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Plus de 180000 policiers pour sécuriser l'élection présidentielle
La Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN) a mobilisé 186.000 policiers entre officiers, membres des services de sûreté de wilaya, ainsi que des unités de la sûreté républicaine et des salles de contrôle, pour assurer le bon déroulement de l'élection présidentielle du 17 avril, a indiqué mardi à Alger le chef de la cellule de communication et de presse de la DGSN, le commissaire divisionnaire Djilali Boudalia.   En vue d'assurer le bon déroulement de l'élection présidentielle du 17 avril 2014, la DGSN a mobilisé 186.000 agents de police qui seront présents 24h/24h au niveau de 4.600 centres de vote et 27.582 bureaux de vote relevant de leur zone de compétence, ainsi que des moyens matériels et techniques pour appuyer ces missions, a déclaré le même responsable à l'APS. Dans ce contexte, il a souligné que la DGSN "a finalisé les ultimes préparatifs pour le bon déroulement de l'élection. "Toutes les instructions du directeur général de la DGSN, le général major Abdelghani Hamel, ont été mis en oeuvre à travers la mobilisation des ressources humaines et matérielles nécessaires pour assurer le déroulement de l'élection dans de bonnes conditions", a-t-il ajouté. Le plan sécuritaire de la police garantit, selon le même responsable, le renforcement de la coopération et de la coordination avec toutes les parties concernées, en vue de réunir "les conditions sécuritaires nécessaires" au bon déroulement" du scrutin. Les services de la Sûreté nationale continueront à s'acquitter de leurs missions ordinaires de prévention, de même que le déploiement de patrouilles pour garantir la fluidité de la circulation dans les rues adjacentes aux centres de vote, ainsi qu'au niveau des gares routières, du métro et autres moyens de transport, a-t-il précisé. Les mêmes mesures de sécurité seront maintenues au niveau des instances officielles et des structures vitales, à travers l'ensemble du territoire national dans le cadre d'un plan préventif élaboré à l'occasion, ajoute le responsable. A une question sur les modalités d'intervention des forces de police au sein des centres de vote en cas d'incident, le même responsable a soutenu qu'il "convient de préciser que l'intervention des forces de sécurité au sein des centres et bureaux de vote obéit à la loi et règlements en vigueur. L'intervention exige une autorisation écrite du directeur du centre en personne", a précisé M. Boudalia. Outre ses missions ordinaires, la DGSN veille lors de l'élection à assurer les mesures sécuritaires susceptibles de garantir le bon déroulement du scrutin, a-t-il rappelé.  
elwatan.com | 15-avr.-2014 22:04

Gaïd Salah insiste sur « la sécurisation » de l'élection présidentielle
"...dresser  un mur solide face à celui qui sera tenté d'exploiter cet important évènement  national à des fins contraires aux intérêts supérieurs du pays " Le vice-ministre de la Défense nationale, chef d'état-major  de l'Armée nationale populaire (ANP), le général de corps d'armée, Ahmed Gaïd  Salah a réaffirmé mardi à Alger l'engagement de l'ANP à réunir toutes les conditions  de sécurité et de stabilité pour permettre au peuple algérien d'accomplir son  devoir électoral en "toute sérénité et quiétude" lors du scrutin présidentiel  de jeudi.          "La grande attention que je porte à la sécurisation adéquate, ample  et complète du déroulement de l'élection présidentielle, m'incite à saisir cette  visite au commandement de la Gendarmerie nationale, pour rappeler encore  une fois, à la veille de ce rendez-vous électoral, que le peuple algérien, dévoué  et fidèle à son histoire et à ses valeurs nationales, ne concédera pas sa sécurité  et sa stabilité", a-t-il affirmé dans une allocution à l'occasion de sa visite  au commandement de la Gendarmerie nationale.            Le vice-ministre de la Défense nationale a ajouté que le peuple algérien  "saura, grâce à la conscience de ses jeunes et à leur éminent patriotisme, dresser  un mur solide face à celui qui sera tenté d'exploiter cet important évènement  national à des fins contraires aux intérêts supérieurs du pays", indiquant que  l'élection présidentielle permettra également aux éléments de l'ANP et à tous  les corps sécuritaires de "jouir de leur droit constitutionnel". La visite du général de corps d'armée s'inscrit dans le cadre de l'exécution  du programme d'évaluation périodique des forces. Il a entamé cette visite par une réunion avec les cadres de la Gendarmerie  nationale, où il a assisté à un exposé sur les différents domaines d'activités,  notamment ceux concernant la surveillance des frontières, la sûreté publique,  la protection des individus et des biens ainsi que la lutte contre le crime  organisé.          Le général de corps d'armée a également tenu une rencontre avec  des officiers, des sous-officiers, des élèves et des auxiliaires de la Gendarmerie  nationale, où il a prononcé une allocution d'orientation, dans laquelle il  a rappelé tous les efforts consentis par l'ANP et les différents corps sécuritaires  dans la lutte antiterroriste, tout en valorisant "les grands sacrifices, la  bravoure, la  persévérance et le nationalisme qui caractérisent tous les éléments".          Le vice-ministre de la Défense nationale a aussi souligné l'importance  que revêt le corps de la Gendarmerie nationale, en tant que partie "indissociable"  de l'ANP et "l'un des piliers indispensables" à la sécurité et la stabilité  du pays. A la fin de la rencontre, un débat a été ouvert, durant lequel le général  de corps d'armée Ahmed Gaïd Salah a écouté les préoccupations et suggestions  des gendarmes, qui ont exprimé leur "immuable" disposition à "défendre la patrie  et sa souveraineté, en toutes circonstances".          A l'occasion de cette visite, le vice-ministre de la Défense nationale  a inauguré plusieurs structures et annexes administratives, culturelles et sociales  de la Gendarmerie nationale.  
elwatan.com | 15-avr.-2014 19:01

Présidentielle : Benflis promet une protestation pacifique en cas de fraude
« Nous tenons à ce que l'élection reste une affaire strictement algéro-algérienne au sujet de laquelle les puissances étrangères n'ont pas de droit de regard...». Le candidat indépendant, Ali Benflis, a dévoilé ses intentions concernant l’après 17 avril, lors de la conférence de presse qu’il a animée ce mardi au sein de son QG à Alger. En cas de fraude « Je ne me tairais pas ! », a déclaré Benflis en excluant toutefois tout recours à la violence. « A ceux qui disent que je vais sortir dans la rue, je dirai que la stabilité est ma devise. Ne pas se taire est une forme d’expression », a précisé le candidat. Cela avant d’ajouter « Je ne peux pas savoir si je sortirais dans la rue. Peut être bien que je vais gagner. Dans ce cas, je ne vais pas empêcher les gens de manifester leur joie ». Le candidat a laissé entendre que les fraudeurs n’auront pas la tâche facile puisqu’il dispose d’une armada de plus de 60 000 surveillants à travers le pays. Benflis a réfuté, en riant, les dernières déclarations du Chef de l’Etat, Abdelaziz Bouteflika, qui l’a accusé de « terrorisme », au cours d’un échange avec le chef de la diplomatie espagnole. Il a affirmé qu’il n’a jamais menacé les walis, arguant que ses propos ont été déformés de manière « délibérée ». Le candidat Benflis n’a pas manqué de critiquer le fait que le président-candidat se plaigne auprès d’un ministre étranger. « Nous tenons à ce que l'élection reste une affaire strictement algéro-algérienne au sujet de laquelle les puissances étrangères n'ont pas de droit de regard. Ce comportement est contraire aux règles les plus élémentaires de la diplomatie », a-t-il dit. Benflis s’est montré satisfait du déroulement de sa campagne électorale en affirmant que son projet a été « partout accueilli avec ferveur et espoir ».   
elwatan.com | 15-avr.-2014 17:31

Marche du RCD à Béjaïa : Près de 4000 manifestants dans la rue
Près de 4000 personnes ont répondu, ce mardi à Béjaïa, à l’appel du Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD) de marcher pour le boycott des élections présidentielles et l’officialisation de tamazight.   Venus de plusieurs régions de la wilaya, d’anciens et jeunes militants du parti, des étudiants et même des militants d’autres formations politiques ont été de la partie. La marche s’est ébranlée du campus universitaire Targa Ouzemmour, dans le chef lieu de la wilaya, pour se diriger vers le siège de la wilaya, où les organisateurs ont improvisé une prise parole. L’action du RCD pour le boycott des élections coïncide avec la commémoration des évènements d’avril 1980. Les manifestants ont scandé des slogans hostiles au système et aux élections comme : «système dégage !», «pouvoir assassin» et d’autres rappelant les tristes évènements d’avril 1980 et de 2001 et appelant à l’officialisation et la reconnaissance de la langue et l’identité amazighs tels que «corrigez l’histoire ! L’Algérie n’est pas arabe», ou encore «la Kabylie n’est pas à vendre». Lors de la prise de parole devant le siège de la wilaya, le porte-parole du RCD, Atmane Maâzouz, et le président du BR de Béjaia, Mouloud Debboub, ont exhorté les manifestants à «se mobiliser contre les élections, celles-ci n’étant qu’une supercherie avec laquelle le pouvoir installera un intendant, un semblant de président qui ne servira que ses intérêts». Avant d’appeler la foule à rééditer l’action le 20 avril, les orateurs ont réitéré la ligne du RCD qui combat pour «l’officialisation de Tamazight et la reconnaissance de l’identité berbère et de toutes les composantes sociales de l’Algérie, avec toutes ses diversités».
elwatan.com | 15-avr.-2014 16:16

Bouira : La marche du RCD a eu lieu malgré les intimidations des services de sécurité
Ils étaient des centaines à prendre part la marche pacifique à laquelle a appelé le parti du RCD, ce mardi 15 avril à Bouira, Tizi Ouzou et Béjaia pour le boycott des élections présidentielles du 17 avril et exiger l’officialisation de la langue amazighe.   Les manifestants qui se sont rassemblés à 11 h au niveau de la place des martyrs, au centre-ville, étaient déterminés à battre le pavé malgré les intimidations et les menaces des services de sécurité qui voulaient les dissuader sous prétexte qu’il y a des personnes qui voulaient perturber la marche.     « À ceux qui veulent que cette marche n’ait pas lieu, nous dirons que nous allons maintenir notre marche. Le rôle de la police est de sécuriser les manifestations et non pas de nous faire peur d’éventuels dérapages », a déclaré devant la foule un jeune organisateur.  « La marche du 20 avril est une tradition chez nous. Aujourd’hui nous sommes ici pour confirmer que le combat pour Tamazight va de pair avec la démocratie. Il n’y a pas de Tamazight sans démocratie et il n’y aura de démocratie sans Tamazight », a-t-il ajouté. A l’occasion, un service d’ordre a été mis en place pour que la marche se déroule dans de bonnes conditions. « La Kabylie n’est pas à vendre », « le boycott des élections », etc..., pouvait-on lire sur les banderoles brandies par les manifestants. Durant toute la marche qui s’est terminée devant le siège de la wilaya, les centaines de marcheurs n’ont cessé de scander des slogans hostiles au pouvoir. « Pouvoir assassin », « Ulac l’vote Ulac » (Pas de vote), « Bouteflika Ouyahia Houkouma Irhabiya » (Bouteflika-Ouyahia, gouvernement terroriste), scandent-ils. Après la lecture de la déclaration du RCD, la foule s’est dispersée dans le calme aux environs de 12h. A signaler qu'un dispositif sécuritaire a été mis en place depuis les premières heures de la matinée à travers plusieurs endroits de la ville.      
elwatan.com | 15-avr.-2014 14:42

Les chaines privées ne sont pas interdites d'accès aux bureaux de vote, selon Messahel
Le ministre de la Communication, Abdelkader Messahel,  a affirmé mardi à Alger que les bureaux de vote seront ouverts le 17 avril à  tous les organes de presse, nationaux et étrangers, publics ou privés, tous  supports confondus, précisant qu'ils pourront assister même au dépouillement.   "Je confirme et je redis que les bureaux de vote seront ouverts à tous  les organe de presse y compris les chaînes de télévision privées de droit étranger  et les envoyés spéciaux", a déclaré M. Messahel à la presse en marge de l'ouverture  d'une exposition sur "La magistrature suprême au service de la nation 1963-2014"  au Centre international de presse (CIP).          Il a ajouté que les représentants des médias, nationaux ou étrangers,  "assisteront et couvriront le déroulement de l'élection présidentielle durant  la journée de vote à travers les bureaux et en même temps ils assisteront à  toutes les phases dont le dépouillement".          M. Messahel a tenu à préciser que "le ministre d'Etat, ministre de  l'Intérieur et des Collectivités locales, n'a ni reçu d'observateurs ni décidé  d'interdire aux chaines privées de droits étrangers et aux envoyés spéciaux  de couvrir le déroulement des opérations de vote dans les bureaux de vote"          "Le Gouvernement algérien agit dans la transparence la plus totale,  donc il est tout à fait normal que tous les organes de presse soient présents  en Algérie pour couvrir le vote au niveau des bureaux en toute liberté, d'ailleurs,  le contraire aurait été anormal", a-t-il souligné, rappelant, à cet égard, la  directive du président de la République qui consiste à faire en sorte que la  présidentielle du 17 avril soit la plus transparente.
elwatan.com | 15-avr.-2014 14:37

Marche du RCD à Tizi Ouzou : Des milliers de manifestants dans les rues
Plusieurs milliers de personnes ont répondu à l’appel du Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD) pour une marche au chef lieu de la wilaya de Tizi Ouzou. La manifestation du RCD n’a pas été empêchée et se poursuit encore à l’heure ou nous mettons en ligne, dans le calme.   Cette action du RCD se veut un appel au « boycott de la mascarade du 17 avril », « Pour l'officialisation de Tamazight et pour une réelle transition démocratique». La procession humaine c’est ébranlée de  l’université Mouloud Mammeri vers 11h30, et devrait aboutir au centre ville, devant le musée de la ville (ancienne mairie). Sur place, il a été constaté la présence du leader du RCD  Mohcine Belabbas aux cotés de l’ex président de cette formation politique, le Dr Saïd Sadi, des élus locaux et des parlementaires. Said Sadi au milieu des marcheurs (Ph: N.Douici)   Mohcine Belabbas : « La main étrangère est à El Mouradia ». Arrivé devant le musée de la ville, Mohcine Belabbas a déclaré au sujet de leur alliance très critiquée  avec les islamistes : « On doit s'entendre même si nous ne partageons pas tout avec eux. Et ce, pour mettre en place de nouvelles refondations ». Devant une foule nombreuse le leader du RCD a ajouté : « Nous n’avons peur de personne. Ils nous font peur et nous accusent de complot avec les étrangers alors que cette main étrangère est à El Mouradia. Ce n’est ni Jean kirry ni l’Emir du Qatar qui vont sortir notre pays de la crise, c’est à nous, aux fils de la nation qui doivent trouver des solutions mais bien nous même». Quant à Saïd Sadi, il s’est dit convaincu que « si la Kabylie boycotte, le système sera mis à genou car la Kabylie n’a jamais joué des coups. Elle a lancé un combat dur, un combat long mais c’est un combat juste ».   À noter que le RCD a appelé à quatre marches à travers le territoire national dont Tizi Ouzou, Bejaia, Bouira et Batna.  
elwatan.com | 15-avr.-2014 13:44

Tipasa : Un chalutier coule au large de Messelmoune, un marin disparu
Quand le petit chalutier Sidi M’hamed quitte le port de Cherchell aux environs de 15h50, les 05  jeunes marins ignoraient le sort qui leurs sera réservé quelques heures plus tard. La mer était calme. La journée était printanière en cet après-midi de lundi.   Entre 18h30 et 19h00, les services des gardes cotes de Cherchell reçoivent un appel. Aussitôt, les éléments de la marine nationale à bord des unités flottantes se dirigent vers l’Ouest, au niveau de  la zone située entre Hadjret-Ennous et Messelmoune. Par solidarité, des chalutiers convergent vers le lieu du drame. Un hélicoptère de la marine nationale arrive est survole la zone où le chalutier Sidi M’hamed  a disparu.  L’état du petit chalutier laissait à désirer. « Nous supposons que la brèche importante est  apparue  subitement  nous déclare le Commandant de la marine nationale, cela avait surpris les jeunes marins qui savent tous nager, ils n’avaient pas eu le temps de mettre leurs gilets de sauvetage ni de libérer l’embarcation de sauvetage attachée au chalutier, car le navire de pêche  a coulé en un temps  éclair à une distance estimée à 3000 m du rivage, notre opération de sauvetage est toujours en cours », conclut notre interlocuteur. Il est 21h45 quand l’hélicoptère de la marine nationale qui se trouvait sur le lieu du drame survole le port de Cherchell, au même moment le chalutier « El Mordjane » dans lequel se trouvaient 04 marins dans un état psychologique et physique très inquiétant rejoint le quai du port de Cherchell.  Pris de panique, les  5 marins se sont jetés à la mer quand leur chalutier commencait à couler. Durant toute la nuit, les unités flottantes des gardes cotes équipées avec le matériel  infrarouge  continuaient les recherches au large de Messelmoune  pour retrouver le jeune marin disparu. Le mardi matin, les marins pécheurs affichaient leurs tristes mines. Le corps de leur camarade n’a toujours pas été repêché.                                                                                                                                          
elwatan.com | 15-avr.-2014 12:08

Présidentielles en France : A Barbès, dans l’indifférence
C’est une fin d’après-midi qui refuse de céder sa place à la nuit. A la sortie du métro de Barbès Rochechouart, beaucoup de sans-papiers et deux fourgons de police, deux univers qui s’ignorent. Entre « LM, LM », « Rym, Rym », « Marlboro, Marlboro », balancés d’un air absent par les jeunes haragas, quelques phrases sur la présidentielle. Paris / De notre correspondant   « J’ai 20 ans, le monsieur a 82 ans (77 réellement, ndlr)et cela fait un an qu’il ne s’est pas adressé au peuple. Je n’ai connu que lui comme président. Le gouvernement, comme Bouteflika, est complètement mort. Ils n’ont rien fait pour le peuple alors place aux jeunes », tranche Mourad.   Hacène est serveur depuis de nombreuses années, d’abord dans un café à Ménilmontant puis à Château-Rouge quand son patron a ouvert un second bar. « Ils disent qu’il se présente au nom du peuple algérien, pas du mien en tout cas. Je n’ai pas été consulté. Ou alors comme depuis l’indépendance, à l’insu de mon plein gré. On ne m’avait jamais demandé mon avis. Je n’ai jamais voté, ni ici ni en Algérie. Je ne me rends au Consulat qu’en cas de force majeure. Il me rappelle trop la hogra des administrations algériennes».   « Tout est vieux en Algérie »    Rachid aussi n’ira pas voter, même s’il le voulait. Brun, maigre, habillé d’un survêtement criard, il survit grâce à des petits boulots. Il est arrivé à Barbès après un long périple à travers l’Europe. « A votre avis pourquoi les jeunes déboursent-ils entre 60 et 70 millions de centimes pour venir en Europe ? Tout est vieux en Algérie, la vie a déserté le pays depuis longtemps. Je vis mieux comme sans-papiers en Europe que durant toute ma vie en Algérie en 27 ans d’existence. Bouteflika n’évoque pour moi qu’un pays figé, momifié. Lui ou un autre, c’est kif-kif »   Venu lui acheter un paquet de Marlboro à 3 euros au lieu de 7, Hamid acquiesce.  « J’ai 60 ans, si j’étais jeune en Algérie, j’aurais fait la même chose que les haragas. Il y a tout et il y a rien en Algérie. Tout pour certains, rien pour la majeure partie de la population. On peut vivre avec rien un moment, pas tout le temps. Mes enfants refusent de s’y rendre, même en vacances. Ils n’ont pas de carte consulaire, je suis le seul à voter. Tout sauf Bouteflika. Dans le monde entier, c’est limité à deux mandats, ce quatrième est de trop ».   Non loin du local du candidat d’Ali Benflis, un sympathisant tente de convaincre trois chibanis à voter pour son champion. Embarrassés, ces derniers tentent de cacher leur scepticisme. « J’avais toujours pensé que le vote était obligatoire. On suivait les consignes de l’Amicale. Au fond de nous-mêmes, on savait que nos voix avaient peu d’importance, qu’elles étaient comptabilisées immanquablement en faveur du régime. On le faisait parce qu’on croyait que les services consulaires allaient nous embêter dans nos démarches. Cette fois-ci, je suis malade par ce qui se passe. Quand je regarde les journaux, j’ai honte de ce qu’est devenue l’Algérie, j’ai honte d’être Algérien ».    
elwatan.com | 15-avr.-2014 11:58

Mohamed-Chafik Mesbah : “Bouteflika sera annoncé vainqueur au premier tour”

Mohamed-Chafik Mesbah, ex-colonel DRS et aujourd'hui politologue a estimé lors de sa participation au Forum Liberté qu'il ne fallait pas espérer un deuxième tour lors de l'élection présidentielle du 17 avril. L'homme est très pessimiste quant à l'avenir de l'Algérie.

Mohamed Chafik Mesbah se fait peu d'illusions sur l'issue du scrutin du 17 avril. Abdelaziz Bouteflika sera vainqueur, et il n'y aura pas de premier tour. Un deuxième tour ? "C’est une perspective à écarter. Il ne faut pas s’attendre que Bouteflika s’engage dans un deuxième tour. Les résultats sont déjà décidés quel que soit le prix à payer, quitte à affronter la population. Même la donne internationale est renvoyée au rebut" a-t-il assuré, d'un air convaincu. Mohamed Chafik Mesbah croit peu en cette élection qui selon lui recueillera seulement un taux de 10% de participation, laissant sous-entendre que les chiffres seront certainement gonflés, qui parle de logique "de terre brûlée", au sein de cercle présidentiel. "Les scores ne correspondront pas à la réalité".

Lors du forum Liberté il s'est inquiété de la situation figée de l'Algérie, estimant que certes les jeux sont faits mais que la solution Bouteflika n'était pas la meilleure pour l'Algérie. Au contraire, "je souhaite que Bouteflika se libère de ses fonctions et se consacrer à sa maladie" a-t-il déclaré. L'homme qui soutient Ali Benflis, qu'il présente comme son "ami", a critiqué les derniers commentaires faits par l'équipe de campagne d'Abdelaziz Bouteflika contre ce candidat rival. "C’est d’un niveau lamentable, exécrable. Cela me fait mal pour l’élite de notre pays. Leurs meetings ont toujours tourné au vinaigre avec une difficulté certaine à mobiliser la population. C’est en tout cas un premier indicateur que la société algérienne est en éveil et qu’elle est capable de réagir", a-t-il indiqué.

Toutefois si le pouvoir reste fort il est possible de l'influencer estime l'ex-colonel, « s’il y a des manifestations le système actuel aura peur» a-t-il enfin déclaré.

Revoir son intervention lors du Forum Liberté http://www.youtube.com/watch?v=qq_Vb6jzJyk&feature=youtu.be&a crédit Journal Liberté

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algerie-focus.com | 15-avr.-2014 11:57

Vidéo. Pour Canal+, la journaliste d’Ennahar, Habiba Mahmoudi est «complètement dingue»

Habiba Mahmoudi, la célèbre journaliste d’Ennahar est décidément entrée dans les annales de l’histoire. Sa prestation sur l’ENTV et sa virulence remarquable à l’encontre des adversaires du Président sortant Abdelaziz Bouteflika ont fait d’elle une célébrité sur les réseaux sociaux et le web. Mais pas seulement puisque même les médias français s’intéressent désormais à cette journaliste algérienne. 

Tristement célèbre, Habiba Mahmoudi continue à défrayer la chronique. Diabolisée par les facebookers algériens, ses interventions ont été analysées par les équipes de Canal+, la télévision française. Et pour l’une des chroniqueuses de la Nouvelle Edition, une émission de Canal+, il ne fait aucun doute Habiba Mahmoudi est «complètement dingue» !

Pour Canal+, la journaliste d’Ennahar est une fanatique de Bouteflika et sa prestation sur l’ENTV est digne d’un «pitbull». «Elle a tellement agressé Ali Benflis et l’invectivait», a fait remarqué encore la chroniqueuse française qui a été choquée par les questions posées par Habiba Mahmoudi à Ali Benflis, le principal concurrent d’Abdelaziz Bouteflika. «C’est la Nadine Morano Algérienne», se moque cette journaliste de Canal+ qui ne comprend pas pourquoi une journaliste d’une télévision privée ne peut pas disposer d’une «certaine liberté de parole».

http://www.youtube.com/watch?v=Ctro1AhuhW8

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algerie-focus.com | 15-avr.-2014 11:33

Barakat réfléchit à un projet politique
Barakat, un mouvement né à la veille de la campagne électorale pour la présidentielle, se projette déjà sur l’option politique pour l’après-17 avril, tout en maintenant des sit-in pacifiques comme action de pression pour le changement de régime. Pour ce faire, le mouvement se dit disposé à travailler avec toutes les forces politiques du pays qui rejettent la violence, pour créer un consensus autour d’une alternative démocratique. C’est dans cette perspective que les animateurs du mouvement Barakat s’emploient déjà à travailler pour finaliser leur plateforme politique. Une plateforme dont certains axes ont été dictés, hier, lors d’une conférence de presse, par la figure de proue du mouvement, Amira Bouraoui : «Nous maintenons nos actions de rue mais nous avons des propositions.» Ainsi résume-t-elle que «le mouvement Barakat œuvre pour l’instauration d’un Etat de droit avec des institutions fortes de leur légitimité, une justice indépendante, des contrepouvoirs populaires efficaces, des syndicats autonomes, une vie politique démocratique réglée par un contrat national, social et politique qui garantisse les libertés individuelles et collectives (…). Le mouvement Barakat œuvre pour la répartition équitable des richesses à travers toutes les régions du pays. Il est pour le droit à la sécurité, au travail, à une école de qualité et moderne». Bref, tout un panel de propositions pour ce mouvement qui revendique une «période de transition». Le mouvement Barakat compte ainsi poursuivre son combat, quel que soit le résultat du scrutin présidentiel du 17 avril. «Cette élection est une non-solution pour nous, on continuera à lutter après le 17 avril pour l’instauration d’une société des libertés, pour la justice sociale et la réhabilitation de la citoyenneté», a déclaré Samir Belarbi, un des membres actifs du mouvement. C’est dans ce registre que l’un des leaders du mouvement, le journaliste et écrivain Mustapha Benfodil, annonce un sit-in devant la Fac centrale le 16 avril. «On s’inscrit dans l’après-17 avril. Nous ne sommes pas pressés», dit il.  «On continuera à lancer des actions et des propositions. Le pouvoir constitue le seul problème pour nous et la première solution est son départ», a affirmé pour sa part Amira Bouraoui. Le porte-parole de Barakat, Sid Ali Filali Kouidri, a insisté quant à lui sur le caractère pacifique des actions du mouvement : «Nous sommes un mouvement citoyen pacifique et transpartisan, nous n’appellerons pas à des actions de confrontation. Nous condamnons la violence.» Et d’ajouter : «Nous ne sommes ni élitistes ni mouvement de masse, nous sommes un mouvement citoyen pacifique. Nous sommes une force de proposition et d’action. Nous sommes des gens pacifiques et pacifistes et nous œuvrons pour le départ du système.» Les animateurs du mouvement Barakat ont, par ailleurs, dénoncé la campagne de dénigrement et d’insultes dont ils font objet, affirmant qu’ils saisiront la justice concernant les accusations formulées contre eux. «Nous rejetons l’ensemble de ces attaques. D’ailleurs, il s’agit d’une question qui sera tranchée par la justice », déclare Lazhari Labter. «Ces attaques, notamment des médias audiovisuels et privés, sont virulentes, indignes et injustifiées. C’est une question qui sera réglée par la justice. Nous rejetons en bloc ces accusations», dit pour sa part un de ses amis du mouvement, qui précise qu’«elles sont punies par le code pénal». Parmi les personnes visées par des poursuites judiciaires, le directeur de campagne de Bouteflika, Abdelmalek Sellal, Amara Benyounès et Abdellah Ghlamallah ainsi que la chaîne de télévision privée Numidia News, précise Abdelghani Badi. A ceux qui accusent Barakat de traiter avec «une main étrangère», Abdelghani Badi, avocat et membre du mouvement, répond : «On voit bien qui a lavé le linge sale de l’Algérie avec un ministre espagnol !» dans une allusion au président Bouteflika qui s’est plaint au ministre espagnol des Affaires étrangères du déroulement de la campagne électorale. Abdelghani Badi a considéré que «la main de l’étranger, c’est le système en place».
elwatan.com | 15-avr.-2014 11:00

«Les candidats font des déclarations de bonnes intentions sans grandes conséquences»
 Juriste et directrice du Centre d’information et d’étude sur les droits des enfants et des femmes (Cidef), Nadia Naït Zaï affirme que les candidats préfèrent surfer entre le conservatisme et le modernisme. Pour que les questions des femmes soient réellement prises en charge dans les programmes politiques, il faut droit que les candidats croient fermement en l’égalité entre les citoyens, aient réellement envie de construire une société juste, égalitaire, où les droits des femmes et des hommes sont respectés. -L’égalité entre femme et homme n’a pas été au centre des débats de cette campagne électorale. Pourquoi, selon vous ? L’égalité entre hommes et femmes n’a pas été au centre des débats de cette campagne électorale car les enjeux politiques mis en avant par les candidats ne laissent aucune place à une proposition de programme politique fondée sur cette valeur. Les propositions de développement économique, politique et autres faites par les candidats doivent intégrer la dimension genre et être conçues pour l’ensemble de la société. Or, ce n’est pas le cas. Ce que nous avons aujourd’hui dans les propositions, ce sont des déclarations de bonnes intentions à l’égard des femmes sans grandes conséquences. Dans l’un des programmes lu, il y a une phrase qui, à elle seule, démontre la difficulté des candidats à faire des ruptures et même à nous proposer un projet de société moderne. «Le projet accorde toute sa place à la femme algérienne, une femme de son temps, mais imprégnée de ses valeurs ancestrales.» Quoi de mieux que de rappeler à la femme la dichotomie le statut dans lequel elle est actuellement, citoyenne dans l’espace public, incapable juridique dans l’espace privé (famille). -Comment expliquer que les questions relatives au code de la famille, source de toutes les inégalités, ne soient pas parmi les priorités des candidats ? Je pense que les candidats préfèrent surfer entre le conservatisme et le modernisme, car cela reflète leur vision de la société qui, d’ailleurs, leur échappe. Ils n’ont aucun problème à parler aisément de progrès scientifique, industriel et autres qu’à aborder la question de l’émancipation des femmes. C’est certainement à cause de l’électorat conservateur qu’ils courtisent. Pour que les questions des femmes soient réellement prises en charge dans les programmes politiques, il faut que les candidats, ou ceux qui ont rédigé pour eux ce programme, croient fermement en l’égalité entre les citoyens, aient réellement envie de construire une société juste, égalitaire où les droits des femmes et des hommes sont respectés. Mais pour savoir s’ils s’approprient les questions relatives à la situation de la femme, il faudrait connaître leur position par rapport au devenir des règles du droit musulman qui sont la source du code de la famille, résultat de la discrimination et violence à l’égard des femmes et leur position par rapport à la séparation du politique et du religieux. Les femmes algériennes sont prisonnières du déni, du refus de réflexion. Lorsqu’une réponse nous sera donnée sur ces deux points, l’espoir pour les femmes d’être citoyenne à part entière renaîtra. -Pourquoi, d’après vous, le débat sur les questions d’égalité est absent de la campagne ? Parce qu’il n’a pas été abordé ni proposé par les candidats comme il n’a pas fait l’objet de rencontres organisées par le mouvement associatif avec ces derniers. Du reste, les médias ou journalistes spécialisés sur ces questions ne l’ont pas non plus développé. Par ailleurs, d’autres priorités politiques ont émergé, ce qui a permis aux candidats d’esquiver la référence à cette valeur qui fait peur, sur cette valeur qu’on a du mal à comprendre, sur cette valeur que l’on ne doit pas diminuer parce que certains pensent qu’ils vont perdre leurs droits. La question à leur poser est : sont-ils capables de nous proposer une déconstruction du droit musulman, source d’inégalité, dont les règles, à la limite de l’archaïsme, sont contenues dans le code de la famille ?
elwatan.com | 15-avr.-2014 11:00

«Tebriha» électorale à Aïn Laâlam la mal-aimée
Une semaine après le lancement de la campagne électorale, Aïn Laâlam s’est vue offrir un quota d’une centaine de logements ruraux N’y a-t-il pas cause à effet entre l’échéance du 17 avril et ce «cadeau» espéré depuis plus d’une décennie par une population qui en avait fait une priorité, avant même le travail ? Virée dans ce village juché dans l’isolement sur une haute colline, à l’orée des monts Sebaâ Chioukh qui font frontière entre les wilayas de Aïn Témouchent et Tlemcen. A 20 km du chef-lieu de wilaya et à mi-chemin de Aïn Tolba, son chef-lieu de commune, l’entrée de Aïn Laâlam se présente après une montée de 2 km en quittant, par une bifurcation, la RN35. Un pâté de maisons agglutinées autour d’une petite mosquée peinte en vert apparaît en premier ; 100 mètres plus loin, en suivant la route tournant à droite, le pâté se positionne à gauche d’une rue principale qui structure le village. Sur la gauche sont alignés une dizaine de locaux commerciaux de 16 m2 chacun, tous d’un programme présidentiel dont l’incongruité le dispute à l’aberration, plantés qu’ils sont sous le même moule qu’en ville. Certains locaux, faute de financement de leurs bénéficiaires par l’un des dispositifs d’aide à l’emploi des jeunes, sont fermés. Le local qui fait office de café, exiguïté oblige, a ses trois tables en plastique disposées dehors. S’il pleut, pas moyen de se mettre à l’abri. Quatre à cinq affiches du candidat Bouteflika sont collées, non sur un site prévu à cet effet, mais en hauteur, sur la devanture des locaux. C’est le seul indice de la campagne électorale en cours. Ici, la propagande politique c’est d’abord et surtout le travail de proximité. Lorsqu’on rappelle à nos interlocuteurs qu’électoralement, Aïn Laâlam représente bien peu – 900 électeurs inscrits sur 1200 habitants – l’un d’eux réagit vivement : «Il faut croire que ces voix ont finalement commencé par compter pour qu’on se rappelle de nous !» Car à Aïn Laâlam, tout le monde vote. Un autre de nos vis-à-vis, qui supervise habituellement le centre des élections, certifie : «On ne sait pas, chez nous, ce qu’est l’abstention.» Pour un troisième intervenant, Bekkouche Lakhdar, il n’est pas question de gâter son plaisir en se triturant l’esprit pour savoir si l’autorité cherche à acheter les voix des habitants : «La fois où l’autorité s’était rappelé de notre existence, c’est en décembre 1999, parce que notre douar a été l’épicentre du séisme qui avait sinistré la wilaya. Il avait alors bénéficié, pour sa reconstruction, de 70 logements ruraux dont malheureusement seuls 34 ont été réalisés en totalité en 2003, alors que le reste demeure à ce jour à l’état de gourbis, sans électricité ni assainissement.» Propagande politique Lakhdar, qui se bat bec et ongles depuis des années pour son village, préside l’association de quartier Essalam. En fait, c’est l’association du douar : «Mais que faire, la réglementation ne reconnaît que l’association de quartier, comme si Aïn Laâlam était un quartier inclus dans l’agglomération du chef-lieu de commune !» Lorsqu’on relève que le hameau d’avant 1999 a tout de même triplé de superficie, nos interlocuteurs rappellent que parce que l’agglomération avait été rayée de la carte, il a fallu la reconstruire : «Nous en avons profité pour agrandir l’espace vital et réduire le niveau d’entassement dans nos haouchs. Nous l’avons fait avec de maigres aides publiques, des aides à la reconstruction, curieusement arrêtées à hauteur de 200 000 DA alors qu’en ville, le montant accordé atteignait 300 000 DA.» Avec le nouveau quota de logements – 126 – le village respire. Il s’est empressé de construire, le lendemain même du traçage des parcelles par les services techniques de l’APC. La majorité des bénéficiaires n’a même pas attendu une décision officielle d’affectation individuelle ni le versement de la subvention de la CNL : «Nous ici, on ne s’est jamais plaint du chômage, mais du manque de logements. On vit à l’étroit chez nous. La famille nucléaire, on ne sait pas ce que c’est. Le village perd chaque année une partie de ses enfants. Ils sont plus nombreux ailleurs qu’ici. La terre ne fournit pas assez de travail. La solidarité traditionnelle supplée au reste, chacune des 250 familles compte un ou deux de ses membres qui sont militaires ou fonctionnaires et font vivre les autres. On vit plutôt en communauté, d’où le fait que la consigne de vote passe, ici.» Aïn Laâlam, selon d’autres interlocuteurs, se plaît à croire que si elle reconnaît depuis quelque temps un meilleur sort, c’est parce que l’APC à majorité RND de Aïn Tolba est tombée aux dernières municipales. On oublie que le Premier ministre est passé à Aïn Témouchent, il y a trois mois, avec dans sa hotte de père Noël, comme il s’était défini lui-même, une cagnotte de 23 milliards de dinars dont une bonne part réservée au volet habitat. Non, on tient plutôt à la version du changement de majorité à l’APC, celle-ci ayant entraîné la chute du délégué communal imposé à Aïn Laâlam par Aïn Tolba durant trois mandats. «C’est pourtant un enfant du douar, mais qui était élu à chaque fois avec le surplus des voix gagnées par le RND, liste unique oblige, à Aïn Tolba, alors qu’à Aïn Laâlam, il était désavoué à chaque scrutin.» On monte au pinacle le nouveau délégué communal FLN car, à Aïn Laâlam, on ne connaît d’autre sigle partisan que celui-ci et celui du RND : «Nous attendons beaucoup de notre délégué. Que va-t-il pouvoir faire alors que seulement 70 lots de 99 m2 ont été tracés ? Où va-t-il trouver l’espace pour les 126 qui lui ont été concédés par le maire ? Que va-t-il faire pour satisfaire le reste des 304 demandes qu’il a enregistrées ?» Sollicité sur ces interrogations, l’édile indique qu’il dispose d’un espace pouvant accueillir 39 lots, un terrain qui pour l’heure est inondé par les eaux usées. Il espère trouver une oreille attentive auprès du conseil municipal pour financer l’éloignement du rejet des égouts. Mais que faire pour le reste comme pour les programmes à venir s’il y en a ? Faut-il prendre sur les terres agricoles ? C’est la seule alternative envisageable, répond-il. Pourquoi ne pas construire en hauteur ? «Mais le logement rural est individuel !» En définitive, la solution imposée est un problème parce que, lui a-t-on assuré, ici, il n’est pas question d’autres types de logement peu consommateurs d’espace. Pour sa part, l’édile est préoccupé par un autre souci, celui d’une autre solution qui, sur la durée, s’est transformée en problème. En effet, le village avait bénéficié d’un centre de soins à la faveur du séisme de 1999. Bâti en structure légère, il a dépassé sa durée de vie mais, surtout, contient de l’amiante. On veut lui faire admettre que tant que les fibres d’amiante ne commencent pas à s’effilocher, il n’y a aucun problème pour la santé ! En le quittant, voyant débouler un microbus de transport, un de nos accompagnateurs réagit avant que nous formulions une remarque : «Regardez-le, il est vide. Vendredi et samedi, il n’y a pas de transport public. Il n’y a que deux navettes les jours ouvrables. Pourquoi les bus de la ligne Témouchent-Tlemcen s’arrêtent-ils à tous les villages et pas dans le nôtre ? Ne sommes-nous pas, nous aussi, des Algériens ? Pourtant, on ne demande pas que les bus grimpent jusque chez nous, mais qu’ils fassent juste un arrêt à l’embranchement. Pour les 2 km restants, c’est notre problème, l’essentiel étant qu’on puisse partir et revenir quand on veut.» Un autre villageois explique que le désenclavement du douar ne sera véritablement effectif que si les wilayas de Tlemcen et de Aïn Témouchent s’engagent dans un développement complémentaire du réseau routier : «Savez-vous que Aïn Laâlam n’est qu’à 7 km au sud-ouest du chef-lieu de commune, Sebaâ Chioukh ? Ne peut-on relier les deux agglomérations par une route, ce qui aurait des retombées au plan socioéconomique considérables pour leur désenclavement ? Les 17 000 habitants de Sebaâ Chioukh ont présenté cette demande à leur wali et nous à nos autorités, mais il n’y a eu personne pour entendre.» Faut-il attendre d’autres présidentielles pour que toutes les Aïn Laâlam d’Algérie soient moins mal-aimées ?  
elwatan.com | 15-avr.-2014 11:00

Egalité entre hommes et femmes, un problème de seconde zone
Force est de constater que la question du code de la famille, source d’inégalité, continue à être reléguée au second planen raison du conservatisme rampant qui mine la société. Les candidats à la présidentielle ne font que refléter le conservatisme qui règne au sein de notre société. Les questions relatives à l’égalité entre hommes et femmes sont quasiment absentes du débat de la campagne électorale. Exception faite de Louisa Hanoune, qui fait de ce sujet son cheval de bataille, les cinq autres candidats – même si certains y consacrent quelques chapitres – n’ont pas donné la place qu’il faut à ce thème qui reflète le projet de société proposé aux électeurs. Ainsi, Abdelaziz Belaïd affirme que la femme «jouit des mêmes statut et importance que l’homme, sans discrimination aucune». De ce fait, «au besoin», il propose «d’adapter et de développer la législation, d’intensifier le travail afin que la femme occupe la place qui est sienne dans les institutions de la République et se positionne dans les sphères de prise de décision, de lui confier la responsabilité suivant les considérations de compétence et de qualification exigées par le poste ou la fonction sans tenir compte du sexe et de lui assurer la protection contre toute forme d’injustice, d’abus et de violence à l’intérieur ou à l’extérieur de la famille». Cependant, Abdelaziz Belaïd ne précise pas les mesures qu’il compte mettre en place pour concrétiser son programme sur le terrain. Ali Fawzi Rebaïne préfère diluer les questions dans le chapitre consacré à la famille et aux problèmes sociaux, promettant toutefois des solutions pour éviter toute discrimination. Le président-candidat Abdelaziz Bouteflika s’engage à mobiliser un surcroît d’efforts et de moyens pour consolider les acquis de la femme et la réalisation de nouvelles avancées dans la protection de ses droits et sa pleine participation à la vie politique, économique et sociale. Il prévoit une nouvelle stratégie de promotion et d’insertion de la femme, notamment dans la sphère économique, et le renforcement de la législation en matière de lutte contre les violences à son égard. Le programme de Louisa Hanoune est le plus engagé en la matière ; il prévoit carrément l’abolition du code de la famille, source de toutes les inégalités et qualifié par la candidate «d’obscurantiste, de discriminatoire et contraire à l’article 29 de la Constitution qui considère les citoyens égaux devant la loi». Elle propose de lui substituer une loi civile garantissant l’égalité entre la femme et l’homme devant la loi en matière de statut personnel. Comme Ali Fawzi Rebaïne, Moussa Touati aborde la question des droits des femmes sous l’angle de la famille. En quelques phrases, il résume toute la problématique de la prise en charge de la famille, la femme au foyer et l’encouragement de la femme travailleuse, ainsi que la généralisation des écoles coraniques, des crèches et du préscolaire. Par contre, le programme politique, du candidat Ali Benflis fait état d’une stratégie en faveur de la promotion du rôle de la femme dans le développement national, mais en ce qui concerne le code de la famille, il préfère engager une réflexion. Il promet de mettre en place un dispositif légal et institutionnel de protection de la femme contre toute forme de violence, de sensibiliser, prévenir, dissuader et sanctionner des pratiques devenues courantes dans notre société comme les diverses formes de harcèlement et la violence conjugale ou domestique, tout en assurant une meilleure protection, un accompagnement et une prise en charge adéquate des victimes de ces violences. Il propose aussi de consacrer l’égalité des chances et l’égalité de genre dans les assemblées élues et les hautes fonctions à travers la promotion par les compétences et de réduire les discriminations à l’égard des femmes, de leur garantir une meilleure intégration socioéconomique, notamment par l’accès aux sources de financement et à l’investissement sous toutes ses formes, du microcrédit aux investissements économiques importants, de créer les conditions pour promouvoir et soutenir les métiers et activités économiques féminines, en particulier dans le secteur informel et en milieu rural, et leur assurer, dans ce cadre, une meilleure protection sociale et un accompagnement efficient en situation de détresse. Il envisage de favoriser l’intégration des associations de la société civile œuvrant dans les domaines de la promotion et de la protection de la femme, de la mère et de l’enfant à l’action publique. Force est de constater que la question du code de la famille, source d’inégalité, continue à être reléguée au second plan en raison du conservatisme rampant qui mine la société. Excepté Louisa Hanoune qui veut abolir ce texte inégalitaire, les autres candidats restent encore attachés à cette logique qui veut maintenir l’inégalité en droit à la citoyenneté. En fait, ils ne font que refléter le conservatisme qui règne au sein de notre société.
elwatan.com | 15-avr.-2014 11:00

«Sans la fraude, il y aura un deuxième tour»
Si le prochain scrutin se déroule dans la transparence, il y aura un deuxième tour et étant la principale force politique organisée, je serai au deuxième tour.» C’est là une certitude de l’unique candidate à la prochaine joute électorale. Louisa Hanoune croit en ses capacités et en celles de sa formation qui l’a portée pour se présenter à l’élection du 17 avril. Lors d’une conférence de presse animée hier au siège de sa formation, Hanoune a dressé un bilan de sa campagne électorale qu’elle qualifie d’être une «réussite». Elle a relevé que tout au long de la campagne, sa formation politique n’avait pas recouru aux propos «blessants et insultants et aux discours régionalistes ni appelé à l’intervention étrangère pour créer une transition politique dans le pays, comme l’avaient fait certains». Sa stratégie de campagne, dit-elle, a consisté en la confrontation des idées et des programmes. «Nous avons mené une campagne propre avec un argumentaire politique inattaquable. Nous n’avons fait appel ni aux courtisans ni aux arrivistes et encore moins aux revanchards qui veulent déstabiliser le pays», explique la candidate à la magistrature suprême. Cette campagne, de l’avis de Mme Hanoune, a permis, encore une fois, de démontrer que la femme algérienne n’est pas «inférieure» et qu’au contraire, elle est dotée d’une capacité «d’endurance extraordinaire», pouvant relever tous les défis se présentant à la société. La leader du Parti des travailleurs a osé, dit-elle, tenir tête et a pu contourner les pièges de ses détracteurs. Elle revient, à cet effet, sur les incidents qui ont entaché son meeting dans la région de Ouargla et accuse ouvertement Tahar Belabes qui s’est érigé, selon elle, en porte-parole pas seulement des chômeurs du Sud mais de toute la population de cette ville, d’avoir instruit des gamins pour chahuter et perturber son meeting. «Contrairement aux autres candidats et leurs représentants, j’ai tenu mon meeting et parlé pendant plus d’une heure, et ce, en dépit des agitateurs envoyés par Tahar Belabes. Ce dernier est aux abois, c’est pour cette raison qu’il procède de la sorte», assène Louisa Hanoune. D’après elle, les agissements de Tahar Belabes, qui a des liens étroits avec les organisations étrangères et l’association Rachad, la confortaient dans ses propos : l’Algérie «pourrait sombrer dans l’anarchie et le désordre», fruit «d’un complot machiavélique et savamment» préparé par des organisations voulant la déstabilisation du pays. La leader du PT n’a pas aussi ménagé son rival dans cette course à la magistrature suprême. Elle accuse les partisans de Benflis d’avoir tenté de «saboter» ses meetings dans les régions de Batna et Khenchela, mais ses supporters et les cadres de son parti ont déjoué ce «complot». L’unique candidate à l’élection du 17 avril a chargé le candidat Benflis, qualifiant son programme «de creux». Interrogée, par ailleurs, sur les échanges qui ont eu lieu entre le président sortant et le ministre des Affaires étrangères espagnol, Mme Hanoune a d’abord rappelé que toutes les réformes politiques initiées par le président sortant ont échoué avant de préciser : «Je pense que Bouteflika ne s’est pas plaint auprès de son hôte espagnol, il a dressé un constat, mais au demeurant c’est maladroit de sa part.»  
elwatan.com | 15-avr.-2014 11:00

«Le moment est venu d’aller vers une transition démocratique»
«Le pays offre un spectacle désolant de division. La course vers l’inconnu est engagée par des aventuriers aveuglés par leurs intérêts», prévient Saïd Khelil, l’un des précurseurs du combat démocratique en Algérie. -Les Algériens sont convoqués le 17 avril pour un scrutin présidentiel inédit à bien des égards. Dans quelles conditions politiques se tiendra cette élection ? Cette élection se tiendra sur un fond de crise exacerbée et dans un contexte social de grande tension sans compter un environnement international de déstabilisation, notamment à nos frontières sud. C’est vous dire que c’est l’échéance de tous les risques pour le pays. Des affrontements claniques, des scandales financiers impliquant de hauts responsables ne sont pas faits pour apporter la sérénité. -D’aucuns pensaient que le président sortant n’allait pas briguer un quatrième mandat en raison de son bilan très contesté et surtout de son état de santé incertain. Quel commentaire vous inspire sa candidature ? Je suis de ceux qui pensaient que dans la sphère des décisions, il y avait encore suffisamment de raisons pour ne pas défier les lois de la biologie humaine. Malheureusement, ils ont osé. Sans doute, cette fois-ci les magiciens, faiseurs de consensus de régimes, seront pris de court par des contradictions insurmontables. -En cas d’élection du président-candidat pour un quatrième mandat, quelles seraient les conséquences politiques sur le pays ? Un gage de stabilité ou un renforcement d’un statu quo périlleux ? La campagne électorale nous a donné déjà un aperçu de l’après-17 avril, des régions entières dans l’agitation dangereuse, des communautés stigmatisées : le pays offre un spectacle désolant de division. La course vers l’inconnu est engagée par des aventuriers aveuglés par leurs intérêts. -Quel regard portez-vous sur les quinze ans de règne de Bouteflika ? Des analystes, experts, politologues, hommes politiques, tous éminents, m’ont précédé dans ces colonnes pour évaluer ce règne. Ils l’ont fait sans complaisance, unanimes à interpeller le pouvoir sur des risques majeurs, s’il venait à persister dans son entêtement à perpétuer le statu quo. J’ajouterai que Bouteflika a travaillé avec une administration, un système en place depuis 1962, des institutions politiques obsolètes et une armée ultradominante. Mal élu, fragilisé, il s’est acharné à conquérir le pouvoir, tout le pouvoir. Depuis, d’énormes déficits de gouvernance ont complètement gangrené le pays livré à une faune prédatrice qui a colonisé les espaces politique et économique. Les équilibres au sein du système sont rompus, ouvrant la voie à l’incertitude. La société tétanisée et malmenée observe avec ahurissement une scène politique digne du carnaval de dechra. -La situation politique est extrêmement tendue à la faveur de cette élection présidentielle. L’opinion redoute une explosion violente. Ce risque est-il plausible ? Cette appréhension est légitime comme nous l’avons dit précédemment, des prémices d’explosion sont présentes. La campagne électorale les a accentuées. La région du M’zab est livrée à la violence mortelle, depuis des mois, devant des responsables complètement impuissants, tant le déficit de la gestion politique est abyssal. D’autres régions ont connu de fortes agitations parfois à cause de discours approximatifs loin de la hauteur de vue exigée à ce niveau, l’allégeance primant sur le reste. -La classe politique est fortement divisée sur la démarche à suivre pour l’instauration d’un système démocratique. Entre participation, boycott et autres qui ont fait carrément le choix de s’inscrire en dehors de l’agenda électoral. Quelle est la position du courant que vous représente ? Etes-vous opposé au 4e mandat? Il s’agit de rappeler une vérité historique, le pays n’a jamais connu de légitimité populaire depuis le 5 juillet 1962. Le quatrième mandat, comme le premier, s’inscrit dans cette constance du régime basé sur le pouvoir de l’armée qui désigne ses présidents, y compris Boudiaf, malgré la compassion que l’on peut avoir pour un des pères de la nation. C’est vous dire la responsabilité de cette institution face à notre nation aujourd’hui, elle ne saurait s’en laver les mains face à son destin. Qu’on ne vienne pas nous dire qu’elle est neutre et que c’est le peuple qui vote. Le moment est venu d’aller vers une transition démocratique à travers un compromis historique engageant toutes les composantes de la nation. -La proposition d’une transition politique s’est imposée dans le débat politique. Que pensez-vous de cette option ? Enchaînant sur la précédente question concernant cette élection, nous sommes déjà dans l’après-17 avril, tant cette formalité est insignifiante face à une réalité politique et sociale qui a d’autres exigences autrement plus profondes pour sa prise en charge. Oui, la transition politique est le véritable enjeu dans notre pays, si la raison et le patriotisme venaient à s’imposer. Si nous regardons autour de nous, en Afrique du Nord, deux scénarios nous interpellent : le premier est l’Egypte qui refait notre parcours erroné, le bon sens nous dicte d’éviter de rééditer cette erreur historique. Le second est la Tunisie qui nous administre une leçon de citoyenneté, de patriotisme et de grande maturité politique en rentrant de plain-pied dans la modernité politique, expérience inédite dans tout notre espace géopolitique. En principe, le choix est vite fait, aussi nous appelons de tous nos vœux à un sursaut patriotique, au réveil de l’orgueil national pour rejoindre nos voisins dans l’édification d’un Etat de droit, aux légitimes et nobles aspirations d’un peuple qui a tant sacrifié. Ce pays dispose d’une élite qui rayonne à travers le monde et est marginalisée chez elle, capable de porter ce rêve fou en soulevant des montagnes. Pour une fois, sans démagogie aucune, revendiquons-nous de nos vaillants combattants qui nous ont libérés du système colonial. Nous avons le devoir de continuer leur combat, y compris contre nous-mêmes. Concernant le bilan du président, nous ne pouvons éluder le champ économique, des experts nationaux parlent de la décennie de la dernière chance pour se remettre à niveau et mettre l’économie sociale sur les rails.Notre génération, fenêtre démographique des 50-70 ans,  a accumulé une expérience, un savoir-faire qu’il s’agit de fructifier et transmettre aux générations futures avec lesquelles le lien est rompu, tant l’école est sclérosée, stérilisée par l’idéologie. Aussi rien ne peut se faire sans sa profonde réforme. -La campagne se termine sous haute tension, surtout après la sortie menaçante de Bouteflika à l’égard du candidat Benflis. Qu’est-ce que cela signifie ? En effet, nous faisons part de notre inquiétude. Une inquiétude perceptible dans la société qui vit dans un climat d’angoisse. Il faut appeler à la vigilance. Pour revenir à votre question, cette évolution est signe d’affolement et d’une situation qui n’est pas maîtrisée. Cela commence avec des dérapages verbaux et nous ne savons pas comment cela finira. -Vous faites partie d’une génération de militants politiques qui a connu les affres de la clandestinité, puis qui a eu un rôle de premier plan au lendemain de 1989, avant d’être «éclipsée» des projecteurs au milieu des années 1990. Quel regard portez-vous sur ce parcours politique qui a fortement marqué une période charnière de l’Algérie contemporaine ? Nous sommes fiers d’avoir milité dans notre pays, d’avoir donné de notre personne pour instituer des valeurs de liberté et de démocratie, idéal inextinguible de tout être humain.Ce n’est rien à côté du sacrifice suprême de nos aînés et de nos camarades de lutte à la mémoire desquels je m’incline. Effectivement cela n’a pas été facile pour sauvegarder son autonomie de décision, en son âme et conscience, il est nécessaire de s’éclipser des projecteurs. N’empêche, nous sommes restés solidaires de cette population avec qui nous avons partagé des peines et des espoirs pendant les périodes très dures du terrorisme, de la répression du pouvoir en 2001 et plus modestement dans la vie quotidienne. Aujourd’hui, forts de cette autonomie, nous pouvons nous permettre de faire un appel au rassemblement commémoratif du 20 avril pour réaffirmer les valeurs pour lesquelles nous avons lutté. Il est vrai qu’activer en politique dans un espace totalement verrouillé n’est pas chose aisée. Aujourd’hui, les hommes de conviction sont plus que jamais utiles à la sauvegarde du pays afin d’impulser le changement salutaire pour l’instauration de la deuxième République dans notre chère patrie.
elwatan.com | 15-avr.-2014 11:00

Le général Yala appelle à un vote massif en faveur de Benflis
Le général à la retraite, Mohand Tahar Yala, a appelé à un vote massif en faveur du candidat Ali Benflis. Après avoir renoncé à sa candidature à la présidentielle, il choisit ainsi de voter pour celui qu’il estime capable de sortir le pays de sa crise actuelle. «Encerclé à l’extérieur par les conflits, miné de l’intérieur par un système de gouvernance à bout de souffle, bâti sur le mensonge et la corruption généralisée sous toutes ses formes, le pays est aujourd’hui prisonnier d’un clan qui a accaparé toutes les institutions de l’Etat», dénonce-t-il encore, estimant que «seule une participation massive du peuple et sa détermination à imposer le respect de son choix souverain pourront faire échec à cette dérive». Le général à la retraite dit ainsi rejoindre l’appel solennel au peuple lancé par le président Liamine Zeroual à participer massivement au prochain scrutin du 17 avril pour rejeter le pouvoir de ce clan et ouvrir la voie à une véritable transition démocratique. «Lors de cette campagne électorale, nous avons pu constater que seul le candidat Ali Benflis est en mesure aujourd’hui d’enclencher le changement réclamé par l’écrasante majorité du peuple. Dans chacune des 48 wilayas où il s’est rendu, des milliers de citoyens, parfois des dizaines de milliers, se sont déplacés pour soutenir sa candidature et son programme, lequel ouvre indéniablement la voie à un véritable changement», a-t-il relevé, affirmant que Ali Benflis s’est engagé de manière solennelle à rassembler tous les Algériens et toutes les Algériennes dans le cadre d’un dialogue national sans exclusive pour organiser la transition vers un véritable Etat de droit. «Nous appelons tous les Algériens et toutes les Algériennes à se rendre massivement aux urnes et voter pour le changement. Nous appelons tous ceux qui, de toutes les profondeurs de l’Algérie, soutiennent notre projet pour l’avènement d’un Etat de citoyenneté, à mobiliser tous nos sympathisants pour un vote massif en faveur de Ali Benflis», insiste M. Yala qui dit mesurer tout l’enjeu de ce scrutin qui sera déterminant pour l’avenir de l’Algérie. Cet avenir est menacé, selon lui, par «la volonté de ce clan de se maintenir au pouvoir coûte que coûte contre la volonté du peuple», prenant le risque d’«une déstabilisation majeure qui expose l’Algérie à l’ingérence des puissances extérieures». «Ce pouvoir suscite une défiance rarement égalée dans notre histoire, poursuit-il. En atteste le rejet massif de la population dont il a fait l’objet partout où les représentants du président-candidat absent se sont déplacés dans le cadre de la campagne électorale et malgré les sommes colossales déversées pour tenter de soudoyer les citoyens.» «En réponse, ils n’ont pas hésité à menacer le peuple par un chantage inadmissible à l’instabilité et au chaos s’il refuse de se plier à leur volonté. Dans toutes les régions où ils sont passés, ils ont semé la haine et la division, en insultant le peuple jusqu’au point malheureusement de provoquer des réactions violentes. Seule la fraude généralisée qu’ils ont préparée depuis plusieurs mois est susceptible aujourd’hui de leur permettre de se maintenir au pouvoir», prévient-il, ajoutant que «cette situation est inacceptable». Ce général à la retraite appelle ainsi à «faire du 17 avril la date du déclenchement d’une révolution morale qui permettra au peuple algérien de renouer avec le fil de son histoire légendaire pour retrouver la place qui est sienne dans le concert des nations et relever les immenses défis que nous impose le nouvel ordre mondial».
elwatan.com | 15-avr.-2014 11:00

Le rival en puissance
Dimanche 23 mars, début de la campagne électorale pour l’élection présidentielle. Le candidat Ali Benflis anime son premier meeting à l’ouest du pays, dans la wilaya de Mascara. La campagne commence en douce. La salle omnisports de la ville de l’Emir Abdelkader rassemble une assistance nombreuse venue écouter l’ancien chef de gouvernement, qui termine sa première tournée dans la région par un mémorable bain de foule et un meeting auxquels ont participé des milliers de partisans. Le discours du candidat, qui insiste à chaque fois sur la non-violence, passe bien. Ali Benflis revient toujours sur l’explication de son «projet de renouveau national». Quelques axes retiennent l’attention : «L’indépendance de la justice, le pluralisme politique, la liberté de la presse», ce que le candidat appelle «la société des libertés». Mais l’aspect de son projet qui revient le plus dans ces discours, c’est sans conteste sa proposition concernant l’élaboration d’«une Constitution consensuelle, en association avec tous les acteurs politiques de la société civile et des personnalités nationales». Ali Benflis n’a pas dépassé les limites de la bienséance, même en critiquant le président-candidat à propos de la non-limitation des mandats imposée en 2008 via un Parlement croupion. Personne n’aurait misé un rial sur un candidat qui n’est soutenu ni par le FLN dont la direction, menée par le très contesté Amar Saadani, a préféré soutenir le président sortant ni par les autres. Tous les partis appartenant à ce que l’on appelle la mouvance nationaliste ont été transformés en comité de soutien à la candidature de Abdelaziz Bouteflika. Ali Benflis est resté cependant serein et surtout très confiant. Il a réussi une grande sortie dans le fief de son concurrent, Tlemcen. Son discours de rupture a été vite adopté. L’ancien chef de gouvernement a réussi à un deuxième test dans la wilaya de Tizi Ouzou, où la contestation du pouvoir en place et le rejet du 4e mandat compliquent la tâche pour les candidats à l’élection présidentielle. Ali Benflis anime son meeting dans une salle de la maison de la culture pleine, se permettant même un bain de foule. Passant avec succès le test kabyle, le candidat, qui se veut rassembleur, profite des erreurs de ses adversaires et suscite, là où il passe, l’adhésion de milliers de citoyens. A Sétif, Bordj Bou Arréridj et Béjaïa, où tous les autres candidats ont été rejetés, Ali Benflis fait salle comble. S’il est vrai que l’ancien chef de gouvernement a entretenu ces dernières années, comme il le dit, ses réseaux de soutien, le rejet du 4e mandat lui a ouvert grand les portes. Et aussi les discours et sorties médiatiques à l’emporte-pièce du directeur de campagne du président-candidat, Abdelmalek Sellal. Suscitant une opinion favorable à l’Ouest, Ali Benflis fait un tabac à l’Est et au Centre. A Batna, Souk Ahras, Annaba, Khenchela, Oum El Bouaghi…, dans toutes les wilayas de l’est du pays, des dizaines de milliers de partisans ont assisté à ses meetings. Même dans les petites localités où il a animé des rassemblements de proximité, parfois tard dans la soirée, l’ancien chef de gouvernement capitalise la sympathie dont il bénéficie. Au-delà de la large adhésion à son discours, il faut le dire, le candidat à l’élection présidentielle s’est imposé comme un symbole du rejet du 4e mandat du président sortant. C’est autour de lui que se cristallise l’opposition à Abdelaziz Bouteflika. C’est la raison pour laquelle il est perçu comme une menace aux desseins de ce qu’il qualifie de «partisans de la présidence à vie». Après avoir vérifié sa large popularité dans les 48 wilayas où il a fait campagne, Ali Benflis, le rival du président sortant, n’a cessé d’avertir sur le spectre d’une fraude généralisée. Pour lui, comme il l’a confié dans une déclaration reprise par la presse, il n’y a pas l’ombre d’un doute : il va gagner. Erratum : Dans notre article sur le meeting du candidat Ali Benflis à Rouiba, nous avons confondu une personne présente dans la salle avec le général à la retraite Rachid Benyellès. Nous nous excusons auprès de lui pour cette erreur involontaire.
elwatan.com | 15-avr.-2014 11:00

Orchestrée par les partisans de Bouteflika : Ignoble cabale contre Benflis
Absent de la campagne électorale, Abdelaziz Bouteflika a fait deux apparitions furtives ces deux derniers jours. Deux phrases prononcées à l’arraché, l’une face au ministre espagnol des Affaires étrangères et l’autre face à Lakhdar Brahimi, ont suffi aux partisans du chef de l’Etat et à ses relais médiatiques pour crier au complot et créer un climat de psychose qui pèse de plus en plus lourd sur le pays.Visiblement pris de panique, le président-candidat, utilisant son statut de chef de l’Etat pour bénéficier de la primeur au journal télévisé des médias publics, joue sur la peur. Et lorsque le candidat Ali Benflis met en garde contre des tentatives de fraude et appelle les fonctionnaires de l’Etat à assumer leurs responsabilités, ses propos sont transformés en menaces. Même quand l’ancien secrétaire général du FLN a demandé aux citoyens de surveiller leurs voix, l’appel est sorti de son contexte et devient, pour le chef de l’Etat et ses partisans, un «appel à la rébellion». Conscient que les séquelles des années de terrorisme vécues par le pays durant la décennie 1990 sont toujours vivaces, Abdelaziz Bouteflika surfe sur la peur de voir le pays replonger dans le cercle vicieux de la violence. Pis, profitant de l’échec des transitions dans certains pays, notamment la Libye et l’Egypte, les partisans du quatrième mandat font profiler un chaos imminent, occultant de fait les vrais risques que représente justement une énième fraude de ce scrutin. A peine prononcées, les phrases du chef de l’Etat deviennent une bible et sont reprises comme des refrains d’hymnes nationaux par les chaînes de télévision et journaux privés qui font campagne pour Bouteflika, offrant ainsi le spectacle de la propagande des grandes dictatures avec comme cible Ali Benflis. Sont lancés à l’unisson des slogans appelant les Algériens «à déjouer le complot qui vise à légitimer une intervention étrangère» dans le pays. Alors qu’il est le monopole de Louisa Hanoune, ce sujet d’un risque d’intervention étrangère devient, comme par enchantement, une menace sérieuse aux yeux des proches de Abdelaziz Bouteflika. Tension entretenue Dans ces boucliers levés contre la «destabilisation», les médias proches de Bouteflika désignent sans ambages Ali Benflis et lui prètent les pires visées. Les animateurs du mouvement Barakat et les médias indépendants, ainsi que ceux qui appellent au boycott du scrutin, sont par ailleurs vus non comme des opposants, mais plutôt comme des «ennemis» à abattre. Tous ces Algériens qui ne soutiennent pas un quatrième mandat deviennent des pestiférés et des agents à la solde de puissances étrangères. Pourtant, c’est à un ministre des Affaires étrangères d’une puissance étrangère (l’Espagne) que Bouteflika s’est plaint des propos de Ali Benflis. C’est également en pleine campagne électorale que le chef de l’Etat sortant a fait venir le chef de la diplomatie américaine et l’émir du Qatar. Mais cela est justifié par la propagande officielle comme «un succès» de la diplomatie de Bouteflika. Cette nouvelle chasse aux sorcières n’est pas sans conséquences. La cabale lancée contre Benflis atteint des seuils surprenants dont la logique a de quoi inquiéter. C’est aux instances de surveillance du processus électoral – dans sa phase concernant notamment le déroulement de la campagne électorale – que revient théoriquement la tâche de confondre tout manquement à l’éthique, qui plus est lorsqu’il s’agit d’appels à la violence. C’est vers elles qu’auraient dû aller les plaintes de ceux qui s’estiment «menacés». Or, en l’occurrence, c’est un candidat bénéficiant de l’appui décisif et pratiquement assumé de l’appareil de l’Etat qui, non seulement crie au loup, mais voue le candidat adverse à la culpabilité de couver des desseins funestes pour le pays. Cette escalade ne peut pas rester dans le cadre de la confrontation entre candidats que la proximité du jour J pousserait à muscler leurs propos.Dans ce contexte, c’est un chef d’Etat, candidat à sa succession, qui, par deux fois, prend à témoin des hôtes reçus en principe au nom de l’Etat et non au nom de sa propre direction de campagne, sur les «ruades» par trop agressives de son rival. Faut-il s’attendre à une action qui serait intentée contre Benflis et ses partisans ou Bouteflika joue-t-il simplement la victime pour un tant soit peu rattraper ce qui peut l’être d’une campagne à plusieurs égards calamiteuse ?
elwatan.com | 15-avr.-2014 11:00

Zéralda sous le choc
Hadouche Akram Yacine a été froidement assassiné, dans l’après-midi de dimanche dernier, près de son domicile, boulevard Ben Fedha, dans la ville de Zéralda, par un jeune venu de Sidi Bel Abbès pour assister au meeting organisé par les pro-Bouteflika à la Coupole du complexe Mohamed Boudiaf. Selon le père de la victime, Ahmed Hadouche, Akram était en compagnie de deux voisins dans le quartier lorsque deux bus remplis de jeunes ont stationné pour laisser quelques jeunes filles, qui étaient à leur bord, faire des achats. Selon les propos du père, en larmes, les insultes, le langage injurieux et le comportement indécent de ces jeunes venus soutenir le président-candidat a fait réagir Akram. Sous l’effet de la drogue ou de l’alcool, un des jeunes descend, le poignarde et regagne le bus. Sa tentative de fuite n’a pas réussi puisque les jeunes du quartier ont caillassé le bus pour l’arrêter, en attendant l’arrivée des policiers. Ces derniers ont conduit l’auteur du crime au commissariat. «Sous le choc du coup de couteau, mon fils a sollicité l’aide de notre voisin, propriétaire d’un magasin d’alimentation générale. Avant que ce dernier ne vienne à son secours, il s’est jeté sur une voiture qui passait. Baigné de sang, notre voisin l’a emmené à l’hôpital où il a rendu l’âme», raconte encore le père. Etouffé par ses larmes, il dit que son fils était un garçon tranquille, qui n’avait aucune orientation politique. «Il n’a jamais voté et ne comptait pas le faire ce jeudi…» La rumeur véhiculée par les réseaux sociaux faisant état de la libération de l’accusé a engendré un vent de colère parmi la population. Des magasins ont été fermés dans la précipitation de crainte que les événements prennent un cours tragique. L’enterrement du jeune homme s’est déroulé dans une grande tristesse et sous haute surveillance.  
elwatan.com | 15-avr.-2014 11:00

L’insécurité plombe la présidentielle
A la nouvelle ville Ali Mendjeli, les préoccupations des habitants sont ailleurs l Le premier souci demeure cette ambiance délétère où les stigmates de la guerre des clans entre jeunes de Fedj Er Rih et  de Oued El Had sont vivaces. A l’entrée de ce que l’on peut qualifier de labyrinthe urbanistique, un grand cantonnement bleu annonce la couleur ! C’est le QG de la sûreté de la nouvelle ville Ali Mendjeli. D’emblée, d’aucuns pourraient penser que la sécurité y règne en maître. Mais passée cette forteresse, l’underground est visiblement moins «surveillé», a-t-on constaté en ce dernier week-end ensoleillé de campagne. Une profonde tension, notamment dans les unités de voisinage (UV) jouxtant la sinistre et célèbre UV 14, est palpable, contraignant les habitants à limiter leurs sorties de peur de se retrouver pris à partie par une des bandes rivales, annihilant, de ce fait, toute pensée relative à l’élection du 17 avril. D’ailleurs, ce n’est peut-être pas par hasard qu’en pleine campagne électorale, la sûreté de wilaya de Constantine, par le biais de son premier responsable, a annoncé la création prochaine de trois nouvelles structures destinées à la sécurisation de la nouvelle ville Ali Mendjeli. Pour les habitants de cette méga-cité tentaculaire, le maillage sécuritaire demeure une préoccupation majeure et cette annonce constitue sans nul doute un signal fort en direction des pensionnaires de Ali Mendjeli, soumis au diktat des gangs dont les récents accrochages ont généré un climat de terreur et d’insécurité. Comment parler, dès lors, de scrutin dans une ambiance délétère où les stigmates de la guerre des clans entre jeunes de Fedj Er Rih et  de Oued El Had sont vivaces ? La ville aux 20 UV aura-t-elle le cœur au vote ? A moins d’une semaine du scrutin, les préoccupations des habitants sont, il est vrai, ailleurs. Même l’affichage sauvage et offensif entrepris par la nébuleuse des pro-Bouteflika est loin d’intéresser les Mendjelis, blasés par le «déluge» de portraits du candidat absent squattant panneaux de signalisation, immeubles, locaux et arbres, clochardisant davantage cette cité-béton. Un déluge de portraits du candidat absent D’après une source proche de la commune d’El Khroub, «tutrice légale» de Ali Mendjeli, «les responsables de la campagne de Bouteflika ont payé des gens pour inonder la ville d’affiches. Il y en a partout, même sur les panneaux de signalisation et publicitaires. Nous avons d’ailleurs saisi la Cwisel à ce sujet. Après le vote, c’est bien sûr la municipalité d’El Khroub qui aura pour tâche de tout enlever malgré des moyens insuffisants, surtout que la nouvelle ville est immense. Normalement la commune de Constantine devrait apporter sa contribution». Ce qui nous amène à évoquer le problème du statut de la nouvelle ville Ali Mendjeli qui reste toujours posé. Erigée sur les terres d’El Khroub, cette nouvelle ville accueille, depuis plusieurs années, les innombrables relogés de la commune de Constantine. Des habitants qui perçoivent ce conglomérat de béton, à perte de vue, comme une cité-dortoir où le manque d’infrastructures de base a largement contribué à l’émergence de bandes de jeunes désœuvrés qui ont littéralement pris en otages certaines UV. Evoquer, de ce fait, une élection reste on ne peut plus antinomique dans une cité préoccupée, pour le moment, par l’insécurité ambiante. «Nous craignons de sortir de chez nous, la nuit nous tremblons de peur parce que lors de leurs bagarres, les bandes de jeunes jettent toutes sortes de projectiles à l’intérieur des demeures. Avant la visite du wali (le 3 avril dernier, ndlr), je n’ai pas été au travail pendant plusieurs jours. Nous vivons dans un climat de terreur, c’est horrible. Je préfère de loin le gourbi que j’occupais avant, nous nous y sentions en sécurité, alors que là nous nous retrouvons pris au piège de jeunes délinquants sans foi ni loi», nous a confié une résidente de l’UV 14. «Si tout va bien le jour du vote, j’irai peut-être au marché Ritadj faire du lèche-vitrines», lâche-t-elle, sans évoquer toutefois son intention d’aller voter.
elwatan.com | 15-avr.-2014 11:00

Une machine grippée
Meetings «privés», sorties chahutées, d’autres annulées, faibles mobilisations… La campagne électorale pour la présidentielle du 17 avril, qui a pris fin dimanche dernier, n’a pas été une sinécure pour les promoteurs du 4e mandat au profit du président Abdelaziz Bouteflika. Pensant, avant le début de cette tournée électorale de 21 jours, qu’ils domineraient tous leurs concurrents, les représentants du président-candidat ont été plutôt malmenés. Leurs déplacements dans les différentes wilayas du pays, censées être acquises comme ils ont tenté de le faire croire à l’opinion en annonçant l’option du quatrième mandat, ont été effectués sous haute surveillance sécuritaire. Aucun des sept représentants du président sortant n’a osé aller discourir devant les foules sans un bouclier policier pour le protéger. Et ce fut le cas dans la majorité des wilayas visitées par ces derniers. En Kabylie, dans les Aurès et au sud du pays, les procurateurs de Abdelaziz Bouteflika ont dû annuler des meetings, ou bien s’y sont rendus presque en cachette. C’est le représentant en chef du président-candidat, Abdelmalek Sellal, qui a subi le plus la colère des citoyens qui rejettent le statu quo imposé. D’abord, ses meetings «préfabriqués en déplaçant massivement les supporters» n’ont pas attiré les grandes foules. Ensuite, l’ancien Premier ministre a été contraint de faire l’impasse sur nombre de déplacements de crainte d’affronter les populations. En plus de la wilaya de Béjaïa où il a été empêché de quitter l’aéroport de la ville, Abdelmalek Sellal a déprogrammé son meeting à Batna, remplacé par une sortie dans la vallée du M’zab (wilaya de Ghardaïa). Là aussi, il a eu droit à un accueil hostile, notamment à Metlili où son cortège a été pris à partie par des jeunes lassés des promesses sans lendemain. Auparavant, il avait dû mesurer le rejet dont fait l’objet le régime qu’il représente à Ouargla, à Tizi Ouzou… Quant à lui, Ahmed Ouyahia, directeur de cabinet de la Présidence, a reçu sa part de la révolte des citoyens. Reçu avec des pots de yaourt à Oum El Bouaghi, l’ancien secrétaire général du RND, poussé à la démission, n’a effectué ses sorties à Béjaïa et Tizi Ouzou qu’après le déploiement d’impressionnants dispositifs sécuritaires. Le duo Benyounès-Ghoul a échappé de peu au lynchage lors de ses sorties en France, alors qu’il a été hué plusieurs fois dans ses meetings à l’intérieur du pays. Le secrétaire général du FLN Amar Saadani, Abdelaziz Belkhadem et le secrétaire général du RND Abdelkader Bensalah se sont retrouvés, à plusieurs reprises, devant des salles vides, malgré la mobilisation forcée des fonctionnaires. Et c’est cette désaffection populaire qui agace, en cette fin de campagne, les partisans du 4e mandat. Face à cette situation qui délégitimera, sans nul doute, le 4e mandat, ils se mettent à accuser et à diaboliser les adversaires. Leur client est Ali Benflis. Comme à l’occasion des législatives du 10 mai 2012 où le régime mettait en garde contre «l’effet Printemps arabe», le clan du président Bouteflika désigne, cette fois-ci, «un ennemi intérieur qui menace la stabilité du pays». C’est le président sortant lui-même qui, dans des mises en scène dignes des régimes dictatoriaux, s’est chargé de cette mission de propager la psychose au sein de la société, à la veille du scrutin, pour disqualifier celui qui menace sérieusement son règne. 
elwatan.com | 15-avr.-2014 11:00

L’ANEP prive Djazaïr News et Algérie News de publicité
L’Agence nationale d’édition et de publicité (ANEP) a pris une décision inattendue à l’encontre des deux quotidiens Djazaïr News et Algérie News. «Une journée après la fin de la campagne électorale, la plus houleuse qu’ait connue l’Algérie indépendante, le pouvoir panique et passe brutalement à l’action pour étouffer toute voix discordante qui ne chante pas les louanges d’un quatrième mandat au profit d’un président impotent. Une décision politique d’une extrême gravité vient d’être prise par les hautes autorités du pays à l’encontre des deux journaux Djazaïr News et Algérie News. L’administration de l’ANEP a reçu des directives d’interdire la publicité étatique aux deux organes de presse qui semblent déranger les tenants du chaos», indique un communiqué rendu public hier. Les deux médias dénoncent «une mesure prise sans raison tangible ni motif apparent». «En sus, les deux journaux n’ont été destinataires d’aucune notification préalable. Ce procédé digne des pratiques staliniennes vise l’étouffement financier des deux quotidiens et renseigne, on ne peut mieux, sur les restrictions à la liberté d’expression et sur les visées inavouées de museler la presse indépendante et les lignes éditoriales qui ne partagent pas le discours du quatrième mandat», est-il ajouté. Djazaïr News et Algérie News observent que «cela dénote également le climat délétère dans lequel évolue la presse, contrairement au discours officiel et à ses allégations s’agissant de l’épanouissement et du développement des médias et de la presse écrite. En réalité, le pouvoir en place veut un scrutin censitaire pour s’offrir un quatrième mandat sur un plateau d’argent, en l’absence de témoins gênants qui pourraient démasquer les manœuvres machiavéliques». Les deux quotidiens, appartenant à Hmida Ayachi, «condamnent énergiquement une disposition tyrannique qui vise à mettre aux pas un autre son de cloche que celui que prônent les partisans du quatrième mandat». Par conséquent, un appel est lancé pour interpeller «toutes les forces vives et démocratiques de la nation à agir et à se mobiliser contre la fermeture des derniers espaces de liberté chèrement acquis après des années de lutte».
elwatan.com | 15-avr.-2014 11:00

Affaire Saipem-Sonatrach : Un juge italien enquête à Beyrouth
Le juge chargé de l’affaire par la justice italienne, Fabio De Pasquale, est arrivé hier à Beyrouth afin de poursuivre son enquête en collaboration avec les autorités libanaises. Beyrouth (Liban) De notre correspondant L’affaire Sonatrach 2 n’a pas fini de s’internationaliser. En effet, l’Italie n’est plus le seul pays impliqué dans les pots-de-vin qui auraient été versés à l’ancien ministre de l’Energie, Chakib Khelil, par l’entreprise Saipem pour l’octroi de sept marchés sur le territoire algérien. En effet, le Liban est désormais en passe de devenir un élément-clé dans cette affaire de corruption à large échelle et de blanchiment d’argent. Farid Bedjaoui, un proche de Chakib Khelil, aurait perçu de l’argent via sa société d’audit et de conseil basée à Dubaï, qu’il aurait placé sur plusieurs comptes en Asie et au Moyen-Orient, notamment dans les banques de Beyrouth, «réputées pour leur discrétion et leur efficacité dans le milieu bancaire international» comme l’affirme un juriste libanais qui a pour habitude de travailler avec la commission libanaise de lutte contre le blanchiment d’argent dans le pays. Cette dernière, en accord avec la direction centrale de la Banque du Liban, a décidé, la semaine dernière, de geler les avoirs de l’homme d’affaires algérien. Une source proche du dossier affirme que la somme concernée s’élève à «une vingtaine de millions de dollars» sans pour autant avancer un chiffre précis. Le juge chargé de l’affaire par la justice italienne, Fabio De Pasquale, est arrivé hier à Beyrouth afin de poursuivre son enquête, en collaboration avec les autorités libanaises. Seulement, l’institution financière libanaise ne peut répondre à une telle demande sans un ordre de la justice libanaise, comme l’explique Sami Sfeir, chargé de communication de la Banque du Liban : «Une fois les comptes gelés en accord avec la commission spéciale d’investigation sur les cas de blanchiment, la question n’est plus du ressort de la Banque du Liban, du moins pour l’instant. En effet, ce sont aux forces de sécurité intérieure de mener leur enquête puis d’en référer au procureur de l’Etat chargé des finances.» La procédure est donc désormais du ressort de la justice libanaise, qui semble cependant prête à coopérer avec le juge De Pasquale au vu du déplacement qu’il réalise actuellement au Liban. Pour autant, la source proche du dossier affirme que «De Pasquale viendra évidemment pour les deux affaires même si l’histoire du sénateur est la plus médiatisée». Mais le travail du juge italien concernant Farid Bedjaoui pourrait s’avérer plus complexe que prévu pour plusieurs raisons. Difficultés En effet, l’avocat de Farid Bedjaoui, Mohammed Matar, a fait état d’une plainte déposée par son client à l’encontre du juge De Pasquale pour acharnement. «Des pratiques hasardeuses, des violations et des inconsistances», déclare M. Matar. Dès lors, Fabio De Pasquale devient une partie de l’enquête et, avant d’accéder à ses demandes de renseignement sur les comptes bancaires de l’Algérien, la justice libanaise devra se pencher sur la recevabilité de la plainte formulée par Farid Bedjaoui. Quoi qu’il en soit, la justice libanaise, après moults tractations, a fini par donner son accord de principe pour lever le secret bancaire sur les comptes de Farid Bedjaoui au Liban. Le juriste libanais note d’ailleurs que «c’est un dilemme cornélien pour le Liban qui a dû choisir entre sa réputation auprès des gros capitaux du Golfe, qui apprécient le pays pour sa discrétion et sa légitimité en matière de droit international». La tâche du juge De Pasquale sera donc très probablement ralentie par cette plainte aux allures de dernier espoir pour Bedjaoui. Notre source proche du dossier indique, par ailleurs, que «la justice algérienne ne s’est pas, pour le moment, manifestée sur ce dossier, nous n’avons reçu que la demande de la justice italienne».      
elwatan.com | 15-avr.-2014 11:00

Des actions au niveau local
Il n’y aura pas d’action majeure des membres de la coordination des boycotteurs de l’élection en cette veille de l’élection présidentielle controversée. L’Union des boycotteurs a décidé de donner la liberté à ses coordinations au niveau local de choisir et d’entreprendre les actions qu’elles jugeront utiles pour appeler au boycott de l’élection, assure Athman Mazouz, responsable au RCD. Un parti qui organisera des marches aujourd’hui dans les villes de Tizi Ouzou, Béjaïa, Bouira et Batna. Ces marches, organisées à la fois à la veille de l’élection présidentielle et de la célébration du 20 avril, auront pour mots d’ordre «l’appel au boycott et la revendication de l’officialisation de tamazight», indique notre interlocuteur.  
elwatan.com | 15-avr.-2014 11:00

«Le 4e mandat va déposséder l’Algérie de tous ses atouts»
Les rumeurs, fondées ou non, sur la division du commandement militaire au sujet de la situation politique du pays sont une source d’inquiétude pour les citoyens, qui craignent que l’unité de l’armée ne soit menacée. En tant que membre actif de la société civile, nous nous faisons l’écho d’une profonde anxiété de nos concitoyens qui redoutent une répétition de la crise de 1962 que rien ne justifie. Le socle sociologique de notre société ne comporte pas une telle menace, l’Algérie n’étant ni le Liban des communautés aux haines ancestrales ni la Syrie où la hiérarchie militaire est dominée par une minorité religieuse. Issu d’un mouvement populaire de libération, l’ANP est le produit de la conscience nationale, forgé par plusieurs générations de nationalistes qui ont sacrifié leur vie dans le combat anticolonial. Elle est née pour défendre la nation et garantir son unité. Quelles que soient les divergences politiques du moment, les officiers du commandement militaire ont le devoir impérieux de maintenir intacte l’unité de l’armée, précieux acquis de la révolution de 1954. Si les vicissitudes historiques l’ont amenée à incarner la souveraineté nationale au nom d’une mission historique à réaliser, les officiers supérieurs doivent faire preuve d’intelligence pour refuser que les divisions politiques et idéologiques de la société ne se reflètent dans leurs rangs. S’il est dans l’ordre des choses que les députés de l’Assemblée nationale, appartenant à des courants différents, soient divisés publiquement et polémiquent entre eux dans l’enceinte de leur institution, il est dangereux que les officiers se politisent et s’impliquent dans le choix des hommes qui auront à diriger l’Etat. La construction de l’Etat de droit est un chemin difficile et tortueux, où les intérêts matériels des individus et l’appétit de pouvoir et de puissance des groupes sont des tendances inscrites dans la nature de l’être humain. La seule manière de les surmonter est la mise en place de contrepouvoirs institutionnels pour faire respecter les lois de l’Etat de droit au-dessus de tous. Dans un environnement régional et international devenu plus agressif depuis les révoltes arabes, l’Algérie ne peut se permettre d’avoir une armée à l’image des autres institutions défaillantes de l’Etat. L’impérialisme occidental, sous les traits du mondialisme d’aujourd’hui, a la mémoire et ne pardonne pas à l’ALN d’avoir arraché l’indépendance par la lutte révolutionnaire. Les civils que nous sommes, par devoir patriotique, appelons les officiers supérieurs à avoir aussi la mémoire et à garder intacte en eux l’éthique de l’ALN en renforçant l’unité du commandement pour préserver l’ANP des divisions politiques et idéologiques, gérables dans la société mais ingérables dans l’armée. Il y a urgence à engager le pays dans la voie de la transition démocratique. La responsabilité de l’armée est, à cet égard, historique. Les conditions sont aujourd’hui favorables pour une transition pacifique. Il n’en sera pas de même demain. Le 4e mandat va approfondir les fractures et déposséder l’Algérie de tous ses atouts. La baisse imminente des revenus des hydrocarbures va alors précipiter le pays dans une crise sans aucune issue. Sauf à vouloir brader nos richesses et abdiquer notre souveraineté. Le résultat est somme toute le même. Aussi, nous appelons les officiers des différents appareils de l’armée à ne pas céder à une tentation aventureuse. Cela exposerait le pays à un drame de trop. La décision doit désormais revenir aux citoyennes et aux citoyens qui doivent se prononcer en toute liberté. Les erreurs du passé appartiennent à l’histoire et l’avenir aux générations futures. L’élection du 17 avril n’est qu’un épisode de l’histoire du pays, qu’il faut mettre à l’abri de cassures irréversibles.                             Gloire à nos martyrs.
elwatan.com | 15-avr.-2014 11:00

Santé aléatoire de Bouteflika et incertitudes
«Les hommes d’affaires graissent les roues de la campagne de Bouteflika.» Bien que quelque peu malheureux, le calembour du site d’information Gulf Times résume l’état d’esprit d’une partie de la presse internationale en cette veille d’élection présidentielle, car le grand thème commun des différents articles consacrés à cet événement est l’absence : celle du président-candidat Bouteflika. La fête de Bouteflika… sans Bouteflika», titre l’hebdomadaire français Le Point. «C’est l’homme invisible de la présidentielle algérienne», peut-on lire dans un autre article de la même publication.«Malade depuis plus de dix ans, Abdelaziz Bouteflika n’est pas apparu en public en Algérie depuis 2012. L’année suivante, il a été victime d’un arrêt cardiovasculaire qui l’a tenu hospitalisé 80 jours durant à l’hôpital Val-de-Grâce, à Paris. En dépit de son incapacité manifeste à tenir les rênes du pays, le président sortant a souhaité ‘répondre à l’appel du peuple’ en se portant candidat fin février», est-il rappelé un peu plus loin. «Et à défaut d’être présent sur le terrain, le chef de l’Etat est apparu à trois reprises durant la campagne à la télévision d’Etat, affaissé sur son siège et la voix éteinte, accueillant de hauts responsables occidentaux», poursuit Le Point. Même sa «présence» physique ne convainc pas. «Des images d’un vieil homme frêle, qui insiste qu’il est apte à gouverner, ne feront pas grand-chose pour persuader les électeurs algériens que Abdelaziz Bouteflika est le président qui les mènera vers un avenir démocratique», estime-t-on dans une analyse publiée par la publication panarabe Asharq Al Awsat. Mais au-delà de cette candidature par procuration et de l’image «peu rassurante» donnée par le président sortant, pour nombre de médias internationaux, l’autre grand absent de cette élection reste le suspense quant à son issue. «Il y a peu de doute quant à la victoire de Bouteflika, et ce, même s’il peut à peine parler ou marcher et que quelqu’un d’autre anime à sa place sa campagne à travers le pays car il en est incapable», écrit l’hebdomadaire égyptien Al Ahram. «La plupart des Algériens voient le 4e mandat du président en exercice comme une conclusion inéluctable», rapporte le journal américain New York Times. «Ce pays est tellement ‘sous contrôle’ qu’il est pratiquement le seul de la région où le Printemps arabe n’a pas pris. Pourtant, la réélection de Bouteflika, qui paraît inévitable, ainsi que son insistance à se représenter une nouvelle fois, et ce, en dépit de sa fragile apparence, a exacerbé l’exaspération populaire. De même, cela a révélé des signes inhabituels de division au sein de l’élite dirigeante et provoqué un élan improbable de solidarité parmi les partis de l’opposition, laïcs et islamistes, qui se sont unis dans un appel au boycott», est-il résumé dans le New York Times. «L’Algérie pourra-t-elle échapper à son passé tortueux et violent ?» s’interroge quant à lui le Boston Globe. «C’est un pays quelque peu traumatisé qui se reconstruit. Les pronostics sont que Bouteflika, qui prend de l’âge et malgré sa maladie, sera réélu coûte que coûte pour un 4e mandat», ajoute-t-on. Accusations d’une «rare violence» et stabilité Cette stabilité ainsi que les risques qui pèsent sur elle semblent être au centre des interrogations de nombreux médias. «Les questions quant à la santé de Bouteflika et la stabilité de l’Algérie sont centrales pour les gouvernements occidentaux, qui voient en ce pays nord-africain un partenaire dans la lutte contre le terrorisme et un fournisseur stable de gaz pour l’Europe», est-il affirmé dans la publication ougandaise New Vision. D’ailleurs, de nombreux médias ont repris les dépêches d’agences faisant état des déclarations du président-candidat. «La campagne présidentielle algérienne s’achève sur des accusations de «terrorisme», titre ainsi le français Libération, et même «d’une rare violence», juge 20minutes.fr. Les propos de Bouteflika ont donné aux Algériens la «confirmation de l’atmosphère très tendue et du climat de violence dans lesquels s’achève cette campagne», estime le français Le Monde. «Et si l’explication de ces charges à l’encontre du candidat Benflis est que le ‘lièvre’ n’est peut-être pas celui que l’on croit ?», s’interroge Le Point.  
elwatan.com | 15-avr.-2014 11:00

Les chaînes privées interdites d’accès aux bureaux de vote
Les chaînes de télévision privées sont interdites de couvrir le déroulement du scrutin à l’intérieur des bureaux de vote, contrairement aux journalistes accrédités de la presse écrite et électronique. Cette interdiction a été explicitée par Mohamed Talbi, directeur des libertés générales et des affaires juridiques au ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales, dans son intervention, avant-hier, lors de la réunion organisée par le ministère des Affaires étrangères avec les observateurs internationaux. De la «censure», estiment des responsables de chaînes privées qui n’ont pas manqué de relever le caractère «flou» de cette décision. Selon M. Kadi, rédacteur en chef à Echourouk TV, «l’interdiction a été signifiée lors de la réunion avec les observateurs internationaux, mais en aucun cas elle ne nous a été adressée de manière officielle». M. Kadi ne cache pas son étonnement et celui des responsables de ce média qui ont été invités, au même titre que tous les autres médias nationaux, à fournir la liste des journalistes et cadreurs à accréditer pour la couverture de l’élection. «Nous ne comprenons pas l’attitude du ministère de l’Intérieur», déclare M. Kadi. Les responsables d’Echourouk TV ont entrepris des démarches auprès du ministère de la Communication pour connaître la raison de ce refus et «nous n’avons pas encore obtenu de réponse», précise M. Kadi. La même contrainte est soulevée par la chaîne KBC TV, du groupe El Khabar. «L’accès aux bureaux de vote a été interdit aux chaînes privées sans que les raisons ne soient expliquées», dénonce Madani Amer, directeur général de KBC. Selon le représentant du ministère de l’Intérieur, «cette interdiction est justifiée par le souci éviter d’entraver le déroulement de l’opération», un argument qui serait valable «s’il s’agissait de la couverture du vote dans des bureaux spécifiques», expliquent les responsables des chaînes privées interrogés. Cette disposition «relève de la censure», commentent les responsables des deux chaînes précitées. C’est la première élection qu’auraient pu couvrir les chaînes privées fraîchement créées et la position du ministère de l’Intérieur «est en train de gâcher les efforts pour fournir un travail de service public de qualité». «On prive les médias de leur droit d’accès à l’information et le citoyen à une information de qualité, fournie par des professionnels. C’est une contrainte pour ce type d’organes de presse», dénonce Madani Amer. Reste à savoir si les chaînes publiques seront autorisées à faire des reportages à l’intérieur des bureaux de vote. Nous n’avons pu obtenir d’information auprès du ministère de la Communication. Cette question – de même que celle relative à l’accréditation des organes de presse étrangers – n’a pu être détaillée avec ce département chargé d’organiser le travail des médias et dont les responsables n’ont pas voulu s’exprimer.
elwatan.com | 15-avr.-2014 11:00

France 5 et Arte donnent à voir une «Algérie vraie et authentique»
L’Algérie n’aura guère été présente sur les  chaînes de télévision françaises à la veille de l’élection présidentielle du 17 avril. Seules exceptions, France 5, chaîne publique, et Arte,  canal franco-allemand. Arte présentera ce soir à 22h30 (heure algérienne) un documentaire remarquable : Paroles d’Algérie, de Bruno Ulmer. De son côté, France 5 a rediffusé, le 13 avril, dans «La case du siècle» le premier volet (l’ère autoritaire 1962-1988) du diptyque L’Algérie à l’épreuve du pouvoir (1962-2012), signé de Hervé Bourges et Jérôme Sesquin, déjà présenté en septembre/octobre derniers. Ce premier volet sera à nouveau à l’antenne sur France 5 le vendredi 2 mai à 23h45 (heure algérienne) tandis que le second,  L’ère des tempêtes (1988-2012), sera visible le dimanche 20 avril à 21h25 (heure algérienne) et rediffusé le vendredi 9 mai à 23h45. L’intérêt à rapprocher ces deux programmes réside dans leur complémentarité. En effet, autant le film d’Hervé Bourges explore le versant purement politique d’un demi-siècle, autant le second nous plonge au cœur d’une Algérie populaire où les sans-voix ont droit à une parole vraie, authentique, qui éclaire la situation sociale faite aux Algériens lors des quinze dernières années. L’Algérie à l’épreuve du pouvoir est un documentaire rare de par sa dimension historique et patrimoniale, qui met en perspective les luttes et les fractures qui ont caractérisé le pouvoir algérien, sans en négliger les enjeux. Il s’appuie sur un travail fouillé et approfondi quant au choix des archives et des protagonistes qui sont questionnés sans tabou ni langue de bois. Des Accords d’Evian au «printemps arabe», un demi-siècle d’histoire politique est mis en lumière. Tenants du pouvoir, opposants, représentants de la vie citoyenne donnent à «lire» une mosaïque complexe qui autorise in fine le téléspectateur à se documenter de manière sérieuse tout en se forgeant une opinion proche de la réalité des faits. Paroles d’Algérie revêt également un intérêt particulier par l’angle choisi par le réalisateur Bruno Ulmer. Ce dernier débarque une première fois en Algérie avec son co-auteur, Jean-Pierre Séréni, journaliste au Monde Diplomatique, avec l’ambition de réaliser un grand film algérien qui dresserait un bilan de l’Algérie d’aujourd’hui. Mais c’est sans compter avec le regard sourcilleux des autorités algériennes qui ne lui accorderont pas l’autorisation d’entrée en Algérie. Qu’importe, muni d’une petite caméra et d’un visa touristique, Bruno Ulmer revient quelque temps après et sillonne le pays d’est en ouest, du sud au nord, d’Alger à Ouargla, d’Oran à Tizi Ouzou en passant par Blida. En bout de course, le film d’une heure épouse les contours d’un road-movie qui plonge au cœur d’une Algérie profonde à travers des témoignages d’un gardien de parking, d’une journaliste, d’un vendeur, d’un islamiste «soft», du chanteur de Democratoz, entre autres, et donne à voir une Algérie, certes désenchantée et meurtrie, mais lucide sur l’état d’immobilisme du pays, malgré les milliers d’émeutes qui l’ont marquée. On est frappé par une phrase récurrente chez les protagonistes interrogés : «On attend…». Et pourtant, cette résignation ne trouve pas d’écho chez les blogueurs et le groupe Democratoz qui répète à l’envi dans un de ses titres Mazel ! Mazel ! (ce n’est pas fini)… Acceptons-en l’augure !
elwatan.com | 15-avr.-2014 11:00

Algérie : l’armée s’engage à laisser le peuple algérien choisir “en toute liberté et transparence, le Président qui convient»

L’armée  ne se mêlera pas du scrutin présidentiel du 17 avril prochain. C’est du moins ce qu’elle assure dans l’éditorial de la dernière publication de sa revue mensuelle El-Djeich. Dans le numéro d’Avril de cette revue elle s’engage à garantir au peuple algérien de choisir "en toute liberté et transparence, le Président qui convient, celui qui prônera les valeurs nationales".

«L'APN veillera à sécuriser le scrutin avec force, volonté, détermination et foi en le droit du peuple algérien à vivre dans un climat empreint de paix et de sécurité, ainsi que son droit d'accomplir son devoir électoral en toute quiétude", précise encore l’Etat-major de l’armée algérienne. Les décideurs militaires algériens n’ont pas manqué aussi de réagir aux appels lancés par des acteurs politiques et généraux à la retraite les invitant à intervenir pour empêcher Abdelaziz Bouteflika de briguer un 4e mandat.

L’éditorial de la revue El-Djeich dénonce clairement ces "voix qui, partant d'intérêts étroits et mues par la volonté de s'adonner à des règlements de comptes personnels, se sont élevées pour appeler publiquement l'ANP à violer la Constitution et la loi afin qu'elles puissent mettre en exécution les complots fomentés contre l'Algérie et son peuple". L’armée algérienne observe donc officiellement une position neutre et se contente d’être spectatrice de ce qui se passe sur la scène politique. Du moins pour l’heure. Mais rien n’indique que cette position ne va pas évoluer si l’après 17 avril livre un scénario inattendu…

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algerie-focus.com | 15-avr.-2014 10:55

Revue de presse. L’Algérie est riche mais pas rassurée

Les immenses chantiers lancés ici et là n'ont pas réussi à calmer l'angoisse de la fin progressive des ressources en hydrocarbures.

"L'Algérie a réalisé plus d'infrastructures en dix ans, entre 2003 et 2013, qu'en quarante ans, entre 1962 et 2002." Il ne s'agit pas là d'un slogan de la campagne électorale en cours, mais d'une enquête publiée en novembre 2013 par l'Office national de la statistique sur le niveau de vie des ménages. Elle est venue confirmer ce que les nouveaux paysages urbains laissaient deviner : logements, barrages, usines de dessalement d'eau de mer, routes, autoroutes, générateurs électriques, métro, tramways, équipements publics divers..., l'Algérie est devenue un immense chantier. "Les Algériens vivent mieux qu'il y a quinze ans, leurs dépenses ont été multipliées par 2,9 de 2000 à 2011", souligne l'enquête. Plusieurs raisons expliquent cette amélioration du niveau de vie. La première est la diminution du chômage, qui a reculé de près de 20 points en onze ans pour passer officiellement sous la barre des 10 %. La deuxième est l'accroissement de l'urbanisation : 69 % des Algériens vivaient en ville en 2013 contre 58 % en 2000. Troisième raison : la réduction des inégalités sociales en une décennie grâce à la hausse des salaires de la fonction publique et des transferts sociaux (28 % du PIB en 2012), selon l'enquête.

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algerie-focus.com | 15-avr.-2014 10:37

Revue de presse. Ali Benflis : « La fraude a déjà commencé »

Lu sur Le Monde

Au lendemain d'une campagne qui s'est achevée dans un climat de tensions, Ali Benflis, 69 ans, candidat à l'élection présidentielle algérienne du jeudi 17 avril, a reçu Le Monde, lundi dans son QG personnel au nord d'Alger. L'ancien premier ministre et principal rival du président sortant Abdelaziz Bouteflika, candidat à un quatrième mandat, prône un « consensus national ».

Comment avez-vous vécu cette campagne ?

Je viens d'achever une tournée dans les 48 wilayas et je me suis même parfois payé le luxe d'ajouter des réunions improvisées dans plusieurs de ces régions. Je suis parti le 23 mars délivrer mon message aux Algériens. Un soir, je suis arrivé à Tindouf, à l'extrême Sud-Ouest : un pays abandonné à lui-même, oublié, mais décidé à se prendre en main. Les jeunes m'ont attendu jusqu'à minuit, cela m'a touché, et tout le monde s'est cotisé pour un couscous. A Tlemcen, dans l'Ouest , j'ai été accueilli chaleureusement. Ce n'est le fief de personne. En Kabylie, cela s'est très bien passé, partout. Je n'ai pas eu un seul cri hostile dans une salle, personne ne m'a chahuté.

Vous décrivez une campagne idyllique. M. Bouteflika l'a pourtant qualifiée de « terrible » et a même parlé de « terrorisme », lorsqu'il a reçu le ministre espagnol des affaires étrangères…

Dois-je rappeler au président-candidat que ces élections sont une question algéro-algérienne ? Je suis profondément gêné d'entendre un président-candidat fatigué, mal informé, s'exprimer de la sorte devant un ministre d'un pays voisin et ami. Moi,favoriser le terrorisme ? Moi, qui n'ai jamais quitté le territoire pendant la décennie noire quand d'autres sont partis ? Moi, qui ai expliqué mon programme dans 48 wilayas, j'aurais menacé ? Lorsque j'ai été invité à la télévision publique, j'ai vouludire aux serviteurs de l'Etat : pensez en tant que musulmans, en tant que pères defamille à ce que signifierait tout manquement professionnel en cas de fraude. Je faisais appel à leur conscience. On m'accuse aussi de vouloir réhabiliter le FIS . Je réponds ni oui, ni non. Ce que je veux, c'est proposer une réconciliation nationale...

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algerie-focus.com | 15-avr.-2014 10:23

VIDEO. Les 8 moments marquants de la campagne électorale

La campagne présidentielle 2014 s'est officiellement achevée dimanche. Retour en photo et vidéo sur les temps forts de cette campagne. Insensés, poignants, voire violents, revivez huit moments de la campagne électorale, que vous n'êtes pas prêts d'oublier.

Béjaïa : Le meeting de Sellal vire à l'émeute

C'était le 5 avril dernier. L'arrivée du directeur de la campagne d'Abdelaziz Bouteflika, Abdelmalek Sellal, déclenche une émeute à Béjaïa. La région de Kabylie est connue pour être hostile au 4è mandat du Président-candidat. L'ancien chef du gouvernement est contraint de quitter les lieux sans donner de discours. Dans la foulée, les journalistes, notamment ceux de la chaîne privée pro-Bouteflika, qui suivent le cortège officiel sont agressés.

http://www.youtube.com/watch?v=5fIQRuT7xgw Avant de partir, Abdelmalek Sellal a qualifié d'"extrémistes" ceux qui ont empêché son meeting et brûler la maison de la culture de Béjaïa, où le rassemblement devait se tenir http://www.youtube.com/watch?v=7w4fa97kME4

Polémique autour du clip de campagne pro-Bouteflika

Cheb Khaled, Smaïn, Kenza Farah, l’ancien boxeur Farid Khider ou encore le footballeur Lakhdar Belloumi... Plusieurs people ont prêté leur voix dans une chanson, titrée "Mon serment pour l'Algérie", reprenant d'ailleurs le slogan de campagne du chef de l'Etat, pour la gloire d'Abdelaziz Bouteflika, qui brigue un 4è mandat. Problème, une grande partie des participants de ce clip, aux allures d'un "We are the world" algérien, se rétracte et affirme ne pas avoir été informé du projet politique entourant cette vidéo.

Publié sur Youtube début avril, le clip de chanson pro-Bouteflika fait immédiatement le tour du web. Inventifs, les internautes algériens revisitent à leur façon la chanson.

http://www.youtube.com/watch?v=4QcRXuNogPw Bouteflika accuse "un candidat de terrorisme via la télévision"

Absent des meetings, le Président-candidat, qui brigue un 4è mandat,continue de recevoir les dirigeants étrangers de passage en Algérie. C'est d'ailleurs en marge d'une rencontre avec le ministre des Affaires Etrangères espagnol, qu'Abdelaziz Bouteflika a évoqué pour la première fois la campagne présidentielle. Devant les caméras de l'ENTV et aux côtés de ce responsable européen, le chef de l'Etat a accusé un candidat, qui parle de fraude électorale avant que le vote n'ait eu lieu, de mener un "terrorisme via la télévision". Il est très probable qu'Abdelaziz Bouteflika, sans le nommer, parlait de son ancien Premier ministre et principal rival, Ali Benflis, qui a plusieurs mis en garde contre des triches le 17 avril.

La campagne de Bouteflika, sans Bouteflika

Ils auront préservé le suspense jusqu'au 13 avril, dernier jour officiel de campagne. Viendra, viendra pas? Alors que la direction de campagne du Président-candidat affirmait qu'il "y avait 75% de chance" de voir Abdelaziz Bouteflika apparaître sur la scène de la Coupole pour son dernier meeting de campagne, le chef de l'Etat a une nouvelle fois fait faux bond dimanche. Loin de son public, venu nombreux l'acclamer, Bouteflika est en revanche apparu le soir même sur les écrans de télévision, recevant le diplomate algérien Lakhdar Brahimi.

http://www.youtube.com/watch?v=KKppnqM5r6M Moussa Touati cloue le bec à une journaliste d'Ennahar TV

Comment pouvez-vous prétendre diriger l'Algérie alors que vous n'avez même pas obtenu le baccalauréat ? C'est avec cette question qu'une journaliste de la chaîne de télévision privée Ennahar TV a fait sorti de ses gonds Moussa Touati, sur le plateau de l'ENTV. Invité à débattre le 11 avril dernier, le candidat du FNA a recadré Habiba Hamoudi, la journaliste d'Ennahar TV. "Vous n’êtes pas ici pour me faire un procès. Vous ne connaissez rien de ma vie personnelle. Vous Ennahar, tout le monde a compris votre vice. Alors faites attention à ce que vous dites. Vous n’avez pas le droit d’humilier les opposants de vos maîtres", a répondu Moussa Touati, sur un ton sec et le doigt levé Moussa Touati. Une joute verbale en direct qui restera dans les annales de la télévision algérienne. Depuis cette vidéo, la journaliste est d'ailleurs devenue une star sur les réseaux sociaux. Elle s'était déjà fait remarquer en demandant au candidat indépendant Ali Benflis : "En cas de victoire, accepteriez-vous la défaite?"

http://www.youtube.com/watch?v=gnaSout_JUg

Louisa Hanoune fête ses 60 ans

Accueillie comme une héroïne, c'est sur ses terres à Jijel que la patronne du Parti des Travailleurs a soufflé ses 60 bougies. Une belle façon de conclure un meeting !

http://www.youtube.com/watch?v=X61iwyOD_OE

Meeting en plein air pour Benflis

Il s'est offert un bain de foule, que beaucoup de candidat envie. A Khenchela, à 100 km de sa ville d'origine Batna, et à plus de 470 km d'Alger, Ali Benflis a vu une marrée humaine déferler aux abords de la maison de la culture où il devait donner son discours. La salle étant trop petite pour accueillir les quelques 2.000 curieux, qui ont fait le déplacement, le candidat indépendant décide d'animer son meeting en plein. C'est donc du haut du balcon de la maison de la culture de Khenchela, il salue la foule et entonne son discours.

[caption id="attachment_94815" align="aligncenter" width="590"] Un meeting en plein air pour Ali Benflis[/caption]

Fin tragique de la campagne : un jeune homme tué 

La campagne électorale finit sur un drame. Dimanche, quelques heures après le meeting pro-Bouteflika à la Coupole d'Alger, des partisans originaires de l'ouest du pays font une halte sur le chemin du retour à Zéralda. Là, ils commencent à entonner des chants à la gloire du 4è mandat et tiennent des propos vulgaires. Un jeune homme leur demande de respecter le voisinage. Excité, l'un des passagers du bus descend un couteau en main et poignarde le jeune homme. Il décédera à l'hôpital de Zéralda, quelques heures après l'incident.

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algerie-focus.com | 14-avr.-2014 21:49

Peur de l’après-17 avril : Les Algériens vident-ils leur compte en banque ?

Le climat conflictuel qui règne sur cette fin de campagne électoral fait craindre le pire à certains épargnants algériens, selon certaines informations. Les autorités algériennes nient la fuite des capitaux. Eléments de réponse.

L'élection présidentielle, prévue ce jeudi 17 avril, fait craindre le pire pour beaucoup d'Algériens. La campagne électorale a été, le moins que l’on puisse dire, mouvementée. Les animateurs de la direction de campagne du Président-candidat, à commencer par son premier responsable, Abdelmalek sellal, ancien Premier ministre, ont fait face, plus d’une fois, à la furie de la population. Surtout venant de ceux qui s’opposent ouvertement à un 4è mandat de Bouteflika. La fin de la campagne a été encore plus houleuse après les accusations lancées par la direction de campagne, et par la suite, par le candidat lui-même, Abdelaziz Bouteflika, à l'encontre de Ali Benflis. Le clan présidentiel a effectivement laissé entendre que leur principal rival est responsable des débordements qui ont perturbé voire empêché certains meetings pro-Bouteflika durant ces trois semaines de campagne.

La tension qui règne sur cette fin de campagne joue sur le moral et la confiance des épargnants algériens. Selon certaines informations,  plusieurs clients de banques ont retiré massivement leur fond pour les placer en lieux "sûrs", soit à l'étranger. Ces dernier veulent certainement anticiper une crise politique qui pourrait éclater après l'annonce des résultats du vote du 17 avril, si ceux-ci venaient à être contestés.

"Pas de retrait massif de liquidité"

Face à de telles informations, les institutions bancaires ne pouvaient pas rester impassible. Forcé de réagir, le délégué général de l'ABEF (Association des banques et établissements financiers), Abderrezak Trabelsi, a nié, dans une déclaration à l'APS, "l'existence de retraits  massifs de liquidité auprès des banques à l'approche des élections présidentielles". "Il n'y a eu aucune demande exceptionnelle ni autre opération particulière concernant des retraits massifs, que se soit en dinars ou en devise, ces deux  dernières semaines", a-t-il lancé, tout en précisant que l’ABEF avait effectué un contrôle à ce propos auprès des banques. Trabelsi tente certainement de rassurer les uns et les autres.

Elyas Nour

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algerie-focus.com | 14-avr.-2014 19:30

Réchauffement climatique : l’Algérie risque de devenir un immense désert

Le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), prix Nobel en 2007, sonne une fois de plus l’alarme quant au risque environnemental. Dans ce « Résumé pour les décideurs », le rapport s’adresse explicitement aux "décideurs", afin que décision il y est, et ce, dans les plus brefs délais.

Tout le monde en parle. Personne ne semble agir. Le réchauffement climatique est revenu à la Une des médias, suite aux conclusions d’un énième rapport alarmant du GIEC. Alarmant et urgent, pourtant les précieux conseils, de plus en plus mués en ultimatum, semblent largement ignorés par une large partie de l’opinion publique, et plus grave, par la classe politique. En effet, les mesures nécessaires aujourd’hui ne montreront leur efficacité que dans plusieurs années, trop loin donc, pour des impératifs de campagnes électorales qui ne prennent en considération que le présent. Si les dirigeants politiques s’illustrent par un manque de courage politique, d'audace et de vision alors il faut que la société civile, les acteurs sociaux, tous ensemble nous prenions conscience de la gravité de la situation, pour enfin, prendre les mesures nécessaires au bon fonctionnement de la planète. Sinon, c’est le mur.

Le défi environnemental est un enjeu majeur. Le seul avenir politique et économique possible pour éviter notre auto-élimination. Malheureusement, trop peu de personnes veulent l’admettre et se faire acteur du changement.

Le « Résumé à l’intention des décideurs », synthèse de l’étude du groupe de travail I du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) vient donc de paraître. Dans ce « résumé », le GIEC dresse un bilan alarmant des politiques de lutte contre le dérèglement climatique en place, jugées inadéquates ou encore trop inefficaces. Ainsi, le GIEC clos le 3ème volet de leur rapport, marquant la fin du 5ème rapport du GIEC sur le changement climatique, 7 ans après le 4ème rapport paru en 2007. Dans ce rapport, un constat édifiant : l’échec des politiques publiques. Mais aussi, des émissions mondiales de gaz à effet de serre records.

Le réchauffement climatique : un enjeux environnemental mais pas que…

Outre des événements météorologiques qui risquent de devenir de plus en plus violents et destructeurs, le réchauffement climatique aura des conséquences dans bien d'autres domaines.

Pourquoi le changement climatique ne concerne pas seulement l’écologie ? Parce que notre environnement affecte tous les domaines d’activités. Le changement climatique, accentué par les gaz à effet de serre dû à une activité humaine trop intense, va causer des problèmes économiques, sociaux, démographiques, sanitaires, c'est à dire une hausse des problèmes de santé, ou encore alimentaires, car l'agriculture sera la première à palier des changements météorologiques. Les changements climatiques vont également accélérer l'extinction des espèces terrestres et marines, mais aussi des plantes. Et, conséquences indirectes, les dérèglements climatiques risquent très fortement d'engendrer davantage de conflits, notamment pour l'eau ou les ressources halieutiques. Une véritable catastrophe humaine, dont il est encore possible d’atténuer les dommages.

L’Algérie  vulnérable

Les risques dus au phénomène de réchauffement climatique sont nombreux. L’Algérie ne sera pas à l’abri de bouleversements météorologiques. Ainsi, l’Algérie du Nord est majoritairement une région à risque extrême (selon l'index "Climate Change Vulnerability"). Dû au changement climatique, l’Algérie connaîtra une baisse des précipitations, entraînant une désertification de la région Nord de l’Algérie et une dégradation des systèmes agricoles, selon les données fournies par le Programme des Nations Unies pour l’Environnement.

Les 3 leçons du rapport du GIEC 

 1)  Nous n’avons plus de temps. Les dirigeants de ce monde doivent agir maintenant ou jamais. En effet, si nous continuons à vivre selon le même mode de vie effréné, et la même croissance économique, les températures vont augmenter de 3,7% à 4,8% d’ici un siècle, avec toutes les conséquences dramatiques que cela entraine. Par exemple, la fonte des glaciers entraine la hausse du niveau de la mer, ce qui provoque le déplacement de populations, ces fameux "réfugiés climatiques",  lesquelles se retrouvent dans la précarité la plus totale et dans un manque de sécurité alimentaire et sanitaire grave.

2)  Il faut revoir notre modèle économique en intégralité. Pour Ottmar Edenhorfer, un des vice-présidents du rapport, « le message de la science est clair », il préconise donc de « sortir de la routine habituelle » pour « se mettre à l'abri d'interférences dangereuses avec le système climatique ». Un changement radical est donc une nécessité. Et cela passera forcément par un changement profond de notre mode de vie.

3)  Les États, mais aussi, et probablement de plus en plus, les acteurs internationaux doivent coopérer. "La lutte contre le changement climatique réclame une coopération internationale sans précédent", affirme le président du GIEC, Rajendra Pachauri. Et, les mesures à prendre doivent être du fait de « toutes les sociétés ».

Le GIEC, une groupe d'experts pour sauver la planète

Créé en 1988 conjointement par l’Organisation météorologique mondial (OMM) et le Programme des Nations Unis pour l’Environnement (PNUE), le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) est un organe intergouvernemental ouvert à tous les pays membres de l’ONU et de l’OMM. Son rôle est d’analyser scientifiquement les risques liés au changement climatique d’origine humaine, d'évaluer les conséquences et de proposer des solutions.

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algerie-focus.com | 14-avr.-2014 18:57

Ce que j’ai dit au ministre Espagnol, français, américain, suédois…etc par Kamel DAOUD

« J’ai un seul bras qui bouge mais c’est mon bras d’honneur. Votre révolution ? J’y étais en touriste car j’avais compris qu’il fallait attendre, pas mourir. Votre dignité ? Elle ne vaut rien. Vous êtes médiocres et vous vous y complaisez. Ghardaïa et ses morts ? En quoi cela me concerne. El Mouradia s’y trouve ? Non. Ma famille ? […]

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algerie-focus.com | 14-avr.-2014 18:51

Présidentielle 2014 : le langage de la fitna, de la menace et du complot

Abdelaziz Bouteflika lâche sa machine répressive. A quelques jours de la tenue de l’élection présidentielle, les proches du chef de l’Etat sortant jouent sur la menace et le chantage à la violence. Pis encore, ils font brandir la menace de la déstabilisation du pays.

Alors que ses partisans perdent du terrain et son rival Ali Benflis engrange des succès indiscutables, Abdelaziz Bouteflika apparaît à deux reprises à la télévision pour dénoncer ce qu’il qualifie de «terrorisme à la télévision » en référence aux déclarations de Ali Benflis qui a mis en garde les dirigeants de l'Etat contre la fraude lors de l’élection de jeudi prochain. Ces attaques ont suffi pour faire sortir des sbires de leurs mutismes.

Ainsi, des émissions improvisées sur deux chaînes de télévisions privées, à savoir Ennahar TV et Numidia News, confondent souvent le mouvement "Barakat!" ainsi que Ali Benflis au chaos. Les deux chaines, en plus de certains journaux proches du système, diffusent des mensonges qui mettent en cause des personnalités publiques dans ce qui est désormais vu comme une « tentative de déstabiliser l’Algérie » et de faire intervenir des « puissances étrangères » dans la crise algérienne.

Des images qui rappellent étrangement les attentats de la décennie noire des années 1990. Des médias et proches du chef de l’Etat jouent justement sur cette épisode sanglant dans l’Histoire du pays. Ces élucubrations ont même créé un climat de psychose au sein de la population. Des citoyens se ruent depuis quelques semaines sur les magasins de produits alimentaires pour faire des stocks, pensant certainement à un chaos qui se rapproche du pays. Au lieu de calmer les esprits, le clan présidentiel aggrave la situation. Abdelmalek Sellal a menacé, lors de son intervention à la Coupole d’Alger, de faire intervenir l’armée et la police. Triste.

Essaïd Wakli

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algerie-focus.com | 14-avr.-2014 17:59

Le numéro spécial “Bouteflika, ça suffit!” de Courrier International ne paraîtra pas en Algérie

Les lecteurs algériens n'auront pas l'occasion de feuilleter les pages du numéro spécial de Courrier International intitulé "Bouteflika ça suffit!" dédié à l'élection algérienne. En effet l'hebdomadaire ne sera exceptionnellement pas distribué en Algérie cette semaine. 

"Algérie : Bouteflika ça suffit", le numéro de Courrier International sorti le 10 avril ne paraîtra pas en Algérie. Cette édition est consacrée à l'élection présidentielle, notamment au regard des "médias algériens qui dénoncent la candidature fantôme du Président sortant". Toutefois sur le site de l'hebdomadaire on peut voir un Nota Bene : "Ce numéro n'est pas en vente en Algérie". La raison ? Les craintes de leur distributeur pour une couverture qui présente le visage d' Abdelaziz Bouteflika, où est écrit en arabe "dictateur".

Contacté par Algérie-Focus, le service Maghreb de Courrier International explique que c'est "le distributeur qui a refusé de distribuer cette édition spéciale en Algérie". "Une forme d'auto-censure, car il a craint des représailles, il a tout simplement refusé qu'on lui envoie les exemplaires".

Des craintes finalement injustifiées car dans le numéro se trouvent essentiellement des articles déjà publiées dans la presse algérienne, partenaires de Courrier International. Vous pouvez retrouver quelques extraits ici.

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algerie-focus.com | 14-avr.-2014 17:25

Fraude électorale en Algérie : ce qu’il faut faire pour déposer un recours auprès du Conseil Constitutionnel

Malgré tout ce qui se passe, le Conseil constitutionnel fait comme si les choses se déroulent le plus normalement du monde. Aujourd’hui, le Conseil a rendu public un communiqué dans lequel il rappelle aux uns et aux autres leurs droits de déposer des recours, le jour du scrutin, si jamais les représentants des candidats constatent des dépassements ou des infractions à la loi.

«Tout candidat ou son représentant dûment mandaté ainsi que toute personne habilitée parmi les représentants des autres candidats dans le bureau de vote, ont droit de contester la régularité des opérations de vote en formulant une réclamation», indique-t-on dans ce communiqué. L’institution que préside l’ancien ministre des finances, Mourad Medelci, donne, à cet effet, des indications sur la démarche à suivre par celui qui veut déposer un recours. «La réclamation doit être mentionnée sur le procès-verbal de dépouillement des voix disponible au niveau du bureau de vote», relève-t-on, avant d’ajouter : «Le Conseil constitutionnel est immédiatement saisi de cette réclamation, présentée sous forme de recours transmis au conseil par voie télégraphique au plus tard le vendredi 18 avril 2014, à 12 H 00 (midi). Le recours doit mentionner la qualité du requérant, son nom et prénom, son adresse, le numéro, la date et le lieu de délivrance de sa pièce d'identité, sa signature, les nom et prénom (s) du candidat représenté, ainsi que l'exposé des faits et les moyens justifiant la réclamation".

Si le recours est présenté par une personne mandatée par un candidat non représenté dans un bureau de vote, le recours doit être accompagné d'une habilitation écrite transmise au Conseil Constitutionnel. "Les recours doivent être transmis au Conseil Constitutionnel par fax au numéro ci-après: 021 92.32.03 (10 lignes groupées)", explique-t-on en dernier lieu. Il est à signaler, que le Conseil Constitutionnel a été fortement critiqué après la validation du dossier du candidature Abdelaziz Bouteflika en raison de son état de santé.

Elyas Nour

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algerie-focus.com | 14-avr.-2014 17:00

Ghardaia : des mozabites du Canada demandent l’intervention de l’armée
Le Cercle des Ibadhites mozabites du Canada vient de lancer un appel au Président algérien, actuel et celui qui sortira du scrutin du 17 avril, à faire intervenir l’armée pour rétablir l’ordre public à Ghardaïa.   Selon le communiqué du Cercle, en cette veille d’élection, le Mzab est « sous le contrôle des bandes criminelles organisées qui ne laissent rien sur leur passage.» L’appel  fait suite  à celui des notables Ibadhites de Ghardaïa et lancé en début de semaine.  Les Mozabites du Canada  demandent l’intervention des troupes spéciales de l’armée algérienne, car « les citoyens de la vallée du Mzab vivent des conditions de guerre et d’insécurité », ajoute le Cerle des Ibadhites, une association basée à Montréal et créée il y a une dizaine d’années. Le déploiement d’hôpitaux de campagne  et d’unités militaires mobiles de soins est l’autre revendication des Mozabites du Canada. «  Des personnes ont été assassinées. Des centaines de familles sont sans abris et des milliers de blessés », déplorent-ils. Ils n’hésitent pas à demander à l’armée d’utiliser la force pour « réprimer toute tentative de troubler l’ordre public ou d’atteinte aux bien ou aux personnes » ainsi que « l’arrestation musclée de toute personne impliquée dans les agressions, les vols, le pillage ou l’incitation à la violence ».  Le groupe demande à l’armée algérienne de sécuriser les routes nationales 1 et 49 sur lesquelles plusieurs citoyens ont été attaqués. « Les rues et les routes ne sont plus sécurisées. Quitter son domicile à Ghardaïa est devenue une aventure mortelle», poursuit le communiqué de la diaspora mozabite. Le président du Cercle des Ibadhites mozabites du Canada, Yacine Daoud Tizeggahine affirme que depuis le début des événements, son groupe est en contact permanent avec les gens de Ghardaïa. Il explique que Le Cercle n’a pas pris part aux actions de soutien aux Mozabites organisées à Montréal pour la simple raison qu’il ne connaissaitt pas « l’agenda et les motivations des organisateurs ». Il trouve, par ailleurs, aberrant qu’on puisse vivre ces événements en 2014. « Prenez l’exemple du Québec. Plusieurs ethnies et croyances cohabitent sans heurts. Pourquoi  ce ne serait  pas possible en Algérie, avec tous les moyens dont elle dispose ?», conclut-il.   
elwatan.com | 14-avr.-2014 16:44

Vidéo. Abdelmalek Sellal, énervé quitte précipitamment le plateau de l’émission Controverse sur Dzair TV

Les animateurs et les candidats de la campagne électorale ont les nerfs à fleur de peau. Dimanche soir, Abdelmalek Sellal invité sur le plateau de l'émission Controverse sur Dzair TV a très mal pris des questions du présentateur, au point de quitter précipitamment l'émission. 

Abdelmalek Sellal est tendu pour cette fin de campagne. Le directeur de campagne d'Abdelaziz Bouteflika ne supporte plus les questions dérangeantes, pour preuve, le 13 avril  lors de son intervention dans l'émission Controverse animée par le journaliste Khaled Drareni, l'ex-Premier Ministre se serait emporté. D'après nos sources, ce sont deux questions qui ont provoqué l'ire d'Abdelmalek Sellal, habitué, pourtant à garder son calme. Le présentateur lui a notamment demandé si "ce n'était pas exagéré de dire que Abdelaziz Bouteflika était envoyé par Dieu", ou encore d'estimer "que l'on devrait faire d'Abdelaziz Bouteflika un roi ?". Deux phrases qu'avait déclaré Abdelmalek Sellal, lors de deux meetings, le premier hier à la Coupole et le 8 avril dernier à Alger. Toutefois le commentaire du journaliste a fortement déplu au directeur de campagne qui a violemment arraché son micro et quitté le plateau en soufflant "ce n'est pas sérieux, ce n'est pas sérieux !", indiquent encore nos sources. Une séquence qui n'a bien entendu pas été retenue au montage.

https://www.youtube.com/watch?v=aHO8K6YaWOs#t=93

Toutefois dans le reste de l’émission on voit un directeur de campagne d'Abdelaziz Bouteflika agacé. Ce dernier qui n' a cessé de renier l'ambiance tendue lors de ses meetings. Dès le début de l'émission, interrogé par le présentateur, ce dernier a notamment démenti les débordements qui ont pu être observés à Ouargla ou Ghardaïa par exemple. Assurant que la campagne s'est très bien passée.

La chaine Dzair TV subit une deuxième fois les colères de l'équipe de campagne d'Abdelaziz Bouteflika. L'émission System Dz de la chaîne avait été censurée car Abdallah Benadouda, l'animateur du programme avait reçu des pressions pour avoir reçu deux chroniqueurs de cette émission qui ont participé au clip pro-Bouteflika qui avait fait polémique.  a

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algerie-focus.com | 14-avr.-2014 16:40

Parce qu’il a accueilli la conférence de presse de “Barakat!”, Algérie News est privé de publicité publique

Les premières sanctions commencent à s’abattre contre l’opposition et les médias qui la soutiennent. Les responsables de l'Agence nationale d’édition et de publicité (ANEP) ont signifié, aujourd’hui lundi 14 avril, à la direction de Djazaïr News la cessation de toute publicité dans le journal.

La raison de cette suspension unilatérale est expliquée par l’ouverture des locaux de ce journal à l’opposition. Le quotidien que gère le tonitruant journaliste H’mida Ayachi a, en effet, permis aux animateurs de mouvement barakat de se réunir dans ses locaux, ce qui a provoqué l’ire du pouvoir en place. Surtout que ce quotidien fait partie des rares publications qui affichent leur opposition à un quatrième mandat tout en essayant de rester professionnel. Certaines sources indiquent que d’autres journaux qui restent encore dans l’opposition, à savoir le Soir d’Algérie et Liberté, vont subir le même sort.

A la différence de ces deux derniers quotidiens francophones, les deux versions (arabophone et francophone) de H’mida Layachi vivent exclusivement de la publicité publique. L’arme de la publicité a toujours été brandie contre les journaux qui ne suivent pas la ligne dictée par le pouvoir en place. Il y a quelques mois, deux quotidiens appartenant à Hichem Aboud ont été fermés faute de publicité étatique. Le directeur, aujourd’hui exilé, était très virulent à l’égard du régime et de l'entourage du Président Bouteflika.

Essaïd Wakli

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algerie-focus.com | 14-avr.-2014 16:29

Barakat se projette au-delà du 17 avril
Barakat compte attaquer en justice Abdelmalek Sellal, Amara Benyounes et Abdellah Ghelamellah et la chaîne de télévision privée Numidia News. Le mouvement Barakat continuera son combat quel que soit  le résultat du scrutin présidentiel du 17 avril prochain. C’est là, en substance, ce qui ressort de la conférence de presse animée par les leaders du mouvement, ce lundi dans les locaux du quotidien Algérie News à Alger. « L’élection présidentielle permet au système en place de rester au pouvoir. Ces élections sont un affront aux martyrs et un mépris à l’encontre du peuple. Barakat continuera à lutter après le 17 avril pour l’instauration d’une société des libertés, pour la justice sociale et la réhabilitation de la citoyenneté », a déclaré, en guise de préambule, Samir Belarbi, un des membres actifs du mouvement. Le même intervenant a affirmé que Barakat n’a pas été contacté par le front de boycott ni par le FFS en vue de participer dans leurs démarches politiques. Quant au candidat Benflis, « il n’a qu’à assumer les conséquences de sa participation dans cette mascarade électorale », a indiqué Belarbi en réponse à la question de savoir si Barakat envisage de mener des actions communes avec ce candidat en cas de détournement des voix des électeurs. Mutspaha Benfodil a indiqué que Barakat est disposé à travailler avec « tous les acteurs qui oeuvrent pour le changement ». Il a souligné que « Barakat n’est pas un mouvement insurrectionnel ». Amira Bouraoui, la figure de proue du mouvement, a estimé que « le départ du système est la première solution pour la crise algérienne ». Abdelghani Badi a dénoncé la campagne de dénigrement qui a ciblé plusieurs membres de Barakat, accusés d’implication dans un complot contre l’Algérie commandité par des pays étrangers. Ces accusations qui portent « atteinte à l’honneur » des membres de Brakat sont punies par le code pénal, a-t-il ajouté en annonçant des poursuites judiciaires contre les représentants du pouvoir en place et ses relais médiatiques. Sont concernés par ces poursuites judiciaires, Abdelmalek Sellal, Amara Benyounes et Abdellah Ghelamellah ainsi que la chaîne de télévision privée Numidia News, selon Abdelgahni Badi. Celui-ci, avocat de profession,  a révélé que la procédure judiciaire contre les représentants du candidat Bouteflika sera entamée au courant de la semaine prochaine. Abdelghani Badi a considéré que « la main de l’étranger c’est le système en place ». Il a cité le cas du chef de l’Etat, « Abdelaziz Bouteflika (qui) s’est plaint auprès du ministre des Affaires étrangères espagnole à propos de dépassements concernant la campagne électorale au lieu s’adresser au peuple au sujet de Ghardaïa qui brûle ». Le mouvement Barakat a organisé depuis sa création, début mars, 17 sit-in de protestation dont 7 à Alger et le reste dans 9 autres wilayas à travers le pays. Un bilan « très positif », estiment les leaders de Barakat qui prévoient d’organiser un autre rassemblement mercredi le 16 avril devant la FAC centrale d’Alger, à 16 heures.  
elwatan.com | 14-avr.-2014 16:16

Fin de campagne tragique : Un jeune homme poignardé à mort par des pro-Bouteflika à Alger

Un jeune homme a été tué dimanche par des militants pro-Bouteflika, qui ont participé au dernier meeting de campagne en faveur du Président-candidat, dans la commune de Zéralda à Alger. Sous le choc, les habitants menacent de sortir dans la rue. Par mesure de sécurité, le bureau de soutien d'Abdelaziz Bouteflika sur les lieux a été fermé.

Fin de campagne endeuillée en Algérie. Akram Haddouche, 24 ans, a été poignardé dimanche après-midi par un groupe de jeunes, qui sortaient de la Coupole, où avait eu lieu le matin même le dernier meeting de campagne du Président Abdelaziz Bouteflika. Un meeting auquel n'a pas participé le chef de l'Etat, qui aura donc mené de bout en bout une campagne par procuration.

Selon des témoins oculaires, contactés par la rédaction d'Algérie-Focus, un bus transportant des partisans d'Abdelaziz Bouteflika, venus de l'ouest du pays,  qui sortaient du meeting à la Coupole, a bifurqué vers la commune de Zéralda. Agités et bruyants à la descente du bus, ces militants ont crié à tort et à travers, dans les rues de cette commune située à l'ouest d'Alger, des slogans favorables au 4è mandat, jusqu'à tenir des propos vulgaires, raconte un témoin de la scène à Algérie-Focus. Akram Haddouche est alors intervenu pour tenter de calmer ces jeunes, leur demandant de respecter le voisinage. Le ton est rapidement monté et l'un des passagers du bus a poignardé à plusieurs reprises Akram. Transporté à l'hôpital de Zéralda, Akram n'a pas survécu à ses blessures.

Le bureau local de soutien à Bouteflika fermé

Encore sous le choc, les habitants de la commune de Zéralda promettent de ne pas en rester là. Réunis sur les lieux du crime et autour de l'hôpital dimanche, ils se disent prêts à manifester à nouveau pour "réclamer justice et un procès équitable". Selon nos confrères de Maghreb Emergent, l'auteur de ce meurtre a été identifié par les services de police. Pour éviter une escalade de la violence sur place et tout débordement, le bureau de soutien d'Abdelaziz Bouteflika de Zéralda a été fermé, indique une source locale.

Haute tension

Le drame de Zéralda entache une campagne électorale émaillée par plusieurs incidents. Le plus grave incident enregistré jusqu'à ce triste dimanche après-midi était l'incendie de la maison de la culture à Béjaïa, assiégée par des jeunes hostiles au 4è mandat, qui avaient ainsi empêché la tenue du meeting du directeur de campagne d'Abdelaziz Bouteflika, Abdelmalek Sellal. Dans un communiqué rendu public vendredi, la direction de campagne d'Abdelaziz Bouteflika avait accusé les équipes d'Ali Benflis d'être responsables de ces débordements. Ce que les intéressés avaient démenti.

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algerie-focus.com | 14-avr.-2014 16:12

Chlef : Des mesures de sécurité exceptionnelles pour l'éclection présidentielle
Des mesures de sécurité exceptionnelles ont été prises au niveau de la wilaya de Chlef, en prévision de l’élection présidentielle de jeudi prochain.   En effet, des éléments des unités d'intervention sont postés ,depuis hier, devant les administrations publiques et les sièges des services de sécurité. Ils veillent à la protection des lieux en interdisant le stationnement de tout véhicule à proximité des édifices en question, y compris pour les riverains. Le même dispositif de sécurité est visible au niveau des autres communes ,en particulier les grands centres urbains tels que Oued Fodda, Ténès, Boukadir, Ouled Ben Abdelkader, Zeboudja ,Ouled Farès et Chettia. Des barrages de contrôle ont aussi été installés le long des différents axes routiers . C'est donc un rendez-vous politique placé sous haute surveillance que s’apprête à vivre la région ,sur fond de désaffection populaire. Et même si elle s'est déroulée dans un climat moins tendu, la campagne électorale n'a pas pour autant suscité l'engouement des populations pour plusieurs raisons . A noter, par ailleurs, que 700202 électeurs sont appelés aux urnes dans 1818 bureaux de vote.  
elwatan.com | 14-avr.-2014 16:04

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