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Surfeuse surdouée mais pas top model, Silvana Lima se bat sans sponsor
Silvana Lima est une surfeuse hors-pair, multi-médaillée. Pourtant, elle doit trouver des petits boulots pour vivre. Pourquoi ? Elle ne correspond pas aux canons de beauté recherchés par les sponsors... qui la boycottent. Reportage, par Spicee.com
NouvelObs.com | 29-mai-2016 11:40

Guinée : de violents incidents éclatent autour d'une mosquée
Des affrontements ont éclaté en Guinée, ce vendredi 27 mai 2016, entre la police et des manifestants, en marge de l'inauguration d'une mosquée à Timbo, faisant une soixantaine de blessés. C'est ce qu'ont annoncé, ce samedi 28 mai 2016, des sources médicales. Des témoins ont que les incidents ont été provoqués par le refus des autorités de laisser des jeunes gens assister à la cérémonie dans cette ville située à 260 km environ au nord-est de la capitale, Conakry. La tension est rapidement montée et des pierres ont été lancées contre les forces de l'ordre qui ont répliqué à coups de gaz lacrymogènes et de matraques.
afrik.com | 28-mai-2016 23:33

Cameroun, Les leçons de l’histoire : Le Cameroun des années de braise vers une dynamique nouvelle

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"Les leçons de l’histoire : Le Cameroun des années de braise vers une dynamique nouvelle" est le titre du livre que le Dr Louis Tobie Mbida publie en 2010 aux éditions l’Harmattan. Tellement l’analyse est riche intellectuellement, profonde politiquement et lourde d’enseignements sur la dynamique actuelle du Cameroun. Dans l'extrait ci-dessous, l'auteur revient sur les circonstances du décès de son papa le 2 mai 1980 à Paris. Les maux qui minent le secteur hospitalier camerounais ne date donc pas d'aujourd'hui. Lisez plutôt.

En 1980 alors qu’il est encore étudiant en Allemagne, Louis Tobie Mbida reçoit un appel téléphonique de sa sœur Thérèse qui est à Paris. Thérèse lui annonce que sa mère va l’appeler du Cameroun.

En trois ans, Louis Tobie Mbida n’a pas entendu une seule voix de sa mère. Le téléphone n’est pas accessible à tous les Camerounais de cette époque surtout pas aux Mbida. Dans la salle de séjour de la maison d’étudiants où il occupe une chambre à Homburg Saar, le téléphone sonne le 20 avril 1980 c’est sa mère qui lui explique que son père est gravement malade. Il est dans le coma à l’hôpital central de Yaoundé.

A Yaoundé, elle se bat pour obtenir l’évacuation sanitaire de son mari, elle a peu d’argent.
Elle réussit à introduire un dossier auprès des ministres concernés M. Fokam Kamga, ministre de la santé qui hésite et M. BOOTO’O A Ngon, ministre des finances qui l’évite. La situation médicale est pressante. Mbida est dans le coma.

Un premier départ est prévu pour le mardi. Mais le ministre BOOTO’O, que mme Mbida essaye de joindre, jusque tard dans la nuit refuse de signer les documents. M. BOOTO4O A NGON estime que l’Etat du Cameroun ne peut aider à l’évacuation de MBIDA qu’à hauteur de 50%.

Mme Mbida accompagnée de M. Germain Tsalla Mekongo, ancien ministre démocrate, au volant de sa Renault 4 L attend en vain devant le portail du ministre BOOTO4O A NGON jusque tard dans la nuit.

Le lendemain, c’est M. ZOA OLOA Emmanuel, alors secrétaire général au ministère des finances qui va prendre en mains le dossier d’évacuation de Mbida. Bravant tous les interdits réels ou supposés, faisant fi de tous les tabous et autre ostracisme contre Mbida, il va obtenir une évacuation à 100%.

Le vol est retardé d’un jour parce que le Dr NIAT désigné par M. FOKAM KAMGA comme médecin accompagnateur n’est pas prêt. Le Dr NIAT a assisté la veille à l’inauguration de la « Saladière », nouveau snack-bar de Yaoundé. Il est fatigué déclare t-il. Il demande qu’on attende.

Le problème du billet d’avion de mme MBIDA va se poser car le ministre BOOTO’O A NGON a refusé de la prendre en charge. Alphonse Massi Mbida, le troisième des enfants d’André Marie Mbida a 21 ans. Il vient de percevoir son premier salaire comme agent du FONADER à Yaoundé où M. MVOMO l’a engagé. Il remet à sa mère 190 000 Fcfa ( Cent quatre vingt dix mille Fcfa), soit tout son salaire du mois.
M. Tsalla Mekongo Germain va ajouter 25 000 frs CFA. L’argent ainsi réuni pour l’achat du billet d’avion de Mme Mbida.

Le Dr NIAT est enfin prêt. M.Emmanuel Zoa Oloa a pu faire obtenir la prise en charge à 100%, Mme Mbida a obtenu son billet d’avion grace à son fils Alphonse Massi Mbida et à M. Tsalla Mekongo Germain.

Le vol quitte Yaoundé. Alphone Massi Mbida, M. Tsalla Mekongo Germain et le reste de la famille à Yaoundé voient décoller l’avion : A son bord M.et Mme Mbida. Une escale est prévue à Douala. Les passagers changent d’avion. Mme Mbida Marguerite qui n’est certes pas infirmière veut absolument rester aux côtés de son époux. On insiste pour qu’elle se retire , elle s’y oppose. Alors, on fait appel à une personne qu’elle connaît bien : Le chef d’escale Camair de Douala, M. AZEGUE. Ce dernier va se présenter en personne et effectivement, mme Mbida le connaît bien. Il a épousé la fille d’un voisin de Nkol Bikok. « Maman vient avec moi te reposer un instant. M. André est pris en charge par le Dr NIAT, il n’y a aucune inquiétude à avoir » lui affirme M. AZEGUE avec insistance.

Mme MBIDA est entraînée vers un salon de l’aéroport. Elle s’y est à peine assise quand elle entend décoller un avion. Le vol est parti sans elle, son époux André Marie Mbida aveugle et dans le coma s’envole sans elle vers Paris. Elle aura beau hurler et crier : C’est fait. Ce n’est que trois jours plus tard qu’elle arrive enfin à Paris via Bruxelles par la « Sabena ». La Camair a refusé de l’embarquer.

A Orly à la descente d’avion, Louis Tobie Mbida et sa sœur Thérèse attendent leur père. Sont présents à leurs côtés M. Emah Ottou, frère cadet de Emah Basile, un de leurs oncles chez les Mvog- Betsi, pharmacien et homme politique camerounais, M. Paul Onomo, militant très actif du PDC, ancien officier de l’armée française qui décide de rejoindre le Cameroun après les indépendances. Il est fait prisonnier à son retour au cameroun en 1966 et interné à Yoko.

Sont aussi là parmi eux M. Ekodo fabien, M Etaba Ayissi, M. Fouda Benoah, mme Aligui Jeanne et plusieurs autres.

L’avion se pose sur le tarmac d’Orly. Il n’ya pas de Tobogan, on voit descendre les passagers les uns après les autres. Louis Tobie et sa sœur Thérèse ont beau scruter et observer, ils n’aperçoivent pas le brancard de leur père malade. Les ambulanciers français sont là et attendent aussi. Ils commencent à s’impatienter. C’est alors qu’on leur désigne au loin un homme vêtu d’un imperméable de couleur « Kaki ». Cet homme serait le Dr Niat, médecin accompagnateur. Ils vont vers lui, angoissés mais plein d’espoir et lui demandent ce qu’il en est de leur père.

Le Dr Niat se met en colère et leur répond d’une voix agacée qu’il a des colis à remettre à sa famille de Paris d’abord, c’est après qu’il « s’occupera de tout ça ».

M. Niat est d’une extrême désinvolture. Il ne prend pas la peine de monter dans l’ambulance qui conduit André Marie Mbida vers l’hôpital. D’ailleurs, la destination finale, il ne la connaissait pas. Ce sont les ambulanciers français qui informent Louis Tobie Mbida et sa sœur.

André marie Mbida est admis à l’hôpital Salpêtrière. Louis Tobie se présente à la chef de clinique dans la pièce où a été déposé son père seul sur un brancard. Il est étudiant en médecine en Allemagne fédérale. Il a beau secouer son père qu’il a vu pour la dernière fois vivant trois ans auparavant : « papa, papa, papa » : André Marie Mbida est dans le coma. Il ne répond pas.

Le chef de clinique lui dit la vérité. Elle est scandalisée par les conditions de transport du malade et l’absence de conditionnement médical adéquat qui ont marqué » le transfert médical de Mbida du Cameroun sur la France..

Elle demande à Louis Tobie des informations médicales qu’il ne peut lui fournir. Le Dr Niat aurait peut-être pu le faire mais, il n’est pas là. Le dossier médical qu’elle tient entre ses mains est léger. Aucun compte rendu de la prise en charge durant le transport ne se trouve dans le dossier.

André Marie est alors hospitalisé sur un lit de réanimation au service de neurologie du professeur PERTUISET à la Pitié Salpêtrière.

Quand Louis Tobie arrive le lendemain rendre visite à son père, le praticien hospitalier qui le reçoit est hors de lui « Vous ne réalisez donc pas d’ionogrammes sanguins en Afrique ? Regardez vous-même les taux de potassium, de glycémie et de créatinine. Il s’agit d’un coma hyperosmolaire et le patient nous arrive avec une perfusion de glucose 5% de 100 cc. C’est inadmissible »

Louis Tobie est confus mais, explique au médecin qu’il n’est que le fils, étudiant en médecine certes, mais pas le médecin accompagnateur.

Le médecin désigné pour le transfert a été brièvement aperçu à l’aéroport la veille. M. Niat a disparu depuis lors.

André Marie Mbida meurt à l’hôpital La Pitié Salpêtrière le 2 mai 1980 vers 3 heures du matin. […]

CAMEROUN, DES ANNÉES DE BRAISE AUX LEÇONS DE L'HISTOIRE
Vers une dynamique nouvelle
Louis-Tobie Mbida
Études africaines
ACTUALITÉ SOCIALE ET POLITIQUE DÉVELOPPEMENT AFRIQUE NOIRE Cameroun

ISBN : 978-2-296-10466-2 • mars 2010 • 424 pages

Prix éditeur : 40 € , 38 €
(A suivre)

Hugues SEUMO


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