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Actualité

Belgique : “Procès du terrorisme. Jour 1”

L’un des plus gros procès pour terrorisme que la Belgique ait jamais connu a débuté le 29 septembre à Anvers, écrit la Gazet van Antwerpen.

Le procès vise le goupuscule radical islamiste Sharia4Belgium. Celui-ci est suspecté d’endoctriner de jeunes musulmans via les réseaux sociaux, et de les envoyer se battre aux côtés des djihadistes en Syrie. Selon le procureur fédéral, le groupuscule est “un terrain fertile pour les terroristes musulmans”.

Sur les 46 accusés – tous membres de Sharia4Belgium – seuls 17 se sont présentés à l’ouverture du procès le 29 septembre. Les autres sont soupçonnés de combattre en Syrie ou d’y être morts. Les audiences devraient durer trois jours.


presseurop.eu | 30-sept.-2014 13:28

Espagne : “Blocage express”

La Cour constitutionnelle suspend en un temps record le 9-Nécrit El Periódico, au lendemain de l’accueil du recours déposé par le gouvernement de Madrid contre la loi catalane sur les référendums et le décret convoquant la consultation sur l’indépendance de la Catalogne, prévue le 9 novembre, et signée le 27 septembre par le président de la région, Artur Mas. La Cour a rendu sa décision en un temps record en raison de “l'importance constitutionnelle et politique” du défi catalan ‘pour la société espagnole dans son ensemble et en particulier pour la Catalogne’”, note le quotidien.

Celui-ci ajoute que la Cour

consent à suspendre les mesures saisies et donne 15 jours au gouvernement et au Parlement catalan ainsi qu’au Parlement national pour présenter leurs remarques contre sa décision. Le gouvernement catalan a déjà annoncé qu’il fera appel.


presseurop.eu | 30-sept.-2014 12:22

Catalogne : Deux poids, deux mesures
La Vanguardia, Barcelone – Cartoon. Voir en entier .
presseurop.eu | 30-sept.-2014 12:22

Terrorisme : Que faire des jihadistes de retour en Europe ?

La guerre contre l’Etat islamique (EI) “bouscule les discussions” parmi les pays de l’UE afind e parvenir à un accord sur les moyens de contrer la menace d’attentats commis par des citoyens de l’UE de retour de Syrie ou d’Irak, écrit The Guardian.

Selon le quotidien britannique, les ministres de l’Intérieur des Vingt-huit doivent se rencontrer à Luxembourg mi-octobre avec “des responsables des plus importants réseaux sociaux, comme Twitter, Facebook et Google”, dans le but d’adopter des mesures dont ils discutent depuis maintenant un an et demi :

Plusieurs dispositifs sont en discussion, a commencer par un Registre des noms des passagers pour toute l’UE, qui s’appliquerait à touts les vols à l’intérieur de l’Union et contiendrait jusqu’à 15 paramètres qu’un algorythme analyserait pour aider à identifier les suspects. Le Parlement européen est hostile à ce dispositif car il violerait la liberté individuelle dans la mesure où il surveillerait des millions de voyageurs ordinaires. […] Thomas de Maizière, le ministre allemand de l’Intérieur, a de son côté demandé un examen plus rigoureux de tous les passeports et cartes d’identité dans les aéroports, mais la proposition a elle aussi été rejetée, car elle provoquerait de longues queues. Une base de données de la police, le Système d’information de Schengen (SIS) est également disponible afin de faire remonter les voyageurs suspects et les individus enregistrés. Les services de renseignements […] sont réticents à alimenter le SIS car ils craignent que cela n’endommage leur matériel, le rendant moins efficace.

Pour sa part, Libération publie une enquête qui démontre comment les relations et la communication avec les Etats hors-UE peuvent avoir des conséquences sur le retour des personnes suspectes. Le quotidien raconte l’”incroyable couac” par lequel trois jihadistes présumés français — parmi lesquels le beau-frère de Mohammed Merah – ont été arrêtés en Turquie en provenance de la Syrie, pour être ensuite extradés vers le mauvais aéroport. Alors que les renseignements français les attendaient à l’aéroport d’Orly, près de Paris, les trois ont atterri à Marseile, d’où ils se sont rendus tranquillement à Toulouse, où ils se sont rendus à la police, “se sachant recherchés”. Selon Libération, des malentendus à l’aéroport turc ont amené les autorités turques à changer d’avion “à la dernière minute” :

Problème : la PAF turque ne transmet pas l’information du changement de stratégie à ses services de renseignement qui, du coup, sont eux-mêmes dans l’incapacité d’avertir l’officier de coordination de la DGSI se trouvant à l’ambassade de France d’Ankara. C’est peu dire que cette légèreté a suscité, mardi, l’ire du ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve.


presseurop.eu | 30-sept.-2014 10:44

Le futur Traité transatlantique (TAFTA) fait déraper la Commission Juncker
Pour un beau couac, c’est un beau couac. Alors que dans ses réponses écrites au Parlement européen, la commissaire désignée au commerce international, la libérale suédoise Cécilia Malmström, s’est dite...
bruxelles.blogs.liberation.fr | 29-sept.-2014 20:58

Serbie : “Une bonne journée pour la tolérance”

Pour la première fois depuis des années, la gay pride a eu lieu “sans incidents”, note Danas, au lendemain de la marche qui a réuni près de 1 500 personnes dans les rues de Belgrade. C’était la première fois qu’elle avait lieu depuis 2010, quand des groupes de militants ultranationalistes et d’extrême droite ont attaqué le cortège, provoquant l’interdiction de la Pride les annés suivantes.

“*Plusieurs ambassadeurs, représentants d’ONG et des médias étrangers” ont pris part à la manifestation, ajoute le quotidien serbe.

EUobserver rapporte pour sa part que le commissaire européen à l’Elargissement, Stefan Füle, a déclaré qu’il s’est agi d’”une moment fondamental dans l’histoire de la Serbie démocratique” et que

la décision de Belgrade d’autoriser la parade dimanche est vue par certains comme une tactique afin de faciliter les négociations d’adhésion à l’UE.


presseurop.eu | 29-sept.-2014 15:49

Catalogne : “L’offensive de l’État pour bloquer la consultation commence”

Le gouvernement a mis en place rapidement hier sa réponse politique et institutionnelle à la loi du Parlement catalan appelant à une consultation” sur l’indépendance de la région, écrit La Vanguardia, au lendemain de la décision par laquelle le Conseil d’Etat, la plus haute instance consultative de l'État, “a approuvé à l’unanimité” le cadre légal de la stratégie de Madrid pour empêcher ce qu’elle considère comme un référendum de fait. Le Conseil s’est réuni au lendemain de la signature par le président de la Catalogne Artur Mas d’un décret convoquant la consultation pour le 9 novembre.

Le quotidien explique que, selon le gouvernement, la consultation serait en fait un referendum déguisé, ce que la Constitution espagnole interdit, estimant que lui seul a le pouvoir d’organiser ce genre de vote et que tous les Espagnols devraient être consultés. Le gouvrnement devait tenir un conseil des ministres d’urgence ce 29 septembre, afin de décider de saisir la Cour constitutionnelle pour bloquer le vote. Si la Cour devait juger la saisie recevable, la consultation pourrait être reportée jusqu’à sa décision finale, ajoute La Vanguardia. En attendant, Mas a déclaré dans une interview télévisée que “les urnes seront prêtes le 9 novembre”.


presseurop.eu | 29-sept.-2014 11:46

"La crise de la zone euro a été une crise bancaire, pas une crise de la dette publique"
La crise de la zone euro a été une crise bancaire mal traitée plutôt qu’un problème de dette publique : il a fallu attendre juin 2012 pour que les États...
bruxelles.blogs.liberation.fr | 28-sept.-2014 11:00

Union européenne : Le million de bébés Erasmus ? “Du pipeau” !

L’information, publiée par la Commission européenne, était “mignonne-tout-plein”, écrit Libération : un million de bébés seraient nés grâce à Erasmus, le programme d’échange universitaire européen créé en 1987. Trop beau pour être vrai ? “Au risque de casser l’ambiance, le ‘million de bébés’, c’est du pipeau”, écrit le quotidien parisien :

Le million ne figure nulle part dans l’étude. On s’est farci les 229 pages de l’enquête mise en ligne par la Commission européenne. Nulle part, il n’est question de bébés. D’où sort donc ce chiffre ? D’un communiqué de presse, où il est précisé que ‘selon les estimations de la Commission, environ un million de bébés sont vraisemblablement nés de couples Erasmus depuis 1987’.

Interrogée par Libération, la Commission a confirmé que ce chiffre ‘n’est pas inclus dans l’enquête, c’est une extrapolation...’ Le communiqué de presse fait une généralité à partir d’une donnée “piochée dans l’étude”, explique le journal : 27% des “anciens” étudiants Erasmus ont rencontré leur conjoint actuel pendant leur séjour Erasmus. Une extrapolation qui, de surcroît, “présente quelques biais” concernant l’échantillon, “pas aussi important que présenté”, et trop jeune…  


presseurop.eu | 26-sept.-2014 11:49

Commission européenne : Jean­-Claude Juncker, la “dernière chance” de l’Europe ?

S'il voulait convaincre que quelque chose pouvait changer dans la manière de gouverner l'Europe, Jean-Claude Juncker, le président de la future Commission européenne, a déjà gagné”, écrit Le Monde. Selon le quotidien, l’ancien Premier ministre luxembourgeois serait presque parvenu à convaincre les correspondants venus écouter sa première conférence de presse qu’il “a tiré les leçons des erreurs commises notamment par son prédécesseur, le président sortant de la Commission européenne, José Manuel Barroso. Des erreurs qui ont conduit à une “crise de confiance et [à] une expansion des courants antieuropéens.” Ainsi, note le journal,

On peut gager que consultants et communicants ont été mobilisés durant tout l'été pour peaufiner un projet, et un discours, qui devait d'abord trancher avec celui, épuisé, de José Manuel Barroso.

Son équipe, qualifiée de “‘gagnante’” et “‘prête à donner un nouvel élan’ à la construction européenne”, est celle de “la ‘dernière chance’ de l'Union”. Conscient du fait que l’institution qu’il s’apprête à diriger est “confrontée à l’ardente nécessité de modifier son image et son fonctionnement”, Junker

n'a pas relayé les propos les plus durs contre la bureaucratie eurocratique, ses privilèges et son désir parfois mégalomaniaque de tout réglementer. S'ils lisent bien l'esquisse qu'il a tracée, les acteurs de la bulle bruxelloise devraient toutefois comprendre qu'une période s'achève et qu'une autre commence peut-être, où l'omnipotence et l'arrogance pourraient laisser la place à une réelle efficacité et à la modestie.

Cette efficacité est confiée au premier vice-président – “une innovation” –, le social-démocrate néerlandais Frans Timmermans, qui

veillera à ce que toute future proposition de la Commission soit vraiment nécessaire. Il s'interrogera pour savoir si l'objectif visé ne pourrait être mieux atteint par les Etats membres. C'est le retour au principe de la subsidiarité, réclamé par les pays les plus eurosceptiques.

Le Monde rappelle qu’entre le 29 septembre et le 7 octobre, les commissaires désignés passeront chacun une audition devant le Parlement européen et “des eurodéputés décidés à les placer devant leurs contradictions”. Une étape que ne devrait pas redouter Juncker :

il connaît les limites de l'exercice, qui fait que le Parlement ne peut faire chuter un candidat commissaire sans retoquer l'ensemble de la Commission. Or, personne, hormis les europhobes, ne voudra ouvrir une crise institutionnelle. D'autant que le Parlement voit plutôt en M. Juncker un allié capable de réduire, avec lui, le poids du Conseil – à savoir des Etats. Il reste que l'organisation de la Commission, au pouvoir plus centralisé, dotée d'un vrai vice-président « exécutif » et de vice-présidents issus de « petits » pays qui auront autorité sur des commissaires français, britannique ou allemand, devra prouver son efficacité. Et le profil et les attributions de certains commissaires susciteront des débats. […] Risquent-ils un veto ? Le président “fait confiance” à ces responsables et aux capitales qui les ont désignés. Mais il sous-entend qu'il n'entrera pas en conflit avec le Parlement. Et donc que ceux qui poseraient problème devront être remplacés…


presseurop.eu | 26-sept.-2014 01:35

Terrorisme : “La barbarie”

Le guide de montagne français Hervé Gourdel a été décapité le 24 septembre par ses ravisseurs, les “Soldats du califat”, un groupe affilié à l’Etat islamique (EI), rapporte Le Figaro. Il avait été enlevé en Kabylie (nord de l’Algérie) le 19 septembre pendant une randonnée. Les ravisseurs avaient exigé que la France cesse ses frappes contre l’EI en Irak en échange de sa libération. L’armée algérienne avait lancé une opération visant à le sauver.

Le Figaro précise que toute la classe politique française a condamné cet acte de cruauté, y compris le président de la République :

ému, dénonçant une “terrible injustice”, le chef de l'État a affirmé qu'Hervé Gourdel était mort “car son pays, la France, combat le terrorisme” et parce qu'il représentait “un peuple épris de liberté” qui combat “la barbarie”.


presseurop.eu | 25-sept.-2014 12:25

Réchauffement climatique : Paix brûlante
Jyllands-Posten, Aarhus – Cartoon. Voir en entier .
presseurop.eu | 24-sept.-2014 17:53

zone euro : “Draghi met en garde : l’Europe est ‘au point mort’’’

La reprise a perdu son ‘élan’ en Europe car il y a des pays qui résistent à mettre en oeuvre les réformes”. C’est ce que retient le quotidien espagnol ABC de l’intervention du président de la BCE, Mario Draghi, devant la Commission des Affaires économiques du Parlement européen, le 22 septembre.

Le président de la BCE a en effet fait savoir que si celle-ci est prête à employer d’autres outils non conventionnels, “sans réformes [structurelles], ni les mesures de relance budgétaire ni la politique monétaire ne fonctionneront”.

Pour ABC,

Même si il n’en a pas été fait mention, tout le monde a pensé à la France et à l’Italie. Dans les deux pays, les réformes sont restées lettres mortes et tous deux sont revenus dans le rouge.


presseurop.eu | 23-sept.-2014 11:50

Référendum en Ecosse : Retour à la maison
International New York Times, Paris – Cartoon. Voir en entier .
presseurop.eu | 23-sept.-2014 10:47

Terrorisme : “Etat islamique. La France ciblée”

Le 22 septembre, l’Etat islamique (EI) a menacé de représailles la France, membre de la coalition entrée en guerre contre lui en Irak, rapporte Libération. L’EI a également revendiqué l’enlèvement d’un randonneur français en Algérie, qu’il affirme vouloir exécuter si la France n’arrête pas ses frappes en Irak.

L’EI reproche à Paris non seulement son intervention, mais aussi d’être un allié des chiites, ainsi que sa mauvaise image dans le monde musulman en raison notamment de sa loi sur le voile, explique Libération.  Pour le quotidien, la menace de l’EI contre les ‘méchants et sales Français‘, qu’il appelle à tuer “de n’importe quelle manière

apparaît comme un appel à ceux que l’on désigne, à tort ou à raison, ‘les loups solitaires’, à l’image de Mehdi Nemmouche ou de Mohamed Merah.

Dans son éditorial, Libération souligne que la France prend “à raison” ces déclarations au sérieux, car “Mehdi Nemmouche, le tueur du musée juif de Bruxelles, a montré que le passage à l’acte était possible".


presseurop.eu | 23-sept.-2014 10:35

Terrorisme : “La bombe était prête”

Le QG de la Commission européenne était dans le collimateur d’un attentat terroriste présumé rapporte Het Laatste Nieuws. Citant la chaine de télévision des Pays-Bas NOS, le quotidien flamand ajoute que la police de Bruxelles a trouvé des armes à feu et des explosifs “prêts à être utilisés” dans un appartement loué par un couple de Néerlandais d’origine turque ayant des liens présumés avec Sharia4Belgium, une organisation salafiste belge. Le journal ajoute que le couple a été arrêté début août à l’aéroport de Bruxelles alors qu’ils rentrait présumément de Syrie via la Turquie. Un troisième suspect, le frère de l’homme qui a été arrêté, est recherché et la police estime qu’il pourrait avoir rejoint la Syrie.

Selon le quotidien francophone L’Echo, on estime à

quelque 400 le nombre de personnes de nationalité belge qui sont allées se battre en Syrie, dont environ 90 sont rentrées.[…] Plusieurs personnes ont été arrêtées, mais les autorités ne veulent pas dévoiler quelles étaient les cibles potentielles, pour ne pas affoler le public.


presseurop.eu | 22-sept.-2014 12:18

Guerre en Syrie : “Un exode de Syriens inonde la Turquie”

Plus de 100 000 réfugiés syriens ont passé la frontière turque ce week-end en demandant l’asile en raison de l’avancée de l’État islamique dans le nord-est de la Syrie. Les autorités turques ont ouvert les frontières vendredi dernier avant de les refermer dimanche car des affrontements ont eu lieu entre les réfugiés et les gardes-frontières turcs. D’après l’UNHCR, il y a déjà 1,3 million de réfugiés syriens en Turquie. “Le conflit dans le nord de la Syrie est un dilemme pour le président Obama”, écrit De Volkskrant. “Les Kurdes syriens [...] sont un allié intéréssant mais ils sont liés au PKK qui est considéré comme une organisation terroriste par la Turquie, l’UE et les États-Unis.”


presseurop.eu | 22-sept.-2014 12:18

Référendum en Ecosse : Les Ecossais disent non à l’indépendance

Au terme d’un référendum historique, le 18 septembre, les Ecossais ont choisi de rester dans le Royaume-Uni. Le “non” à l’indépendance l’a donc emporté, et ce par 55,3% des voix.

En réaction à ce résultat, le quotidien de Glasgow The Herald a tenu à mettre l’accent sur le fort taux de participation à ce référendum : 84,5 %. Soit un record au Royaume-Uni. Pour le journaliste Andrew McKie, “le taux de participation en lui-même est une victoire pour l’Ecosse" :

Le résultat est décisif, assez pour éviter pendant une génération tout retour sur le sujet. [Mais] à une condition. Il faut conférer davantage de pouvoirs à Holyrood [le Parlement écossais]. [...] L’Ecosse peut être fière d’avoir conduit un débat, qui, en grande partie, a évité la politique politicienne [...] et mobilisé des personnes qui n’avaient jusqu'alors jamais pris part à la vie politique.

De son côté, The Scotsman, qui avait fait campagne pour le non, estime que le référendum prouve que “lorsque les circonstances sont favorables, la politique peut enthousiasmer et motiver”. Pour le quotidien, le fait d’avoir permis aux jeunes de 16 et 17 ans de voter est une grande leçon pour améliorer l’engagement démocratique —

Ce qui était clair [...] c’était l’énergie et l’enthousiasme avec lequel ce groupe a saisi cette occasion de prendre part à la conversation nationale [...] C’était ridicule que ces jeunes aient la possibilité de travailler, de payer des impôts, de se marier, de divorcer, d’intégrer l’armée, mais pas de participer au processus de décision du pays. Il est temps que cela soit étendu à d’autres élections.

New Statesman revient sur la réaction du chef de file des indépendantistes écossais, Alex Salmond, qui, concédant la défaite, a déclaré que l’Ecosse avait décidé, “à ce stade”, de ne pas devenir indépendante. Pour le journal, c’est,

Une référence à peine masquée à un “neverendum” [un référendum sans fin], redouté par les Unionistes. Le résultat étant plus proche que celui qui avait été prédit il y a deux ans, Salmond a estimé qu’il y avait un potentiel en vue d’un second vote dans un futur proche.

Le Times rapporte quant à lui les propos du Premier ministre britannique David Cameron, qui a déclaré que le vote avait tranché le débat “peut-être pour toute une vie”. De surcroît, écrit le journal,

Le Premier ministre a indiqué qu’il veillerait à ce que la promesse de transférer des pouvoirs au niveau fiscal et en matière de protection sociale serait pleinement respectée, et que des propositions seraient faites en novembre. [...]

Pour les Unionistes anglais, la victoire du non suppose de reconnaître que de telles concessions doivent être faites. “Dieu merci mon pays est toujours intact”, commente Daniel Hannan dans le quotidien conservateur The Daily Telegraph. Selon Hannan, conférer davantage de pouvoirs à l’Ecosse est inévitable.

Pas seulement parce que tous les partis l’ont promis, mais parce qu’il n’y pas d’autre moyen d’unir les deux parties. L’autonomie de l’Ecosse aura par la suite des implications dans les trois autres parties du pays, contraignant à une dévolution massive.

En Catalogne, où ce référendum a été suivi de près, le résultat fait aussi réagir. Pour Enric Hernández, directeur du quotidien barcelonais El Periódico,

Le cauchemar d’un effet domino, qui toucherait la Catalogne, la Flandre, la Corse ou la Padanie, empêche de dormir nombre de chancelleries. Le miroir écossais dans lequel se reflète avec une saine envie l’indépendantisme catalan a aussi son envers. L’inquiétude semée dans toute l’Europe par ce référendum renforce les anticorps des Etats face à toute tentative sécessionniste. L’Espagne et son Premier ministre, Mariano Rajoy, prendront bonne note du précédent créé par David Cameron, mais plutôt pour renforcer leur conviction qu’on ne joue pas avec l’unité de la patrie.


presseurop.eu | 19-sept.-2014 15:48

Ecosse: quitter Londres, est-ce quitter Bruxelles?
Une Écosse indépendante devra-t-elle négocier, en tant que nouvel État, son adhésion à l’Union européenne ? La réponse n’est rien moins qu’évident tout simplement parce qu’il n’y a aucun précédent...
bruxelles.blogs.liberation.fr | 19-sept.-2014 01:00

A la une

Voici notre sélection des Unes du jour sur le référendum sur l'indépendance en Ecosse.


presseurop.eu | 18-sept.-2014 13:13

La Commission Juncker sur le gril parlementaire
Dommage que l’Assemblée nationale n’auditionne pas préalablement les ministres au lieu de laisser le Président de la République agir selon son bon plaisir : cela aurait peut-être évité à la...
bruxelles.blogs.liberation.fr | 18-sept.-2014 00:44

Référendum en Ecosse : Ecosse-Catalogne, même combat ?

Le 18 septembre, les Ecossais vont décider s’ils veulent être indépendants du Royaume-Uni ou pas. Le référendum sera suivi avec une attention particulière en Espagne, et notamment en Catalogne : le gouvernement de Barcelone, mené par les nationalistes catalans, a en effet prévu d’organiser un référendum sur l’indépendance de la région pour le 9 novembre. Le gouvernement central estime que la consultation est illégale et la Cour constitutionnelle devrait très probablement l’invalider, ce qui marque une première différence — et non des moindres — avec le référendum écossais, négocié avec le gouvernement britannique et dont ce dernier a déjà dit qu’il reconnaîtrait le résultat.

Entre les deux consultations, “*les différences sont beaucoup plus importantes que les similitudes”, à la fois sur la forme et sur le fond, note à ce sujet dans El País l'écrivain Javier Cercas :

Au Royaume-Uni, il y un débat assez serein et rationnel, où les arguments sont échangés ; en Espagne, l’échange n’est que cris, mensonges et attaques personnelles, dans un climat hystérique qui n’exclut pas seulement les menaces, mais aussi tout effort pour comprendre celui qui n’est pas d’accord. Il n’est pas anecdotique non plus qu’en Ecosse, à l’inverse de la Catalogne, les médias soient dominés par les partisans de l'Union.

D’après Cercas, les différences entre les deux situations sont essentiellement dues à leur culture politique respective :

L'Ecosse a bâti sa propre culture politique, différente de celle du reste du Royaume-Uni. Alors qu'en Angleterre, le néolibéralisme dominait, en Ecosse, un système social-démocrate s’est imposé, au point que les Conservateurs ont du mal à exister en tant que force parlementaire ; autrement dit, la culture politique écossaise, solidement ancrée en Europe, cherche à rapprocher l'Ecosse au modèle scandinave, alors que la culture britannique, de plus en plus eurosceptique, cherche à assimiler le Royaume-Uni au modèle américain. Pour cette raison, pour beaucoup d'écossais, l'indépendance représente l’opportunité crédible de suivre un chemin différent et meilleur. Y-a-t-il quelque chose de pareil en Catalogne ? Nous autres les Catalans avons-nous développé une culture politique différente et meilleure que celle espagnole ? En Espagne, il y a eu 21 ans de gouvernements sociaux-démocrates ; en Catalogne, à peine sept. Les coupes budgétaires du [président du gouvernement régional, Artur] Mas sont au moins aussi drastiques que celles [du Premier ministre espagnol conservateur Mariano] Rajoy. [...] Bref, la culture politique catalane est identique à celle espagnole, seulement corrigée et augmentée. Existe-t-il une possibilité de construire un pays différent et meilleur avec la même culture politique ? A vous de répondre.


presseurop.eu | 17-sept.-2014 23:46

Ukraine : Bonne prise
Het Financieele Dagblad, Amsterdam – Cartoon. Voir en entier .
presseurop.eu | 17-sept.-2014 17:14

UE-Ukraine : “Bruxelles et Kiev ratifient l’accord d’association”

Le 16 septembre, le Parlement européen et le Parlement ukrainien ont ratifié simultanément et tous deux à une très large majorité l’accord d’association UE-Ukraine, rapporte la Frankfurter Allgemeine Zeitung.

Le volet économique de l’accord entrera en vigueur après le 31 décembre 2015, précise le quotidien allemand, selon lequel d’ici-là,

les parties devront trouver une solution aux objection du gouvernement russe à l’accord, ou faire face à de nouveaux conflits.


presseurop.eu | 17-sept.-2014 11:07

Référendum en Ecosse : Les coûts et les bénéfices de l’indépendance

Selon le prix Nobel d’économie Joseph Stiglitz, il ne faut pas craindre que l’Ecosse devienne indépendante, car elle aurait à certainement un coût à payer, mais elle en tirerait également des bénéfices. Dans un éditorial publié dans The Scotsman, Stiglitz affirme qu’”il n’y a, en fait, que très peu de motifs pour justifier les craintes qui ont été avancées”.

D’abord, Stiglitz n’a pas de doutes sur le fait qu’une Ecosse indépendante “continuera de faire partie de l’Europe”. Il estime également que la question de la monnaie “n’a pas lieu d’être” :

Il y a plusieurs accords sur la monnaie qui peuvent marcher. L’Ecosse peut continuer à utiliser la livre sterling — avec ou sans le consentement de l’Angleterre. […] Puisque les économies de l’Angleterre et de l’Ecosse sont si semblables, une monnaie commune devrait marcher bien mieux que l’euro — même sans une politique fiscale commune.

La question fondamentale à laquelle l’Ecosse doit faire face est différente”, écrit Stiglitz :

Il est clair qu’il y a, en Ecosse, plus qu’une vision et des valeurs partagées — une vision du pays, de la société, de la politique, du rôle de l’Etat ; des valeurs comme la justice, l’équité et l’opportunité. […] La vision et les valeurs écossais sont différents de ceux qui sont devenus dominants au sud de la frontière [en Angleterre]. En Ecosse l’Université est gratuite pour tout le monde ; l’Angleterre se dirige vers des frais d’inscription toujours plus élevés, obligeant les étudiants dont les parents ont moins de moyens à s’endetter. L’Ecosse a réaffirmé à plusieurs reprises son attachement au système de santé publique national ; l’Angleterre va vers une privatisation croissante.

Ainsi, conclut Stigliz, “l’indépendance peut avoir ses coûts — même si ceux-ci doivent encore être prouvés de manière convaincante ; mais elle aura aussi ses bénéfices” : l’Ecosse pourra décider où investir et comment “récupérer davantage des recettes provenant de la taxation”. La question la plus difficile que l’Ecosse doit affronter est plutôt

de savoir si l’avenir de l’Ecosse — sa vision et ses valeurs partagées, qui se sont démarquées toujours plus de celles qui dominent au sud de la frontière — seront mieux réalisées à travers l’indépendance.

La question principale étant, rappelle Stiglitz, ce qui se passerait “si l’Ecosse restait dans le Royaume-Uni et que celui-ci quittait l’UE”. Selon lui, “les inconvénients seraient à tout point de vue immensément plus importants”.


presseurop.eu | 17-sept.-2014 10:29

A Edimbourg, un automne passionné et passionnel

Blog

18 septembre. Référendum en Ecosse sur la sortie ou non du Royaume-Uni. Un geste surveillé de près et attendu, pour la jurisprudence, par la Catalogne, par une partie de la Transylvanie, par toutes les petites et grandes régions qui rêvent d'autonomie. Quelle que soit la forme.

"Il y a quelques pays qui, par un heureux concours de circonstances... littéraires, obtiennent une nouvelle identité". Je n'aurais jamais cru si bien être capable alors, à l'automne 2012, de prédire le sort futur de l’Écosse. J'avais atterri, par un hasard géographique, à Édimbourg pour une semaine, en ce mois de novembre, pluvieux mais superbe – car leurs arbres revêtent en automne les couleurs de nos chênes de Transylvanie, je me sentais ainsi chez moi – se prêtait au... travail collatéral.

J'ai donc demandé au rédacteur en chef du principal journal écossais, The Scotsman, une réunion collégiale. Une chose en entrainant une autre, je lui ai demandé ce qu'il pensait des allégations du Premier ministre écossais Alex Salmond concernant la future indépendance de l’Ecosse. Il a souri dans sa barbe (rousse !) et s'est lancé dans une démonstration de plaidoyer qui avait beaucoup de sens: il s’est montré honnête et neutre. Il a avoué, ensuite, lorsque j'étais sur le point de partir, qu'il n'était pas écossais, mais anglais !

Oui, le courant d'opinion principal, porté comme un drapeau par le gouvernement de Salmond, est nationaliste et désire la séparation de l’Écosse. En gardant la monnaie, en restant dans l'UE, conservant de très bonnes relations avec le Royaume-Uni, en bref un divorce de velours. Mais qui suppose aussi bien des désavantages. L’indépendance est perçue aujourd'hui comme un sentiment égoïste. Est-ce le cas ?

Les désavantages seraient d'ordre économique: la flotte de sous-marins britanniques se trouve en Écosse, avec les emplois afférents. Une grande partie de l'économie dépend également de Londres. L’Ecosse possède aussi sa propre Silicon Valley, appelée Silicon Glen. Sans oublier le whisky ou les services bancaires. Ou le tourisme. Depuis 1998, il existe à Edimbourg un Parlement écossais, avec 128 députés, qui votent des lois... d'usage courant, disons, dans une ambiance futuriste. A 50 mètres de la résidence d'été de la reine d'Angleterre, un immeuble tout en bois, conçu par un sculpteur catalan!

Quoi qu'il en soit, comme l'écrivait The Guardian, cité par Courrier International, "l'indépendance écossaise n'est plus un rêve". Le journaliste de The Scotsman me confiait qu'ils regardaient avec beaucoup d'intérêt du côté des autres mouvements indépendantistes, catalan, sicule même (il connaissait vraiment l'histoire des Magyars de Transylvanie et leurs désirs d'autonomie), mais il a expliqué que l’Écosse était un cas à part, car elle a toujours été un pays. Aspect géopolitique qui n'empêchera guère les analystes et même les indépendantistes d'utiliser une scission de l’Écosse comme argument pour la possibilité d'"une Europe des régions".

La contamination n'avait pas encore, en 2012, gagné les rues de la capitale écossaise. "Edimbourg a, en ce début de novembre, quelque chose du charme et de la fraîcheur d'un Cluj ou Sibiu une fois la brume dissipée. Edimbourg en novembre sent la montagne...", écrivais-je dans le reportage publié par Historia. La capitale paraissait sommeiller dans les replis d'un temps qui passe un peu plus lentement que sur le continent.

Mais aujourd'hui, le débat pour le Oui ou le Non échauffe tellement les esprits que c'est même devenu sujet de roman... pour Ian Rankin, auteur de polars célèbre dans l'espace anglo-saxon, "Saints of the Shadow Bible", et sujet de campagnes de presse pour bien d'autres. L'auteure des romans d'Harry Potter, J.K. Rowling, qui par ailleurs écrit ses romans dans une mignonne pâtisserie locale avec vue sur le château d’Edimbourg, a fait ainsi don d'une somme nullement négligeable à la campagne contre l'indépendance. "Je vous demande de vous rappeler les Mangemorts le jour du vote", demande-t-elle aux lecteurs, en espérant que, quelque soit le résultat du référendum, l'on ne "nous reproche jamais d'avoir fait une erreur historique".

Pour revenir à Rankin, considéré récemment comme l'écrivain écossais le plus aimé de tous les temps (et pas seulement en Écosse, mais aussi ailleurs), ce dernier, troublé par la mort de son ami, l'écrivain Iain Banks, en juin 2013, a décidé de prendre une année de pause. Pause pour respirer et observer. D'abord partisan du Non, mais tendant à accepter les opinions de ses amis soutenant le Oui, Rankin a décidé de prendre position à travers son personnage principal, dans ses romans policiers se déroulant sur fond des événements dans la capitale.

l'inspecteur Rebus aurait voté Non. mais l'inspecteur Siobhan Clarke aurait voté Oui. Je suis entre les deux. Essayant désespérément d'être le partisan de personne, car en Écosse être aujourd'hui le partisan de quelqu'un signifie se faire des ennemis.

De sages propos. Pour lui, pour les Écossais qui joueront leur sort au jeu de hasard du référendum comme geste démocratique sine die, pour nous, pour l'Union Européenne, en fin de compte. Nous aurons assurément un passionnant et passionnel automne écossais.


presseurop.eu | 16-sept.-2014 23:08

Référendum en Ecosse : Un difficile retour en Europe

Qu’adviendrait-il de l’adhésion de l’Ecosse à l’UE si le “oui” à l’indpéndance devait l’emporter lors du référendum du 18 septembre prochain ? Le président élu de la Commission européenne Jean-Claude Juncker a déjà fait savoir qu’”il n’y a pas de garantie qu’une Ecosse indépendante soit en mesure d’adhérer à l’UE”, écrit Christian Oliver dans le Financial Times, et il ajoute que

les juristes de l’UE et les experts en droit constitutionnel ne doutent pas du fait que l’adhésion de l’Ecosse à l’Union est possible, mais Edimbourg devra affronter un parcours du combattant fait de vetos potentiels, notamment de la part de l’Espagne, qui craint qu’un “oui” écossas n’accélère les rêves d’indépendance de la Catalogne. Elle devra également affronter la question de l’adoption de l’euro, qui est théoriquement obligatoire pour tout nouveau Etat membre. La seule certitude que les experts partagent est que l’adhésion de l’Ecosse à l’UE ne se fera pas automatiquement et sans heurts, contrairement à ce que prétend le Parti national écossais [à l’origine du référendum].

L’Ecosse devrait en tout état de cause faire acte de candidature, mais il y aurait encore une série d’obstacles, note Christian Oliver. Le premier serait la nécéssité d’être reconnu comme nouveau pays :

Une fois reconnue par Londres, l’Ecosse devra l’être également par tous les autres pays de l’UE avant de pouvoir faire (ou refaire) acte de candidature. […] Le processus pourrait être long et demander des débats et des votes parlementaires.

Après, l’Ecosse devra s’engager à adopter l’euro, comme la plupart des pays de l’UE (“le Royaume-Uni et le Danemark ont obtenu des clauses d’exception qui ne s’appliquent plus aux nouveaux candidats”, note le journaliste.

L’Ecosse devrait ensuite gérer une période de transition avant son adhésion, probablement à travers un “accord provisoire” avec l’UE — ”un compromis sans précécent pour une situation sans précédent”, écrit le Financial Times, dans lequel le nouveau pays se trouvera dans la même situation que d’autres pays non membres de l’UE, comme la Norvège ou la Suisse, qui “ont souvent dû adopter une grande partie de l’acquis (le corpus de la législation communautaire)”.

Enfin, conclut Christian Oliver, si une Ecosse indépendante “devait toujours envoyer six députés au Parlement européen”, elle “ne pourra certainement pas continuer à profiter de la réduction de sa contribution budgétaire à l’UE obtenue par le Royaume-Uni en 1984”.


presseurop.eu | 16-sept.-2014 10:50

Immigration : Corridor humanitaire
Il Manifesto, Rome – Cartoon. Voir en entier .
presseurop.eu | 16-sept.-2014 10:17

Intervention contre l’Etat islamique : “40 pays peuvent-ils sauver cet homme ?”

La conférence internationale sur les moyens d’arrêter l’Etat islamique (EI), organisée par le président français François Hollande et son homologue irakien Fouad Massoum, commence à Paris ce 15 septembre. Vingt dirigeants européens et arabes doivent y participer. L’objectif est de bâtir une “coalition des volontaires” pour intervenir militairement en Irak. Quarante pays ont déjà accepté de participer.

Après la décaptitation de l’otage britannique David Haines, la semaine dernière, la pression de la part de Londres et de Washington pour une intervention monte, note le quotidien belge, “d’autant plus qu’un deuxième civil britannique, Alan Henning, pourrait être la prochaine victime”.


presseurop.eu | 15-sept.-2014 12:19

Elections en Suède : “Changement de pouvoir”

Le Parti social-démocrate de Stefan Löfven a remporté les élections législatives du 14 septembre, en obtenant 31,2% des voix et 113 sièges au Parlement. Selon Svenska Dagbladet, Löfven devrait “bientôt entamer des discussions avec les Verts et les autres partis de centre-gauche” en vue de former un gouvernement. Mais, avec 43,7% des voix et 158 sièges sur 349, le bloc de centre-gauche est loin de la majorité absolue et Löfven pourrait devoir conduire un gouvernement de minorité, ajoute le quotidien.

Pour sa part, le chef de la coalition de centre-droit sortante, Fredrik Reinfeldt, a donné sa démission du poste de Premier ministre après huit ans au pouvoir et de celui de chef des Modérés, qui ont obtenu 23,2% des voix (84 sièges), rapporte le quotidien suédois. Les Démocrates de Suède (populistes) ont quant à eux obtenu 12,9% des voix. Avec 49 sièges, “ils doublent leur présence au Parlement” et deviennent le le troisième parti du pays, note Svenka Dagbladet.


presseurop.eu | 15-sept.-2014 10:38

La tablette, l'avenir de La Presse?
Lundi, les dirigeants de Libération vont présenter leur projet de transformation de Libération afin d’en faire un média du XXIème siècle. Un pari, certes, mais le journal n’a plus le...
bruxelles.blogs.liberation.fr | 14-sept.-2014 06:33

Catalogne : “V majuscule”

Des centaines de milliers de Catalans — 500 000 selon la police, un million selon les organisateurs — ont formé un drapeau géant (senyera, en catalan) dans les rues de Barcelone, lors de la troisième manifestation de la Diada (Journée nationale de la Catalogne), le 11 septembre, rapporte La Vanguardia. Ils ont dessiné un V immense, symbole du vote, pour demander la tenue d’un référendum le 9 novembre, que le gouvernement central refuse de concéder, mais aussi pour désigner la victoire des positions à faveur de l’indépendance.

Selon l’éditorial du quotidien de Barcelone, c’est le moment du “changement”, parce qu’il s’agit d’

une grande poussée qui vient d'en bas, sans doute, mais aussi soutenue d’en haut, étant donné que la Generalitat de Catalunya [le gouvernement régional] a mis tout son appareil institutionnel, qui n'est pas petit, au service de la mobilisation. Poussée d’en bas et impulsion d’en haut. C’est ca la réalité et ce serait mieux ne pas faire comme si on ne la voit pas.


presseurop.eu | 12-sept.-2014 12:20

Suède : “Bas, plus bas, Löfven”

Le chef des Sociaux-démocrates Stefan Löfven pourrait bien devenir le prochain Premier ministre si, comme semblent le suggérer les derniers sondages, sa coalition de centre-gauche devait remporter les élections législatives du 14 septembre. La coalition menée par le Premier ministre sortant, le conservateur Fredrick Reinfeld, est en effet créditée de 36,9% des intentions de vote, contre 48,1% pour la coalition menée par Löfven, surnommé “Camarade 25%.

Le vote devrait également voir le parti féministe Feministiskt initiativ entrer au Parlement, note Fokus, ainsi qu’une percée des Démocrates de Suède de Jimmie Åkesson, crédités de près de 10% des intentions de vote.


presseurop.eu | 12-sept.-2014 10:28

Les paradoxes de la Commission Juncker
On ne peut dénier un sens de l’humour certain à Jean-Claude Juncker. Le président de la Commission européenne, qui a rendu publique hier la répartition des portefeuilles entre les 27...
bruxelles.blogs.liberation.fr | 12-sept.-2014 10:03

La nouvelle Commission en six visages
La Commission européenne, un cimetière pour retraités de la politique nationale? Il sera difficile de le soutenir, vu sa composition particulièrement relevée. Les Vingt-huit ont désigné pas moins de cinq...
bruxelles.blogs.liberation.fr | 11-sept.-2014 22:01

Commission européenne : “Juncker veut être aux commandes”

Le 10 septembre, le président élu de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, a présenté son équipe. Une annonce accueillie par la plupart des médias avec un mélange de curiosité et de scepticisme.

Pour De Volkskrant, la Commission Juncker, est “politiquement du lourd, avec ses cinq anciens Premiers ministres, quatre anciens vice-Premiers ministres et “une poignée de ministres de talent”. Cette équipe sera, “du moins sur le papier, un contre-poids aux chefs de gouvernement, qui ont de plus en plus la main sur l’UE”. Le quotidien néerlandais qualifie de “révolutionnaire” la méthode Juncker : “il met un terme à des décennies d’une culture où chaque commissaire régnait en souverain sur son propre fief.”

Lluis Bassets, le directeur adjoint d'El País, considère, lui que c’est indéniablement la “Commission Juncker”, car l’ex Premier ministre luxembourgeois a véritablement choisi ceux qu’il voulait voir figurer à ses côtés. Un signe, pour le quotidien espagnol, que “Juncker veut être aux commandes” et qu’il n’est “pas soumis à la direction assistée allemande."

Non seulement Juncker a choisi personnellement ses commissaires, mais sa Commission porte l’empreinte de sa famille politique, souligne le Financial Times. Juncker a en effet

placé ses alliés de centre-droit aux postes-clé du prochain exécutif européen, un signe que le français Pierre Moscovici, le seul politique de centre-gauche dans le groupe, pourrait avoir des difficultés à modifier l’approche européenne de la crise économique. M. Moscovici […] a obtenu le précieux poste des Affaires économiques, mais il sera entouré, au sein de l’équipe économique, par des politiques partisans de la discipline budgétaire. Par ailleurs, M. Juncker a nommé Frans Timmermans, le ministre des Affaires étrangères néerlandais, “premier vice-président”. [Ce dernier,] qualifié de “main droite du président” s’assurera que la nouvelle Commission se concentre sur une poignée de priorités — un message clair à l’euroscepticisme montant. A La Haye, M. Timmermans était parmi les plus farouches partisans d’un maintien des pouvoirs au sein des capitales, au lieu de les transférer à Bruxelles.

l’UE a chargé les renards de surveiller le poulailler

Quartz, le site américain d’actualité économique, juge de son côté qu’en nommant Moscovici aux Affaires économiques — “où il devrait demander moins d’austérité et davantage de politiques en faveur de la croissance” et le britannique Jonathan Hill aux Services financiers, “une importante concession au puissant lobby financier de Londres”, “l’UE a chargé les renards de surveiller le poulailler”.

Juncker présente son cabinet

Le président élu de la Commission européenne Jean-Claude Juncker présente son cabinet, le 10 septembre 2014.

Dans la Frankfurter Allgemeine Zeitung, l’éditorialiste Werner Mussler estime que Juncker doit répondre à

la question de savoir pourquoi le français Moscovici s’est vu attribuer un portefeuille important [Affaires économiques et monétaires, Fiscalité et Douanes], alors que le commissaire allemand Günther Oettinger a lui hérité d’un portefeuille, certes important, mais à l’intitulé vague, l’Economie numérique.

Pour Ludwig Greven, dans Die Zeit Online cette distribution constitue carrément un “affront” envers la chancelière allemande :

Angela Merkel voulait éviter cela car elle rend le socialiste [Pierre Moscovici] en partie responsable du haut niveau de la dette en France. Elle ne lui fait pas confiance pour faire respecter le pacte de stabilité en France et dans les autres pays endettés comme l’Italie. Juncker a ignoré ces préoccupations et a suivi les voeux du président français François Hollande.

Pour Le Monde, la tâche qui attend Jean-Claude Juncker n’est rien de moins qu’ “immense, tant l'institution censée porter l'idéal européen sort affaiblie des dix ans de présidence du Portugais José Manuel Barroso”.

Le quotidien estime en effet que

la Commission est devenue informe depuis qu'elle compte vingt-huit commissaires, un par Etat membre. Elle est incapable de fixer un vrai cap européen. Elle n'a pas pris une seule initiative pendant la crise de l'euro, laissant les chefs d'Etat et de gouvernement […] décider seuls du sauvetage de l'euro avec la Banque centrale européenne (BCE).

Selon le journal parisien, le nouveau président de la Commission “a trois missions principales” : la “consolidation de l'euro”, et pour cela il “doit servir d'intermédiaire entre les malades et les bien portants, entre la France et l'Allemagne”. Deuxième mission : Juncker devra “garder le Royaume-Uni en Europe”, car  “sa sortie scellerait aux yeux du monde l'échec du projet communautaire”. Enfin, il devra “mettre en place une politique d’immigration commune. La détestation de l'UE tient souvent lieu de paravent pour masquer un réflexe de rejet d'une immigration perçue comme incontrôlée”.

L’ancien Premier ministre luxembourgeois “n'est pas là pour être le secrétaire général des Vingt-Huit”, conclut Le Monde : “il doit savoir incarner ce qu'ils veulent faire en commun. Pas plus, mais pas moins”.


presseurop.eu | 11-sept.-2014 16:26

MOLDAVIE : “La meilleure élève de l’Europe de l’Est ?”

La Moldavie, première de la classe ? C’est la question posée par le magazine polonais New Eastern Europe qui, dans son édition de septembre-octobre, se focalise sur ce pays, dont l'accord d'association avec l'UE est entré en vigueur le 1er septembre.

Le magazine rappelle que Bruxelles aime à qualifier la Moldavie de “bon élève du Partenariat oriental” principalement en raison des efforts accomplis par le pays pour se rapprocher de l'Union.

New Eastern Europe estime que la Moldavie joue également “un rôle important pour l’avenir de l’UE” et “dans les relations entre celle-ci et la Russie”, car elle abrite sur son territoire la république auto-proclamée de Transnistrie, un modèle pour les séparatistes pro-russes de l’Ukraine voisine.


presseurop.eu | 11-sept.-2014 08:16

MOLDAVIE : “La meilleure élève de l’Est de l’Europe ?”

La Moldavie, première de la classe ? C’est la question posée par le magazine polonais New Eastern Europe qui, dans son édition de septembre-octobre, se focalise sur ce pays, dont l'accord d'association avec l'UE est entré en vigueur le 1er septembre.

Le magazine rappelle que Bruxelles aime à qualifier la Moldavie de “bon élève du Partenariat oriental” principalement en raison des efforts accomplis par le pays pour se rapprocher de l'Union.

New Eastern Europe estime que la Moldavie joue également “un rôle important pour l’avenir de l’UE” et “dans les relations entre celle-ci et la Russie”, car elle abrite sur son territoire la république auto-proclamée de Transnistrie, un modèle pour les séparatistes pro-russes de l’Ukraine voisine.


presseurop.eu | 11-sept.-2014 08:16

Postes-clé de l’UE : Pas de pouvoir, pas d’ambition

Dans un article paru dans la revue Foreign Affairs, le politologue Lorinc Redei, critique la nomination des deux nouveaux dirigeants de l’UE, le président du Conseil européen, Donald Tusk, et la Haute représentante pour la politique étrangère, Federica Mogherini, estimant qu’il s’agit d’un “désastre” et que les Vingt-huit “ont collectivement privé l’Union européenne de tout poids dans les affaires mondiales”.

Redei note que “Tusk est peut-être un politicien de talent”, mais “il est très peu probable qu’il devienne l’architecte d’un consensus au niveau du continent” :

Tusk n’est pas connu pour être un bon bâtisseur de coalitions. Ses deux gouvernements en Pologne s’appuyaient sur un seul partenaire à la Chambre basse (et aucun au Sénat). Son prédécesseur, Herman Van Rompuy, avait “des décennies d’expérience” en tant qu’architecte de coalitions dans la politique fédérale de la Belgique.

Ajoutant que Tusk “ne parle pas français et ne maîtrise pas l’anglais” Redei ajoute qu’

il est difficile de croire qu’il pourra imaginer des compromis créatifs parmi ses anciens collègues, si l’on considère les difficultés qu’il a rien qu’à communiquer avec eux dans une langue commune. Le message de sa nomination est clair : les leaders nationaux européens préfèrent qu’une perspective européenne ne vienne pas perturber leur approche basée sur le plus petit commun dénominateur.

Pendant ce temps, la ministre italienne des Affaires étrangères, Federica Mogherini

manque de deux des caractéristiques essentielles pour devenir le porte-parole efficace de la politique étrangère de l’UE : une stature de leader et une stature internationale. […] Mogherini n’a aucune expérience des institutions complexes de l’Union. Elle n’a pas d’expérience directe de la bureaucratie du Service européen d’action extérieure et des ses pièges. […] Elle n’occupe des postes électifs que depuis six ans et elle n’est pas connue en dehors de l’Europe. Les gouvernements étrangers pourront difficilement la prendre au sérieux.

De plus, estime encore Redei, la gestion de la part du Conseil européen de la crise en Ukraine a été “aussi peu satisfaisante qu’insuffisante pour dissuader le président russe Vladimir Poutine de nouvelles agressions”.

Pour l’auteur, le dernier sommet européen prouverait que les dirigeants de l’UE

sont préoccupés de ne pas confier les postes-clé de l’Union à des personnalités de haut profil qui pourraient mettre à mal leurs intérêts nationaux au nom d’un intérêt commun supérieur européen. […] En nommant des personnalités de bas profil à des postes importants, les dirigeants européens sapent leur propre capacité à appréhender les grands défis de notre temps, comme la résurgence de l’expansionnisme russe.

Le sommet de fin août a ainsi donne le “feu vert” à la Russie pour poursuivre l’escalade dans ses attaques en Ukraine, estime enfin Redei, montrant aux Etats-Unis que l’UE n’est pas capable d’être à la hauteur de ses responsabilités :

Seuls, les membres de l’UE manquent de puissance. Ensemble, ils manquent d’ambition. Et dans les deux cas, Poutine est sur le point de les mener en bateau.


presseurop.eu | 10-sept.-2014 15:34

Crise en Ukraine : “La ‘guerre’ avec la Russie pèse sur le PIB européen”

La “guerre économique” entre l'UE et la Russie, conséquence du soutien de Moscou aux séparatistes pro-russes dans le conflit ukrainien, “atteint la zone euro à un moment où son économie, faible, est proche d'entrer en récession", rapporte El Periódico.

D'après les analystes, ce conflit entraînera une contraction de 0,3% du PIB des pays de la zone euro en 2014, rapporte le quotidien.

La perte de touristes russes, la chute des exportations et des ventes immobilières, ainsi que l'augmentation des prix du pétrole et du gaz, sont quelques-unes des conséquences des sanctions imposées par l’UE à la Russie, conclut El Periódico.


presseurop.eu | 10-sept.-2014 13:30

Economie : Il faut un “New Deal européen”
Les Echos, Paris – L'avènement d'une nouvelle génération de dirigeants en Europe ouvre la voie à une relance du projet communautaire. Celle-ci passe par un programme d'investissements massifs qui exige une réorientation des dépenses, estime un économiste français. Voir en entier .
presseurop.eu | 09-sept.-2014 15:54

CRISE EN UKRAINE : “Les sanctions repoussées”

L’Union européenne a approuvé, le 8 septembre, une nouvelle série de sanctions à l’encontre de la Russie, mais leur entrée en vigueur est repoussée “de quelques jours”. Un moyen, pour l’UE, d’évaluer si le cessez-le-feu en Ukraine tient, rapporte Gazeta Wyborcza

Selon le quotidien de Varsovie, la Finlande, soutenue par quelques autres pays membres, a demandé à ce que ces sanctions ne soient pas appliquées dès le 9 septembre, comme prévu initialement. La Finlande considère en effet que ce cessez-le-feu entre les forces ukrainiennes et les séparatistes pro-russes est une opportunité de “désescalade” du conflit.

Pour Gazeta Wyborcza, les nouvelles sanctions

vont encore davantage limiter l’accès des [producteurs de pétrole] Rosneft, Gazprom-Neft et Transneft, aux prêts sur les marchés financiers européens, accroître le contrôle financier sur cinq banques d’Etat russes et couper les prêts aux entreprises productrices d’armes.

En outre, vingt-quatre noms seront ajoutés à la liste des personnalités russes interdites de séjour dans l’UE et dont les actifs sont gelés.


presseurop.eu | 09-sept.-2014 14:16

Référendum sur l’indépendance : “L’Ecosse se dirige vers la sortie”

“Les adversaires de l’indépendance de l’Ecosse vont lancer un tentative de la dernière chance pour éviter la scission du Royaume-Uni”, writes The i, après qu’un sondage de YouGov a pour la première fois placé les intentions de vote pour le “oui” à l’indépendance devant le “non”, par 51% contre 49%.

Selon le quotidien, après la publication du sondage, le ministre des Finances George Osborne

a promis que des mesure particulières vont être annoncées dans les prochains jours pour accorder de plus amples pouvoirs à l’Ecosse si le “non” devait l’emporter, dans une tentative de tempérer la vague de voix attendus pour le “oui”.


presseurop.eu | 08-sept.-2014 11:28

Institutions européennes : “Europe à deux vitesses. Réactivation”

La France fait pression pour diviser l’Europe en deux : un “noyau dur” et la périphérie, écrit Dziennik Gazeta Prawna, selon lequel, puisque Paris n’a obtenu aucun poste-clé, ni à la Commission européenne, ni au Parlement, elle souhaite à présent “renverser l’ordre de l’UE” pour compenser son échec.

Le quotidien souligne que le plan français, qui bénéficierait du soutien des pays du Bénélux, prévoit la création du poste de président permanent de la zone euro et un secrétariat de l’union monétaire en 2015. Paris souhaite également créer une sous-commission spéciale au sein du Parlement européen et un budget commun pour ses 18 membres. Dziennik Gazeta Prawna note que —

la garantie d’une accélération de l’intégration au sein de la zone euro a influencé la décision de la France de soutenir la candidature de Donald Tusk au poste de président du Conseil européen.


presseurop.eu | 08-sept.-2014 11:20

Zone euro : Niveau record
Jyllands-Posten, Aarhus – Cartoon. Voir en entier .
presseurop.eu | 06-sept.-2014 12:23

Zone euro : “‘Super Mario’ à la rescousse”

"La BCE stimule l'économie européenne", clame El Periódico, au lendemain de l'annonce de Mario Draghi d’une baisse des taux d'intérêt de la zone euro jusqu'au minimum historique de 0,05%. Le président de la Banque centrale européenne a également annoncé le rachat massif de dette publique par la BCE à partir du mois d'octobre, précise le journal. La décision, qui vise à faire récupérer la croissance et combattre la déflation, a été accueillie positivement par les bourses européennes, mais, précise le quotidien de Barcelone toutefois, elle prouve que

l'économie des pays qui partagent l'euro n’est pas dans une phase aussi encourageante que ce que plusieurs gouvernements […] aiment à répéter. […] La reprise tant attendue risque de perdre le peu de terrain gagné.


presseurop.eu | 05-sept.-2014 12:45

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