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Actualité

Roumanie : “Le premier jour sans ‘escu’”

Après Ceauşescu, Iliescu, Constantinescu et Băsescu, c’est le tour de Klaus Iohannis, écrit en Une le quotidien bucarestois Adevărul. Le nouveau président roumain, issu de la minorité saxonne de la Transylvanie, a prêté serment le 21 décembre et il est devenu officiellement le successeur de Traian Băsescu, après deux mandats consécutifs de dernier.

Dans son discours d’investiture, il a annoncé aux partis politiques qu’il les invite au Palais présidentiel Cotroceni pour des consultations en vue d’un “projet national”, et a souligné le besoin d’une Roumanie libérée de la corruption. Quant à la politique étrangère, il a précisé que la Roumanie poursuivra le long de ses trois grands axes : le partenariat stratégique avec les Etats-Unis et l’appartenance à l’OTAN et l’UE. Selon Adevărul

le message du nouveau président de la Roumanie s’est axé autour de l’idée de changer les mentalités – quelque chose qui a toujours constitué un handicap de la classe politique du pays.


presseurop.eu | 22-déc.-2014 11:00

Immigration en Allemagne : Que veut le mouvement anti-islam Pegida ?

Ni les politiques ni la presse n’ont vu le mouvement venir”, écrit Claus Christian Malzahn dans Die Welt. Et d’ajouter :

Dans tout le pays les gens discutent de la signification des événement de Dresde : certains y voient une rébellion d’extreme-droite ; d’autres uniquement des citoyens inquiet. Mais su un point tout le monde est d’accord : Pegida est davantage qu’un phénomène local. Certains politologues […] voient même les démonstrations comme une césure historique, le symptôme d’une relation brisée entre les politiques et les gens.

Un groupe de reporters de Die Zeit a tenté, d’identifier les gens qui défilent avec Pegida et les décrivent comme “des gens avec un certain niveau de vie, mais pas de grandes ambitions” et qui appartiennent à la classe moyenne inférieure.

Il semble y avoir une relation entre les organisateurs de la démonstration de Dresde et les hooligans du football. Mais cette déduction des services de renseignement n’a pas encore été prouvée”, écrivent-ils, en ajoutant que, même si certains organisateurs et manifestants sont clairement proches de groupuscules d’extrême droite, comme le NPD, Pegida n’est pas uniquement un forum pour la droite dure.

Il y a aussi des “passerelles” entre Pegida et le parti anti-euro Alternative pour l’Allemagne (AfD) — même si, officiellement, AfD n’a pas de position commune sur Pegida.

La Frankfurter Allgemeine Zeitung exhorte la classe politique à prendre au sérieux Pegida :

Le mouvement refuse d’être cantonnée à l’extrême droite

Le mouvement refuse d’être cantonnée à l’extrême droite. […] Le message selon lequel ceux qui défilent à Dresde et dans d’autres villes ne sont pas que des extrémistes de droite est parvenu à Berlin. La prendre vraiment au sérieux veut dire ne pas considérer les protestations comme une agitation avant Noël ; cela veut dire avoir des politiques de l’immigration qui font les intérêts du pays. Même en Allemagne il est légitime de demander aux immigrés de faire preuve du désir et de l’intérêt pour l’intégration..

73 % de la population affirme avoir peur que l’islam radical gagne de l’influence

Selon un récent sondage, 49 % de la population allemande soutient les manifestations, alors que seuls 29 % rejette leurs idées et 26 % ont des opinons mélangées. Le soutien, affirment Die Zeit et YouGov, qui a mené le sondage, est alimenté par la peur de la présence de fondamentalistes musulmans sur le sol allemand : “73 % de la population affirme avoir peur que l’islam radical gagne de l’influence”, écrit Die Zeit.

Mais alors que la population musulmane est quasi-inexistente, Malzahn se demande si ces groupes et ces manifestations d’extrême droite sont “d’un certain point de vue complètement normaux en comparaison avec le Front national en France, le Ukip au Royaume-Uni, le Jobbik hongrois et le FPÖ autrichien – qui ont tous progressé lors des dernières élections européennes.

Quoi qu’il en soit, Jacques Schuster met en garde dans Die Welt contre l’hystérie qui menace quand il s’agit de Pegida :

Considérer Pegida comme un groupe d’extrême droite est stupide et faux […] Les peurs et les problèmes ne disparaissent pas simplement parce qu’ils sont portés par la mauvaise partie. Mais il est également idiot de parler de domination étrangère en Allemagne. […] Lorsqu’il s’agit d’immigration et de droit d’asile nous savons tous qu’il y a des problèmes qui peuvent être soulevés — par n’importe qui.


presseurop.eu | 21-déc.-2014 16:16

"Syriza aura peu d'espace pour rompre avec l'UE"
Pour Ilias Nicolacopoulos, politologue et professeur à l’université d’Athènes, l’Union européenne a tort d’avoir peur d’un Syriza au pouvoir, ce parti de la gauche radicale s’étant assagi à l’approche du...
bruxelles.blogs.liberation.fr | 20-déc.-2014 13:33

UE-Russie : L’UE suspend les échanges avec la Crimée, Poutine accuse l’Occident de la crise russe

Les dirigeants européens et russes campent sur leurs positions alors que les tensions économiques ont augmenté d'un cran le 18 décembre : les chefs d'Etat et de gouvernement de l'UE ont annoncé de nouvelles sanctions contre la Crimée et le président russe Vladimir Poutine a mis en garde son pays à propos de la récession qui pourrait le frapper dans les deux prochaines années.

Lors de sa conférence de presse annuelle, qui "sert d'habitude d'arène pour le show populiste du président", Poutine "a fait face à des questions plus dures que par le passé de la part d'une foule d'habitude loyale, surtout en matière économique", écrit le Financial Times. Le quotidien économique met en avant toutefois les responsabilités de Poutine dans la situation économique du pays :

Il affirme qu'une période de difficultés économiques sont le prix à payer pour maintenir son indépendance face à l'aggression occidentale, tout en attribuant la chute du rouble et la récession qui s'annonce à des "facteurs externes".

Lors du Conseil européen de Bruxelles, quasiment en même temps, la chancelière allemande Angela Merkel a demandé à ce que les sanctions contre la Russie soient maintenues jusqu'à ce que Poutine "fasse d'importantes concessions", écrit EUobserver. Les dirigeants de l'UE ont également décidé d'"interdire toutes les formes de coopération commerciale avec la Crimée" à partir du 20 décembre. Selon le site,

Vue la crise financière en Russie et qu'elle doit ravitailler la Crimée par voie maritime, il est probable qu'elle transforme la région, jadis subventionnée par Kiev, en cauchemar économique.


presseurop.eu | 19-déc.-2014 16:08

UE-Russie : L’UE cesse les échanges avec la Crimée, Poutine accuse l’Occident des déboires de la Russie

Les dirigeants européens et russes campent sur leurs positions alors que les tensions économiques ont augmenté d'un cran le 18 décembre : les chefs d'Etat et de gouvernement de l'UE ont annoncé de nouvelles sanctions contre la Crimée et le président russe Vladimir Poutine a mis en garde son pays à propos de la récession qui pourrait le frapper dans les deux prochaines années.

Lors de sa conférence de presse annuelle, qui "sert d'habitude d'arène pour le show populiste du président", Poutine "a fait face à des questions plus dures que par le passé de la part d'une foule d'habitude loyale, surtout en matière économique", écrit le Financial Times. Le quotidien économique met en avant toutefois les responsabilités de Poutine dans la situation économique du pays :

Il affirme qu'une période de difficultés économiques sont le prix à payer pour maintenir son indépendance face à l'aggression occidentale, tout en attribuant la chute du rouble et la récession qui s'annonce à des "facteurs externes".

Lors du Conseil européen de Bruxelles, quasiment en même temps, la chancelière allemande Angela Merkel a demandé à ce que les sanctions contre la Russie soient maintenues jusqu'à ce que Poutine "fasse d'importantes concessions", écrit EUobserver. Les dirigeants de l'UE ont également décidé d'"interdire toutes les formes de coopération commerciale avec la Crimée" à partir du 20 décembre. Selon le site,

Vue la crise financière en Russie et qu'elle doit ravitailler la Crimée par voie maritime, il est probable qu'elle transforme la région, jadis subventionnée par Kiev, en cauchemar économique.


presseurop.eu | 19-déc.-2014 15:02

Pays-Bas : Une Maison pour les lanceurs d’alerte

Les Pays-Bas sont en passe de devenir le premier pays en Europe à fournir un abri aux informateurs, annonce De Volkskrant. La Maison pour les lanceurs d’alerte offrira une protection légale aux personnes qui dénoncent les abus dans les secteurs privé et public et mènera des enquêtes sur les actes répréhensibles. Bien qu’elle sera entièrement indépendante, l’institution recevra une subvention annuelle d’environ 3,5 millions d’euros de la part du gouvernement néerlandais.

Selon Ronald van Raak, membre du parti socialiste, et auteur de la loi qui a permis la création de la Maison, “à l’heure actuelle, les personnes qui divulguent les abus doivent se débrouiller toutes seules, alors qu’en général elles rendent service à la société”. A l’avenir, elles pourront être assistées par la Maison pour les lanceurs d’alerte et “aussi longtemps que l’enquête est en cours, elles ne pourront pas être licenciés”. Le cas d’Ad Bos, qui est resté “sans le sou” et était contraint d’aménager dans une caravane après avoir dénoncé des pratiques de fixation des prix dans l’immobilier, est l’une des causes directes de cette loi.

La Maison aura des pouvoirs d’investigation importants, en particulier dans le secteur public. Les institutions gouvernementales seront dans l’obligation de lui donner accès à toutes les informations nécessaires au cours de son enquête. Mais la situation risque d’être plus compliquée dans le cas des entreprises privées.


presseurop.eu | 19-déc.-2014 09:41

La Grèce de nouveau au bord du chaos
J'ai passé la semaine en Grèce, notamment pour suivre Pierre Moscovici qui effectuait sur place sa première visite officielle comme commissaire aux affaires économiques et monétaires. Voici la version longue...
bruxelles.blogs.liberation.fr | 18-déc.-2014 23:40

Exploitation de l’Arctique : Le troisième larron
Neues Deutschland, Berlin – Cartoon. Voir en entier .
presseurop.eu | 18-déc.-2014 12:11

Présidentielle en Grèce : “Premier test”

Tous les regards sont rivés sur la Grèce ce 17 décembre, alors que le parlement d’Athènes se réunit dans l’après-midi pour élire le président du pays. Le candidat du Premier ministre Antonis Samaras, l’ancien commissaire européen Stavros Dimas, aura besoin de 200 voix pour être élu lors des deux premiers tours et de 180 voix pour être élu au troisième tour, explique To Ethnos. Le vote d’aujourd’hui sera donc un “test” pour vérifier si Dimas peut obtenir les 180 voix nécessaires, étant donné que Samaras ne peut compter que sur les 155 voix de la majorité gouvernementale. Il devra convaincre 25 autres parlementaires — surtout des indépendants — de donner leur soutien à M. Dimas. Si aucun candidat ne recueille le nombre suffisant de suffrages lors du troisième vote, des élections anticipées auront lieu au mois de mars. Selon un sondage publié par le quotidien d’Athènes, le parti de gauche anti-austérité Syriza pourrait compter sur 28% des voix, la Nouvelle Démocratie de Samaras recueillierait 23% des suffrages et les intentions de votes du partenaire de coalition PASOK, du Parti communiste et de l’Aube dorée (extrême-droite) tourneraient autour de 5%..


presseurop.eu | 17-déc.-2014 11:23

Petro Porochenko en Pologne : “Avec vous, on va y arriver”

Le président ukrainien Petro Porochenko est en visite en Pologne ce mercredi, rapporte Gazeta Wyborcza. “La lutte contre la corruption, les réformes économiques et l’adhésion à l’UE sont mes trois priorités”, martèle-t-il dans une interview accordée au quotidien polonais, qui souligne que le président polonais Bronisław Komorowski va ratifier l’accord d’association UE-Ukraine en présence de son homologue ukrainien. Le quotidien précise que Porochenko demande “une aide financière” aux pays occidentaux car “le trou budgétaire [de l’Ukraine] s’est fortement accru”. Cependant,

l’Union a adopté une ligne dure face Kiev : d’abord, vous faites des réformes et ce n’est qu’après qu’on pourra parler d’argent. Bruxelles a décalé la conférence des donateurs : elle attend que le gouvernement présente une stratégie et un calendrier des réformes et que le parlement adopte les premières lois.


presseurop.eu | 17-déc.-2014 11:19

Pour Moscovici, l'eurodéputé Guillaume Balas n'est pas dans le "bon parti"
« Guillaume Balas devrait quitter le PS et adhérer au Front de Gauche. Il serait plus en cohérence. Déjà, qu’il n’a pas voté la confiance à la Commission Juncker, contrairement...
bruxelles.blogs.liberation.fr | 17-déc.-2014 01:09

Russie : “Le rouble perdu”

La chute de la monnaie russe semble impossible à arrêter, alors que le prix du pétrole est en chute et que les sanctions occidentales mettent sous pression l’économie russe. Dans ce que Kommersant qualifie de “manœuvre historique”, la Banque centrale russe (BCR) est intervenue le 15 décembre, en portant son taux directeur de 10,5 % à 17 %, afin de limiter la dépréciation du rouble et le risque d’inflation.

Le rouble a perdu 9,4 % par rapport au dollar dans la seule journée de lundi, portant à 50 % la dépréciation face à la monnaie américaine depuis le début de l’année.

La BCR a également affirmé dans son rapport pour le mois de décembre que les prévisions pour 2015 indiquent une baisse du PIB russe de 4 pour cent, ce que le quotidien de Moscou qualifie de “récession douce”.

EUobserver explique pour sa part que l’”annonce surprise” de la BCR est due à trois facteurs :

Avec le prix du pétrole qui était à 100 dollars le baril en juin et à 60 dollars aujourd’hui, l’économie russe sent la pression. A cela s’ajoute l’interdiction d’accès aux marchés des capitaux européens et américains prévue par les sanctions communes. […] Alors que les Etats-Unis et leurs alliés saoudiens déterminent le prix du pétrole, il est probable que l’étau continuera de se serrer tant que le président russe Vladimir Poutine n’aura pas changé de politique en Ukraine.


presseurop.eu | 16-déc.-2014 22:20

Vague d’arrestations dans les médias turcs : “‘Nous avons un problème avec l’UE’”

Les autorités turques ont réagi avec irritation à la déclaration commune de la Haute représentante pour les Affaires étrangères de l’UE Federica Mogherini et du commissaire européene à l’Elargissement Johannes Hahn, qui ont affirmé le 14 décembre que “les raids de la police et les arrestations de plusieurs journalistes et représentants des médias en Turquie” le même jour vont “*contre les valeurs et les standards européens que la Turquie aspire à partager.

Le président turc Recep Tayyip Erdoğan a déclaré lundi que “l’UE devrait s’occuper de ses affaires et garder ses opinions pour elle”, ajoutant que le coup de filet ne violait pas la liberté de la presse.

Selon Cumhuriyet, Mme Mogherini était “très surprise”, car

la réaction de M. Erdoğan intervenait une semaine à peine après qu’elle s’est rendue en Turquie pour des discussions “très constructives” avec lui et que les deux parties ont compris qu’il y avait “la possibilité d’un nouveau départ” avec une nouvelle Commission à Bruxelles et un nouveau gouvernement à Ankara.


presseurop.eu | 16-déc.-2014 13:53

Institutions européennes : Comment les diplomates d’Europe centrale ont fait leur nid

En 2004, les diplomates des nouveaux États membres “étaient un peu comme Alice au pays des merveilles dans les capitales européennes”, écrit Marc Peeperkorn, le correspondant aux affaires européennes de De Volkskrant. Dix ans plus tard, ils maîtrisent “la langue secrète de Bruxelles” et ils parlent “d’égal à égal” avec les représentants des pays membres les plus anciens.

Mais les premières années après le plus grand élargissement de l’UE qui est devenu réalité le 1er mai 2004 – lorsque la Pologne, la République tchèque, la Hongrie, la Slovaquie, la Slovénie, l’Estonie, la Lettonie, la Lituanie, Chypre et Malte y ont adhéré – n’étaient pas faciles, ajoute Peeperkorn –

Prenez par exemple Maroš Šefčovič qui a orchestré l’adhésion de la Slovaquie et qui est Commissaire européen depuis 2009 : “J’avais l’impression qu’il y avait un mur de verre dans la salle de conférence. Je voyais la vieille garde parler – des mots sortaient bien de leurs bouches mais j’avais du mal à comprendre quoi que ce soit. Sans parler du fait que je n’avais aucune influence sur la prise de décision.

Malgré une période de formation d’un an au cours de laquelle ils étaient observateurs, les ambassadeurs novices ne faisaient qu’occuper une place dans les salles de réunions. L’ancien ambassadeur néerlandais à Bruxelles, Tom de Bruijn, reconnaît qu’il y avait “un certain sentiment de supériorité au sein de la ‘vieille garde’ de l’UE à 15. Pendant toutes ces années, c’est nous qui faisions la politique de l’Union. Le message destiné aux nouveaux arrivants était le suivant : nous décidons de ce qui se passe ici ; vous êtes des blancs-becs. Une atmosphère de méfiance régnait.

Pavel Telička, le négociateur en chef de la République tchèque, se souvient de la “folie” des premières années. Alors que les anciens pays membres avaient au moins soixante-dix employés à Bruxelles, l’ambassade tchèque n’en avait que quatre. “Dire qu’on travaillait dur serait un euphémisme”, dit-il. Il parle d’”esclavage moderne pour la patrie” en plaisantant. Non seulement Bruxelles était un labyrinthe de couloirs, de passages secrets, de règles et de styles, mais en plus il y avait tout le jargon incompréhensible de l’UE à apprendre. “Tous les aspects techniques des paiements, des dettes, des réserves, des plafonds, des budgets supplémentaires, c’est vraiment de la politique de haut niveau”, explique Šefčovič.

Peeperkorn ajoute qu’

un autre problème, non des moindres, était qu’au cours de ces premières années les nouveaux États membres ont perdu de nombreux fonctionnaires brillants qui ont commencé à travailler justement dans les institutions européennes. De jeunes Polonais, Slovènes et Hongrois bien éduqués, avec une certaine expérience européenne, ont été attirés par les salaires alléchants proposés par l’UE.

Au bout de cinq ans, les disparités entre les anciens et les nouveaux s’étaient estompées : les ambassadeurs ont appris à parler la langue codée et sont devenus des membres actifs. “Mais c’est la présidence tournante de l’Union qui a été le vrai baptême du feu”, précise l’ambassadeur polonais Prawda. “C’est à ce moment-là qu’on a été plongés dans le bain. C’est pendant cette présidence qu’on doit montrer qu’on est capable de conduire et pas que de faire de l’autostop.

Dix ans plus tard, ce n’est que de l’histoire ancienne”, étant donné que le Polonais Donald Tusk vient de prendre le poste de président du Conseil de l’UE, conclut le journal. “Plus de la moitié des pays qui ont adhéré à l’Union en 2004 ont déjà assuré la présidence tournante. Les scénarios apocalyptiques qui prévoyaient que l’UE allait s’écrouler sous le poids de l’élargissement ne se sont pas réalisés.” Bien au contraire, les relations tendues avec la Russie placent les États membres de l’Est en plein centre. “On participe pleinement au jeu”, analyse l’ambassadeur polonais Prawda.


presseurop.eu | 16-déc.-2014 08:31

Florian Philippot, Closer et les chiens de garde
Les médias français sont-ils les chiens de garde de l’ordre et des pouvoirs établis ? Comme à chaque fois que la « vie privée » des politiques est révélée contre...
bruxelles.blogs.liberation.fr | 15-déc.-2014 16:48

Belgique : “Grève générale. Blocage total”

La Belgique est paralysée ce 15 décembre par une grève générale : aéroports fermés, trains et transports en commun fortement perturbés, écoles fermées “de très nombreuses entreprises seront également contraintes de fermer”, rapporte Le Soir. Les principaux syndicats entendent protester contre le plan d’austérité de 11 milliards d’euros du gouvernement libéral-conservateur de Charles Michel, et notamment contre les coupes prévues dans les services publics, la culture et les transports, ainsi que le report de l’âge de la retraite de 65 à 67 ans en 2030 et l’abandon de la revalorisation des salaires par rapport à l’inflation.


presseurop.eu | 15-déc.-2014 10:25

Coup de filet dans les médias turcs : “Jour noir pour la démocratie”

Un total de 31 personnes — des responsables des médias, des directeurs et des producteurs de séries télévisées et des hauts gradés de la police — ont été arrêtées par la police” la 14 décembre dans plusieurs localités du pays, rapporte Zaman. Elles sont accusées “d’avoir constitué, dirigé ou d’être membres d’une organisation terroriste, de fraude et de diffamation”, précise le quotidien, dont le rédacteur en chef, Ekrem Dumanlı, fait partie des personnes arrêtées, de même que Hidayet Karaca, directeur du groupe audiovisuel Samanyolu.

Zaman et Samanyolu “ont critiqué le gouvernement pour des cas de corruption depuis que deux scandales ont été rendus publics, en décembre 2013”. L’opération de police est intervenue à la veille de l’anniversaire du scandale, les 17 et 25 décembre et “peu après que le Parlement ait approuvé une loi qui autorise le Parquet à arrêter les personnes sur la base d’une suspicion raisonnable”, précise le quotidien, pourtant proche du gouvernement islamo-conservateur de Recep Tayyip Erdoğan, dans son édition en anglais.

Pour l’éditorialiste Yavuz Baydar,

les événements d’hier ne laissent aucun doute sur la direction autocratique que Erdoğan est en train de prendre. Il n’y aura pas de place pour la critique, le désaccord ou la responsabilité. Le coup de filet est sans aucun doute, un dur coup à ce qui reste de journalisme libre et indépendant.


presseurop.eu | 15-déc.-2014 10:22

Election présidentielle en Grèce : Syriza fait peur aux dirigeants européens

Les dirigeants grecs et de l’Ue semblent s’inquiéter de l’issue possible de l’élection présidentielle qui doit se tenir au Parlement grec à partir du 17 décembre. Le risque qu’il ne soit pas possible d’atteindre la majorité nécessaire pour élire un candidat provoquerait la fin de la coalition de gouvernement et menacerait le récent accord sur le plan de sauvetage.

Ekathimerini écrit que le Premier ministre Antonis Samaras, dont “la coalition ne peut compter sur les 180 députés nécessaires” pour élire le président, a averti les députés indépendants et de l’opposition que leur vote pourrait favoriser le parti de gauche Syriza, qu’il accuse “de faire peur aux investisseurs et de menacer la position de la Grèce au sein de la zone euro”.

The Economist remarque que Syriza — qui veut abolir la dette de la Grèce et les politiques d’austérité — remporterait davantage de sièges que tout autre parti si il devait remporter les élections, mais ajoute qu’il n’est pas clair sur la manière dont il financerait sa politique économique ou celle-ci “serait compatible avec la permanence de la Grèce dans l’euro”.

A Bruxelles, EUobserver note que le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, est intervenu dans l’élection, affirmant qu’il préfère “des visages connus” à des “forces extrêmes” et que le pays “soit gouverné par des gens qui auront un œil et le cœur pour les petites gens en Grèce et qui comprendrait également la nécessité des processus européens.


presseurop.eu | 12-déc.-2014 23:52

Rapport sur la CIA : “Les agences d’espionnage ont demandé aux Etats-Unis de masquer les liens avec le Royaume-Uni dans le rapport sur la torture”

Les autorités britanniques ont admis que les preuves de l’utilisation de la torture de leur part ont été effacées du rapport du Sénat américain sur la CIA rapporte The Guardian.

Le quotidien cite un porte-parole du gouvernement britannique qui a affirmé que les services britanniques ont voulu s’assurer que les “suppressions demandées” ont été faites “pour des raisons de sécurité nationale, de même que cela aurait été le cas pour tout autre rapport”. Pour The Guardian

cet aveu alimentera les doutes quant au fait que le rapport — très critique vis-à-vis de la CIA — a effectivement été expurgé de manière à masquer le manière dont les alliés proches des Etats-Unis ont été impliqués dans des enlèvements de par le monde et le programme de torture mis en place après les attaques du 11-Septembre.


presseurop.eu | 12-déc.-2014 11:20

Immigration : “La mer est pleine”

Rien que cette année 207 000 personnes ont essayé de fuir en Europe en passant par la Mer Méditerranée dont 3400 qui y ont laissé leur vie”, s’alarme la Tageszeitung. Presque chaque mois, “de nouveaux records” concernant les réfugiés sont battus : “plus de demandes d’asile, plus de réfugiés arrivés par bateau, plus de morts, plus de personnes déplacées, plus de victimes de guerre” déplore le quotidien allemand.

Ce dernier explique que tant que la misère ne sera pas éradiquée en Afrique et en Asie, le problème ne sera pas résolu. Il rappelle qu’il y a des décennies que les Etats industrialisés se sont engagés à “consacrer 0,7% de leur PIB à l’aide au développement” et que ces objectifs sont toujours loin d’être atteints. Ainsi, la part des richesses produites par l’Allemagne consacrées à cette cause ne représente que 0,38 % du PIB, soit “11 milliards de moins que prévu”. Le journal souligne que

Lorsque l’Italie a interrompu le programme de sauvetage en mer “Mare Nostrum”, sous la pression de l’Allemagne notamment, l’UE a signé l’arrêt de mort pour des milliers de réfugiés. Ça n’avait choqué personne. On considère que le fait que des personnes meurent en Méditerranée est devenu une partie normale de la réalité qu’on regrette mais qu’on ne peut pas changer. Et c’est ça le véritable scandale.


presseurop.eu | 11-déc.-2014 11:23

La déflation au printemps 2015?
La zone euro est au bord de la déflation, cette spirale infernale de baisse des prix et des salaires tueuse de croissance : si rien n’est fait, elle pourrait y...
bruxelles.blogs.liberation.fr | 10-déc.-2014 22:31

Rapport sur la CIA : “Le jour de la honte de l’Amérique”

La presse britannique et polonaise dénoncent à l’unanimité les actes de torture révélés dans un rapport du Sénat américain.

The Independent précise qu’après les attentats du 11 septembre la CIA a mis en place un certain nombre de centres de détention à travers le monde dans lesquels ils traitaient des terroristes présumés de manière inhumaine. Le quotidien de centre-gauche ajoute que

le document accuse l’agence d’être allée bien au-delà des “techniques renforcées” autorisées par le département de la Justice et a menti de manière répétée sur ce qui se passait.

Les agents de la CIA ‘devraient être poursuivis’ pour les tortures”, lit-on en première page de The Times. Ainsi, l’ONU réclame que les responsables de ces actes de barbarie soient “jugés“ et Amnesty International a qualifié le rapport de “sonnette d’alarme pour l’Amérique“. Le journal conservateur insiste sur la cruauté de ces actes de barbarie en précisant que ce texte

révèle des détails crus sur la manière dont des détenus enchaînés et privés de sommeil subissaient des interrogatoires qui duraient pendant des semaines d’afilé et réduisaient les agents en pleurs.

En Pologne, où l’existence d’un centre de détention lié à la CIA n’est plus un secret, Rzeczpospolita s’interroge pour sa part sur les conséquences que ce rapport – une véritable “dynamite“ – pourrait avoir sur l’image de la CIA et des Etats-Unis. De plus, ce texte arrive à un moment critique où Washington doit s’affirmer en tant “leader d’une coalition” qui doit lutter contre les aspirations néo-impériales de la Russie et l’émergence de l’organisation Etat islamique. Le quotidien de Varsovie souligne que

ce rapport est important pour la Pologne, car l’une des prisons secrètes de la CIA où les interrogatoires avaient lieu se trouvait en Pologne. Le rapport révèle que la CIA était entrée en conflit avec le pays X (selon nos informations, il s’agit de la Pologne) en raison du nombre de détenus qui était en augmentation. Le pays X devait devenir “plus flexible” après avoir reçu des millions d’euros en contrepartie.


presseurop.eu | 10-déc.-2014 12:31

Evasion fiscale : “LuxLeaks : 35 nouveaux dossiers”

Après les révélations sur les “548 accords fiscaux conclus entre de grandes multinationales ou de riches familles et les autorités du Grand-Duché”, Le Soir rapporte que 35 autres sociétés sont concernées. “Parmi elles : Walt Disney, Bombardier, Telecom Italia, Koch Industries ou encore Skype.

Les mécanismes sont similaires à ceux révélés le mois dernier : “des déductions fiscales spectaculaires (95 % des revenus pour Skype, qui ne paye donc de l’impôt que sur les 5 % restants) ou des taux réels d’imposition extrêmement faibles (0,28 % pour Walt Disney Luxembourg)”. Ces mécanismes, appelés “rulings”, “ont été mis au point par les quatre sociétés du ‘Big 4’, à savoir Deloitte, PricewaterhouseCoopers, KPMG et Ernst & Young”, explique le quotidien belge, tout en dénonçant le jeu de la concurrence fiscale. Selon le journal l’UE doit “favoriser la transparence” car

alors que toujours plus d’efforts sont demandés aux populations, la Commission y gagnerait un peu de cette légitimité politique dont elle manque crucialement. Et son président, Jean-Claude Juncker, prouverait qu’il est un homme d’Etat européen – pas seulement l’ancien Premier ministre du Luxembourg.


presseurop.eu | 10-déc.-2014 11:31

Jean-Claude Juncker: pour une "lecture plus politique du Pacte de stabilité"
Le Premier ministre luxembourgeois, Xavier Bettel, a préféré prendre les devants en annonçant que le « consortium international de journalistes d’investigation » s’apprêtait à révéler un « Luxleaks II »...
bruxelles.blogs.liberation.fr | 10-déc.-2014 06:58

Crise politique en Grèce : “Le père Noël apporte le président”

Le gouvernement a annoncé le 8 décembre que le premier tour de l’élection présidentielle aura lieu le 17 décembre au Parlement.

La décision fait suite au vote, le jour même, par les députés, du budget 2015 et à la décision des ministres des Finances de l’eurogroupe d’accorder à la Grèce un délai supplémentaire de deux mois du plan de sauvetage, censé se clore le 31 décembre, afin de permettre à Athènes d’atteindre un accord avec la Troïka UE-BCE-FMI sur les réformes manquantes pour obtenir le déblocage de la dernière tranche sur les 240 milliards-d’euros.

Si aucun candidat n’obtient les 200 voix nécessaires lors du premier tour, un deuxième suivra cinq jours plus tard. S’il n’aboutit pas, 180 voix seront suffisantes lors d’un troisième tour. Si ce dernier n’aboutit pas non plus, le quotidien athénien explique que

le pays ira vers des élections législatives anticipées et le prochain gouvernement devra gérer les principaux dossiers. Ce sera probablement un gouvernement du [parti d’opposition de gauche] Syriza. A ce moment-là, la patate chaude passera aux mains de [son chef], Alexis Tsipras.


presseurop.eu | 09-déc.-2014 09:35

Les syndicats belges veulent la peau du gouvernement des droites
La Belgique s’enfonce petit à petit dans le chaos social. Les syndicats, qui représentent une vraie force dans le pays (1), alternent manifestations, grèves tournantes, grèves sectorielles, grèves nationales. Les...
bruxelles.blogs.liberation.fr | 09-déc.-2014 06:00

Estonie : L’e-résidence pour tous

Grâce à leur carte d’identité à puce, rapporte The New York Times, les Estoniens

ont accès à quelque 4 000 services, de la banque au dépôt d’entreprise aux permis de pêche. Ils peuvent consulter leurs dossiers médicaux et commander des médicaments sous prescription sur leur smartphone. Quasiment tout le monde remplit sa déclaration d’impôts en ligne en quelques minutes, et environ un tiers des électeurs vote à présent en ligne.

Depuis le mois de décembre, tous les citoyens de l’Union européenne et des pays tiers peuvent demander une carte de e-résident en Estonie, explique Eesti Päevaleht, à condition de “se rendre au moins une fois en Estonie afin de prouver son identité auprès d’une institution nationale”. Ensuite, ils pourront accéder aux services à travers le portail e-estonia.com. Le journal précise par ailleurs que

la carte d’e-résident est un document similaire à la carte d’identité. Mais à la différence de cette dernière, que les citoyens estoniens et les résidents permanents de ce pays transportent dans leur poche, la photographie n’y figure pas. Cette carte ne permet donc pas de prouver son identité dans le monde réel. En revanche, elle peut servir dans le monde virtuel – pour se connecter aux e-services estoniens et utiliser la signature numérique.

L’e-résidence ne donne pas le droit de vote aux étrangers aux e-élections, car ce droit, note Eesti Päevaleht, est “réservé aux citoyens estoniens et résidents permanents”. Le journal ajoute que

l’e-résidence sera bénéfique avant tout aux entrepreneurs, travailleurs ou étudiants qui ont un lien avec l’Estonie. Aujourd’hui, les gens qui ne vivent pas en Estonie de façon permanente mais viennent souvent dans le pays, sont privés d’e-services.

Mais, ajoute-t-il, le fait de posséder une carte d’identité numérique “dont la sécurité est garantie par l’Etat estonien” peut être intéressante également pour des personnes n’ayant aucun lien direct avec l’Estonie, “d’où la ruée pour l’e-résidence”.

La transformation de l’Estonie en fer de lance du e-gouvernement a pu se faire “avec un budget réduit”, écrit The New York Times :

La décision de l’Estonie de se tourner vers le numérique était dictée par le fait qu’elle n’avait pas d’autre choix

le pays dépense environ 50 millions d’euros par an pour les technologies de l’information. […] La plupart de l’argent va à des compagnies locales, les mêmes qui ont démarré dans des centres de recherche lancés pendant la période communiste. En grande partie, la décision de l’Estonie de se tourner vers le numérique était dictée par le fait qu’elle n’avait pas d’autre choix. Lorsque le Rideau de fer est tombé, l’Estonie disposait de peu de ressources financières et d’une population réduire pour faire redémarrer son économie. Les responsables estoniens se sont rendus compte qu’ils ne pourraient pas offrir de services de type occidental sans les nouvelles technologies, y compris le web, afin de maintenir les coûts au plus bas.

Le système se fonde sur deux piliers, note encore le quotidien américain :

A 15 ans, tous les Estoniens reçoivent une carte d’identité, dont la puce contient les informations personnelles et donne accès aux services publics et commerciaux. Pour protéger les données, chaque usager a un code personnel qu’il doit entrer à chaque opération. Le second pilier, ce sont les infrastructures, appelées X-Road, qui relient les bases de données publiques et privées aux services numériques. Toutes les données personnelles sont stockées dans des serveurs séparés protégés par des barrières de sécurité contrôlées par des agences gouvernementales. Mais le système permet à l’Etat et aux activités commerciales comme les banques d’échanger les données si les utilisateurs les y autorisent.

En cela, note le quotidien, “la volonté des Estoniens d’utiliser les produits numériques les distingue des Français et des Allemands”, qui sont hostiles à la conservation des données en ligne. Les Estoniens l’ont adopté d’autant plus facilement que

les systèmes informatiques ont connu très peu de violation de la sécurité capables de miner la confiance des citoyens. Et de nombreux habitants disent que les services en ligne sont plus sûrs et moins chers que les méthodes traditionnelles de se rapporter au gouvernement.


presseurop.eu | 05-déc.-2014 14:48

Zone euro : “Europe à l’arrêt, le coup de pouce de Draghi”

Le président de la Banque centrale européenne (BCE), Mario Draghi, a annoncé lors d’une conférence de presse que “les projections sur la croissance réelle du PIB ont été révisées à la baisse de manière substantielle” pour les prochaines années.

Le PIB de la zone euro “devrait croître de 0,8 % en 2014 (contre 0,9 % prévus il y a 3 mois), de 1 % en 2015 (contre 1,6 %) et de 1,5 % en 2016 (contre 1,9 %)”, rapporte Corriere della Sera.

Ce n’est pas la seule mauvaise nouvelle”, ajoute le quotidien de Milan : “Draghi a une fois encore revu à la baisse les prévisions sur l’inflation dans la zone euro” car il craint que “le gouffre de la déflation ne s’approche — un risque que la BCE veut éviter

Pour le Corriere, l’annonce marque

la fin d’une époque, celle des garanties verbales du président de la BCE sur la zone euro. Ces deux dernières années, la BCE a bâti une certaine confiance dans la monnaie unique et, en même temps, il a gagné du temps pour permettre aux responsables politiques de la zone euro de mettre en œuvre les réformes promises et aux banques d’adapter leur procédures internes sous la supervision de Francfort. […] Les mots ne suffisent plus, maintenant que les chiffres indiquent à quelle point la zone euro est anémique.


presseurop.eu | 05-déc.-2014 11:40

Elections anticipées en Suède : “Löfven prend de grands risques”

Le Premier ministre suédois Stefan Lövfen a annoncé le 3 décembre des élections anticipées, après que le Parlement a rejeté le budget 2015. Le parti anti-immigration des Démocrates de Suède (DS) a voté le projet de budget de l’opposition de centre-droit. Löfven, qui dirige un gouvernement de minorité mené par les Sociaux-démocrates, n’a pas eu d’autre choix que de convoquer des législatives anticipées — les premières depuis un demi-siècle —, rapporte Svenska Dagbladet.

Le quotidien note que, en voulant transformer “les élections en référendum sur l’immigration”,

un des risques les plus grands que prend Löfven, c’est que les DS croissent davantage. Un récent sondage les créditent de 16,7 % des voix. […] Un autre risque, c’est que rien ne suggère aujourd’hui qu’un des blocs n’obtienne la majorité et que les élections produiront une distribution des sièges différente de l’actuelle.

Dagens Nyheter estime de son côté que “Löfven a sous-estimé” l’ambition des DS “de laisser une empreinte sur la politique suédoise”, même si “la majorité de l’establishment politique” croit la même chose :

Il y a un consensus au sein des politiques suédois. On baisse les armes après les élections. Et ils ne sont pas doués pour penser de manière originale. Ils n’ont pas pris au sérieux les menaces des DS. Ils ont pensé que la culture politique suédoise aurait prévalu sur les Démocrates de Suède.

Apparamment, ils se sont trompés.


presseurop.eu | 04-déc.-2014 12:11

Réduction des émissions en Allemagne : “Le début de la fin”

Le gouvernement allemand a approuvé le 3 décembre un nouveau programme de réduction des émissions de CO2 dans le but d’atteindre ses objectifs – une baisse de 40% des émissions d’ici 2020 par rapport au niveau de 1990, rapporte Die Tageszeitung. L’UE s’est fixé comme objectif d’atteindre le même niveau en 2030.

Le plan, considéré comme “le plus vaste paquet sur le climat jamais proposé par un gouvernement” allemand, par la ministre de l’environnement Barbara Hendricks, prévoit 80 milliards d’euros d’investissements, précise le quotidien berlinois. Il prévoit également une réduction des émissions des centrales électriques au charbon d’au moins 22 millions de tonnes (ce qui suppose la fermeture de huit d’entre elles), qui s’ajoute aux “18 millions de tonnes d’économies dans l’industrie qui passeront surtout pas une augmentation des rendements. Les autres économies sont prévus dans les secteurs suivants : BTP (6-10 millions de tonnes) ; transports (7-10 millions de tonnes) ; agriculture (3,6 millions de tonnes) ; et le secteur commercial ainsi que la gestion des déchets (3-8 millions de tonnes)”. Des subventions pour les voitures électriques ont également été annoncées.

Bien que l’accueil des écologistes de cette annonce ait été globalement positif, ils ont critiqué le gouvernement car il n’est pas allé plus loin dans ses efforts pour réduire sa dépendance de centrales au charbon.


presseurop.eu | 04-déc.-2014 11:02

Même à la retraite, Herman Van Rompuy reste une charge
Mon collègue Bruno Waterfield du Telegraph s’en indigne : le président sortant du Conseil européen des chefs d’État et de gouvernement va bénéficier de conditions de départ plutôt confortables. Le...
bruxelles.blogs.liberation.fr | 03-déc.-2014 15:34

Espace : “Accord historique des Européens pour une nouvelle fusée Ariane 6”

Les représentants des 20 pays de l’Agence spatiale européenne ont conclu le 2 décembre à Luxembourg, un accord sur la construction d’un nouveau lanceur, Ariane 6, après le ralliement de l’Allemagne, qui préconisait jusqu’à peu “une évolution progressive d’Ariane 5”, rapporte Le Monde.

Le quotidien rappelle que ce programme “est placé sur orbite” dix-neuf ans après le lancement d’Ariane 5 à Rome.

Le premier tir est prévu en 2020 et “ce lanceur s’annonce comme une réponse à l’américain Space X” qui a cassé les prix de 30% en les ramenant à 60 millions de dollars (48,5 millions d’euros) le tir. Selon le journal français, les Européens doivent réagir rapidement pour ne pas “perdre leur suprématie sur le marché des lancements de satellites commerciaux”.


presseurop.eu | 03-déc.-2014 09:37

Présidence du Conseil européen : Herman van Rompuy m’a tuer
Le dernier membre de la « nightmare team » qui a dirigé l’Union entre 2009 et 2014 a pris sa retraite lundi, lorsque l’ancien premier ministre belge, Herman Van Rompuy...
bruxelles.blogs.liberation.fr | 03-déc.-2014 06:00

Conseil européen : Ce qui attend Donald Tusk

Alors que Donald Tusk entame son mandat en tant que président du Conseil européen, Gazeta Wyborcza liste les principaux défis qui attendent l’ancien Premier ministre polonais :

La tâche la plus importante pour l’Union et pour Tusk c’est de maintenir une ligne unique vis-à-vis de la politique aggressive de la Russie. […] Heureusement, Berlin n’est actuellement pas favorable à assouplir les sanctions contre Moscou, ce qui rendre plus facile le travail de Tusk

Un autre dossier sensible, c’est celui qui consistera à éviter le “Brexit”, qui pourrait “affaiblir l’Europe d’un point de vue géopolitique et, sur le long terme, économique également”. Cela pourrait créer un précédent pour les autres pays membres de l’UE et conduire à “une érosion des acquis de l’intégration européenne.

Enfin, Tusk devra garantir “une solide croissance économique afin de réduire le chômage”. Lors des prochains sommets européens, il devra également défendre la discipline budgétaire prévue par les traités et actuellement menacée par la France et l’Italie, selon lesquelles les mesures d’austérité sapent la croissance. Comme Gazeta Wyborcza le souligne, si Tusk remporte ces trois défis,

il pourrait devenir, tout comme son prédécesseur Herman Van Rompuy, un accoucheur de compromis-clé [au sein de l’UE].


presseurop.eu | 02-déc.-2014 12:36

Gaz naturel : “Poutine annule South Stream”

Vladimir Poutine a annoncé qu’il ne construira pas le gazoduc South Stream en raison de l’opposition de l’Union européenne.

Lors d’un point de presse avec le président turc Recep Tayyip Erdoğan à Ankara le 1er décembre, le président russe a déclaré : “puisque nous n’avons pas l’autorisation de la Bulgarie”, la Russie “ne peut pas poursuivre la mise en œuvre du projet”, rapporte Standart.

South Stream devait relier les champs gaziers russes à l’Autriche et à l’Italie à travers la Mer Noire, la Bulgarie, la Serbie et la Hongrie en 2016. Il contournerait l’Ukraine et accroîtrait la dépendance de l’Europe au gaz russe. La Commission européenne “a menacé d’entamer une action légale estimant que South Stream viole les règles anti-concentration européennes, et la Bulgarie a dû interrompre les travaux au mois d’aoûtnote EUobserver.

Selon Standart, “la Bulgarie est sur le point de perdre des milliards” suite au retrait russe, car Poutine

a rappelé que le pays aurait reçu 400 millions d’euros par an en droits de passage. […] La nouvelle a choqué la Bulgarie, qui n’a pas été capable de choisir entre l’UE et la Russie.


presseurop.eu | 02-déc.-2014 12:06

Votations en Suisse : Triple “non”
Le Temps, Genève – Cartoon. Voir en entier .
presseurop.eu | 01-déc.-2014 16:57

Élections legislatives en Moldavie : Les pro-européens tiennent, les prorusses avancent

Selon les résultats officiels, la majorité sortante, pro-européenne et de centre-droit, a remporté de peu (44 % des voix contre 40 % pour les partis pro-russes) les élections législatives du 30 novembre.

En termes de voix, le Parti socialiste est toutefois le grand vainqueur de ce scrutin, avec 21,6 % des voix, suivi par le Parti democrate-libéral moldave, (19,3 %), et par le Parti communiste, avec 17,83 %. Mais, selon Ziarul National,

ce qui compte, c’est que les libéraux pro-européens — le Parti démocrate-liberal moldave, le Parti démocrate et le Parti libéral — détiennent ensemble la majorité

De son côté, le site moldave russophone Panorama remarque qu’aucun parti indépendant n’a reussi franchi le seuil d’élégibilité de 6 %. Quant aux partis pro-européenns,

c’est clair dès maintenant qu’ils doivent reflechir à une nouvelle coalition, car aucun d’eux n’a les 51 sièges (sur un total de 101) necessaires la majorité absolue. Ensemble, ils peuvent compter sur 57-58 sièges.

Sur le site europalibera.org, l’analyste Iulian Ciocan estime pour sa part que les significations de ce vote sur le fil du rasoir, un vote in extremis qui sanctionne une coalition au pouvoir qui s’est souvent remarqué par des affaires de corruption :

j’ai peur que nous retarderons notre arrivée dans le monde civilisé d’encore un siècle, si les gouvernants ne changent pas d’habitude. J’espère que 2015 sera l’année où la justice moldave sortira de sa hibernation.


presseurop.eu | 01-déc.-2014 12:40

“Le potentiel de déstabilisation de la Transnistrie sur la Moldavie est évident”

Blog

La Moldavie vote ce 30 novembre pour un nouveau parlement. A en croire la presse locale, le choix est entre la Russie et l'Europe. Et si la raison d'être de ce scrutin est plutôt le choix entre être ou ne pas être un Etat de droit ? Nous l'avons demandé à Florent Parmentier, auteur de l'ouvrage Les chemins de l’État de droit. La voie étroite des pays entre Europe et Russie, Paris, Presses de Sciences Po, 2014.

Vous parlez dans votre livre des chemins de l’État de droit pour les pays situés entre Russie et Europe. Les leçons sont-elles valables pour des entités séparatistes comme la Transnistrie? Parlons-nous donc d’États de non-droit ?

L’expression des “chemins de l’État de droit”, dont il est question dans l’ouvrage, recouvre une réalité simple : leur formation n’est pas linéaire, c’est au contraire le résultat d’un long processus dans lequel de nombreux acteurs interviennent. Lors de la chute des régimes communistes, on a étudié la transition vers le capitalisme, la démocratie et la société civile.

Toutefois, la question de l’État de droit, plus généralement de la transformation de l’État, a été relativement négligée. Elle est néanmoins essentielle pour comprendre la région. Le développement de ces États de droit peut être analysé de différentes manières. J’ai donc voulu proposer une grille de lecture permettant d’appréhender cette question dans le contexte de l’Europe Orientale et du Caucase, du point de vue des Européens.

On peut percevoir une opposition entre les tenants de “l’optimisme institutionnel” (“l’État de droit peut être exporté, il suffit de reproduire ailleurs des recettes qui ont marché en Europe Centrale”) et ceux du “pessimisme culturel” (“ces États n’ayant jamais connu d’État de droit par le passé ne pourront de ce fait pas en connaitre demain”).

Du fait de l’élargissement à l’Europe Centrale, un indéniable succès, les tenants de l’optimisme institutionnel ont œuvré pour un rapprochement avec l’Europe Orientale, réfléchissant par analogie. Or, c’est passer outre la question des conditions de départ, qui ne sont pas similaires. Les États séparatistes de l’espace post-soviétique, comme la Transnistrie, compliquent la donne.

Il faut rappeler qu’aujourd’hui, en Europe Orientale et dans le Caucase, seule la Biélorussie n’a pas de problèmes de frontières. Les Européens ne considèrent pas la Transnistrie comme faisant partie des pays qu’il faut aider à construire un État de droit, puisque c’est une entité séparatiste qu’elle ne veut pas reconnaitre du fait de l’intangibilité des frontières.

Néanmoins, l’expression d’“États de non-droit” indique en creux un point intéressant : tous les structures étatiques reposent sur un ordre juridique. L’État de droit recouvre un nombre important de significations. Un représentant chinois peut clamer que son pays est un État de droit parce qu’il a ratifié plusieurs centaines de conventions internationales, tout en regardant avec suspicion le mouvement citoyen “Occupy Central” à Hong Kong, sans craindre l’incohérence. De ce point de vue, la Transnistrie a bien des lois propres appliquées par une administration, mais n’est pas le type d’État de droit que l’UE souhaite voir idéalement dans son voisinage.

Comment peut-on décrire alors cet État de la Transnistrie, et quel impact peut-il avoir sur le développement d’un État de droit en Moldavie ?

La Transnistrie est ce qu’on appelle parfois un “État de facto” : elle dispose d’une administration, d’une population et d’un territoire, mais n’a pas de reconnaissance internationale. Pour l’heure, même la Russie n’a pas franchi le pas, mais peut menacer de le faire si d’aventure le statu quo ne l’avantageait plus. C’est la raison pour laquelle elle est une zone de non-droit avec des structures étatiques, qu’Evgueny Chevtchouk estime incarner légitimement.

Il y a eu un espoir de changement en décembre 2011, lorsque ce dernier avait été élu président à la place d’Igor Smirnov ; après tout, une alternance électorale a eu lieu. Mais l’État de droit ne se résume pas à un dispositif électoral, il englobe d’autres dimensions, tournant autour de l’idée de rendre des comptes aux citoyens ; de ce point de vue, la Transnistrie est éloignée des standards européens, ce qui ne veut pas dire pour autant qu’un régime moins autoritaire opterait immédiatement pour une réunification avec le reste de la Moldavie.

Sur la Moldavie elle-même, le potentiel de déstabilisation de la Transnistrie est évident : en se concentrant sur les questions d’identité, les réformes politiques et économiques nécessaires passent au second plan. Si les relations entre les deux rives du Nistru sont calmes sur le plan interpersonnel, la Transnistrie suscite de nombreux problèmes de corruption, de tensions géopolitiques et de fonctionnement de l’État. C’est d’ailleurs le problème auquel l’Ukraine sera confrontée avec le séparatisme du Donbass, qui est là pour durer.

Dans l’étude sur le pessimisme culturel, vous développez Ila théorie de Montesquieu sur les pays catholiques et protestants, mais rien sur les orthodoxes...

Dans son ouvrage majeur, L’esprit des lois, qui lui a demandé quatorze ans de travail, Montesquieu s’essaie à une théorie générale : la loi est un rapport à observer et à ajuster entre des variables, et non un simple commandement. Ces variables peuvent être notamment naturelles (climat, géographie, etc.) ou culturelles (traditions, religions, etc.) : la lecture dominante de Montesquieu en fait l’un des pères de la séparation des pouvoirs, mais on pourrait également voir en lui les ferments d’un pessimisme culturel.

L’historienne moldave Stella Ghervas a très bien analysé comment l’œuvre de Montesquieu a fait l’objet de reprises contradictoires dans le débat intellectuel russe dès le XVIIIe – XIXe siècle, à commencer par Catherine II, en allant des décembristes ou sociaux-démocrates jusqu’à des conservateurs défendant les valeurs Orthodoxes comme Alexandre Stourdza.

A la manière de Montesquieu, on peut étudier l’État de droit non comme un ensemble de règles, mais comme un rapport social – c’est tout l’enjeu des chemins de l’État de droit, puisqu’un chemin se trace en marchant, au gré de l’évolution de ce rapport social. Le rôle des religions est important pour définir le rapport à la loi, Francis Fukuyama en faisant même l’une des sources de la transition vers l’État de droit.

Attention toutefois à ne pas confondre corrélation et causalité : ce n’est pas parce qu’il y a moins d’État de droit de type européen avec une population majoritairement Orthodoxe qu’il faut y voir un lien de cause à effet. Il faut à présent construire une véritable sociologie historique de l’État de droit, équilibrant les variables liées aux institutions et celles liées à la culture.


presseurop.eu | 30-nov.-2014 15:58

Elections législatives en Moldavie : “Paix ou guerre ?”

Ce 30 novembre, un peu plus de trois millions d’électeurs sont appelés à renouveler le Parlement. Ils sont divisés entre les partisans de la majorité pro-européenne sortante, affaiblie par plusieurs scandales de corruption mais qui peut vanter un parcours exemplaire au sein du Partenariat oriental, et l’opposition communiste, qui cultive la nostalgie du temps où la Moldavie faisait partie de l’URSS et lorgne du côté de l’Union euroasiatique soutenue par Moscou.

De nouveaux partis ont d’ailleurs fait leur apparition à l’occasion du vote, comme Patria, dont le leader, Renato Usatîi, a toutefois quitté le pays et s’est réfugié en Russie après l’exclusion de son mouvement de la compétition électorale pour cause de financements provenant de l’étranger.

Ziarul naţional révèle que Patria préparait un coup d’Etat avec le groupe extrémiste prorusse Antifa, “coordonné par les organisations séparatistes ukrainiennes” et financé par “un pays étranger hostile a Chisinau” — en clair, la Russie.

L’ombre de Moscou plane d’ailleurs sur le scrutin, car, quel que soit le résultat, les observateurs craignent que la Russie ne réagisse en accentuant son influence sur l’ex république soviétique, directement ou indirectement à travers les organisations prorusses présentes dans la république séparatiste de Transnistrie.

C’est pour cette raison que le quotidien pro-européen Ziarul naţional considère que le vote est un choix entre “la paix et la guerre”.

En attendant, Deutsche Welle rapporte que le vice-ministre des Affaires étrangères, Iulian Groza, a déclaré qu’”en 2015, la Moldavie va demander l’adhésion à l’Union européenne”.


presseurop.eu | 29-nov.-2014 21:34

« Luxleaks » : les europhobes, ça ose tout, c’est même à ça qu’on les reconnait
Les europhobes ont perdu une belle occasion de se taire, pour paraphraser Jacques Chirac : en déposant une motion de censure contre la Commission présidée par Jean-Claude Juncker, ils ont...
bruxelles.blogs.liberation.fr | 28-nov.-2014 18:25

Plan d’investissements Juncker : “La dernière chance de surmonter la crise”

Le budget de l'UE fournira 16 milliards d'euros et cinq de plus viendront de la Banque européenne d'investissement. Le reste sera financé par des investisseurs privés. Cette revue de presse a été réalisée grâce à euro|topics.

"Bruxelles prend l'initiative. C'est un signal, un réveil", écrit Die Welt. Le quotidien conservateur allemand estime que le plan Juncker est la bonne mesure pour aider les pays européens frappés par la crise et ajoute que

l'UE débloque un montant relativement limité de moyens publics, sans contracter de nouvelles dettes, pour créer un fonds qui apporte des garanties aux créanciers privés et les incite à investir. Il est difficile de dire par contre si Bruxelles arrivera réellement à attirer le volume d'investissements envisagé. Il y a donc le risque qu'elle ne trouve pas un nombre suffisant de projets et d'investisseurs. Car en fin de compte, ceux-ci n'investiront dans des projets structurels, énergétiques et numériques que si les perspectives de rendement sont favorables et que les conditions le permettent dans chaque pays.

"La Commission joue gros en misant peu", commente La Libre Belgique, selon laquelle

Le pari est risqué. Un échec aurait raison de la crédibilité de la Commission et de celle du projet européen, qui s'en trouverait plus affaibli encore si l'espoir virait au désenchantement. Toujours tenus à la discipline budgétaire, priés d'entreprendre des réformes structurelles parfois douloureuses, les Etats membres paient encore le prix fort pour éponger la crise. Au secteur privé, à présent, de prendre ses responsabilités.

L'Autrichien Die Presse est plutôt sceptique et estime que le plan Juncker ne suffira pas à raviver l'a faible économie européenne, notamment en raison du mauvais état des budgets de certains pays :

Si les entreprises doivent redouter une charge fiscale croissante en raison de la hausse de la dette, elles reverront leurs investissements à la baisse. Des stimuli basés sur des investissements reposant sur l'endettement s'avèrent donc plutôt contre-productifs.

Le plan d'investissements Juncker est la dernière chance de sauver l'UE, écrit l'Espagnol El Periódico, qui attend de voir si le secteur privé va vouloir investir dans le fonds :

Ce ne serait pas la première fois que l'on annonce un tel programme et que celui-ci ne porte pas ses fruits au final. Compte tenu des lourdeurs bureaucratiques européennes, le délai de trois ans envisagé semble lui aussi trop court pour pouvoir générer des résultats tangibles. Juncker a cependant raison quand il affirme qu'il s'agit de la dernière chance pour surmonter la crise. Si cette entreprise ne réussissait pas, ce ne serait un symbole de l'échec de l'Europe, mais aussi de l'échec du projet européen en tant que tel.


presseurop.eu | 28-nov.-2014 11:03

Elections parlementaires du 30 novembre : “La bataille pour la Moldavie”

Les élections parlementaires de ce 30 novembre sont “un enjeu majeur pour le chemin européen de la République de Moldavie”, note le quotidien bucarestois România liberă.

La campagne électorale a été marquée par la décision de la Cour d’appel de Chisinau d’éliminer le parti Patria de la course électorale car il tire son financement de l’étranger. En l’occurrence, il est suspecté d’être une création des services russes afin de faire obstacle au rapprochement avec l’Union européenne prôné par le gouvernement sortant.

Le quotidien se demande d’ailleurs quelle sera l’attitude de Moscou vis-à-vis de la république séparatiste russophone de Transnistrie si lors du scrutin “cette fois aussi les votes allaient vers les partis pro-européens” au niveau national.


presseurop.eu | 28-nov.-2014 08:51

Cyber-espionnage contre l’UE : Une enquête pointe vers les Etats-Unis et le Royaume-Uni

Les renseignements britannique et américain sont suspectés d’être derrière des attaques informatiques contre l’Union européenne et une compagnie de télécoms belge, écrit The Intercept.

Le site d’actualité explique qu’un maliciel (un virus qui dérobe des données des ordinateurs infectés en se faisant passer pour un logiciel ordinaire) appelé Regin, “a été trouvé dans des systèmes informatiques et des serveurs de mail de Belgacom, une société de téléphone et fournisseur d’accès à Internet partiellement public belge”, visé l’année dernière par “une opération de surveillance secrète menée par le General Communications Headquarters britannique” et qu’il a été “également identifié sur les mêmes ordinateurs de l’Union européenne qui avaient fait l’objet d’une surveillance de la part de la National Security Agency*”(NSA) américaine.

Les opérations de piratage envers Belgacom et l’UE “ont été révélées l’année dernière à travers les documents communiqués par le lanceur d’alerte de la NSA Edward Snowden”, ajoute The Intercept. Mais l’identité du maliciel n’avait pas été révélée avant ce dimanche, lorsque son existence a été rendue publique par la société de sécurité informatique Symantec.

De Volkskrant ajoute pour sa part que Regin a infecté les ordinateurs du monde entier depuis au moins six ans et qu’il a été utilisé pour surveiller Belgacom au mois de septembre 2013, lorsque des millions d’emails ont été interceptés sans que personne ne s’en aperçoive. Le quotidien néerlandais note également que Belgacome était “une cible de choix car la société gère les communications de la Commission européenne et — à travers une filiale — le trafic en provenance d’Afrique, d’Asie et du Moyen-Orient.


presseurop.eu | 27-nov.-2014 21:54

Budget français: comment les colombes l'ont emporté sur les faucons
La France a eu chaud, très chaud. Les faucons de la Commission, encouragés par des pays comme l’Allemagne, les Pays-Bas, l’Autriche, mais aussi l’Espagne ou le Portugal, se sont démenés...
bruxelles.blogs.liberation.fr | 27-nov.-2014 19:30

La Commission n'a plus la cure à l'ouvrage
Après quatre ans de cure, le temps de la seule rigueur est terminé : Jean-Claude Juncker, le nouveau président de la Commission européenne, va annoncer aujourd’hui le lancement d’un plan...
bruxelles.blogs.liberation.fr | 27-nov.-2014 19:02

Visite du pape à Strasbourg : “François loue et réprimande l’Union”

Le pape François s’est rendu mardi 25 novembre au Parlement européen et au Conseil de l’Europe, à Strasbourg, rapporte Gazeta Wyborcza. Il a prononcé deux discours “félicitant l’Europe pour l’importance qu’elle a accordé aux droits de l’homme tout en la critiquant pour son manque de préoccupation pour les immigrés et l’injustice sociale”, précise le quotidien de Varsovie.

Gazeta Wyborcza note que François a qualifié l’engagement de l’Europe en faveur de l’écologie de “louable”. Cependant, le journal précise que la situation des immigrés

attriste particulièrement le pape. Il a dit explicitement aux parlementaires de Strasbourg que “la Méditerranée ne pouvait pas devenir un grand cimetière”. Il leur a reproché que les Etats européens n’étaient pas assez solidaires en cette matière et qu’ils laissaient souvent les pays méditerranéens seuls face à ce problème.


presseurop.eu | 26-nov.-2014 12:20

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