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Actualité

Arrestation de José Sócrates au Portugal : “L’investigation à la recherche de preuves de corruption”

L'ancien Premier ministre (2005 – 2011) portugais José Sócrates a été arrêté le 21 novembre à l’aéroport de Lisbonne pour fraude fiscale, blanchissement d'argent et corruption, rapporte le Jornal de Notícias.

L'arrestation de l'ancien chef du gouvernement socialiste a choqué le pays, qui venait tout juste d’être secoué par une affaire de corruption liée à l'attribution de visas dorés à des investisseurs étrangers.

Selon le quotidien, l'alerte aurait été donnée par la banque publique Caixa Geral de Depósitos, qui a dénoncé des transferts d’argent sur le compte de M. Sócrates incompatibles avec les revenus déclarés par ce dernier au fisc.

Dans un communiqué publié samedi, le parquet général a également confirmé la détention de trois proches de M. Sócrates : l'homme d'affaires Carlos Santos Silva, l'avocat Gonçalo Trindade Ferreira et le chauffeur de l'ancien Premier ministre, João Perna.


presseurop.eu | 24-nov.-2014 09:40

Budget 2015: l'Allemagne ne fait plus crédit à la France
« J’espère que la France va se bouger le cul, sinon elle risque d’entrainer la zone euro par le fond ». En termes imagés, ce haut responsable allemand affiche la...
bruxelles.blogs.liberation.fr | 24-nov.-2014 08:00

Djihadistes européens: "le danger est assez important pour empêcher les services de renseignements de dormir".
Le Belge Gilles de Kerchove, coordinateur de l’Union européenne pour la lutte contre le terrorisme depuis 2007, analyse, pour Libération, le phénomène des Européens qui partent se battre dans les...
bruxelles.blogs.liberation.fr | 23-nov.-2014 22:16

La défense nationale, une dépense qui pourrait être européenne
Si la France dépensait autant que l’Allemagne pour son armée (1,4 % du PIB contre 2,2 %), elle serait quasiment dans les clous du Pacte de stabilité… Alors que la...
bruxelles.blogs.liberation.fr | 21-nov.-2014 20:50

Election partielle au Royaume-Uni : Bing !
Neues Deutschland, Berlin – Cartoon. Voir en entier .
presseurop.eu | 21-nov.-2014 20:32

Economie russe : Les temps seront “plus durs que ce que croit le gouvernement”

Une récession de trois ans commence en Russie”, titre ainsi Nezavissimaïa Gazeta, ajoutant que le pays “est face à des temps plus durs que ce que pense le gouvernement”.

Selonle quotidien moscovite, des analyste d’une des principales banques publiques du pays

estiment que les prévisions officielles pour les trois prochaines années sont éloignées de la réalité : […] le pays est en train de plonger dans une profonde récession qui pourrait durer au moins trois ans. Aucune reprise ne se produira entre 2015 et 2017. […] Le PIB de la Russie baissera de 1,3 % en 2015, de 1 % en 2016 et de 0,5 % en 2017. La reprise devra attendre 2018, avec une croissance de 0,3 %. […] Nous devrons oublier une augmentation des investissements dans les trois prochaines années : la production industrielle baissera de 1,8 % en 2015 et d’1 % en 2016. Elle sera de zéro en 2017.

Les prévisions du gouvernement pour son économie “largement basée sur le pétrole” — une croissance moyenne de 2,1 % par an les trois prochaines années — était fondée sur un prix moyen du pétrole de 110 dollars US (88 euros) le baril au début de cette année, écrit The Economist. Maintenant que le prix du baril a chuté en dessous de 80 dollars le baril (64 euros), le magazine britannique, qui titre à la une sur "l'économie blessée de la Russie", estime que “la Russie souffre” :

Quand les économies sont sur une voie qui n’est pas viable sur le long terme, la finance internationale agit souvent comme une touche d’avance rapide, poussant les pays vers a limite plus vite de ce qu’imaginent les politques ou les investisseurs.[… ] Plus des deux tiers des exportations viennent de l’énergie. Le rouble a chuté de 23 % en trois mois. Les sanctions occidentales ont aussi provoqué des dégats, les banquiers n’ayant pas appliqué leurs restrictions qu’aux accolytes de M. Poutine, mais à une part bien plus grande du monde des affaires russes. Plus en général, des années de kleptocracie ont eu un effet dévastateur en Russie. L’essentiel de la richesse du pays a été partagée entre les amis de M. Poutine. […] Si l’économie russe semble sur le point de s’effondrer, il y aura inévitablement des appels à l’Ouest pour réduire les sanctions. Cette semaine M. Poutine a fait remarquer que 300 000 postes en Allemagne dépendent des échanges avec son pays. Mais Angela Merkel a bien fait de ne pas broncher. M. Poutine doit finir par apprendre que les actes ont des conséquences. Envahissez un pays et le monde se retournera contre vous. Et il en va de même pour l’économie. Si M. Poutine avait passé davantage de temps à renforcer l’économie qu’à enrichir ses amis, il ne se retrouverait pas à être aussi vulnérable à présent.


presseurop.eu | 21-nov.-2014 20:22

Elections locales au Royaume-Uni : “L’UE doit changer ou on la quitte”

Après la défection du député conservateur de Rochester et Strood, Mark Reckless, qui a adhéré au parti indépendantiste UKIP, cette circonscription doit élire un nouveau parlementaire ce 20 novembre. Cependant, Mark Reckless a de fortes chances de conserver son siège car, selon The Daily Telegraph, “un sondage accorde 44% des voix au UKIP, 32% aux Conservateurs et 17% aux Travaillistes”.

L’euroscepticisme progresse tellement parmi les députés du Parti conservateur du Premier ministre que, selon le quotidien britannique,

les stratèges électoraux estiment que David Cameron “pourrait recommander de quitter l’UE si de meilleures conditions ne devaient pas être négociées pour le Royaume-Uni. […] Des notables conservateurs le poussent à affronter la menace du UKIP en disant clairement qu’il est personnellement prêt à quitter l’UE si Bruxelles s’oppose a des réformes essentielles afin de permettre au gouvernement de contrôler l’immigration.


presseurop.eu | 20-nov.-2014 11:38

Libre-échange UE-Etats-Unis : La révolution silencieuse du TTIP

Des organisations de la société civile s’attaquent à la Commission européenne, qu’elles accusent d’’étouffer les voix des citoyens’, et s’opposent à l’accord de libre-échange avec les Etats-Unis”, rapporte i.

Le Partenariat transatlantique de commerce et d'investissement (TTIP en anglais) est un accord commercial en cours de négociation entre l’UE et les États-Unis qui “prévoit d’harmoniser les législations de part et d’autre de l’Atlantique afin de permettre aux grandes sociétés européennes et américaines d’investir et d’augmenter leurs bénéfices sur un pied d’égalité dans un plus grand marché”, rappelle le journal. Leur objectif est de faire face aux déséquilibres et avantages concurrentiels des économies émergentes comme la Chine, l’Inde et le Bangladesh.

Composée de plus de 300 organisations de la société civile, la plate-forme “Stop TTIP” a été créée pour combattre ce qu’elles considèrent comme “une menace contre la démocratie, l’Etat de droit, l’environnement, la santé, les services publics ainsi que les droits des consommateurs et des travailleurs”. Elle a lancé une action en justice contre la Commission européenne devant la Cour de justice européenne, l’accusant “d’étouffer les voix des citoyens” après le rejet par la Commission de la demande d’initiative citoyenne européenne (ICE) contre le TTIP.

Face au blocage de Bruxelles, les groupes d’activiste et de syndicats qui composent cette alliance ont lancé une pétition qui a réuni en moins d’un mois plus de 850 000 signatures contre le TTIP.

Dans le journal, le directeur de l’Institut portugais des relations internationales, Carlos Gaspar, souligne que “les discussions ont lieu à huis clos” et que “les journalistes et les citoyens en sont exclus”. Pour cela, poursuit le journal,

“Le plus important”, souligne-t-il, “c’est de veiller à ce qu’il y ait un contrôle démocratique efficace sur le processus de négociation, indispensable à la fois pour les gouvernements et pour les Parlements nationaux des Etats membres de l’UE que pour la Commission et le Parlement européens, qui auront ainsi un plus grand pouvoir éventuel d’intervenir pour défendre leurs intérêts”. Toutefois, la victoire des Républicains dans les élections de mi-mandat aux Etats-Unis et leur contrôle sur le Congrès vont compliquer la conclusion du TTIP. Considéré comme une priorité par le président Obama, […] il est vu avec moins d’enthousiasme par les républicains, qui estiment qu’il peut menacer la protection sociale et le droit du travail.


presseurop.eu | 20-nov.-2014 08:21

Ukraine-Pays Bas : “Vérité ou guerre de propagande ?”

Mardi, une "bombe diplomatique a éclaté, après que le chef des services de sécurité ukrainiennes Valentin Nalivaïtchenko a affirmé que ses hommes avaient arrêté un groupe de "saboteurs*” soi-disant envoyés par les services russes pour commettre un attentat contre la délégation du gouvernement néerlandais en déplacement dans l’est de l’Ukraine le 8 novembre, écrit De Volkskrant.

Les représentants néerlandais, parmi lesquels figurait le ministre des Affaires étrangères Bert Koenders, se trouvaient à Kharkiv afin de recevoir les corps de cinq passagers du Boeing de Malaysian Airlines abattu en juillet dernier.

Prenant les accusations ukrainiennes avec des pinces, De Volkskrant ajoute que

les Pays-Bas ont à nouveau été impliqués dans le conflit russo-ukrainien. D’abord, ils avaient été surpris par l’abattement de l’avion de Malaysian ; à présent, La Hague doit se frayer un chemin dans une guerre qui ne lui appartient pas. […] Si les accusations sont vraies, cela mènera à une rupture définitive avec la Russie. Mais si l’Ukraine les a inventées, les dégâts seront également importants.


presseurop.eu | 19-nov.-2014 16:56

Manifestations à Budapest : “Une chose est sûre : ils recommenceront”

Environ 10 000 personnes ont manifesté à Budapest ainsi que dans plusieurs autres villes hongroises le 17 novembre au soir pour protester contre le gouvernement de Viktor Orbán à l’occasion de la “journée d’indignation publique”. Des manifestations semblables ont eu lieu à Londres, à Stockholm et à Berlin. Qualifiée de “nouvelle opposition” par le quotidien hongrois, elles demandent la démission du Premier ministre et de six hauts fonctionnaires, dont la chef de l’agence pour les impôts, Ildiko Vida. Le 5 novembre, elle a avoué qu’ils figuraient sur une liste de ressortissants hongrois interdits d’entrée aux Etats-Unis car soupçonnés de corruption. Washington a eu recours à cette mesure après qu’Orbán a refusé de les sanctionner.

C’est la deuxième fois en moins d’un mois que les opposants à Orbán descendent dans la rue et, selon Népszabadság, “de nouvelles actions et initiatives sont prévues”.


presseurop.eu | 19-nov.-2014 08:57

UE-Russie : La fessée
Neues Deutschland, Berlin – Cartoon. Voir en entier .
presseurop.eu | 19-nov.-2014 08:49

Elections locales en Pologne : “Les conseils municipaux à la Plate-forme civique”

Le parti conservateur Droit et Justice (PiS) de Jarosław Kaczynski a remporté les élections locales du 16 novembre avec 31,5% des voix, rapporte Gazeta Wyborcza ce 19 novembre. Le délai s’explique par des problèmes informatiques liés au comptage des voix, précise le quotidien, qui ajoute que cette victoire est “très importante pour PiS”, qui n’avait remporté aucune élection depuis 2005.

Cependant, il semblerait que la Plate-forme civique (PO) du premier ministre Ewa Kopacz pourra garder le pouvoir dans la plupart des régions grâce au bon résultat de son partenaire de coalition, le Parti populaire polonais (PSL). En outre, “PO aura une majorité dans la plupart des grandes villes de Pologne”, selon le quotidien de Varsovie qui précise que “le PiS ne pourra gouverner que dans quatre [des seize] chefs-lieux de régions”.


presseurop.eu | 19-nov.-2014 08:48

Jouyet-Fillon : la fin du « off », une bonne affaire pour la presse ?
De quelle affaire s’agit-il ? D’une affaire François Fillon ? D’une affaire Jean-Pierre Jouyet ? Ou d’une affaire Gérard Davet-Fabrice Lhomme, du nom des deux journalistes du Monde qui ont...
bruxelles.blogs.liberation.fr | 18-nov.-2014 11:15

République tchèque : “Le novembre de Zeman”

Le président Miloš Zeman a été conspué et pris pour cible par des jets d’œufs et de tomates par plusieurs centaines d’opposants alors qu’il participait aux commémorations des 25 ans du soulèvement contre le régime communiste, le 17 novembre à Prague. Il était en compagnie des chefs de l’Etat slovaque, hongrois, polonais et allemand qui, eux, ont été applaudis rapporte Lidové noviny.

Ses critiques accusent Zeman d’avoir trahi l’engagement en faveur des droits de l’homme du “père” de la “Révolution de velours”, Václav Havel en affichant son soutien à la politique du président russe Vladimir Poutine en Ukraine et contre le groupe punk russe Pussy Riot, ainsi qu’aux dirigeants chinois, rappelle le quotidien pragois.


presseurop.eu | 18-nov.-2014 08:08

Exploration spatiale : Rebondissements
Le Temps, Genève – Cartoon. Voir en entier .
presseurop.eu | 17-nov.-2014 15:16

Roumanie : Un Allemand à la présidence

Selon les résultats officiels partiels, l’ancien maire de Sibiu a obtenu 54,66 % des voix, contre 45.53 % pour le Premier ministre, Victor Ponta (Parti social-démocrate).

Pour l’occasion, Adevărul s’est mis à l’allemand, en titrant “Klaus Iohannis président. Guten morgen Roumanie !”, marquant ainsi l’appartenance du nouveau président à la minorité des Saxons de Transylvanie. Le quotidien note d’ailleurs que Iohannis,

ce Germanophone très discret, professeur de physique qui dirige la ville de Sibiu depuis maintenant 16 ans, a le soutien de la chancelière allemande, Angela Merkel.

România liberă rapporte pour sa part que le scrutin a été marqué également par les difficultés rencontrées par les Roumains vivant à l’étranger (près de 3.2 millions de personnes, dont plus de 350 000 ont pu exprimer leur vote) pour voter dans leurs ambassades : un nombre insuffisant de sections de vote a été crée et, dans certaines villes, comme à Paris, ils ont dû attendre jusqu’à dix heures pour pouvoir voter. A ce propos, le quotidien rapporte qu’

à Paris et à Turin les forces de l’ordre ont dû intervenir afin de disperser la foule en colère. Pendant les manifestations de joie qui ont eu lieu en Roumanie après l’annonce du résultat, les Roumains demandent maintenant la demission du Premier ministre Ponta. Pour l’instant, celui-ci a annoncé qu’il ne le fera pas. En attendant, les partisans de Iohannis chantaient “Santa Klaus is coming to town” — “Le Père noël arrive en ville” — dimanche soir à Bucarest. Lancée par leurs camarades de Timisoara à l’occasion du premier tour, la chanson est ensuite devenue virale.


presseurop.eu | 17-nov.-2014 12:18

Visas dorés au Portugal : “La sortie de Miguel Macedo oblige Passos a remanier le gouvernement”

La démission, le 16 novembre, du ministre de l’Intérieur Miguel Macedo va contraindre le Premier ministre Pedro Passos Coelho a remanier son équipe, estime Público,

Macedo, éclaboussé par l’éclatement, jeudi, de l’affaire dite des “visas dorés”, affirme vouloir “défendre le gouvernement” et nie être intevenu dans l’attribution de visas de complaisance à des gros investisseurs, ajoute le quotidien lisboète, selon lequel il

a déclaré que son autorité de ministre était diminuée avec l’implication de certains proches dans l’enquête en cours sur des cas présumés de corruption dans l’attribution des “visas dorés”.


presseurop.eu | 17-nov.-2014 09:52

Luxleaks : Juncker strikes back
Jean-Claude Juncker, mis en cause pour son rôle dans le « Luxleaks », en convient : l’évasion fiscale, qui permet aux entreprises d’échapper en grande partie à l’impôt, « ne...
bruxelles.blogs.liberation.fr | 14-nov.-2014 19:09

Crise en Ukraine : Kiev se prépare à une “vaste offensive” russe

L’Ukraine mobilise ses troupes et demande l’aide de l’Union européenne, face à l’offensive militaire russe qui semble se préparer dans l’est du pays, rapportent le Kyiv Post et EUobserver ce 14 novembre.

Le Kyiv Post écrit que l’Organisation it pour la sécurité et la coopération en Europe et l’OTAN ont toutes deux observé des armes et des troupes traverser la frontière russo-ukrainienne dans la région du Donbass. Il s’agit, selon le gouvernement ukrainien, d’une “violation des accords de cessez-le-feu signés le 5 septembre à Minsk”. En réponse, l’Ukraine aurait

mobilisé et équipé les réserves et [acheté] pour plus de 52 millions d’euros d’armes et de matériel militaire rien que la semaine dernière.

L’ambassadeur de l’Ukraine auprès de l’Union européenne a mis en garde l’UE au sujet d’”une nouvelle offensive à grande échelle contre l’intégrité territoriale de l’Ukraine” dans une lettre révélée par EUobserver, où “il demande à l’Union d’exercer ‘une pression diplomatique’ sur Moscou afin qu’elle revienne à la table des négociations modérées par les Etats-Unis et l’UE” et d’imposer “‘une nouvelle vague’ de sanctions préventives, comme l’ajout de nouvelles personnalités russes sur leur liste noire et de faire grimper le ‘coût économique’ […] des agissements russes”.

Même si “La Russie dément catégoriquement” l’accusation d’avoir envoyé des troupes en Ukraine, tout en ayant déployé 8 000 soldats le long de la frontière ukrainienne, Bernard Guetta estime sur France Inter que “ce démenti est difficilement crédible” :

Il n’est […] pas déjà certain qu’une offensive soit imminente. C’est le plus probable, et de loin, mais il est aussi possible que Vladimir Poutine ne montre ses muscles que pour arracher des concessions à l’Ukraine, à l’Union européenne et aux Etats-Unis.

Dans EUobserver toutefois, le militant pro-occidental ukrainien Roman Sohn affirme que les Occidentaux payent à présent le prix d’avoir ignoré “que la Russie s’est lentement transformée à nouveau en un pays totalitaire”. Et accuse :

L’avidité aveugle de l’Europe, qui a fait passer les intérêts économiques devant les principes de liberté ont contribué à nous mener où nous sommes aujourd’hui : au bord de la guerre en Europe.


presseurop.eu | 14-nov.-2014 15:47

Affaire Luxembourg Leaks : “Cet homme est inapte à diriger l’Europe”

Il y a quelques années, The Economist avait expliqué pourquoi il estimait que Silvio Berlusconi était inapte à diriger l’Italie, puis à diriger l’Europe. L’Espresso s’en est inspiré pour affirmer à son tour que, suite à l’affaire dite “Luxembourg Leaks” ou “LuxLeaks” sur l’évasion fiscale au Luxembourg, “dans une Europe normale, Jean-Claude Juncker devrait donner sa démission”.

Pour l’hebdomadaire italien en effet l’ancien Premier ministre luxembourgeois,

le notaire de la rigueur budgétaire, n’est pas apte à diriger la Commission européenne. C’est la conséquence des révélations sur LuxLeaks. […] S’il avait vraiment à cœur la crédibilité et le maintien des chancelantes institutions européennes, il devrait se retirer. […] Si celui qui doit contrôler les paramètres qui maintiennent l’unité d’une communauté de 500 millions d’habitants s’est révélé un habile manipulateur de l’intérêt d’une seule nation, tout risque de sauter. Adieu Maastricht […] et adieu à cette idée d’Europe solidaire et juste, où un citoyen du Péloponnèse et un des Flandres se sentent titulaires des mêmes droits et des mêmes devoirs.


presseurop.eu | 14-nov.-2014 15:19

Visas dorés au Portugal : “Deux cents policiers fouillent les ministères et arrêtent le directeur du SEF et des hauts fonctionnaires de la justice”

Le directeur du Service des étrangers et des frontières (SEF), Manuel Jarmela Palos, et le président de l’Institut des registres et du notariat (IRN), António Figueiredo, ont été arrêtés le 12 novembre dans le cadre d’une enquête sur la concession illégale de visas dorés", rapporte Público ce 14 novembre.

La politique des "visas dorés" permet de délivrer des visas de résidence dans l'espace Schengen aux investisseurs étrangers à certaines conditions.

Lors de l’opération, qui a mobilisé 200 inspecteurs de la police judiciaire de plusieurs régions du pays, onze personnes soupçonnées d’avoir perçu des pots-de-vin en échange de l’octroi de visas ont été arrêtées.

Le journal rapporte également que "la police a déjà effectué 60 perquisitions au sein des ministères de la Justice, de l’Intérieur et de l'Environnement […] et saisi une centaine de documents". Plusieurs hauts fonctionnaires devraient également faire l’objet d’une enquête criminelle.


presseurop.eu | 14-nov.-2014 11:05

Evasion fiscale : “Juncker : ‘Je ne suis pas l’ami du grand capital’”

Après un silence de sept jours, Jean-Claude Juncker s’est enfin exprimé sur l’affaire ”Luxembourg Leaks”, rapporte Le Soir. Le président de la Commission européenne a reconnu qu’il était “politiquement responsable de ce qui s’est passé à l’époque au Luxembourg”. En même temps, il a souligné qu’il n’y aura plus d’exception luxembourgeoise et que les grandes entreprises devront contribuer elles aussi à l’effort collectif.

Le quotidien salue cette initiative car malgré les erreurs de communication de l’ancien Premier ministre luxembourgeois, resté trop longtemps muet sur ce sujet, il a “corrigé immédiatement le tir” et “formidablement rebondi hier”. Le Soir précise qu’

à un président qui semblait fuir la presse mais surtout ses responsabilités – ce qui était suicidaire au début d’un mandat crucial pour l’Europe – a succédé le président attendu : déterminé, lucide, direct, qui agit tout en mettant chacun face à ses responsabilités.


presseurop.eu | 13-nov.-2014 11:43

Transport ferroviaire : Terminus pour les trains de nuit ?

Les trains de nuit, qui ont vu s’initier au voyage des générations de jeunes européens  — quelqu’un se rappelle du célèbre pass Interrail ? — pourraient bien ne plus être qu’un souvenir. Le magazine axé sur l’économie et l’écologie Terra eco rappelle en effet que, ces derniers temps, plusieurs compagnies ferroviaires ont décidé de fermer leurs lignes nocturnes en Europe :  

En décembre dernier, Elipsos a décidé de supprimer son offre entre la France et l’Espagne. Puis celle entre la Suisse, l’Espagne et l’Italie.

Au début du mois d’octobre, l’International Railway Journal annonçait que Deutsche Bahn, la compagnie des chemins de fer allemande et l’un des plus grands opérateurs de trains de nuit, supprimait elle aussi ses trains nocturnes entre la France et l’Allemagne et ceux entre la Suisse, l’Allemagne et le Danemark.

Les causes de toutes ces fermetures ? Le manque de rentabilité de cette activité concurrencée par le low-cost aérien ; la vétusté du matériel – un renouvellement serait très coûteux - ; les frais de gestion ; les problèmes d’interopérabilité… Mais aussi la législation européenne du rail et la libéralisation du secteur. L’International Railway Journal explique ainsi que

tandis que la Commission européenne investit des milliards d’euros dans l’aménagement des infrastructures ferroviaires transfrontalières, les liaisons internationales s’étiolent doucement, en l’absence d’une vision commune pour maintenir leur fonctionnement. Cela va à l’encontre de la politique de l’UE sur le transfert modal et les réductions d’émissions de CO2 car les passagers du rail sont obligés de privilégier l’avion sur les courtes distances.

Pour la revue, remédier à cette mort des trains de nuit en Europe, qui disposent d’un “énorme potentiel touristique” nécessiterait une “vision d’avenir commune”. Mais aussi que les entreprises ferroviaires trouvent “des moyens plus pragmatiques de remplir chaque couchette”, en proposant par exemple des “services à forte valeur ajoutée comme des compartiments haut de gamme, des promotions et des réservations simplifiées”.

Pour le moment, note Terra eco, seul Thello, semble tirer son épingle du jeu :

selon son directeur général Albert Alday, “Le Paris-Milan-Venise (exploité jusqu’en 2010 par Artesia), accueillait 200 000 passagers par an avant notre arrivée. Dès 2012, nous sommes passés à 300 000. En 2014 nous allons atteindre au moins les 340 000 passagers.

Dans le magazine français, l’économiste Yves Crozet rappelle toutefois que “la ligne de nuit relancée par Thello entre Paris-Venise est bien particulière, romantisme oblige”. Et prédit que ces trains vont devenir un produit de niche ou de luxe : “Ils appartiennent au passé, comme les bateaux qui traversaient l’Atlantique”.


presseurop.eu | 13-nov.-2014 10:00

Tourisme social : La décision de la Cour “n’est que justice”

“La Cour de justice européenne sanctionne le ‘tourisme social’”, titrent Les Echos, qui rappellent que la Cour avait été saisie par une Roumaine, Elisabeta Dano, “qui vit avec sa fille chez sa sœur à Leipzig depuis 2010 et s’est vue refuser les aides sociales par l’Agence pour l’emploi”. Le quotdien ajoute que

La question du tourisme social s’est […] invitée dans le débat européen depuis près de deux ans. Première concernée, la Grande-Bretagne puisqu’il s’agit d’un des principaux angles d’attaque d’un David Cameron clamant renégocier les conditions d’appartenance de la Grande-Bretagne à l’Union Européenne. Mais au delà, l’Allemagne, les Pays-Bas ou l’Autriche ont eux aussi dans un passé récent émis des critiques contre les migrants européens profitant de leurs systèmes sociaux. De son côté, la Belgique a déjà procédé à des expulsions de certains immigrés de l’Union, qui étaient demandeurs d’emplois et donc considérés comme une “charge déraisonnable” pour le pays, soit un motif très comparable à celui invoqué par la Cour de Justice européenne.

Die Welt titre “Les autorités ont le droit de refuser l’allocation Hartz-IV aux citoyens européens” et juge que la décision est “juste”, en soulignant que

comme auparavant, les citoyens européens ont le droit de chercher du travail partout en Europe ; et, s’ils perdent leur travail, ils ont le droit aux aides sociales dans l’Etat dans lequel ils ont travaillé. Ce n’est que justice. Il serait injuste cependant, si les pays riches du nord devaient de fait assumer le rôle des services sociaux de l’Union. Les juges de la Cour de justice de l’Union européenne ont sanctionné ce principe au niveau juridique.

Pour The Daily Telegraph, “les touristes sociaux européens risquent d’être renvoyés dans leur pays natal après cet arrêt historique”. Le quotidien rappelle que le sujet est au centre du débat politique au Royaume-Uni. Il précise qu’

avec cette décision de la Cour de Justice de l’Union européenne, David Cameron a le vent en poupe. Le premier ministre britannique a salué cet arrêt en le qualifiant de “pas dans la bonne direction” et de “bon sens”. M. Cameron a promis de limiter de manière significative l’immigration et d’être ferme sur le “tourisme social”, alors qu’il a proposé un référendum sur l’adhésion du Royaume-Uni à l’UE.


presseurop.eu | 12-nov.-2014 11:29

Fluctuation du rouble : Dégringolade
Cicero, Berlin – Cartoon. Voir en entier .
presseurop.eu | 11-nov.-2014 12:21

Frontière Ukraine-Russie : Un nouveau mur en Europe

Vingt-cinq ans après la chute du Mur de Berlin, une nouvelle frontière physique et militarisée est en construction, alimentée par des divisions idéologiques et politiques, en partie financée en partie par l’Union européenne.

The Daily Beast rapporte que le gouvernement ukrainien envisage de construire un mur de 2 000 km le long de la frontière avec la Russie :

du moins en théorie, il devrait garder Moscou à l’extérieur et les sécessionnistes à l’intérieur. Les défenses devraient inclure un mur en acier, en plus des miradors, des tranchées et d’un no-man’s land protégé par des barbelés le long de la longue frontière commune entre les deux pays.

Le Premier ministre ukrainien Arseni Iatséniouk a baptisé le mur “la frontière orientale de l’Union européenne”, estimant que l’existence d’une frontière certaine est la condition essentielle pour “l’obtention d’un régime de libre circulation avec l’UE”, note Censor.net.

D’après The Daily Beast Iatséniouk a affirmé que “l’UE a déjà prévu 16 millions d’euros” pour le projet, alors que le maire de Kiev, Vladimir Klitschko aurait demandé

l’aide et l’expertise allemande pour la construction du mur alors qu’il se trouvait à Berlin, au début du mois. Sa demande inhabituelle a provoqué l’étonnement en Allemagne, où le souvenir du Mur de Berlin est encore présent.

L’ironie de la demande de Klitschko n’a pas échappé au dramaturge britannique David Edgar. A l’occasion des commémorations pour les 25 ans de la chute du Mur, il écrit dans The Guardian qu’

une nouvelle ligne de fracture politique entre une élite urbaine, ouverte, libérale et une classe ouvrière de plus en plus conservatrice socialement mais toujours favorable à l’Etat-providence est apparue pour la première fois en Ukraine lors de la “Révolution orange” de 2004 contre les élections truquées “remportées” par Viktor Ianoukovitch. Au début de cette année, le soulèvement de Maïdan a méné les partis d’extrême droite Svoboda et Pravy Sektor à entrer dans le gouvernement post-révolutionnaire. A présent, le président Petro Poroshenko a annoncé son plan de construction d’un mur le long de la frontière orientale de l’Ukraine, qui va coûter plus de dix fois l’actuel budget de la défense du pays et qui devra être bâti par les Allemands.


presseurop.eu | 11-nov.-2014 10:44

Catalogne : “Après le 9 novembre, rien ne sera plus pareil”

Selon les résultats officiels, 2 236 000 votants se sont exprimés, soit 35,7% des inscrits. Parmi eux, 80,76% ont répondu “oui” aux questions “Souhaitez-vous que la Catalogne soit un Etat ? Et si oui, souhaitez-vous qu'il soit indépendant ?”.

A Barcelone, El Periódico, qui titre à la Une sur le “Plein souverainiste”, affirme que

le 9-novembre n’aura rien décidé, pourtant, après le 9-novembre, rien ne sera plus pareil. […] La Catalogne qui veut être consultée — avec toutes les garanties — sur son avenir est encore debout et avance. Et elle exige une réponse. La stratégie du silence du gouvernement s’est révélée stérile, de même que celle de l’interdiction et du mépris.

Un 9-novembre massif réclame une issue politique” titre, toujours à Barcelone, La Vanguardia, selon laquelle, cette “mobilisation sans précédents marque un point de non retour politique. Dans les relations entre le gouvernement régional catalan et le gouvernement central”. Le président de la région, Artur Mas, a en effet

sommé une nouvelle fois au Premier ministre espagnol d’“affronter de manière définitive la question catalane”. [ Ce dernier a affirmé] que la journée est “inutile” et qu’elle n’aura “aucune répercussion”. Répercussion juridique, non, mais la cinquième mobilisation de masse en cinq ans pousse irrémédiablement à abandonner l’immobilité politique.

C’est ce sur quoi met l’accent également El País, en titrant “Mas : à présent, le référendum ‘définitif’” et estime que le moment est venu pour Mas et le Premier ministre Mariano Rajoy de “retourner à la table*” des négociations :

Les deux exécutifs doivent désormais se donner un plan, une méthode et un calendrier souple pour identifier les grandes questions susceptibles de reformes décisives (pouvoirs, financement, langue,…) qui puissent être à la base d’une solution crédible, partagée et durable.

A Madrid, le conservateur ABC, qui titre à la Une “Farce et désobéissance”, critique l'inaction du gouvernement de Mariano Rajoy pour empêcher le referendum, déclaré illégal par la Cour constitutionnelle :

Les bases et conditions de toute possible nouvelle étape de dialogue entre les deux administrations devraient avoir été définies par le gouvernement central à travers l’exercice ferme des mécanismes constitutionnels de protection de l'intérêt general. Ce n'a pas été le cas.[...] En Espagne, ne pas respecter la Constitution, c’est gratuit.


presseurop.eu | 10-nov.-2014 09:45

Economie : Un nouveau mur
Cartoon movement, Amsterdam – Cartoon. Voir en entier .
presseurop.eu | 10-nov.-2014 07:59

"Luxleaks": le bal des hypocrites
S’il existait un concours Eurovision de l’hypocrisie fiscale, les Vingt-huit pourraient tous prétendre à la victoire. Car « l’optimisation » fiscale, qu’on la juge morale ou non, n’est nullement l’apanage...
bruxelles.blogs.liberation.fr | 09-nov.-2014 11:03

25 ans de la chute du mur de Berlin : L’Allemagne, toujours divisée ?

25 ans après la chute du mur de Berlin, un certain 9 novembre 1989, où en est l’Allemagne ? À quel point la plus grosse économie de l’Europe est-elle divisée ?

“Dans l’euphorie qui a suivi la chute du mur de Berlin en 1989, l’Allemagne s’est rapidement employée à effacer les cicatrices de sa division résultant de la guerre froide. Mais l’héritage de l’Allemagne de l’Est demeure visible dans les statistiques”, écrit Die Zeit, illustrant ces propos par des informations statistiques, des cartes et des graphiques.

Dans un post de blog en lien avec cet article, le journaliste de Die Zeit Fabian Moor écrit ainsi que –

La frontière existe toujours. Elle se trouve presque exactement au même endroit que quand elle existait en réalité. L’Allemagne est toujours divisée en deux. Aujourd’hui encore, 25 ans après la fin de la séparation imposée, il existe un déséquilibre démographique et économique, et les habitudes de vie sont aussi très différentes. [...] Les sèche-linge ? Ils sont populaires à l’Ouest, mais quasi inexistants à l’Est. Posséder une arme ? Un Allemand de l’Est n’en voit pas l’intérêt.

Ainsi, en ex République démocratique allemande (RDA), le revenu disponible par habitant est toujours considérablement inférieur à celui de l’ancienne République fédérale allemande (RFA). Inversement, les fermes sont bien plus grosses en ex RDA qu’en ex RFA. Die Zeit note aussi que les choix de destination pour les vacances divergent entre les habitants de l’ex RDA et de l’ex RFA. Le journal remarque également que –

Les Allemands de l’Est mettent leurs enfants à la garderie, et les font vacciner chaque année contre la grippe. Que la population est-allemande et plus âgée. Car de nombreux enfants de la réunification ont cherché fortune à l’Ouest et y sont restés.

Néanmoins, le raisonnement selon lequel l’Allemagne est divisée est de plus en plus contesté. Ainsi, toujours dans Die Zeit, le journaliste Steffen Dobbert estime “que les comparaisons Est-Ouest sont superflues [...] Il n’y a plus de mur en Allemagne, ni dans les têtes des jeunes générations”. Et d’ajouter –

Dans quelques années, les ‘Ossies’ [terme péjoratif pour désigner les Allemands de l’Est] disparaîtront – si les médias le permettent. Nombreuses sont les personnes à se considérer davantage comme des Allemands que comme des Allemands de l’Est ou de l’Ouest. Je m’interroge juste : quand cette réalité va-t-elle pénétrer dans les salles de rédaction des télévisions, des journaux et des sites internet ?

La télévision publique BR a récemment compilé plusieurs sondages portant sur l’Allemagne de l’Est et de l’Ouest. Ceux-ci montrent que –

Selon une étude récente réalisée par Infratest dimap, 75% des Allemands de l’Est ont une vision positive de la réunification ; à l’Ouest, seule la moitié de la population estime que la réunification a plus d’avantages que d’inconvénients [...] La bonne nouvelle : les clichés Est-Ouest ne sont pas héréditaires. Deux tiers des 14-29 ans refusent les préjugés de leurs parents.

Dans leur désir de trouver l’ancien mur de Berlin, mes collègues du *Zeit Online sont même partis à la recherche des ‘Ronny’”, écrit Steffen Dobbert. Car, rappelle-t-il, *“Ronny était le prénom le plus populaire donné aux enfants entre 1975 et 1983 en RDA.” Or actuellement, la proportion de “Ronny” sur Facebook est plus importante dans l’ancienne Allemagne de l’Est –

J’ai un ami qui s’appelle Ronny. Quand je lui ai parlé de la carte, il a dit : ‘C’est logique, la plupart des Ronny vivent où ils sont nés. Mais cela ne veut pas dire que la RDA existe toujours !’ Puis il m’a demandé ce qu’il faudrait qu’il arrive pour que nous célébrions l’anniversaire de la réunification sans avoir à chercher les Ronny. ‘Peut-être que toi et les autres Ronny devriez déménager à l’Ouest’, lui ai-je répondu.

Pour Die Zeit,

Un des seuls endroits où la division du pays issue de la guerre froide est toujours visible, c’est l’ancienne frontière intérieure allemande. Les tours de guet et les murs ont disparu, mais la ligne de démarcation est toujours là. Est-ce une mauvaise chose ? Toutes les différences doivent-elles être recouvertes de plâtre et toutes les cicatrices effacées ?

A Berlin, 8 000 ballons blancs ont été placés le long du tracé du mur afin de le rendre à nouveau visible à l’occasion des commémorations officielles.


presseurop.eu | 07-nov.-2014 23:49

Luxembourg Leaks : Mauvais départ pour Juncker

C’est un “mauvais départ pour l’ère Junckerécrit Gazeta Wyborcza, alors que l’ancien Premier ministre et ministre des Finances luxembourgeois Jean-Claude Juncker est sur la sellette après la publication, le 6 novembre, des “LuxLeaks”, une enquête journalistique sur l’optimisation fiscale au Luxembourg.

Selon l’éditorialiste Tomasz Bielecki, le nouveau président de la Commission européenne —

doit faire face à présent à deux problèmes. Le premier, c’est de faire taire les doutes sur un éventuel conflit d’intérêts. L’enquête sur l’”optimisation fiscale” sera menée par la commissaire à la Concurrence, la danoise Margrethe Vestager, mais c’est le collège des 28 commissaires qui devront décider de l’application d’éventuelles sanctions, voire du versement des taxes qui n’auraient pas été payées par certaines sociétés. [...] Juncker ne craint-il pas d’être juge et partie ? […] Son second problème est plus difficile à résoudre, car le Luxembourgeois est à la tête d’un “gouvernement” qui a prôné l’austérité et défend pour le moins la stricte discipline budgétaire comme recette contre la crise. Lorsque les citoyens ordinaires et les PME souffrent sous le poids des économies, les multinationales et le Luxembourg jonglent avec les règles en matière fiscale. […] Ça sera difficile à avaler pour des Européens desquels Juncker a dit de vouloir être plus proches.

Rzeczpospolita, qui titre sur "Le paradis fiscal de Juncker", note pour sa part que, lors de sa première conférence de presse, Juncker “a promis qux journalistes de ne pas leur parler que des succès, mais aussi qu’il allait se défendre contre les accusations”. Et ses promesses

n’ont pas passé le test de la première crise. Il n’a pas rencontré les journalistes lors de la conférence de presse quotidienne hier et il a annulé sa participation à un événement prévu pour jeudi.

Dans un autre article, Jędrzej Bielecki affirme péremptoire :

Ce qu’il pourrait faire de mieux à ce stade, c’est de présenter sur le champ sa démission.


presseurop.eu | 07-nov.-2014 12:17

Zone euro : “1 000 milliards d’euros pour sauver la croissance européenne”

La BCE est prête à injecter des sommes massives” dans le système bancaire européen pour relancer la croissance et combattre la déflation dans la zone euro, écrit Les Echos, après l'annonce faite le 6 novembre à Francfort par le président de l'institution, Mario Draghi. Une décision, considère le quotidien économique français, qui est “une bouffée d’oxygène bienvenue”, après les mauvais résultats montrés par les économies des pays de la zone euro dans les derniers mois et qui arrive parmi des rumeurs sur des dissensions internes- notamment du coté allemand- au sein de la BCE :

le président de la banque centrale a remis hier de l’ordre et fait la démonstration de l’unité et de la préparation du conseil à agir davantage si nécessaire.


presseurop.eu | 07-nov.-2014 10:22

Luxembourg : Enquête sur le “premier paradis fiscal du monde”

Le système fiscal luxembourgeois prive des gouvernements autour du monde “des milliards d’euros de recettes fiscales” grâce aux accords secrets avec de milliers de multinationales peu présentes dans le petit pays européen, révèle Le Monde, qui publie une longue enquête réalisée en partenariat avec une quarantaine de médias internationaux et le collectif américain International Consortium of Investigative Journalists.

Menée sur la base de 28 000 pages d’accords secrets signés entre le Grand-Duché et 340 grandes entreprises, parmi lesquelles Amazon, Apple, Deutsche Bank et Ikea, l’enquête a révélé notamment que

ces groupes réalisent des milliards d’euros d’économie chaque année grâce à la création d’une holding ou d’une filiale au Luxembourg avec très peu d’activités et de salariés. […] Toujours stratégiques, ces opérations visent un but unique : acquitter l’impôt le plus faible possible, sinon obtenir une exonération totale.

Les dispositifs fiscaux “sont légaux, mais jugés nocifs”, note le quotidien français, qui ajoute que

la Commission européenne enquête, depuis juin, sur les pratiques d’un pays qui a bâti un régime fiscal sur mesure pour ces grands groupes, dérogatoire du droit commun. Elle estime que les avantages accordés à certaines entreprises sont potentiellement assimilables à des aides d’Etat illégales.

De même, Luxemburger Wort note que les révélations arrivent “à un moment particulièrement inconfortable” pour le nouveau président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, qui “a présidé sur les affaires fiscaux du Luxembourg pendant deux décennies” en tant que ministre des Finances et premier ministre. Avec une enquête européenne déjà en cours concernant les régimes fiscaux negociés pour Amazon et Fiat alors qu’il était à la tête du gouvernement, Juncker a répondu aux révélations

en disant qu’il avait “ses idées” et qu’il ne ferait rien pour empêcher l’enquête de la Commission “car je trouverais cela indécent”.

Mais le journaliste Richard Brooks, pour qui le Grand-Duché “doit son statut du premier paradis fiscal du monde à sa place au cœur de l’Europe”, explique à The Guardian que les enquêtes —

ne concernent toutefois que des éventuelles accords avantageux destinés à certains groupes, alors que le grand problème, c’est que le Luxembourg offre des allégements fiscaux majeures à toutes les grandes entreprises, sous condition qu’elles ont suffisamment d’argent.

A Varsovie, Gazeta Wyborcza conclut pour sa part que

L’enquête “Luxembourg Leaks” dévoile un nombre de “contrats fiscaux” luxembourgois tellement important que les contribuables européens auront du mal à avaler la pilule. D’autant plus qu'ils doivent se serrer la ceinture depuis quelques années.


presseurop.eu | 06-nov.-2014 14:25

Autriche-Hongrie : Des nuages sur les ex-partenaires

Il y a de la tension entre les deux parties qui constituaient jadis l’Empire austro-hongrois : si, lors de sa visite officielle en Hongrie [le 15 octobre dernier], le président autrichien Heinz Fischer “a certainement reçu un accueil chaleureux”, écrit Kurier,

tous ces gestes de sympathie et témoignages de bon voisinage [...] ne sauraient cacher le fait qu’il existe un véritable problème entre Vienne et Budapest.

Selon les mots du président autrichien, le “gros nuage”, c’est la loi sur les terres agricoles. Le quotidien viennois explique ainsi que –

Depuis le 1er mai dernier, une nouvelle loi s’applique en Hongrie. Elle met fin avec effet rétroactif à tous les contrats d’usufruit acquis depuis 1994, conférant aux bénéficiaires l’usage et la jouissance de terres agricoles voire de simples jardins. Résultat : quelque deux cents agriculteurs et de nombreux propriétaires de résidences secondaires sont menacés d’expropriation.

De nombreux Autrichiens pourraient ainsi être concernés et le journal précise que “cela fait des mois que l’Autriche adresse des plaintes à la Commission européenne à ce sujet”. Celle-ci rendra sa décision à la fin du mois.

À la question agricole, s’ajoute l’attitude du Premier ministre hongrois Viktor Orbán envers les banques autrichiennes, très présentes en Hongrie. Kurier rappelle ainsi que –

Une nouvelle loi doit contraindre ces dernières à changer en forints, à un cours fixé par le gouvernement, la totalité de leurs crédits en devises étrangères. Une mesure qui pourrait coûter jusqu’à 3,2 milliards d’euros aux banques implantées dans le pays.

“Ces projets encore vagues pourraient s’accumuler comme autant de gros nuages au-dessus des deux pays”, conclut le journal.


presseurop.eu | 05-nov.-2014 23:08

Jean-Claude Juncker rompt avec la langue de bois
Voici la conférence de presse donnée aujourd'hui par le nouveau président de la Commission. Elle vaut l'écoute, surtout après dix ans de Barroso. Certains internautes ayant curieusement la version anglaise,...
bruxelles.blogs.liberation.fr | 05-nov.-2014 20:59

Manifestations en Hongrie : La “taxe internet”, la mesure de trop pour Orbán ?

Les manifestations contre la “taxe Internet” que le gouvernement a voulu imposer aux fournisseurs d’accès à Internet (FAI) indiquent, selon Gazeta Wyborcza, que “les Hongrois cherchent une alternative à la Fidesz”, le parti du Premier ministre Viktor Orbán. Jusqu’à présent, celui-ci, “malgré tous ses défauts, était de plus en plus souvent considéré comme un moindre mal au bord du Danube”.

Le quotidien de Varsovie explique que de nombreux Hongrois soutenaient jusqu’à présent le gouvernement de la Fidesz (conservateur), car ils craignaient le mouvement d’extrême-droite Jobbik. Ce n’est que lorsque le gouvernement s’en est pris à Internet qu’ils sont descendus dans les rues. Cependant, comme le précise Gazeta Wyborcza,

le Fidesz ne réagit pas aux manifestations tout comme le premier ministre socialiste Ferenc Gyurcsány ne réagissait pas en 2006, lorsque des enregistrements avaient fuité, dans lesquels il avouait dans des termes grossiers qu’il mentait aux électeurs et qu’il faisait des promesses intenables. Les Hongrois étaient furieux, surtout parce qu’il avait qualifié la Hongrie de “putain de pays”. Les manifestations étaient alors encore plus importantes et Gyurcsány, qui était devenu l’ennemi public numéro un, restait silencieux. Ce n’est qu’au bout d’une semaine qu’il s’est excusé et ce non pas en raison de ce qu’il avait dit mais en raison du langage utilisé.

Orbán, alors chef de l’opposition, avait préféré jouer profil bas, laissant Gyurcsány s’enfoncer tout seul, et il a raflé la mise lors des élections de 2010. Quant à la gauche, elle ne s’est toujours pas relevée. Gazeta Wyborcza conclut que

la situation est différente à présent, mais il y a des similitudes. Non pas seulement parce que cette crise a lieu au début du second mandat du gouvernement. La taxe Internet peut être la boule de neige qui provoquera une avalanche permettant l’émergence d’une alternative politique cohérente. Peu importe que ça soit un mouvement citoyen, le centre ou une nouvelle gauche — l’essentiel, c’est que le Jobbik ne soit pas pas la seule alternative à Orbán en Hongrie.


presseurop.eu | 05-nov.-2014 12:40

Catalogne : “Mas continue malgré le deuxième non du Tribunal constitutionnel”

Le Tribunal constitutionnel a accueilli le 4 novembre le recours du gouvernement espagnol contre la “consultation populaire informelle” sur l’indépendance de la Catalogne programmée pour le 9 novembre. La consultation – non contraignante – avait été organisée par le gouvernement catalan après que le même Tribunal avait exclu un référendum.

Le président de la Catalogne Artur Mas a annoncé qu’il présentera un recours contre la décision, qu’il maintient le “processus participatif” informel pour le 9 novembre et qu’il demandera au gouvernement de Madrid d’“assurer la liberté d’expression” des catalans, rapporte La Vanguardia.


presseurop.eu | 05-nov.-2014 12:11

Discipline budgétaire: la Commission peut-elle faire de la politique?
Y a-t-il une malédiction européenne capable de transformer n’importe quel politique en pâle chef de bureau ânonnant des notes préparées par ses services ? En entendant hier matin le socialiste...
bruxelles.blogs.liberation.fr | 05-nov.-2014 11:54

Kosovo : “Quelque chose de pourri dans EULEX”

EULEX, la mission de l’UE d’établissement de l’État de droit au Kosovo, est secouée par un vaste scandale de corruption. Titrant sur les “Forts soupçons de corruption au sein d’EULEX”, le quotidien de Pristina Koha Ditore a révélé que le procureur en chef de la mission, Jaroslava Novotna, ainsi que l’ancien juge d’EULEX, Francesco Florit ”sont supectés d’avoir perçu des pots-de-vin pour classer des dossiers criminels concernant des gangsters kosovars notoires”.

La juge de la task force anti-corruption Maria Bamieh, qui serait à l’origine des révélations, accuse également un troisième procureur, Jonathan Ratel, d’avoir “entravé son enquête ainsi qu’une autre dans laquelle étaient impliqués des politiques et des hommes d’affaires” et d’avoir au contraire “entamé des procédures disciplinaires contre elle”.

Estimant qu’”il y a quelque chose de pourri dans EULEX”, le quotidien serbe *Politika ajoute que les juges d’EULEX auraient également fabriqué les preuves qui ont mené à l’arrestation d’Oliver Ivanović, un dirigeant politique serbe du Kosovo. Il en conclut que

les accusations de corruption, le harcèlement des langeurs d’alertes et la fabrication des preuves montrent que les procureurs et les juges internationaux au Kosovo ont adopté les coutumes locales au lien d’introduire les standards légaux de leur pays d’origine.

Auditionnés par la commission des Affaires étrangères du Parlement européen, le 3 novembre, Fernando Gentilini, le responsable du Service européen d’action extérieure pour les Balkans occidentaux et Kenneth Deane, en charge des missions civiles, “ont refusé de donner des détails sur les accusations de corruption, affirmant qu’une enquête ‘est en cours’ au sein d’EULEX”, rapporte pour sa part EUobserver. EULEX a confirmé qu’il “mène l’enquête sur les accusations de corruption depuis 2013”. Une enquête qualifiée de “mensonge” et de “farce complète” par Maria Bamieh.


presseurop.eu | 05-nov.-2014 09:55

Ukraine : Soupe au voix
Cartoon movement, Amsterdam – Cartoon. Voir en entier .
presseurop.eu | 04-nov.-2014 16:51

Ukraine : Soupe aux voix
Cartoon movement, Amsterdam – Cartoon. Voir en entier .
presseurop.eu | 04-nov.-2014 16:51

Espagne : “Le nouveau parti qui menace de mettre un terme au bipartisme et de gagner les élections”

A un an des élections législatives en Espagne, le nouveau parti Podemos (“nous pouvons”), créé il y a huit mois, est donné favori dans un récent sondage publié par El País, avec 27,7% des intentions de vote, soit 1,5% de plus que les socialistes du PSOE et 7% de plus que le Parti populaire du Premier ministre Mariano Rajoy raconte Público.

Selon Público, la formation menée par Pablo Iglesias

a déjà provoqué un séisme sans précèdent sur la scène politique espagnole et elle présente les conditions nécessaires pour bouleverser l’échiquier politique.

Le quotidien lisboète souligne également que le succès de Podemos est dû principalement à sa capacité à savoir utiliser les erreurs des autres partis à son avantage. En effet,

42% [des sondés] estime que la réussite du parti de Iglesias se doit à la déception et à la désillusion des Espagnols envers les autres partis.

Selon les sociologues José Juan Toharia et José Pablo Ferrándiz, les partis majoritaires sont néanmoins encore capables de renverser la tendance. Ils ajoutent qu’il ne faut en aucun cas dévaloriser ce que ce mouvement est en train d’accomplir "une restructuration de l’échiquier politique national dont les conséquences sont imprévisibles".


presseurop.eu | 03-nov.-2014 12:03

Immigration : “Auf Wiedersehen, Grande-Bretagne”

La chancelière allemande Angela Merkel a affirmé qu’elle renoncerait à tenter de garder le Royaume-Uni dans l’Union européenne si Londres poursuit dans son projet de limiter la liberté de circulation des travailleurs au sein de l’UE, rapporte i.

Le quotidien britannique cite le magazine allemand Der Spiegel, qui écrit que Merkel a déclaré qu’il “n’y aura pas de retour en arrière” si le Premier ministre britannique David Cameron “insiste à vouloir limiter le nombre d’immigrés provenant d’autres pays de l’UE”. i rappelle que le projet de Cameron d’imposer des quotas a déjà provoqué une sévère réaction de l’ex président de la Commission européenne José Manuel Barroso, et ajoute que dans ce cas, “il semble que l’avertissement allemand ait eu un effet”, car Cameron est à présent —

à la recherche d’un moyen de “porter les règles existantes à leur limite” plutôt que d’insister à voloir obtenir des mesures qui demanderaient une modification des traités. Cela pourrait inclure l’expulsion des étrangèrs au bout de trois mois s’ils n’ont pas trouvé d’emploi et ne sont pas en mesure de subvenir à leurs besoins.


presseurop.eu | 03-nov.-2014 10:56

Roumanie : “Ponta et Iohannis jouent la finale présidentielle”

Le résultat du premier tour du scrutin présidentiel du 2 novembre était “prévisible”, note Adevărul : donnés largement favoris, le Premier ministre Victor Ponta (centre-gauche), et son adversaire libéral Klaus Iohannis vont devoir s’affronter lors du second tour, le 16 novembre. Selon les résultats officiels partiels, ils ont obtenu respectivement 40,33% des voix et 30,44% des voix. Le taux de participation a été de 53%.

Le scrutin a été marqué par la colère des Roumains de la diaspora — sur 3 millions ayant le droit de vote, seuls 161 000 l’ont pu exprimer, note le quotidien bucarestois. Certains “faisant la queue pendant 4 heures afin de pouvoir voter”, écrit ainsi Adevărul. Tous n’ont pas pu le faire : à Paris par exemple, les forces d’ordre ont du intervenir afin d’empêcher leur entrée dans l’ambassade, après la fermeture du bureau de vote.

A Bucarest, ajoute le journal, plusieurs centaines d’électeurs sont sortis dans la rue afin de manifester leur soutien à “la diaspora humiliée”. Même non comptabilisé, estime dans le quotidien une analyste,

le vote de la diaspora pèse infiniment plus lourd que le tampon qu’ils n’ont pas pu apposer [sur leur carte électorale]. Les Roumains invisibles sont devenus une masse critique visible.


presseurop.eu | 03-nov.-2014 10:29

Une Commission Juncker moins hostile à la presse?
La Commission présidée par Jean-Claude Juncker, qui prend officiellement ses fonctions ce lundi, a totalement chamboulé son service du porte-parole devenu aussi inefficace que pléthorique depuis quinze ans. C’est un...
bruxelles.blogs.liberation.fr | 02-nov.-2014 10:00

La France, impliquée malgré elle

Blog

Normalement, ce qui se passe en Roumanie ce dimanche 2 novembre, et puis dans un second tour programmé le 16 novembre, ne concerne que cet état membre d’Europe orientale. Lui et ses quelque 18 millions d’electeurs, plus ceux de la diaspora, appelés à désigner leur futur président de la République. En lice, 14 candidats, un de gauche – Victor Ponta, actuel Premier ministre, président du Parti social-démocrate – plusieurs de droite, dont le libéral Klaus Johannis, la députée européenne Monica Macovei, électron libre depuis qu’elle a quitté, il y a quelques semaines, le Parti démocrate-libéral, et quelques illustres inconnus. Ces derniers sont là, affirment les Roumains sur les reseaux sociaux, où les langues se délient plus facilement, seulement pour éparpiller les votes et faire en sorte que Ponta et Johannis se retrouvent au second tour.

Sauf que, depuis quelques semaines, le président sortant, Traian Băsescu, a mis le feu aux poudres, invoquant l’appartenance de Ponta aux services de renseignements au début des années 2000. Déjà, rien que pour ça, les partenaires OTAN de la Roumanie au sein de l’OTAN devraient avoir froid dans le dos : un président qui dénonce son Premier ministre comme espion, c’est du jamais vu ! La paranoïa est allée, depuis 48 heures, encore plus loin : dans une interview accordée au canal de télévision B1, Băsescu a affirmé que les services de renseignement français ont, à la demande du gouvernement roumain — donc de Ponta — suivi Elena Udrea, la candidate du Mouvement populaire, parti crée en 2013 par le président sortant, alors qu'elle faisait du shopping à Paris avec la chef du parquet antiterroriste roumain, Alina Bica. Comme le résume Libération,

un service secret français et un service secret roumain se seraient donné la main pour prendre en photo la belle blonde, dans le but de compromettre ses chances à l’élection présidentielle.

Il s’agit d’une accusation très grave, lorsque l’on saisit l’enjeu de ce vote, dont la portée va au delà de la Roumanie, comme le note Deutsche Welle : Victor Ponta président signifierait “une réorientation du pays vers l’Est, vers la Russie, la Chine et la Turquie”, selon ”le modèle Orban”, écrit Deutsche Welle.

Le ministre roumain des Affaires étrangères, Titus Corlatean, a d’ailleurs vivement critiqué les affirmations de Băsescu déclarant, dans un article publié sur le site de la télévision privée roumaine Pro TV, qu’elles “contreviennent aux regles et coutumes diplomatiques, qu’elles nuisent aux bonnes rélations d’amitié roumano-françaises”.

Compliquée, la vie politique roumaine, surtout quand elle mêle les autres partenaires européens à des histoires qui n’intéressent finalement personne (le président roumain a declaré au site ziuaveche.ro qu’“Elena Udrea a été espionné et que ces détails de voyage concernent sa vie privée”).

On serait enclin à regretter l’absence d’un président comme Nicolas Sarkozy, prêt à pointer du doigt ce pays sœur/frère/cousin, comme vous voulez. Nous sommes, finalement, des pays à sang chaud, pays latins, et nos histoires concernent tout le monde, n’est-ce pas ?

Photo: ziaruldeiasi.ro.


presseurop.eu | 01-nov.-2014 22:26

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