Europe est possible lancé le 15 mai par des élus sociaux-démocrates, des représentants de la gauche, des Verts, de plusieurs syndicats ainsi que par des intellectuels et des scientifiques venant d’Autriche, d’Allemagne, d’Italie et de France.
Pour le quotidien de gauche,
c’est la première fois qu’il y a une protestation supranationale et commune à plusieurs partis de la gauche européenne contre la politique européenne, notamment de la chancelière [allemande] Angela Merkel.
Le journal explique que la protestation vise le "traité de compétitivité" que le Conseil européen doit adopter en juin prochain pour obliger les pays de la zone euro à effectuer des réformes structurelles qui, pour les signataires de l’appel,
ne signifie rien d’autre que du dumping salarial, une réduction de l’Etat-providence et des privatisations.
presseurop.eu | 16-mai-2013 12:27
Roumanie : “Ponta présente le plan des licenciements pour les 5 ans à venir”
D’après le projet de réforme du secteur public présenté par le gouvernement de Victor Ponta, 14 000 fonctionnaires (dont 4 000 employés postaux et 2 500 employés des compagnies énergétiques) seront licenciés d’ici 2018.
Cette mesure fait partie des réformes exigées par le Fonds monétaire international en échange de son aide, rappelle România Liberă, selon lequel elle marque toutefois “la fin de la lune de miel entre le gouvernement et le peuple roumain”.
presseurop.eu | 16-mai-2013 12:27
Pays-Bas : “Médecins : il faut limiter l’euthanasie pour les personnes démentes”
L’organisation néerlandaise des médecins (KNMG) doit rencontrer la ministre de la Santé, Edith Schippers, ce 16 mai pour discuter de la possibilité de restreindre la loi sur l’euthanasie, entrée en en vigueur en 2002.
De nombreux médecins pensent qu’il ne faut plus appliquer l’euthanasie à des patients qui souffrent d’une démence grave et qui ne sont plus en état de communiquer, alors qu’ils ont préalablement signé une autorisation d’euthanasie. Selon eux, l’euthanasie ne devrait être appliquée que si les patients peuvent reconfirmer – verbalement ou non – leur souhait de mettre fin à leur vie.
Certains médecins ne sont pas d’accord. Un généraliste explique au Volkskrantqu'en "respectant sa volonté, on rend hommage à l’idée que le patient avait de la vie, et non pas à l'être humain qui ne sait plus qu’il existe".
presseurop.eu | 16-mai-2013 12:24
Libre-échange transatlantique: l'UE à la rame
Si José Manuel Durao Barroso voulait fournir aux eurosceptiques un argument de campagne clef en main il ne s’y prendrait pas autrement. À un an des élections européennes de mai...
bruxelles.blogs.liberation.fr | 16-mai-2013 01:11
Suisse : Changer d’air
Le Matin, Lausanne – Cartoon. Voir en entier .
presseurop.eu | 15-mai-2013 18:16
Allemagne : Une chancelière made in RDA
Welt am Sonntag, Berlin – D’où vient Angela Merkel ? Comment a-t-elle formé sa pensée politique? Les Allemands, comme les autres Européens, se posent souvent ces questions. A l’approche des législatives de septembre, une biographie cherche la clé de son succès dans son enfance en RDA. Extraits. Voir en entier .
presseurop.eu | 15-mai-2013 17:53