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Actualité

WEB TV/ “Il faut sortir de la dépendance vis-à-vis de Paris”

Djamel Lekhal est l’un des spécialistes de la mécanique des fluides les plus reconnus dans le monde. Ce scientifique algérien établi en Suisse nous parle de tous les sujets de l’actualité qui préoccupent nos compatriotes. Germanophone et anglophone, cet enseignant à la célèbre école polytechnique de Zurich réclame une rupture avec la dépendance vis-à-vis de […]

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algerie-focus.com | 25-mars-2017 20:48

Exclusif. Tahkout/ “Ma Saipa va faire couler la Symbol”

Mahieddine Tahkout, le richissime homme d’affaires algérien, a révélé samedi à Algérie-Focus qu’il lancera sur le marché algérien la voiture la moins chère. Il s’agit de la Saipa, un modèle iranien, qui sera monté dans l’usine de Frenda dans la wilaya de Tiaret. “Ma Saipa va faire couler la Symbol”, assure-t-il sur un ton fier […]

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algerie-focus.com | 25-mars-2017 17:02

Ould Abbas, un chef-d’œuvre national à cryogéniser Par Sid Lakhdar Boumédiene

Dans sa chronique précédente, Abdou Semmar crie au scandale des propos imbéciles qui provoquent la risée mondiale à notre égard. Moi, je propose d’immortaliser notre patrimoine national car il est un chef-d’œuvre de l’humanité. Les taxidermistes empaillent les animaux en voie de disparition, les conservateurs des musées protègent les tableaux, documents et autres œuvres  inestimables […]

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algerie-focus.com | 25-mars-2017 16:25

Exclusif. Tahkout/ “Mes concurrents ont lancé une sale campagne contre moi”

Mahieddine Tahkout répond aux accusations de tricheries et de fraudes dont il fait l’objet ces dernières 48 h. “Je suis victime d’une campagne que mes concurrents ont lancé contre moi parce que je dérange leurs intérêts”, assure samedi le milliardaire algérien dans une déclaration exclusive à Algérie-Focus.  Selon le patron du groupe Tahkout Manufacturing Company […]

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algerie-focus.com | 25-mars-2017 15:57

Une candidate des islamistes du MSP suscite la polémique/ Une femme voilée intégralement au parlement ?

Elle s’appelle Betou Djamila. A Chlef, cette femme portant l’adjar, un voile traditionnel qui cache presque intégralement son visage,  suscite une vive polémique. Candidate du parti islamiste le MSP pour les élections législatives du 4 mai prochain, elle a attiré l’attention des internautes qui s’interrogent sur la légitimité de sa démarche politique.  Peut-on élire une […]

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algerie-focus.com | 25-mars-2017 13:55

Licences d’importation/5 produits sont concernés

  Même si le gouvernement compte soumettre tous les « produits non vitaux » à des autorisations, il semblerait que seuls 5 produits sont concernés, pour l’instant, par la licence d’importation. Selon différentes sources, un conseil interministériel tenu jeudi a décidé que la banane, le rond à béton, le fil pour machines, le ciment et les véhicules […]

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algerie-focus.com | 25-mars-2017 13:13

Seul l’assemblage se fera en Algérie / Les Ibiza vendus en Algérie seront produits en Espagne

  Entamée au début de l’année en cours, l’usine de montage de véhicules des marques Volkswagen entrera en production au deuxième trimestre de l’année en cours. C’est ce que confirme le directeur de Seat Luca de Meo. Il a indiqué, selon les propos rapportés par le site espagnol Auto revista, que l’usine implantée en Algérie […]

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algerie-focus.com | 25-mars-2017 12:51

Business/ L’Algérie s’offre une belle opération de promotion dans les colonnes du Washington Post

L’Algérie a financé un long publi-reportage dans les colonnes du célèbre quotidien américain le Washington Post. Les qualités de l’Algérie sont louées et le potentiel de notre pays est présenté sous ses meilleurs traits. A travers cette opération marketing, l’Algérie cherche à améliorer son image auprès des américains notamment des investisseurs qui peuvent venir s’implanter […]

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algerie-focus.com | 25-mars-2017 12:03

Terrorisme : Huit bombes de confection artisanale détruites dans la wilaya de Tébessa
Huit bombes de confection artisanale ont été détruites jeudi dans la wilaya de Tébessa, a indiqué hier un communiqué du ministère de la Défense nationale (MDN). «Dans le cadre de la lutte antiterroriste, un détachement de l’Armée nationale populaire a détruit, le 23 mars 2017 à Tébessa (5e Région militaire), huit bombes de confection artisanale», note la même source. Par ailleurs et dans le cadre de la lutte contre la contrebande et la criminalité organisée, des gardes-frontières et des éléments de la Gendarmerie nationale «ont arrêté, à Tlemcen et Naâma (2e RM), trois narcotrafiquants et saisi une quantité de kif traité s’élevant à 119 kg». Des détachements de l’ANP «ont arrêté à Bordj Badji Mokhtar (6e RM) et Djanet (4e RM) 6 contrebandiers et saisi 2 véhicules tout-terrain, 9 détecteurs de métaux et 2 groupes électrogènes, tandis que des gardes-frontières ont mis en échec, à Souk Ahras, Tébessa et El Tarf (5e RM), des tentatives de contrebande d'une importante quantité de carburant s'élevant à 12 850 litres».  
elwatan.com | 25-mars-2017 12:00

Le démenti du ministère des Affaires étrangères
Le ministère des Affaires étrangères a démenti l’information concernant «l’expulsion» de 20 fonctionnaires d’Arabie Saoudite. «Les informations publiées par certains médias au sujet de la prétendue expulsion d’Arabie Saoudite de ressortissants algériens détenteurs de passeports diplomatiques sont fausses et dénuées de tout fondement», a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Abdelaziz Benali Cherif. Selon la chaîne Ennahar, 20 hauts fonctionnaires des AE ont été expulsés mercredi «de force et sans coordination» par les autorités saoudiennes.  Le porte-parole des AE s’interroge «sur la tendance de certains médias à publier des informations revêtant une certaine importance ou qui peuvent être sensibles sans prendre la peine de s’assurer au préalable de leur véracité et encore moins de les vérifier auprès des sources officielles habilitées». «Je saisis cette occasion pour louer l’excellence de la qualité des relations entre l’Algérie et l’Arabie Saoudite et pour rappeler de nouveau les liens solides d’amitié et de fraternité qui unissent nos deux pays et nos deux peuples», poursuit-il.
elwatan.com | 25-mars-2017 12:00

Plus de 800 000 articles saisis en 2016
La contrefaçon est un phénomène qui a pris une grande ampleur en Algérie. Plus de 15 conférences ont été programmées lors des 3es journées de la marque et de la contrefaçon, qui se sont tenues les 22 et 23 mars à l’hôtel El Aurassi (Alger), à l’initiative de RH International Communication. 802 695, c’est le nombre d’articles que les douanes algériennes ont saisis en 2016, dont 759 639 proviennent de Chine. Sans surprise, ce pays arrive à la première place du palmarès des pays qui fabriquent et exportent le plus de contrefaçons ; 28 198 proviennent de Turquie, et un peu moins d’Argentine et de France. Entre 2007 et 2016, près de 11 millions d’articles ont été retenus pour suspicion de contrefaçon par la douane. Il y a eu 62 alertes diffusées en 2016, et déjà 10 alertes depuis le début de 2017. Les catégories de produits les plus touchés par le phénomène sont en général les mêmes. Il s’agit particulièrement des articles de sport, produits électriques (disjoncteurs), quincaillerie, cosmétiques (shampooing, savons, parfums), pièces détachées (bougies d’allumage, filtres à huile, plaquettes de freins et liquides de frein) et produits alimentaires (thé, chocolat, miel) et même les vitamines et compléments alimentaires diététiques et nutritionnels. La contrefaçon s’invite désormais sous le capot de votre voiture, dans les armoires électriques ou dans les trousses à pharmacie avec les risques que cela comporte et auxquels les consommateurs ne sont pas préparés, à savoir de graves accidents de santé et de sécurité (incendie, brûlure, coupures lors de l’utilisation). Mais combien de milliers d’autres articles ont passé les frontières sans encombre pour se retrouver entre les mains de vendeurs à la sauvette ? Et aussi et souvent au rayon jouets ou sur les étagères des grandes surfaces ? Car la première victime de la contrefaçon reste le consommateur qui, pensant avoir fait une bonne affaire, court en réalité de véritables dangers. Il s’agit de produits fabriqués à base de matériaux médiocres, voire nocifs pour la santé avec des normes de fabrication non respectées. Pour les entreprises, cette activité illicite constitue un préjudice moral (l’image et la réputation de la marque sont ternies par l’affluence des contrefaçons de mauvaise qualité) et un préjudice économique en créant une barrière à l’exportation. Le contrefacteur ne paye aucune taxe, ce qui lui permet de dégager d’énormes marges de profit tout en offrant ses produits à des prix défiant toute concurrence. Comment déceler une contrefaçon ? Pour Oumessaoud Youcef, inspecteur divisionnaire à la Direction générale des douanes (DGD), il y a des indices qui ne trompent pas : «Le prix du produit, le lieu de vente, l’emballage, les étiquettes, l’argumentation des vendeurs et la forme de la transaction.» Le représentant de l’Institut algérien de normalisation (Ianor) qualifie la contrefaçon de «crime du XXIe siècle». L’évolution du phénomène s’est calée sur celle de l’économie mondiale et de la délocalisation. En transférant sa production à l’étranger, une entreprise risque d’ouvrir la porte à la corruption et à la fraude. Internet a également permis à la contrefaçon de prendre de l’ampleur et d’élargir son domaine d’application. Ces journées sont intéressantes à plusieurs égards. En premier lieu elles confortent le constat général selon lequel aucun pays ni aucun secteur d’activité ne semblent vraiment épargnés par la contrefaçon. En second lieu, elles mettent en exergue les nouvelles tendances du faux, les menaces émergentes qui constituent les défis d’aujourd’hui et de demain. Les moyens pour lutter efficacement sont connus : durcir la réglementation, la coopération entre les acteurs publics comme privés, sensibiliser efficacement et durablement le consommateur avec l’ambition de le persuader que la lutte anticontrefaçon est la sienne.  
elwatan.com | 25-mars-2017 12:00

Les excuses de l’émir de Sharjah
Le gouverneur émirati de Sharjah, Sultan Bin Mohammed Al Qasimi, a présenté ses excuses au peuple algérien après ses déclarations sur «de Gaulle qui a offert son indépendance» aux Algériens. «Si nos frères algériens considèrent ces déclarations comme insultantes, je me dois alors de m’excuser et leur exprimer mon respect», a conclu le gouverneur dans son message cité, jeudi 22 mars, par l’agence de presse émiratie. Les excuses du responsable du Golfe viennent suite aux déclarations tenues, dimanche 18 mars, lors du Salon du livre de Londres, selon lesquelles «de Gaulle a offert l’indépendance de l’Algérie à Gamal Abdel Nasser». Le gouverneur de Sharjah et membre du Conseil suprême des Emirats arabes unis s’appuie pour confirmer cette assertion sur une discussion qu’aurait eue le général de Gaulle avec son très proche ministre de la Culture, André Malraux. «De Gaulle a posé la question à son ministre de la Culture : ‘‘Comment pourrais-je gagner la sympathie des Arabes ?’’ Il lui a répondu : ‘‘Il faut plaire au leader arabe Gamal Abdel Nasser. Si vous arrivez à avoir sa confiance, vous aurez tout le monde arabe avec vous.’’ ‘‘Et comment pourrais-je avoir Abdel Nasser à mes côtés ?’’ a encore demandé Charles de Gaulle. Et son ministre de répondre : ‘‘En donnant l’indépendance à l’Algérie.’’ De Gaule dit alors en évoquant l’Algérie : ‘‘Maintenant, je les connais’’, et il a travaillé pour l’indépendance de l’Algérie», avait rapporté l’émir de Sharjah. Dans son message repris par l’agence émiratie, Al Qasimi précise que ses propos «ont été mal interprétés». «Je connais l’histoire et mes déclarations au Salon du livre de Londres visaient à souligner la relation entre Charles de Gaulle et Monraud (sic). Et comment ce dernier l’influençait. Peut-être que mon discours a mal été compris à cause du résumé», estime-t-il. Dans son long message, le gouverneur de Sharjah est revenu sur la lutte du FLN. «De Gaulle était l’un des hommes les plus féroces dans son comportement avec nos frères en Algérie, les moudjahidine et les résistants, mais quand il était Président, son gouvernement a secrètement pris attache avec le FLN pour négocier», signale Al Qasimi qui se pique d’histoire et assume visiblement une certaine francophilie. Motus et bouche cousue Mais le message de celui qui affirme avoir visité l’Algérie en 1986, lorsqu’il a rendu hommage à l’héroïsme des Algériens, est là aussi plein d’erreurs : la date du cessez-le-feu (le 13 selon l’émir), le nom du ministre français Malraux qu’il a écorché alors qu’il s’y réfère pour développer sa thèse, etc. Les déclarations mensongères ont fait vivement réagir les Algériens sur les réseaux sociaux (un hashtag a même été lancé), mais aucune réaction officielle des responsables de la Présidence et des Affaires étrangères ou des Moudjahidine n’est signalée. Du côté émirati, le ministre des Affaires étrangères, Anouar Gargache, a réagi aux déclarations de son compatriote. Ce dernier a affirmé, mercredi, sur son compte Twitter que «l’indépendance de l’Algérie a été arrachée au prix de lourds sacrifices consentis par son peuple et grâce à sa résistance qui a jalonné les sentiers de l’une des plus belles Révolutions». «L’amour que vouent les Emirats arabes unis à l’Algérie et leur admiration pour sa Révolution et ses lourds sacrifices ne sauraient être remis en cause», a-t-il écrit précisant que la dimension évoquée par Al Qasimi «concernait un des volets de la lutte du vaillant peuple algérien». Certains médias croient savoir que Mansour bin Zayed, vice-Premier ministre des Emirats, a appelé mercredi le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, mais rien ne vient confirmer cette information.  
elwatan.com | 25-mars-2017 12:00

«Une énième provocation !»
Devant les membres du conseil national élargi aux cadres du parti, et les têtes de liste de plusieurs wilayas, réunis hier au Village des artistes à Zéralda, la première dame du PT a exprimé son étonnement et ses inquiétudes quant à cette nomination et s’est dite persuadée que le choix de Ould Kaddour est imposé par l’extérieur, plus particulièrement par les Etats-Unis. Quel message veut transmettre le pouvoir en nommant Abdelmoumen Oud Kaddour à la tête de Sonatrach ? Que prépare cette nomination ? Est-ce le retour de Chakib Khelil, l’ancien ministre de l’Energie ? Pourquoi une telle provocation à la veille d’un rendez-vous électoral aussi important ? Toutes ces interrogations sont de la secrétaire générale du Parti des travailleurs, Louisa Hanoune. Devant les membres du conseil national élargi aux cadres du parti, et les têtes de liste de plusieurs wilayas, réunis hier au Village des artistes à Zéralda, la première dame du PT a exprimé son étonnement et ses inquiétudes quant à cette nomination et s’est dite persuadée que le choix de Ould Kaddour est imposé par l’extérieur, plus particulièrement, par les Etats-Unis. Mme Hanoune a rappelé le passé troublant de Ould Kaddour, un homme déjà condamné et ayant purgé une peine de prison de 26 mois dans la fameuse affaire BRC. Ce manager proche de l’ancien ministre de l’Energie, Chakib Khelil,  a été, s’insurge la secrétaire générale du PT, condamné par la justice pour des faits avérés de «corruption en tant que PDG de Brown and Rooth Condor (BRC)» et aussi pour «divulgation d’informations secrètes». «Est-il possible que cette nomination soit l’œuvre d’une décision algérienne ? Ce n’est pas possible ! Parce que cette nomination ne sert pas les intérêts algériens, mais plutôt américains. Il s’agit là d’une énième provocation», déplore Mme Hanoune qui pense qu’avec ce nouveau directeur général l’on prépare le retour de Chakib Khelil et sa loi sur les hydrocarbures. Pour la secrétaire générale du PT, le pouvoir est mal placé pour tenter de réhabiliter ce personnage dès lors que cette prérogative relève du ressort exclusif de la justice. «Le pouvoir ne peut réhabiliter un homme au passé tumultueux et qui n’a même pas introduit de pourvoi en cassation contre l’arrêt du tribunal», note Louisa Hanoune. Dans son discours, la conférencière est revenue sur le FMI et la Banque mondiale, critiquant ainsi le comportement du gouvernement algérien : «Une délégation du FMI a séjourné récemment en Algérie et a passé au crible nos comptes. Elle a même fait une tournée dans plusieurs ministères, y compris celui de l’Education. Je ne comprends pas en quoi le ministère de l’Education intéresse le FMI. Pourquoi le gouvernement se comporte-t-il comme un bon élève devant cette institution ?» s’interroge la secrétaire générale du PT, pointant du doigt le régime dont la responsabilité dans la situation actuelle du pays est entièrement engagée. Mme Hanoune regrette que l’Algérie soit descendue aussi bas et ce ne sont pas les griefs qui manquent. Elle cite, entre autres scandales, le silence des officiels face aux propos du gouverneur de Sharjah qui prétend que l’indépendance de l’Algérie a été «offerte» par le général de Gaulle à Gamal Abdel Nasser. «Ce régime est un danger pour le pays. Comment peut-on se taire face à ces atteintes ?» interroge Louisa Hanoune qui cite l’autre scandale portant sur la promotion du livre de l’arrière-petite-fille du bachagha Bengana : «Cette fille a été reçue par des responsables du FLN, ainsi que par de hauts cadres de l’Etat. N’est-ce pas là une descente aux enfers ?» Poursuivant ses critiques, la première dame du PT trouve scandaleux qu’aujourd’hui «la banane» est devenue une affaire d’Etat et que l’on spécule autour de ce fruit, alors qu’on ferme les espaces démocratiques, les cafés littéraires et qu’on empêche par là même les citoyens de manifester. Il s’agit  d’une régression inédite. «La situation est grave. Jamais durant la décennie noire, nous n’avons connue pareille situation : délabrement du tissu social et des institutions, code du travail discriminatoire, prédation, corruption, crise morale et politique, politique d’austérité…», souligne Mme Hanoune. C’est pourquoi la campagne électorale, dont elle a donné des «éclairages sur les objectifs politiques», sera axée essentiellement à «défaire» les arguments de ceux qui claironnent que la crise est due «à la chute des prix du pétrole». «Nous allons répondre à ceux qui disent que la crise est la conséquence de la chute des prix du pétrole. La crise est due à la prédation et au siphonnage de l’argent public par les multimilliardaires et les mafias», affirme la secrétaire générale du PT. Notons que les têtes de liste prêteront serment aujourd’hui, comme le veut la tradition du PT.  
elwatan.com | 25-mars-2017 12:00

L’Algérie dernière au Maghreb
Dans son dernier rapport de septembre 2016, l’Organisation internationale des migrations (OIM) révèle qu’en 2013, le nombre de migrants vivant dans les 22 pays arabes a atteint 30 308 131, soit le double de celui enregistré en 1990 et arrêté à 14 848 583. Ce qui représente 8,24% de la population de cette région, contre 6,5% en 1990. Ces derniers se concentrent particulièrement dans les pays du Golfe et au Moyen-Orient. Les femmes ne représentent que 32%, avec un nombre de 9 667 152. La majorité des émigrés, soit 11,5 millions, proviennent des pays arabes, 3,2 millions du Bengladesh, 6,2 millions de l’Inde et 1,8 million des Philippines. Ce flux est passé de 4 042 000 entre de 1990-1995, à 7 404 355 entre 2005-2010. Le rapport de l’OIM précise qu’en raison des chamboulements qu’a connus cette partie du monde entre 1990 et 2010, des changements profonds ont été constatés. Le taux de migrants d’origine arabe qui avait connu une hausse entre 1995-2000, en passant de 66% à 74%, a chuté considérablement pour atteindre 36% entre 2000-2005, et 21% en 2010. Ainsi, des pays comme la Jordanie, le Soudan, le Liban et le Yémen ont connu un flux massif de migrants arabes entre 1990-1995 en raison de la première guerre du Golfe, alors que la Syrie a été une destination importante pour ces derniers entre 2000-2005. Quant aux Emirats arabes unis, le Bahreïn et le Qatar, ils n’ont été la destination des migrants arabes que durant les années 2005-2010, conséquence de l’invasion des troupes américaines de l’Irak (2003). L’OIM note que les pays du Golfe occupent la 3e position des pays récepteurs de main-d’œuvre après l’Amérique du Nord et l’Europe, avec 22 357 811 migrants en 2013, soit 10% du taux de migrants dans le monde, contre 8 856 887 en 1990. L’Arabie Saoudite et les Emirats arabes unis occupent la 4e et la 5e positions des destinations migratoires dans le monde, avec respectivement 9 060 433 et 7 826 981 migrants. En 2013, le nombre de migrants dans les pays du Golfe représentait 45% du taux de la population locale, contre 38% en 1990. Les migrants arabes constituent 22,5% de la totalité de la population migratoire. Ils viennent d’Egypte (2 443 556), du Yémen (773 392), du Soudan (483 309), de Jordanie (398 461) et de Palestine (201 567). Les autres, soit 69,7%, viennent de cinq pays : Bengladesh (3 147 251), Inde (6 828 957), Indonésie (911 884), Pakistan (2 915 556) et Philippines (1 790 282). Plus de 5 millions de migrants maghrébins La région du Maghreb (Algérie-Tunisie-Maroc) comptait 5 458 073 d’émigrés en 2013, soit 6,1% de la population globale, contre 3 334 922 en 1990, soit 5,1% de la population. Chacun des trois pays a vu le nombre de ses émigrés s’envoler en un peu plus de 20 ans. Le premier pays pourvoyeur de migrants reste le Maroc avec 2 854 502 de Marocains vivant l’étranger (soit 8,6% de sa population) en 2013, suivi de l’Algérie avec 1 716 202 (4,5% de sa population), de la Tunisie, avec 612 643 (5,9% de sa population), et de la Libye avec 142 192 (2,3% de sa population). La première destination de ces flux est la France où vivent 2 702 348 d’entre eux, suivie de l’Espagne avec 808 464 migrants, de l’Italie avec 603 925 migrants, d’Israël avec 253 968 migrants, de la Hollande avec 182 938 migrants, des pays arabes avec 236 666 migrants et d’autres pays du monde avec 688 400 migrants. L’on remarque que la destination Israël n’est pas aussi importante dans cette région du monde arabe, puisque ni les migrants moyen-orientaux ni ceux du Golfe ne la privilégient. Selon le rapport de l’OIM, le nombre de migrants maghrébins qui arrivent en France et en Espagne a connu, en l’espace de dix ans, une hausse importante. Il est passé de 151 799 à 280 536 de 1995 à 2000, et de 247 350 à 328 960 de 2000 à 2005. Parallèlement, un flux massif de migrants maghrébins a été observé vers l’Italie. Le nombre de migrants qui ont rejoint ce pays du sud de l’Europe est passé de 80 257 entre 1990 et 1995 à 122 058 entre 2005 et 2010. 74,1 milliards de dollars transférés à partir des pays arabes Le flux migratoire de la main-d’œuvre de et vers les pays arabes s’est accompagné, précise le rapport de l’OIM, d’une hausse considérable de transferts financiers qui constituent une source importante de revenus pour les pays en développement ou à moyenne ressource. Ainsi, en 2012, le montant global de ces transferts opérés de et vers les pays arabes a atteint 74,1 milliards de dollars (dont 15,7% l’ont été à partir des pays du Golfe), et en 2014, le montant reçu a dépassé les 50,5 milliards de dollars. D’après le même rapport, l’Arabie Saoudite vient en 2e position parmi les pays du monde où il y a le plus de transferts financiers, avec 29,5 milliards de dollars, et les Emirats arabes à la 6e place avec 20,3 milliards de dollars. En 2012, la région arabe a été destinataire de 29% des transferts financiers émis par les pays arabes, soit 24,1 milliards de dollars, dont 16,6 milliards pour l’Egypte, alors que six pays asiatiques (Pakistan, Bengladesh, Sri Lanka, Philippines, Népal et l’Inde) ont été destinataires de 54 milliards de dollars transférés des pays arabes, dont 32,8 milliards ont été reçus par l’Inde. La part des sept premiers pays destinataires (l’Inde, l’Egypte, Pakistan, Philippines, Bengladesh, Sri Lanka et la Jordanie), de cette manne financière était de 63 milliards de dollars, soit 79% des transferts financiers de la région arabe. Dans le détail, nous apprenons que les pays du Golfe, à l’exception des Emirats, ont transféré un total de 64 milliards de dollars en 2012, dont 29,5 milliards de dollars par l’Arabie Saoudite, le Koweït 15,9 milliards de dollars, et le Qatar 10,8 milliards. L’Inde est, pour l’OIM, le plus grand bénéficiaire de ces transferts, avec 32,7 milliards de dollars, suivie de l’Egypte avec 9,9 milliards, du Pakistan avec 6,8 milliards, du Bengladesh 3,6 milliards et du Sri Lanka 3,2 milliards de dollars. Les transferts financiers de la région du Maghreb restent confus, selon l’OIM, en raison des événements que vit la Libye, la plus importante place de mouvement de fonds des migrants. Néanmoins, précise le rapport, le peu d’informations sur les transferts financiers au Maghreb montrent que plus de 98% de ces derniers sont destinés aux pays arabes, notamment l’Egypte, qui a été destinataire de 2 milliards de dollars uniquement de cette région en 2012. 50,5 milliards de dollars transférés vers les pays Arabes L’OIM note qu’en 2014 les pays arabes ont été destinataires d’un montant total de 50,5 milliards de dollars, représentant 8,7% des transferts financiers mondiaux. L’Egypte vient en 7e position des pays destinataires de ce volume financier à travers le monde, suivie du Liban à la 18e place et du Maroc à la 21e place. En 2013, ce flux financier participe à hauteur de 17% du PIB au Liban, 10,8% de celui de la Jordanie, 9,3% du PIB au Yémen et 6,6% du PIB au Maroc. En 2012, note l’OIM, 49% des flux financiers à destination des pays arabes, soit 24,1 milliards de dollars, provenaient des migrants vivants dans des pays arabes, dont l’Arabie Saoudite, avec 9,1 milliards de dollars, soit presque le double de ce que transfèrent les migrants vivant en France (5,1 milliards de dollars). Les transferts vers les pays du Golfe ont cependant régressé ces deux dernières années, en passant de 886 millions de dollars en 2013 à 658 millions en 2014. En 2012, le montant des transferts opérés à partir de la France a atteint 4,4 milliards de dollars, soit trois fois plus que ceux effectués d’’Allemagne, 1,5 milliard de dollars. En 2014, les Maghrébins ont transféré 12,1 milliards de dollars vers leurs pays. L’Algérie n’a reçu que 2,1 milliards de dollars, la Tunisie 2,4 milliards, alors que le Maroc a été destinataire de 6,8 milliards de dollars. 34,8 milliards De dollars transférés vers le Moyen-Orient… En 2014, les pays du Moyen-Orient ont été destinataires d’un montant de 34,8 milliards de dollars. L’Egypte a eu la part du lion avec 18 milliards de dollars, suivie du Liban avec 7,7 milliards de dollars et la Jordanie avec 3,8 milliards de dollars. Ces transferts, note l’OIM, ont connu, dès 2002, une hausse surprenante que l’organisation peine à expliquer. Ces fonds proviennent en majorité des pays du Golfe, de la Jordanie et de la Libye. En 2012, l’Arabie Saoudite était le premier pourvoyeur des transferts financiers vers le Moyen-Orient avec 7,5 milliards de dollars, suivie de la Jordanie avec 4,5 milliards de dollars.
elwatan.com | 25-mars-2017 12:00

Les chantiers de construction à l’arrêt à Chlef
Les autorités locales affichent un silence étrange face à la détresse des entreprises de réalisation en proie à d’énormes difficultés liées à l’austérité financière imposée par le gouvernement. A cela s’ajoute l’énigmatique apparition de perturbations dans la distribution du ciment local. «90% de ces entreprises sont déjà à l’arrêt et leurs employés mis au chômage et le peu qui reste n’a pas accès curieusement au ciment produit par l’ECDE, à raison de 7000 tonnes/jour, ce qui a pour conséquence une incidence néfaste sur leurs activités», a révélé le président du bureau de wilaya de la Confédération générale du patronat, Abdelkader Meraïni. Et de s’interroger : «où va donc la production de ce matériau au moment où la majorité des entreprises de réalisation ont cessé les travaux et ne doivent pas nécessairement être approvisionnées en ciment au niveau de l’ECDE ?» L’interrogation est d’autant plus légitime que des informations font état de la livraison de quantités importantes de ce produit en dehors de la wilaya au profit de revendeurs de la région centre-est du pays, alors que ceux de la wilaya de Chlef en sont exclus depuis des années. Pour l’heure, la direction de l’ECDE ne s’est pas exprimée sur la question, laissant place à toutes les spéculations. Il faut rappeler que la cimenterie publique de Chlef atteint une production annuelle de 2 100 000 tonnes qui seraient normalement destinées aux entreprises engagées dans la réalisation de projets publics. Or, une partie de cette marchandise se retrouve sur le marché parallèle avec un prix élevé qui dépasse allègrement les 800 DA le sac, comme c’est le cas actuellement. Comme un malheur ne vient jamais seul, ce problème de ciment est venu se greffer à la question récurrente des situations de travaux impayés ou des projets gelés à cause de la chute des prix du pétrole. «Dans les deux cas, ce sont les entreprises de réalisation et leurs salariés qui paient le pris fort, sans compter les retards accumulés en termes de construction d’écoles, de centres de formation professionnelle, d’établissements de soins et de logements, entre autres», déplore M. Meraïni qui lance un nouvel appel aux autorités locales et centrales pour se pencher en urgence sur cette situation préoccupante.  
elwatan.com | 25-mars-2017 12:00

On vous le dit
Des responsables sourds aux doléances des citoyens à Chlef En l’absence de suivi et de  rigueur dans la gestion des affaires locales, certains responsables de l’exécutif de la wilaya de Chlef font fi des directives du gouvernement en matière de prise en charge des problèmes touchant leurs secteurs respectifs. Il  en est ainsi de ceux du logement, des ressources en eau,  de l’urbanisme et de la construction,  des transports et de l’administration locale, pour ne citer que ceux-là. La dégradation des nouveaux immeubles, les fuites d’eau abondantes, le retour de la bureaucratie dans les guichets de l’état-civil,  la désorganisation du transport urbain, les chantiers d’aménagement à l’abandon, sont autant d’exemples qui illustrent parfaitement cette situation.  Pire encore , ces mêmes dirigeants font la sourde oreille aux doléances  des citoyens, régulièrement exposées dans les colonnes de la presse. A croire qu’ils ne lisent pas les journaux, ni ne regardent la télévision. C’est un mépris pur et simple envers la population de cette wilaya martyre, qui a payé le plus lourd tribut au terrorisme et à la carence manifeste des gestionnaires locaux.Mais qui osera mettre le holà à ces pratiques désastreuses pour le développement de cette région ? Ateliers de dessin pour enfants au Mercure Dans la mouvance de la nouvelle dynamique de changement, l’hôtel Mercure, à Alger, a mis en évidence les enfants lors des vacances de printemps. L’offre s’intitule «Amène tes parents aux ateliers de dessin, c’est gratuit pour toi», pour une nuit minimum en demi-pension, avec 40% de remise. Cela concerne  le premier enfant accompagné de ses parents.  Cette initiative permet aux enfants de s’impliquer dans des pratiques artistiques, comme le dessin, la fabrication de maquettes et le collage. Ils découvrent aussi leur talent, leur esprit créatif et leur compétence. Aussi, la nouvelle direction veut communiquer davantage sur l’hôtel pour accroître sa notoriété et sa visibilité auprès des clients. Le Mercure fait partie du groupe Accor, qui a ouvert ses portes à Alger en 2000 suite à la signature d’un contrat de management avec l’EGT Centre. Une formule qui a été adoptée par les autorités algériennes de l’époque et préférée à la privatisation.  Lancement de la carte de vigilance météorologique Boudjemaa Talaï, ministre des Travaux publics et de des Transports, a procédé, jeudi dernier à Alger, au lancement officiel de de la carte de vigilance météorologique, qui remplacera graduellement les Bulletins météorologiques spéciaux (BMS). La cérémonie de lancement de cette nouvelle plate-forme, accessible sur le site de l’ONM www.meteo.dz, s’est déroulée à l’occasion de la célébration de  la Journée mondiale de la météorologie, célébrée le 23 mars. La procédure de vigilance météorologique est un système d’alerte météo  pour la protection des personnes et des biens en cas de phénomènes météorologiques dangereux en Algérie. 
elwatan.com | 25-mars-2017 12:00

«La colonisation continuera de ronger la vie politique française»
Membre fondateur de la dynamique association Les Oranges, homme engagé et militant invétéré de la mémoire, M’hamed Kaki, ayant en 2015 initié avec l’universitaire Olivier Le Cour Grandmaison et de nombreux acteurs du monde associatif, politique, syndicaliste, un «appel» pour la reconnaissance des massacres du 8 Mai 1945 en Algérie, voté par 30 villes françaises dont Paris, revient sur la colonisation, un sujet qui fait l’actualité des deux côtés de la Méditerranée…   Quelle lecture faites-vous de la déclaration faite par Emmanuel Macron à Alger sur la colonisation ? Ne pensez-vous pas que l’approche du candidat Macron intervient pour draguer l’électorat d’origine algérienne ? Le mérite de cette déclaration d’un candidat aux plus hautes fonctions de l’Etat français est d’inscrire dans l’agenda politique la question des crimes coloniaux. Dans ce sens, elle contribue d’une certaine manière à faire avancer le travail de mémoire des Français héritiers de l’émigration coloniale, comme par exemple l’initiative que nous avons prise avec l’universitaire Olivier Le Cour Grandmaison, Louis-Georges Tin (président du Conseil représentatif des associations noires) et moi-même de nous adresser à tous les candidats à la présidentielle française pour leur demander de reconnaître l’ensemble des crimes coloniaux commis par la France. Cet appel que nous avons lancé avant la déclaration de M. Macron a rassemblé plus de 2170 signatures d’universitaires, d’historiens de renom, d’élus, de responsables associatifs et de très nombreux citoyens. Concernant la sincérité des propos de M. Macron et de savoir s’il y a une démarche politicienne dans ceux-ci, je ne peux pas juger, mais je sais qu’il y a une ambivalence dans les discours qu’à pu prononcer ce personnage. Je constate tout d’abord qu’après avoir fait sa déclaration en Algérie, et suite aux réactions de la droite et de l’extrême droite ainsi que des revanchards de l’Algérie française, il a, en quelque sorte, reculé en présentant ses excuses. De plus, si l’on parle des crimes coloniaux du passé, on ne peut oublier les crimes coloniaux d’aujourd’hui, comme ceux du peuple palestinien qui subit le martyre par le colonisateur israélien depuis 1947. Sur ce sujet, M. Macron ne dit pas un seul mot et, pis encore, il condamne la campagne des militants BDS (Boycott, désinvestissement et sanctions). Au-delà de la posture d’un homme politique en campagne électorale pour la présidentielle, je suis d’accord avec lui sur une seule chose : «Oui, il y a bien eu un crime contre l’humanité durant la période coloniale en Algérie par l’armée française.»   Cette sortie médiatique ne risque-t-elle pas de se liquéfier à l’approche des urnes ? Non, c’est bien le contraire qui s’est passé. Elle a créé une sorte de polémique qui a fait émerger la haine de la droite et de l’extrême droite et le renoncement d’une partie de la gauche. C’est aux militants associatifs maintenant et aux intellectuels de s’emparer du débat, ou du moins de continuer celui que nous avons toujours souhaité, c’est-à-dire la reconnaissance des crimes coloniaux et la reconnaissance n’est pas la repentance. Pour nous, le peuple français n’est pour rien dans ces crimes coloniaux. Les massacres qui ont eu lieu en Algérie et ailleurs durant la période coloniale sont le fait de la responsabilité des hommes politiques de l’époque, qui en aucun cas n’ont demandé l’autorisation du peuple français pour commettre les abominables crimes contre les peuples algérien, malgache, d’Indochine, d’Afrique noire,… Quelles appréciations faites-vous des commentaires de la classe politique française, en particulier de la droite et de certains médias français ? Je pense qu’il est difficile pour la classe politique de se positionner sereinement sur le sujet de l’histoire coloniale dans la mesure où il y a des lobbies puissants qui agissent en dessous et agitent une pression et parfois même des menaces politiques sur tout candidat qui se prononcerait en faveur de la reconnaissance des crimes coloniaux de la France. De plus, la classe politique dans son ensemble est «mouillée» historiquement en termes de responsabilité politique dans le massacre des peuples colonisés. Nous pouvons donner au moins deux exemples : le massacre de l’autre 8 Mai 1945 à Sétif et les pouvoirs spéciaux votés en 1956. A chaque fois, pour ces crimes, la gauche et la droite étaient au pouvoir ensemble ou ont voté comme un seul homme la répression qui s’est soldée par des milliers de morts. La classe politique d’aujourd’hui est donc d’une certaine manière l’héritière de l’histoire de ces crimes coloniaux. Bien entendu, il ne s’agit pas de mettre tout le monde dans le même sac. Il y a, par exemple, des gens qui aujourd’hui combattent le colonialisme et sont pour la reconnaissance des crimes coloniaux. C’est le cas des écologistes, de la France insoumise, du PCF. Quant aux médias français, ils sont très divers et là encore nous ne pouvons mettre tout le monde dans la même marmite. Cependant, nous observons que les grands médias puissants, en particulier les chaînes de télévision, sont souvent amnésiques, manquent d’objectivité et parfois se font la courroie de transmission des nouveaux maîtres du monde. Revenons, si vous le voulez bien, à l’appel pour la reconnaissance des crimes coloniaux commis par la France. Comment est née cette idée ? Cet appel est coécrit par Olivier Le Cour Grandmaison, Louis Georges Tin et moi-même. Il est le produit d’un travail long et difficile que nous avons mené depuis 2004 à travers des conférences, des colloques, des pièces de théâtre, etc. Notre objectif était de sensibiliser le peuple français dans sa diversité pour lui montrer l’histoire qu’on lui cache. Au cours de notre travail, nous avons pris conscience qu’il est plus efficace de traiter de la question de l’ensemble des crimes coloniaux et de l’esclavage commis par la France, plutôt que de se concentrer de manière «nationaliste» sur tel ou tel pays. Cette perspective d’élargissement dans le rassemblement de notre diversité a trouvé un écho favorable chez l’ensemble des descendants des opprimés. En effet, les crimes coloniaux ont tous un dénominateur commun : exterminer, coloniser. Pour quelles raisons cette initiative est lancée en ces moments précis ? Le rassemblement de la lutte en commun demande un effort très important de maturation et surtout de décentrement. C’est-à-dire se mettre à la place de l’autre. Considérer que le malheur de l’autre, c’est aussi le mien. Considérer que s’il y a le feu chez nos voisins, cela nous concerne, car si nous ne leur venons pas en aide, le feu peut venir chez nous. La violence néocoloniale d’aujourd’hui, qui consiste à détruire de très nombreux pays, comme ce que nous avons vu récemment, à savoir l’Irak, la Libye, la Syrie, la Palestine…et ses déclinaisons en termes de souffrances des peuples que l’on nomme les réfugiés, convoque chez nous la question de l’urgence de la mobilisation politique, citoyenne, pour faire prendre conscience que les crimes coloniaux d’hier et les crimes coloniaux d’aujourd’hui sont inacceptables. L’élection présidentielle de 2017 en France est l’occasion pour nous d’interpeller les candidats pour la reconnaissance des crimes coloniaux de la France. Nous allons les interpeller directement par lettre et nous rendrons publique leur réponse ou non-réponse. Quel a été l’impact de la diffusion de votre appel par certains médias ? Du fait que l’appel est un texte court, direct et concerne la totalité des crimes coloniaux et l’esclavage, il a reçu un accueil très favorable sur les réseaux sociaux. Nous tenons à remercier tous les médias qui l’ont diffusé, tels que Mediapart, L’Humanité,… L’impact chez les citoyens est le plus important, car il fait sens et ce sens s’élargit auprès des familles, des voisins, et des réseaux. De plus, cet appel est accompagné de conférences-débats et de colloques, dont le plus important sera celui du 29 mars 2017 à Nanterre intitulé «Crimes coloniaux, quelle reconnaissance en 2017 ? Comment lutter contre les violences racistes d’aujourd’hui ?» L’élargissement de l’appel aux citoyens par la commémoration des 70 ans du massacre de Madagascar, le 29 mars 2017, et la commémoration de l’autre 8 Mai 1945, le 8 mai 2017, devant l’Hôtel de Ville de Paris, sont la prochaine étape de la démarche Pourquoi, selon vous, la question de la colonisation continue de peser sur la vie politique française ? La colonisation continuera de ronger la vie politique française dans la mesure où elle n’est pas reconnue et cette non-reconnaissance constitue une sorte de pathologie de secret familial que les parents cachent aux enfants et que ces derniers continuent inlassablement à questionner ceux qui ont le pouvoir sur les raisons de la maladie cachée. La guérison dans l’intérêt de tous viendra le jour de la reconnaissance de ces crimes coloniaux et de leur diffusion en tant qu’objet d’histoire pour l’ensemble des citoyens. Il s’agit donc de traiter cette question comme un objet distancié sans recherche de repentance. Pour cela, il faut une forte volonté politique qui permette l’ouverture de toutes les archives et la création d’un lieu de mémoire pour les crimes coloniaux. Le sujet des crimes coloniaux va-t-il prendre une place dans la campagne de l’élection présidentielle ? Cela dépend de la dynamique ou plutôt des dynamiques. Cela peut être une dynamique de contribution à la connaissance de l’histoire humaine. C’est ce que nous souhaitons et pour cela il nous faudra de la solidarité concrète, y compris des sociétés «d’origine», c’est-à-dire là où se sont déroulés les crimes coloniaux de la France. C’est le sens de l’appel que chacun peut signer sur www.lesoranges.com. Mais cela peut prendre une dynamique politicienne partisane de certains candidats qui, sans doute, trouveront là un sujet pour déverser leur haine contre «les métèques» d’aujourd’hui pour mieux justifier les crimes coloniaux d’hier et surtout justifier les bienfaits de la domination coloniale et de l’esclavage pour assouvir leur passion nostalgique de régner en maître. Le travail de reconnaissance des crimes coloniaux que vous menez avec l’association Les Oranges depuis de nombreuses années peut-il contribuer à lutter contre les discriminations d’aujourd’hui et favoriser le bien vivre-ensemble ? Notre travail permet surtout de donner du sens aux Français héritiers de l’immigration coloniale et d’une manière générale à tous les Français qui sont privés injustement par une partie de l’histoire de France. Notre dynamique est éducative et notre démarche s’inspire des méthodes actives du mouvement d’éducation populaire. Ainsi, le théâtre, les colloques, les conférences nombreuses que nous avons organisées depuis 2004 ont permis à de nombreux citoyens de s’intéresser à l’histoire coloniale, et surtout de se mettre à lire et donc à apprendre par eux-mêmes. A titre personnel, il semblerait que votre candidature aux élections législatives de 2017 à Nanterre poserait problème aux «établis» locaux. Pouvez-vous nous indiquer ce qui se cache derrière ce voile politique ? Ce phénomène de reproduction des tentatives de faire disparaître les indigènes de l’espace politique est bien connu. «Exister, c’est exister politiquement», disait le sociologue Abdelmalek Sayad. L’existence en politique était un enjeu majeur durant l’Algérie coloniale. Il est curieux que ce phénomène de tentative d’effacement en politique des Français héritiers de l’immigration coloniale soit toujours à l’œuvre. Il est encore plus étonnant lorsqu’il provient de «barons» de gauche. En fait, un bon Arabe est un Arabe qui doit être servile ou s’effacer ! Je refuse la servilité infantile et la lâcheté de l’effacement, comme l’auraient souhaité ces nouveaux dominants de «gauche» avec leur subtilité. Je dois souligner qu’heureusement il existe encore des femmes et des hommes avec lesquels je partage cette philosophie de l’insoumission contre la «hogra» ; oui, je suis un insoumis qui se bat pour la justice, l’égalité et la fraternité entre les peuples. Je suis pour une mémoire totale des deux côtés de la Méditerranée.
elwatan.com | 25-mars-2017 12:00

Ould Abbès à Témouchent : «Pour un 5e, 6e ou éternel mandat»
Djamel Ould Abbès était jeudi en déplacement à Témouchent pour, selon ses propos, une réunion préparatoire, à la veille de la campagne électorale. C’est la première d’une série de trois qui a réuni les têtes de liste et les mouhafedhs des 14 wilayas de l’Ouest, les autres concerneront le Centre et l’Est. Le choix de Témouchent, a expliqué l’orateur, ce n’est pas parce que c’est sa ville, mais celle du président de la République, les Bouteflika y sont fixés depuis la fondation de la cité, le père du Président y possédait un hammam, alors que la sœur aînée de ce dernier y a vécu jusqu’à sa mort en 1977. Pré-campagne oblige, on l’aura compris, le propos n’a pas manqué de faire mouche en titillant l’ego des militants locaux, venus en nombre pour investir l’immense salle de la bibliothèque de wilaya. Entrant dans le vif du sujet, Ould Abbès a focalisé son intervention de 20 minutes sur les critiques dans le choix des candidats du FLN, les thèmes de campagne et la manière de la mener. Concernant les thèmes de campagne, selon Ould Abbès, ils doivent porter sur «les réalisations du Président au cours de ses quatre mandats». «Pour ce qui est des critiques dans le choix des candidats, j’assume avoir fermé la porte à des militants de pacotille et à des opportunistes, parce que la législature qui sera issue de l’après 4 mai conditionnera la présidentielle de 2019 et, par conséquent, un cinquième, voire un sixième ou un éternel mandat pour le Président. Mon choix s’est également porté sur les candidats capables d’emporter l’adhésion de l’électorat. D es membres du BP n’ont pas été retenus, non parce qu’ils n’étaient pas méritants, mais parce qu’il fallait donner la chance à de nouvelles têtes.» Quant à la critique relative à la faiblesse du niveau intellectuel des candidats retenus, il a assuré que 70% d’entre eux sont des universitaires. En outre, il assure que le choix s’est fait en pleine et entière concertation avec les mouhafedhs, les membres du BP : «J’ai même écouté l’avis des sénateurs. Il y avait à trancher sur 6294 candidats à la candidature pour 462 sièges à pourvoir.» Enfin, pour damer le pion à ses détracteurs, le secrétaire général du FLN a obtenu une manœuvre traditionnelle au FLN, le vote à main levée d’une motion lui apportant un soutien quant aux listes de candidatures. A l’issue de la rencontre, des chèques ont été remis aux mouhafedhs par Mohamed Djellab, ex-ministre, chargé des finances du parti, pour l’entame de la campagne. Interrogé par El Watan sur leur montant, Djellab a refusé de le révéler, se contentant de dire que c’est une tradition, mais que ce n’est pas la totalité du financement de la campagne.    
elwatan.com | 25-mars-2017 12:00

Dépossédé de son logement par un “ex” colonel/ Un citoyen raconte sa mésaventure avec un juge corrompu à Constantine

Monsieur le ministre, Je fais partie de l’immense majorité des citoyens Algériens qui ne croient pas en l’existence d’une justice, car comme le dit bien l’adage populaire : “celui qui a été mordu une fois par le serpent, finira par prendre peur à la vue d’une corde”. Je n’arrive plus à prendre au sérieux,des déclarations […]

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algerie-focus.com | 25-mars-2017 11:36

Suisse/ Le conteur algérien Fayçal Belattar remporte le prix du Tremplin des conteurs de Neuchâtel

Le prix du Tremplin des conteurs de Neuchâtel “LES JOBELINS”, de l’association parole Suisse,  a été  décerné   jeudi 23 mars  au conteur algérien Fayçal Belattar , Pour  la mise en lumière du patrimoine oral  algérien,  africain et moyen oriental au travers de ses créations artistiques, audacieuse, telles  que : « Battement aux cœur de l’orient »,  ou plus […]

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algerie-focus.com | 25-mars-2017 00:24

Africa CEO Forum à Genève/ L’Algérie a besoin en urgence d’une prise de conscience en matière de développement des nouvelles technologies !

L’Africa CEO Forum qui s’est tenu le 20 et 21 mars 2017 à Genève a confirmé une fois de plus que l’Algérie a raté son virage en matière de développement des nouvelles technologies. De grands capitaines d’industrie algériens à l’instar d’Issaad Rebrab (Cevital), Benhamadi (Condor) ou encore Slim Othmani y étaient présents. Issaad Rebrab y […]

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algerie-focus.com | 25-mars-2017 00:10

Dégradation de l’environnement/ Compagnes de volontariat à travers les quartiers de la ville d’Akbou

Akbou, deuxième commune la plus peuplée de la wilaya de Bejaia, joue un grand rôle économique dans la région par la densité de son tissu industriel qui a largement dépassé les frontières nationales et qui s’est construite autour d’une ZAC de 50 dynamiques entreprises qui s’étend sur près de 50 ha. Cette croissance économique expose […]

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algerie-focus.com | 24-mars-2017 12:21

Ould Abbès : «Les législatives sont étroitement liées à la prochaine présidentielle»
Le secrétaire général du FLN, Djamel Ould Abbès, a indiqué hier à Aïn Témouchent que les élections législatives du 4 mai prochain «revêtent une importance historique et sont en relation étroite avec la présidentielle de 2019». Présidant une réunion avec les candidats du parti aux législatives des 12 wilayas de l’Ouest, Djamel Ould Abbès a souligné que «le FLN est le parti au pouvoir qui tranchera lors de la présidentielle de 2019».  
elwatan.com | 24-mars-2017 12:00

France-Algérie : le Premier ministre français en Algérie début avril
Le Premier ministre français, Bernard Cazeneuve, se rendra du 5 au 7 avril en Algérie, où il évoquera des thèmes économiques et industriels, et en Tunisie, où il abordera la lutte contre le terrorisme, a annoncé Matignon, hier. A Alger, première étape du voyage, le chef du gouvernement, qui rencontrera notamment son homologue Abdelmalek Sellal, entend saluer l’amélioration des relations franco-algériennes, tendues sous la présidence Sarkozy et devenues «excellentes» sous le quinquennat Hollande, a précisé son entourage. Cette étape algérienne (5-6 avril) doit être dominée par les thèmes économiques et industriels, selon Matignon.  
elwatan.com | 24-mars-2017 12:00

Tiaret : Boudiaf chez les blessés de l’accident de la circulation
Abdelmalek Boudiaf, ministre de la Santé, était hier au chevet des  25 personnes blessées  dans l’accident survenu, mercredi, entre Takhemaret et Aïn Hedid, faisant aussi 8 morts. Ces blessés, hospitalisés à l’EPH Ibnou Sina de Frenda et  à l’hôpital Youssef Damerdji au chef-lieu de wilaya, sont pris en charge par des équipes médicochirurgicales, dont celle du CHU d’Oran  présente dans la région dans le cadre du jumelage, avons-nous constaté sur place. L’occasion a été une autre opportunité pour le mouvement associatif de la daïra de Frenda, qui compte 11 communes, d’interpeller le  membre du gouvernement qui disait être «porteur d’un message de solidarité de la part du chef du gouvernement». L’exiguïté des UMC à Frenda, l’absence de scanner ont été évoquées. Faisant un bref aperçu sur la situation du secteur dans la wilaya de Tiaret, M.Boudiaf s’est voulu «optimiste quant aux avancées qu’a connues le secteur» en dépit du gel de certains projets, à l’exemple du CAC et du Centre des grands brûlés. Questionné sur ce point, le ministre a plutôt développé une approche, disant que cette région du pays «dispose en amont de structures de pointe à Oran, Sidi Bel Abbès et Tlemcen». La longue tournée effectuée hier auprès des victimes a permis au ministre de compatir et de semer l’espoir, bien qu’ils sont nombreux à être persuadés que beaucoup reste à faire dans le secteur de la santé. Un secteur qui a bénéficié de l’apport d’une équipe médicale chinoise affectée à la maternité et d’équipements  informatiques  pour dit-on se mettre au diapason des nouvelles technologies et se projeter vers la numérisation.
elwatan.com | 24-mars-2017 12:00

Bedoui : «L’Algérie est sous la menace, la vigilance doit être de mise»
«La menace qui pèse sur l’Algérie au regard des conflits fratricides qui se déroulent dans certains pays frontaliers, où les populations vivent un déchirement sans précédent, n’est pas faite pour susciter la sérénité dans notre pays. Et certaines parties qui ne veulent pas du bien pour notre pays souhaitent instamment qu’ils se propagent chez nous.» C’est la déclaration du ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales, qui a clôturé hier sa visite de deux jours dans la wilaya de M’sila. Et d’ajouter : «Je ne dis pas cela pour faire peur, mais c’est l’amère réalité, et je demande au citoyen de faire preuve de vigilance pour préserver les acquis en matière de sécurité, de stabilité et de bien-être.» La sécurité de l’Algérie est une ligne rouge que personne ne franchira, a-t-il encore averti. Lors de son intervention à Sidi Aïssa et s’adressant à la société civile, le ministre a ajouté que la sécurité concerne également «les élections législatives qui s’annoncent imminentes et que l’Etat est là pour garantir leur bon déroulement».
elwatan.com | 24-mars-2017 12:00

Bou Saâda, wilaya déléguée
Le ministre de l’Intérieur a sorti le grand jeu pour pallier la forte tendance du boycott des prochaines élections législatives  qui semble caractériser l’ambiance générale, après les scandales de corruption qui ont éclaboussé dernièrement l’ex-parti unique, le FLN. Cette manœuvre transparaît à travers le meeting, improvisé hier à Bou Saâda, devant une assistance triée sur le volet pour lui annoncer la promotion de cette ville en wilaya déléguée, après avoir donné la parole à deux notables, dont l’un d’eux n’a pas manqué de rappeler qu’une une pétition de 35 000 signataires ayant sollicité les hautes autorités du pays pour l’octroi du statut de wilaya déléguée, est restée sans suite. Auparavant une promesse a été  faite que de nouvelles villes allaient être érigées en wilayas déléguées. Mais plus rien. Cette sollicitation renouvelée lors de cette visite aujourd’hui à Bou Saada, a été saisie au vol par M. Bedoui, qui a annoncé   tout simplement que «Bou Saâda sera promue  wilaya déléguée d’ici la fin de l’année 2017». Avant de préciser que c’est le président de la République qui a tranché la question.  Applaudissements et youyous ont fusé  dans  la salle des fêtes de Bou Saâda, exprimant l’immense joie de l’assistance et un rêve que les Boussaadis ont de tout temps caressé, notamment en 1974 et 1984.   A partir de là, le ministre de l’Intérieur a développé son argumentaire, justifiant «la participation massive pour les prochaines joutes électorales du 4 mai». «Cette annonce, a expliqué M. Bedoui,  ira dans le sens de la mobilisation des citoyens, dont l’implication dans cette phase cruciale, que vit le pays, va consolider la sécurité et la stabilité et permettra le lancement de la nouvelle stratégie de développement. Et  chacun est libre de voter pour qui il veut.»  «Cette promotion de la région de Bou Saâda va dynamiser l’activité économique et créer un pôle de développement. Avant de conclure que Bou Saâda ne devra plus constituer un gisement de prédation des carrières, un lieu d’enrichissement de tout aventurier et il est temps de mettre un terme à cette situation», a conclu le ministre de l’Intérieur.
elwatan.com | 24-mars-2017 12:00

L’Algérie et le Maroc se considèrent comme les gendarmes de l’Europe !
34 migrants ont été refoulés du Maroc vers l’Algérie d’une manière inhumaine, illégale. Après une semaine de souffrances dans un no man’s land, ils ont rejoint Maghnia. Une première observation ? D’abord, l’Algérie et le Maroc se considèrent comme les gendarmes de l’Europe vis-à-vis des migrants subsahariens. La preuve, ils acceptent, parfois par l’utilisation de la force, la réadmission et le refoulement du Nord vers le Sud. Concernant les 34 migrants pris en otages pendant une semaine dans un no man’s land entre les deux pays, leur libération n’a été possible que grâce aux dénonciations du réseau euro-méditerranéen des droits de l’homme, Snapap, LADDH et d’autres organisations marocaines. La question maintenant est : quelle situation vont affronter ces migrants en Algérie ? Vous savez qu’à Maghnia, il existe un camp informel, où vivent dans des conditions inhumaines des centaines de Subsahariens. Avez-vous tenté de faire quelque chose pour eux ? Jusqu’à quand  ces migrants demeureront dans cette situation ? Pour le camp informel de Maghnia, nous dénonçons tous les jours la situation inhumaine des migrants subsahariens. Néanmoins, aucune réaction de la part des autorités algériennes quant à la prise en charge de ces êtres humains. Dans plusieurs pays où on rencontre ce phénomène, il existe des camps formels pour des réfugiés et des migrants, conformément aux conventions internationales, sauf en Algérie. Chez nous, ils sont livrés à leur triste sort, c’est incroyable. Qu’attendez-vous de l’Etat algérien pour améliorer le sort de ces migrants ? Nous lui demandons d’appliquer les conventions internationales afférentes à l’émigration et aux réfugiés et de respecter les principes des droits de l’homme relatifs à ce genre de situation. Nous considérons que la personne migrante est une valeur ajoutée au sein de la société dans le monde entier, et par voie de conséquence, l’intégration des migrants dans notre société algérienne peut servir au développement économique, bien entendu dans la dignité humaine sur laquelle on insiste toujours. Et tout cela ne peut se concrétiser que par la volonté politique du pouvoir en Algérie.
elwatan.com | 24-mars-2017 12:00

Le ghetto de Maghnia, un 6e continent !
Le camp informel des Subsahariens irréguliers est situé juste… en contrebas du service régional de la Police des frontières. En dévalant la pente, qui conduit vers la rivière Jorgi, autour de laquelle est concentré un nombre incalculable de migrants, on est quasiment obligé de longer le siège du service régional de la Police des frontières. Une situation ubuesque qui fait dire à Moussa, un Nigérian : «C’est comme si on transitait par un poste-frontière, sans pour autant qu’on tamponne nos passeports…» Trêve de plaisanterie. Les conditions dans lesquelles vivent ces humains poussent plutôt à la réflexion. En cours de route déjà, l’on a une idée sur les vicissitudes de la vie précaire que supportent ceux qui ont atterri à Maghnia, l’avant- dernière étape d’un itinéraire jonché de toutes les difficultés, avant d’espérer fouler le sol du royaume marocain et continuer sur 150 km jusqu’à Nador pour humer l’air ibérique de Melilla, l’enclave espagnole. Des jeunes emmaillotés dans des haillons, l’air hagard, nous regardent, comme pour nous demander la cause de notre présence sur ces lieux. Leurs terres. Difficile de leur soutirer un traitre mot. Il faut pousser plus loin pour se retrouver nez à nez avec celui qui se fait appeler Denis pour lui expliquer le motif  de notre «visite» Et du coup, l’on se sent suspect. Et même coupable d’avoir troublé ce semblant de quiétude. «Je suis journaliste et mon souhait est de décrire vos conditions de vie», a-t-on expliqué. Hésitant un instant, il nous demande de patienter, le temps d’en parler à son chef. Cette crainte est compréhensible, dans le sens où ces humains très mal lotis se sont fait avoir. «Des policiers en civil ou des bandits se sont fait passer pour des journalistes et on l’a payé cher…», nous expliquera plus tard le «chairman». En attendant le retour de la sentinelle, nous apercevons au loin des cahutes érigées avec des branchages, des tôles et du plastique. Un mouvement humain à peine perceptible semble animer une vie incertaine. Au bout d’une vingtaine de minutes, Denis accompagné d’un homme d’un certain âge, un gourdin à la main, nous présente son chef qui nous salue, avant de nous demander notre carte professionnelle. Quelque peu hébété, nous exhibons le document demandé tout en faisant une sorte de digression : «Je croyais que nous, Africains, n’avions pas besoin de visa entre nous…» Une blague qui n’est apparemment pas passée, puisque notre interlocuteur  semble ne pas l’avoir appréciée : «Vous êtes Africains, mais au fond, vous vous comportez comme si vous ne l’étiez pas, vous les Blancs.» C’était mal parti. Une hostilité qui en dit long sur une réalité amère d’une catégorie d’Africains, ceux de couleur, mal considérés. «Puisque vous parlez d’Afrique, dites-moi, alors pourquoi on est obligés d’être cantonnés dans ce grand dépotoir ? Vous en haut, vous êtes dans des maisons, dans des appartements, nous, nous sommes en bas, dans des trous. Vous êtes supérieurs, nous sommes inférieurs, c’est votre sentiment !» Essayer de convaincre un homme meurtri par tant de stéréotypes et d’injustice n’était pas une mince affaire. «Que cherchez-vous à savoir ?» demande-t-il d’un ton frisant la lassitude Le chairman, qui se disait Nigérian, confesse qu’il est en Algérie depuis trois ans. En posant le pied en Algérie, il a vécu les peines de l’enfer à Tamanrasset, dans l’extrême sud du pays. «Ensuite, j’ai traversé toute l’Algérie pour échouer dans ce bled qu’est Maghnia, une ville accueillante et hospitalière, c’est vrai. Au bout de cinq mois, j’ai réussi à passer au Maroc, mais j’ai été vite arrêté à Oujda, dans l’Oriental. J’étais au bout de mes rêves. C’est comme qui dirait l’autre, arriver à la source et ne pas boire», raconte-t-il, amer Il sera refoulé à la case de départ, Maghnia. Il tentera un deuxième passage vingt jours après, mais cette fois-là, il sera stoppé sur le tracé frontalier. «C’était devenu comme un jeu ; on nous arrête, on nous refoule…» Des groupes de jeunes, avec des sachets remplis de victuailles, reviennent de la ville. «On se garde de tous aller en ville pour ne pas se faire trop voir» précise-t-il. Nous faisant une faveur, le gardien des lieux nous permet de nous approcher du camp. «Il n’y a pas beaucoup de monde, parce qu’il y a ceux qui travaillent dans les champs dans les alentours, dans le bâtiment dans la périphérie de la ville. On est organisé, vous voyez bien. On n’est pas des vandales, mais juste des êtres humains qui veulent partir pour un destin meilleur.» Avec le creusement des tranchées, l’érection du grillage et d’un mur en acier sur le tracé entre l’Algérie et le Maroc, la traversée relève du domaine de l’impossible. «C’est vrai, ce n’est plus comme avant, mais il y a toujours une solution, il faut montrer patte blanche. L’espoir ne mourra jamais, malgré tous les murs, toutes les polices du monde !» Une femme portant un enfant, qui devait avoir deux ou trois ans, nous salue. «Celle-là veut rejoindre son mari en Belgique. Lui qui avait réussi à passer il y a deux ans. La pauvre va faire la manche sur les terrasses de café. Elle ne craint rien, elle n’est jamais dérangée en ville.» Le camp informel n’est pratiquement plus organisé en communautés. C’est la cohabitation tout en respectant les us de chacun. Des familles subsahariennes, mieux loties, louent des garages dans la périphérie de la ville. «Ces familles ont encore assez d’argent pour vivre le temps qu’il faut ici avant de partir. Elles se font envoyer de l’argent par Western Union de leurs proches déjà installés en Europe. Ces gens ont donc les moyens pour payer leur passage.» Et lui, quittera-t-il un jour la rivière Jorgi ? «Pour un homme digne, il ne pourra jamais retourner dans son pays, portant l’échec sur son dos. Quitte à mourir sur la route, je ne retournerai jamais dans mon village !» Sur les berges de l’oued Jorgi, aucun ne pourra prétendre tuer l’espoir d’une espèce humaine ne jurant que par le départ… pour une vie meilleure !
elwatan.com | 24-mars-2017 12:00

Migrants subsahariens entre l’Algérie et le Maroc : les damnés de l’Afrique
34 migrants de Guinée, du Cameroun, du Mali, du Sénégal et de Côte d’Ivoire, dont 12 mineurs, en attente de régularisation à Oujda, dans le Maroc oriental, ont été arrêtés à la mi-mars, puis refoulés sur le tracé frontalier entre les deux pays. Ils sont pris en étau entre les deux territoires pendant une semaine sans vivres… avant que les autorités algériennes, dans un geste humanitaire, ne les autorisent à pénétrer sur le territoire national et rejoindre Maghnia. Le refoulement vers l’Algérie, par les policiers de sa majesté de nuit de ces «infrahumains», est une procédure contraire à la politique du roi Mohammed VI, qui avait annoncé, le 12 décembre dernier, une nouvelle opération massive de régularisation des migrants sans papiers. La première, décidée en 2014, avait permis la régularisation de 25 000 d’entre eux, de toutes les nationalités subsahariennes. Camille Denis, activiste au Groupe antiraciste d’accompagnement et de défense des étrangers et migrants (Gadem), a estimé que «cette  situation est totalement inexplicable». Dans une déclaration à des médias, il reconnaitra que «certes, les autorités marocaines procèdent régulièrement à des arrestations de migrants dans le nord du pays, mais ils sont conduits dans des villes du sud, comme Agadir, le but étant de les éloigner des enclaves espagnoles de Ceuta et Melilla. C’est la première fois, depuis plus de trois ans, que j’entends parler de migrants reconduits à la frontière algérienne. C’était une pratique assez courante avant 2013. Toutefois, les migrants pouvaient rebrousser chemin et retourner vers les villes du nord du Maroc. Mais là, ils sont totalement coincés. C’est étonnant !» Selon la même ONG, «ces arrestations et ces refoulements interviennent dans un contexte de renforcement de la répression contre les personnes en migration dans les régions de Tanger-Tétouan et Nador depuis début 2017». «Nos blessés ont reçu des soins au poste-frontière algérien» Accueillis à Maghnia, quelques-uns des Subsahariens refoulés, très épuisés et dépités, livrent leurs premiers témoignages, après l’enfer qu’ils ont vécu pendant une semaine dans le no man’s land. «On a été arrêtés par la gendarmerie royale à Oujda, conduits pour un contrôle d’identité, une prise d’empreinte et faire des photos. Ensuite,  on a été transportés dans un camp près de la frontière dans lequel on est restés 3 jours avant d’être refoulés vers le no man’s land…» Selon les mêmes témoignages, avant de les refouler,  «les forces de l’ordre marocaines leur ont pris leurs passeports et leurs effets personnels (argent, téléphone…). «Subitement, nous étions livrés à nous-mêmes. Au début, nous avions quelques biscuits que nous nous partagions. Puis, il ne nous resta plus rien. Pour nous alimenter et ne pas mourir, nous nous nourrissions de plantes. Nous nous abreuvions dans une sorte de mare suspecte au  péril de notre vie. Tout ça, parce que les militaires des deux pays refusaient de nous donner des vivres.» Narrant désespérément leur calvaire, les migrants confient avoir été frappés : «On a été passés à tabac par des militaires marocains. Parmi nous, il y a 14 blessés dont 3 grièvement, avec des hématomes sur toutes les parties du corps. Un de nos camarades à une fracture au bras.» Et de reconnaître : «Nos blessés ont reçu des soins au poste-frontière algérien, il faut le préciser.» Curieusement, selon leurs témoignages, «certains d’entre nous ont leurs parents ou leur tuteur à Oujda, d’autres sont venus seuls au Maroc. Nous cohabitions avec les habitants, il n’y a jamais eu de heurts entre nous, on attendait notre régularisation définitive. Nous ne comprenons pas ce refoulement et cette hostilité subits» ?!  Aujourd’hui, ces 34 migrants ont trouvé refuge sur les berges de l’oued Jorgi. Une rivière à sec devenue un continent représentant des communautés subsahariennes, dont le nombre fluctue au gré des arrestations, des refoulements, des décès… et du flux et reflux des migrants entre les deux pays. Un véritable drame dont sont victimes, paradoxalement, des humains dans leur propre espace géographique…
elwatan.com | 24-mars-2017 12:00

Le Snateg maintient ses revendications
Les travailleurs de Sonelgaz ont mis fin hier à leur grève, suite à un appel du syndicat autonome des travailleurs de l’électricité et du gaz (Snateg). Au dernier jour de la protestation, les grévistes, venus de plusieurs régions du pays, ont tenté d’organiser un sit-in devant le ministère du Travail avant d’être reconduits par les bus de la police à la gare routière. «Cette grève est un succès, dans la mesure où nous avons réussi à informer les autorités de nos revendications, même si  nous n’avons pas été reçus», explique Chawki Fertas, conseiller du syndicat.  Il ajoute qu’ils ont fait l’objet de nombreuse répressions, à l’exemple des grévistes de Tizi Ouzou et Béjaïa. Le syndicat, indique encore notre interlocuteur, dit être «ouvert pour un dialogue avec les responsables, pour discuter de leurs 39 revendications». Cependant un avertissement est émis : dans le cas où aucun dialogue n’est entamé, le syndicat se dit prêt  «pour une autre grève afin de se faire entendre».  
elwatan.com | 24-mars-2017 12:00

Logement : les programme LPP et AADL maintenus
Démenti du ministre de l’Habitat et ministre du Commerce par intérim. «Les deux formules, LPP et AADL, sont maintenues», a affirmé hier Abdelmadjid Tebboune, lors de son passage, hier, sur les ondes de la Chaîne 3. «La formule LPP n’est pas un programme commercial et ne répond qu’à la demande de nos concitoyens. Le gouvernement avait prévu 150 000 logements, sauf qu’après deux ans et demi d’inscriptions, nous ne sommes arrivés qu’à 48 000 demandes seulement. Donc, j’ai dit que s’il n’y en aura pas d’autres, pourquoi le maintenir ?» a-t-il expliqué. Même cas pour l’AADL, dont le ministre assure la continuité du programme. «Nous ne pouvons pas arrêter le programme AADL. Il y a trois mois, le Premier ministre avait même annoncé la construction de 120 000 logements supplémentaires. C’est un programme qui a montré son efficacité. Comme le LPP, pourquoi donc l’arrêter ?» s’est-il interrogé pour mettre fin aux rumeurs qui circulent depuis quelques semaines. L’autre sujet évoqué par le ministre a trait au rééquilibrage du déficit de la balance commerciale qui a atteint en 2016 la somme de 17 milliards de dollars. Lors de son passage à la Chaîne 3, Abdelmadjid Tebboune a expliqué que l’heure de puiser dans les réserves de change du pays a sonné. «Ce déficit est énorme. C’est le budget de plusieurs pays du continent et il doit être rééquilibré en le payant par nos réserves de change. Ces dernières ne sont pas faites pour s’adonner à des importations débridées qui ne servent ni l’économie ni le citoyen», a-t-il indiqué. Ce n’est pas tout, car le ministre a expliqué que ladite décision passera aussi «par l’encouragement de la production nationale dans le but de diminuer les coûts des importations». «Nous sommes rentrés dans une nouvelle ère d’économie et une nouvelle politique de croissance. Cette dernière signifie l’encouragement et l’augmentation de la production nationale afin de satisfaire les besoins nationaux, d’une part, et l’exportation, d’autre part, dans l’objectif de remplacer les hydrocarbures au fur et à mesure». Et d’ajouter : «Nous ne pouvons pas protéger la production nationale en laissant les portes de l’Algérie ouvertes aux quatre vents. Nous nous sommes lancés dans une politique économique ultralibérale. Nous importons de la pacotille et nous faisons de l’Algérie une poubelle.» A propos du devenir des licences d’importation, le ministre répond : «Les licences sont arrivées à échéance en 2016. Maintenant, c’est fini. Seuls les produits de première nécessité vont continuer à être importés avec les anciennes licences jusqu’à la délivrance des nouvelles, les autres seront soumis à licence et l’importateur devrat répondre à certains critères étudiés par une commission où tous les ministères seront représentés.» Et d’ajouter : «Ce n’est pas pour priver le citoyen de ces produits, mais pour réguler les importations. Le Premier ministre l’avait déjà annoncé. Il avait dit que nous n’interdirons aucune importation, mais nous devons contrôler la qualité, les prix et les quantités importées. Un pays qui a un déficit de 17 milliards de dollars a-t-il le droit de continuer à importer jusqu’à 18 millions de dollars de chewing-gum. Nous sommes arrivés à près de 8 milliards de dollars de produits considérés de seconde nécessité importés en 2016. Tout ça va changer. Nous serons sans pitié.»  
elwatan.com | 24-mars-2017 12:00

Ahmed Benfares président du conseil de l’Ordre des pharmaciens de la région de Blida
Le retard mis par le ministère de la Santé dans la délivrance des programmes d’importation et la volonté de réduire les quantités importées conduisent à l’aggravation des ruptures de stock et à la pénalisation des patients qui se trouvent ainsi livrés à la merci des spéculateurs. La Fédération algérienne du médicament (FAM) a récemment tiré la sonnette d’alarme sur la pénurie croissante des médicaments. Selon la fédération, la pénurie des médicaments va encore s’aggraver dans les prochains mois. Dit-elle vrai ? La Fédération algérienne du médicament, qui regroupe les représentants de tout ce que peut comporter comme intervenants dans la chaîne du médicament, depuis son importation et sa production jusqu’à sa dispensation à l’officine en passant par sa distribution, a effectivement dénoncé, si ce n’est une pénurie, une forte perturbation de la disponibilité de certains médicaments à tous les niveaux du circuit. Cette perturbation est fortement ressentie au niveau de nos officines, ce qui se répercute immanquablement sur la prise en charge sérieuse des malades qui désespèrent de trouver certains médicaments nécessaires à leurs soins et prescrits par leur médecin traitant. La raison avancée par ces opérateurs, bien au fait de la question puisque directement concernés, est le retard mis par le ministère de la Santé dans la délivrance des programmes d’importation et la volonté de réduire les quantités importées. Selon les mêmes intervenants, le retour à une situation normale n’est pas pour les tout prochains jours, les procédures d’importation et de mise sur le marché étant assez longues. Y a-t-il une liste bien précise des médicaments en rupture de stock ? Si certains médicaments sont en rupture de stock depuis assez longtemps, voire des années, d’autres qu’on appelle communément en officine les «manquants» subissent des perturbations dans leur disponibilité et sont, quand ils surgissent sporadiquement sur le marché, distribués avec parcimonie par les distributeurs. Une liste de manquants peut être établie, elle concerne des dizaines de médicaments, toutes formes confondues ; le chiffre de 200 produits concernés par la perturbation a été avancé par les représentants de la FAM au moment de la déclaration au mois de février. Quels sont les risques d’une telle pénurie ? En plus de priver les malades de ces produits en rupture, ces perturbations occasionnent un stress permanent chez les pharmaciens qui vivent dans la hantise de ne pas pouvoir satisfaire leurs clients. Il est connu que toute distorsion d’un marché provoque une tension sur les produits concernés avec l’apparition dans leur commercialisation de phénomènes préjudiciables au pharmacien comme la vente concomitante. L’une des plus graves conséquences de l’indisponibilité du médicament, qu’elle soit temporaire ou de longue durée, est l’apparition du phénomène des produits «cabas», qui est train de sévir et de prospérer. En effet, des pharmaciens peu scrupuleux s’engouffrent dans la brèche et se mettent à importer frauduleusement des pays voisins les produits en rupture pour les commercialiser à des prix exorbitants, ce phénomène prend des allures effrayantes et de véritables réseaux sont constitués pour alimenter ce trafic hautement lucratif qui porte un préjudice à l’image de notre système de santé. Plus grave encore en cas de la persistance du problème des ruptures sera l’apparition et l’installation chez nous de la contrefaçon qui profitera de ces opportunités pour investir le marché algérien du médicament, mettant alors sérieusement en danger la santé du citoyen . La FAM pointe du doigt la restriction d’importation des matières premières indispensables pour la fabrication de médicaments. Etes-vous du même avis ? La FAM compte en son sein les représentants de l’UNOP. Ces industriels dénoncent et mettent en garde contre les risques inhérents à certaines ruptures dans l’approvisionnement en matières premières nécessaires à la fabrication des médicaments produits localement. Il faudrait, à mon avis, les prendre au sérieux en répondant en extrême urgence à leurs doléances si nous voulons échapper à une crise multidimensionnelle qui concernera en premier lieu l’approvisionnement du marché en médicaments produits localement et éventuellement le ralentissement ou la cessation d’activité des unités de production avec toutes les conséquences économiques qui en découleront. Certaines parties accusent «les lobbys du médicament» qui essaient d’imposer leur diktat en créant «délibérément» des ruptures de stock. Est-ce que cela est possible ? Au sein de la FAM il y a les représentants des distributeurs en médicaments qui se joignent aux autres opérateurs pour dénoncer la perturbation des approvisionnements liée au retard dans les signatures des programmes d’importation. Cependant, la spéculation peut exister à tous les niveaux. Certains distributeurs disposant de petites quantités de médicaments en rupture peuvent faire de la rétention afin de pratiquer la vente concomitante mais, à mon avis, le phénomène est très restreint, il concerne quelques rares grossistes et ne peut être à lui seul à l’origine de la crise actuelle Y a-t-il des discussions entre les pharmaciens et les médecins afin d’informer ces derniers de la liste des médicaments introuvables afin de ne pas les prescrire ? Ce qui est regrettable, c’est l’absence d’un mécanisme de concertation et de dialogue officiel à l’échelle nationale ou régionale en réaction aux perturbations de l’approvisionnement. Les initiatives sont individuelles, en rapport avec l’existence d’un bon relationnel entre praticiens et il arrive que des médecins s’enquièrent par des visites aux officines ou par contact téléphonique de l’état des disponibilités pour pouvoir prescrire efficacement afin d’éviter des marathons inutiles aux patients. Mais, souvent, le médecin est embarrassé, la substitution étant impossible ou risquée pour le patient. Ce qui est déplorable, bien que cela soit compréhensible parfois, c’est l’orientation des malades vers les officines qui pratiquent les produits «cabas». Pourquoi la question de la «pénurie de médicaments» revient-elle souvent sur le tapis ? Si la question des ruptures est récurrente, pour ne pas dire permanente avec des gravités relatives, c’est qu’il y a un vrai problème de gestion certainement dû à l’absence d’un organisme de régulation et de suivi autonome qui pourrait anticiper les situations sur la base de renseignements statistiques fiables. Cette année et la précédente, nous serions tentés d’incriminer la crise économique, mais nous remarquons que ce phénomène s’est manifesté même au moment de l’embellie financière, rendant ainsi le déficit de gestion encore plus responsable. Selon vous, que faut-il faire pour mettre un terme à cette situation dramatique ? Afin de mettre un terme à cette situation, il faudrait, à mon avis, plus de rationalité dans tout le circuit du médicament, de l’importation à la dispensation en officine, en passant par la production et la distribution. La récente mise en service de l’Agence nationale des produits pharmaceutiques pourrait apporter des solutions à ce dérèglement ; bien entendu, il faudrait aussi pouvoir consentir le coût de la santé du citoyen qui n’est pas moindre, mais jamais superflu. La future loi sanitaire introduit la notion d’Etablissement pharmaceutique qui se substituera au système actuel et qui rendra plus précise la responsabilité des intervenants dans l’approvisionnement.
elwatan.com | 24-mars-2017 12:00

Démantèlement d’un réseau de soutien aux groupes terroristes
Les éléments de la brigade mobile de la police judiciaire (BMPJ) de la sûreté de Bouira ont mis fin aux agissements et aux activités d’un groupe de soutien aux groupes terroristes, a-t-on appris de source sécuritaire. En effet, les 5 membres du réseau sont originaires de la commune de Dellys, dans la wilaya de Boumerdès,  a souligné une source sûre. L’enquête des services de sécurité a débuté depuis le mois de mai 2016.  C’est suite à l’élimination d’un groupe armé composé de 14 éléments, au cours d’une opération spectaculaire menée par des militaires dans la forêt Errich, à quelques encablures du chef-lieu de wilaya, que les services de sécurité ont récupéré des  puces téléphoniques et du matériel utilisés par les sanguinaires que les enquêteurs  sont parvenus à démanteler ledit réseau, en exploitant les appels téléphoniques et autres informations formulés par un terroriste capturé vivant au cours de cette offensive. Les membres du groupe en question présenté hier devant le procureur de la République près le tribunal de Bouira est poursuivi pour adhésion et soutien logistique au groupe de terroristes, a-t-on précisé de source judiciaire. Les membres du groupe en question ont été placés sous mandat de dépôt par le juge d’instruction, précise-t-on de même source.  
elwatan.com | 24-mars-2017 12:00

Carnet de bord des législatives 7
Abdelwahab Derbal, président de la très Haute instance indépendante de surveillance des élections (HIISE) ne retient pas sa joie en annonçant que la radiation de 700 000 noms du fameux fichier électoral (que personne n’a le droit de consulter) est une «une première dans l’histoire de l’Algérie indépendante» !  A partir d’El Oued où il a animé une rencontre avec ses employés de la HIISE, il «hausse le ton» : «La HIISE se dressera contre toute personne qui chercherait à porter atteinte à l’honnêteté des élections, car créée constitutionnellement pour faire face à toute tentative d’altérer leur probité.» On en claque les dents de terreur face au bras séculier de la probité électorale. En parlant de probité, regardons côté FLN version Ould Abbès : ce dernier, au lieu d’expliquer à ses militants et à l’opinion publique le pourquoi du comment de l’affaire de son fils Wafi soupçonné de vendre des places dans les listes, il préfère dire qu’il a «déjoué un complot», qu’il s’agissait de «pressions». Les responsables qui l’ont bombardé à ce poste sont en train de manger leur chapeau. Justement, qui portera le chapeau à la fin ? Eh bien voilà, un bon témoignage sur la fraude électorale banalisée. L’auteur ? Mokdad Sifi, ex-chef de gouvernement, rien de moins ! A Echourrouk, puis à TSA, l’ancien responsable revient sur les législatives de 1997 et la «victoire» du RND : un «scandale en matière de fraude». Assez clair. Non ? «J’avais moi-même des informations sur les walis qui avaient préparé et signé les procès-verbaux des résultats avant les élections locales», et il explique que «les listes RND des candidats pour les élections locales ont été préparées par le gouvernement Ahmed Ouyahia à travers les services du ministère de l’Intérieur, l’administration et les walis», dit-il sans qu’aucune juridiction ne bouge le petit doigt. Ç’aurait été un journaliste, un bloggeur ou un écrivain, le procureur aurait rêvé de lui briser les os ! C’est aujourd’hui que s’achève le délai pour que les tribunaux administratifs tranchent sur les recours introduits par les partis et les indépendants à propos des candidatures ayant fait l’objet d’une décision de rejet. L’occasion de faire le point chiffré sur la base des données du ministère de l’Intérieur (ils adorent ça, les chiffres !). Le nombre  de listes de candidats aux élections législatives est de 1088, réparties comme suit : 797 listes présentées par 63 partis, 163 listes d’indépendants et 128 listes issues d’alliances. Le nombre des magnifiques candidats s’élève à 12 591, soit 8646 hommes (68,67%) et 3945 femmes (31,33%), grosso modo le quota femmes est respecté en perspective macro. L’âge de la majorité des candidats (64,21%) se situe entre 31 et 50 ans (loin de la moyenne d’âge des ministres, 61 ans) et 55,91% ont un niveau universitaire. Le parti du Front de libération nationale (FLN), le Rassemblement national démocratique (RND) et  Tajamou Amal El Jazaïr (TAJ) sont les seules formations politiques à avoir présenté des listes dans les 48 wilayas du pays et les 4 circonscriptions électorales à l’étranger. Le TAJ de l’unique Amar Ghoul semble bien préparé pour créer la surprise. Islamisto-affairiste, exprimant l’allégeance et en somme l’Algérie de Bouteflika : ce parti est comme le gendre idéal. Mabrouk d’avance ! Le numéro deux de la liste FNA à Béchar est arrêté pour trafic de drogue. On apprend, chez nos confrères d’El Khabar, qu’on a trouvé sur lui 25 kg de zetla. Il a balancé ses complices au nombre de trois chez qui les services de sécurité ont découvert cinq quintaux de kif traité. Le candidat, enseignant retraité, qui venait de devenir «raqi», était très apprécié pour ses services de «roqia» auprès des dignitaires locaux. Une dizaine de jours avant, deux têtes de liste tombent à Tébessa : l’un, du TAJ, accusé de trafic de chevaux pur-sang arabes à l’étranger ; le second, de la liste indépendante d’El Badil, est poursuivi pour contrebande de carburant. En fait, il ne faut pas organiser des législatives sans monter, en parallèle, des projets de films genre Gomorra ! On fait court le mardi, car aujourd’hui l’ex-wali d’Oran, Bachir Frik, qui a été emprisonné dans des affaires de foncier (des coups montés, selon lui), revient, encore une fois, et c’est tant mieux, sur les mécanismes de la fraude, cette fois sur TSA : «Il y a eu une grande fraude aux législatives et aux locales de 1997. Je témoigne parce que j’étais acteur. En tant que wali (d’Oran), j’ai participé activement à cette mascarade.» L’intérêt de Frik est de détailler ces mécanismes au niveau des wilayas en étapes, où il ne serait que l’exécutant des instructions de l’Intérieur. Etape 1 : les membres des bureaux de vote «doivent être choisis parmi les gens acquis à l’administration. Il y a des enquêtes d’habilitation». Etape 2 : chaque chef de centre de vote reçoit des instructions pour faire passer les élus de tel parti politique. Ajouté à cela le rôle de l’ex-DRS qui fait pression aussi sur les cadres de l’Etat et qui orientent la «société civile» pour adouber le parti qu’on veut bien «aider». L’ex-wali est interrogé sur les prochaines élections du 4 mai : «S’ils veulent frauder, c’est très facile puisqu’il n’y a plus de commission de contrôle composée de représentants de partis politiques. Ils ont mis en place une Haute instance qui ne peut rien faire.» Abdelwahab Derbal appréciera ! Les propositions du RCD (rare parti avec le RND à publier intégralement son programme, sauf si nous n’avons pas bien fait notre job) sur le tourisme font réfléchir. Le parti propose de vendre les résidences d’Etat (ghettos d’apparatchiks, en traduction) Moretti, Club des Pins, nouveau Club des Pins. Faudrait plutôt les raser et préserver ces plages du bétonnage sauvage, en faire des réserves de la biodiversité, un témoin statique du massacre urbain environnant. Le RCD a raison aussi d’appeler à ouvrir le capital au privé des entreprises de gestion touristique (faudrait mettre les mots gestion et touristique entre guillemet). Car c’est une criminelle déperdition que de voir souvent des joyaux du patrimoine architectural (de Sidi Fredj à Timimoun, de Seraïdi à Oran) gâchés par la médiocrité de la gestion bureaucratique. L’administration centrale ne peut vendre du rêve. C’est intrinsèque. Elle veut employer et gérer même les menus du dessert. Par contre, ouvrir au privé, oui, mais nos privés ont déjà démontré leur belle incompétence dans ce domaine. Le kitch et le mauvais service, l’hygiène moyenâgeuse et la chique au plafond, non merci. Peut-être vendre tout cela à nos voisins qui, à défaut de pétrole, ont fait du vrai tourisme ! Marocains et Tunisiens, welcome !  
elwatan.com | 24-mars-2017 12:00

Les 5 chantiers qui attendent Zetchi
Le bureau fédéral présidé par Kheireddine Zetchi a du pain sur la planche. Il sera attendu sur plusieurs dossiers. L’organe élu le 20 mars 2017 agira simultanément sur plusieurs fronts. Ses choix initiaux, ses priorités, sa volonté et son degré d’engagement seront observés et minutieusement décortiqués. Le facteur temps risque de lui faire défaut. Les priorités... Direction technique nationale   La mise sur pied d’une direction technique nationale s’impose comme la priorité. C’est la colonne vertébrale de la fédération sur laquelle reposera toute la pyramide technique. L’aspect technique relève de ses prérogatives exclusives. Nulle autre partie ne doit la supplanter dans tous les volets techniques. La direction technique nationale est le socle sur lequel doit reposer la fédération dont les missions et objectifs sont d’abord et avant tout techniques. Tout le projet technique est bâti sur elle. C’est elle qui élabore les grands axes autour desquels s’articulera la politique technique de la fédération. Elle trace les grandes lignes du programme de développement qui se fondera sur l’étude et la conception du projet discuté et approuvé par les techniciens et ensuite le bureau fédéral. La DTN ne se résumera pas uniquement à un effectif chétif qui évoluera en vase clos. Au contraire, elle englobera toutes les compétences qui travailleront dans les structures affiliées à la fédération (ligues, clubs…). Les compétences algériennes dans ce domaine existent. Elles attendent seulement un signal de confiance fort de la part de la nouvelle direction fédérale pour se mobiliser et fournir la preuve que les techniciens algériens sont capables de piloter une direction technique nationale pour peu qu’on leur offre le cadre approprié et les moyens qui vont avec les responsabilités de cette lourde mais passionnante charge.   Le choix d’un sélectionneur   Le choix d’un sélectionneur est aussi une urgence dans la mesure où l’équipe nationale va bientôt renouer avec la compétition officielle (reprise des éliminatoires de la Coupe du monde 2018, début des éliminatoires de la CAN 2019), alors qu’il n’y a plus de sélectionneur à la tête des Verts. Le président et le bureau fédéral ne doivent pas mettre la charrue avant les bœufs et se précipiter à recruter un sélectionneur sans la consultation de la structure toute indiquée pour ce type de choix, à savoir la direction technique nationale. Choisir un sélectionneur doit intervenir, pour le président, au terme de processus confié en premier lieu à la DTN. C’est elle qui présente le profil d’un ou plusieurs candidats sélectionnés et c’est le président qui fera le choix final en fonction des objectifs et des moyens de la fédération.   L’arbitrage   L’arbitral est un segment important du football. Il polarise l’intérêt de tous les acteurs du football. Il est sans nul doute le chapitre que la fédération n’a jamais totalement maîtrisé. Son fonctionnement, ses codes ont rarement répondu aux attentes. Il faut une véritable révolution dans ce domaine. Longtemps laissé en jachère, abandonné aux convoitises d’individus sans foi ni loi, l’arbitrage a emprunté la mauvaise voie. Il faut tout raser et rebâtir de nouveau la maison de l’arbitrage en mettant l’action, prioritairement, sur la morale et l’éthique. Elles ont été souillées par ceux qui ont pris l’arbitrage et les arbitres en otages. La corruption, les passe-droits, la tricherie, le clientélisme ont été érigés en règles et ligne de conduite par des voyous qui se sont enrichis grâce au système maffieux et de corruption qu’ils ont mis en place. Le karcher ne suffira pas nettoyer la place.   Revoir les textes réglementaires   La révision de certains textes règlementaires est plus que nécessaire. Beaucoup posent problème par rapport à ceux de la FIFA (statuts, code disciplinaire, loi du jeu, code électoral, de l’IFAB, international Board…) pour mettre la FAF à l’abri de toute sanction pour non-respect des règlements indiqués. Le dernier épisode concernant les délais de la tenue de l’assemblée générale élective (60 jours après l’AG ordinaire… la composition et le fonctionnement de la commission électorale) est très significatif.  Le recours à l’assemblée générale avant l’adoption d’un texte s’impose.   La commission de contrôle de gestion des clubs pros     La fédération doit encourager la Ligue de football professionnel à mettre en place la commission de contrôle et de gestion des clubs pros est une priorité. Il est inconcevable que des clubs, ou plus exactement des sociétés sportives par actions (SSPA), régies par le code de commerce, continuent d’exercer leurs activités alors qu’elles sont en faillite sur le plan financier. C’est un anachronisme. Un club professionnel en faillite, en cessation de paiement, qui ne produit que du déficit une année sur l’autre, ne doit pas garder le statut professionnel. Le déficit, s’il n’est pas effacé, comblé, est incompatible avec cette activité. Elle met gravement en danger l’intégrité de la compétition. Le club pro, qui n’arrive pas à équilibrer ses comptes, très souvent en raison d’une politique salariale suicidaire, doit perdre son statut pro et aller faire un tour en amateur.
elwatan.com | 24-mars-2017 12:00

Alger condamne l’attentat de Londres
Le président de la République, Abdelaziz  Bouteflika, a condamné hier « énergiquement l’odieux attentat » survenu mercredi à Londres et qui a fait plusieurs morts et blessés. « C’’est avec une grande émotion et une profonde indignation que j’ai appris   l’odieux attentat survenu à Londres, endeuillant votre pays, en faisant   plusieurs morts et blessés », a écrit le Président Bouteflika dans un   message adressé au Premier ministre britannique, Theresa May.  « En cette douloureuse circonstance, je voudrais vous exprimer, au nom du   peuple et du gouvernement algériens et en mon nom personnel, nos plus   sincères condoléances à vous-même, au peuple britannique ami et aux   familles des victimes, et vous assurer de ma solidarité et de ma   compassion », a assuré le chef de l’Etat.  « L’Algérie condamne énergiquement cet acte barbare dont l’objectif est de   semer la mort et la désolation mais aussi de provoquer une fracture   civilisationnelle à travers le monde et à l’intérieur des pays. Aussi,   appelle-t-elle à une réponse globale et concertée, sous l’égide des Nations   unies, face au terrorisme, fléau qui menace gravement l’ensemble de la   communauté internationale ».  
elwatan.com | 24-mars-2017 12:00

Lancement de la carte météorologique sur le web
Le ministre des Travaux publics et des Transports, Boudjema Talaï, a procédé hier au lancement officiel de la carte de vigilance météorologique. La nouvelle plateforme est désormais accessible sur le site de l’Office national de la météorologie (ONM) www.meteo.dz et remplacera graduellement les Bulletins météorologiques spéciaux (BMS). .  Cette carte est actualisée deux fois par jour à 7h  et à 19h.
elwatan.com | 24-mars-2017 12:00

Web TV. Décryptage/ Pourquoi ce qui se passe en moment à Sonatrach est un vrai scandale ?

La nomination d’un nouveau PDG au passé très controversé à la tête de Sonatrach nourrit une vive polémique en Algérie. Dans cette vidéo, le Rédacteur en chef, d’Algérie-Focus, Abdou Semmar, explique clairement les raisons pour lesquelles il faut ce qui se passe en ce moment à Sonatrach constitue un véritable scandale :  

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algerie-focus.com | 24-mars-2017 11:45

Vidéo/ Les véritables enjeux qui se cachent derrière la nomination du nouveau PDG de Sonatrach

Et si la nomination du nouveau PDG de Sonatrach, Abdelmoumen Ould Kaddour, n’était que le premier épisode d’un feuilleton politico-économique qui vise à faire de l’Algérie le “Pakistan de l’Afrique” ? Décryptage avec notre Rédacteur en Chef, Abdou Semmar. 

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algerie-focus.com | 24-mars-2017 11:30

Logements/ Les citoyens de la “sinistre” Ouargla crient à la Hogra

Monsieur le Ministre,   C’est avec une grande tristesse et un abattement infini que nous nous adressons à vous en tant que premier responsable du secteur de  l’habitat en Algérie  pour vous exprimer notre  grand désarroi causé par le gel et  la non distribution des parcelles de terrain pour l’auto-construction. Il s’agit d’une formule de […]

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algerie-focus.com | 24-mars-2017 11:10

Monsieur Ould Abbès, vous faites de nous la risée du monde Par Abdou Semmar

Le docteur Djamel Ould Abbes, secrétaire général du FLN, vient de nous faire une piqure de rappel, pour le cas où la mémoire collective venait à nous faire défaut. A 83 ans, chargé par on ne sait qui, il vient de déclarer solennellement que non seulement il va œuvrer pour obtenir un 5ème mandat pour […]

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algerie-focus.com | 24-mars-2017 10:18

L’Algérie a enregistré 22 389 cas de tuberculose en 2016
  Le chargé du Programme national de lutte contre  la tuberculose auprès du ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, le Pr Sofiane Alihalassa, a révélé un recul de plus de 4,4 % de l'incidence de la tuberculose en Algérie, passant de 23379 cas en 2015 à 22389 cas en 2016. Dans une déclaration à l’APS à l'occasion de la célébration de la Journée mondiale de lutte contre la tuberculose, qui coïncide avec le 24 mars, le  Pr Sofiane Alihalassa a précisé que les cas de tuberculose pulmonaire contagieuse en Algérie avaient diminué de 2,6 %, passant de 8197 cas en  2015 à 7964 cas en 2016.   Tandis que les cas de tuberculose extra-pulmonaire ( autres organes du  corps) ont enregistré une baisse de 4,8 % passant de 15174 cas en 2015 à  14425 ca sen 2016, citant à titre d'exemple, une prévalence d’environ 59%  pour les ganglions, 17% pleurale, 6% péritonéale, 4% ostéo-articulaire.   A ce propos, le même responsable a exprimé son voeu de voir le MSPRH  parvenir  dans le cadre de son programme à réduire au minimum l’incidence  de la tuberculose contagieuse et éradiquer cette pathologie ".   Concernant le traitement de la tuberculose pulmonaire contagieuse, le  professeur a soutenu que ce traitement est disponible dans la plupart des  établissements publics de santé de proximité, où le patient bénéficie des  médicaments à titre gratuit  , confirmant à ce propos, le suivi de chaque cas pour une période de 6 mois au sein de l’établissement de proximité, à l’exception des cas très graves ou des cas présentant des symptômes  secondaires propre à la pathologie ou provoqués par les médicaments, dont l’hospitalisation avait été maintenue jusqu’à la guérison totale, a-t-il encore ajouté.   S’agissant des cas de tuberculose extra pulmonaire, le chargé du programme  de lutte contre cette maladie a affirmé que, contrairement à la tuberculose  pulmonaire, qui est diagnostiquée et suivie par des pneumologues, leur  prise en charge se fait au niveau des services spécialisés en fonction de l’organe atteint, ce qui complique, selon le Pr. Alihalassa, leur maitrise  en raison de l’anoxie affectant ces organes extra pulmonaires. Selon les explications fournies par le responsable, la tuberculose  pulmonaire contagieuse se déclare à travers la toux et les crachats. Par  contre, la tuberculose extra pulmonaire est asymptomatique et  n’est mise  en évidence qu’après un laps de temps et les examens précis qu’aura subi le  patient .   Abordant les facteurs de risques de la tuberculose, qui affecte différents  organes, à savoir extra pulmonaire, le Pr Alihalassa les impute à la consommation de lait de vache non pasteurisé, non bouilli et contenant un  virus Pika qui se transmet du bétail à l’être humain, d’autant plus que les examens médicaux au sein des différents services hospitaliers ont prouvé  que la pathologie est répandue beaucoup plus parmi les habitants des  régions rurales et pastorales, ajoutant à ce propos que les vétérinaires  ont confirmé une prévalence élevée des cas de tuberculose au niveau national au cours des dernières années en particulier. Par ailleurs et selon les données de l’Organisation mondiale de la santé  (OMS), plus de 10 millions de nouveaux cas de tuberculose ont été enregistrés dans le monde en 2015, soit 56% parmi les hommes, 34% parmi les  femmes.   En outre, 60% parmi ces nouveaux cas, représentent six (06) pays, dont  quatre (04) en Asie et (02) en Afrique (Nigéria et Afrique du sud). Il convient de rappeler que l’OMS a enregistré une diminution de  l’incidence de cette pathologie entre 2014 et 2015, de l’ordre de 1,5 % et oeuvre à parvenir à une diminution annuelle de 4 % et 5% d’ici à 2020, et  atteindre les premiers jalons de sa Stratégie pour éradiquer cette  pathologie.
elwatan.com | 23-mars-2017 18:53

Usine de montage des véhicules de Tahkout à Tiaret/ Une immense supercherie ?

Et si l’usine mise en place par Tahkout manufacturing Campany pour assembler et monter des véhicules de la marque Hyundai à Tiaret n’est qu’une immense supercherie ? C’est en tout cas ce que laissent croire de nombreuses photos révélées sur les réseaux sociaux par des lanceurs alertes qui dénoncent l’arnaque de ce groupe privé dirigé […]

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algerie-focus.com | 23-mars-2017 17:48

Vidéo/ La fermeture par la police d’une mosquée indigne les musulmans de France

Une vive polémique a éclaté en France à la suite de la fermeture d’une mosquée à Clichy-la-Garenne, dans la région parisienne. La police française a procédé à la fermeture de cette mosquée qualifiée de “clandestine” de manière très violente. Les images de cette vidéo démontrent que les policiers français n’ont pas ménagé les fidèles musulmans […]

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algerie-focus.com | 23-mars-2017 17:17

Insolite. France / La SNCF réclame 7 000 € d’indemnités à un Algérien parce qu’il uriné dans un train

Un ressortissant algérien est au coeur d’une drôle affaire en France. Il a comparu au tribunal correctionnel pour avoir uriné dans le train.  La  SNCF lui réclame près de 7 000 € d’indemnités. Pour assurer sa défense, l’avocat de ce ressortissant algérien a mis en exergue  l’état de détresse sociale de son client, qui vit dans […]

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algerie-focus.com | 23-mars-2017 16:48

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