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« Luxleaks » : les europhobes, ça ose tout, c’est même à ça qu’on les reconnait
Les europhobes ont perdu une belle occasion de se taire, pour paraphraser Jacques Chirac : en déposant une motion de censure contre la Commission présidée par Jean-Claude Juncker, ils ont...
bruxelles.blogs.liberation.fr | 28-nov.-2014 18:25

Plan d’investissements Juncker : “La dernière chance de surmonter la crise”

Le budget de l'UE fournira 16 milliards d'euros et cinq de plus viendront de la Banque européenne d'investissement. Le reste sera financé par des investisseurs privés. Cette revue de presse a été réalisée grâce à euro|topics.

"Bruxelles prend l'initiative. C'est un signal, un réveil", écrit Die Welt. Le quotidien conservateur allemand estime que le plan Juncker est la bonne mesure pour aider les pays européens frappés par la crise et ajoute que

l'UE débloque un montant relativement limité de moyens publics, sans contracter de nouvelles dettes, pour créer un fonds qui apporte des garanties aux créanciers privés et les incite à investir. Il est difficile de dire par contre si Bruxelles arrivera réellement à attirer le volume d'investissements envisagé. Il y a donc le risque qu'elle ne trouve pas un nombre suffisant de projets et d'investisseurs. Car en fin de compte, ceux-ci n'investiront dans des projets structurels, énergétiques et numériques que si les perspectives de rendement sont favorables et que les conditions le permettent dans chaque pays.

"La Commission joue gros en misant peu", commente La Libre Belgique, selon laquelle

Le pari est risqué. Un échec aurait raison de la crédibilité de la Commission et de celle du projet européen, qui s'en trouverait plus affaibli encore si l'espoir virait au désenchantement. Toujours tenus à la discipline budgétaire, priés d'entreprendre des réformes structurelles parfois douloureuses, les Etats membres paient encore le prix fort pour éponger la crise. Au secteur privé, à présent, de prendre ses responsabilités.

L'Autrichien Die Presse est plutôt sceptique et estime que le plan Juncker ne suffira pas à raviver l'a faible économie européenne, notamment en raison du mauvais état des budgets de certains pays :

Si les entreprises doivent redouter une charge fiscale croissante en raison de la hausse de la dette, elles reverront leurs investissements à la baisse. Des stimuli basés sur des investissements reposant sur l'endettement s'avèrent donc plutôt contre-productifs.

Le plan d'investissements Juncker est la dernière chance de sauver l'UE, écrit l'Espagnol El Periódico, qui attend de voir si le secteur privé va vouloir investir dans le fonds :

Ce ne serait pas la première fois que l'on annonce un tel programme et que celui-ci ne porte pas ses fruits au final. Compte tenu des lourdeurs bureaucratiques européennes, le délai de trois ans envisagé semble lui aussi trop court pour pouvoir générer des résultats tangibles. Juncker a cependant raison quand il affirme qu'il s'agit de la dernière chance pour surmonter la crise. Si cette entreprise ne réussissait pas, ce ne serait un symbole de l'échec de l'Europe, mais aussi de l'échec du projet européen en tant que tel.


presseurop.eu | 28-nov.-2014 11:03

Elections parlementaires du 30 novembre : “La bataille pour la Moldavie”

Les élections parlementaires de ce 30 novembre sont “un enjeu majeur pour le chemin européen de la République de Moldavie”, note le quotidien bucarestois România liberă.

La campagne électorale a été marquée par la décision de la Cour d’appel de Chisinau d’éliminer le parti Patria de la course électorale car il tire son financement de l’étranger. En l’occurrence, il est suspecté d’être une création des services russes afin de faire obstacle au rapprochement avec l’Union européenne prôné par le gouvernement sortant.

Le quotidien se demande d’ailleurs quelle sera l’attitude de Moscou vis-à-vis de la république séparatiste russophone de Transnistrie si lors du scrutin “cette fois aussi les votes allaient vers les partis pro-européens” au niveau national.


presseurop.eu | 28-nov.-2014 08:51

Cyber-espionnage contre l’UE : Une enquête pointe vers les Etats-Unis et le Royaume-Uni

Les renseignements britannique et américain sont suspectés d’être derrière des attaques informatiques contre l’Union européenne et une compagnie de télécoms belge, écrit The Intercept.

Le site d’actualité explique qu’un maliciel (un virus qui dérobe des données des ordinateurs infectés en se faisant passer pour un logiciel ordinaire) appelé Regin, “a été trouvé dans des systèmes informatiques et des serveurs de mail de Belgacom, une société de téléphone et fournisseur d’accès à Internet partiellement public belge”, visé l’année dernière par “une opération de surveillance secrète menée par le General Communications Headquarters britannique” et qu’il a été “également identifié sur les mêmes ordinateurs de l’Union européenne qui avaient fait l’objet d’une surveillance de la part de la National Security Agency*”(NSA) américaine.

Les opérations de piratage envers Belgacom et l’UE “ont été révélées l’année dernière à travers les documents communiqués par le lanceur d’alerte de la NSA Edward Snowden”, ajoute The Intercept. Mais l’identité du maliciel n’avait pas été révélée avant ce dimanche, lorsque son existence a été rendue publique par la société de sécurité informatique Symantec.

De Volkskrant ajoute pour sa part que Regin a infecté les ordinateurs du monde entier depuis au moins six ans et qu’il a été utilisé pour surveiller Belgacom au mois de septembre 2013, lorsque des millions d’emails ont été interceptés sans que personne ne s’en aperçoive. Le quotidien néerlandais note également que Belgacome était “une cible de choix car la société gère les communications de la Commission européenne et — à travers une filiale — le trafic en provenance d’Afrique, d’Asie et du Moyen-Orient.


presseurop.eu | 27-nov.-2014 21:54

Budget français: comment les colombes l'ont emporté sur les faucons
La France a eu chaud, très chaud. Les faucons de la Commission, encouragés par des pays comme l’Allemagne, les Pays-Bas, l’Autriche, mais aussi l’Espagne ou le Portugal, se sont démenés...
bruxelles.blogs.liberation.fr | 27-nov.-2014 19:30

La Commission n'a plus la cure à l'ouvrage
Après quatre ans de cure, le temps de la seule rigueur est terminé : Jean-Claude Juncker, le nouveau président de la Commission européenne, va annoncer aujourd’hui le lancement d’un plan...
bruxelles.blogs.liberation.fr | 27-nov.-2014 19:02

Visite du pape à Strasbourg : “François loue et réprimande l’Union”

Le pape François s’est rendu mardi 25 novembre au Parlement européen et au Conseil de l’Europe, à Strasbourg, rapporte Gazeta Wyborcza. Il a prononcé deux discours “félicitant l’Europe pour l’importance qu’elle a accordé aux droits de l’homme tout en la critiquant pour son manque de préoccupation pour les immigrés et l’injustice sociale”, précise le quotidien de Varsovie.

Gazeta Wyborcza note que François a qualifié l’engagement de l’Europe en faveur de l’écologie de “louable”. Cependant, le journal précise que la situation des immigrés

attriste particulièrement le pape. Il a dit explicitement aux parlementaires de Strasbourg que “la Méditerranée ne pouvait pas devenir un grand cimetière”. Il leur a reproché que les Etats européens n’étaient pas assez solidaires en cette matière et qu’ils laissaient souvent les pays méditerranéens seuls face à ce problème.


presseurop.eu | 26-nov.-2014 12:20

Sortie de crise : “L’Europe engage un miniplan de relance de son économie”

Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, “présente ce mercredi à Strasbourg son plan d’investissement de 300 milliards d’euros pour les trois ans à venir”, rapportent Les Echos.

Selon le quotidien français,

Tous les Etats membres sont d’accord sur la nécessité de rattraper un retard d’investissements qui s’est accumulé depuis la crise financière de 2008, afin d’éviter une longue période de stagnation, voire de déflation. […] Malheureusement, les caisses des Etats sont vides. C’est pourquoi Jean-Claude Juncker va jouer les magiciens pour sa relance, équivalente à 2 % du PIB de l’Union et dont il espère in fine la création de plus de 1 million d’emplois. Pour y parvenir, il va proposer d’utiliser plus intelligemment le budget de l’Union, avec une grosse dose d’ingénierie financière.

Le Soir explique ainsi que les experts et les hommes politiques européens s’interrogent particulièrement sur “le dosage entre financement public et privé, les conséquences sur les finances des Etats, l’attractivité du dispositif et donc ses chances de réussite”. Les investissements privés seront “actionnés par des garanties ou des mises de départ publiques”, note le quotidien belge. Concrètement, 16 milliards seront amenés par l’UE dans le cadre du budget existant et 5 milliards proviendront de la Banque européenne d’investissement (BEI). Il n’y aura “pas de quota par État” et ce sont des experts indépendants et non des fonctionnaires qui choisiront les projets subventionnés.


presseurop.eu | 26-nov.-2014 09:09

Reconnaissance de la Palestine : Les Européens perdent patience avec Israël
El País, Madrid – L’UE ne reconnaît pas formellement l’Etat palestinien, mais de nombreux pays membres l’ont récemment fait, prouvant ainsi que la sympathie pour le gouvernement israélien en Europe diminue en raison de son comportement, estime le politologue José Ignacio Torreblanca. Voir en entier .
presseurop.eu | 25-nov.-2014 17:52

Fonds européens : “Bruxelles retarde les milliards pour la Pologne”

Bruxelles n’a approuvé aucun des 21 nouveaux programmes opérationnels proposés par la Pologne, bien que l’ancienne ministre du développement régional s’attendait à ce qu’ils soient validés jusqu’au mois de juillet”, rapporte Rzeczpospolita. Le quotidien de Varsovie souligne que

Les négociations qui se prolongent entre le gouvernement [polonais] et la Commission européenne empêche le débloquement des 77 milliards de fonds européens prévus pour la période 2014-2020.

Ces fonds devraient être utilisés par les collectivités locales et les entreprises principalement. Le quotidien précise que leur absence se fait déjà ressentir dans l’économie, surtout dans les investissements, dans les transports et l’innovation.


presseurop.eu | 25-nov.-2014 10:33

Le pape à Strasbourg : “Le pape encourage l’Europe”

Le pape François vient mardi 25 novembre à Strasbourg, où il prononcera deux discours” devant le Parlement européen et le Conseil de l’Europe, rapporte La Croix en expliquant que

nombreux sont les eurodéputés à porter un regard amusé, curieux ou passionné – selon les cas –, sur cette visite papale. Mais tous ne le font pas pour la même raison. Comme s’il existait un fossé entre ceux qui comptent sur l’évêque de Rome pour parler des inégalités sociales, et d’autres attentifs à ses propos sur la famille et la bioéthique.

Le journal chrétien cite l’exemple du député européen slovaque Miroslav Mikolasik qui compte sur le souverain pontif pour qu’il évoque la question de la famille trop souvent oubliée en Europe. D’un autre côté, la “Plate-forme laïque” présidée par la libérale néerlandaise Sophie In’t Veld dénonce l’importance disproportionnée accordé à un leader religieux qui ne devrait pas être autorisé à faire un discours dans l’hémicycle selon elle.


presseurop.eu | 25-nov.-2014 09:51

Russie : La voix de son maître
Jyllands-Posten, Aarhus – Cartoon. Voir en entier .
presseurop.eu | 25-nov.-2014 08:12

Arrestation de José Sócrates au Portugal : “Le Parquet à la recherche des preuves de corruption”

L'ancien Premier ministre (2005 – 2011) portugais José Sócrates a été arrêté le 21 novembre à l’aéroport de Lisbonne pour fraude fiscale, blanchissement d'argent et corruption, rapporte le Jornal de Notícias.

L'arrestation de l'ancien chef du gouvernement socialiste a choqué le pays, qui venait tout juste d’être secoué par une affaire de corruption liée à l'attribution de visas dorés à des investisseurs étrangers.

Selon le quotidien, l'alerte aurait été donnée par la banque publique Caixa Geral de Depósitos, qui a dénoncé des transferts d’argent sur le compte de M. Sócrates incompatibles avec les revenus déclarés par ce dernier au fisc.

Dans un communiqué publié samedi, le parquet général a également confirmé la détention de trois proches de M. Sócrates : l'homme d'affaires Carlos Santos Silva, l'avocat Gonçalo Trindade Ferreira et le chauffeur de l'ancien Premier ministre, João Perna.


presseurop.eu | 24-nov.-2014 09:40

Arrestation de José Sócrates au Portugal : “L’investigation à la recherche de preuves de corruption”

L'ancien Premier ministre (2005 – 2011) portugais José Sócrates a été arrêté le 21 novembre à l’aéroport de Lisbonne pour fraude fiscale, blanchissement d'argent et corruption, rapporte le Jornal de Notícias.

L'arrestation de l'ancien chef du gouvernement socialiste a choqué le pays, qui venait tout juste d’être secoué par une affaire de corruption liée à l'attribution de visas dorés à des investisseurs étrangers.

Selon le quotidien, l'alerte aurait été donnée par la banque publique Caixa Geral de Depósitos, qui a dénoncé des transferts d’argent sur le compte de M. Sócrates incompatibles avec les revenus déclarés par ce dernier au fisc.

Dans un communiqué publié samedi, le parquet général a également confirmé la détention de trois proches de M. Sócrates : l'homme d'affaires Carlos Santos Silva, l'avocat Gonçalo Trindade Ferreira et le chauffeur de l'ancien Premier ministre, João Perna.


presseurop.eu | 24-nov.-2014 09:40

Budget 2015: l'Allemagne ne fait plus crédit à la France
« J’espère que la France va se bouger le cul, sinon elle risque d’entrainer la zone euro par le fond ». En termes imagés, ce haut responsable allemand affiche la...
bruxelles.blogs.liberation.fr | 24-nov.-2014 08:00

Djihadistes européens: "le danger est assez important pour empêcher les services de renseignements de dormir".
Le Belge Gilles de Kerchove, coordinateur de l’Union européenne pour la lutte contre le terrorisme depuis 2007, analyse, pour Libération, le phénomène des Européens qui partent se battre dans les...
bruxelles.blogs.liberation.fr | 23-nov.-2014 22:16

La défense nationale, une dépense qui pourrait être européenne
Si la France dépensait autant que l’Allemagne pour son armée (1,4 % du PIB contre 2,2 %), elle serait quasiment dans les clous du Pacte de stabilité… Alors que la...
bruxelles.blogs.liberation.fr | 21-nov.-2014 20:50

Election partielle au Royaume-Uni : Bing !
Neues Deutschland, Berlin – Cartoon. Voir en entier .
presseurop.eu | 21-nov.-2014 20:32

Economie russe : Les temps seront “plus durs que ce que croit le gouvernement”

Une récession de trois ans commence en Russie”, titre ainsi Nezavissimaïa Gazeta, ajoutant que le pays “est face à des temps plus durs que ce que pense le gouvernement”.

Selonle quotidien moscovite, des analyste d’une des principales banques publiques du pays

estiment que les prévisions officielles pour les trois prochaines années sont éloignées de la réalité : […] le pays est en train de plonger dans une profonde récession qui pourrait durer au moins trois ans. Aucune reprise ne se produira entre 2015 et 2017. […] Le PIB de la Russie baissera de 1,3 % en 2015, de 1 % en 2016 et de 0,5 % en 2017. La reprise devra attendre 2018, avec une croissance de 0,3 %. […] Nous devrons oublier une augmentation des investissements dans les trois prochaines années : la production industrielle baissera de 1,8 % en 2015 et d’1 % en 2016. Elle sera de zéro en 2017.

Les prévisions du gouvernement pour son économie “largement basée sur le pétrole” — une croissance moyenne de 2,1 % par an les trois prochaines années — était fondée sur un prix moyen du pétrole de 110 dollars US (88 euros) le baril au début de cette année, écrit The Economist. Maintenant que le prix du baril a chuté en dessous de 80 dollars le baril (64 euros), le magazine britannique, qui titre à la une sur "l'économie blessée de la Russie", estime que “la Russie souffre” :

Quand les économies sont sur une voie qui n’est pas viable sur le long terme, la finance internationale agit souvent comme une touche d’avance rapide, poussant les pays vers a limite plus vite de ce qu’imaginent les politques ou les investisseurs.[… ] Plus des deux tiers des exportations viennent de l’énergie. Le rouble a chuté de 23 % en trois mois. Les sanctions occidentales ont aussi provoqué des dégats, les banquiers n’ayant pas appliqué leurs restrictions qu’aux accolytes de M. Poutine, mais à une part bien plus grande du monde des affaires russes. Plus en général, des années de kleptocracie ont eu un effet dévastateur en Russie. L’essentiel de la richesse du pays a été partagée entre les amis de M. Poutine. […] Si l’économie russe semble sur le point de s’effondrer, il y aura inévitablement des appels à l’Ouest pour réduire les sanctions. Cette semaine M. Poutine a fait remarquer que 300 000 postes en Allemagne dépendent des échanges avec son pays. Mais Angela Merkel a bien fait de ne pas broncher. M. Poutine doit finir par apprendre que les actes ont des conséquences. Envahissez un pays et le monde se retournera contre vous. Et il en va de même pour l’économie. Si M. Poutine avait passé davantage de temps à renforcer l’économie qu’à enrichir ses amis, il ne se retrouverait pas à être aussi vulnérable à présent.


presseurop.eu | 21-nov.-2014 20:22

Elections locales au Royaume-Uni : “L’UE doit changer ou on la quitte”

Après la défection du député conservateur de Rochester et Strood, Mark Reckless, qui a adhéré au parti indépendantiste UKIP, cette circonscription doit élire un nouveau parlementaire ce 20 novembre. Cependant, Mark Reckless a de fortes chances de conserver son siège car, selon The Daily Telegraph, “un sondage accorde 44% des voix au UKIP, 32% aux Conservateurs et 17% aux Travaillistes”.

L’euroscepticisme progresse tellement parmi les députés du Parti conservateur du Premier ministre que, selon le quotidien britannique,

les stratèges électoraux estiment que David Cameron “pourrait recommander de quitter l’UE si de meilleures conditions ne devaient pas être négociées pour le Royaume-Uni. […] Des notables conservateurs le poussent à affronter la menace du UKIP en disant clairement qu’il est personnellement prêt à quitter l’UE si Bruxelles s’oppose a des réformes essentielles afin de permettre au gouvernement de contrôler l’immigration.


presseurop.eu | 20-nov.-2014 11:38

Libre-échange UE-Etats-Unis : La révolution silencieuse du TTIP

Des organisations de la société civile s’attaquent à la Commission européenne, qu’elles accusent d’’étouffer les voix des citoyens’, et s’opposent à l’accord de libre-échange avec les Etats-Unis”, rapporte i.

Le Partenariat transatlantique de commerce et d'investissement (TTIP en anglais) est un accord commercial en cours de négociation entre l’UE et les États-Unis qui “prévoit d’harmoniser les législations de part et d’autre de l’Atlantique afin de permettre aux grandes sociétés européennes et américaines d’investir et d’augmenter leurs bénéfices sur un pied d’égalité dans un plus grand marché”, rappelle le journal. Leur objectif est de faire face aux déséquilibres et avantages concurrentiels des économies émergentes comme la Chine, l’Inde et le Bangladesh.

Composée de plus de 300 organisations de la société civile, la plate-forme “Stop TTIP” a été créée pour combattre ce qu’elles considèrent comme “une menace contre la démocratie, l’Etat de droit, l’environnement, la santé, les services publics ainsi que les droits des consommateurs et des travailleurs”. Elle a lancé une action en justice contre la Commission européenne devant la Cour de justice européenne, l’accusant “d’étouffer les voix des citoyens” après le rejet par la Commission de la demande d’initiative citoyenne européenne (ICE) contre le TTIP.

Face au blocage de Bruxelles, les groupes d’activiste et de syndicats qui composent cette alliance ont lancé une pétition qui a réuni en moins d’un mois plus de 850 000 signatures contre le TTIP.

Dans le journal, le directeur de l’Institut portugais des relations internationales, Carlos Gaspar, souligne que “les discussions ont lieu à huis clos” et que “les journalistes et les citoyens en sont exclus”. Pour cela, poursuit le journal,

“Le plus important”, souligne-t-il, “c’est de veiller à ce qu’il y ait un contrôle démocratique efficace sur le processus de négociation, indispensable à la fois pour les gouvernements et pour les Parlements nationaux des Etats membres de l’UE que pour la Commission et le Parlement européens, qui auront ainsi un plus grand pouvoir éventuel d’intervenir pour défendre leurs intérêts”. Toutefois, la victoire des Républicains dans les élections de mi-mandat aux Etats-Unis et leur contrôle sur le Congrès vont compliquer la conclusion du TTIP. Considéré comme une priorité par le président Obama, […] il est vu avec moins d’enthousiasme par les républicains, qui estiment qu’il peut menacer la protection sociale et le droit du travail.


presseurop.eu | 20-nov.-2014 08:21

Ukraine-Pays Bas : “Vérité ou guerre de propagande ?”

Mardi, une "bombe diplomatique a éclaté, après que le chef des services de sécurité ukrainiennes Valentin Nalivaïtchenko a affirmé que ses hommes avaient arrêté un groupe de "saboteurs*” soi-disant envoyés par les services russes pour commettre un attentat contre la délégation du gouvernement néerlandais en déplacement dans l’est de l’Ukraine le 8 novembre, écrit De Volkskrant.

Les représentants néerlandais, parmi lesquels figurait le ministre des Affaires étrangères Bert Koenders, se trouvaient à Kharkiv afin de recevoir les corps de cinq passagers du Boeing de Malaysian Airlines abattu en juillet dernier.

Prenant les accusations ukrainiennes avec des pinces, De Volkskrant ajoute que

les Pays-Bas ont à nouveau été impliqués dans le conflit russo-ukrainien. D’abord, ils avaient été surpris par l’abattement de l’avion de Malaysian ; à présent, La Hague doit se frayer un chemin dans une guerre qui ne lui appartient pas. […] Si les accusations sont vraies, cela mènera à une rupture définitive avec la Russie. Mais si l’Ukraine les a inventées, les dégâts seront également importants.


presseurop.eu | 19-nov.-2014 16:56

Manifestations à Budapest : “Une chose est sûre : ils recommenceront”

Environ 10 000 personnes ont manifesté à Budapest ainsi que dans plusieurs autres villes hongroises le 17 novembre au soir pour protester contre le gouvernement de Viktor Orbán à l’occasion de la “journée d’indignation publique”. Des manifestations semblables ont eu lieu à Londres, à Stockholm et à Berlin. Qualifiée de “nouvelle opposition” par le quotidien hongrois, elles demandent la démission du Premier ministre et de six hauts fonctionnaires, dont la chef de l’agence pour les impôts, Ildiko Vida. Le 5 novembre, elle a avoué qu’ils figuraient sur une liste de ressortissants hongrois interdits d’entrée aux Etats-Unis car soupçonnés de corruption. Washington a eu recours à cette mesure après qu’Orbán a refusé de les sanctionner.

C’est la deuxième fois en moins d’un mois que les opposants à Orbán descendent dans la rue et, selon Népszabadság, “de nouvelles actions et initiatives sont prévues”.


presseurop.eu | 19-nov.-2014 08:57

UE-Russie : La fessée
Neues Deutschland, Berlin – Cartoon. Voir en entier .
presseurop.eu | 19-nov.-2014 08:49

Elections locales en Pologne : “Les conseils municipaux à la Plate-forme civique”

Le parti conservateur Droit et Justice (PiS) de Jarosław Kaczynski a remporté les élections locales du 16 novembre avec 31,5% des voix, rapporte Gazeta Wyborcza ce 19 novembre. Le délai s’explique par des problèmes informatiques liés au comptage des voix, précise le quotidien, qui ajoute que cette victoire est “très importante pour PiS”, qui n’avait remporté aucune élection depuis 2005.

Cependant, il semblerait que la Plate-forme civique (PO) du premier ministre Ewa Kopacz pourra garder le pouvoir dans la plupart des régions grâce au bon résultat de son partenaire de coalition, le Parti populaire polonais (PSL). En outre, “PO aura une majorité dans la plupart des grandes villes de Pologne”, selon le quotidien de Varsovie qui précise que “le PiS ne pourra gouverner que dans quatre [des seize] chefs-lieux de régions”.


presseurop.eu | 19-nov.-2014 08:48

Jouyet-Fillon : la fin du « off », une bonne affaire pour la presse ?
De quelle affaire s’agit-il ? D’une affaire François Fillon ? D’une affaire Jean-Pierre Jouyet ? Ou d’une affaire Gérard Davet-Fabrice Lhomme, du nom des deux journalistes du Monde qui ont...
bruxelles.blogs.liberation.fr | 18-nov.-2014 11:15

République tchèque : “Le novembre de Zeman”

Le président Miloš Zeman a été conspué et pris pour cible par des jets d’œufs et de tomates par plusieurs centaines d’opposants alors qu’il participait aux commémorations des 25 ans du soulèvement contre le régime communiste, le 17 novembre à Prague. Il était en compagnie des chefs de l’Etat slovaque, hongrois, polonais et allemand qui, eux, ont été applaudis rapporte Lidové noviny.

Ses critiques accusent Zeman d’avoir trahi l’engagement en faveur des droits de l’homme du “père” de la “Révolution de velours”, Václav Havel en affichant son soutien à la politique du président russe Vladimir Poutine en Ukraine et contre le groupe punk russe Pussy Riot, ainsi qu’aux dirigeants chinois, rappelle le quotidien pragois.


presseurop.eu | 18-nov.-2014 08:08

Exploration spatiale : Rebondissements
Le Temps, Genève – Cartoon. Voir en entier .
presseurop.eu | 17-nov.-2014 15:16

Roumanie : Un Allemand à la présidence

Selon les résultats officiels partiels, l’ancien maire de Sibiu a obtenu 54,66 % des voix, contre 45.53 % pour le Premier ministre, Victor Ponta (Parti social-démocrate).

Pour l’occasion, Adevărul s’est mis à l’allemand, en titrant “Klaus Iohannis président. Guten morgen Roumanie !”, marquant ainsi l’appartenance du nouveau président à la minorité des Saxons de Transylvanie. Le quotidien note d’ailleurs que Iohannis,

ce Germanophone très discret, professeur de physique qui dirige la ville de Sibiu depuis maintenant 16 ans, a le soutien de la chancelière allemande, Angela Merkel.

România liberă rapporte pour sa part que le scrutin a été marqué également par les difficultés rencontrées par les Roumains vivant à l’étranger (près de 3.2 millions de personnes, dont plus de 350 000 ont pu exprimer leur vote) pour voter dans leurs ambassades : un nombre insuffisant de sections de vote a été crée et, dans certaines villes, comme à Paris, ils ont dû attendre jusqu’à dix heures pour pouvoir voter. A ce propos, le quotidien rapporte qu’

à Paris et à Turin les forces de l’ordre ont dû intervenir afin de disperser la foule en colère. Pendant les manifestations de joie qui ont eu lieu en Roumanie après l’annonce du résultat, les Roumains demandent maintenant la demission du Premier ministre Ponta. Pour l’instant, celui-ci a annoncé qu’il ne le fera pas. En attendant, les partisans de Iohannis chantaient “Santa Klaus is coming to town” — “Le Père noël arrive en ville” — dimanche soir à Bucarest. Lancée par leurs camarades de Timisoara à l’occasion du premier tour, la chanson est ensuite devenue virale.


presseurop.eu | 17-nov.-2014 12:18

Visas dorés au Portugal : “La sortie de Miguel Macedo oblige Passos a remanier le gouvernement”

La démission, le 16 novembre, du ministre de l’Intérieur Miguel Macedo va contraindre le Premier ministre Pedro Passos Coelho a remanier son équipe, estime Público,

Macedo, éclaboussé par l’éclatement, jeudi, de l’affaire dite des “visas dorés”, affirme vouloir “défendre le gouvernement” et nie être intevenu dans l’attribution de visas de complaisance à des gros investisseurs, ajoute le quotidien lisboète, selon lequel il

a déclaré que son autorité de ministre était diminuée avec l’implication de certains proches dans l’enquête en cours sur des cas présumés de corruption dans l’attribution des “visas dorés”.


presseurop.eu | 17-nov.-2014 09:52

Luxleaks : Juncker strikes back
Jean-Claude Juncker, mis en cause pour son rôle dans le « Luxleaks », en convient : l’évasion fiscale, qui permet aux entreprises d’échapper en grande partie à l’impôt, « ne...
bruxelles.blogs.liberation.fr | 14-nov.-2014 19:09

Crise en Ukraine : Kiev se prépare à une “vaste offensive” russe

L’Ukraine mobilise ses troupes et demande l’aide de l’Union européenne, face à l’offensive militaire russe qui semble se préparer dans l’est du pays, rapportent le Kyiv Post et EUobserver ce 14 novembre.

Le Kyiv Post écrit que l’Organisation it pour la sécurité et la coopération en Europe et l’OTAN ont toutes deux observé des armes et des troupes traverser la frontière russo-ukrainienne dans la région du Donbass. Il s’agit, selon le gouvernement ukrainien, d’une “violation des accords de cessez-le-feu signés le 5 septembre à Minsk”. En réponse, l’Ukraine aurait

mobilisé et équipé les réserves et [acheté] pour plus de 52 millions d’euros d’armes et de matériel militaire rien que la semaine dernière.

L’ambassadeur de l’Ukraine auprès de l’Union européenne a mis en garde l’UE au sujet d’”une nouvelle offensive à grande échelle contre l’intégrité territoriale de l’Ukraine” dans une lettre révélée par EUobserver, où “il demande à l’Union d’exercer ‘une pression diplomatique’ sur Moscou afin qu’elle revienne à la table des négociations modérées par les Etats-Unis et l’UE” et d’imposer “‘une nouvelle vague’ de sanctions préventives, comme l’ajout de nouvelles personnalités russes sur leur liste noire et de faire grimper le ‘coût économique’ […] des agissements russes”.

Même si “La Russie dément catégoriquement” l’accusation d’avoir envoyé des troupes en Ukraine, tout en ayant déployé 8 000 soldats le long de la frontière ukrainienne, Bernard Guetta estime sur France Inter que “ce démenti est difficilement crédible” :

Il n’est […] pas déjà certain qu’une offensive soit imminente. C’est le plus probable, et de loin, mais il est aussi possible que Vladimir Poutine ne montre ses muscles que pour arracher des concessions à l’Ukraine, à l’Union européenne et aux Etats-Unis.

Dans EUobserver toutefois, le militant pro-occidental ukrainien Roman Sohn affirme que les Occidentaux payent à présent le prix d’avoir ignoré “que la Russie s’est lentement transformée à nouveau en un pays totalitaire”. Et accuse :

L’avidité aveugle de l’Europe, qui a fait passer les intérêts économiques devant les principes de liberté ont contribué à nous mener où nous sommes aujourd’hui : au bord de la guerre en Europe.


presseurop.eu | 14-nov.-2014 15:47

Affaire Luxembourg Leaks : “Cet homme est inapte à diriger l’Europe”

Il y a quelques années, The Economist avait expliqué pourquoi il estimait que Silvio Berlusconi était inapte à diriger l’Italie, puis à diriger l’Europe. L’Espresso s’en est inspiré pour affirmer à son tour que, suite à l’affaire dite “Luxembourg Leaks” ou “LuxLeaks” sur l’évasion fiscale au Luxembourg, “dans une Europe normale, Jean-Claude Juncker devrait donner sa démission”.

Pour l’hebdomadaire italien en effet l’ancien Premier ministre luxembourgeois,

le notaire de la rigueur budgétaire, n’est pas apte à diriger la Commission européenne. C’est la conséquence des révélations sur LuxLeaks. […] S’il avait vraiment à cœur la crédibilité et le maintien des chancelantes institutions européennes, il devrait se retirer. […] Si celui qui doit contrôler les paramètres qui maintiennent l’unité d’une communauté de 500 millions d’habitants s’est révélé un habile manipulateur de l’intérêt d’une seule nation, tout risque de sauter. Adieu Maastricht […] et adieu à cette idée d’Europe solidaire et juste, où un citoyen du Péloponnèse et un des Flandres se sentent titulaires des mêmes droits et des mêmes devoirs.


presseurop.eu | 14-nov.-2014 15:19

Visas dorés au Portugal : “Deux cents policiers fouillent les ministères et arrêtent le directeur du SEF et des hauts fonctionnaires de la justice”

Le directeur du Service des étrangers et des frontières (SEF), Manuel Jarmela Palos, et le président de l’Institut des registres et du notariat (IRN), António Figueiredo, ont été arrêtés le 12 novembre dans le cadre d’une enquête sur la concession illégale de visas dorés", rapporte Público ce 14 novembre.

La politique des "visas dorés" permet de délivrer des visas de résidence dans l'espace Schengen aux investisseurs étrangers à certaines conditions.

Lors de l’opération, qui a mobilisé 200 inspecteurs de la police judiciaire de plusieurs régions du pays, onze personnes soupçonnées d’avoir perçu des pots-de-vin en échange de l’octroi de visas ont été arrêtées.

Le journal rapporte également que "la police a déjà effectué 60 perquisitions au sein des ministères de la Justice, de l’Intérieur et de l'Environnement […] et saisi une centaine de documents". Plusieurs hauts fonctionnaires devraient également faire l’objet d’une enquête criminelle.


presseurop.eu | 14-nov.-2014 11:05

Evasion fiscale : “Juncker : ‘Je ne suis pas l’ami du grand capital’”

Après un silence de sept jours, Jean-Claude Juncker s’est enfin exprimé sur l’affaire ”Luxembourg Leaks”, rapporte Le Soir. Le président de la Commission européenne a reconnu qu’il était “politiquement responsable de ce qui s’est passé à l’époque au Luxembourg”. En même temps, il a souligné qu’il n’y aura plus d’exception luxembourgeoise et que les grandes entreprises devront contribuer elles aussi à l’effort collectif.

Le quotidien salue cette initiative car malgré les erreurs de communication de l’ancien Premier ministre luxembourgeois, resté trop longtemps muet sur ce sujet, il a “corrigé immédiatement le tir” et “formidablement rebondi hier”. Le Soir précise qu’

à un président qui semblait fuir la presse mais surtout ses responsabilités – ce qui était suicidaire au début d’un mandat crucial pour l’Europe – a succédé le président attendu : déterminé, lucide, direct, qui agit tout en mettant chacun face à ses responsabilités.


presseurop.eu | 13-nov.-2014 11:43

Transport ferroviaire : Terminus pour les trains de nuit ?

Les trains de nuit, qui ont vu s’initier au voyage des générations de jeunes européens  — quelqu’un se rappelle du célèbre pass Interrail ? — pourraient bien ne plus être qu’un souvenir. Le magazine axé sur l’économie et l’écologie Terra eco rappelle en effet que, ces derniers temps, plusieurs compagnies ferroviaires ont décidé de fermer leurs lignes nocturnes en Europe :  

En décembre dernier, Elipsos a décidé de supprimer son offre entre la France et l’Espagne. Puis celle entre la Suisse, l’Espagne et l’Italie.

Au début du mois d’octobre, l’International Railway Journal annonçait que Deutsche Bahn, la compagnie des chemins de fer allemande et l’un des plus grands opérateurs de trains de nuit, supprimait elle aussi ses trains nocturnes entre la France et l’Allemagne et ceux entre la Suisse, l’Allemagne et le Danemark.

Les causes de toutes ces fermetures ? Le manque de rentabilité de cette activité concurrencée par le low-cost aérien ; la vétusté du matériel – un renouvellement serait très coûteux - ; les frais de gestion ; les problèmes d’interopérabilité… Mais aussi la législation européenne du rail et la libéralisation du secteur. L’International Railway Journal explique ainsi que

tandis que la Commission européenne investit des milliards d’euros dans l’aménagement des infrastructures ferroviaires transfrontalières, les liaisons internationales s’étiolent doucement, en l’absence d’une vision commune pour maintenir leur fonctionnement. Cela va à l’encontre de la politique de l’UE sur le transfert modal et les réductions d’émissions de CO2 car les passagers du rail sont obligés de privilégier l’avion sur les courtes distances.

Pour la revue, remédier à cette mort des trains de nuit en Europe, qui disposent d’un “énorme potentiel touristique” nécessiterait une “vision d’avenir commune”. Mais aussi que les entreprises ferroviaires trouvent “des moyens plus pragmatiques de remplir chaque couchette”, en proposant par exemple des “services à forte valeur ajoutée comme des compartiments haut de gamme, des promotions et des réservations simplifiées”.

Pour le moment, note Terra eco, seul Thello, semble tirer son épingle du jeu :

selon son directeur général Albert Alday, “Le Paris-Milan-Venise (exploité jusqu’en 2010 par Artesia), accueillait 200 000 passagers par an avant notre arrivée. Dès 2012, nous sommes passés à 300 000. En 2014 nous allons atteindre au moins les 340 000 passagers.

Dans le magazine français, l’économiste Yves Crozet rappelle toutefois que “la ligne de nuit relancée par Thello entre Paris-Venise est bien particulière, romantisme oblige”. Et prédit que ces trains vont devenir un produit de niche ou de luxe : “Ils appartiennent au passé, comme les bateaux qui traversaient l’Atlantique”.


presseurop.eu | 13-nov.-2014 10:00

Tourisme social : La décision de la Cour “n’est que justice”

“La Cour de justice européenne sanctionne le ‘tourisme social’”, titrent Les Echos, qui rappellent que la Cour avait été saisie par une Roumaine, Elisabeta Dano, “qui vit avec sa fille chez sa sœur à Leipzig depuis 2010 et s’est vue refuser les aides sociales par l’Agence pour l’emploi”. Le quotdien ajoute que

La question du tourisme social s’est […] invitée dans le débat européen depuis près de deux ans. Première concernée, la Grande-Bretagne puisqu’il s’agit d’un des principaux angles d’attaque d’un David Cameron clamant renégocier les conditions d’appartenance de la Grande-Bretagne à l’Union Européenne. Mais au delà, l’Allemagne, les Pays-Bas ou l’Autriche ont eux aussi dans un passé récent émis des critiques contre les migrants européens profitant de leurs systèmes sociaux. De son côté, la Belgique a déjà procédé à des expulsions de certains immigrés de l’Union, qui étaient demandeurs d’emplois et donc considérés comme une “charge déraisonnable” pour le pays, soit un motif très comparable à celui invoqué par la Cour de Justice européenne.

Die Welt titre “Les autorités ont le droit de refuser l’allocation Hartz-IV aux citoyens européens” et juge que la décision est “juste”, en soulignant que

comme auparavant, les citoyens européens ont le droit de chercher du travail partout en Europe ; et, s’ils perdent leur travail, ils ont le droit aux aides sociales dans l’Etat dans lequel ils ont travaillé. Ce n’est que justice. Il serait injuste cependant, si les pays riches du nord devaient de fait assumer le rôle des services sociaux de l’Union. Les juges de la Cour de justice de l’Union européenne ont sanctionné ce principe au niveau juridique.

Pour The Daily Telegraph, “les touristes sociaux européens risquent d’être renvoyés dans leur pays natal après cet arrêt historique”. Le quotidien rappelle que le sujet est au centre du débat politique au Royaume-Uni. Il précise qu’

avec cette décision de la Cour de Justice de l’Union européenne, David Cameron a le vent en poupe. Le premier ministre britannique a salué cet arrêt en le qualifiant de “pas dans la bonne direction” et de “bon sens”. M. Cameron a promis de limiter de manière significative l’immigration et d’être ferme sur le “tourisme social”, alors qu’il a proposé un référendum sur l’adhésion du Royaume-Uni à l’UE.


presseurop.eu | 12-nov.-2014 11:29

Fluctuation du rouble : Dégringolade
Cicero, Berlin – Cartoon. Voir en entier .
presseurop.eu | 11-nov.-2014 12:21

Frontière Ukraine-Russie : Un nouveau mur en Europe

Vingt-cinq ans après la chute du Mur de Berlin, une nouvelle frontière physique et militarisée est en construction, alimentée par des divisions idéologiques et politiques, en partie financée en partie par l’Union européenne.

The Daily Beast rapporte que le gouvernement ukrainien envisage de construire un mur de 2 000 km le long de la frontière avec la Russie :

du moins en théorie, il devrait garder Moscou à l’extérieur et les sécessionnistes à l’intérieur. Les défenses devraient inclure un mur en acier, en plus des miradors, des tranchées et d’un no-man’s land protégé par des barbelés le long de la longue frontière commune entre les deux pays.

Le Premier ministre ukrainien Arseni Iatséniouk a baptisé le mur “la frontière orientale de l’Union européenne”, estimant que l’existence d’une frontière certaine est la condition essentielle pour “l’obtention d’un régime de libre circulation avec l’UE”, note Censor.net.

D’après The Daily Beast Iatséniouk a affirmé que “l’UE a déjà prévu 16 millions d’euros” pour le projet, alors que le maire de Kiev, Vladimir Klitschko aurait demandé

l’aide et l’expertise allemande pour la construction du mur alors qu’il se trouvait à Berlin, au début du mois. Sa demande inhabituelle a provoqué l’étonnement en Allemagne, où le souvenir du Mur de Berlin est encore présent.

L’ironie de la demande de Klitschko n’a pas échappé au dramaturge britannique David Edgar. A l’occasion des commémorations pour les 25 ans de la chute du Mur, il écrit dans The Guardian qu’

une nouvelle ligne de fracture politique entre une élite urbaine, ouverte, libérale et une classe ouvrière de plus en plus conservatrice socialement mais toujours favorable à l’Etat-providence est apparue pour la première fois en Ukraine lors de la “Révolution orange” de 2004 contre les élections truquées “remportées” par Viktor Ianoukovitch. Au début de cette année, le soulèvement de Maïdan a méné les partis d’extrême droite Svoboda et Pravy Sektor à entrer dans le gouvernement post-révolutionnaire. A présent, le président Petro Poroshenko a annoncé son plan de construction d’un mur le long de la frontière orientale de l’Ukraine, qui va coûter plus de dix fois l’actuel budget de la défense du pays et qui devra être bâti par les Allemands.


presseurop.eu | 11-nov.-2014 10:44

Catalogne : “Après le 9 novembre, rien ne sera plus pareil”

Selon les résultats officiels, 2 236 000 votants se sont exprimés, soit 35,7% des inscrits. Parmi eux, 80,76% ont répondu “oui” aux questions “Souhaitez-vous que la Catalogne soit un Etat ? Et si oui, souhaitez-vous qu'il soit indépendant ?”.

A Barcelone, El Periódico, qui titre à la Une sur le “Plein souverainiste”, affirme que

le 9-novembre n’aura rien décidé, pourtant, après le 9-novembre, rien ne sera plus pareil. […] La Catalogne qui veut être consultée — avec toutes les garanties — sur son avenir est encore debout et avance. Et elle exige une réponse. La stratégie du silence du gouvernement s’est révélée stérile, de même que celle de l’interdiction et du mépris.

Un 9-novembre massif réclame une issue politique” titre, toujours à Barcelone, La Vanguardia, selon laquelle, cette “mobilisation sans précédents marque un point de non retour politique. Dans les relations entre le gouvernement régional catalan et le gouvernement central”. Le président de la région, Artur Mas, a en effet

sommé une nouvelle fois au Premier ministre espagnol d’“affronter de manière définitive la question catalane”. [ Ce dernier a affirmé] que la journée est “inutile” et qu’elle n’aura “aucune répercussion”. Répercussion juridique, non, mais la cinquième mobilisation de masse en cinq ans pousse irrémédiablement à abandonner l’immobilité politique.

C’est ce sur quoi met l’accent également El País, en titrant “Mas : à présent, le référendum ‘définitif’” et estime que le moment est venu pour Mas et le Premier ministre Mariano Rajoy de “retourner à la table*” des négociations :

Les deux exécutifs doivent désormais se donner un plan, une méthode et un calendrier souple pour identifier les grandes questions susceptibles de reformes décisives (pouvoirs, financement, langue,…) qui puissent être à la base d’une solution crédible, partagée et durable.

A Madrid, le conservateur ABC, qui titre à la Une “Farce et désobéissance”, critique l'inaction du gouvernement de Mariano Rajoy pour empêcher le referendum, déclaré illégal par la Cour constitutionnelle :

Les bases et conditions de toute possible nouvelle étape de dialogue entre les deux administrations devraient avoir été définies par le gouvernement central à travers l’exercice ferme des mécanismes constitutionnels de protection de l'intérêt general. Ce n'a pas été le cas.[...] En Espagne, ne pas respecter la Constitution, c’est gratuit.


presseurop.eu | 10-nov.-2014 09:45

Economie : Un nouveau mur
Cartoon movement, Amsterdam – Cartoon. Voir en entier .
presseurop.eu | 10-nov.-2014 07:59

"Luxleaks": le bal des hypocrites
S’il existait un concours Eurovision de l’hypocrisie fiscale, les Vingt-huit pourraient tous prétendre à la victoire. Car « l’optimisation » fiscale, qu’on la juge morale ou non, n’est nullement l’apanage...
bruxelles.blogs.liberation.fr | 09-nov.-2014 11:03

25 ans de la chute du mur de Berlin : L’Allemagne, toujours divisée ?

25 ans après la chute du mur de Berlin, un certain 9 novembre 1989, où en est l’Allemagne ? À quel point la plus grosse économie de l’Europe est-elle divisée ?

“Dans l’euphorie qui a suivi la chute du mur de Berlin en 1989, l’Allemagne s’est rapidement employée à effacer les cicatrices de sa division résultant de la guerre froide. Mais l’héritage de l’Allemagne de l’Est demeure visible dans les statistiques”, écrit Die Zeit, illustrant ces propos par des informations statistiques, des cartes et des graphiques.

Dans un post de blog en lien avec cet article, le journaliste de Die Zeit Fabian Moor écrit ainsi que –

La frontière existe toujours. Elle se trouve presque exactement au même endroit que quand elle existait en réalité. L’Allemagne est toujours divisée en deux. Aujourd’hui encore, 25 ans après la fin de la séparation imposée, il existe un déséquilibre démographique et économique, et les habitudes de vie sont aussi très différentes. [...] Les sèche-linge ? Ils sont populaires à l’Ouest, mais quasi inexistants à l’Est. Posséder une arme ? Un Allemand de l’Est n’en voit pas l’intérêt.

Ainsi, en ex République démocratique allemande (RDA), le revenu disponible par habitant est toujours considérablement inférieur à celui de l’ancienne République fédérale allemande (RFA). Inversement, les fermes sont bien plus grosses en ex RDA qu’en ex RFA. Die Zeit note aussi que les choix de destination pour les vacances divergent entre les habitants de l’ex RDA et de l’ex RFA. Le journal remarque également que –

Les Allemands de l’Est mettent leurs enfants à la garderie, et les font vacciner chaque année contre la grippe. Que la population est-allemande et plus âgée. Car de nombreux enfants de la réunification ont cherché fortune à l’Ouest et y sont restés.

Néanmoins, le raisonnement selon lequel l’Allemagne est divisée est de plus en plus contesté. Ainsi, toujours dans Die Zeit, le journaliste Steffen Dobbert estime “que les comparaisons Est-Ouest sont superflues [...] Il n’y a plus de mur en Allemagne, ni dans les têtes des jeunes générations”. Et d’ajouter –

Dans quelques années, les ‘Ossies’ [terme péjoratif pour désigner les Allemands de l’Est] disparaîtront – si les médias le permettent. Nombreuses sont les personnes à se considérer davantage comme des Allemands que comme des Allemands de l’Est ou de l’Ouest. Je m’interroge juste : quand cette réalité va-t-elle pénétrer dans les salles de rédaction des télévisions, des journaux et des sites internet ?

La télévision publique BR a récemment compilé plusieurs sondages portant sur l’Allemagne de l’Est et de l’Ouest. Ceux-ci montrent que –

Selon une étude récente réalisée par Infratest dimap, 75% des Allemands de l’Est ont une vision positive de la réunification ; à l’Ouest, seule la moitié de la population estime que la réunification a plus d’avantages que d’inconvénients [...] La bonne nouvelle : les clichés Est-Ouest ne sont pas héréditaires. Deux tiers des 14-29 ans refusent les préjugés de leurs parents.

Dans leur désir de trouver l’ancien mur de Berlin, mes collègues du *Zeit Online sont même partis à la recherche des ‘Ronny’”, écrit Steffen Dobbert. Car, rappelle-t-il, *“Ronny était le prénom le plus populaire donné aux enfants entre 1975 et 1983 en RDA.” Or actuellement, la proportion de “Ronny” sur Facebook est plus importante dans l’ancienne Allemagne de l’Est –

J’ai un ami qui s’appelle Ronny. Quand je lui ai parlé de la carte, il a dit : ‘C’est logique, la plupart des Ronny vivent où ils sont nés. Mais cela ne veut pas dire que la RDA existe toujours !’ Puis il m’a demandé ce qu’il faudrait qu’il arrive pour que nous célébrions l’anniversaire de la réunification sans avoir à chercher les Ronny. ‘Peut-être que toi et les autres Ronny devriez déménager à l’Ouest’, lui ai-je répondu.

Pour Die Zeit,

Un des seuls endroits où la division du pays issue de la guerre froide est toujours visible, c’est l’ancienne frontière intérieure allemande. Les tours de guet et les murs ont disparu, mais la ligne de démarcation est toujours là. Est-ce une mauvaise chose ? Toutes les différences doivent-elles être recouvertes de plâtre et toutes les cicatrices effacées ?

A Berlin, 8 000 ballons blancs ont été placés le long du tracé du mur afin de le rendre à nouveau visible à l’occasion des commémorations officielles.


presseurop.eu | 07-nov.-2014 23:49

Luxembourg Leaks : Mauvais départ pour Juncker

C’est un “mauvais départ pour l’ère Junckerécrit Gazeta Wyborcza, alors que l’ancien Premier ministre et ministre des Finances luxembourgeois Jean-Claude Juncker est sur la sellette après la publication, le 6 novembre, des “LuxLeaks”, une enquête journalistique sur l’optimisation fiscale au Luxembourg.

Selon l’éditorialiste Tomasz Bielecki, le nouveau président de la Commission européenne —

doit faire face à présent à deux problèmes. Le premier, c’est de faire taire les doutes sur un éventuel conflit d’intérêts. L’enquête sur l’”optimisation fiscale” sera menée par la commissaire à la Concurrence, la danoise Margrethe Vestager, mais c’est le collège des 28 commissaires qui devront décider de l’application d’éventuelles sanctions, voire du versement des taxes qui n’auraient pas été payées par certaines sociétés. [...] Juncker ne craint-il pas d’être juge et partie ? […] Son second problème est plus difficile à résoudre, car le Luxembourgeois est à la tête d’un “gouvernement” qui a prôné l’austérité et défend pour le moins la stricte discipline budgétaire comme recette contre la crise. Lorsque les citoyens ordinaires et les PME souffrent sous le poids des économies, les multinationales et le Luxembourg jonglent avec les règles en matière fiscale. […] Ça sera difficile à avaler pour des Européens desquels Juncker a dit de vouloir être plus proches.

Rzeczpospolita, qui titre sur "Le paradis fiscal de Juncker", note pour sa part que, lors de sa première conférence de presse, Juncker “a promis qux journalistes de ne pas leur parler que des succès, mais aussi qu’il allait se défendre contre les accusations”. Et ses promesses

n’ont pas passé le test de la première crise. Il n’a pas rencontré les journalistes lors de la conférence de presse quotidienne hier et il a annulé sa participation à un événement prévu pour jeudi.

Dans un autre article, Jędrzej Bielecki affirme péremptoire :

Ce qu’il pourrait faire de mieux à ce stade, c’est de présenter sur le champ sa démission.


presseurop.eu | 07-nov.-2014 12:17

Zone euro : “1 000 milliards d’euros pour sauver la croissance européenne”

La BCE est prête à injecter des sommes massives” dans le système bancaire européen pour relancer la croissance et combattre la déflation dans la zone euro, écrit Les Echos, après l'annonce faite le 6 novembre à Francfort par le président de l'institution, Mario Draghi. Une décision, considère le quotidien économique français, qui est “une bouffée d’oxygène bienvenue”, après les mauvais résultats montrés par les économies des pays de la zone euro dans les derniers mois et qui arrive parmi des rumeurs sur des dissensions internes- notamment du coté allemand- au sein de la BCE :

le président de la banque centrale a remis hier de l’ordre et fait la démonstration de l’unité et de la préparation du conseil à agir davantage si nécessaire.


presseurop.eu | 07-nov.-2014 10:22

Luxembourg : Enquête sur le “premier paradis fiscal du monde”

Le système fiscal luxembourgeois prive des gouvernements autour du monde “des milliards d’euros de recettes fiscales” grâce aux accords secrets avec de milliers de multinationales peu présentes dans le petit pays européen, révèle Le Monde, qui publie une longue enquête réalisée en partenariat avec une quarantaine de médias internationaux et le collectif américain International Consortium of Investigative Journalists.

Menée sur la base de 28 000 pages d’accords secrets signés entre le Grand-Duché et 340 grandes entreprises, parmi lesquelles Amazon, Apple, Deutsche Bank et Ikea, l’enquête a révélé notamment que

ces groupes réalisent des milliards d’euros d’économie chaque année grâce à la création d’une holding ou d’une filiale au Luxembourg avec très peu d’activités et de salariés. […] Toujours stratégiques, ces opérations visent un but unique : acquitter l’impôt le plus faible possible, sinon obtenir une exonération totale.

Les dispositifs fiscaux “sont légaux, mais jugés nocifs”, note le quotidien français, qui ajoute que

la Commission européenne enquête, depuis juin, sur les pratiques d’un pays qui a bâti un régime fiscal sur mesure pour ces grands groupes, dérogatoire du droit commun. Elle estime que les avantages accordés à certaines entreprises sont potentiellement assimilables à des aides d’Etat illégales.

De même, Luxemburger Wort note que les révélations arrivent “à un moment particulièrement inconfortable” pour le nouveau président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, qui “a présidé sur les affaires fiscaux du Luxembourg pendant deux décennies” en tant que ministre des Finances et premier ministre. Avec une enquête européenne déjà en cours concernant les régimes fiscaux negociés pour Amazon et Fiat alors qu’il était à la tête du gouvernement, Juncker a répondu aux révélations

en disant qu’il avait “ses idées” et qu’il ne ferait rien pour empêcher l’enquête de la Commission “car je trouverais cela indécent”.

Mais le journaliste Richard Brooks, pour qui le Grand-Duché “doit son statut du premier paradis fiscal du monde à sa place au cœur de l’Europe”, explique à The Guardian que les enquêtes —

ne concernent toutefois que des éventuelles accords avantageux destinés à certains groupes, alors que le grand problème, c’est que le Luxembourg offre des allégements fiscaux majeures à toutes les grandes entreprises, sous condition qu’elles ont suffisamment d’argent.

A Varsovie, Gazeta Wyborcza conclut pour sa part que

L’enquête “Luxembourg Leaks” dévoile un nombre de “contrats fiscaux” luxembourgois tellement important que les contribuables européens auront du mal à avaler la pilule. D’autant plus qu'ils doivent se serrer la ceinture depuis quelques années.


presseurop.eu | 06-nov.-2014 14:25

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