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Actualité

Crise en Ukraine : “Vladimir Poutine avance ses pions en Ukraine”

Le président russe a multiplié le 1er septembre les références à la Seconde Guerre mondiale “pour justifier sa stratégie face à Kiev”, écrit La Croix.

Pour le quotidien français, la “propagande du Kremlin” est répandue par une télévision publique qui “ne cesse de montrer ces hommes [soldats] en treillis célébrant leurs dernières victoires dans les régions séparatistes du sud-est de l’Ukraine.” Même si ces images ne sont pas accompagnées par des précisions concernant “qui ils sont ni d’où ils viennent”,

leur message finit régulièrement par une même référence à la Seconde Guerre mondiale. “Jusqu’à Kiev”, écrit l’un de ces soldats non-identifiés sur son tank – allusion au légendaire “jusqu’à Berlin” des victorieux blindés soviétiques en route vers l’Allemagne en 1945.

Dans un éditorial, le journal observe que l’appui armé de la Russie aux rebelles serait le preuve qui “la Russie ne se contentera pas de l’annexion de la Crimée comme ‘dédommagement’ de sa perte d’autorité sur l’Ukraine”.


presseurop.eu | 02-sept.-2014 12:05

Commission européenne : “Ponta sape Ciolos avec Corina Creţu”

Après la désignation de Donald Tusk comme président du Conseil européen et de Federica Mogherini comme Haute représentante de l’UE pour les relations extérieures, les seules inconnues qui restent sont les noms des représentants de chaque pays au sein de la Commission européenne. Et il peut encore y avoir des surprises. Bucarest par exemple vient de proposer un second nom, en plus de celui de Dacian Cioloş, actuel commissaire à l’Agriculture : celui de Corina Creţu, ancienne journaliste et conseillère de la présidence, eurodéputée socialiste. Le chef du gouvernement, Victor Ponta, a expliqué que cela aiderait le président désigné de la Commission Jean-Claude Juncker à atteindre le quota de femmes commissaires nécessaire pour obtenir la confiance du Parlement européen.

Selon un éditorialiste du quotidien bucarestois,

le futur va nous permettre de savoir quelle a été la meilleure option pour la Roumanie, et peut être, jamais, on va aussi apprendre quels ont été les termes de la négociation. Et quelles ont été les promesses faites à notre pays. Et surtout comment elles vont être respectées.


presseurop.eu | 01-sept.-2014 10:55

Postes-clé de l’Ue : C’est ça, la “dream team” ?

Après le trio Barroso-Van Rompuy-Asthon, place au trio Juncker-Tusk-Mogheriniécrit le correspondant de Libération Jean Quatremer sur son blog au lendemain de la désignation, le 30 août, du Premier ministre polonais Donald Tusk (57 ans) au poste de président du Conseil européen et de la ministre des Affaires étrangères italienne Federica Mogherini (41 ans) comme Haut représentant pour la politique extérieure de l’Ue.

Pour Quatremer,

on ne sait pas encore s’il s’agit d’une “dream team”, mais nul doute que cette équipe renouvelée devra déployer des trésors d’imagination pour faire pire que les sortants. […] Le choix de Tusk et de Mogherini n’allait pas de soi dans le contexte euromorose actuel : ils sont en effet tous deux militants d’une Union forte, notamment dans le domaine de la défense. […] L’élection de Tusk pose questions : il n’est pas ressortissant d’un pays ayant l’euro comme monnaie, alors qu’il devra présider les conseils européens de la zone euro, ce qui est pour le moins curieux. En outre, cet admirateur de Reagan et de Thatcher n’est pas particulièrement progressiste sur le plan sociétal, ce qui, symboliquement, est pour le moins préoccupant : il est opposé à l’avortement, au mariage des homosexuels ou encore à l’euthanasie… Enfin, il parle mal anglais et pas du tout français, pourtant les deux langues de travail de l’Union, même s’il s’exprime couramment en allemand et russe. Des reproches que l’on ne peut faire à Mogherini qui ne souffre que de sa relative inexpérience dans le domaine des affaires étrangères (il faut bien commencer sa carrière à un moment donné…).

La désignation de Tusk et Mogherini “porte incontestablement la marque de Berlin, poursuit Quatremer :

la chancelière allemande, Angela Merkel, était favorable au Polonais, allié de l’Allemagne à l’Est. […] Elle était aussi favorable à Mogherini, la candidate du président du conseil italien, Matteo Renzi, ayant obtenu l’assurance qu’une Allemande remplacerait le Français Pierre Vimont à la tête du Service d’action extérieure, le bras armé du ministère des Affaires étrangères de l’Union…C’est sans doute la grande leçon de la séquence qui s’achève : l’Allemagne domine bien de la tête et des épaules l’Union, comme le montre la politique économique et budgétaire qu’elle a imposée à la zone euro depuis 2010. […] Mieux : le poste de chef de cabinet de Jean-Claude Juncker est occupé par un Allemand et Berlin truste les présidences du Parlement européen, du Mécanisme de stabilité européen (MES), de la Banque européenne d’investissement (BEI)... Et, grâce à l’affaiblissement de la France, qui a envoyé 24 députés du FN à Strasbourg sur les 74 postes auxquels elle a droit, Strasbourg est devenu de facto la troisième chambre du Parlement allemand…

Bref, conclut le journaliste, on peut quasiment dire que

l’Union est dirigée depuis Berlin : c’est elle qui nomme les hommes et les femmes aux postes clefs de l’Union, c’est elle qui impose le rythme de son approfondissement, c’est elle qui dicte ses politiques. […] les pays européens peuvent-ils longtemps accepter d’être soumis à la férule de l’Allemagne ? Poser la question, c’est y répondre.

La désignation de Mogherini “est un succès pour l’Italie et une reconnaissance pour Matteo Renzi, qui assure la présidence tournante de l’Union et est un leader à la recherche d’affirmation”, note pour sa part l’éditorialiste de La Stampa Cesare Martinetti. Mais la ministre italienne devra affronter le “scepticisme diffus” en Europe, ajoute-t-il. Des “perplexités exprimées les jours derniers par le Financial Times et Le Monde — pour ne citer que les derniers — déçus par le profil de la Haute commissaire : peu connue, avec une expérience internationale modeste”.

En effet, continue-t-il,

l’Italienne devra devenir ce qu’elle n’est pas parvenue à être jusqu’à présent en tant que ministre des Affaires étrangères: crédible, charismatique, reconnaissable et reconnue en tant que telle des Baltes au Portugal, de la Finlande à Chypre. Et pour faire cela il n’y a pas besoin d’une politique de synthèse et de déploration et d’auspices dans lesquels tout le monde se reconnaît, mais que ne produit rien. Il y a besoin d’une politique étrangère qui représente l’Europe et fasse ses intérêts, partout dans le monde. Une opération que n’a pas réussi à faire la britannique lady Catherine Ashton, le Haut commissaire sortant, et l’Espagnol Javier Solana non plus.

Les désignations de Tusk et de Mogherini “répondent à une logique d’équilibre entre zone politiques et géographiques selon la tradition bruxelloise. Et il est logique que cela soit ainsi”, poursuit Martinetti, selon lequel,

le vrai problème, c’est ce que veut être l’Union européenne : une somme d’Etats qui se compensent les uns les autres ou un sujet unitaire et solidaire ? Sur ce point malheureusement, on ne voit pas de progrès par rapport au train-train intergouvernemental habituel qui domine la politique européenne depuis quelques années et qui exprime des hommes et des femmes de bas profil qui ne doivent pas faire de l’ombre aux choix et aux initiatives des gouvernements. Le souffle de l’Union s’est perdu dans la bureaucratie et la comptabilité.

Pour faire un saut de qualité, en politique étrangère, il fallait un “gros morceau”. Mogherini sera-t-elle capable d’incarner ce “¨numéro de téléphone¨" qu’Henry Kissinger disait avec ironie ne jamais avoir trouvé lorsqu’il avait besoin de parler avec une entité abstraite appelée Europe ?


presseurop.eu | 01-sept.-2014 10:16

L'Allemagne impose son casting à la tête de l'Union européenne
Après le trio Barroso-Van Rompuy-Asthon, place au trio Juncker-Tusk-Mogherini. Le Conseil européen extraordinaire des chefs d’État et de gouvernement de ce 30 août n’a pas trainé, après son échec du...
bruxelles.blogs.liberation.fr | 31-août-2014 00:32

Le "grand soir européen" n'aura pas lieu le 30 août
Ceux qui rêvent d’un « grand soir » européen vont en être pour leurs frais. Le Sommet des vingt-huit chefs d’État et de gouvernement qui aura lieu demain soir à...
bruxelles.blogs.liberation.fr | 30-août-2014 00:00

Economie : “Et si l’Europe sauvait Hollande?”

"Europe : Hollande compte ses relais", affirme Libération, à la veille du Conseil européen de Bruxelles, le 30 août, à l’occasion duquel le président français devrait demander la tenue d’un sommet de la zone euro “dans les meilleurs délais [afin de] tracer une nouvelle trajectoire de réduction des déficits pour sortir de la ‘longue stagnation’ qui menace l’UE”. Selon le quotidien parisien, Hollande “espère profiter de la faiblesse passagère de l’Allemagne pour fédérer les sociaux-démocrates européens et reprendre la main” car il est “convaincu que mener tout seul une politique de relance serait voué à l’échec” :

le pari de François Hollande est de créer les conditions d’une possible politique de relance au niveau européen, en desserrant l’étau des politiques budgétaires.


presseurop.eu | 29-août-2014 12:17

Crise en Ukraine : “Invasion”

Deux jours après la rencontre à Minsk entre le président ukrainien Petro Porochenko et son homologue russe Vladimir Poutine, Kiev a accusé la Russie le 28 août d’avoir “déployé des unités armées ur le territoire ukrainien rapporte Den.

Selon le quotidien de Kiev,

auparavant, la Russie a fourni des armes lourdes et des mercenaires à la République auto-proclamée de Donetsk. A présent, on parle d’une invasion directe de troupes russes sur le territoire de l’Ukraine. Hier, les soldats russes ont pris la ville de Novoazovsk ainsi que plusieurs villages aux alentours.

Pour ce qui est des réactions occidentales, l’éditorialiste Mikola Siruk estime que —

les récents pourparlers de Minsk ont démontré que les Occidentaux n’ont pas une position unique. Et je pense que la plus dangereuse est celle de Paris et de Berlin — ils flirtent avec Poutine et ses peurs, et ils rejettent son isolement politique. Potine a appris aux Occidentaux qu’il fera ce que bon lui semble. Et à présent, il veut dicter ses conditions aux Européens et changer l’ordre mondial, en utilisant l’Ukraine comme lieu pour son auto-affirmation. Ses objectifs tactiques sont de forcer l’Ukraine à abandonner l’accord d’association avec l’UE dans sa forme actuelle et de forcer les Occidentaux à reconnaître la Crimée russe. Malheureusement, ceux-ci ont déjà perdu face à Poutine et l’OTAN a montré sa faiblesse et incapacité à répondre aux nouveaux défis mondiaux.


presseurop.eu | 29-août-2014 11:16

Crise en Ukraine : “Invasion”

Deux jours après la rencontre à Minsk entre le président ukrainien Petro Porochenko et son homologue russe Vladimir Poutine, Kiev a accusé la Russie le 28 août d’avoir “déployé des unités armées ur le territoire ukrainien rapporte Den.

Selon le quotidien de Kiev,

auparavant, la Russie a fourni des armes lourdes et des mercenaires à la République auto-proclamée de Donetsk. A présent, on parle d’une invasion directe de troupes russes sur le territoire de l’Ukraine. Hier, les soldats russes ont pris la ville de Novoazovsk ainsi que plusieurs villages aux alentours.

Pour ce qui est des réactions occidentales, l’éditorialiste Mikola Siruk estime que —

les récents pourparlers de Minsk ont démontré que les Occidentaux n’ont pas une position unique. Et je pense que la plus dangereuse est celle de Paris et de Berlin — ils flirtent avec Poutine et ses peurs, et ils rejettent son isolement politique. Potine a appris aux Occidentaux qu’il fera ce que bon lui semble. Et à présent, il veut dicter ses conditions aux Européens et changer l’ordre mondial, en utilisant l’Ukraine comme lieu pour son auto-affirmation. Ses objectifs tactiques sont de forcer l’Ukraine à abandonner l’accord d’association avec l’UE dans sa forme actuelle et de forcer les Occidentaux à reconnaître la Crimée russe. Malheureusement, ceux-ci ont déjà perdu face à Poutine et l’OTAN a montré sa faiblesse et incapacité à répondre aux nouveaux défis mondiaux.


presseurop.eu | 29-août-2014 11:14

Crise en Ukraine : L’aide arrive
L’Echo, Bruxelles – Cartoon. Voir en entier .
presseurop.eu | 28-août-2014 14:53

Haut représentant pour la politique étrangère : Qui pour le job ?
Revista 22, Bucarest – Lors du Conseil européen du 30 août, les Vingt-huit devraient enfin choisir le prochain chef de la diplomatie européenne. Portrait des quatre candidats donnés favoris à Bruxelles. Voir en entier .
presseurop.eu | 28-août-2014 13:14

Crise en Ukraine : “Rencontre avec la ‘réalité de Poutine’”

Le 26 août, le président ukrainien Petro Porochenko a rencontré son homologue russe Vladimir Poutine à Minsk, en Biélorussie, en marge d’un sommet UE-Ukraine-Union eurasiatique, rapporte Den. Au terme de leur rencontre, leur premier tête-à-tête depuis l’éclatement de la crise en Ukraine, Porochenko a déclaré qu’”une feuille de route sera esquissée pour parvenir, aussi vite que possible, à un cessez-le-feu qui devra être absolument bilatéral”. Poutine a pour sa part déclaré que la Russie soutiendra le dialogue avec les séparatistes prorusses, mais a précisé que l’arrêt des combats dépend de l’Ukraine.

Le Haut représentant de l’UE pour les Affaires extérieures Catherine Ashton a demandé un cessez-le-feu “associé à une gestion correcte des frontières” et l’assurance que l’aide humanitaire atteindrait les populations “correctement et en conformité avec le droit international”.

Pour le quotidien de Kiev,

la question à présent et de savoir si Poutine est prêt à sortir de cette situation avec dignité et sans perdre la face. Pour le moment, ses déclarations à Minsk sur la crise dans l’est de l’Ukraine et sur les menaces que la mise en œuvre de l’accord d’association entre l’UE et l’Ukraine font peser sur le marché russe ne vont pas dans cette direction. Il semble que le leader russe vit encore dans sa réalité, sa “Nouvelle Russie” et les menaces imaginaires de l’UE et de l’OTAN.


presseurop.eu | 27-août-2014 10:43

Arnaud Montebourg, un licenciement paradoxal
Le licenciement sans préavis d’Arnaud Montebourg ne va pas faire pleurer grand monde en Europe : « les choses sont désormais claires. François Hollande et Manuel Valls confirment que la...
bruxelles.blogs.liberation.fr | 26-août-2014 20:34

France : Sabrer la gauche
Neues Deutschland, Berlin – Cartoon. Voir en entier .
presseurop.eu | 26-août-2014 16:00

Austérité : “Rajoy approuve. Valls échoue”

"L'austérité divise l'Europe", écrit El Periódico au lendemain du sommet biláteral entre l'Espagne et l'Allemagne à Saint Jacques de Compostelle, le 25 août. A cette occasion, la chancelière Merkel a manifesté son soutient à la candidature de Luis de Guindos, ministre espagnol de l'Économie, comme président de l'Eurogroupe, comme "récompense pour les coupes" appliquées par le cabinet du Premier ministre espagnol Mariano Rajoy, poursuit le quotidien de Barcelone.

Le même jour, note le journal, le Premier ministre français Manuel Valls donnait sa démission et le président François Hollande “provoque un changement de gouvernement après la révolte antirréformiste" de plusieurs membres du cabinet opposés aux mesures d'austérité.


presseurop.eu | 26-août-2014 13:18

France : “Crise de régime”

Le 25 août, le Premier ministre Manuel Valls a remis la démission de son gouvernement, après les attaques dont il a fait l’objet de la part de certains de ses ministres au cours du week-end. Ainsi que plusieurs députés de la majorité, ceux-ci lui reprochaient en particulier sa politique de rigueur économique, qui serait responsable de l’absence de croissance et de la persistance du chômage, note Libération.

Selon le quotidien toutefois,

Malgré ce contexte, François Hollande et Manuel Valls ont tranché contre un changement de politique, jugeant que les mesures adoptées depuis 2012 n’ont pas encore produit leurs effets. Et chargeant l’Europe d’adopter les nécessaires mesures de croissance. De quoi faire prospérer un débat qui menace de dégénérer en crise politique.

Hollande a chargé Valls dans la foulée de former un nouveau gouvernement remanié, qui devrait être annoncé dans la journée de mardi.


presseurop.eu | 26-août-2014 11:22

Parlement européen : En finir avec la fausse conscience des eurodéputés

Elue au Parlement européen, Barbara Spinelli, invitée régulière de ce site, revient, cette fois en tant que députée, sur le rôle de l’assemblée et sur les moyens de sortir, écrit-t-elle dans La Stampa, “de l’état de prostration, d’apathie, de régression nationaliste dans lequel verse le projet d’unification” européenne.

L’ancienne éditorialiste de La Repubblica cite pour cela quatre choses qui peuvent y contribuer.

Premièrement, écrit-elle, en référence aux politiques d’austérité,

de même que l’on ne sort que par le haut de la mélancolie — et il s’agit ici de la mélancolie spéciale qui paralyse l’Europe — c’est à dire en faisant naître de l’humeur noire une nouvelle connaissance et conscience, on sortira également de la crise européenne en transformant la conscience de ses propres limites en conscience claire et précise, méticuleusement attentive à la réalité des faits et aux effets qu’ont sur elle les doctrines économiques fossilisées.

Ensuite,

la deuxième chose qu’apprend quasi immédiatement l’apprenti eurodéputé, en agissant au sein de l’institution la plus démocratique de l’Union, c’est le pouvoir effectif que détient le Parlement : nettement plus vaste et déterminant de ce que pensent de nombreux politiques, observateurs et même électeurs. […] Aujourd’hui, ses pouvoirs sont très amples, même si peu nombreux sont ceux qui le savent, ou bien ils le savent et le cachent à eux mêmes et aux citoyens .

Le troisième enseignement que la néo-députée tire de ce mois et demi d’activité est que

les majorités parlementaires qui se forment à Bruxelles connaissent parfaitement leurs pouvoirs, mais la plupart du temps elles ne les utilisent simplement pas et elles en réclament très rarement de nouveaux. […] Le Parlement n’a pas exercé son contrôle sur la Troïka, sur le Fonds européen de stabilité financière, sur le Mécanisme européen de stabilité. Il risque de ne pas le faire sur l’Union bancaire et il a faiblement protesté sur la diminution des ressources propres de l’Union, pour retomber dans le silence. Il n’a pas haussé la voix sur les politiques d’austérité qui ont mis à genoux des pays comme la Grèce ni a combattu le Pacte fiscal.

Enfin, Spinelli lance un défi à ses collègues : il est temps, dit-elle,

de mettre fin à la fausse conscience qui afflige de nombreux eurodéputés, de droite comme de gauche. L’idée qu’ils se font de l’avenir de leur institution est en même temps passive, résignée et absolument sans effet. Le Parlement doit obtenir de nouveaux pouvoirs […], mais il attend que ce soient les Etats-nation et le Conseil qui les lui accordent, de bonne grâce et spontanément.

Mais “ils ne le feront jamais”, affirme Spinelli. Voilà pourquoi “c’est au Parlement de s’approprier les pouvoirs dont il a besoin pour étendre la démocratie européenne”.


presseurop.eu | 26-août-2014 10:02

Conseil européen : “Merkel indique Rajoy comme allié européen préféré”

A la veille d’un sommet bilatéral, ce 25 août, la chancelière allemande Angela Merkel et le chef du gouvernement espagnol Mariano Rajoy se sont retrouvés à Saint-Jacques-de-Compostelle, où ils ont parcouru quelques kilomètres du chemin de pèlerinage ensemble et “manifesté la harmonie qui les unit”, écrit *La Vanguardia.

La réunion a eu lieu une semaine avant le Conseil européen du 30 août à Bruxelles consacré à la répartition des “top jobs” au sein des institutions européennes, continue le quotidien de Barcelone, pour qui

la chancelière cherche en Rajoy un allié face aux pressions de la France et de l'Italie, et le président [du gouvernement] espagnol cherche à compter sur le soutien de Merkel pour récupérer pouvoir au sein des institutions européennes.


presseurop.eu | 25-août-2014 12:21

Conflit en Ukraine : Le convoi
Jyllands-Posten, Aarhus – Cartoon. Voir en entier .
presseurop.eu | 21-août-2014 11:00

Ecosse : “Les Anglais estiment que les Ecossais vont payer un lourd tribut pour le référendum”

La majorité des Anglais souhaite que l'Ecosse reste au sein du Royaume-Uni, mais ils pensent également que leur voisin du nord doit renoncer à des fonds public et à de l'influence s'il devait poursuivre la voie de l'indépendance lors du référendum du 18 septembre, écrit le quotidien écossais The Herald

Selon un sondage repris par le journal, 59 % des personnes interrogées veulent que l'Ecosse reste au sein du Royaume-Uni, alors que 19 % sont favorables à son indépendance. Le sondage révèle également que même si le "non" devait l'emporter, 62 % des Anglais veulent que les députés nationaux écossais ne puissent plus voter les lois qui concernent l'Angleterre, alors que 56 % estiment que les dépenses publiques britanniques devraient baisser, ce qui comporterait, calcule le quotidien, "une réduction de plus de 10 % des dépenses publiques en Ecosse".

Si le "oui" devait l'emporter, la plupart des Anglais sont opposés à ce que l'Ecosse continue à utiliser la livre sterling, ce qui, note le journal,

contredit l'affirmation du SNP [Scottish National Party, pro-indépendance] selon laquelle la plupart des Britanniques souhaitent une union monétaire si l'Ecosse devait voter son indépendance.

Le quotidien de Glasgow note enfin que

26 % des personnes interrogées souhaitent que le Royaume-Uni soutienne la candidature à l'adhésion d'une Ecosse indépendante à l'UE et à l'OTAN, contre 36 % qui y sont opposées.


presseurop.eu | 20-août-2014 11:46

Parlons d'un été à la russe

Blog

Certaines choses ne changent jamais, quoiqu'on en dise. L'ours change de peau, dit-on dans les contes, mais pas de mœurs. C’est aussi le cas de la Russie. Avec Dmitri Medvedev président et Vladimir Poutine Premier ministre (2008-2012), on aurait pu croire à un dégel des relations conflictuelles entre la Russie et le reste du monde. Et de fait, on y a vraiment cru. Le mot dégel était à une époque sur toutes les lèvres.

Pourtant, nous voilà de nouveau devant l'ours retranché dans sa tanière, un ours russe qui se moque littéralement du reste du monde, qui n’en fait qu’à sa guise, qui traite l’Union européenne de “jeune fille” naïve, bref, qui s'exprime dans le geste et dans les actes, dans un théâtre de guerre où les Autres manient seulement les mots. Il s'agit, évidement, de ce qui se passe actuellement dans l’est de l’Ukraine. Tandis qu’un convoi humanitaire (réel cheval de Troie) russe force son entrée sur le territoire d’un pays voisin, tandis que Kiev essaye tant bien que mal de défendre son territoire déjà fragmenté (sécession de la Crimée), les leaders occidentaux se réunissent (pour la combientième fois ?) à Berlin, pour PARLER.

Pour tous les analystes il est évident que la situation est, de manière caricaturale et même ubuesque, semblable à celle d’août 2008. On dirait déjà que l'été sied si bien aux Russes, ou que Poutine se sentirait plus à l'aise pendant les sacro-saintes vacances estivales des européens. Du reste du monde. En août 2008, l’épisode Géorgie et les sécessions de l’Ossétie du Sud et de l’Abkhazie ont eu lieu selon le même schéma : petites embrouilles, convoi humanitaire, désir de défendre le petit personnel humanitaire etc., et puis, d’un coup, fragmentation de la Géorgie.

Passons sur une question simple mais légitime : pourquoi à chaque fois qu’il y a une fragmentation de territoire souverain (pour ne pas dire occupation ou vol, comme l’occupation de la moitié de l’île de Chypre) les leaders occidentaux parlent parlent mais à la fin l’occupant garde bien sa proie pour l’éternité ? On attend quoi, dans ces cas ? Que les leaders occupants en question meurent, que la question se résolve d’elle-même ? Passons donc, ce n’est que poussière dans le vent, mais posons alors une autre question : de quoi diantre avons-nous besoin pour comprendre une fois pour tout que les Russes (à part feus Dostoïevski, ou Tolstoï, ou Gogol…) ne connaissent pas l’art des mots et que le seul son qu’ils respectent, visiblement, est celui des armes ? Ou du moins celui d'une diplomatie plus musclée (voir la note de blog publiée en 2009 sur le site Presseurop.eu).

Depuis l’émergence de l’empire russe comme puissance continentale, l'Europe se demande : comment vivre avec ce grand et redoutable voisin, souvent inquiet pour la perte de son hégémonie, avare de gestes rassurants et atteint périodiquement par des poussées de fièvre belliqueuse ?

Nous nous posions cette question en 2009, un an après la guerre de Géorgie. La question reste valable. L’Europe n’a toujours pas de réponse, l’Europe paye toujours sa tranquillité avec l’intranquilité desa marche orientale, se prélassant sur son perchoir tant que la guerre n’est pas aux portes de Paris. L’Europe sursaute quand Moscou avance encore un pion sur cet immense échiquier qu’est l’Est, lance des paroles depuis Paris, depuis Londres, depuis Berlin, toutes commencent avec “nous demandons à Vladimir Poutine…”, mais hormis le fait qu’elles font parfois les Unes de journaux, elles n'impressionnent personne.

Le temps des mots est passé, depuis belle lurette, c’est bien dommage que depuis la Géorgie l’UE n’ait pas trouvé au moins des moyens économiques sérieux pour contrer Moscou, à défaut d'un terrain d'entente pour qu'elle lâche prise sur sa zone neutre (les ex-pays soviétiques). Tout simplement parce qu’elle n’est pas assez puissante pour compter. Ni en énergie, ni en défense, ni dans les secteurs financier ou bancaire. En rien. Trop occupée à faire face à ses propres égoïsmes nationaux et aux sempiternelles guerres pour "le déficit de moins de 3 % du PIB national”, le noyau puissant de ll’UE (zone euro) aurait raté encore une occasion de calmer le jeu des Russes.

Avouons tout simplement que la Russie continue à rester "une devinette enveloppée de mystère, placée à l'intérieur d'une énigme" (Winston Churchill), que l’UE n’a pas trouvé encore le magicien capable de donner la réponse, que Kiev fera ce qu’il pourra et que nous attendrons tranquilles que Poutine finisse enfin de faire valser le monde, vers ses 100 ans. Prions aussi que le futur président russe soit moins belliqueux et plus européen. Enfin, si nous ne sommes pas capables de “hausser parfois le ton avec Moscou”, comme nous l’écrivions en 2009, du moins “quand c’est nécessaire”, car ainsi nous n’en tirerons “que plus de respect”, si l’UE reste incapable de s’engager “dans une partie de poker avec les autres puissances mondiales”, notre seul espoir reste en Dieu(à l'instar des autorités russes, qui ont appelé des prêtres orthodoxes pour bénir le convoi en question). A moins que son cœur batte aussi pour la Mère Russie.

  • Photo: Radio Canada.

presseurop.eu | 19-août-2014 22:55

Parlons d’un été à la russe

Blog

Certaines choses ne changent jamais, quoiqu'on en dise. L'ours change de peau, dit-on dans les contes, mais pas de mœurs. C’est aussi le cas de la Russie. Avec Dmitri Medvedev président et Vladimir Poutine Premier ministre (2008-2012), on aurait pu croire à un dégel des relations conflictuelles entre la Russie et le reste du monde. Et de fait, on y a vraiment cru. Le mot dégel était à une époque sur toutes les lèvres.

Pourtant, nous voilà de nouveau devant l'ours retranché dans sa tanière, un ours russe qui se moque littéralement du reste du monde, qui n’en fait qu’à sa guise, qui traite l’Union européenne de “jeune fille” naïve, bref, qui s'exprime dans le geste et dans les actes, dans un théâtre de guerre où les Autres manient seulement les mots. Il s'agit, évidement, de ce qui se passe actuellement dans l’est de l’Ukraine. Tandis qu’un convoi humanitaire (réel cheval de Troie) russe force son entrée sur le territoire d’un pays voisin, tandis que Kiev essaye tant bien que mal de défendre son territoire déjà fragmenté (sécession de la Crimée), les leaders occidentaux se réunissent (pour la combientième fois ?) à Berlin, pour PARLER.

Pour tous les analystes il est évident que la situation est, de manière caricaturale et même ubuesque, semblable à celle d’août 2008. On dirait déjà que l'été sied si bien aux Russes, ou que Poutine se sentirait plus à l'aise pendant les sacro-saintes vacances estivales des européens. Du reste du monde. En août 2008, l’épisode Géorgie et les sécessions de l’Ossétie du Sud et de l’Abkhazie ont eu lieu selon le même schéma : petites embrouilles, convoi humanitaire, désir de défendre le petit personnel humanitaire etc., et puis, d’un coup, fragmentation de la Géorgie.

Passons sur une question simple mais légitime : pourquoi à chaque fois qu’il y a une fragmentation de territoire souverain (pour ne pas dire occupation ou vol, comme l’occupation de la moitié de l’île de Chypre) les leaders occidentaux parlent parlent mais à la fin l’occupant garde bien sa proie pour l’éternité ? On attend quoi, dans ces cas ? Que les leaders occupants en question meurent, que la question se résolve d’elle-même ? Passons donc, ce n’est que poussière dans le vent, mais posons alors une autre question : de quoi diantre avons-nous besoin pour comprendre une fois pour tout que les Russes (à part feus Dostoïevski, ou Tolstoï, ou Gogol…) ne connaissent pas l’art des mots et que le seul son qu’ils respectent, visiblement, est celui des armes ? Ou du moins celui d'une diplomatie plus musclée (voir la note de blog publiée en 2009 sur le site Presseurop.eu).

Depuis l’émergence de l’empire russe comme puissance continentale, l'Europe se demande : comment vivre avec ce grand et redoutable voisin, souvent inquiet pour la perte de son hégémonie, avare de gestes rassurants et atteint périodiquement par des poussées de fièvre belliqueuse ?

Nous nous posions cette question en 2009, un an après la guerre de Géorgie. La question reste valable. L’Europe n’a toujours pas de réponse, l’Europe paye toujours sa tranquillité avec l’intranquilité desa marche orientale, se prélassant sur son perchoir tant que la guerre n’est pas aux portes de Paris. L’Europe sursaute quand Moscou avance encore un pion sur cet immense échiquier qu’est l’Est, lance des paroles depuis Paris, depuis Londres, depuis Berlin, toutes commencent avec “nous demandons à Vladimir Poutine…”, mais hormis le fait qu’elles font parfois les Unes de journaux, elles n'impressionnent personne.

Le temps des mots est passé, depuis belle lurette, c’est bien dommage que depuis la Géorgie l’UE n’ait pas trouvé au moins des moyens économiques sérieux pour contrer Moscou, à défaut d'un terrain d'entente pour qu'elle lâche prise sur sa zone neutre (les ex-pays soviétiques). Tout simplement parce qu’elle n’est pas assez puissante pour compter. Ni en énergie, ni en défense, ni dans les secteurs financier ou bancaire. En rien. Trop occupée à faire face à ses propres égoïsmes nationaux et aux sempiternelles guerres pour "le déficit de moins de 3 % du PIB national”, le noyau puissant de ll’UE (zone euro) aurait raté encore une occasion de calmer le jeu des Russes.

Avouons tout simplement que la Russie continue à rester "une devinette enveloppée de mystère, placée à l'intérieur d'une énigme" (Winston Churchill), que l’UE n’a pas trouvé encore le magicien capable de donner la réponse, que Kiev fera ce qu’il pourra et que nous attendrons tranquilles que Poutine finisse enfin de faire valser le monde, vers ses 100 ans. Prions aussi que le futur président russe soit moins belliqueux et plus européen. Enfin, si nous ne sommes pas capables de “hausser parfois le ton avec Moscou”, comme nous l’écrivions en 2009, du moins “quand c’est nécessaire”, car ainsi nous n’en tirerons “que plus de respect”, si l’UE reste incapable de s’engager “dans une partie de poker avec les autres puissances mondiales”, notre seul espoir reste en Dieu (à l'instar des autorités russes, qui ont appelé des prêtres orthodoxes pour bénir le convoi en question). A moins que son cœur batte aussi pour la Mère Russie.

  • Photo: Radio Canada.

presseurop.eu | 19-août-2014 22:55

Royaume-Uni : Les banques américaines préparent le Brexit

Selon des sources citées par le Financial Times, trois banques américaines — Bank of America, Citigroup et Morgan Stanley — “ont mis au point un scénario au cas où le Royaume-Uni devait quitter l’Union européenne” après un vote en ce sens lors du référendum que le gouvernement de Londres envisage d’organiser en 2017.

Des personnes proches de ces banques ont confié au quotidien de la City qu’elles

considéraient que l’Irlande serait un endroit favorable pour certaines de leurs activités si elles devaient quitter le Royaume-Uni. Une d’entre elles a affirmé être déjà en train d’organiser la délocalisation de certaines activités en Irlande. Ces personnes ajoutent que les projets sont encore à leur phase initiale, mais elles ont ajouté que les banques ont commencé à anticiper l’union bancaire qui se dessine dans la zone euro et qui menace d’isoler le Royaume-Uni.

D’après La Tribune, “Nouvelle terre d'accueil, l'Irlande serait attractive pour son faible niveau d'imposition”. Dans le cas d’un éventuel “Brexit”,

malgré le coût très élevé d'un éventuel transfert des activités d'une ville à une autre, Francfort et Paris représenteraient également des solutions de repli pour les établissements financiers non européens sur le Vieux Continent.


presseurop.eu | 19-août-2014 13:08

L’UE et la Russie : Le miroir brisé de Moscou
El País, Madrid – Les Européens s'imaginaient que la Russie post-soviétique allait se transformer en une démocratie libérale et se rapprocher de l’Union. Mais, depuis sa réélection en 2012, Vladimir Poutine a bloqué toute modernisation de son pays, comme le prouve la récente crise ukrainienne. Voir en entier .
presseurop.eu | 18-août-2014 10:57

Ukraine : Cheval de Troie
Cartoon movement, Amsterdam – Cartoon. Voir en entier .
presseurop.eu | 17-août-2014 10:56

Croissance : “La reprise de la zone euro s’arrête”

La muvaise performance des trois plus importantes économies de la zone euro a mené à une croissance nulle au deuxième trimestre de l’année écrit le Financial Times.

La France a enregistré une croissance égale à zéro, au point que son gouvernement a annoncé qu’il n’atteindra pas les objectifs de réduction du déficit cette année, alors que l’Italie est entrée en récession pour la troisième fois depuis 2008. Le quotidien de la City note également que le rendement des bons du trésor allemands à 10 ans ont plongé sous la barre de 1 % pour le première fois : les investisseurs parient sur le fait que la Banque centrale européenne (BCE),

devrait suivre l’exemple de la Federal Reserve américaine et de la Bank of England, qui ont lancé des programmes de rachat de titres de la dette à grande échelle pour relancer l’économie de la région. L’anticipation de l’action de la BCE a également tiré vers le bas le prix de l’emprunt à travers la zone euro. […] Quoi qu’il en soit, les acteurs de la politique monétaire ne devraient pas agir avant la fin de l’année au plus tôt.


presseurop.eu | 15-août-2014 17:48

Crise en Ukraine : “‘Des armes dans le convoi ? Poutine n’est pas bête’”

Le convoi russe qui est parti mardi 12 août de Moscou en direction de l’est de l’Ukraine, transporte-il bien de l’aide humanitaire ou les Russes y ont-ils également caché des armes à destination des séparatistes ? Les Occidentaux se posent la question et le gouvernement ukrainien a déclaré hier encore qu’”aucun convoi” provenant de Russie n’entrerait en Ukraine.

Interviewé par Trouw, l’expert américain Mark Galeotti affirme que la crainte des Ukrainiens est légitime, mais que “Poutine utilise le convoi surtout pour sa politique intérieure. En effet, les Russes compatissent beaucoup les habitants du Donbass”, la région dans l’est de l’Urkaine où les séparatistes pro-russes sont actifs. Galeotti ne pense pas que le camions transportent des armes, mais il n’exclut pas que Poutine les utilise pour laisser quelques “conseillers” militaires sur place et pour enlever secrètement certaines personnes.


presseurop.eu | 14-août-2014 16:34

Crise économique : “Les grands investisseurs qui ont quitté la Roumanie en crise”

Nokia, Europharm et Poiana sont seulement quelques une des usines qui ont fermé en Roumanie depuis 2008. Mais l’exode ne s’arrête pas ici, explique à la Une le quotidien bucarestois Adevărul, car trois autres grandes entreprises — Enel, Eni et Lafarge — ont déjà annoncé leur retrait du pays. Aussi, en 2008, quand la crise commençait a créer des problèmes en Roumanie, sur le marché local il y a avait 42 banques. A la fin de l’année dernière, il y avait 39 banques, une partie avec de nouveaux actionnaires ou des portefeuilles repris par d’autres. Dans les six premiers mois de cette année les investissements directs étrangers ont baissé de plus de 10%, par rapport à la même période de 2013.


presseurop.eu | 14-août-2014 13:58

Zone euro : “Prix zéro, taux zéro”

"L’atonie de la croissance européenne aplanit l'inflation et le coût de l'argent", note Cinco Días. En effet, les dernières statistiques publiées confirment que la France et l'Espagne ont eu une inflation négative au mois de juillet (- 0,3%), alors que l'Italie, qui est à nouveau en récession (- 0,2% de croissance au deuxième trimestre 2014), enregistre une inflation égale à zéro.

De même, le quotidien économique signale que les mesures prévues par la Banque centrale européenne pour relancer la croissance n'ont pas donné les résultats attendus : les banques de la zone euro choisissent de payer pour se faire crédit entre elles, à des taux allant jusqu’à 0,05% — inférieur au 0,1% qu’elles devraient payer pour déposer l’argent à la BCE — avant de l'injecter dans l'économie réelle.


presseurop.eu | 14-août-2014 12:12

UE-Russie : “L’Occident se méfie de la colonne de Poutine”

Alors que Kiev n’a rien demandé, Moscou a envoyé 287 camions transportant de l’aide humanitaire (graines, générateurs, viande, sucre, eau, nourriture pour bébé, médicaments et sacs de couchage) vers l’est de l’Ukraine, en proie aux combats entre séparatistes pro-russes et l'armée ukrainienne. “Un mouvement sournois”, ecrit De Volkskrant. En effet, la région a besoin d’aide, mais personne ne fait confiance aux Russes : Kiev, l’UE et Washington discutent d'une solution au problème humanitaire dans l’est de l’Ukraine et craignent que le convoi, conduit par des soldats, cache en réalité une invasion militaire.

À la demande de Kiev, Moscou a promis que le convoi sera supervisé par la Croix-Rouge une fois qu’il sera arrivé en Ukraine. “En attendant”, écrit le journal néerlandais,

la Comission européenne a promis hier un montant de 2,5 millions d’euros de fonds d’urgence pour des logements de fortune, de la nourriture de l’eau et des médicaments afin de préparer l’hiver qui approche, une annonce qui a été écrasée sous les roues des 287 camions.


presseurop.eu | 13-août-2014 13:22

UE-Russie : L’enjeu de la Transnistrie
Timpul, Chisinau – La proposition russe de règlement pour la région séparatiste de Moldavie — devenir partie d’un Etat fédéral avec la Moldavie et la Gagaouzie — bloque de fait la route vers l’accession de Chisinau à l’Union européenne (et à l’OTAN). Voir en entier .
presseurop.eu | 12-août-2014 12:25

Espagne – Royaume-Uni : “L’UE réclame une enquête sur la contrebande à Gibraltar”

Le Bureau européen de lutte anti-fraude (OLAF) a recommandé aux autorités britanniques et espagnoles l’ouverture d’une enquête judiciaire pour contrebande de tabac et blanchiment d’argent contre les autorités de Gibraltar [rapporte El País] (http://politica.elpais.com/politica/2014/08/10/actualidad/1407695876_399.... OLAF avait envoyé ses inspecteurs à l’enclave britannique au sud de l’Espagne dans le cadre d’une mission de la Commission européenne qui a aussi examiné les contrôles frontaliers, motif de dispute entre les deux pays en 2013. Pour le quotidien madrilène,

la reconnaissance européenne de cette activité délictueuse représente une victoire pour l’Espagne, qui peut justifier les contrôles frontaliers en raison de la lutte contre la contrebande de tabac et dénonce, de plus, que le régime fiscal gibraltarien facilite le blanchiment et la fuite de capitaux.


presseurop.eu | 12-août-2014 00:24

Turquie : “Nous avons choisi notre président”

Le Premier ministre et leader du parti islamo-conservateur AKP Recep Tayyip Erdoğan a remporté dès le premier tour la première élection présidentielle au suffrage universel en Turquie, le 10 août, avec 51,96 % des voix. Les autres candidats, le kémaliste Ekmeleddin Ihsanoğlu et le Kurde Selahattin Demirtaş, ont obtenu respectivement 38,33 % et 9,71 % des voix. La participation a été de près de 73 %, souligne Sabah.

Dans sa version en anglais, le quotidien pro-gouvernemental note que —

la victoire méritée d’Erdoğan confirme son leadership et sa popularité. […] En tant que président, il va se concentrer sur la solution de la question kurde, et accélérer le processus [d’adhésion] à l’UE. [Il] va continuer à défier le statu quo intérieur et régional, et à confirmer le rôle central au niveau politique et économique de la Turquie.


presseurop.eu | 11-août-2014 13:05

Roumanie : “Toujours ensemble avec nos lecteurs”

Jurnalul Naţional prend la défense de son ex-patron, le magnat de la presse Dan Voiculescu, condamné le 8 août à dix ans de prison ferme pour blanchiment d’argent. Le 10, près de 2 000 personnes ont manifesté devant le palais présidentiel en solidarité avec les journalistes du groupe de presse Intact, qui appartient à la famille Voiculescu et dont les juges ont également ordonné la saisie.

Onze autres personnes, parmi lesquelles un ancien ministre de la Communication, ont été condamnées à des peines allant jusqu’à huit ans de prison ferme pour leur rôle dans la privatisation frauduleuse de l’Institut de recherches alimentaires, en 2003.

Voiculescu se déclare innocent et accuse le président de la République, Traian Băsescu, souvent critiqué par les médias de son groupe, de mettre en œuvre une vengeance politique.

Jurnalul Naţional critique la décision de justice, et affirme que

dans ces circonstances, il y a toujours moins d’espoir que l’homme de la rue, qui pour une raison ou l’autre est arrivé devant un tribunal ou au Parquet, aura la garantie d’une justice correcte et impartiale. De sorte que la chute vertigineuse de la confiance du peuple dans la justice n’est plus une figure de style, mais une (laide) réalité de la Roumanie.


presseurop.eu | 11-août-2014 12:17

Sanctions économiques : “Double confrontation avec la Russie”

La Russie et l’Occident menent un combat sur deux fronts, écrit De Volkskrant.

D’un côté, l'OTAN a promis son soutien à l’Ukraine face aux agressions russes. Le chef de l'organisation, Anders Fogh Rasmussen, a condamné lors de son passage à Kiev “l’attitude belliqueuse de Poutine” envers l’Ukraine, que la Russie continue, selon lui, à “déstabiliser”. Ramussen a demandé au président russe de retirer les 20 000 soldats que la Russie a stationné ces derniers jours le long de la frontière avec l’Ukraine et “de ne pas utiliser le maintien de la paix comme prétexte pour une manière de faire la guerre”.

De l’autre côté, le journal écrit que la reprise économique en Europe est menacée par la guerre commerciale entre la Russie et l’Occident. En effet, suite aux mesures sévères adoptées par l’Europe et les Etats Unis, Poutine a annoncé le 7 août une série de sanctions en rétorsion : l'importation de viande, poisson, produits laitiers, légumes et fruits a été interdit pour un an. Pour l’instant, la Commission européenne a déjà déclaré “se réserver le droit de prendre des mesures” contre le boycot russe, qui pourrait être étendu.


presseurop.eu | 08-août-2014 13:40

Sanctions contre la Russie : “Le conflit entre l’UE et la Russie touche déjà les agriculteurs”

Moscou étudie des mesures de rétorsion en réponse aux sanctions imposées par l’UE à la Russie pour son soutien aux séparatistes prorusses dans l’est de l’Ukraine, rapporte Trouw.

Selon le quotidien néerlandais, les agriculteurs européens subissent déjà les conséquences du refroidissement des relations entre l’UE et la Russie : depuis la semaine dernière en effet, les fruits et légumes polonais sont interdits d’importation en Russie, officiellement pour des raisons de sécurité alimentaire, une mesure qui, note Trouw pourrait s’étendre à d’autres pays.


presseurop.eu | 06-août-2014 12:06

Cent ans de la première guerre mondiale : Guerre de position
Trouw, Amsterdam – Cartoon. Voir en entier .
presseurop.eu | 06-août-2014 11:30

Parité : Cherchez les femmes, M. Juncker !

”Avec moins de neuf femmes dans ses rangs, la Commission n'obtiendra pas la majorité requise pour être investie lors du vote prévu en octobre" : pour Luxemburger Wort, le nouveau président de l'exécutif bruxellois Jean-Claude Juncker doit s'activer pour atteindre le quota de 40% de femmes au sein de son équipe.

Si le président du Parlement européen, Martin Schulz, tient parole, l'assemblée ne validera pas une Commission à 28 moins féminine que celle sortante.

Or, note le journal, les quatre commissaires annoncées jusqu’à fin juillet par les États membres – Cecilia Malmström (Suède) qui rempile, Věra Jourová (République tchèque), Alenka Bratušek (Slovénie), Federica Mogherini (Italie) – sont loin de “l'engagement formulé [par Juncker] pendant sa campagne de s'entourer de 40% de commissaires de sexe féminin”. Il manque sept femmes à l’appel. Chiffre à trouver avant fin août, en espérant que le miracle interviendra aussi dans les choix de six pays qui n’ont pas encore annoncé leur commissaire : Pays-Bas, Slovaquie, Lettonie, Lituanie, Malte et Pologne.


presseurop.eu | 05-août-2014 13:28

Cent ans de la Première Guerre mondiale : “L’Europe ne doit jamais être fatiguée de la paix”

Le journal flamand consacre son Une à la commémoration le 4 aôut du début de la première guerre mondiale en Belgique que l’armée allemande avait envahie il y a exactement cent ans, le 4 août 1914. Pour l’évenement, les représentants de plus 80 pays, dont le président français, François Hollande, le prince britannique William mais aussi le président allemand, Joachim Gauck, étaient présents à Liège. Selon le journal,

tous les orateurs ont fait référence au role de l’Europe pour maintenir et transmettre la paix. Le défi est grand. La jeune Union n’est pas seulement menacée de manière interne par l’avancée de l’euroscepticisme et de la xenophobie, mais à ses frontières, l’Europe se trouve également dans des eaux agitées.

De Standaard souligne notamment le discours de François Hollande “qui s’est emparé de la commémoration pour souligner la responsabilité historique de l’Europe”. En faisant le lien avec l’actualité, il soulignait que même si la Belgique était neutre il y a cent ans, aujourd’hui, il n’est plus possible de rester neutre,

lorsqu’un peuple non loin de l’Europe se bat pour ses droits et son intégrité territoriale, [...] lorsqu’un avion civil est abattu en Ukraine, [...] devant des massacres de populations civiles, comme en Irak, comme en Syrie, où les minorités sont persécutées.

Face à cela, affirme le journal, “l’Europe a l’obligation d’agir.


presseurop.eu | 05-août-2014 13:18

Portugal : “Sauver BES coûte 4,9 milliards”

La Banque centrale du Portugal a annoncé le 3 août les mesures de sauvetage de Banco Espirito Santo (BES), “accusée d’avoir mené des activités frauduleuses”, note le Jornal de Notícias, et rongée par les scandales, au point que les pertes entre janvier et juin 2014 montent à 3,58 milliards d’euros et dont le cours a chuté de 73% au cours de la dernière semaine.

BES sera scindée en deux entités : Novo Banco, qui regroupera les actifs sains et dans lequel l’Etat injectera 4,4 milliards d’euros de fonds publics mis à disposition par la Troïka (BCE, UE, FMI), plus 380 millions d’euros du Fonds de résolution bancaire portugais et 120 millions provenant de banques privées ; et BES, une “bad bank” qui regroupera les actifs toxiques, explique encore le quotidien.


presseurop.eu | 04-août-2014 12:46

Terrorisme : Comment l’Europe finance Al Qaeda à coups de rançons

En matière d’enlèvements, le réseau terroriste Al Qaeda vise avant tout des ressortissants de pays européens parce que leurs gouvernements sont susceptibles de payer des rançons pour la libération des otages, révèle une enquête de The New York Times.

Basant ses recherches sur des entretiens avec des anciens otages, des négociateurs, des diplomates et des représentants de plusieurs gouvernements en Europe, en Afrique et au Moyen-Orient, le journal rapporte que —

Al Qaeda et ses filiales ont encaissé au moins 125 millions de dollars [93 millions d’euros] de recettes provenant de kidnappings depuis 2008, dont 66 millions [49 millions d’euros] rien que l’année dernière […] Ces paiements ont été faits presque exclusivement par des gouvernements européens, qui ont fait parvenir l’argent à travers un réseau d’intermédiares, et en les masquant parfois en aide humanitaire.

La France a été à la fois le pays le plus visé et celui qui a payé les rançons les plus élevées ces cinq dernières années, avec l’équivalent de 43,4 millions d’euros versés à Al Qaeda au Maghreb islamique à travers la libération de dix otages (Areva et le gouvernement français nient payer des rançons).

Le rapport affirme que l’Autriche, l’Allemagne, l’Italie et la Suisse ont également payé des rançons (tous démentent), tout comme la Finlande et l’Espagne. Le Qatar et l’Oman auraient payé l’équivalez de 15,2 millions d’euros en lieu et nom de certains gouvernements européens pour assurer la libération d’otages finlandais, autrichiens et suisses détenus au Yémen.

Les Etats-Unis et le Royaume-Uni refusent quant à eux de payer des rançons, souligne le quotidien américain, c’est pour cela qu’"alors que des dizaines d'Européens ont été relâchés sains et saufs, très peu de ressortissants américains ou britanniques s'en sont sortis vivants". Le frère d'Edwin Dyer, un Britannique tué par ses ravisseurs au Mali, affirme au journal qu'"un passeport britannique équivaut fondamentalement à un acte de décès" pour quiconque est capturé par Al Qaeda.

Les activités de kidnapping du réseau sont devenues plus sophistiquées au cours des dix dernières années : les filiales au Maghreb, au Yémen et en Somalie suivent à présent un protocol commun coordonné depuis le Pakistan et réduisent les risques pour leurs membres en "délocalisant la capture des otages à des groupes criminels qui travaillent sur commande". Au point que la pratique est devenue terriblement lucrative :

Alors qu'en 2003, les ravisseurs recevaient environ 200 000 dollars [149 000 euros] pour chaque otage, aujourd'hui, ils en empochent jusqu'à 10 millions [7,5 millions d'euros] ; une somme que le numéro deux d'Al Qaeda a récemment qualifié de la moitié des revenus opérationnels de l'organisation.

Pour plusieurs hauts diplomates interrogés par The New York Times", le dilemme que représente une prise d'otage réalisée par Al Qaeda oblige les gouvernements à faire —

un terrible calcul : répondre à la demande des terroristes, ou permettre que des innocents soient tués, souvent de manière cruelle et devant une caméra ? Le fait que l'Europe et ses intermédiaires continuent à payer a enclenché un cercle vicieux.


presseurop.eu | 04-août-2014 11:33

UE-Russie : Retour de flamme
The New York Times, New York – Cartoon. Voir en entier .
presseurop.eu | 01-août-2014 11:20

Sanctions économiques : “Les entreprises européennes sentent déjà les conséquences russes”

La crise en Russie et en Ukraine commence à avoir un effet négatif sur les affaires dans la zone euro et au-delà, écrit le Financial Times, alors que les sanctions européennes visant les secteur de l’énergie et de la finance en particulier prennent effet.

Adidas, Volkswagen et Metro enregistrent des baisses dans le cours de leurs actions et dans les ventes directement liées à la baisse de l’activité en Russie, tandis que Siemens a mis en garde contre les “menaces sérieuses” que la crise fait peser sur la croissance en Europe pour 2014 et 2015. Les prêteurs, les groupes industriels et les compagnies pétrolières en Europe ont également dénoncé les conséquences négatives pour les prévisions de croissance, le commerce et les profits.

D’autres entreprises évaluent encore les nouvelles sanctions avant de se prononcer définitivement. Le quotidien évoque notamment le patron de Royal Dutch Shell, selon lequel >il est un peu tôt pour dire ce qui va se passer, quelles conséquences cela peut avoir et comment nous allons réagir.


presseurop.eu | 01-août-2014 10:45

Hongrie : L’illibéralisme assumé de Viktor Orbán

Le Premier ministre hongrois Viktor Orbán a annoncé lors d'un déplacement à Tusnad (Roumanie), son rêve d'un Etat "illibéral". Le néologisme a de quoi inquiéter. Dans une revue de presse publiée sur son site, Courrier International, relate les inquiétudes de EUobserver: "Le leader hongrois Viktor Orbán veut construire un Etat "illibéral" reposant sur des fondations nationales, citant la Russie et la Chine comme des exemples à suivre".

Invité de l'université d'été de Tusnad, le Premier ministre hongrois a exposé devant une foule "enthousiaste", selon le site roumain d'information Gândul, son rêve politique de créer un nouveau type d'Etat. "Etant donné que le libéralisme n'a jamais été apte à servir l'idée nationale, à encourager notamment les Hongrois dans leur désir de préserver leurs richesses et leurs idées, il est temps de dire la vérité."

La presse hongroise est quant à elle partagée. Si le philosophe conservateur Péter Béndek se demande sur son blog "pourquoi Orbán ment-il à ce point au sujet du libéralisme ?", en prenant comme exemple la Russie, pour le quotidien Magyar Hírlap, proche du parti du Premier ministre, "il n’y a rien de surprenant dans les propos [d’ Orbán], ils ne constituent pas une attaque". Lorsqu'Orbán évoque une démocratie non-libérale, "il parle avec parcimonie, la démocratie libérale n’étant qu’une dictature libre déguisée. Une construction globale faite pour imposer une dictature locale*".


presseurop.eu | 31-juil.-2014 11:10

Commerce international : Le TTIP en danger après le rejet allemand du traité de libre-échange avec le Canada

Le gouvernement allemand pourrait refuser l’accord de libre-échange négocié entre l’Union européenne et le Canada (CETA), de crainte que “trop de pouvoir soit donné aux entreprises étrangères”, affirme Cerstin Gammelin dans la Süddeutsche Zeitung. Selon la correspondante européenne du quotidien de Munich,

Des diplomates européens allemands ont confirmé que le gouvernement ne pourrait pas signer l’accord “tel qu’il a été négocié”. L’Allemagne serait globalement d’accord de parapher le texte, mais le chapitre sur la protection des investissements serait “problématique” et aujourd’hui inacceptable.

Selon la Süddeutsche Zeitung, le signature du traité transatlantique de libre-échange (TTIP) avec les États Unis dépendrait de la signature du CETA par les 28 États membres.

“L’accord avec le Canada est un test pour le traité avec les USA”, déclare un haut fonctionnaire de la Commission européenne. Si le traité avec le Canada est refusé, “aussi celui avec les USA est mort”.

Berlin s’estrégulièrement opposé aux clauses de protection de l’investissement qui sont négociées dans le cadre des accords CETA et TTIP avec le Canada et les États-Unis. Néanmoins la chancelière allemande Angela Merkel avait déclaré son soutien pour le principe d’un accord de libre-échange avec les USA.

Dans certains États membres branle un conflit sur les mesures de protection juridique pour les entreprises investissant dans les pays visés par les accords. Alors que ces protections étaient généralement acceptées dans le cadre de l’accord avec le Canada, ces mêmes dispositions ont été catégoriquement refusées pour le traité avec les États Unis. [...] Le ministre fédéral de l’économie, Sigmar Gabriel, a lui aussi déclaré qu’il trouvait une protection légale spécifique pour des investisseurs Américains innutile. Pour autant il n’est pas mentionné que la Commission avait eu des États membres la tâche de négocier de telles clauses et de les inclure dans le traité avec le Canada.

Ces clauses de protection de l’investissement sont connues sous le nom de investor-state dispute settlement (ISDS) mechanism. Les partisans de ces mesures les déclarent nécessaires pour tout investissement bilatéral dans le cadre de tels traités. Les opposants dénoncent cependant que ces protections donneraient aux entreprises la possibilité de poursuivre les États en justice et d’échapper aux réglementations.


presseurop.eu | 31-juil.-2014 10:19

UE-Russie : Faire front contre le nouvel impérialisme russe

La véritable réponse à la crise ukrainienne, c'est la solidarité contre Vladimir Poutine !”, s’exclame le directeur de Gazeta Wyborcza Adam Michnik dans une tribune publiée simultanement par plusieurs journaux européens — Le Monde, The Guardian, El País, Gazeta Wyborcza, La Stampa, Süddeutsche Zeitung et Delfi. Alors que l’Union adopte des sanctions contre Moscou, l’ancien dissident polonais renvoye l’UE face à ses démons et demande une réaction immédiate des Européens :

l'hypocrisie, la bêtise et le silence de l'élite intellectuelle, des artistes, des scientifiques et des médias face à l'avancée des régimes totalitaires nazi et stalinien resteront à jamais dans nos mémoires, resteront à jamais l'un des tristes souvenirs du XXe siècle. […] Aujourd'hui, l'Europe garde le silence devant la politique impérialiste agressive de Vladimir Poutine. L'Occident tolère en silence sa politique agressive, qui viole explicitement la souveraineté d'autres Etats : celle de la Moldavie, celle de la Lettonie, celle de la Géorgie, et – surtout – celle de l'Ukraine.

En Roumanie, le redacteur en chef de Dilema Veche, Mircea Vasilescu, prend position aussi, et explique que le président français “François Hollande a motivé sa décision de livrer un navire militaire par le fait que, s’il ne le faisait pas, la France allait devoir rendre à la Russie 1, 1 milliard d’euros. C’est cela, le prix du renoncement aux principes et aux valeurs?

Comment, se demande-t-il, la parole de la France compte plus face à Poutine que face aux 500 millions des citoyens européens ?”. Pour Vasilescu,

Poutine n’en fait qu’à sa tête, et les pays de l’UE se comportent comme des enfants qui se rejettent la faute l’un sur l’autre. Quid des principes et des valeurs de la démocratie ?

Devant l’hésitation des Européens, Michnik voit une seule solution :

nous – intellectuels, journalistes, scientifiques – avons le devoir d'être vigilants, et d'alerter l'opinion publique. Nous devons être les oies du Capitole de notre temps. Nous ne devons pas succomber aux vieilles illusions, nous devons refuser notre conformisme confortable. Notre devoir est désormais de parler clairement, et aujourd'hui avec énergie.

A commencer, peut être, par ne plus “identifier M.Poutine à la nation russe”, puis, en considérant “le conflit actuellement en cours avec l'Ukraine, qui a débuté avec l'annexion de la Crimée, et les provocations permanentes menées dans l'est de ce pays”, comme étant “honteux, tragiques, et dangereux”. Enfin, en admettant “que Vladimir Poutine n'est pas un homme politique à l'européenne. [Il] pratique l'aventurisme permanent. […] Il a déjà ouvert la boîte de Pandore”.


presseurop.eu | 30-juil.-2014 13:14

Sanctions économiques : “L’Europe s’attaque à la Russie”

En restreignant l’accès aux capitaux et au technologies militaires et des hydrocarbures, l’UE a imposé pour la première fois des sanctions économiques contre la Russie pour son soutien aux séparatistes prorusses dans l’est de l’Ukraine, rapporte Gazeta Wyborcza. Bien que la liste des sanctions n’ait pas encore été annoncée, l’UE va mettre en place une équipe d’experts afin de s’assurer que Moscou ne contourne pas ces mesures.

Dans un commentaire, le quotidien note que “les prochains jours et les prochaines semaines seront très durs pour [le président russe] Vladimir Poutine”, les sanctions constituant un revers supplémentaire après l’accusation par les Etats-Unis à la Russie d’avoir violé le traité anti-missiles nucléaire de 1987, après que l’Ukraine a intensifié son offensive contre les séparatistes prorusses et après qu’un tribunal arbitral de La Haye a établi, le 27 juillet, que l’Etat russe doit payer 37,3 milliards d’euros de dommages et intérêts pour la nationalisation de plusieurs actifs de la compagnie pétrolière Youkos*”.


presseurop.eu | 30-juil.-2014 12:06

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