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Actualité

Référendum en Ecosse : Les Ecossais disent non à l’indépendance

Au terme d’un référendum historique, le 18 septembre, les Ecossais ont choisi de rester dans le Royaume-Uni. Le “non” à l’indépendance l’a donc emporté, et ce par 55,3% des voix.

En réaction à ce résultat, le quotidien de Glasgow The Herald a tenu à mettre l’accent sur le fort taux de participation à ce référendum : 84,5 %. Soit un record au Royaume-Uni. Pour le journaliste Andrew McKie, “le taux de participation en lui-même est une victoire pour l’Ecosse" :

Le résultat est décisif, assez pour éviter pendant une génération tout retour sur le sujet. [Mais] à une condition. Il faut conférer davantage de pouvoirs à Holyrood [le Parlement écossais]. [...] L’Ecosse peut être fière d’avoir conduit un débat, qui, en grande partie, a évité la politique politicienne [...] et mobilisé des personnes qui n’avaient jusqu'alors jamais pris part à la vie politique.

De son côté, The Scotsman, qui avait fait campagne pour le non, estime que le référendum prouve que “lorsque les circonstances sont favorables, la politique peut enthousiasmer et motiver”. Pour le quotidien, le fait d’avoir permis aux jeunes de 16 et 17 ans de voter est une grande leçon pour améliorer l’engagement démocratique —

Ce qui était clair [...] c’était l’énergie et l’enthousiasme avec lequel ce groupe a saisi cette occasion de prendre part à la conversation nationale [...] C’était ridicule que ces jeunes aient la possibilité de travailler, de payer des impôts, de se marier, de divorcer, d’intégrer l’armée, mais pas de participer au processus de décision du pays. Il est temps que cela soit étendu à d’autres élections.

New Statesman revient sur la réaction du chef de file des indépendantistes écossais, Alex Salmond, qui, concédant la défaite, a déclaré que l’Ecosse avait décidé, “à ce stade”, de ne pas devenir indépendante. Pour le journal, c’est,

Une référence à peine masquée à un “neverendum” [un référendum sans fin], redouté par les Unionistes. Le résultat étant plus proche que celui qui avait été prédit il y a deux ans, Salmond a estimé qu’il y avait un potentiel en vue d’un second vote dans un futur proche.

Le Times rapporte quant à lui les propos du Premier ministre britannique David Cameron, qui a déclaré que le vote avait tranché le débat “peut-être pour toute une vie”. De surcroît, écrit le journal,

Le Premier ministre a indiqué qu’il veillerait à ce que la promesse de transférer des pouvoirs au niveau fiscal et en matière de protection sociale serait pleinement respectée, et que des propositions seraient faites en novembre. [...]

Pour les Unionistes anglais, la victoire du non suppose de reconnaître que de telles concessions doivent être faites. “Dieu merci mon pays est toujours intact”, commente Daniel Hannan dans le quotidien conservateur The Daily Telegraph. Selon Hannan, conférer davantage de pouvoirs à l’Ecosse est inévitable.

Pas seulement parce que tous les partis l’ont promis, mais parce qu’il n’y pas d’autre moyen d’unir les deux parties. L’autonomie de l’Ecosse aura par la suite des implications dans les trois autres parties du pays, contraignant à une dévolution massive.

En Catalogne, où ce référendum a été suivi de près, le résultat fait aussi réagir. Pour Enric Hernández, directeur du quotidien barcelonais El Periódico,

Le cauchemar d’un effet domino, qui toucherait la Catalogne, la Flandre, la Corse ou la Padanie, empêche de dormir nombre de chancelleries. Le miroir écossais dans lequel se reflète avec une saine envie l’indépendantisme catalan a aussi son envers. L’inquiétude semée dans toute l’Europe par ce référendum renforce les anticorps des Etats face à toute tentative sécessionniste. L’Espagne et son Premier ministre, Mariano Rajoy, prendront bonne note du précédent créé par David Cameron, mais plutôt pour renforcer leur conviction qu’on ne joue pas avec l’unité de la patrie.


presseurop.eu | 19-sept.-2014 15:48

Ecosse: quitter Londres, est-ce quitter Bruxelles?
Une Écosse indépendante devra-t-elle négocier, en tant que nouvel État, son adhésion à l’Union européenne ? La réponse n’est rien moins qu’évident tout simplement parce qu’il n’y a aucun précédent...
bruxelles.blogs.liberation.fr | 19-sept.-2014 01:00

A la une

Voici notre sélection des Unes du jour sur le référendum sur l'indépendance en Ecosse.


presseurop.eu | 18-sept.-2014 13:13

La Commission Juncker sur le gril parlementaire
Dommage que l’Assemblée nationale n’auditionne pas préalablement les ministres au lieu de laisser le Président de la République agir selon son bon plaisir : cela aurait peut-être évité à la...
bruxelles.blogs.liberation.fr | 18-sept.-2014 00:44

Référendum en Ecosse : Ecosse-Catalogne, même combat ?

Le 18 septembre, les Ecossais vont décider s’ils veulent être indépendants du Royaume-Uni ou pas. Le référendum sera suivi avec une attention particulière en Espagne, et notamment en Catalogne : le gouvernement de Barcelone, mené par les nationalistes catalans, a en effet prévu d’organiser un référendum sur l’indépendance de la région pour le 9 novembre. Le gouvernement central estime que la consultation est illégale et la Cour constitutionnelle devrait très probablement l’invalider, ce qui marque une première différence — et non des moindres — avec le référendum écossais, négocié avec le gouvernement britannique et dont ce dernier a déjà dit qu’il reconnaîtrait le résultat.

Entre les deux consultations, “*les différences sont beaucoup plus importantes que les similitudes”, à la fois sur la forme et sur le fond, note à ce sujet dans El País l'écrivain Javier Cercas :

Au Royaume-Uni, il y un débat assez serein et rationnel, où les arguments sont échangés ; en Espagne, l’échange n’est que cris, mensonges et attaques personnelles, dans un climat hystérique qui n’exclut pas seulement les menaces, mais aussi tout effort pour comprendre celui qui n’est pas d’accord. Il n’est pas anecdotique non plus qu’en Ecosse, à l’inverse de la Catalogne, les médias soient dominés par les partisans de l'Union.

D’après Cercas, les différences entre les deux situations sont essentiellement dues à leur culture politique respective :

L'Ecosse a bâti sa propre culture politique, différente de celle du reste du Royaume-Uni. Alors qu'en Angleterre, le néolibéralisme dominait, en Ecosse, un système social-démocrate s’est imposé, au point que les Conservateurs ont du mal à exister en tant que force parlementaire ; autrement dit, la culture politique écossaise, solidement ancrée en Europe, cherche à rapprocher l'Ecosse au modèle scandinave, alors que la culture britannique, de plus en plus eurosceptique, cherche à assimiler le Royaume-Uni au modèle américain. Pour cette raison, pour beaucoup d'écossais, l'indépendance représente l’opportunité crédible de suivre un chemin différent et meilleur. Y-a-t-il quelque chose de pareil en Catalogne ? Nous autres les Catalans avons-nous développé une culture politique différente et meilleure que celle espagnole ? En Espagne, il y a eu 21 ans de gouvernements sociaux-démocrates ; en Catalogne, à peine sept. Les coupes budgétaires du [président du gouvernement régional, Artur] Mas sont au moins aussi drastiques que celles [du Premier ministre espagnol conservateur Mariano] Rajoy. [...] Bref, la culture politique catalane est identique à celle espagnole, seulement corrigée et augmentée. Existe-t-il une possibilité de construire un pays différent et meilleur avec la même culture politique ? A vous de répondre.


presseurop.eu | 17-sept.-2014 23:46

Ukraine : Bonne prise
Het Financieele Dagblad, Amsterdam – Cartoon. Voir en entier .
presseurop.eu | 17-sept.-2014 17:14

UE-Ukraine : “Bruxelles et Kiev ratifient l’accord d’association”

Le 16 septembre, le Parlement européen et le Parlement ukrainien ont ratifié simultanément et tous deux à une très large majorité l’accord d’association UE-Ukraine, rapporte la Frankfurter Allgemeine Zeitung.

Le volet économique de l’accord entrera en vigueur après le 31 décembre 2015, précise le quotidien allemand, selon lequel d’ici-là,

les parties devront trouver une solution aux objection du gouvernement russe à l’accord, ou faire face à de nouveaux conflits.


presseurop.eu | 17-sept.-2014 11:07

Référendum en Ecosse : Les coûts et les bénéfices de l’indépendance

Selon le prix Nobel d’économie Joseph Stiglitz, il ne faut pas craindre que l’Ecosse devienne indépendante, car elle aurait à certainement un coût à payer, mais elle en tirerait également des bénéfices. Dans un éditorial publié dans The Scotsman, Stiglitz affirme qu’”il n’y a, en fait, que très peu de motifs pour justifier les craintes qui ont été avancées”.

D’abord, Stiglitz n’a pas de doutes sur le fait qu’une Ecosse indépendante “continuera de faire partie de l’Europe”. Il estime également que la question de la monnaie “n’a pas lieu d’être” :

Il y a plusieurs accords sur la monnaie qui peuvent marcher. L’Ecosse peut continuer à utiliser la livre sterling — avec ou sans le consentement de l’Angleterre. […] Puisque les économies de l’Angleterre et de l’Ecosse sont si semblables, une monnaie commune devrait marcher bien mieux que l’euro — même sans une politique fiscale commune.

La question fondamentale à laquelle l’Ecosse doit faire face est différente”, écrit Stiglitz :

Il est clair qu’il y a, en Ecosse, plus qu’une vision et des valeurs partagées — une vision du pays, de la société, de la politique, du rôle de l’Etat ; des valeurs comme la justice, l’équité et l’opportunité. […] La vision et les valeurs écossais sont différents de ceux qui sont devenus dominants au sud de la frontière [en Angleterre]. En Ecosse l’Université est gratuite pour tout le monde ; l’Angleterre se dirige vers des frais d’inscription toujours plus élevés, obligeant les étudiants dont les parents ont moins de moyens à s’endetter. L’Ecosse a réaffirmé à plusieurs reprises son attachement au système de santé publique national ; l’Angleterre va vers une privatisation croissante.

Ainsi, conclut Stigliz, “l’indépendance peut avoir ses coûts — même si ceux-ci doivent encore être prouvés de manière convaincante ; mais elle aura aussi ses bénéfices” : l’Ecosse pourra décider où investir et comment “récupérer davantage des recettes provenant de la taxation”. La question la plus difficile que l’Ecosse doit affronter est plutôt

de savoir si l’avenir de l’Ecosse — sa vision et ses valeurs partagées, qui se sont démarquées toujours plus de celles qui dominent au sud de la frontière — seront mieux réalisées à travers l’indépendance.

La question principale étant, rappelle Stiglitz, ce qui se passerait “si l’Ecosse restait dans le Royaume-Uni et que celui-ci quittait l’UE”. Selon lui, “les inconvénients seraient à tout point de vue immensément plus importants”.


presseurop.eu | 17-sept.-2014 10:29

A Edimbourg, un automne passionné et passionnel

Blog

18 septembre. Référendum en Ecosse sur la sortie ou non du Royaume-Uni. Un geste surveillé de près et attendu, pour la jurisprudence, par la Catalogne, par une partie de la Transylvanie, par toutes les petites et grandes régions qui rêvent d'autonomie. Quelle que soit la forme.

"Il y a quelques pays qui, par un heureux concours de circonstances... littéraires, obtiennent une nouvelle identité". Je n'aurais jamais cru si bien être capable alors, à l'automne 2012, de prédire le sort futur de l’Écosse. J'avais atterri, par un hasard géographique, à Édimbourg pour une semaine, en ce mois de novembre, pluvieux mais superbe – car leurs arbres revêtent en automne les couleurs de nos chênes de Transylvanie, je me sentais ainsi chez moi – se prêtait au... travail collatéral.

J'ai donc demandé au rédacteur en chef du principal journal écossais, The Scotsman, une réunion collégiale. Une chose en entrainant une autre, je lui ai demandé ce qu'il pensait des allégations du Premier ministre écossais Alex Salmond concernant la future indépendance de l’Ecosse. Il a souri dans sa barbe (rousse !) et s'est lancé dans une démonstration de plaidoyer qui avait beaucoup de sens: il s’est montré honnête et neutre. Il a avoué, ensuite, lorsque j'étais sur le point de partir, qu'il n'était pas écossais, mais anglais !

Oui, le courant d'opinion principal, porté comme un drapeau par le gouvernement de Salmond, est nationaliste et désire la séparation de l’Écosse. En gardant la monnaie, en restant dans l'UE, conservant de très bonnes relations avec le Royaume-Uni, en bref un divorce de velours. Mais qui suppose aussi bien des désavantages. L’indépendance est perçue aujourd'hui comme un sentiment égoïste. Est-ce le cas ?

Les désavantages seraient d'ordre économique: la flotte de sous-marins britanniques se trouve en Écosse, avec les emplois afférents. Une grande partie de l'économie dépend également de Londres. L’Ecosse possède aussi sa propre Silicon Valley, appelée Silicon Glen. Sans oublier le whisky ou les services bancaires. Ou le tourisme. Depuis 1998, il existe à Edimbourg un Parlement écossais, avec 128 députés, qui votent des lois... d'usage courant, disons, dans une ambiance futuriste. A 50 mètres de la résidence d'été de la reine d'Angleterre, un immeuble tout en bois, conçu par un sculpteur catalan!

Quoi qu'il en soit, comme l'écrivait The Guardian, cité par Courrier International, "l'indépendance écossaise n'est plus un rêve". Le journaliste de The Scotsman me confiait qu'ils regardaient avec beaucoup d'intérêt du côté des autres mouvements indépendantistes, catalan, sicule même (il connaissait vraiment l'histoire des Magyars de Transylvanie et leurs désirs d'autonomie), mais il a expliqué que l’Écosse était un cas à part, car elle a toujours été un pays. Aspect géopolitique qui n'empêchera guère les analystes et même les indépendantistes d'utiliser une scission de l’Écosse comme argument pour la possibilité d'"une Europe des régions".

La contamination n'avait pas encore, en 2012, gagné les rues de la capitale écossaise. "Edimbourg a, en ce début de novembre, quelque chose du charme et de la fraîcheur d'un Cluj ou Sibiu une fois la brume dissipée. Edimbourg en novembre sent la montagne...", écrivais-je dans le reportage publié par Historia. La capitale paraissait sommeiller dans les replis d'un temps qui passe un peu plus lentement que sur le continent.

Mais aujourd'hui, le débat pour le Oui ou le Non échauffe tellement les esprits que c'est même devenu sujet de roman... pour Ian Rankin, auteur de polars célèbre dans l'espace anglo-saxon, "Saints of the Shadow Bible", et sujet de campagnes de presse pour bien d'autres. L'auteure des romans d'Harry Potter, J.K. Rowling, qui par ailleurs écrit ses romans dans une mignonne pâtisserie locale avec vue sur le château d’Edimbourg, a fait ainsi don d'une somme nullement négligeable à la campagne contre l'indépendance. "Je vous demande de vous rappeler les Mangemorts le jour du vote", demande-t-elle aux lecteurs, en espérant que, quelque soit le résultat du référendum, l'on ne "nous reproche jamais d'avoir fait une erreur historique".

Pour revenir à Rankin, considéré récemment comme l'écrivain écossais le plus aimé de tous les temps (et pas seulement en Écosse, mais aussi ailleurs), ce dernier, troublé par la mort de son ami, l'écrivain Iain Banks, en juin 2013, a décidé de prendre une année de pause. Pause pour respirer et observer. D'abord partisan du Non, mais tendant à accepter les opinions de ses amis soutenant le Oui, Rankin a décidé de prendre position à travers son personnage principal, dans ses romans policiers se déroulant sur fond des événements dans la capitale.

l'inspecteur Rebus aurait voté Non. mais l'inspecteur Siobhan Clarke aurait voté Oui. Je suis entre les deux. Essayant désespérément d'être le partisan de personne, car en Écosse être aujourd'hui le partisan de quelqu'un signifie se faire des ennemis.

De sages propos. Pour lui, pour les Écossais qui joueront leur sort au jeu de hasard du référendum comme geste démocratique sine die, pour nous, pour l'Union Européenne, en fin de compte. Nous aurons assurément un passionnant et passionnel automne écossais.


presseurop.eu | 16-sept.-2014 23:08

Référendum en Ecosse : Un difficile retour en Europe

Qu’adviendrait-il de l’adhésion de l’Ecosse à l’UE si le “oui” à l’indpéndance devait l’emporter lors du référendum du 18 septembre prochain ? Le président élu de la Commission européenne Jean-Claude Juncker a déjà fait savoir qu’”il n’y a pas de garantie qu’une Ecosse indépendante soit en mesure d’adhérer à l’UE”, écrit Christian Oliver dans le Financial Times, et il ajoute que

les juristes de l’UE et les experts en droit constitutionnel ne doutent pas du fait que l’adhésion de l’Ecosse à l’Union est possible, mais Edimbourg devra affronter un parcours du combattant fait de vetos potentiels, notamment de la part de l’Espagne, qui craint qu’un “oui” écossas n’accélère les rêves d’indépendance de la Catalogne. Elle devra également affronter la question de l’adoption de l’euro, qui est théoriquement obligatoire pour tout nouveau Etat membre. La seule certitude que les experts partagent est que l’adhésion de l’Ecosse à l’UE ne se fera pas automatiquement et sans heurts, contrairement à ce que prétend le Parti national écossais [à l’origine du référendum].

L’Ecosse devrait en tout état de cause faire acte de candidature, mais il y aurait encore une série d’obstacles, note Christian Oliver. Le premier serait la nécéssité d’être reconnu comme nouveau pays :

Une fois reconnue par Londres, l’Ecosse devra l’être également par tous les autres pays de l’UE avant de pouvoir faire (ou refaire) acte de candidature. […] Le processus pourrait être long et demander des débats et des votes parlementaires.

Après, l’Ecosse devra s’engager à adopter l’euro, comme la plupart des pays de l’UE (“le Royaume-Uni et le Danemark ont obtenu des clauses d’exception qui ne s’appliquent plus aux nouveaux candidats”, note le journaliste.

L’Ecosse devrait ensuite gérer une période de transition avant son adhésion, probablement à travers un “accord provisoire” avec l’UE — ”un compromis sans précécent pour une situation sans précédent”, écrit le Financial Times, dans lequel le nouveau pays se trouvera dans la même situation que d’autres pays non membres de l’UE, comme la Norvège ou la Suisse, qui “ont souvent dû adopter une grande partie de l’acquis (le corpus de la législation communautaire)”.

Enfin, conclut Christian Oliver, si une Ecosse indépendante “devait toujours envoyer six députés au Parlement européen”, elle “ne pourra certainement pas continuer à profiter de la réduction de sa contribution budgétaire à l’UE obtenue par le Royaume-Uni en 1984”.


presseurop.eu | 16-sept.-2014 10:50

Immigration : Corridor humanitaire
Il Manifesto, Rome – Cartoon. Voir en entier .
presseurop.eu | 16-sept.-2014 10:17

Intervention contre l’Etat islamique : “40 pays peuvent-ils sauver cet homme ?”

La conférence internationale sur les moyens d’arrêter l’Etat islamique (EI), organisée par le président français François Hollande et son homologue irakien Fouad Massoum, commence à Paris ce 15 septembre. Vingt dirigeants européens et arabes doivent y participer. L’objectif est de bâtir une “coalition des volontaires” pour intervenir militairement en Irak. Quarante pays ont déjà accepté de participer.

Après la décaptitation de l’otage britannique David Haines, la semaine dernière, la pression de la part de Londres et de Washington pour une intervention monte, note le quotidien belge, “d’autant plus qu’un deuxième civil britannique, Alan Henning, pourrait être la prochaine victime”.


presseurop.eu | 15-sept.-2014 12:19

Elections en Suède : “Changement de pouvoir”

Le Parti social-démocrate de Stefan Löfven a remporté les élections législatives du 14 septembre, en obtenant 31,2% des voix et 113 sièges au Parlement. Selon Svenska Dagbladet, Löfven devrait “bientôt entamer des discussions avec les Verts et les autres partis de centre-gauche” en vue de former un gouvernement. Mais, avec 43,7% des voix et 158 sièges sur 349, le bloc de centre-gauche est loin de la majorité absolue et Löfven pourrait devoir conduire un gouvernement de minorité, ajoute le quotidien.

Pour sa part, le chef de la coalition de centre-droit sortante, Fredrik Reinfeldt, a donné sa démission du poste de Premier ministre après huit ans au pouvoir et de celui de chef des Modérés, qui ont obtenu 23,2% des voix (84 sièges), rapporte le quotidien suédois. Les Démocrates de Suède (populistes) ont quant à eux obtenu 12,9% des voix. Avec 49 sièges, “ils doublent leur présence au Parlement” et deviennent le le troisième parti du pays, note Svenka Dagbladet.


presseurop.eu | 15-sept.-2014 10:38

La tablette, l'avenir de La Presse?
Lundi, les dirigeants de Libération vont présenter leur projet de transformation de Libération afin d’en faire un média du XXIème siècle. Un pari, certes, mais le journal n’a plus le...
bruxelles.blogs.liberation.fr | 14-sept.-2014 06:33

Catalogne : “V majuscule”

Des centaines de milliers de Catalans — 500 000 selon la police, un million selon les organisateurs — ont formé un drapeau géant (senyera, en catalan) dans les rues de Barcelone, lors de la troisième manifestation de la Diada (Journée nationale de la Catalogne), le 11 septembre, rapporte La Vanguardia. Ils ont dessiné un V immense, symbole du vote, pour demander la tenue d’un référendum le 9 novembre, que le gouvernement central refuse de concéder, mais aussi pour désigner la victoire des positions à faveur de l’indépendance.

Selon l’éditorial du quotidien de Barcelone, c’est le moment du “changement”, parce qu’il s’agit d’

une grande poussée qui vient d'en bas, sans doute, mais aussi soutenue d’en haut, étant donné que la Generalitat de Catalunya [le gouvernement régional] a mis tout son appareil institutionnel, qui n'est pas petit, au service de la mobilisation. Poussée d’en bas et impulsion d’en haut. C’est ca la réalité et ce serait mieux ne pas faire comme si on ne la voit pas.


presseurop.eu | 12-sept.-2014 12:20

Suède : “Bas, plus bas, Löfven”

Le chef des Sociaux-démocrates Stefan Löfven pourrait bien devenir le prochain Premier ministre si, comme semblent le suggérer les derniers sondages, sa coalition de centre-gauche devait remporter les élections législatives du 14 septembre. La coalition menée par le Premier ministre sortant, le conservateur Fredrick Reinfeld, est en effet créditée de 36,9% des intentions de vote, contre 48,1% pour la coalition menée par Löfven, surnommé “Camarade 25%.

Le vote devrait également voir le parti féministe Feministiskt initiativ entrer au Parlement, note Fokus, ainsi qu’une percée des Démocrates de Suède de Jimmie Åkesson, crédités de près de 10% des intentions de vote.


presseurop.eu | 12-sept.-2014 10:28

Les paradoxes de la Commission Juncker
On ne peut dénier un sens de l’humour certain à Jean-Claude Juncker. Le président de la Commission européenne, qui a rendu publique hier la répartition des portefeuilles entre les 27...
bruxelles.blogs.liberation.fr | 12-sept.-2014 10:03

La nouvelle Commission en six visages
La Commission européenne, un cimetière pour retraités de la politique nationale? Il sera difficile de le soutenir, vu sa composition particulièrement relevée. Les Vingt-huit ont désigné pas moins de cinq...
bruxelles.blogs.liberation.fr | 11-sept.-2014 22:01

Commission européenne : “Juncker veut être aux commandes”

Le 10 septembre, le président élu de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, a présenté son équipe. Une annonce accueillie par la plupart des médias avec un mélange de curiosité et de scepticisme.

Pour De Volkskrant, la Commission Juncker, est “politiquement du lourd, avec ses cinq anciens Premiers ministres, quatre anciens vice-Premiers ministres et “une poignée de ministres de talent”. Cette équipe sera, “du moins sur le papier, un contre-poids aux chefs de gouvernement, qui ont de plus en plus la main sur l’UE”. Le quotidien néerlandais qualifie de “révolutionnaire” la méthode Juncker : “il met un terme à des décennies d’une culture où chaque commissaire régnait en souverain sur son propre fief.”

Lluis Bassets, le directeur adjoint d'El País, considère, lui que c’est indéniablement la “Commission Juncker”, car l’ex Premier ministre luxembourgeois a véritablement choisi ceux qu’il voulait voir figurer à ses côtés. Un signe, pour le quotidien espagnol, que “Juncker veut être aux commandes” et qu’il n’est “pas soumis à la direction assistée allemande."

Non seulement Juncker a choisi personnellement ses commissaires, mais sa Commission porte l’empreinte de sa famille politique, souligne le Financial Times. Juncker a en effet

placé ses alliés de centre-droit aux postes-clé du prochain exécutif européen, un signe que le français Pierre Moscovici, le seul politique de centre-gauche dans le groupe, pourrait avoir des difficultés à modifier l’approche européenne de la crise économique. M. Moscovici […] a obtenu le précieux poste des Affaires économiques, mais il sera entouré, au sein de l’équipe économique, par des politiques partisans de la discipline budgétaire. Par ailleurs, M. Juncker a nommé Frans Timmermans, le ministre des Affaires étrangères néerlandais, “premier vice-président”. [Ce dernier,] qualifié de “main droite du président” s’assurera que la nouvelle Commission se concentre sur une poignée de priorités — un message clair à l’euroscepticisme montant. A La Haye, M. Timmermans était parmi les plus farouches partisans d’un maintien des pouvoirs au sein des capitales, au lieu de les transférer à Bruxelles.

l’UE a chargé les renards de surveiller le poulailler

Quartz, le site américain d’actualité économique, juge de son côté qu’en nommant Moscovici aux Affaires économiques — “où il devrait demander moins d’austérité et davantage de politiques en faveur de la croissance” et le britannique Jonathan Hill aux Services financiers, “une importante concession au puissant lobby financier de Londres”, “l’UE a chargé les renards de surveiller le poulailler”.

Juncker présente son cabinet

Le président élu de la Commission européenne Jean-Claude Juncker présente son cabinet, le 10 septembre 2014.

Dans la Frankfurter Allgemeine Zeitung, l’éditorialiste Werner Mussler estime que Juncker doit répondre à

la question de savoir pourquoi le français Moscovici s’est vu attribuer un portefeuille important [Affaires économiques et monétaires, Fiscalité et Douanes], alors que le commissaire allemand Günther Oettinger a lui hérité d’un portefeuille, certes important, mais à l’intitulé vague, l’Economie numérique.

Pour Ludwig Greven, dans Die Zeit Online cette distribution constitue carrément un “affront” envers la chancelière allemande :

Angela Merkel voulait éviter cela car elle rend le socialiste [Pierre Moscovici] en partie responsable du haut niveau de la dette en France. Elle ne lui fait pas confiance pour faire respecter le pacte de stabilité en France et dans les autres pays endettés comme l’Italie. Juncker a ignoré ces préoccupations et a suivi les voeux du président français François Hollande.

Pour Le Monde, la tâche qui attend Jean-Claude Juncker n’est rien de moins qu’ “immense, tant l'institution censée porter l'idéal européen sort affaiblie des dix ans de présidence du Portugais José Manuel Barroso”.

Le quotidien estime en effet que

la Commission est devenue informe depuis qu'elle compte vingt-huit commissaires, un par Etat membre. Elle est incapable de fixer un vrai cap européen. Elle n'a pas pris une seule initiative pendant la crise de l'euro, laissant les chefs d'Etat et de gouvernement […] décider seuls du sauvetage de l'euro avec la Banque centrale européenne (BCE).

Selon le journal parisien, le nouveau président de la Commission “a trois missions principales” : la “consolidation de l'euro”, et pour cela il “doit servir d'intermédiaire entre les malades et les bien portants, entre la France et l'Allemagne”. Deuxième mission : Juncker devra “garder le Royaume-Uni en Europe”, car  “sa sortie scellerait aux yeux du monde l'échec du projet communautaire”. Enfin, il devra “mettre en place une politique d’immigration commune. La détestation de l'UE tient souvent lieu de paravent pour masquer un réflexe de rejet d'une immigration perçue comme incontrôlée”.

L’ancien Premier ministre luxembourgeois “n'est pas là pour être le secrétaire général des Vingt-Huit”, conclut Le Monde : “il doit savoir incarner ce qu'ils veulent faire en commun. Pas plus, mais pas moins”.


presseurop.eu | 11-sept.-2014 16:26

MOLDAVIE : “La meilleure élève de l’Europe de l’Est ?”

La Moldavie, première de la classe ? C’est la question posée par le magazine polonais New Eastern Europe qui, dans son édition de septembre-octobre, se focalise sur ce pays, dont l'accord d'association avec l'UE est entré en vigueur le 1er septembre.

Le magazine rappelle que Bruxelles aime à qualifier la Moldavie de “bon élève du Partenariat oriental” principalement en raison des efforts accomplis par le pays pour se rapprocher de l'Union.

New Eastern Europe estime que la Moldavie joue également “un rôle important pour l’avenir de l’UE” et “dans les relations entre celle-ci et la Russie”, car elle abrite sur son territoire la république auto-proclamée de Transnistrie, un modèle pour les séparatistes pro-russes de l’Ukraine voisine.


presseurop.eu | 11-sept.-2014 08:16

MOLDAVIE : “La meilleure élève de l’Est de l’Europe ?”

La Moldavie, première de la classe ? C’est la question posée par le magazine polonais New Eastern Europe qui, dans son édition de septembre-octobre, se focalise sur ce pays, dont l'accord d'association avec l'UE est entré en vigueur le 1er septembre.

Le magazine rappelle que Bruxelles aime à qualifier la Moldavie de “bon élève du Partenariat oriental” principalement en raison des efforts accomplis par le pays pour se rapprocher de l'Union.

New Eastern Europe estime que la Moldavie joue également “un rôle important pour l’avenir de l’UE” et “dans les relations entre celle-ci et la Russie”, car elle abrite sur son territoire la république auto-proclamée de Transnistrie, un modèle pour les séparatistes pro-russes de l’Ukraine voisine.


presseurop.eu | 11-sept.-2014 08:16

Postes-clé de l’UE : Pas de pouvoir, pas d’ambition

Dans un article paru dans la revue Foreign Affairs, le politologue Lorinc Redei, critique la nomination des deux nouveaux dirigeants de l’UE, le président du Conseil européen, Donald Tusk, et la Haute représentante pour la politique étrangère, Federica Mogherini, estimant qu’il s’agit d’un “désastre” et que les Vingt-huit “ont collectivement privé l’Union européenne de tout poids dans les affaires mondiales”.

Redei note que “Tusk est peut-être un politicien de talent”, mais “il est très peu probable qu’il devienne l’architecte d’un consensus au niveau du continent” :

Tusk n’est pas connu pour être un bon bâtisseur de coalitions. Ses deux gouvernements en Pologne s’appuyaient sur un seul partenaire à la Chambre basse (et aucun au Sénat). Son prédécesseur, Herman Van Rompuy, avait “des décennies d’expérience” en tant qu’architecte de coalitions dans la politique fédérale de la Belgique.

Ajoutant que Tusk “ne parle pas français et ne maîtrise pas l’anglais” Redei ajoute qu’

il est difficile de croire qu’il pourra imaginer des compromis créatifs parmi ses anciens collègues, si l’on considère les difficultés qu’il a rien qu’à communiquer avec eux dans une langue commune. Le message de sa nomination est clair : les leaders nationaux européens préfèrent qu’une perspective européenne ne vienne pas perturber leur approche basée sur le plus petit commun dénominateur.

Pendant ce temps, la ministre italienne des Affaires étrangères, Federica Mogherini

manque de deux des caractéristiques essentielles pour devenir le porte-parole efficace de la politique étrangère de l’UE : une stature de leader et une stature internationale. […] Mogherini n’a aucune expérience des institutions complexes de l’Union. Elle n’a pas d’expérience directe de la bureaucratie du Service européen d’action extérieure et des ses pièges. […] Elle n’occupe des postes électifs que depuis six ans et elle n’est pas connue en dehors de l’Europe. Les gouvernements étrangers pourront difficilement la prendre au sérieux.

De plus, estime encore Redei, la gestion de la part du Conseil européen de la crise en Ukraine a été “aussi peu satisfaisante qu’insuffisante pour dissuader le président russe Vladimir Poutine de nouvelles agressions”.

Pour l’auteur, le dernier sommet européen prouverait que les dirigeants de l’UE

sont préoccupés de ne pas confier les postes-clé de l’Union à des personnalités de haut profil qui pourraient mettre à mal leurs intérêts nationaux au nom d’un intérêt commun supérieur européen. […] En nommant des personnalités de bas profil à des postes importants, les dirigeants européens sapent leur propre capacité à appréhender les grands défis de notre temps, comme la résurgence de l’expansionnisme russe.

Le sommet de fin août a ainsi donne le “feu vert” à la Russie pour poursuivre l’escalade dans ses attaques en Ukraine, estime enfin Redei, montrant aux Etats-Unis que l’UE n’est pas capable d’être à la hauteur de ses responsabilités :

Seuls, les membres de l’UE manquent de puissance. Ensemble, ils manquent d’ambition. Et dans les deux cas, Poutine est sur le point de les mener en bateau.


presseurop.eu | 10-sept.-2014 15:34

Crise en Ukraine : “La ‘guerre’ avec la Russie pèse sur le PIB européen”

La “guerre économique” entre l'UE et la Russie, conséquence du soutien de Moscou aux séparatistes pro-russes dans le conflit ukrainien, “atteint la zone euro à un moment où son économie, faible, est proche d'entrer en récession", rapporte El Periódico.

D'après les analystes, ce conflit entraînera une contraction de 0,3% du PIB des pays de la zone euro en 2014, rapporte le quotidien.

La perte de touristes russes, la chute des exportations et des ventes immobilières, ainsi que l'augmentation des prix du pétrole et du gaz, sont quelques-unes des conséquences des sanctions imposées par l’UE à la Russie, conclut El Periódico.


presseurop.eu | 10-sept.-2014 13:30

Economie : Il faut un “New Deal européen”
Les Echos, Paris – L'avènement d'une nouvelle génération de dirigeants en Europe ouvre la voie à une relance du projet communautaire. Celle-ci passe par un programme d'investissements massifs qui exige une réorientation des dépenses, estime un économiste français. Voir en entier .
presseurop.eu | 09-sept.-2014 15:54

CRISE EN UKRAINE : “Les sanctions repoussées”

L’Union européenne a approuvé, le 8 septembre, une nouvelle série de sanctions à l’encontre de la Russie, mais leur entrée en vigueur est repoussée “de quelques jours”. Un moyen, pour l’UE, d’évaluer si le cessez-le-feu en Ukraine tient, rapporte Gazeta Wyborcza

Selon le quotidien de Varsovie, la Finlande, soutenue par quelques autres pays membres, a demandé à ce que ces sanctions ne soient pas appliquées dès le 9 septembre, comme prévu initialement. La Finlande considère en effet que ce cessez-le-feu entre les forces ukrainiennes et les séparatistes pro-russes est une opportunité de “désescalade” du conflit.

Pour Gazeta Wyborcza, les nouvelles sanctions

vont encore davantage limiter l’accès des [producteurs de pétrole] Rosneft, Gazprom-Neft et Transneft, aux prêts sur les marchés financiers européens, accroître le contrôle financier sur cinq banques d’Etat russes et couper les prêts aux entreprises productrices d’armes.

En outre, vingt-quatre noms seront ajoutés à la liste des personnalités russes interdites de séjour dans l’UE et dont les actifs sont gelés.


presseurop.eu | 09-sept.-2014 14:16

Référendum sur l’indépendance : “L’Ecosse se dirige vers la sortie”

“Les adversaires de l’indépendance de l’Ecosse vont lancer un tentative de la dernière chance pour éviter la scission du Royaume-Uni”, writes The i, après qu’un sondage de YouGov a pour la première fois placé les intentions de vote pour le “oui” à l’indépendance devant le “non”, par 51% contre 49%.

Selon le quotidien, après la publication du sondage, le ministre des Finances George Osborne

a promis que des mesure particulières vont être annoncées dans les prochains jours pour accorder de plus amples pouvoirs à l’Ecosse si le “non” devait l’emporter, dans une tentative de tempérer la vague de voix attendus pour le “oui”.


presseurop.eu | 08-sept.-2014 11:28

Institutions européennes : “Europe à deux vitesses. Réactivation”

La France fait pression pour diviser l’Europe en deux : un “noyau dur” et la périphérie, écrit Dziennik Gazeta Prawna, selon lequel, puisque Paris n’a obtenu aucun poste-clé, ni à la Commission européenne, ni au Parlement, elle souhaite à présent “renverser l’ordre de l’UE” pour compenser son échec.

Le quotidien souligne que le plan français, qui bénéficierait du soutien des pays du Bénélux, prévoit la création du poste de président permanent de la zone euro et un secrétariat de l’union monétaire en 2015. Paris souhaite également créer une sous-commission spéciale au sein du Parlement européen et un budget commun pour ses 18 membres. Dziennik Gazeta Prawna note que —

la garantie d’une accélération de l’intégration au sein de la zone euro a influencé la décision de la France de soutenir la candidature de Donald Tusk au poste de président du Conseil européen.


presseurop.eu | 08-sept.-2014 11:20

Zone euro : Niveau record
Jyllands-Posten, Aarhus – Cartoon. Voir en entier .
presseurop.eu | 06-sept.-2014 12:23

Zone euro : “‘Super Mario’ à la rescousse”

"La BCE stimule l'économie européenne", clame El Periódico, au lendemain de l'annonce de Mario Draghi d’une baisse des taux d'intérêt de la zone euro jusqu'au minimum historique de 0,05%. Le président de la Banque centrale européenne a également annoncé le rachat massif de dette publique par la BCE à partir du mois d'octobre, précise le journal. La décision, qui vise à faire récupérer la croissance et combattre la déflation, a été accueillie positivement par les bourses européennes, mais, précise le quotidien de Barcelone toutefois, elle prouve que

l'économie des pays qui partagent l'euro n’est pas dans une phase aussi encourageante que ce que plusieurs gouvernements […] aiment à répéter. […] La reprise tant attendue risque de perdre le peu de terrain gagné.


presseurop.eu | 05-sept.-2014 12:45

Crise en Ukraine : “Les différents plans de paix de Poutine et Porochenko”

En marge du sommet de l’OTAN de Newport (Royaume-Uni), le président ukrainien Petro Porochenko s’est dit “prudemment optimiste” sur la possibilité d’un cessez-le-feu avec les forces séparatistes prorusses das l’Est du l’Ukraine. “La prochaine réunion du groupe de contact sur la situation dans le Donbass doit avoir lieu aujourd’hui à Minsk (Biélorussie)”, rapporte Nezavissimaïa Gazeta, selon laquelle Porochenko a déclaré que “si il y a un accord sur un plan de paix, il ordonnera un cessez-le-feu”, faute de quoi, “il déclarera la loi martiale”.

Le quotidien russe explique toutefois que

il est apparu hier que chacune des parties a une vision différente des moyens de parvenir à la paix. Moscou et Kiev ont en effet présenté deux plans différents. Dans cette situation, il est peu probable que les discussions de Minsk soient un succès.


presseurop.eu | 05-sept.-2014 12:19

Zone euro : “‘Super Mario’ au sauvetage”

"La BCE stimule l'économie européenne", clame El Periódico, au lendemain de l'annonce de Mario Draghi d’une baisse des taux d'intérêt de la zone euro jusqu'au minimum historique de 0,05%. Le président de la Banque centrale européenne a également annoncé le rachat massif de dette publique par la BCE à partir du mois d'octobre, précise le journal. La décision, qui vise à faire récupérer la croissance et combattre la déflation, a été accueillie positivement par les bourses européennes, mais, précise le quotidien de Barcelone toutefois, elle prouve que

l'économie des pays qui partagent l'euro n’est pas dans une phase aussi encourageante que ce que plusieurs gouvernements […] aiment à répéter. […] La reprise tant attendue risque de perdre le peu de terrain gagné.


presseurop.eu | 05-sept.-2014 12:19

Crise en Ukraine : Déstabilisation à la russe

Le président russe Vladimir Poutine n’a “aucun intérêt à ce que l’Ukraine soit prospère”, écrit Berthold Kohler dans la Frankfurther Allgemeine Zeitung. Le journaliste explique que le but de Poutine est de créer un “Etat en faillite”, qui constituerait une zone tampon entre la Russie et les démocraties occidentales –

L’objectif de Poutine n’est pas la stabilisation de ce pays voisin, mais plutôt sa déstabilisation. Il souhaite éviter que [l’Ukraine] ne se tourne vers l’Ouest. Il est hors de question qu’un pays avec de tels ‘problèmes’ adhère à l’UE ou à l’OTAN. [...] Il est évident que le Kremlin, qui réfléchit en termes géostratégiques, cherche à bâtir une liaison terrestre avec la Crimée, qui dépend [actuellement] des approvisionnements ukrainiens. Poutine souhaite que Kiev dépende des approvisionnements russes, et non que Moscou dépende de ceux ukrainiens.

L’hebdomadaire britannique The Economist fait remarquer quant à lui que, même si la Russie a intensifié ses incursions militaires dans l’Est de l’Ukraine, Poutine se concentre désormais davantage sur les enjeux économiques

À Minsk [lors d’un sommet réunissant les présidents ukrainien et russe], M. Poutine n’a pas tenu de discours teinté de nationalisme comme lors de l’annexion de la Crimée. En revanche, il a insisté lourdement sur les sujets économiques, présageant d’une éventuelle guerre du gaz. Les températures chutant, M. Poutine pense que le temps joue en sa faveur. L’Ukraine a besoin de 5 milliards de mètres cube de gaz pour passer l’hiver.

Pour The Economist”, l’économie ukrainienne est “en lambeaux*”, du fait de la perte de la Crimée et de la crise dans l’Est du pays. Selon le FMI, le PIB devrait se contracter de 6,5% cette année, et la monnaie [la hryvnia] a perdu plus de 60% de sa valeur par rapport au dollar. Les événements dans le Donbass y sont pour beaucoup, souligne l’hebdomadaire, car la région “représente 16% du PIB et 27% de la production industrielle”.


presseurop.eu | 05-sept.-2014 10:27

Le jour (lointain) où l'Europe punira ses banques
La Commission européenne a frappé fort en condamnant Goldman Sachs à une amende record de 15 milliards d’euros pour avoir aidé la Grèce à dissimuler l’ampleur de son déficit public...
bruxelles.blogs.liberation.fr | 04-sept.-2014 21:00

Sommet de l'OTAN : “Nous ne nous laisserons pas intimider par des meurtriers barbares”

En vue du Sommet de l’OTAN, qui débute ce 4 septembre au Pays de Galles, les dirigeants américain et britannique cherchent à établir une solide alliance militaire contre la Russie et l’Etat islamique, écrit le Times.

Dans une déclaration commune, que publie le quotidien britannique, le président américain Barack Obama et le Premier ministre britannique David Cameron ont fait part de leur souhait “d’utiliser [leur] armée afin de garantir une présence constante en Europe de l’Est”.

Mais pour les deux dirigeants, il faut que cette présence militaire américaine et britannique soit appuyée par une “force de réaction rapide multinationale”, soit par des contingents qui seraient composés de “membres des armées de l’air, de terre, de la marine et des forces spéciales, qui pourraient se déployer très rapidement n’importe où dans le monde.” Les deux dirigeants ont ainsi appelé leurs alliés de l’OTAN à s’aligner sur leurs efforts –

La Grande-Bretagne et les Etats-Unis font partie des quatre Etats membres qui atteignent l’objectif des 2% du PIB consacrés à la défense. Les autres Etats devraient intensifier de toute urgence leurs efforts pour atteindre, eux aussi, cet objectif.

Le Times remarque que la suspension, par la Fance, de la livraison des Mistral à la Russie, montre que l’Hexagone a “cédé à la pression” de ses Alliés britanniques, américains et d’Europe de l’Est. Pour le quotidien, cet événement est

le signe que les pays Occidentaux sont de plus en plus déterminés à contrôler les avancées militaires de la Russie en Ukraine.


presseurop.eu | 04-sept.-2014 12:13

Sommet de l’OTAN : Pour un retour aux fondamentaux
Revista 22, Bucarest – La première grande réunion de l’OTAN depuis que la crise ukrainienne a éclaté commence ce 4 septembre à Newport, au Royaume-Uni, dans un climat de tension. Les pays d’Europe centrale et orientale exigent que l’Alliance réagisse, face à une Russie qui semble ne plus avoir de scrupules à menacer l’Occident. Voir en entier .
presseurop.eu | 04-sept.-2014 01:15

Crise en Ukraine : Trève
De Groene Amsterdammer, Amsterdam – Cartoon. Voir en entier .
presseurop.eu | 03-sept.-2014 19:41

Banque centrale européenne : Mario Draghi peut-il à lui seul sauver la zone euro ?

Pour Le Monde, Mario Draghi est “l’homme utile de l’Europe”. Le quotidien français s’en explique dans son éditorial : “l’homme qui préside la Banque centrale européenne (BCE) a le réflexe des ‘grands’ dans la tempête : il envoie promener l’orthodoxie”.

M. Draghi a bousculé la doxa dès septembre 2012 en annonçant un rachat massif de dettes publiques puis en poursuivant une politique “destinée à faciliter la distribution du crédit”, rappelle le journal. Mais ce n’est pas tout. En août, lors de la conférence des banquiers centraux à Jackson Hole, il a appelé les gouvernements à appliquer avec ‘flexibilité’ les règles budgétaires, estimant que la seule action de la BCE ne suffisait pas.

Selon le quotidien parisien, il est important

qu’un tel discours [sur la nécessité d’une politique conjoncturelle d’urgence] soit tenu par un homme comme le président de la Banque centrale européenne.

A Genève, Le Temps estime pour sa part que “la pression monte sur Mario Draghi” face à la menace de la récession. Va-t-il, lors de la conférence de presse mensuelle de la BCE du 4 septembre, annoncer le lancement d’un plan d’assouplissement quantitatif (quantitative easing) qui revient, pour une banque centrale, à racheter des actifs en quantité astronomique ?, s’interroge le journal. Quoiqu’il advienne, estime le quotidien suisse, “seule, la BCE ne sauvera pas l’Europe” :

Si la BCE peut encore fournir un coup de pouce, cela ne reviendra, comme ces dernières années, qu’à jouer les pompiers à court terme. Mario Draghi l’a déjà signalé, la balle est aujourd’hui dans le camp des gouvernements. Allemand, notamment, dont les finances publiques figurent parmi les plus saines, qui pourrait lancer un plan de relance qui profiterait à toute la zone. Les autres gouvernements ont aussi leur part du travail en mettant en place – ou en continuant de le faire – les réformes structurelles.


presseurop.eu | 03-sept.-2014 13:30

UE-RUssie : “Ukraine. Guerre contre l’Europe”

“L’Union européenne s’apprête à introduire de nouvelles sanctions contre la Russie si, d’ici une semaine, la situation en Ukraine n’a pas évolué vers une résolution de la crise”, écrit Libération, selon lequel le président russe Vladimir Poutine, “n’aime pas les ultimatums et ne croit pas à l’efficacité des sanctions occidentales”.

Après avoir “longtemps rechigné à reconnaître la réalité” du conflit entre la Russie et l’Ukraine, les dirigeants occidentaux doivent se rendre à l’évidence, ajoute le journal, citant la présidente lituanienne, Dalia Grybauskaitė : “La Russie est en état de guerre contre l’Ukraine qui veut faire partie de l’Europe, ce qui signifie que Moscou est pratiquement en guerre contre l’Europe”.

Dans son éditorial, Libération note que “face à l’agression russe”,

l’Europe s’est contentée de sanctions économiques restées jusqu’à présent sans effet sur le maître du Kremlin. L’Europe avait réagi tout aussi mollement quand les hommes de Moscou avaient abattu l’avion de Malaysian Airlines. Comme si l’Europe n’avait pas intégré que l’ancien partenaire du G8 était devenu un adversaire. Personne en Europe n’est prêt à mourir pour Donetsk. Faut-il pour autant ne rien faire et laisser tomber l’Ukraine et son gouvernement souverain et régulièrement élu ? Les Ukrainiens, pour résister à l’invasion russe, demandent des armes. De la réponse de l’Union européenne, notamment de la France qui a préféré armer la marine russe, dépend la crédibilité de l’Europe.


presseurop.eu | 03-sept.-2014 10:07

Commission européenne : “L’Allemagne veut un commissaire européen avec droit de veto”

L’Allemagne est plus active que jamais dans la guerre menée contre ceux qui essayent de mettre en cause les politiques imposées à l’Europe par Berlin depuis 2010”, rapporte le journal i. Lors de la conférence annuelle des banques centrales sur politique économique à Jackson Hole (États-unis) le 22 aôut, le président de la Banque centrale européenne, Mario Draghi, a suggéré la suppression des politiques d’austérité et la mise en place de mesures exceptionnelles pour stimuler l’économie. En réponse, le ministre des Finances allemand, Wolfgang Schäuble, a pris le rôle “d’artilleur de service”, note i, déclarant que Draghi avait été mal interprété et que la Banque centrale européenne n’avait plus les moyens de défendre la zone euro.

Le ministre allemand des Finances a aussi proposé, dans un article publié par le Financial Times, l’existence d’un commissaire européen avec droit de veto sur les budgets nationaux des 18 pays de la monnaie unique.

Le journal rappelle que les nouvelles règles européennes prévoient déjà la supervision des budgets des états-membres mais Schäuble

considère qu’il est nécessaire de faire un pas en avant dans le sens d’une plus grande intégration.


presseurop.eu | 02-sept.-2014 13:55

Crise en Ukraine : “Vladimir Poutine avance ses pions en Ukraine”

Le président russe a multiplié le 1er septembre les références à la Seconde Guerre mondiale “pour justifier sa stratégie face à Kiev”, écrit La Croix.

Pour le quotidien français, la “propagande du Kremlin” est répandue par une télévision publique qui “ne cesse de montrer ces hommes [soldats] en treillis célébrant leurs dernières victoires dans les régions séparatistes du sud-est de l’Ukraine.” Même si ces images ne sont pas accompagnées par des précisions concernant “qui ils sont ni d’où ils viennent”,

leur message finit régulièrement par une même référence à la Seconde Guerre mondiale. “Jusqu’à Kiev”, écrit l’un de ces soldats non-identifiés sur son tank – allusion au légendaire “jusqu’à Berlin” des victorieux blindés soviétiques en route vers l’Allemagne en 1945.

Dans un éditorial, le journal observe que l’appui armé de la Russie aux rebelles serait le preuve qui “la Russie ne se contentera pas de l’annexion de la Crimée comme ‘dédommagement’ de sa perte d’autorité sur l’Ukraine”.


presseurop.eu | 02-sept.-2014 12:05

Commission européenne : “Ponta sape Ciolos avec Corina Creţu”

Après la désignation de Donald Tusk comme président du Conseil européen et de Federica Mogherini comme Haute représentante de l’UE pour les relations extérieures, les seules inconnues qui restent sont les noms des représentants de chaque pays au sein de la Commission européenne. Et il peut encore y avoir des surprises. Bucarest par exemple vient de proposer un second nom, en plus de celui de Dacian Cioloş, actuel commissaire à l’Agriculture : celui de Corina Creţu, ancienne journaliste et conseillère de la présidence, eurodéputée socialiste. Le chef du gouvernement, Victor Ponta, a expliqué que cela aiderait le président désigné de la Commission Jean-Claude Juncker à atteindre le quota de femmes commissaires nécessaire pour obtenir la confiance du Parlement européen.

Selon un éditorialiste du quotidien bucarestois,

le futur va nous permettre de savoir quelle a été la meilleure option pour la Roumanie, et peut être, jamais, on va aussi apprendre quels ont été les termes de la négociation. Et quelles ont été les promesses faites à notre pays. Et surtout comment elles vont être respectées.


presseurop.eu | 01-sept.-2014 10:55

Postes-clé de l’Ue : C’est ça, la “dream team” ?

Après le trio Barroso-Van Rompuy-Asthon, place au trio Juncker-Tusk-Mogheriniécrit le correspondant de Libération Jean Quatremer sur son blog au lendemain de la désignation, le 30 août, du Premier ministre polonais Donald Tusk (57 ans) au poste de président du Conseil européen et de la ministre des Affaires étrangères italienne Federica Mogherini (41 ans) comme Haut représentant pour la politique extérieure de l’Ue.

Pour Quatremer,

on ne sait pas encore s’il s’agit d’une “dream team”, mais nul doute que cette équipe renouvelée devra déployer des trésors d’imagination pour faire pire que les sortants. […] Le choix de Tusk et de Mogherini n’allait pas de soi dans le contexte euromorose actuel : ils sont en effet tous deux militants d’une Union forte, notamment dans le domaine de la défense. […] L’élection de Tusk pose questions : il n’est pas ressortissant d’un pays ayant l’euro comme monnaie, alors qu’il devra présider les conseils européens de la zone euro, ce qui est pour le moins curieux. En outre, cet admirateur de Reagan et de Thatcher n’est pas particulièrement progressiste sur le plan sociétal, ce qui, symboliquement, est pour le moins préoccupant : il est opposé à l’avortement, au mariage des homosexuels ou encore à l’euthanasie… Enfin, il parle mal anglais et pas du tout français, pourtant les deux langues de travail de l’Union, même s’il s’exprime couramment en allemand et russe. Des reproches que l’on ne peut faire à Mogherini qui ne souffre que de sa relative inexpérience dans le domaine des affaires étrangères (il faut bien commencer sa carrière à un moment donné…).

La désignation de Tusk et Mogherini “porte incontestablement la marque de Berlin, poursuit Quatremer :

la chancelière allemande, Angela Merkel, était favorable au Polonais, allié de l’Allemagne à l’Est. […] Elle était aussi favorable à Mogherini, la candidate du président du conseil italien, Matteo Renzi, ayant obtenu l’assurance qu’une Allemande remplacerait le Français Pierre Vimont à la tête du Service d’action extérieure, le bras armé du ministère des Affaires étrangères de l’Union…C’est sans doute la grande leçon de la séquence qui s’achève : l’Allemagne domine bien de la tête et des épaules l’Union, comme le montre la politique économique et budgétaire qu’elle a imposée à la zone euro depuis 2010. […] Mieux : le poste de chef de cabinet de Jean-Claude Juncker est occupé par un Allemand et Berlin truste les présidences du Parlement européen, du Mécanisme de stabilité européen (MES), de la Banque européenne d’investissement (BEI)... Et, grâce à l’affaiblissement de la France, qui a envoyé 24 députés du FN à Strasbourg sur les 74 postes auxquels elle a droit, Strasbourg est devenu de facto la troisième chambre du Parlement allemand…

Bref, conclut le journaliste, on peut quasiment dire que

l’Union est dirigée depuis Berlin : c’est elle qui nomme les hommes et les femmes aux postes clefs de l’Union, c’est elle qui impose le rythme de son approfondissement, c’est elle qui dicte ses politiques. […] les pays européens peuvent-ils longtemps accepter d’être soumis à la férule de l’Allemagne ? Poser la question, c’est y répondre.

La désignation de Mogherini “est un succès pour l’Italie et une reconnaissance pour Matteo Renzi, qui assure la présidence tournante de l’Union et est un leader à la recherche d’affirmation”, note pour sa part l’éditorialiste de La Stampa Cesare Martinetti. Mais la ministre italienne devra affronter le “scepticisme diffus” en Europe, ajoute-t-il. Des “perplexités exprimées les jours derniers par le Financial Times et Le Monde — pour ne citer que les derniers — déçus par le profil de la Haute commissaire : peu connue, avec une expérience internationale modeste”.

En effet, continue-t-il,

l’Italienne devra devenir ce qu’elle n’est pas parvenue à être jusqu’à présent en tant que ministre des Affaires étrangères: crédible, charismatique, reconnaissable et reconnue en tant que telle des Baltes au Portugal, de la Finlande à Chypre. Et pour faire cela il n’y a pas besoin d’une politique de synthèse et de déploration et d’auspices dans lesquels tout le monde se reconnaît, mais que ne produit rien. Il y a besoin d’une politique étrangère qui représente l’Europe et fasse ses intérêts, partout dans le monde. Une opération que n’a pas réussi à faire la britannique lady Catherine Ashton, le Haut commissaire sortant, et l’Espagnol Javier Solana non plus.

Les désignations de Tusk et de Mogherini “répondent à une logique d’équilibre entre zone politiques et géographiques selon la tradition bruxelloise. Et il est logique que cela soit ainsi”, poursuit Martinetti, selon lequel,

le vrai problème, c’est ce que veut être l’Union européenne : une somme d’Etats qui se compensent les uns les autres ou un sujet unitaire et solidaire ? Sur ce point malheureusement, on ne voit pas de progrès par rapport au train-train intergouvernemental habituel qui domine la politique européenne depuis quelques années et qui exprime des hommes et des femmes de bas profil qui ne doivent pas faire de l’ombre aux choix et aux initiatives des gouvernements. Le souffle de l’Union s’est perdu dans la bureaucratie et la comptabilité.

Pour faire un saut de qualité, en politique étrangère, il fallait un “gros morceau”. Mogherini sera-t-elle capable d’incarner ce “¨numéro de téléphone¨" qu’Henry Kissinger disait avec ironie ne jamais avoir trouvé lorsqu’il avait besoin de parler avec une entité abstraite appelée Europe ?


presseurop.eu | 01-sept.-2014 10:16

L'Allemagne impose son casting à la tête de l'Union européenne
Après le trio Barroso-Van Rompuy-Asthon, place au trio Juncker-Tusk-Mogherini. Le Conseil européen extraordinaire des chefs d’État et de gouvernement de ce 30 août n’a pas trainé, après son échec du...
bruxelles.blogs.liberation.fr | 31-août-2014 00:32

Le "grand soir européen" n'aura pas lieu le 30 août
Ceux qui rêvent d’un « grand soir » européen vont en être pour leurs frais. Le Sommet des vingt-huit chefs d’État et de gouvernement qui aura lieu demain soir à...
bruxelles.blogs.liberation.fr | 30-août-2014 00:00

Economie : “Et si l’Europe sauvait Hollande?”

"Europe : Hollande compte ses relais", affirme Libération, à la veille du Conseil européen de Bruxelles, le 30 août, à l’occasion duquel le président français devrait demander la tenue d’un sommet de la zone euro “dans les meilleurs délais [afin de] tracer une nouvelle trajectoire de réduction des déficits pour sortir de la ‘longue stagnation’ qui menace l’UE”. Selon le quotidien parisien, Hollande “espère profiter de la faiblesse passagère de l’Allemagne pour fédérer les sociaux-démocrates européens et reprendre la main” car il est “convaincu que mener tout seul une politique de relance serait voué à l’échec” :

le pari de François Hollande est de créer les conditions d’une possible politique de relance au niveau européen, en desserrant l’étau des politiques budgétaires.


presseurop.eu | 29-août-2014 12:17

Crise en Ukraine : “Invasion”

Deux jours après la rencontre à Minsk entre le président ukrainien Petro Porochenko et son homologue russe Vladimir Poutine, Kiev a accusé la Russie le 28 août d’avoir “déployé des unités armées ur le territoire ukrainien rapporte Den.

Selon le quotidien de Kiev,

auparavant, la Russie a fourni des armes lourdes et des mercenaires à la République auto-proclamée de Donetsk. A présent, on parle d’une invasion directe de troupes russes sur le territoire de l’Ukraine. Hier, les soldats russes ont pris la ville de Novoazovsk ainsi que plusieurs villages aux alentours.

Pour ce qui est des réactions occidentales, l’éditorialiste Mikola Siruk estime que —

les récents pourparlers de Minsk ont démontré que les Occidentaux n’ont pas une position unique. Et je pense que la plus dangereuse est celle de Paris et de Berlin — ils flirtent avec Poutine et ses peurs, et ils rejettent son isolement politique. Potine a appris aux Occidentaux qu’il fera ce que bon lui semble. Et à présent, il veut dicter ses conditions aux Européens et changer l’ordre mondial, en utilisant l’Ukraine comme lieu pour son auto-affirmation. Ses objectifs tactiques sont de forcer l’Ukraine à abandonner l’accord d’association avec l’UE dans sa forme actuelle et de forcer les Occidentaux à reconnaître la Crimée russe. Malheureusement, ceux-ci ont déjà perdu face à Poutine et l’OTAN a montré sa faiblesse et incapacité à répondre aux nouveaux défis mondiaux.


presseurop.eu | 29-août-2014 11:16

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