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Parlons d'un été à la russe

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Certaines choses ne changent jamais, quoiqu'on en dise. L'ours change de peau, dit-on dans les contes, mais pas de mœurs. C’est aussi le cas de la Russie. Avec Dmitri Medvedev président et Vladimir Poutine Premier ministre (2008-2012), on aurait pu croire à un dégel des relations conflictuelles entre la Russie et le reste du monde. Et de fait, on y a vraiment cru. Le mot dégel était à une époque sur toutes les lèvres.

Pourtant, nous voilà de nouveau devant l'ours retranché dans sa tanière, un ours russe qui se moque littéralement du reste du monde, qui n’en fait qu’à sa guise, qui traite l’Union européenne de “jeune fille” naïve, bref, qui s'exprime dans le geste et dans les actes, dans un théâtre de guerre où les Autres manient seulement les mots. Il s'agit, évidement, de ce qui se passe actuellement dans l’est de l’Ukraine. Tandis qu’un convoi humanitaire (réel cheval de Troie) russe force son entrée sur le territoire d’un pays voisin, tandis que Kiev essaye tant bien que mal de défendre son territoire déjà fragmenté (sécession de la Crimée), les leaders occidentaux se réunissent (pour la combientième fois ?) à Berlin, pour PARLER.

Pour tous les analystes il est évident que la situation est, de manière caricaturale et même ubuesque, semblable à celle d’août 2008. On dirait déjà que l'été sied si bien aux Russes, ou que Poutine se sentirait plus à l'aise pendant les sacro-saintes vacances estivales des européens. Du reste du monde. En août 2008, l’épisode Géorgie et les sécessions de l’Ossétie du Sud et de l’Abkhazie ont eu lieu selon le même schéma : petites embrouilles, convoi humanitaire, désir de défendre le petit personnel humanitaire etc., et puis, d’un coup, fragmentation de la Géorgie.

Passons sur une question simple mais légitime : pourquoi à chaque fois qu’il y a une fragmentation de territoire souverain (pour ne pas dire occupation ou vol, comme l’occupation de la moitié de l’île de Chypre) les leaders occidentaux parlent parlent mais à la fin l’occupant garde bien sa proie pour l’éternité ? On attend quoi, dans ces cas ? Que les leaders occupants en question meurent, que la question se résolve d’elle-même ? Passons donc, ce n’est que poussière dans le vent, mais posons alors une autre question : de quoi diantre avons-nous besoin pour comprendre une fois pour tout que les Russes (à part feus Dostoïevski, ou Tolstoï, ou Gogol…) ne connaissent pas l’art des mots et que le seul son qu’ils respectent, visiblement, est celui des armes ? Ou du moins celui d'une diplomatie plus musclée (voir la note de blog publiée en 2009 sur le site Presseurop.eu).

Depuis l’émergence de l’empire russe comme puissance continentale, l'Europe se demande : comment vivre avec ce grand et redoutable voisin, souvent inquiet pour la perte de son hégémonie, avare de gestes rassurants et atteint périodiquement par des poussées de fièvre belliqueuse ?

Nous nous posions cette question en 2009, un an après la guerre de Géorgie. La question reste valable. L’Europe n’a toujours pas de réponse, l’Europe paye toujours sa tranquillité avec l’intranquilité desa marche orientale, se prélassant sur son perchoir tant que la guerre n’est pas aux portes de Paris. L’Europe sursaute quand Moscou avance encore un pion sur cet immense échiquier qu’est l’Est, lance des paroles depuis Paris, depuis Londres, depuis Berlin, toutes commencent avec “nous demandons à Vladimir Poutine…”, mais hormis le fait qu’elles font parfois les Unes de journaux, elles n'impressionnent personne.

Le temps des mots est passé, depuis belle lurette, c’est bien dommage que depuis la Géorgie l’UE n’ait pas trouvé au moins des moyens économiques sérieux pour contrer Moscou, à défaut d'un terrain d'entente pour qu'elle lâche prise sur sa zone neutre (les ex-pays soviétiques). Tout simplement parce qu’elle n’est pas assez puissante pour compter. Ni en énergie, ni en défense, ni dans les secteurs financier ou bancaire. En rien. Trop occupée à faire face à ses propres égoïsmes nationaux et aux sempiternelles guerres pour "le déficit de moins de 3 % du PIB national”, le noyau puissant de ll’UE (zone euro) aurait raté encore une occasion de calmer le jeu des Russes.

Avouons tout simplement que la Russie continue à rester "une devinette enveloppée de mystère, placée à l'intérieur d'une énigme" (Winston Churchill), que l’UE n’a pas trouvé encore le magicien capable de donner la réponse, que Kiev fera ce qu’il pourra et que nous attendrons tranquilles que Poutine finisse enfin de faire valser le monde, vers ses 100 ans. Prions aussi que le futur président russe soit moins belliqueux et plus européen. Enfin, si nous ne sommes pas capables de “hausser parfois le ton avec Moscou”, comme nous l’écrivions en 2009, du moins “quand c’est nécessaire”, car ainsi nous n’en tirerons “que plus de respect”, si l’UE reste incapable de s’engager “dans une partie de poker avec les autres puissances mondiales”, notre seul espoir reste en Dieu(à l'instar des autorités russes, qui ont appelé des prêtres orthodoxes pour bénir le convoi en question). A moins que son cœur batte aussi pour la Mère Russie.

  • Photo: Radio Canada.

presseurop.eu | 19-août-2014 22:55

Royaume-Uni : Les banques américaines préparent le Brexit

Selon des sources citées par le Financial Times, trois banques américaines — Bank of America, Citigroup et Morgan Stanley — “ont mis au point un scénario au cas où le Royaume-Uni devait quitter l’Union européenne” après un vote en ce sens lors du référendum que le gouvernement de Londres envisage d’organiser en 2017.

Des personnes proches de ces banques ont confié au quotidien de la City qu’elles

considéraient que l’Irlande serait un endroit favorable pour certaines de leurs activités si elles devaient quitter le Royaume-Uni. Une d’entre elles a affirmé être déjà en train d’organiser la délocalisation de certaines activités en Irlande. Ces personnes ajoutent que les projets sont encore à leur phase initiale, mais elles ont ajouté que les banques ont commencé à anticiper l’union bancaire qui se dessine dans la zone euro et qui menace d’isoler le Royaume-Uni.

D’après La Tribune, “Nouvelle terre d'accueil, l'Irlande serait attractive pour son faible niveau d'imposition”. Dans le cas d’un éventuel “Brexit”,

malgré le coût très élevé d'un éventuel transfert des activités d'une ville à une autre, Francfort et Paris représenteraient également des solutions de repli pour les établissements financiers non européens sur le Vieux Continent.


presseurop.eu | 19-août-2014 13:08

L’UE et la Russie : Le miroir brisé de Moscou
El País, Madrid – Les Européens s'imaginaient que la Russie post-soviétique allait se transformer en une démocratie libérale et se rapprocher de l’Union. Mais, depuis sa réélection en 2012, Vladimir Poutine a bloqué toute modernisation de son pays, comme le prouve la récente crise ukrainienne. Voir en entier .
presseurop.eu | 18-août-2014 10:57

Ukraine : Cheval de Troie
Cartoon movement, Amsterdam – Cartoon. Voir en entier .
presseurop.eu | 17-août-2014 10:56

Croissance : “La reprise de la zone euro s’arrête”

La muvaise performance des trois plus importantes économies de la zone euro a mené à une croissance nulle au deuxième trimestre de l’année écrit le Financial Times.

La France a enregistré une croissance égale à zéro, au point que son gouvernement a annoncé qu’il n’atteindra pas les objectifs de réduction du déficit cette année, alors que l’Italie est entrée en récession pour la troisième fois depuis 2008. Le quotidien de la City note également que le rendement des bons du trésor allemands à 10 ans ont plongé sous la barre de 1 % pour le première fois : les investisseurs parient sur le fait que la Banque centrale européenne (BCE),

devrait suivre l’exemple de la Federal Reserve américaine et de la Bank of England, qui ont lancé des programmes de rachat de titres de la dette à grande échelle pour relancer l’économie de la région. L’anticipation de l’action de la BCE a également tiré vers le bas le prix de l’emprunt à travers la zone euro. […] Quoi qu’il en soit, les acteurs de la politique monétaire ne devraient pas agir avant la fin de l’année au plus tôt.


presseurop.eu | 15-août-2014 17:48

Crise en Ukraine : “‘Des armes dans le convoi ? Poutine n’est pas bête’”

Le convoi russe qui est parti mardi 12 août de Moscou en direction de l’est de l’Ukraine, transporte-il bien de l’aide humanitaire ou les Russes y ont-ils également caché des armes à destination des séparatistes ? Les Occidentaux se posent la question et le gouvernement ukrainien a déclaré hier encore qu’”aucun convoi” provenant de Russie n’entrerait en Ukraine.

Interviewé par Trouw, l’expert américain Mark Galeotti affirme que la crainte des Ukrainiens est légitime, mais que “Poutine utilise le convoi surtout pour sa politique intérieure. En effet, les Russes compatissent beaucoup les habitants du Donbass”, la région dans l’est de l’Urkaine où les séparatistes pro-russes sont actifs. Galeotti ne pense pas que le camions transportent des armes, mais il n’exclut pas que Poutine les utilise pour laisser quelques “conseillers” militaires sur place et pour enlever secrètement certaines personnes.


presseurop.eu | 14-août-2014 16:34

Crise économique : “Les grands investisseurs qui ont quitté la Roumanie en crise”

Nokia, Europharm et Poiana sont seulement quelques une des usines qui ont fermé en Roumanie depuis 2008. Mais l’exode ne s’arrête pas ici, explique à la Une le quotidien bucarestois Adevărul, car trois autres grandes entreprises — Enel, Eni et Lafarge — ont déjà annoncé leur retrait du pays. Aussi, en 2008, quand la crise commençait a créer des problèmes en Roumanie, sur le marché local il y a avait 42 banques. A la fin de l’année dernière, il y avait 39 banques, une partie avec de nouveaux actionnaires ou des portefeuilles repris par d’autres. Dans les six premiers mois de cette année les investissements directs étrangers ont baissé de plus de 10%, par rapport à la même période de 2013.


presseurop.eu | 14-août-2014 13:58

Zone euro : “Prix zéro, taux zéro”

"L’atonie de la croissance européenne aplanit l'inflation et le coût de l'argent", note Cinco Días. En effet, les dernières statistiques publiées confirment que la France et l'Espagne ont eu une inflation négative au mois de juillet (- 0,3%), alors que l'Italie, qui est à nouveau en récession (- 0,2% de croissance au deuxième trimestre 2014), enregistre une inflation égale à zéro.

De même, le quotidien économique signale que les mesures prévues par la Banque centrale européenne pour relancer la croissance n'ont pas donné les résultats attendus : les banques de la zone euro choisissent de payer pour se faire crédit entre elles, à des taux allant jusqu’à 0,05% — inférieur au 0,1% qu’elles devraient payer pour déposer l’argent à la BCE — avant de l'injecter dans l'économie réelle.


presseurop.eu | 14-août-2014 12:12

UE-Russie : “L’Occident se méfie de la colonne de Poutine”

Alors que Kiev n’a rien demandé, Moscou a envoyé 287 camions transportant de l’aide humanitaire (graines, générateurs, viande, sucre, eau, nourriture pour bébé, médicaments et sacs de couchage) vers l’est de l’Ukraine, en proie aux combats entre séparatistes pro-russes et l'armée ukrainienne. “Un mouvement sournois”, ecrit De Volkskrant. En effet, la région a besoin d’aide, mais personne ne fait confiance aux Russes : Kiev, l’UE et Washington discutent d'une solution au problème humanitaire dans l’est de l’Ukraine et craignent que le convoi, conduit par des soldats, cache en réalité une invasion militaire.

À la demande de Kiev, Moscou a promis que le convoi sera supervisé par la Croix-Rouge une fois qu’il sera arrivé en Ukraine. “En attendant”, écrit le journal néerlandais,

la Comission européenne a promis hier un montant de 2,5 millions d’euros de fonds d’urgence pour des logements de fortune, de la nourriture de l’eau et des médicaments afin de préparer l’hiver qui approche, une annonce qui a été écrasée sous les roues des 287 camions.


presseurop.eu | 13-août-2014 13:22

UE-Russie : L’enjeu de la Transnistrie
Timpul, Chisinau – La proposition russe de règlement pour la région séparatiste de Moldavie — devenir partie d’un Etat fédéral avec la Moldavie et la Gagaouzie — bloque de fait la route vers l’accession de Chisinau à l’Union européenne (et à l’OTAN). Voir en entier .
presseurop.eu | 12-août-2014 12:25

Espagne – Royaume-Uni : “L’UE réclame une enquête sur la contrebande à Gibraltar”

Le Bureau européen de lutte anti-fraude (OLAF) a recommandé aux autorités britanniques et espagnoles l’ouverture d’une enquête judiciaire pour contrebande de tabac et blanchiment d’argent contre les autorités de Gibraltar [rapporte El País] (http://politica.elpais.com/politica/2014/08/10/actualidad/1407695876_399.... OLAF avait envoyé ses inspecteurs à l’enclave britannique au sud de l’Espagne dans le cadre d’une mission de la Commission européenne qui a aussi examiné les contrôles frontaliers, motif de dispute entre les deux pays en 2013. Pour le quotidien madrilène,

la reconnaissance européenne de cette activité délictueuse représente une victoire pour l’Espagne, qui peut justifier les contrôles frontaliers en raison de la lutte contre la contrebande de tabac et dénonce, de plus, que le régime fiscal gibraltarien facilite le blanchiment et la fuite de capitaux.


presseurop.eu | 12-août-2014 00:24

Turquie : “Nous avons choisi notre président”

Le Premier ministre et leader du parti islamo-conservateur AKP Recep Tayyip Erdoğan a remporté dès le premier tour la première élection présidentielle au suffrage universel en Turquie, le 10 août, avec 51,96 % des voix. Les autres candidats, le kémaliste Ekmeleddin Ihsanoğlu et le Kurde Selahattin Demirtaş, ont obtenu respectivement 38,33 % et 9,71 % des voix. La participation a été de près de 73 %, souligne Sabah.

Dans sa version en anglais, le quotidien pro-gouvernemental note que —

la victoire méritée d’Erdoğan confirme son leadership et sa popularité. […] En tant que président, il va se concentrer sur la solution de la question kurde, et accélérer le processus [d’adhésion] à l’UE. [Il] va continuer à défier le statu quo intérieur et régional, et à confirmer le rôle central au niveau politique et économique de la Turquie.


presseurop.eu | 11-août-2014 13:05

Roumanie : “Toujours ensemble avec nos lecteurs”

Jurnalul Naţional prend la défense de son ex-patron, le magnat de la presse Dan Voiculescu, condamné le 8 août à dix ans de prison ferme pour blanchiment d’argent. Le 10, près de 2 000 personnes ont manifesté devant le palais présidentiel en solidarité avec les journalistes du groupe de presse Intact, qui appartient à la famille Voiculescu et dont les juges ont également ordonné la saisie.

Onze autres personnes, parmi lesquelles un ancien ministre de la Communication, ont été condamnées à des peines allant jusqu’à huit ans de prison ferme pour leur rôle dans la privatisation frauduleuse de l’Institut de recherches alimentaires, en 2003.

Voiculescu se déclare innocent et accuse le président de la République, Traian Băsescu, souvent critiqué par les médias de son groupe, de mettre en œuvre une vengeance politique.

Jurnalul Naţional critique la décision de justice, et affirme que

dans ces circonstances, il y a toujours moins d’espoir que l’homme de la rue, qui pour une raison ou l’autre est arrivé devant un tribunal ou au Parquet, aura la garantie d’une justice correcte et impartiale. De sorte que la chute vertigineuse de la confiance du peuple dans la justice n’est plus une figure de style, mais une (laide) réalité de la Roumanie.


presseurop.eu | 11-août-2014 12:17

Sanctions économiques : “Double confrontation avec la Russie”

La Russie et l’Occident menent un combat sur deux fronts, écrit De Volkskrant.

D’un côté, l'OTAN a promis son soutien à l’Ukraine face aux agressions russes. Le chef de l'organisation, Anders Fogh Rasmussen, a condamné lors de son passage à Kiev “l’attitude belliqueuse de Poutine” envers l’Ukraine, que la Russie continue, selon lui, à “déstabiliser”. Ramussen a demandé au président russe de retirer les 20 000 soldats que la Russie a stationné ces derniers jours le long de la frontière avec l’Ukraine et “de ne pas utiliser le maintien de la paix comme prétexte pour une manière de faire la guerre”.

De l’autre côté, le journal écrit que la reprise économique en Europe est menacée par la guerre commerciale entre la Russie et l’Occident. En effet, suite aux mesures sévères adoptées par l’Europe et les Etats Unis, Poutine a annoncé le 7 août une série de sanctions en rétorsion : l'importation de viande, poisson, produits laitiers, légumes et fruits a été interdit pour un an. Pour l’instant, la Commission européenne a déjà déclaré “se réserver le droit de prendre des mesures” contre le boycot russe, qui pourrait être étendu.


presseurop.eu | 08-août-2014 13:40

Sanctions contre la Russie : “Le conflit entre l’UE et la Russie touche déjà les agriculteurs”

Moscou étudie des mesures de rétorsion en réponse aux sanctions imposées par l’UE à la Russie pour son soutien aux séparatistes prorusses dans l’est de l’Ukraine, rapporte Trouw.

Selon le quotidien néerlandais, les agriculteurs européens subissent déjà les conséquences du refroidissement des relations entre l’UE et la Russie : depuis la semaine dernière en effet, les fruits et légumes polonais sont interdits d’importation en Russie, officiellement pour des raisons de sécurité alimentaire, une mesure qui, note Trouw pourrait s’étendre à d’autres pays.


presseurop.eu | 06-août-2014 12:06

Cent ans de la première guerre mondiale : Guerre de position
Trouw, Amsterdam – Cartoon. Voir en entier .
presseurop.eu | 06-août-2014 11:30

Parité : Cherchez les femmes, M. Juncker !

”Avec moins de neuf femmes dans ses rangs, la Commission n'obtiendra pas la majorité requise pour être investie lors du vote prévu en octobre" : pour Luxemburger Wort, le nouveau président de l'exécutif bruxellois Jean-Claude Juncker doit s'activer pour atteindre le quota de 40% de femmes au sein de son équipe.

Si le président du Parlement européen, Martin Schulz, tient parole, l'assemblée ne validera pas une Commission à 28 moins féminine que celle sortante.

Or, note le journal, les quatre commissaires annoncées jusqu’à fin juillet par les États membres – Cecilia Malmström (Suède) qui rempile, Věra Jourová (République tchèque), Alenka Bratušek (Slovénie), Federica Mogherini (Italie) – sont loin de “l'engagement formulé [par Juncker] pendant sa campagne de s'entourer de 40% de commissaires de sexe féminin”. Il manque sept femmes à l’appel. Chiffre à trouver avant fin août, en espérant que le miracle interviendra aussi dans les choix de six pays qui n’ont pas encore annoncé leur commissaire : Pays-Bas, Slovaquie, Lettonie, Lituanie, Malte et Pologne.


presseurop.eu | 05-août-2014 13:28

Cent ans de la Première Guerre mondiale : “L’Europe ne doit jamais être fatiguée de la paix”

Le journal flamand consacre son Une à la commémoration le 4 aôut du début de la première guerre mondiale en Belgique que l’armée allemande avait envahie il y a exactement cent ans, le 4 août 1914. Pour l’évenement, les représentants de plus 80 pays, dont le président français, François Hollande, le prince britannique William mais aussi le président allemand, Joachim Gauck, étaient présents à Liège. Selon le journal,

tous les orateurs ont fait référence au role de l’Europe pour maintenir et transmettre la paix. Le défi est grand. La jeune Union n’est pas seulement menacée de manière interne par l’avancée de l’euroscepticisme et de la xenophobie, mais à ses frontières, l’Europe se trouve également dans des eaux agitées.

De Standaard souligne notamment le discours de François Hollande “qui s’est emparé de la commémoration pour souligner la responsabilité historique de l’Europe”. En faisant le lien avec l’actualité, il soulignait que même si la Belgique était neutre il y a cent ans, aujourd’hui, il n’est plus possible de rester neutre,

lorsqu’un peuple non loin de l’Europe se bat pour ses droits et son intégrité territoriale, [...] lorsqu’un avion civil est abattu en Ukraine, [...] devant des massacres de populations civiles, comme en Irak, comme en Syrie, où les minorités sont persécutées.

Face à cela, affirme le journal, “l’Europe a l’obligation d’agir.


presseurop.eu | 05-août-2014 13:18

Portugal : “Sauver BES coûte 4,9 milliards”

La Banque centrale du Portugal a annoncé le 3 août les mesures de sauvetage de Banco Espirito Santo (BES), “accusée d’avoir mené des activités frauduleuses”, note le Jornal de Notícias, et rongée par les scandales, au point que les pertes entre janvier et juin 2014 montent à 3,58 milliards d’euros et dont le cours a chuté de 73% au cours de la dernière semaine.

BES sera scindée en deux entités : Novo Banco, qui regroupera les actifs sains et dans lequel l’Etat injectera 4,4 milliards d’euros de fonds publics mis à disposition par la Troïka (BCE, UE, FMI), plus 380 millions d’euros du Fonds de résolution bancaire portugais et 120 millions provenant de banques privées ; et BES, une “bad bank” qui regroupera les actifs toxiques, explique encore le quotidien.


presseurop.eu | 04-août-2014 12:46

Terrorisme : Comment l’Europe finance Al Qaeda à coups de rançons

En matière d’enlèvements, le réseau terroriste Al Qaeda vise avant tout des ressortissants de pays européens parce que leurs gouvernements sont susceptibles de payer des rançons pour la libération des otages, révèle une enquête de The New York Times.

Basant ses recherches sur des entretiens avec des anciens otages, des négociateurs, des diplomates et des représentants de plusieurs gouvernements en Europe, en Afrique et au Moyen-Orient, le journal rapporte que —

Al Qaeda et ses filiales ont encaissé au moins 125 millions de dollars [93 millions d’euros] de recettes provenant de kidnappings depuis 2008, dont 66 millions [49 millions d’euros] rien que l’année dernière […] Ces paiements ont été faits presque exclusivement par des gouvernements européens, qui ont fait parvenir l’argent à travers un réseau d’intermédiares, et en les masquant parfois en aide humanitaire.

La France a été à la fois le pays le plus visé et celui qui a payé les rançons les plus élevées ces cinq dernières années, avec l’équivalent de 43,4 millions d’euros versés à Al Qaeda au Maghreb islamique à travers la libération de dix otages (Areva et le gouvernement français nient payer des rançons).

Le rapport affirme que l’Autriche, l’Allemagne, l’Italie et la Suisse ont également payé des rançons (tous démentent), tout comme la Finlande et l’Espagne. Le Qatar et l’Oman auraient payé l’équivalez de 15,2 millions d’euros en lieu et nom de certains gouvernements européens pour assurer la libération d’otages finlandais, autrichiens et suisses détenus au Yémen.

Les Etats-Unis et le Royaume-Uni refusent quant à eux de payer des rançons, souligne le quotidien américain, c’est pour cela qu’"alors que des dizaines d'Européens ont été relâchés sains et saufs, très peu de ressortissants américains ou britanniques s'en sont sortis vivants". Le frère d'Edwin Dyer, un Britannique tué par ses ravisseurs au Mali, affirme au journal qu'"un passeport britannique équivaut fondamentalement à un acte de décès" pour quiconque est capturé par Al Qaeda.

Les activités de kidnapping du réseau sont devenues plus sophistiquées au cours des dix dernières années : les filiales au Maghreb, au Yémen et en Somalie suivent à présent un protocol commun coordonné depuis le Pakistan et réduisent les risques pour leurs membres en "délocalisant la capture des otages à des groupes criminels qui travaillent sur commande". Au point que la pratique est devenue terriblement lucrative :

Alors qu'en 2003, les ravisseurs recevaient environ 200 000 dollars [149 000 euros] pour chaque otage, aujourd'hui, ils en empochent jusqu'à 10 millions [7,5 millions d'euros] ; une somme que le numéro deux d'Al Qaeda a récemment qualifié de la moitié des revenus opérationnels de l'organisation.

Pour plusieurs hauts diplomates interrogés par The New York Times", le dilemme que représente une prise d'otage réalisée par Al Qaeda oblige les gouvernements à faire —

un terrible calcul : répondre à la demande des terroristes, ou permettre que des innocents soient tués, souvent de manière cruelle et devant une caméra ? Le fait que l'Europe et ses intermédiaires continuent à payer a enclenché un cercle vicieux.


presseurop.eu | 04-août-2014 11:33

UE-Russie : Retour de flamme
The New York Times, New York – Cartoon. Voir en entier .
presseurop.eu | 01-août-2014 11:20

Sanctions économiques : “Les entreprises européennes sentent déjà les conséquences russes”

La crise en Russie et en Ukraine commence à avoir un effet négatif sur les affaires dans la zone euro et au-delà, écrit le Financial Times, alors que les sanctions européennes visant les secteur de l’énergie et de la finance en particulier prennent effet.

Adidas, Volkswagen et Metro enregistrent des baisses dans le cours de leurs actions et dans les ventes directement liées à la baisse de l’activité en Russie, tandis que Siemens a mis en garde contre les “menaces sérieuses” que la crise fait peser sur la croissance en Europe pour 2014 et 2015. Les prêteurs, les groupes industriels et les compagnies pétrolières en Europe ont également dénoncé les conséquences négatives pour les prévisions de croissance, le commerce et les profits.

D’autres entreprises évaluent encore les nouvelles sanctions avant de se prononcer définitivement. Le quotidien évoque notamment le patron de Royal Dutch Shell, selon lequel >il est un peu tôt pour dire ce qui va se passer, quelles conséquences cela peut avoir et comment nous allons réagir.


presseurop.eu | 01-août-2014 10:45

Hongrie : L’illibéralisme assumé de Viktor Orbán

Le Premier ministre hongrois Viktor Orbán a annoncé lors d'un déplacement à Tusnad (Roumanie), son rêve d'un Etat "illibéral". Le néologisme a de quoi inquiéter. Dans une revue de presse publiée sur son site, Courrier International, relate les inquiétudes de EUobserver: "Le leader hongrois Viktor Orbán veut construire un Etat "illibéral" reposant sur des fondations nationales, citant la Russie et la Chine comme des exemples à suivre".

Invité de l'université d'été de Tusnad, le Premier ministre hongrois a exposé devant une foule "enthousiaste", selon le site roumain d'information Gândul, son rêve politique de créer un nouveau type d'Etat. "Etant donné que le libéralisme n'a jamais été apte à servir l'idée nationale, à encourager notamment les Hongrois dans leur désir de préserver leurs richesses et leurs idées, il est temps de dire la vérité."

La presse hongroise est quant à elle partagée. Si le philosophe conservateur Péter Béndek se demande sur son blog "pourquoi Orbán ment-il à ce point au sujet du libéralisme ?", en prenant comme exemple la Russie, pour le quotidien Magyar Hírlap, proche du parti du Premier ministre, "il n’y a rien de surprenant dans les propos [d’ Orbán], ils ne constituent pas une attaque". Lorsqu'Orbán évoque une démocratie non-libérale, "il parle avec parcimonie, la démocratie libérale n’étant qu’une dictature libre déguisée. Une construction globale faite pour imposer une dictature locale*".


presseurop.eu | 31-juil.-2014 11:10

Commerce international : Le TTIP en danger après le rejet allemand du traité de libre-échange avec le Canada

Le gouvernement allemand pourrait refuser l’accord de libre-échange négocié entre l’Union européenne et le Canada (CETA), de crainte que “trop de pouvoir soit donné aux entreprises étrangères”, affirme Cerstin Gammelin dans la Süddeutsche Zeitung. Selon la correspondante européenne du quotidien de Munich,

Des diplomates européens allemands ont confirmé que le gouvernement ne pourrait pas signer l’accord “tel qu’il a été négocié”. L’Allemagne serait globalement d’accord de parapher le texte, mais le chapitre sur la protection des investissements serait “problématique” et aujourd’hui inacceptable.

Selon la Süddeutsche Zeitung, le signature du traité transatlantique de libre-échange (TTIP) avec les États Unis dépendrait de la signature du CETA par les 28 États membres.

“L’accord avec le Canada est un test pour le traité avec les USA”, déclare un haut fonctionnaire de la Commission européenne. Si le traité avec le Canada est refusé, “aussi celui avec les USA est mort”.

Berlin s’estrégulièrement opposé aux clauses de protection de l’investissement qui sont négociées dans le cadre des accords CETA et TTIP avec le Canada et les États-Unis. Néanmoins la chancelière allemande Angela Merkel avait déclaré son soutien pour le principe d’un accord de libre-échange avec les USA.

Dans certains États membres branle un conflit sur les mesures de protection juridique pour les entreprises investissant dans les pays visés par les accords. Alors que ces protections étaient généralement acceptées dans le cadre de l’accord avec le Canada, ces mêmes dispositions ont été catégoriquement refusées pour le traité avec les États Unis. [...] Le ministre fédéral de l’économie, Sigmar Gabriel, a lui aussi déclaré qu’il trouvait une protection légale spécifique pour des investisseurs Américains innutile. Pour autant il n’est pas mentionné que la Commission avait eu des États membres la tâche de négocier de telles clauses et de les inclure dans le traité avec le Canada.

Ces clauses de protection de l’investissement sont connues sous le nom de investor-state dispute settlement (ISDS) mechanism. Les partisans de ces mesures les déclarent nécessaires pour tout investissement bilatéral dans le cadre de tels traités. Les opposants dénoncent cependant que ces protections donneraient aux entreprises la possibilité de poursuivre les États en justice et d’échapper aux réglementations.


presseurop.eu | 31-juil.-2014 10:19

UE-Russie : Faire front contre le nouvel impérialisme russe

La véritable réponse à la crise ukrainienne, c'est la solidarité contre Vladimir Poutine !”, s’exclame le directeur de Gazeta Wyborcza Adam Michnik dans une tribune publiée simultanement par plusieurs journaux européens — Le Monde, The Guardian, El País, Gazeta Wyborcza, La Stampa, Süddeutsche Zeitung et Delfi. Alors que l’Union adopte des sanctions contre Moscou, l’ancien dissident polonais renvoye l’UE face à ses démons et demande une réaction immédiate des Européens :

l'hypocrisie, la bêtise et le silence de l'élite intellectuelle, des artistes, des scientifiques et des médias face à l'avancée des régimes totalitaires nazi et stalinien resteront à jamais dans nos mémoires, resteront à jamais l'un des tristes souvenirs du XXe siècle. […] Aujourd'hui, l'Europe garde le silence devant la politique impérialiste agressive de Vladimir Poutine. L'Occident tolère en silence sa politique agressive, qui viole explicitement la souveraineté d'autres Etats : celle de la Moldavie, celle de la Lettonie, celle de la Géorgie, et – surtout – celle de l'Ukraine.

En Roumanie, le redacteur en chef de Dilema Veche, Mircea Vasilescu, prend position aussi, et explique que le président français “François Hollande a motivé sa décision de livrer un navire militaire par le fait que, s’il ne le faisait pas, la France allait devoir rendre à la Russie 1, 1 milliard d’euros. C’est cela, le prix du renoncement aux principes et aux valeurs?

Comment, se demande-t-il, la parole de la France compte plus face à Poutine que face aux 500 millions des citoyens européens ?”. Pour Vasilescu,

Poutine n’en fait qu’à sa tête, et les pays de l’UE se comportent comme des enfants qui se rejettent la faute l’un sur l’autre. Quid des principes et des valeurs de la démocratie ?

Devant l’hésitation des Européens, Michnik voit une seule solution :

nous – intellectuels, journalistes, scientifiques – avons le devoir d'être vigilants, et d'alerter l'opinion publique. Nous devons être les oies du Capitole de notre temps. Nous ne devons pas succomber aux vieilles illusions, nous devons refuser notre conformisme confortable. Notre devoir est désormais de parler clairement, et aujourd'hui avec énergie.

A commencer, peut être, par ne plus “identifier M.Poutine à la nation russe”, puis, en considérant “le conflit actuellement en cours avec l'Ukraine, qui a débuté avec l'annexion de la Crimée, et les provocations permanentes menées dans l'est de ce pays”, comme étant “honteux, tragiques, et dangereux”. Enfin, en admettant “que Vladimir Poutine n'est pas un homme politique à l'européenne. [Il] pratique l'aventurisme permanent. […] Il a déjà ouvert la boîte de Pandore”.


presseurop.eu | 30-juil.-2014 13:14

Sanctions économiques : “L’Europe s’attaque à la Russie”

En restreignant l’accès aux capitaux et au technologies militaires et des hydrocarbures, l’UE a imposé pour la première fois des sanctions économiques contre la Russie pour son soutien aux séparatistes prorusses dans l’est de l’Ukraine, rapporte Gazeta Wyborcza. Bien que la liste des sanctions n’ait pas encore été annoncée, l’UE va mettre en place une équipe d’experts afin de s’assurer que Moscou ne contourne pas ces mesures.

Dans un commentaire, le quotidien note que “les prochains jours et les prochaines semaines seront très durs pour [le président russe] Vladimir Poutine”, les sanctions constituant un revers supplémentaire après l’accusation par les Etats-Unis à la Russie d’avoir violé le traité anti-missiles nucléaire de 1987, après que l’Ukraine a intensifié son offensive contre les séparatistes prorusses et après qu’un tribunal arbitral de La Haye a établi, le 27 juillet, que l’Etat russe doit payer 37,3 milliards d’euros de dommages et intérêts pour la nationalisation de plusieurs actifs de la compagnie pétrolière Youkos*”.


presseurop.eu | 30-juil.-2014 12:06

Crise au Moyen-Orient : “Avertissement : produits des Territoires occupés”

Le gouvernement Belge va introduire un label pour les produits importés depuis les Territoires palestiniens occupés par Israël. “S’il ne s’agit pas d’un boycott, c’est un important levier politique", écrit De Morgen.

L’UE demande depuis longtemps l’introduction d’un label spécial pour désigner l’origine des produits, mais les Etats membres n’ont pas encore atteint de consensus là dessus. Au Royaume-Uni et au Danemark, il existe depuis 2009.


presseurop.eu | 29-juil.-2014 22:23

UE-Russie : Impuissants
Trouw, Amsterdam – Cartoon. Voir en entier .
presseurop.eu | 28-juil.-2014 14:00

Partenariat oriental : On ne va pas rester à la porte de l’UE
Ziarul Naţional, Chişinău – Lors de son investiture, le nouveau président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, a affirmé qu’il n’y aura pas de nouvel élargissement pendant son mandat. Une position dictée par les événements en Ukraine et destinée à changer, estime un écrivain moldave. Voir en entier .
presseurop.eu | 26-juil.-2014 20:15

Portugal : “Suspect”

Ricardo Salgado, l’ancien président et fondateur de la banque Banco Espírito Santo (BES), a été arrêté le 24 juillet pour escroquerie, abus de confiance, falsification de documents et blanchiment de capitaux, rapporte Público.

Salgado a été interrogé pendant plus de sept heures par un juge d’instruction à Lisbonne et a été remis en liberté après avoir payé une caution de 3 millions d’euros.

Peu de temps après sa sortie de prison, le principal actionnaire du groupe BES, la holding familiale Espirito Santo Financial Group, a demandé une protection contre ses créanciers auprès des autorités luxembourgeoises. Pour Público, ces deux épisodes représentent

une page qui se tourne, avec la fin d’un centre de pouvoir considéré comme étant le plus influent de la vie politique, sociale et financière du Portugal de ces quinze dernières années.


presseurop.eu | 25-juil.-2014 12:21

Ukraine : “La coalition a cessé ses opérations”

Le gouvernement a démissionné le 24 juillet, après que deux partis, Oudar – de l'ex-boxeur Vitali Klitschko, allié du président Petro Porochenko –, et Svoboda (“liberté”) – issu de la droite nationaliste, ont quitté la coalition “Choix européen”, menée par le Premier ministre Arseni Iatseniouk, rapporte Golos Oukraïni.

La coalition n’était pas parvenue à voter plusieurs projets de loi présentées par Iatseniouk, certaines desquelles avaient été exigées par le Fonds monétaire international en échange d’une aide de 12,6 milliards d’euros.

Porochenko a nommé Volodymyr Groysman Premier ministre intérimaire et devrait prononcer la dissolution du Parlement dans les prochains jours, alors que ce dernier a voté la convocation des élections legislatives anticipées pour le 28 septembre.


presseurop.eu | 25-juil.-2014 11:13

UE-Russie : “D’où vient la lâcheté de l’Europe envers la Russie ?”

Au moment où les Occidentaux s’interrogent sur la nécessité de durcir les sanctions à l’encontre de la Russie, accusée de soutenir les séparatistes prorusses ukrainiens soupçonnés d’avoir abattu le vol MH 17, Adevărul explique pourquoi appliquer des mesures de rétorsion sur le plan économique contre Moscou aurait sans aucun doute une incidence sur l'économie de l'UE.

Selon le quotidien roumain, l'Europe et la Russie sont liées par le commerce bilatéral pour une valeur de centaines de milliards d'euros. Notamment, 30% du gaz que les européens consomment provient de la Russie et les Russes aiment les voitures allemandes et les costumes italiens. De plus, les investissements occidentaux en Russie sont perçus comme une garantie qu’il n’y aura jamais de vraies sanctions.

Récemment les Etats Unis avaient annoncé que la Russie devra supporter des coûts supplémentaires si elle continue à aider les séparatistes et si elle poursuit la déstabilisation de l’Ukraine. Mais, selon Adevărul,

les discussions sur de nouvelles sanctions montrent que Bruxelles et Washington ne peuvent pas former un front commun contre Moscou, surtout à cause de la différence des positions à l’intérieur de l’Ue.


presseurop.eu | 24-juil.-2014 15:01

Catastrophe aérienne en Ukraine : “L’Europe en a assez”

Au terme de leur réunion du 22 juillet à Bruxelles, les ministres des Affaires étrangères de l’UE ont demandé à la Commission européenne de durcir les sanctions économiques contre la Russie, après qu’un avion de ligne malaisien avec 298 personnes à bord a été abattu au-dessus de la zone contrôlée par les milices prorusses, dans l’est de l’Ukraine, rapporte Gazeta Wyborcza.

Les sanctions devraient concerner le secteur de la défense, l’accès de la Russie aux marchés européens des capitaux et les technologies de pointe, ainsi que l’énergie. L’UE réfléchit à des sanctions économiques contre la Russie depuis le mois de mars, rappelle le quotidien polonais, mais à présent “la colère des Européens a poussé de nombreux pays de l’UE à adopter une position plus dure vis-à-vis [du président russe Vladimir] Poutine”, note-t-il, en citant le ministre polonais des Affaires étrangères Radosław Sikorski, selon lequel “la Russie a franchi plusieurs lignes rouges”.


presseurop.eu | 23-juil.-2014 14:03

Catastrophe aérienne en Ukraine : “C’est le 11-Septembre de l’Europe”

Le drame du vol MH 17 nous oblige a tirer une leçon importante sur notre sécurité dans ce turbulent XXIe siècle”, écrit Jonathan Holslag dans NRC Handelsblad. Le politologue de l’Université libre de Bruxelles estime que seule une politique de voisinage déterminée peut amener à une solution contre l’absence de sécurité internationale en Europe.

“La géopolitique est de retour”, écrit ainsi Holslag :

Mais on ne fait que commencer à réaliser que la distance qui sépare Kiev de Katwijk [aux Pays-Bas] n’est pas si grande. Tous les pays européens entre ces deux villes dépendent l’un de l’autre pour leur sécurité. […] Si vous pensez que l’on peut se permettre un retour à l’époque des mini-Etats européens en conflit entre eux, l’attaque contre le vol MH 17 nous met brutalement face à la nouvelle réalité.

Poutine devra payer, ajoute Holslag, si un rapport entre le Kremlin et la catastrophe dans l’Ukraine orientale devait être prouvé. “Mais cela ne concerne pas uniquement Poutine”, écrit-il :

Apparemment, la crise en Ukraine n’était pas suffisamment grave pour pousser les pays européens à coopérer davantage dans le secteur de l’énergie

Apparemment, la crise en Ukraine n’était pas suffisamment grave pour pousser les pays européens à coopérer davantage dans le secteur de l’énergie. Les consultations à Bruxelles afin de réduire la dépendance au gaz russe n’ont conduit nulle part.

Holslag accuse les dirigeants européens d’avoir “la vue courte” et d’”opportunisme”, et estime que

bien sûr, il y a de fortes chances pour que, après une période d’opportunisme, une vent de panique s’empare de plusieurs dirigeants européens. Ils se rangeront à ce moment là du côté des Etats-Unis et mettront la Russie dans un coin.

Toutefois, le politologue estime que nous ne devons pas perdre de vue notre responsabilité. L’Europe a créé "un vide de pouvoir le long de sa frontière extérieure” et elle a échoué à “bâtir des partenariats solides avec les superpuissances régionales”.

La solution pourrait être une politique de voisinage forte et l’établissement d’une sphère d’influence qui assurera davantage de sécurité à l’Europe. Il note aussi que l’UE n’est pas menacée qu’en Ukraine orientale, mais aussi dans le Sahel, où l’on trouve “de très nombreuses armes lourdes”. Il n’y a pas que les avions de ligne qui soient en danger : avec un peu de “bricolage”, des missiles peuvent être utilisés contre nos navires marchands dans la Mer Rouge et le détroit de Gibraltar.

C’est pour cela que Holslag pense qu’il est temps que l’Europe prenne la tête dans la “guerre contre la prolifération incontrolée des missiles. Une convention internationale sur les missiles anti-aériens est la moindre des choses que nous devons aux victimes du MH 17”. “Cela devrait être le 11-Septembre de l’Europe, un pivot dans notre réflexion stratégique”, où des rétorsions contre nos ennemis et la sécurité d’un demi-milliard d’Européens doivent être prioritaires, conclut-il.


presseurop.eu | 23-juil.-2014 00:21

Catastrophe aérienne en Ukraine : “La Russie déploie sa position anti-missile”

Le ministère de la Défense russe a présenté le 21 juillet ses arguments en faveur de la version selon laquelle le Boeing 777 de Malaysian Airlines qui s’est écrasé sur l’est de l’Ukraine avec 298 personnes à bord “pourrait avoir été abattu par les militaires ukrainiens”, écrit Kommersant.

Toutefois, ajoute le quotidien russe,

les pays occidentaux augmentent la pression sur la Fédération de Russie, menaçant des sanctions plus dures. Il sera clair aujourd’hui combien les nouvelles mesures seront sérieuses — après la réunion des ministres des Affaires étrangères de l’UE. Moscou insiste pour une enquête internationale sur la catastrophe.


presseurop.eu | 22-juil.-2014 12:18

Catastrophe aérienne en Ukraine : “Ne renoncez pas !”

En faisant le parallèle avec la catastrophe aérienne de Smolensk, (Rzeczpospolita demande aux ministres des Affaires étrangères de l’UE, qui se réunissent ce 22 juillet à Bruxelles pour discuter du crash du vol Malaysia Airlines MH17 dans l’est de l’Ukraine le 17 juillet de faire preuve de “détermination” lorsqu’ils discuteront avec la Russie.

Aujourd’hui, personne ne se fait d’illusions. La Russie a agi comme un Etat terroriste”, écrit le quotidien de Varsovie, faisant référence au soutien fourni par Moscou aux sépartsites prorusses qui contrôlent la région où s’est écrasé l’avion avec 298 personnes à bord.

Rzeczpospolita demande aux ministres de l’UE de

ne pas s’adresser à Moscou dans un esprit de réconciliation et de compréhension. Il faut imposer de dures conditions [au président russe Vladimir] Poutine.


presseurop.eu | 22-juil.-2014 12:18

Catastrophe aérienne en Ukraine : L’Europe doit réagir

Avec au moins 192 ressortissants parmi les 298 disparus dans l’attentat contre le vol MH17 de la Malaysia Airlines en Ukraine, les Pays-Bas sont durement touchés par la tragédie”, écrit Stefan De Vries sur son blog (repris également par Courrier international), où il compare la catastrophe à un “11-Septembre” néerlandais.

Pour le correspondant de la chaîne néerlandaise RTL Nieuws à Paris la raison est simple :

Les Néerlandais sont une peuple qui voyage. Et cela quelles que soient leurs origines. Cela explique la diversité sociale des passagers du vol MH17. Parmi les victimes : un avocat, qui était aussi entraîneur d’un club de foot local, sa femme et leurs trois enfants, une étudiante en médecine, une fleuriste, un couple de restaurateurs, un DJ, un soldat, un sénateur, des familles entières, des chercheurs brillants qui consacraient leur vie à la recherche d’une solution contre le SIDA, et 80 enfants. Ou une radiographie de la population néerlandaise sordidement résumée sur une liste de victimes.

Mais l’accident raconte également beaucoup de choses sur l’attitude des Européens face à la guerre qui se déroule à ses marches orientales, et qui indigne ce 20 juillet une grande partie de la presse européenne. Comme le note De Vries,

Ce crash, dont les rebelles pro-russes sont soupçonnés d’être responsable, révèle brutalement l’extrême faiblesse de la politique étrangère de l’Union européenne. Voilà près d’un an que le conflit en Ukraine dure. Cela aux portes de l’UE. Autant de mois qui n’ont pas suffi aux leaders européens pour trouver une solution. Aucun état-membre ne veut froisser la Russie et prendre le risque de contrarier son président Vladimir Poutine. A chacun son intérêt : l’Allemagne veut éviter qu’un boycott de la Russie ne nuise à son industrie, la France ne songeant même pas à annuler la livraison de deux navires de guerre. Ou encore les Pays-Bas, parmi le plus gros investisseurs en Russie, faisant tout pour maintenir de bonnes relations avec le président russe et sa bande. Avec succès : la fille de Poutine réside dans une banlieue agréable de La Haye.

Aux Pays-Bas, souligne-t-il encore, le choc provoqué par le crash du vol MH17

est de la même ampleur que le 11-Septembre. Proportionnellement à sa population, le pays a perdu plus de citoyens dans la catastrophe, que les Etats-Unis lors des attentats de 2001. Obama, dans sa déclaration vendredi [18 juillet] semble avoir compris cet impact dévastateur. Il parle d’un ‘wake-up call’ pour l’Europe. Les Européens sont maintenant impliqués dans une guerre qu’ils ont trop longtemps voulu ignorer. Ou dont ils se sont accomodés. Il est temps de se réveiller et d’arrêter d’être opportunistes. Il faudra une réponse cohérente, ferme et unie pour élucider les circonstances de cet acte de guerre et pour conduire les responsables devant une cour, de préférence internationale. Fini la Realpolitik cynique, osons maintenant le courage politique. Nous le devons aux 298 victimes.


presseurop.eu | 22-juil.-2014 00:52

Catastrophe aérienne en Ukraine : L’Europe doit réagir au 11-Septembre des Pays-Bas

Avec au moins 192 ressortissants parmi les 298 disparus dans l’attentat contre le vol MH17 de la Malaysia Airlines en Ukraine, les Pays-Bas sont durement touchés par la tragédie”, écrit Stefan De Vries sur son blog (repris également par Courrier international), où il compare la catastrophe à un “11-Septembre” néerlandais.

Pour le correspondant de la chaîne néerlandaise RTL Nieuws à Paris la raison est simple :

Les Néerlandais sont une peuple qui voyage. Et cela quelles que soient leurs origines. Cela explique la diversité sociale des passagers du vol MH17. Parmi les victimes : un avocat, qui était aussi entraîneur d’un club de foot local, sa femme et leurs trois enfants, une étudiante en médecine, une fleuriste, un couple de restaurateurs, un DJ, un soldat, un sénateur, des familles entières, des chercheurs brillants qui consacraient leur vie à la recherche d’une solution contre le SIDA, et 80 enfants. Ou une radiographie de la population néerlandaise sordidement résumée sur une liste de victimes.

Mais l’accident raconte également beaucoup de choses sur l’attitude des Européens face à la guerre qui se déroule à ses marches orientales, et qui indigne ce 20 juillet une grande partie de la presse européenne. Comme le note De Vries,

Ce crash, dont les rebelles pro-russes sont soupçonnés d’être responsable, révèle brutalement l’extrême faiblesse de la politique étrangère de l’Union européenne. Voilà près d’un an que le conflit en Ukraine dure. Cela aux portes de l’UE. Autant de mois qui n’ont pas suffi aux leaders européens pour trouver une solution. Aucun état-membre ne veut froisser la Russie et prendre le risque de contrarier son président Vladimir Poutine. A chacun son intérêt : l’Allemagne veut éviter qu’un boycott de la Russie ne nuise à son industrie, la France ne songeant même pas à annuler la livraison de deux navires de guerre. Ou encore les Pays-Bas, parmi le plus gros investisseurs en Russie, faisant tout pour maintenir de bonnes relations avec le président russe et sa bande. Avec succès : la fille de Poutine réside dans une banlieue agréable de La Haye.

Aux Pays-Bas, souligne-t-il encore, le choc provoqué par le crash du vol MH17

est de la même ampleur que le 11-Septembre. Proportionnellement à sa population, le pays a perdu plus de citoyens dans la catastrophe, que les Etats-Unis lors des attentats de 2001. Obama, dans sa déclaration vendredi [18 juillet] semble avoir compris cet impact dévastateur. Il parle d’un ‘wake-up call’ pour l’Europe. Les Européens sont maintenant impliqués dans une guerre qu’ils ont trop longtemps voulu ignorer. Ou dont ils se sont accomodés. Il est temps de se réveiller et d’arrêter d’être opportunistes. Il faudra une réponse cohérente, ferme et unie pour élucider les circonstances de cet acte de guerre et pour conduire les responsables devant une cour, de préférence internationale. Fini la Realpolitik cynique, osons maintenant le courage politique. Nous le devons aux 298 victimes.


presseurop.eu | 22-juil.-2014 00:18

Catastrophe aérienne en Ukraine : “La Russie a peur de l’Europe”

Le crash du vol de Malaysia Airlines dans l’est de l’Ukraine poussera-t-il l’UE a adopter une attitude plus ferme vis-à-vis de la Russie ?, se demande Gazeta Wyborcza.

Le quotidien de Varsovie note que, alors que certains dirigeants de l’UE veulent donner à Moscou “une dernière chance”, un groupe de “faucons”, dont font partie le Royaume-Uni, la Pologne, la Suède et les pays Baltes, ont promis une nouvelle offensive afin de durcir les sanctions contre la Russie, accusée de soutenir les séparatistes prorusses en Ukraine, soupçonnés d’avoir abattu le Boeing malaisien.

La mort des 298 personnes à bord a provoqué de violentes critiques contre la Russie dans le monde. Selon Gazeta, Moscou a été “surprise” par les réactions en Europe :

Jusqu’ici, les Russes réagissaient rapidement dans ce genre de situation. […] A présent, les responsables russes se taisent, car ils sont surpris par la condamnation collective de la Russie de la part de l’Europe pour la tragédie. Et ils ont toujours craint ce genre de réaction commune.


presseurop.eu | 21-juil.-2014 14:01

Catastrophe aérienne en Ukraine : “Quand reviendront-ils ?”

Aux Pays-Bas, l’irritation vis-à-vis de la manière dont les corps des Néerlandais morts dans le crash du Boeing 777 de Malaysia Arlines dans l’est de l’Ukraine controlée par les séparatistes prorusses monte rapidement, écrit NRC Next.

Selon l’OSCE, le site où se trouvent les débris de l’avion a été amplement pollué par des soldats prorusses, des habitants du coin et des pillards. Les 196 corps retrouvés jusqu’à présent ont été déplacés dans des wagons frigorifiques dans la gare de Torez, près du site du crash. Le Premier ministre néerlandais Mark Rutte a déclaré quant à lui qu’il souhaite que le train se rende au plus vite à Kharkiv, qui est dans la zone contrôlée par Kiev, et a qualifié d’”insupportable” la lenteur des opération de récupération des corps.


presseurop.eu | 21-juil.-2014 13:44

Comment soutenir VoxEurop

Blog

Depuis qu’il a repris le flambeau de Presseurop, VoxEurop tourne avec une équipe aussi motivée que réduite, mais les échos que nous avons eu jusqu’à présent sont encourageants et nous poussent à poursuivre nos efforts.

Si ce n’est pas la motivation qui nous manque, nous devons faire face à des coûts de fonctionnement qui eux, sont inévitables — notamment l’hébergement du site (près de 200€ par mois) et la traduction des commentaires (assurée par Google, qui facture chaque traduction selon sa longueur). Par ailleurs, nombre d’entre vous nous ont demandé comment ils peuvent contribuer financièrement au projet VoxEurop.

Nous avons donc introduit (dans la colonne de droite du site) un bouton permettant de faire un don à l’association qui gère VoxEurop. Chaque centime sera dépensé pour faire face aux coûts de fonctionnement et le surplus, s’il y en a, sera investi dans le développement du site et dans de nouveaux contenus.

Au nom de l'équipe de VoxEurop, merci dès à présent de votre fidélité et de votre confiance !


presseurop.eu | 21-juil.-2014 01:18

Ukraine : Dans le mille
Courrier international, Paris – Cartoon. Voir en entier .
presseurop.eu | 20-juil.-2014 11:04

L’avenir de l’Europe : L’UE dans 5 ans ? C’est la Belgique aujourd’hui

Si vous voules savoir à quoi ressemblera l’UE dans cinq ans, vous devriez regarder la Belgique d’aujourd’huiécrit l’ancien député européen Derk Jan Eppink dans De Volkskrant. Les deux sont “des chantiers permanents, où les toits sont reconstruits pour cacher un problème de fondations”, et partagent une situation semblable après les élections du 25 mai — des élections fédérales et régionales ont eu lieu en Belgique le même jour que les européennes — de même qu’un problème fonamental : une fracture entre le nord et le sud.

La formation d’un gouvernement en Belgique n’est jamais simple (après les élections de 2010, il a fallu 541 jours), mais cette fois cela pourrait être encore plus difficile : les électeurs flamands ont voté pour le parti nationaliste N-VA, alors qu’en Wallonie, “ils ont penché à gauche. Le Parti socialiste a perdu quelques voix au profit du parti communiste local. Les Flamands votent plus à droite, les Wallons à gauche”. Eppink se demande s’il sera possible de former un gouvernement fédéral belge après ces résultats.

Les élections européennes ont produit une situation comparable : “dans l’Europe méditerranéenne, la gauche a gagné ; dans le nord, c’est la droite qui l’a emporté”. Eppink estime que ces résultatsvont compliquer l’attribution des postes-clé au sein des institutions européennes : “l’Ue se dirige à présent vers une conférence intergouvernementale pour la réforme desinstitutions ‘à la Belge’.”

Il estime que le problème de l’UE et de la Belgique réside dans les fondations du développement socio-économique : “le Nord estime que le Sud doit accélérer les réformes structurelles et le Sud pense que le Nord est égoïste et antisocial. Cela a provoqué une polarisation en Belgique pendant des décennies et cela est en train de se produire à l’identique dans l’UE.

Les responsables politiques européens et belges peuvent se retrancher “derrière leur ligne Maginot contre les horreurs du monde extérieur”, comme ils l’ont fait lorsque les autres partis ont établi un cordon sanitaire autour de la N-VA lorsqu’il a été question de former un gouvernement fédéral en 2010, mais cela a serti l’effet opposé : Bart De Wever, le chef de la N-VA, a remporté les dernières élections. La même chose s’est produite au Parlement européen : en 2009, un cinquième environ des députés était eurosceptique, mais “les groupes politiques classiques ont ignoré toute critique”. Maintenant, un tiers des eurodéputés provient de mouvements “qui vont du critique aux extrêmes anti-européens.”

Eppink recommande donc que l’UE regarde à la Belgique de plus près :

La où va la Belgique, va l’Europe. Si l’UE continue de suivre le chemin belge, les conséquences seront globales. Les europoliticiens feraient bien de jeter un coup d’œil à la misérable formation du gouvernement belge.


presseurop.eu | 19-juil.-2014 22:27

Catastrophe aérienne en Ukraine : “Attaque terroriste contre le vol MH017 : 298 morts”

Le 17 juillet, un Boeing 777 de Malaysia Airlines qui effectuait le vol Amsterdam-Kuala Lumpur a explosé en vol alors qu’il survolait l’est de l’Ukraine à 10 000 mètres d’altitude et s’est écrasé près de la frontière russe.

Selon le renseignement américain, il a été abattu par un missile sol-air ; le gouvernement ukrainien et les rebelles pro-russes qui s’affrontent dans la région se sont rejetés mutuellement la responsabilité de la catastrophe. Il y avait 154 ressortissants néerlandais parmi les personnes à bord du vol MH017, ce qui en fait “la plus grave catastrophe aérienne de l’histoire des Pays-Bas”, souligne De Telegraaf.


presseurop.eu | 18-juil.-2014 11:13

Démocratie en Europe : Plus de pouvoir aux citoyens
eutopia, Rome – Comme l’ont montré les récents soulèvements populaires dans plusieurs pays, Internet offre aux citoyens une vaste gamme d’outils d’action politique. La plupart pourraient être utilisés en Europe pour faire face à la crise démocratique actuelle, estime un économiste français. Voir en entier .
presseurop.eu | 18-juil.-2014 10:00

Guerre de Bosnie : “La page de Srebrenica toujours pas tournée”

Le 16 juillet, un tribunal de La Haye a déclaré civilement responsables les Pays-Bas de la mort de 320 Musulmans bosniens de Srebrenica tués par les soldats bosno-serbes du général Ratko Mladić le 13 juillet 1995.

Selon Trouw, c’est une “victoire” des “Mères de Srebrenica”, qui accusent les Pays-Bas d’être responsables de la mort de leurs parents. Les victimes s’étaient réfugiées avec 5 000 autres musulmans dans la caserne des casques bleus hollandais et avaient été remis aux soldats de Mladić, beaucoup plus nombreux, qui les ont ensuite exécutées. Près de 8 000 Musulmans de l’enclave ont été massacré par les troupes bosno-serbes.

Le journal écrit toutefois que “la page n’est toujours pas tournée”, et que la Cour a estimé que les Pays-Bas ne sont pas responsable pour ces morts. En 2013, le gouvernement de La Haye avait déjà été condamnée pour sa responsabilité dans trois meurtres de musulmans de Srebrenica par les Bosno-serbes.


presseurop.eu | 17-juil.-2014 16:12

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