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Actualité

Finances/1,5 milliards de dollars récoltées en une journée par le FCE

Pour tenter de mobiliser le maximum de fond dans le cadre de l’empreint obligataire, le gouvernement a fait participer tous les hommes d’affaires, à commencer par ceux du FCE. Pour faire ce bilan, le Forum des chefs d’Entreprises (FCE) a réuni, mardi soir, ses éléments pour faire le bilan. Et les premiers résultats sont plutôt […]

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algerie-focus.com | 29-juin-2016 20:32

Assassint de Mohamed Boudiaf/ Son fils Nacer demande l’ouverture d’une enquête

Pour le 24ème anniversaire de l’assassinat de son père, Nacer Boudiaf sort la grosse artillerie. Il annonce son intention de déposer plainte contre les assassins de son père. Il a également adressé une lettre ouverte au chef de l’Etat pour lui demander la réouverture du procès sur l’assassinat de son père. « Seule la réouverture du […]

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algerie-focus.com | 29-juin-2016 19:54

Entretien. Les 1150 contrats douteux de Sonatrach-Anadarko/”Le premier responsable de cette affaire se disait intouchable parce qu’il était le protégé des américains”

Dans cet entretien accordé à Algérie-Focus, Halim Feddal, secrétaire général de l’association nationale de lutte contre la corruption, revient sur les enjeux des révélations que comportent les 1150 contrats de gré à gré du groupement Sonatrach/Anadarko. Halim Feddal explique les dangers du recours massif au gré à gré et relate comment ce procédé de passation des […]

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algerie-focus.com | 29-juin-2016 17:53

Enquête sur 326 contrats de gré à gré de Sonatrach-Anardarko/Les mille et un soupçons de corruption

Comme nous l’avons indiqué mardi soir dans un premier article explicatif mis en ligne sur notre site, Algérie-Focus et l’Association Nationale de lutte contre la Corruption (ANLC) ont épluché pas moins de 1150 contrats de gré à gré conclus entre 2011 et 2015 par le groupement Sonatrach-Anadarko qui gère depuis 1998 les gisements pétroliers du très stratégique […]

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algerie-focus.com | 29-juin-2016 14:32

Affaire El Khabar-ministère de la Communication :le juge donne un délai aux avocats de la défense pour formuler les requêtes de déconstitution
Le juge du Tribunal administratif de Bir Mourad Rais (Alger) a accordé, aujourd’hui mercredi, aux avocats d’El Khabar, un délai jusqu’à lundi 4 juillet prochain pour formuler leurs requêtes de déconstitution de façon individuelle.  Les avocats d’El Khabar ont annoncé, la semaine dernière, leur décision de se retirer de l’affaire de fond (annulation du contrat du rachat du groupe de presse El Khabar par NessProd).    Le tribunal  administratif avait décidé, le 15 juin dernier, de geler les effets de l’acte de cession des actions d’El Khabar à NessProd, filiale de Cevital. suite à l’action en référée introduite par le ministère de la Communication, en avril dernier,  pour se prononcer sur la conformité de la transaction.     Lire aussi : Les avocats dénoncent une «parodie de justice»  
elwatan.com | 29-juin-2016 13:34

De la Hogra jusqu’à la Harga : les dirigeants algériens vus par les habitants de Barbès

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algerie-focus.com | 29-juin-2016 12:43

On vous le dit
- Condor à Shanghaï pour renforcer son image Condor Electronics, l’un des fabricants de téléphonie mobile en Algérie, a annoncé sa présence au Mobile World Congress de Shanghaï –China- qui se tient du 29 juin au 1er juillet. Cette participation vient compléter, selon un communiqué de presse, «le succès de la première participation inédite au MWC de Barcelone, qui s’est tenu en février dernier et qui avait permis à la marque de mettre en lumière le savoir-faire algérien en matière de production de smartphones, tablettes et objets connectés, et de se confronter aux dernières innovations et tendances internationales du marché du mobile». Condor s’affiche à Shanghaï à travers un stand de 42 m2, une présence physique de la marque, qui permettra d’aller se frotter aux géants du monde des télécoms qui profitent de cet événement pour présenter et lancer les dernières technologies, aussi bien que les nouveaux produits qui seront mis sur les marchés à travers le monde. C’est aussi une occasion pour renforcer l’image et la notoriété de la marque. - Un numéro spécial pour les porteurs de projets à Chlef La wilaya de Chlef a mis en place un numéro vert ( 027 79 74 72) pour les porteurs de projets dans les différents secteurs. L’annonce a été faite, dimanche soir, lors de la remise d’arrêtés de concession à 94 investisseurs. Le wali de Chlef a expliqué que ce numéro vert permettra aux investisseurs  d’exposer directement d’éventuelles contraintes de tous ordres, tout comme ils auront la possibilité de contacter l’ interlocuteur  désigné par  l’administration pour faciliter la tâche aux porteurs de projets dans divers secteurs. Cela montre, a-t-il souligné, une réelle volonté des pouvoirs publics de relancer et développer  les investissements dans les domaines prioritaires, tels que l’agriculture, l’industrie et le tourisme. - L’auteur d’une tentative de meurtre au pistolet arrêté à Chlef Un dangereux criminel vient d’être appréhendé par les services de la police judiciaire de la sûreté de wilaya. Agé de 41 ans, il a à son actif une série de méfaits, dont le dernier en date a eu lieu récemment et a failli coûter la vie à un jeune de de Chlef , indique un communiqué de la sûreté de wilaya. Il a tiré avec une arme à feu en direction de la voiture de la victime, l’atteignant à la porte arrière avant de lui lancer un cocktail Molotov dans l’intention de le tuer, mais heureusement, il n’a pas été touché.  Les recherches et investigations, aussitôt lancées par les enquêteurs, ont permis d’appréhender rapidement le mis en cause qui a été placé sous mandat de dépôt par le juge d’instruction du tribunal de Chlef. - L’enfance et la jeunesse, au cœur du programme de coopération Unicef-Algérie L’enfance et la jeunesse sont au cœur du programme de coopération entre le Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef) et l’Algérie, a indiqué le représentant de cette institution, Marc Lucet, à l’occasion du lancement de la campagne nationale de communication autour des violences liées à l’utilisation d’internet par les enfants. «L’enfance et la jeunesse sont au cœur de la coopération entre l’Unicef et l’Algérie et un nouveau programme a été élaboré pour les cinq années à venir (2016-2020)», a précisé M. Lucet lors de cette rencontre tenue dans la soirée de lundi à Oran, au siège de l’association socio-culturelle Santé Sidi El Houari  (SDH). «La campagne de sensibilisation contre les risques liés à l’usage d’internet sans surveillance parentale intervient dans le cadre de ce programme», a expliqué le représentant de l’Unicef, rappelant qu’un tiers des utilisateurs d’internet dans le monde sont des enfants. «Internet est un moyen extraordinaire d’apprentissage et d’accès à l’information, mais en même temps c’est aussi un espace qui comporte des dangers, d’où la nécessité pour les parents d’accompagner les enfants dans la découverte et l’usage de cet outil», a-t-il souligné. La campagne de communication autour des violences liées à l’utilisation d’internet par les enfants a été élaborée par l’Unicef en coopération avec le ministère de la Solidarité nationale, de la Famille et de la Condition de la femme. Cette opération vise, à travers plusieurs supports de communication, à mettre à disposition des familles algériennes des informations utiles pour une meilleure protection des enfants et à sensibiliser les enfants sur les risques d’internet sans contrôle parental. La rencontre s’est tenue en présence d’un responsable au ministère de la Solidarité nationale, de la Famille et de la Condition de la femme, Hocine Abdelhakim, qui a fait savoir que la campagne sur les dangers d’internet fera l’objet d’une diffusion auprès des enfants au cours de cette saison estivale.
elwatan.com | 29-juin-2016 11:00

La direction de l’éducation dégage sa responsabilité
Le 22 juin, Djamila avait pourtant terminé son examen et remis sa copie vers 13h40 dans le centre Mouloud Kacem. La direction de l’éducation de Constantine dégage sa responsabilité dans l’affaire de la copie du bac perdue à El Khroub. Tout a commencé quand une candidate au bac 2016 de la filière des sciences de la nature, Djamila Harkati, a appris que sa copie à l’épreuve des sciences de la nature n’a pas été retrouvée. Le 22 juin, Djamila avait pourtant terminé son examen et remis sa copie vers 13h40 dans le centre de Mouloud Kacem, de la même ville, avant de quitter les lieux, témoigne-t-elle. «Le soir j’étais sidérée quand deux enseignants se sont présentés chez moi pour me demander si j’ai réellement déposé ma copie d’examen», a déclaré la candidate avec étonnement. La jeune Djamila a tenu à rappeler qu’il est impossible de quitter la salle sans déposer sa copie, en précisant que le surveillant n’autorise aucun candidat à quitter le centre, et que ses informations personnelles et sa signature sur la copie doivent être vérifiées par les surveillants. «En plus il y a des copies supplémentaires, car il s’agit d’un sujet long et d’une matière fondamentale. Normalement ces copies doivent être agrafées par ce même surveillant afin que je puisse quitter la salle. Et c’est ce qui est arrivé.  Il s’agit d’une année d’études et des nuits blanches», a fulminé Djamila Harkati. Ce qui est inadmissible, selon elle, c’est qu’il n’y avait pas une fiche de présence qui porte les signatures des candidats avant qu’ils rentrent chez eux. Suite à ces événements et le refus du directeur de l’éducation de prendre en charge son problème, la candidate a déposé plainte auprès du procureur de la République le jour suivant. Pour sa part, le chef de service des examens au sein de la direction de l’éducation de Constantine refuse d’endosser la responsabilité. Hier, lors du conseil de wilaya et en présence du wali de Constantine, Hocine Ouadah, ce dernier a accusé la  candidate de mentir et de créer une mise en scène, ajoutant que la feuille de présence n’est pas obligatoire. Des réponses difficiles à admettre, sachant, en outre, que la candidate est revenue le jour suivant et a passé normalement l’examen.
elwatan.com | 29-juin-2016 11:00

23 émeutiers devant le juge à Annaba
En garde à vue depuis le déclenchement des émeutes dans la nuit de vendredi à samedi, 23 émeutiers ont été présentés, hier, devant le procureur près le tribunal de Annaba, avons-nous constaté sur place. Après leur audition, le représentant du ministère public a décidé de transmettre le dossier de 20 mis en cause en citation immédiate, et leur procès s’est ouvert, hier, en fin d’après-midi. Agés de moins de 18 ans, les trois derniers accusés ont été pris en charge par le juge des mineurs, affirment des sources judiciaires au fait de ce dossier. Les accusés sont appelés à répondre de leurs actes, dont «atteinte à l’ordre public», «destruction de  biens publics et privés», «coups et blessures volontaires», «vol par effraction» et «attroupement non autorisé». Hier, la tension pesait toujours sur l’ambiance ramadanesque de la ville.  Un climat qui a poussé le wali de Annaba, pour parer à toute  éventualité, à se réunir quotidiennement avec le conseil de sécurité. Mieux encore, des forces militaires ont été placées aux différentes entrées de la ville, où elles ont dressé des check-points. Même la sécurité de la résidence du wali de Annaba a été renforcée par un nombre important de gardes communaux. De son côté, le groupement de la Gendarmerie nationale de la wilaya de Annaba a sécurisé, hier à partir du 6h, une opération d’éradication de baraques et commerces informels dans les localités de Hdjar Eddis, Bergouga et Berka Zerga. Le colonel Smail Sarhoud a déclaré : «Une centaine de commerçants illicites ont été délogés et menacés de ne plus reprendre cette activité informelle sous peine d’être présentés devant la justice.» Au centre-ville, les magasins du boulevard Ibn Khaldoun (ex-Gambetta) ont commencé à lever les rideaux et reprendre leur activité commerciale au lendemain de la campagne de «libération» des trottoirs. Installés en majorité en bordure du boulevard Ibn Khaldoun, les commerçants ne cachent pas leur contentement quant à cette campagne d’intérêt économique. Cependant, aux alentours du marché d’El Hattab, les agents de l’ordre continuent leur éternelle chasse aux récalcitrants vendeurs de fruits à la charrette. Quant à ceux commercialisant des articles vestimentaires, ils ont totalement disparu, cédant derrière eux la chaussée pratiquement vide. Non habitués à emprunter les trottoirs, squattés à longueur d’année par les animateurs du commerce informel, les citoyens ont commencé depuis hier à redécouvrir progressivement le plaisir de marcher sur les trottoirs. Par ailleurs, le président de la section pénale a ordonné la mise sous mandat de dépôt de 12 accusés. Les 8 autres ont été placés sous contrôle judiciaire jusqu'au 12 juillet prochain. Les 23 mis en cause comparaîtront au procès de l'affaire.
elwatan.com | 29-juin-2016 11:00

Jusqu’où ira le gouvernement ?
L’affaire El Khabar est un cas d’école qui renseigne sur la volonté du pouvoir à renier l’ensemble des acquis démocratiques arrachés de haute lutte par les Algériens. Le ministère de la Communication revient encore une fois à la charge contre la chaîne KBC, dont deux responsables, Mehdi Benaïssa, Ryad Hartouf, et une responsable au ministère de la Culture, Nedjaï Nora, sont depuis le week-end dernier en prison, en mandat de dépôt. Le département ministériel dirigé par Hamid Grine ne cite pas la chaîne de télévision en question, mais y fait allusion. KBC est, en réalité, l’unique chaîne qui gêne les tenants du pouvoir et la mise en demeure qui a été rendue publique hier lui est logiquement destinée. Car selon une liste, annoncée par le ministre lui-même, seules  les chaînes Ennahar TV, Echorouk TV, Dzaïr TV, Djazaïria TV et El Hoggar TV émettent de manière légale en ayant des bureaux agréés en Algérie. La mise en demeure du ministère de la Communication, rapportée par l’agence officielle APS, a un accent grave. C’est l’ultime avertissement que lancent les services de Hamid Grine ; ils mettent en garde «les chaînes de télévision exploitant un service de communication audiovisuel de manière illégale en Algérie, en leur rappelant qu’elles sont ‘‘en infraction des dispositions législatives et réglementaires applicables en la matière’’». La prochaine étape paraît donc prévisible. Et le ministère semble bien décidé à passer à l’action, probablement en fermant  des chaînes qui ne respectent pas la loi. Le département de Hamid Grine dit qu’il a agi dans «le respect total de la législation et de la réglementation en vigueur et conformément aux missions et attributions qui lui sont dévolues, particulièrement celle relative à la régulation des activités de communication et celle relative à la promotion d’une information plurielle, responsable et objective». Mais qui peut à présent le croire, après avoir tout fait pour étouffer financièrement certains titres de la presse nationale ? Quel crédit peut avoir la parole d’une institution qui a tout fait pour ligoter la liberté de la presse ? L’affaire El Khabar est un cas d’école qui renseigne sur la volonté du pouvoir à renier l’ensemble des acquis démocratiques arrachés de haute lutte par les Algériens. Si le ministère menace en soulignant que toute activité de communication «doit être exercée, sur le territoire national, dans le respect strict des dispositions législatives et réglementaires y afférentes et qu’il veillera, chaque fois qu’il est nécessaire, à l’application de la loi dans toute sa rigueur contre tout contrevenant», pourquoi n’a-t-il pas assaini la situation qui prévaut dans l’audiovisuel depuis des années ? En fait, pourquoi le pouvoir en général n’a pas offert un cadre légal pour la création de chaînes de télévision en Algérie, laissant l’anarchie régner dans le secteur qui a vu la création de plusieurs chaînes de télévision offshore dont la plupart ne respectent pas les règles qu’impose la déontologie que Hamid Grine brandit aujourd’hui pour justifier son crime contre El Khabar, et la liberté de la presse ? Le ministère de la Communication affirme avoir adressé «cette mise en demeure en application de ses attributions fixées par le décret exécutif n° 11-216». Il s’appuie sur ce décret qui visiblement lui permet «de veiller à la régulation des activités de communication, y compris celles liées aux médias électroniques (journaux, radio, télévision et sur internet), de concert avec les entités de régulation». Mais à quoi servirait alors la création de l’Autorité de régulation qui vient d’être mise en place, si le département de Hamid Grine entend réguler lui-même les activités du secteur ? Serait-ce juste un faire-valoir et une caution pour un ministère qui affirme aussi avoir les attributions de délivrer les autorisations d’exercice des activités de communication, y compris la presse électronique (journaux, télévision et radio) et de prévenir la concentration des titres et organes de presse de l’influence financière, politique ou idéologique en proposant les textes législatifs ou réglementaires appropriés. Le pouvoir veut tout contrôler et Hamid Grine pense être dans son rôle de juger quelle est l’information responsable et objective et celle qui ne l’est pas. Lui qui croit à la nécessité de développer ce qu’il appelle «une culture journalistique basée sur l’éthique et la déontologie professionnelles», sait-il seulement que dans les démocraties qui se respectent son département aurait cessé d’exister depuis très longtemps. Seules les règles de la déontologie commandent la profession de journaliste. «Les lignes rouges» qu’il compte fixer à la corporation sont en réalité les lignes qui, selon lui, assureront le confort et la pérennité des tenants du pouvoir. La liberté de la presse qui représente la garantie de la transparence dans la gestion des affaires de l’Etat, un instrument de lutte contre la corruption, les passe-droits et les tentations totalitaires, ils n’en veulent pas.       
elwatan.com | 29-juin-2016 11:00

Convoitises et batailles à couteaux tirés entre les jeunes
Une bataille rangée a éclaté hier dans l’enceinte de l’APC de Boumerdès entre des jeunes réclamant des autorisations pour l’exploitation des plages. Cette bagarre, où on a fait usage de couteaux, s’est soldée par deux blessés parmi les belligérants, a-t-on appris d’une source locale, qui souligne que ce genre d’incident était prévisible vu «le trafic et le favoritisme» qui entourent la distribution des autorisations d’exploitation des parkings et des plages de la commune. Vers 16h, trois jeunes ont grimpé sur le toit du siège de l’APC et menacé de sauter dans le vide à cause de leur exclusion de la liste des bénéficiaires desdits espaces. «C’est de la hogra. On ne sait plus qui a distribué les autorisations. Cela fait des années que j’exploite une place au front de mer, mais cette année on m’a exclu sans aucune raison», s’écrie un jeune du haut du toit de la mairie. Les fonctionnaires de l’APC et les policiers qui se sont rendus sur place n’ont rien pu faire pour calmer les concernés qui exigeaient des autorisations pour renoncer à leur action. «Je n’ai que ma mère pour me pleurer, vous n’avez rien à voir avec cette affaire et n’essayez pas de m’amadouer pour descendre», rétorque un candidat au suicide aux policiers qui tentaient de le faire revenir à de meilleurs sentiments. Des voix susurrent que «ce n’est nullement l’APC qui a établi la liste des futurs exploitants des plages, mais des parties non autorisées qui ont leur emprise sur la gestion des affaires de la commune». Contacté, le maire assure que la liste des concessionnaires a été faite par une commission de l’APC. Il est à noter enfin que les concessionnaires n’ont, selon la nouvelle réglementation, plus le droit de clôturer les parcelles qui leur sont cédées au niveau des plages. Leur rôle se limite à la vente ou la location de parasols, de chaises ou de tables à l’entrée des plages, comme exigé dans une instruction adressée le 9 mai dernier par le ministère de l’Intérieur aux walis. «Il vous est demandé de surseoir, dès réception de la présente, à toute procédure de concession de plage ou de portion de plage à des opérateurs privés, hormis celles accordées aux établissements hôteliers et complexes touristiques sur une superficie correspondant à celle de l’exploitation de l’établissement», est-il écrit dans l’instruction. Rappelant «l’anarchie et les nombreuses défaillances et dépassements constatés», le ministre recommande toutefois aux opérateurs privés d’utiliser, à titre temporaire, des locaux ou des espaces réduits pour le dépôt des équipements — parasols, tables, chaises — en vue de les louer aux estivants, mais «sans leur donner la possibilité de les installer préalablement sur le rivage». Mais ces instructions risquent de ne jamais être respectées sur le terrain.
elwatan.com | 29-juin-2016 11:00

La route a tué plus de 1500 personnes en 6 mois
Les accidents de la route ont baissé durant ces 5 premiers mois de l’année en cours, mais le spectre de la mort continue à planer et l’hécatombe persiste. C’est la conclusion qui peut être tirée du bilan du Centre national de prévention et de sécurité routières (CNPSR) dévoilé hier.  Ce dernier fait état de 1520 personnes décédées et 17 349 blessées dans 11 663 accidents de la route enregistrés au niveau national durant cette période. Dans une comparaison avec la même période de l’année écoulée, une diminution est constatée. Le nombre de personnes décédées a chuté de 151 morts, tout comme celui des  blessés, qui a enregistré une baisse de -5025 et le nombre d’accidents avec -2718. Il faut dire que malgré cette baisse sensible, le phénomène des accidents de la route est bien loin d’être contré. D’après le directeur du CNPSR, Ahmed Naït El Hocine, l’Algérie enregistre chaque année quelque 4000 morts et des dizaines de milliers de blessés, outre les pertes économiques estimées à des dizaines de milliards suite à ces drames routiers. La moyenne journalière, qui est 12 morts et 160 blessées, donne des frissons. Durant ces dernières 24 heures, les services de la Gendarmerie nationale ont enregistré, sur tout le territoire, 20 accidents de la circulation routière à travers 15 wilayas du pays. Ils ont engendré le décès de 5 personnes, des blessures à 35 autres et des dégâts matériels importants à 30 moyens de locomotion impliqués. La veille, les mêmes services sont intervenus sur 24 accidents de la circulation routière causant la mort sur place de 10 personnes et des blessures à 36 autres. Quelque 28 véhicules impliqués ont été endommagés. Malgré toutes les campagnes de sensibilisation et les dispositifs de contrôle et de veille, les causes restent les mêmes. En premier lieu, le facteur humain est le principal vecteur. Il est suivi par la situation des routes, puis les défaillances des moyens de locomotion en 3e position. En ce mois de Ramadhan, où le manque de sommeil est prédominant, la vigilance reste plus qu’indispensable.  
elwatan.com | 29-juin-2016 11:00

Les fonctionnaires des DCP en grève
Les protestataires demandent une enquête sur le sort des revenus générés par leurs activités. Les agents de contrôle et les inspecteurs des directions de commerces et des prix (DCP) de plusieurs wilayas du pays ont observé une grève, hier, pour réclamer la satisfaction de leurs revendications socioprofessionnelles soulevées il y a plusieurs années à la tutelle. «Ce mouvement de grève a été suivi dans plus de 25 wilayas du pays», affirme M. Merabet, un membre du syndicat des travailleurs, lors du sit-in tenu avec des dizaines de ses collègues devant la DCP de Boumerdès. Cette action a été décidée à l’issue de la réunion tenue le 21 de ce mois entre les représentants syndicaux du personnel du ministère du Commerce. Les grévistes réclament la révision du statut particulier et le décret exécutif 11-205 relatif au régime indemnitaires des employés du secteur. «Nous sommes lésés dans nos droits. Les statuts régissant notre activité n’ont pas été révisés depuis plus de 20 ans. Nous faisons gagner des milliards au Trésor public, mais nous ne percevons aucun centime de l’indemnité forfaitaire des revenus commun (IFRC)», dénoncent certains employés, ajoutant que 70% des revenus des procès établis entre les DCP et les particuliers vont au Trésor et aux caisses du ministère de tutelle. «Nous demandons une enquête approfondie à l’échelle nationale sur le sort de cet argent. Car même les rentrées provenant des amendes ne sont pas versées aux comptes des directions locales du commerce», précisent-ils. Outre ces problèmes, les grévistes se plaignent également de la charge de travail, soulignant qu’ils sont astreints d’assurer leurs tâches jour et nuit et 7 jours/7 sans aucune indemnité supplémentaire. «Parfois, on travaille même les week-ends, mais sans contrepartie. Nous demandons aussi plus de sécurité, car des dizaines de nos collègues ont déjà été agressés au moment de l’exercice de leur fonction», rappelle un agent de contrôle qui cumule plus de 10 ans d’expérience. «Le meilleur d’entre nous touche 34 000 DA, mais il y en a qui perçoivent 23 000 DA. Cela fait des années que nous réclamons une indemnité de protection de l’économie nationale, mais aucune de nos revendications n’a été acceptée», regrette-t-il. Les manifestants se disent décidés à aller jusqu’au bout pour faire valoir leurs droits. «Si aucune décision n’est prise pour satisfaire nos revendications, nous n’hésiterons pas à revenir à la charge dans les jours à venir», ont-ils averti.
elwatan.com | 29-juin-2016 11:00

Affaire KBC : La FIJ s’indigne du développement d’un climat de censure
La Fédération internationale des journalistes (FIJ) s’inquiète, dans une déclaration rendue publique cette semaine, d’une «escalade d’intimidations à l’encontre des médias indépendants en Algérie». La déclaration de la FIJ revient sur ce qui est communément appelée l’affaire de la chaîne de télévision El Khabar KBC dont deux dirigeants, Mehdi Benaïssa et Ryad Hartouf, respectivement directeur de la chaîne et directeur de la production, se trouvent en détention de même que Nora Nedjaï, directrice au ministère de la Culture chargée de délivrer les autorisations de tournage. «La suspension le 23 juin de l’émission hebdomadaire satirique ‘‘Nass stah’’ abordant des sujets politiques et sociaux intervient une semaine après la mise sous scellés des locaux servant pour une autre émission, ‘‘Ki hna ki nass’’, lancée en début de Ramadhan. En cause, les conditions d’obtention des autorisations pour le tournage des deux émissions», rappelle la FIJ dans sa déclaration. Et de dire : «La FIJ s’indigne du développement en Algérie d’un climat de censure qui vise tout particulièrement les médias indépendants.» Anthony Bellanger, secrétaire général de la FIJ, déclare : «Nous sommes très inquiets de cette escalade d’intimidations menée à l’encontre des médias algériens et de leurs dirigeants qui témoigne d’une volonté de taire la critique et la liberté d’expression en Algérie.» Ceci et d’ajouter : «Nous nous interrogeons également sur les réelles motivations qui ont engendré la suspension de deux émissions critiques à l’encontre du monde politique. Nous exhortons le président Abdelaziz Bouteflika à protéger et renforcer la liberté de la presse en Algérie.» Le même communiqué rappelle que la gendarmerie a également convoqué la semaine dernière plusieurs cadres de KBC et du groupe El Khabar, dont le président du conseil d’administration du groupe.  
elwatan.com | 29-juin-2016 11:00

Un homme gravement malade est en prison
Depuis plus de neuf longs mois, il attend que la justice fasse son travail. A cause d’une opinion, le général Hocine Benhadid est poursuivi pour crime. Il lui est reproché, pour avoir cité tout particulièrement l’actuel vice-ministre de la Défense, de participer en connaissance de cause à une entreprise de démoralisation de l’armée ayant pour objet de nuire à la défense nationale. Il risque 10 ans de réclusion. A ce jour, et à part l’interrogatoire au fond intervenu sept mois après son incarcération le 1er octobre 2015, le général Benhadid attend de connaître son crime. Le ministère de la Défense nationale n’a pas porté plainte. Et aucune autre personne n’a été entendue à titre de témoin ou poursuivie comme complice dans cette entreprise de démoralisation Le général Benhadid est victime d’une machination judiciaire orchestrée afin qu’il expie son crime de lèse Majesté par la purge totale des délais de la détention provisoire en matière criminelle, dont la durée minimale réelle est de 12 mois, sans compter la prolongation de 4 mois accordée au juge d’instruction. Cette machination inhumaine qui, au-delà de l’instrumentalisation éhontée de la justice où l’information judiciaire se transforme en condamnation sans procès, s’attaque sans triomphe ni gloire à un homme gravement malade, abandonné à son sort carcéral par l’inconscience coupable de ceux-là même qui sont les garants de sa sûreté et de sa liberté.  Le terrible châtiment que le général Benhadid ne finit pas de payer le prix à cause d’une opinion fut-elle outrageante est une tache de boue fixée à jamais sur le fronton de la justice algérienne.  
elwatan.com | 29-juin-2016 11:00

«La programmation des lois a été imposée par leur caractère urgent»
Le président de la commission juridique de l’APN, Amar Djilali, est sorti hier de sa réserve pour, dit-il, éclairer l’opinion publique sur la situation qui prévaut actuellement à l’APN. M. Djilali n’a, apparemment, pas apprécié les critiques dont sont l’objet les débats autour de certains projets de lois organiques et l’expédition d’autres textes juridiques revêtant un caractère important. Lors d’un point de presse animé au siège de l’APN, le président de la commission s’en est pris hier à la presse, l’accusant d’avoir envenimé la situation et rapporté des informations erronées. M. Djilali s’est permis une mise au point à l’encontre des personnes qui veulent ternir l’image de l’institution parlementaire. Pour lui, le débat autour des projets programmés ces jours-ci à l’hémicycle Zirout Youcef se déroule dans le calme et la sérénité et surtout dans la transparence. «Beaucoup de rumeurs et de fausses lectures sont rapportées par la presse alors que tout se passe dans des conditions normales depuis le début de Ramadhan. Personne n’a été lésé ou empêché d’exprimer son point de vue», a expliqué M. Djilali, précisant que le but de son intervention était de rassurer l’opinion publique sur le bon déroulement des travaux à l’APN. Tout au long de sa conférence, l’orateur n’a cessé de défendre le caractère «urgent» des textes présentés par le gouvernement et débattu en un temps record. Est-il logique de programmer six projets de loi le même jour et en une seule séance ? M. Djilali répond par le positif, arguant en se référant au règlement intérieur de l’APN, que le gouvernement a le droit de faire passer les lois ayant un caractère «urgent» et parmi celles-ci, il cite le nouveau code électoral qui régit la relation entre le Parlement et le gouvernement, ainsi que le projet de loi portant création de la haute instance de surveillance des élections. Toujours sur la défensive, M. Djilali souligne que la commission n’a reçu ni ordre, ni subi de pressions de la part du gouvernement pour bloquer les amendements des députés de l’opposition. La commission, dit-il, examine actuellement 98 amendements proposés sur le projet du code électoral. Parmi ces amendements, 18 concernent les deux articles controversés, 94 et 73, qui conditionnent la participation des partis aux prochains rendez-vous électoraux de 2017 à l’obtention de 4% des suffrages exprimés lors des élections précédentes.
elwatan.com | 29-juin-2016 11:00

24,95% de réussite à l’examen écrit
Les candidats reçus sont invités à imprimer leur convocation pour l’épreuve de l’oral, qui se déroulera les 2 et 3 juillet prochain, selon le  conseiller de la ministre de l’Education nationale, qui était l’invité hier de la rédaction de la Chaîne 3 de la Radio nationale. Le taux de réussite au concours de recrutement des enseignants des trois paliers est de 24,95%. Les résultats ont été annoncés avant-hier dans la soirée à travers le site de l’Office national des examens et concours (Onec). Selon Mohammed Chaïb Draa Ethani, conseiller de la ministre de l’Education nationale, ce sont 148 689 candidats qui ont réussi à passer avec succès l’épreuve de l’écrit sur les 617 856 ayant passé le concours. Les candidats reçus sont invités à imprimer leur convocation pour l’épreuve de l’oral qui se déroulera les 2 et 3 juillet prochain, selon le même conseiller, qui était hier l’invité de la rédaction de la Chaîne 3 de la Radio nationale. Le même responsable indique que 81 929 candidats qui avaient procédé à une première inscription au concours «ne se sont pas présentés le jour de l’examen, ce qui représente environ 12%» du total des postulants. Il a ajouté que les résultats définitifs de cette opération, qui va permettre le recrutement de 28 000 enseignants dans les trois paliers de l’éducation, seront affichés le 7 juillet. Selon le ministère de l’Education, l’épreuve de l’oral comportera des questions qui définiront l’aptitude ou non des candidats à exercer le métier et à évaluer leurs connaissances dans le domaine de l’enseignement. M. Chaïb Draa Ethani a affirmé que le concours «s’est déroulé dans la transparence et l’équité, comme s’il s’agissait des épreuves du baccalauréat», promettant des conditions similaires durant l’étape du concours oral, où il n’y aura aucun risque pour des pratiques douteuses de «favoritisme». L’intervenant a mis également en évidence le souci de la tutelle de parvenir à un recrutement de «qualité». Pour rappel, le concours s’est déroulé après un bras de fer ayant opposé le collectif des enseignants contractuels à la tutelle de laquelle ils exigeaient une intégration directe. Le nombre des postes est fixé en rapport avec les départs à la retraite et les nouveaux postes budgétaires créés. Les départs à la retraite représentent, dans 90% des cas, des demandes de départ anticipé, contre 10% de départs à l’âge légal, selon les informations communiquées auparavant par le ministère de l’Education nationale. Ce département compte revoir pour les prochaines années les paramètres de sélection des profils des enseignants. «Nous avons remarqué que pour le palier du primaire, les recrues étaient pour la majorité issues des filières littéraires, ce qui était une aberration du moment que l’enseignant du primaire est appelé à enseigner également les mathématiques, les sciences, la technologie...», a indiqué Nouria Benghebrit lors d’une de ses sorties médiatiques. Le ministère espère arriver, dans quelques années, à combler les besoins en enseignants avec uniquement les diplômés des Ecoles supérieures de formation des enseignants. Fatima Aït Khaldoun-Arab  
elwatan.com | 29-juin-2016 11:00

«L’Assemblée sous l’emprise du pouvoir»
- Vous avez boycotté les débats ayant trait aux projets présentés cette semaine et vous avez voté contre la plupart d’entre eux. Pourquoi ? Nous considérons que la programmation de six projets de loi en un temps record est un manque de considération et de respect aux Algériens et à toutes les institutions de ce pays, dont l’Assemblée populaire nationale (APN). Nous savons tous qu’au niveau du gouvernement, il y a une volonté de discréditer les institutions de l’Etat, et ce, dans l’unique but de provoquer leur effondrement. Le FFS a boycotté les débats autour de tous les projets présentés cette semaine, parce qu’ils sont l’émanation de la Constitution et comme notre parti n’a pas participé à l’élaboration de cette Constitution, c’est donc là une suite logique de notre position de boycott. Ces projets visent à verrouiller le champ politique et à étouffer ce qui reste de la vie politique en Algérie. On veut imposer le diktat de la majorité qui a de tout temps bénéficié de larges avantages de l’Etat. Aujourd’hui, la fraude ne se manifeste pas par le bourrage des urnes, mais par la dépolitisation de la vie politique. Et lors de la séance de vote des six projets de loi, nous avons voté contre pour ne pas cautionner la politique suicidaire du gouvernement. Nous nous sommes élevés contre les deux projets de loi relatifs aux officiers de réserve et aux fonctionnaires militaires, car ils visent à créer un domaine réservé aux autorités publiques et à interdire tout propos critique sur la place et le rôle de l’armée dans le pays. A travers notre action, nous dénonçons un spasme autoritaire qui vise la judiciarisation du politique. - Vous avez décrié le fonctionnement de l’APN et vous vous êtes retirés avec d’autres partis de la commission juridique. Pourquoi ? Les parlementaires de l’opposition ont quitté la commission pour protester contre le président et ses pratiques antidémocratiques. Nous avons toujours dénoncé le fonctionnement de l’APN issue des élections législatives de 2012. Cette institution est une chambre d’enregistrement, une assemblée qui est sous l’emprise et le contrôle du gouvernement. Depuis 2012, toutes les propositions de loi formulées par les députés ont été rejetées et aucune proposition de loi n’a été retenue. Sans omettre les demandes pour la création des commissions d’enquête ou l’ouverture d’un débat général qui n’ont jamais abouti. Aujourd’hui et sous prétexte des prochaines élections législatives de 2017, le pouvoir a décidé de programmer et de débattre six projets de loi en un temps record et de surcroît pendant le Ramadhan, où les Algériens ne s’intéressent pas à la chose politique. Mieux, nous avons tous constaté que même les députés de la majorité parlementaire n’ont pas jugé utile d’assister et de participer au débat sur ces textes juridiques importants pour l’avenir du pays. L’absence ou la présence d’un député est un engagement moral. Mais nous savons tous que le mauvais fonctionnement de l’APN pousse les députés a déserté l’hémicycle. Ces textes sont contestés par les députés de l’opposition, mais aussi par certains élus de la majorité parlementaire. Ces derniers ont exprimé leur rejet en désertant l’hémicycle.
elwatan.com | 29-juin-2016 11:00

La dictature de «la majorité» à l’APN
Décrié et dénoncé par les députés de l’opposition qui y voient la fin du multipartisme, le projet de code électoral risque de passer demain comme une lettre à la poste. Les contestataires auront beau mettre en garde contre ce qu’ils qualifient de loi liberticide et quitter l’hémicycle, leurs actions ne résonneront pas tant que l’Assemblée est prise en otage par des partis qui ont mené le pays vers la paralysie. Si pour l’Exécutif, le projet de code électoral «offre les garanties d’une opération électorale intègre en adéquation avec les critères démocratiques», pour l’opposition «il verrouille totalement le champ politique et constitue un danger pour les libertés». Articulé autour de 225 articles, le contenu de ce projet de texte n’a connu aucun changement lors de son examen par la commission juridique. L’argument : «Le texte est tellement important que la commission a préféré le faire passé tel quel et le remettre à débattre.» Un débat partagé entre les défenseurs acharnés de la coalition gouvernementale et les contestataires qui se comptent dans l’opposition, laquelle dénonce un coup de force pour faire passer rapidement la loi. Plus d’une trentaine d’articles font polémique. Parmi eux, les articles 73 et 94, qui exigent des candidats et partis n’ayant pas obtenu au moins 4% des suffrages lors des dernières élections de collecter 50 signatures pour chaque siège communal et 250 pour chaque siège de député. «Comment peut-on exiger un pourcentage de suffrages à des partis qui ont été créés après le scrutin de 2012 entaché par une large fraude ? N’est-ce pas une manière d’éliminer de la course une bonne partie de la classe politique ?» s’interrogent les députés de l’opposition. Un avis que ne partagent pas leurs collègues de l’alliance gouvernementale, dont les interventions étaient nombreuses. Certains députés du FLN ont proposé de ramener ce taux à 5 voire 7% pour, disent-ils, lutter contre le commerce des voix lors des élections, ou encore de laisser l’article et de ne l’appliquer qu’après 2017. Les députés contestent également la disposition «discriminatoire» qui interdit aux fonctionnaires de la commune de se porter candidats aux élections communales. Le ministre de l’Intérieur, Noureddine Bedoui, s’est opposé à tout amendement de cet article, sous prétexte que les collectivités locales ont besoin de ces fonctionnaires et qu’il ne peut pas laisser ces derniers échapper à l’administration communale. Les débats au sein de l’hémicycle n’ont pas été sans prise de bec, souvent entre députés de l’opposition et ceux de la majorité. Lié à la loi électorale, le texte sur la haute instance de surveillance a également été contesté, dans la mesure, où il a exclu les partis politiques de sa composante, essentiellement des commis de l’Etat désignés par le Président. Les pertinents amendements proposés par les députés contestataires n’ont pas été pris en compte. Ce qui a fait craindre à beaucoup un remake de l’adoption de la loi relative aux relations entre le Parlement et l’Exécutif, adoptée à la fin de la journée de lundi dernier en l’absence du quorum, suscitant la colère de quatre groupes parlementaires — FFS, PT, El Adala et l’Alliance de l’Algérie verte. En signe de protestation contre ce «coup de force contre la Constitution», ces derniers ont quitté la plénière et décidé de se concerter sur des actions contre ce qu’ils jugent être une «grave violation» de l’exercice du pouvoir législatif. Demain, les députés contestataires s’attendent au pire, puisqu’au programme de la plénière il y aura l’adoption du projet de code électoral et de celui de la haute instance de surveillance des élections. Ils savent tous que le sort de «ces projets de lois liberticides est scellé mais espèrent réveiller les consciences de leurs collègues des autres formations politiques pour défendre les droits et les libertés de ceux qui leur ont accordé leurs voix».  
elwatan.com | 29-juin-2016 11:00

Une femme face à l’injustice
Tous ses amis et collègues plaident sa rigueur, son professionnalisme et son dévouement au travail. Fille de chahid et d’une grande moudjahida, sœur de deux frères combattants de l’ALN, Nora Nedjaï incarne la parfaite cadre disciplinée et compétente. Nora Nedjaï bouclera aujourd’hui sa première semaine à la prison d’El Harrach. Son tort : avoir autorisé le producteur de la société NessProd de tourner une émission de télévision politiquement dérangeante.  Son incarcération a été un choc pour sa famille et surtout pour ses proches et amis. Cette femme dévouée, engagée et surtout intègre et compétente ne s’attendait certainement pas à finir sa carrière en prison pour avoir juste fait son travail et certainement, comme l’affirment ses collègues, en se référant à l’avis du cabinet du ministre de la Culture, comme le prévoit le règlement. Quels que soient les faits qu’on lui reproche, ni le parcours, ni le statut, ni l’histoire de sa famille ne plaident pour une telle sanction. Pour ceux qui ne connaissent pas cette dame, Nora Nedjaï est issue d’une famille de maquisards. Sa mère Labassi Fatma, dont le nom sera donné, en novembre prochain, à une grande placette à Cherchell, avait été arrêtée au cours du mois de Ramadhan de l’année 1958, à Cherchell, et incarcérée au camp de concentration de Bois sacré à Gouraya, wilaya de Tipasa, où elle fût affreusement torturée. Elle n’a dû son salut que grâce à l’indépendance. Comble de l’ironie. Dans la lettre qu’elle avait envoyée de la prison à sa famille, elle écrivait qu’elle se portait bien mais qu’elle s’inquiétait pour sa fille Nora, qu’elle avait laissée alors qu’elle n’avait que 3 ans. Plus de 50 ans après, la petite Nora, devenue cadre de l’Algérie indépendante, se retrouve en prison, de surcroît en plein mois de Ramadhan. Le père de Nora, Abdelkader Labassi, est un grand martyr de la Révolution, très connu à Cherchell, et ses deux frères, Mohamed et Abderrahmane, ont été parmi les plus jeunes combattants de l’ALN qu’ils avaient rejoint dès les premières années de la Révolution. Nora a fait l’Ecole des beaux-arts, à Alger, puis en Espagne, avant de rentrer au pays. Sa droiture, son professionnalisme, sa compétence ont suscité sa nomination en tant que sous-directrice au ministère de la Culture. Un poste qu’elle a assumé avec abnégation. Tous ceux qui l’ont approchée lui reconnaissent son «sens de l’écoute, sa rigueur et surtout sa disponibilité» pour résoudre les problèmes. Enfin, Nora est décrite par ses collègues comme une femme «exceptionnelle, dévouée et sensible, toujours présente pour aider les artistes et les orienter, étant donné son statut d’artiste dont les œuvres sont au musée des Beaux-Arts à Alger et celui de Nasreddine Dinet à Bou Saâda». Mariée à un artiste peintre, Nora a pris part à de nombreuses expositions collectives en Espagne, en Corée du Sud et en Algérie, et ce, depuis 1986 jusqu’en 2013. Jalonné de récompenses, le parcours de Nora dénote son caractère de femme très active, notamment durant les années 1990. Or lorsqu’elle a été convoquée par les gendarmes en cette journée du mercredi 22 juin, elle ne se doutait certainement pas qu’elle allait passer sa première nuit en prison. Elle s’est déplacée toute sereine et très confiante. Malheureusement, elle fût placée sous mandat de dépôt dans la nuit de mercredi à jeudi. Cela a été très bouleversant pour elle et sa famille. Alors qu’elle était toujours dans les locaux de la gendarmerie, le ministre de la Culture lui a signifié sa fin de fonction, la condamnant avant même qu’elle ne soit entendue par le juge. Le lâchage est très mal perçu par les cadres du ministère, qui se sentent terriblement vulnérables et sans protection. Demain, Nora entamera sa deuxième semaine d’incarcération, loin de son époux et de sa famille.  Sur la Toile, les artistes et ses proches mènent une grande campagne de mobilisation pour sa libération. La place de cette grande dame tant appréciée pour son intégrité n’est pas dans une prison. Elle mérite plus d’égards, vu son parcours irréprochable et l’histoire glorieuse de sa famille.  
elwatan.com | 29-juin-2016 11:00

Ramadhan 2016/Ces commerçants véreux qui nous font manger des produits impropres à la consommation

Plus de 8 tonnes de produits alimentaires impropres à la consommation ont été saisies au niveau des différents marchés et locaux commerciaux d’Alger depuis le début du mois de Ramadhan. À cela s’ajoutent des statistiques impressionnantes concernant des délits de non-facturation de produits exposés à la vente et la pratique de prix illicites. En somme, […]

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algerie-focus.com | 29-juin-2016 05:21

Transports/Une société algéro-espagnole pour régler le problème des embouteillages à Alger

  L’Algérie va recourir à la compétence étrangère pour régler le problème de la circulation routière dans les principaux axes routiers de la capitale. A cet effet, une société algéro-espagnole va être créer prochainement pour décongestionner les routes algéroises. C’est le ministre des Travaux Publics et des transports, Boudjemaa Talai qui l’a annoncé, mardi, lors […]

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algerie-focus.com | 29-juin-2016 05:03

Liberté de la presse en danger en Algérie/Élan de solidarité avec KBC et El-Khabar

L’arrestation de deux responsables de la société NessProd, propriétaire de KBC et du quotidien El-Khabar, et une cadre du ministère de la Culture continuent de susciter de l’indignation de la société civile et des organisations de défense des droits des journalistes. Ainsi, la fédération internationale des Journalistes s’insurge sur ce qu’elle considère comme des « intimidations » […]

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algerie-focus.com | 29-juin-2016 04:54

Nora Nedjaï/Une cadre et artiste reconnue en prison pour avoir fait son travail

Inconnue du grand public, Nora Nedjaï a défrayé la chronique depuis qu’elle est mise en prison pour une banale affaire de signature d’autorisation de tournage. Selon un ancien cadre du ministère de la Culture, Nora Nedjaî fait partie des « meilleurs cadres du pays ». Selon le même témoignage, la dame n’a «commis aucun crime » en signant […]

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algerie-focus.com | 29-juin-2016 04:41

Exclusif. Corruption et malversation/Algérie-Focus révélera les dessous de 1150 contrats douteux du groupement Sonatrach-Anadarko

En partenariat avec l’association nationale de lutte contre la Corruption  “ANLC”, Algérie-Focus a obtenu pas moins de 1150 contrats de gré à gré du groupement pétrolier Berkine composé par la compagnie nationale Sonatrach et la compagnie américaine Anadarko.  Ces deux compagnies pétrolières ont créé ensemble en 1998 le Groupement Berkine avec un comité chargé de […]

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algerie-focus.com | 28-juin-2016 23:11

Bouteflika préside une réunion sécuritaire
Le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a présidé mardi à Alger une réunion restreinte consacrée à la situation sécuritaire dans le sud du pays, en relation avec les foyers de tension qui persistent dans certains Etats voisins, indique un communiqué de la présidence de la République. Ont pris part à cette réunion, le Premier ministre, Abdelamalek Sellal, le ministre d'Etat, directeur de cabinet de la présidence de la Répulique, Ahmed Ouyahia, le ministre d'Etat, conseiller spécial du président de la République, Tayeb Belaiz, le ministre d'Etat, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Ramtane Lamamra, le Vice-ministre de la Défense nationale, chef d'Etat-major de l'Armée nationale populaire, le général de corps d'Armée, Ahmed Gaïd Salah, le ministre de l'Intérieur et des Collectivités locales, Noureddine Bedoui, le ministre de la Justice, Garde des Sceaux, Tayeb Louh, le ministre des Affaires maghrébines et de l'Union africaine et de la Ligue des Etats arabes, Abdelkader Messahel, le ministre de l'Habitat de l'Urbanisme et de la Ville, Abdelmadjid Tebboune, le Conseiller chargé de la coordination des services de sécurité rattachés à la Présidence de la République, Athmane Tartag, le Commandant de la Gendarmerie nationale, le général major Menad Nouba, et le Directeur général de la Sûreté nationale, le général major, Abdelghani Hamel, ajoute le communiqué.
elwatan.com | 28-juin-2016 20:52

Suisse/L’Algérie s’est offert une villa à plus 27 millions d’euros pour les vacances d’Abdelaziz Bouteflika à Genève

Pour le confort et le plaisir d’Abdelaziz Bouteflika, l’Algérie n’a jamais compté ses sous. Preuve en est, ce mardi, le très sérieux quotidien suisse Le Temps, a révélé mardi qu’en 2009, les autorités algériennes ont acquis une luxueuse villa qui coûte près de 30 millions d’euros pour permettre au Président de la République de passer ses […]

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algerie-focus.com | 28-juin-2016 19:24

Les lignes maritimes Alger-Jijel et Alger-El Djamila ouvertes dès dimanche
L'Entreprise nationale de transport maritime de voyageurs (ENTMV) a annoncé mardi la reprise à partir de dimanche prochain de la ligne maritime urbaine Alger (La Pêcherie)-El Djamila et le lancement de la ligne Alger-Jijel via Azeffoun et Béjaïa.           L'ENTMV précise, dans un communiqué, qu'une liaison est prévue de Jijel  vers Alger (via Azzeffoun et Bejaïa) du lundi au samedi à partir de 8h. La liaison entre la Pêcherie et El Djamila compte "plusieurs voyages  dans la journée de 8h à 19h", ajoute le communiqué.           Concernant les tarifs, l'ENTMV indique que la liaison entre Alger et  Azeffoun coûte 800 dinars et 500 Da pour celle d'Azeffoun-Béjaïa.            Le tarif d'un voyage entre Bejaïa et Jijel est fixé à 500 Da et 1.200 Da pour un voyage entre Alger et Bejaïa et 800 Da entre Azeffoun et Jijel.     Les frais d'un déplacement entre Alger et Jijel ont été fixés à 1.600 Da. Enfin, le prix du ticket sur la liaison Pêcherie-El Djamila est à 100 Da.  
elwatan.com | 28-juin-2016 19:19

Exclusif. Internet/ “Comtal”, un nouveau fournisseur d’accès pour enlever le monopole à Algérie-Télécom

L’Algérie fêtera prochainement la naissance d’un nouveau fournisseur d’accès à Internet pour alléger les Algériens du poids du monopole d’Algérie-Télécom, a-t-on appris mardi de sources proches de ce projet en gestation. Le futur fournisseur sera basé à Oran et s’appellera, selon nos informations, COMTAL.  En plus de ses activités de fournisseur d’accès à Internet, cet […]

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algerie-focus.com | 28-juin-2016 18:12

Annaba/Violentes émeutes à la suite de l’éradication des marchés informels

Nuit d’émeutes à Annaba. Une vingtaine de vendeurs à la sauvette  ont été arrêtés dans la nuit de samedi à dimanche dans le centre-ville d’Annaba dans le cadre des opérations d’éradication des marchés informels. L’action exécutée par la police a suscité la colère des jeunes qui ont attaqué un commissariat.       En effet, cette opération […]

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algerie-focus.com | 28-juin-2016 17:24

Emeutes à Sétif/25 personnes arrêtées à cause du logement social

Après Annaba, c’est au tour de Sétif de vivre une nuit ramadanesque marquée par les émeutes. En effet, dans la localité de Aïn Arnat, située à l’Ouest de Sétif, des affrontements entre citoyens et policiers se sont déclenchés dans la nuit de dimanche à lundi. Et pour cause : l’affichage d’une liste de bénéficiaires de 509 logements sociaux. Les […]

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algerie-focus.com | 28-juin-2016 16:47

Le gouvernement algérien s’apprête à achever les chaînes TV privées
Le ministère de la Communication a mis en demeure, aujourd’hui mardi, « pour la dernière fois » les chaînes de télévisions privées exerçant sans autorisation.  Cette ultime mise en demeure vient pour achever les chaînes de télévision qui ne jouent pas le jeu du gouvernement, en premier lieu Kbc dont le directeur, Mehdi Benaissa, a été jeté en prison vendredi passé.    Selon Grine, 5 chaînes seulement disposent de bureaux agrées en Algérie. Il s'agit d'Echourouk TV, Ennahar TV, Dzair TV, Djazairia TV et  El Hoggar TV. Les autres chaînes, une cinquantaine environ, risquent de subir le même sort que Atlas TV et El Watan TV, fermées ces deux dernières années.    Pourtant, le ministre de la Communication avait affirmée, le 8 juin dernier, que le sort des chaînes TV privée en Algérie sera déterminé par l’autorité de régulation de l’audiovisuel (Arav), installée récemment.      Mais il semble que le gouvernement est tellement pressé par les préparatifs de la succession de Bouteflika, qu’il a décidé d’exécuter lui-même cette besogne.        Les pressions exercées par les autorités sur les médias indépendants ont suscité un élan de solidarité à l’intérieur et à l’extérieur du pays.  La Fédération internationale des journalistes (FIJ) a dénoncé, hier lundi, « une escalade des intimidations qui témoigne d’une volonté de faire taire la critique et la liberté d’expression en Algérie ». 
elwatan.com | 28-juin-2016 15:37

Liberté de la presse/Après les télévisions, les autorités algériennes s’attaquent aux médias électroniques

C’est un signe inquiétant. Le ministère de la Communication a promis dans un communiqué rendu public ce mardi de soumettre les médias électroniques  à des “autorisations d’exercice des activités de communication”. Une mesure entièrement illégale puisqu’elle s’inscrit en porte à faux par rapport au code de l’information qui régit l’activité du journalisme en Algérie.  Dans la Loi organique […]

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algerie-focus.com | 28-juin-2016 15:17

Dernière mise en demeure du ministère de la Communication/Plusieurs chaînes de télévision risquent de fermer prochainement

Hamid Grine, ministre de la Communication, a été encore une fois très clair : une dernière mise en demeure a été adressée aux chaînes de télévision privées accusées d’exploiter “un service de communication audiovisuel de “manière illégale” en Algérie, “en infraction des dispositions législatives et réglementaires applicables en la matière”, explique-t-on dans un communiqué rendu […]

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algerie-focus.com | 28-juin-2016 14:32

Annulation de la retraite anticipée/Des syndicats autonomes menacent d’envahir les rues lors de la prochaine rentrée sociale

Les syndicats autonomes montent au créneau et projettent d’organiser une vaste protestation, lors de la prochaine rentrée sociale, pour exercer des pressions sur le gouvernement afin qu’il revienne sur sa décision d’annulation de l’ordonnance 97-13 régissant  le de départ à la retraite sans condition d’âge. Le torchon va brûler sous des feux ardents lors de la […]

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algerie-focus.com | 28-juin-2016 13:59

Reportage/Au coeur de la mobilisation contre les biens immobiliers des dirigeants algériens dans les quartiers chics parisiens

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algerie-focus.com | 28-juin-2016 13:24

Reportage/A Barbès, le Ramadhan a battu l’Euro 2016…

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algerie-focus.com | 28-juin-2016 13:18

On vous le dit
Nouri critique les agences de voyages Abdelwahab Nouri, ministre de l’Aménagement du territoire,  du Tourisme et de l’Artisanat, a critiqué les agences de voyages et de tourisme lors de son dernier déplacement à Sidi Bel Abbès. Pour lui, parmi leurs missions, figure le fait de véhiculer une belle image de la réalité du pays qui dispose de grandes potentialités qu’on ne trouve que rarement dans d’autres pays (paysages sahariens, de montagnes, balnéaires). Globalement, les Algériens ne connaissent pas leur pays, et la destination Algérie n’est pas connue, selon le ministre. Les agences ont «failli» dans ce domaine. Il a aussi remis en cause «la crédibilité des agences» auxquelles il a demandé de donner une plus grande importance au réceptif. Ils devraient attirer davantage les touristes étrangers vers l’Algérie. Si le ministre a raison dans son analyse, il semble néanmoins confondre entre la promotion de la destination Algérie qui est du ressort de l’Office national du tourisme (ONT) et la promotion des produits touristiques qui est la mission des agences de voyages.      Démissions au MPA Le Mouvement populaire algérien (MPA) de Amara Benyounès subit un nouveau coup dur. Les cadres et militants de la fédération de Béchar de ce parti ont annoncé, dans un courrier adressé au secrétaire général du parti –dont nous détenons une copie- leur démission collective de toutes les instances du parti. Pour expliquer leur geste, les militants de ce parti indiquent avoir interpellé, à plusieurs reprises, le premier responsable du parti à propos de «dépassements» de certains responsables proches de Benyounès. Ces derniers se seraient  «comportés en dehors des statuts du parti», rappellent les rédacteurs du document. Par contre, il est difficile de connaître le nombre de militants qui se sont retirés. La direction du parti n’a pour sa part pas réagi. Une salle de sport dans… la zone industrielle à Tiaret «Nous avons été informés par plusieurs sources de votre  décision d’implanter en lieu et place d’une aire de stockage ayant appartenu à la SNVI, au niveau de la zone industrielle, un projet sportif», a alerté tout récemment le président de la Chambre de commerce et d’industrie Sersou à l’intention du directeur de la jeunesse et des sports avec copie à l’endroit du wali de Tiaret. La correspondance avertit que «le choix de réaliser un complexe sportif à l’entrée de la  zone industrielle à Zaâroura n’obéit pas aux normes urbanistiques en vigueur encore moins au cahier des charges relatif à la zone elle-même».  Et  d’ajouter : «Est-ce raisonnable de réaliser une salle omnisports juste à côté d’une usine de marbre qui dégage à longueur de journée de la poussière.»  Et de s’interroger à la fois sur «la fiabilité d’un tel projet qui aurait dû être réalisé en milieu urbain, notamment dans ces nouveaux ensembles urbains dépourvus d’équipements» . Au-delà de la polémique qui n’a pas laissé insensible le wali qui aurait «instruit l’initiation d’une enquête», le projet esquissé du temps de l’ex-chef de l’exécutif est à l’arrêt. Il est en tout cas loin d’être un cas isolé dans la longue liste des stupidités commises sous un silence pesant des élus, voire des représentants locaux des partis. Ces derniers se contentent, pour l’heure, et au tournant d’un virage économique à négocier, de faire dans les mondanités et autres opérations de  circoncision qui relèvent à la limite du mouvement associatif. C-Watch à la conquête de nouveaux clients    Le fabricant algérien Condor se lance à la conquête de nouveaux clients en annonçant la commercialisation de la montre connectée C-Watch. Elle jouit d’un design moderne et classique et permet de bénéficier d’une panoplie d’applications disponibles. La C-Watch assure une utilisation journalière facile avec la gestion d’appels téléphoniques et de SMS, que vous soyez en voiture ou en réunion ou loin de votre smartphone. Elle vous permet en outre d’accéder à toutes les fonctionnalités d’appels et de gestion de contact en vous reliant directement à votre carnet d’adresses et à émettre des appels directement à partir de votre C-Watch.   Journées du marketing touristique en préparation Les huitièmes journées internationales du marketing touristique se tiendront à Alger les 5 et 6 octobre prochain, a annoncé l’organisateur RH International Communication. Cette édition sera placée sous le signe «Formation et investissement». Deux facteurs majeurs pour promouvoir le tourisme en Algérie. Il est clair que la formation trouve dans les activités touristiques toutes ses raisons d’exister, les acteurs territoriaux et professionnels devront tous engager une actualisation des compétences et une adaptation des métiers aux nouvelles formes de consommation. C’est aussi dans ce cadre que des experts nationaux et internationaux, invités, se succéderont à la tribune pour apporter leur éclairage aux côtés des représentants de diverses  institutions, des professionnels du tourisme, chefs d’entreprise, fonctionnaires, universitaires et représentants des médias.  
elwatan.com | 28-juin-2016 11:00

Protestation des étudiants de magistère
La décision du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique d’unifier les cursus du doctorat est rejetée par les étudiants et diplômés de magistère. Un rassemblement a été organisé, hier devant le siège de l’APN, par les étudiants des différentes filières des universités du pays. La police a violemment dispersé les protestataires qui n’ont pas pu remettre leur plateforme de revendications aux députés. Les étudiants dénoncent le contenu de l’arrêté du ministère n°2016/547 daté du 2 juin 2016, fixant les conditions d’inscription en troisième cycle. Le nouveau règlement oblige les détenteurs de magistère à passer un concours pour accéder au doctorat, au même titre que les étudiants inscrits en LMD. «L’arrêté nous aligne sur les étudiants de LMD pour l’accès au doctorat. Les étudiants de l’ancien système (magistère) subissent des épreuves de sélection. Pour les études de vétérinaire, sur 600 candidats, 6 seulement ont été retenus pour le magistère», s’indigne une étudiante. Les étudiants réclament l’application stricte du décret exécutif n° 98-254 du 17 août 1998 relatif à la formation doctorale, à la post-graduation spécialisée concernant l’inscription automatique en doctorat aux détenteurs de magistère. «Un arrêté ne peut pas se substituer à un décret, d’autant plus que le texte en question est toujours en vigueur. Dans l’article 21 de ce décret, il est indiqué que la ''première étape dans le cycle de formation doctorale est sanctionnée par le diplôme de magistère. Par contre, l’arrêté de juin, dans ses articles 1 et 6, a associé les détenteurs de magistère avec les étudiants du système LMD alors que notre formation, les conditions d’accès, les années d’études ne sont pas les mêmes», s’indigne un étudiant en droit. Le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique qui serait revenu sur la condition d’un concours d’accès au doctorat pour cette catégorie d'étudiants (les magistères) parle d’un «concours sur titre». «Nous réclamons une inscription automatique comme stipulé dans les lois de la République. Le ministère parle d’un concours sur titre des magistères. Avec cet artifice qui ne règle rien, il n’est pas évident que nos collègues soient tous retenus vu qu’il n’y aura pas toutes les spécialités et un quota de doctorants est souvent imposé», indique un diplômé. En mars dernier, le ministre de l'Enseignement supérieur, Tahar Hadjar, a appelé, lors d'une conférence de presse à l'ouverture des travaux de la Conférence nationale des universités, les commissions spécialisées à examiner la question de l'unification des cursus du troisième cycle. «Pour la mise en place du système LMD, une phase de transition s'imposait pour assurer un passage aisé du système classique vers le nouveau, mais cette phase s'est prolongée dans le temps induisant une certaine opacité bien que les diplômes décernés par les deux systèmes ont la même valeur», a indiqué M. Hadjar dont l’arrêté est intervenu après les travaux de la Conférence nationale des universités. Il n’a pas été possible, hier, d’avoir la version du ministère. M. Zaïdi, chargé de la communication, qui nous a promis de répondre à nos sollicitations, n’a pas répondu à nos appels incessants.  
elwatan.com | 28-juin-2016 11:00

Des assassins de Gourdel identifiés
 Abordant le volet sécuritaire, le garde des Sceaux a indiqué que trois terroristes abattus récemment dans la  wilaya de Médéa ont été identifiés comme étant membres du groupe terroriste qui a assassiné le ressortissant français Hervé Gourdel après son enlèvement  dans la région d’Aït Ouabane, dans la wilaya de Tizi Ouzou en 2014. Ces trois terroristes, Serradj Mohamed, Herdafi Mahieddine et Rabie  Ayachi, faisaient, selon M. Louh, l’objet d’un mandat d’arrêt international dans le cadre de l’affaire du ressortissant  français. D’après le ministre, «l’enquête est toujours en cours et l’identification des autres membres du groupe terroriste se poursuit».
elwatan.com | 28-juin-2016 11:00

Le «oui» du FLN et du RND l’emporte
Six projets de loi ont été soumis hier au vote des députés en séance plénière. Malgré les mises en garde des députés du Parti des travailleurs (PT)  quant au caractère anticonstitutionnel que revêtent certains de ces documents juridique, les partis au pouvoir, RND et FLN, ont approuvé les textes. Le PT, le FFS et l’Alliance de l’Algérie verte, eux, ont dit «non» à certains projets et se sont abstenus pour d’autres. Il est question du projet de loi portant organisation de la profession de vente aux enchères, celui relatif au règlement budgétaire 2013, le projet de loi amendant  et complétant l’ordonnance 76-122 du 9 décembre 1976 relative aux statuts des officiers de réserve ainsi que le projet de loi complétant l’ordonnance 06-02 du 28 février 2006 portant les statuts des fonctionnaires militaires et enfin le projet de loi amendant et complétant la loi organique définissant l’organisation et le fonctionnement de l’APN et du Conseil de la nation et leurs relations fonctionnelles avec le gouvernement ainsi que la loi relative à la promotion des investissements. Lors de cette séance, les députés ont procédé d’abord au vote des amendements. Pour les six projets, seuls les députés du Pt ont formulé des propositions d’amendement. Malheureusement, aucun amendement n’a été retenu en plénière, en dépit de l’insistance de leurs auteurs. Djeloul Djoudi, Ramtane Taazibt et Nadia Chouitem ont utilisé tous les qualificatifs pour amener les députés à voter contre certaines dispositions contenues dans le code d’investissement et le droit de réserve. Leurs efforts ont été vains.  «Je vous le demande pour la énième fois. Ce code d’investissement n’est pas fait pour promouvoir l’investissement, mais pour offrir des avantages à certaines parties et son but est aussi d’appauvrir le peuple, les articles 31 et 33 sont une preuve que l’on veut brader l’Algérie», s’insurge Djoudi. Notons que le PT qui a présenté plus de 20 amendements a dit non au projet de loi portant sur le code d’investissement, le FFS a également voté contre ce texte alors que l’AAV a opté pour l’abstention. Quant au projet de loi portant statut des officiers, il est passé comme une lettre à la poste. Les multiples avertissements lancés par l’opposition sur le danger que comporte un tel projet n’ont pas eu d’écho auprès de la majorité parlementaire. Pour ce texte, seuls deux amendements ont été introduits par les députés du PT, mais rejetés, comme attendu, en plénière. Les élus du PT et du FFS qui ont voté contre ce projet et de l’AAV qui se sont abstenus ont dénoncé ce texte qu’ils qualifient de «flou» et qui porte atteinte à la liberté d’expression. «Empêcher un officier à la retraite d’exprimer un point de vue est une atteinte à sa citoyenneté. Ces mesures peuvent être élargies à des civils. C’est un texte antidémocratique qui vise à museler toutes les voix contradictoires», expliquent les députés de l’opposition. Concernant  le projet portant sur le fonctionnement du Parlement qui a connu 51 amendements, le PT et le FFS ont voté contre alors que l’AAV s’est abstenu. Par contre, ces trois partis ainsi que le FJD ont tous voté contre le projet relatif au règlement budgétaire.   
elwatan.com | 28-juin-2016 11:00

Entre les outsiders de l’aile gauche et les fidèles serviteurs du centre
En cette journée de grisaille, six lois sont programmées pour adoption : les deux projets de loi relatifs à l’obligation de réserve imposée aux militaires à la retraite et aux réservistes, le code des investissements, le statut des commissaires- priseurs, la loi sur le règlement budgétaire et celle relative à la relation entre le Parlement et le gouvernement. Dans les couloirs, les discussions vont bon train. Les députés du FLN sont venus en force. Bon nombre d’entre eux, notamment ceux de l’intérieur du pays, ont été sommés de rejoindre Alger. Tous sont là pour faire exécuter les orientations de la «kiyada» (la direction) consistant à voter les lois. Vers 11h, la salle est à moitié pleine. Les sièges du FLN et du RND sont majoritairement occupés. Le débat s’ouvre avec le projet de statut des commissaires-priseurs, une nouvelle profession née durant les années 1990 avec la dissolution des entreprises publiques. Les députés semblent totalement déconnectés, à l’exception de leurs collègues du Parti des travailleurs (PT) qui ont fait de l’aile gauche du président la tribune de la parole. Ils sont les rares à avoir présenté des amendements aux projets de loi et à s’être exprimés sur les dangers et les inquiétudes que ces derniers suscitent. Un à un, Ramdane Taazibt, Djelloul Djdoudi et Nadia Chouitem se sont succédé pour dénoncer le contenu du projet de code d’investissement et défendre la règle des 51/49% qu’ils présentent comme une protection contre les conséquences des crises économiques internationales. Nadia Chouitem n’y va pas avec le dos de la cuillère. Elle dénonce les dispositions «très avantageuses» que prévoit cette loi et lance : «Ce texte n’est qu’un chapelet d’avantages. Nous avons vu les expériences d’avant et leurs conséquences. ArcelorMittal est un exemple d’échec avéré. Cédé à un privé, le complexe d’Erriadh de Corso a été inauguré en grande pompe avant d’être fermé cinq mois après et les installations transférées à l’est du pays. Les initiateurs de ce code veulent brader le pays et siphonner les deniers publics.» Ramdane Taazibt lui emboîte le pas. Il s’adresse aux députés de la majorité : «Ouvrez les yeux, vous légiférez pour la nation. Des crimes sont commis par une poignée d’hommes d’affaires qui se sont enrichis durant la période du terrorisme. Ils se sont constitués aujourd’hui en lobby et font pression pour accaparer les deniers publics. Le gouvernement doit défendre les intérêts du peuple et non de cette mafia, qui, nous le savons, fait pression sur lui pour promulguer des textes qui les arrangent.» «Ouvrez les yeux,  vous légiférez pour la nation» Les propos ne plaisent pas aux députés de l’aile centre, occupée majoritairement par le FLN et le RND. Ils chahutent. L’aile gauche ne faiblit pas. Elle a le monopole de la parole, parce qu’elle est la seule à avoir introduit plus d’une trentaine d’amendements. «Nous voulons que ces avantages que prévoie le texte soient accordés surtout aux investissements créateurs d’emplois. Les hommes d’affaires fraudeurs sont nombreux, parce que la fraude est devenue un sport d’élite. Celui qui veut donner l’aumône n’a qu’à utiliser son argent personnel et non pas celui du peuple. Des membres du gouvernement et des députés ont profité de ces avantages pour s’enrichir.» D’une ton coléreux, Taazibt fixe son regard sur l’aile centrale : «Pendant des années, de l’argent a été distribué dans le cadre de l’investissement sans aucun retour. L’Etat a donné des avantages à Carrefour, qui a ouvert une supérette et 3 ans après, il ferme et repart chez lui. Voilà ce dont nous avons peur. La Grande-Bretagne s’est retirée de l’Union européenne, le gouvernement doit s’inquiéter pour l’avenir de l’Accord d’association avec l’Europe. Cet accord n’a jamais été profitable au pays. Il nous a fait perdre un milliard d’euros en 10 ans.» Des propos très graves qui ne semblent pas intéresser l’hémicycle. Les députés n’ont pas la tête à écouter Taazibt. Ils n’attendent que le moment de lever la main pour dire non aux amendements du PT,  comme déjà exprimé par la commission sous prétexte «qu’ils touchent aux principes défendus par le texte». De loin, le chef du groupe parlementaire du FLN, Baha Eddine Tliba, ne cesse de gesticuler et de parler au téléphone. Il est le premier à lever très haut la main, comme pour narguer les députés impassibles du PT, qui lui font face. Le code des investissements passe comme une lettre à la poste. Il en est de même pour les deux ordonnances d’amendement des statuts des militaires et des réservistes, relatives à l’obligation de réserve. Et c’est l’aile gauche qui, encore une fois, propose le rajout de deux articles pour préciser que cette obligation doit concerner le secret-défense et toute atteinte à l’unité de l’armée. Avant même que Djelloul Djoudi ne défende sa proposition, la présidente de la commission entame la lecture de la réponse négative de la commission, suscitant la colère du député. Le président s’en excuse et Djoudi donne l’explication. Evidemment, la commission l’a rejetée, sous prétexte qu’elle touche «au fond» du texte. Là aussi les députés du FLN et du RND se sont empressés de rejeter la proposition du PT, tout en levant haut la main, pour valider les deux textes de loi, présentés par une députée qui confond entre ministre du Commerce et ministre de l’Industrie. Frustrée, l’aile gauche vote contre toutes les lois, à part celle des commissaires-priseurs. Elle n’est pas la seule. Les quelques députés du FFS, présents dans cette aile, ont eux aussi rejeté les textes, alors que les islamistes du MSP ont préféré s’abstenir pour certains et s’opposer pour d’autres. Au centre, c’est la satisfaction, même si la tâche n’était pas difficile. Dans une ambiance très lourde, les députés ronronnent. Certains ne cessent de bailler, signe de manque de sommeil. D’autres, surtout de l’aile centrale occupée par le FLN et le RND, préfèrent s’offrir des shows médiatiques dans les couloirs, en passant d’une caméra à une autre. Les lois passent sans grabuge. Les contestataires n’ont pu changer la donne. Avec une majorité FLN-RND, le jeu est plombé. L’Exécutif le sait. Il a le terrain libre pour faire passer les lois les plus liberticides. Pour lui, les outsiders ne font qu’animer la galerie. Triste image de la démocratie parlementaire…  
elwatan.com | 28-juin-2016 11:00

Grève des travailleurs des communes : Le Premier ministre interpellé
Parce que leur plateforme de doléances est restée sans écho chez les responsables locaux, les membres de la Fédération nationale du secteur des communes, affiliée au Syndicat national autonome des personnels de l’administration publique (Snapap), ont entamé, depuis hier, un mouvement de grève. Cette colère, qui dure depuis trois jours, est manifestée par des marches et des rassemblements de protestation devant les sièges des wilayas. D’après Bahat Kamel, président de cette fédération, les travailleurs des communes ont la nette impression d’être des laissés-pour-compte. «C’est le troisième mois que nous faisons grève, sans pour autant attirer l’attention des autorités concernées, notamment le ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales ainsi que le Premier ministre. Nous ne comptons pas baisser les bras jusqu’à obtenir gain de cause», déclare-t-il.  Dans leur plateforme de revendications, les employés communaux réclament l’application réelle de l’abrogation de l’article 87 bis du code du travail avec effet rétroactif depuis janvier 2008, l’attribution des indemnités et des primes, dont celle du guichet pour les agents de l’état civil, l’intégration définitive des contractuels, notamment ceux qui activent dans le cadre des dispositifs du pré-emploi et du filet social, ainsi que le respect de l’exercice de l’activité syndicale, dont le droit à la grève. La fédération réclame également la révision du statut général de la Fonction publique et les conditions de départ en retraite anticipée et rejette catégoriquement le nouveau code du travail, notamment après la volonté témoignée de supprimer le droit à la retraite après 32 ans d’exercice et surtout la levée des pressions sur les syndicalistes. Durant ces trois jours, il faut signaler que plusieurs administrations publiques seront affectées par ce mouvement de grève. Elles risquent la paralysie, pénalisant ainsi le citoyen.   
elwatan.com | 28-juin-2016 11:00

Dernières retouches sur le nouveau format du baccalauréat
La Commission nationale des programmes et le groupe de travail chargé de la refonte de l’examen du baccalauréat se rencontreront aujourd’hui pour finaliser leur rapport qui sera remis ensuite au ministère de l’Education nationale avant d’être adopté ou rejeté par le gouvernement. Boualem Amoura, secrétaire général du Syndicat autonome des travailleurs de l’éducation et de la formation (Satef), qui est également membre de ce groupe de travail, explique que les propositions collectées depuis l’installation de cette commission en octobre 2015 concernent les solutions apportées par la communauté éducative pour la refonte de cet examen national décisif. Le ministère espère mettre en application le nouveau format de cet examen pour la session de 2017. Dans une récente  déclaration à El Watan, la ministre de l’Education nationale, Nouria Benghebrit, a annoncé une refonte de cet examen pour la prochaine session. La fraude via les réseaux sociaux et la fuite des sujets du bac dictent l’urgence de mettre en place un nouveau format permettant de contrecarrer les moyens utilisés pour la fraude et en modifiant la structure des sujets qui ont favorisé, des années durant, la mémorisation au lieu de la synthèse et la réflexion. Les propositions fournies concernent plusieurs aspects à modifier. Cela tourne autour de l’instauration d’une session de rattrapage pour les candidats recalés et l’élaboration d’une fiche de synthèse qui prendra en considération les moyennes obtenues durant toute l’année de terminale et celles du bac. Les partisans de cette proposition y voient un moyen efficace contre l’indiscipline et le manque de rigueur au niveau des établissements scolaires désertés dès le début du troisième trimestre. «Cette proposition ne fait cependant pas l’unanimité. Nous pensons que cela pourrait ouvrir le champ à des pratiques douteuses concernant l’attribution des notes durant l’année scolaire, ce qui favorisera clairement l’apparition de plusieurs barèmes, en contradiction totale avec l’esprit de l’égalité des chances pour tous, que nous espérons faire respecter», explique M.  Amoura. Les autres propositions qui attendent validation au niveau de cette commission concernent la révision des coefficients ainsi que l’organisation de cet examen en sessions décalées avec la programmation des épreuves des matières secondaires à la fin de la deuxième année secondaire. A souligner que le ministère de l’Education réunira le 3 juillet prochain les syndicats du secteur ainsi que les parents d’élèves autour de l’évaluation du déroulement des examens. Ce sera sans doute l’occasion pour annoncer le format retenu par le département de l’Education, qui sera ensuite soumis au Premier ministère.  
elwatan.com | 28-juin-2016 11:00

«Le terrorisme ne peut pas être éradiqué, mais plutôt géré»
Tewfik Hamel est consultant international, chercheur en histoire militaire et études de défense à l’université Paul Valéry, en France. Dans cet entretien, il décortique avec force détails le phénomène du terrorisme islamiste en Algérie et la stratégie adoptée par l’Etat pour son éradication. Pour lui, le pays n’est pas à l’abri de la reprise de la violence armée, arguant que l’islamisme radical a récupéré idéologiquement des terrains qu’il avait perdus militairement. Que pensez-vous des coups de boutoir portés  ces dernières années par l’ANP aux groupes terroristes sévissant en Algérie ?   La lutte contre le terrorisme en Algérie n’a jamais cessé. Elle a pris plusieurs formes. Je dirais que le point de repère de basculement de la stratégie antiterroriste fut la prise d’otages d’In Amenas au sens où l’approche militaire s’est substituée à l’approche sécuritaire — «utiliser un scalpel pas un marteau» — adoptée jusqu’ici. L’attaque a été une vraie surprise stratégique pour les autorités algériennes, montrant la capacité de nuisance des groupes terroristes actifs dans la région. L’approche sécuritaire, basée sur le renseignement et la technique du «scalpel», a été subordonnée à l’approche militaire, «le marteau». L’approche consiste désormais à privilégier la manière forte : aller chercher les terroristes là où ils sont, morts ou vivants. D’où les ratissages à grande échelle même dans les régions considérées auparavant très risquées. Faire le grand nettoyage et les éradiquer : capturer ou tuer. L’assassinat d’Hervé Gourdel et d’autres événements n’ont fait que renforcer cette stratégie. Comment évaluez-vous le degré de la menace terroriste qui pèse sur le pays ? Les groupes terroristes actifs dans la région ne constituent pas une menace stratégique et politique, mais sécuritaire à l’Algérie. Aqmi est divisée, fragmentée et sa direction basée en Algérie ne détient plus le pouvoir de naguère. Sous la pression croissante des forces algériennes, elle a dû se retirer plus au sud, au Sahel. Aujourd’hui, ses unités sahéliennes sont les plus importantes et Aqmi représente une menace de sécurité majeure dans cette zone, qui constitue désormais son principal théâtre d’opération. Toutefois, la reprise de la violence, sous une forme ou une autre, est toujours possible tant que les causes à partir desquelles elle a surgi n’ont pas été profondément abordées. Il ne faut pas sous-estimer l’islamisation rampante de la société algérienne. Aujourd’hui, l’islamisme radical semble récupérer idéologiquement des terrains qu’il avait perdus militairement. Contrairement à beaucoup de révolutions ou rébellions, où les forces sont coordonnées sous un commandement centralisé capable de négocier un cessez-le-feu, la mouvance terroriste islamiste algérienne n’a jamais été un mouvement cohérent unifié. Elle a été caractérisée par une affiliation nébuleuse et lâche de groupes autonomes, chacun avec sa propre direction, sa stratégie, sa tactique et son dogme religieux. Ces groupes terroristes avaient de profondes divergences sur les interprétations de la doctrine islamique, la finalité de la lutte, la licéité de leurs actions religieuses et tactiques de guerre. Ce qui explique que des poches de résistance sont toujours actives et posent de sérieux problèmes de sécurité. Bref, les tendances centrifuges de la décennie noire continuent à induire de faibles niveaux de violence qui peuvent prolonger la durée de l’agonie de l’Algérie pendant un certain temps à venir. Les fissures idéologiques ont engendré une certaine pression sur des mouvements armés polycéphales avec des éléments autonomes et souvent contradictoires, ce qui rend la tâche de rétablissement de la paix infime. Tout au long de la décennie noire, les groupes islamistes se sont multipliés ainsi que les désaccords entre le mouvement. Malgré le cessez-le-feu de l’AIS et la reddition d’un certain nombre d’islamistes, des schismes au sein du mouvement restent et un certain nombre de groupes armés continuent à opérer. Que pensez-vous de la stratégie de lutte adoptée jusque-là par l’Etat et les services de sécurité pour endiguer le phénomène ? Connaître son ennemi ! Que veulent les terroristes ? Aucune question n’est plus fondamentale pour l’élaboration d’une stratégie antiterroriste efficace. La première étape dans un compte de lutte contre le terrorisme est de comprendre ses praticiens. La question des motivations est fondamentale pour la réussite de la stratégie antiterroriste. Les terroristes ont des motivations et il y a une logique stratégique à leurs actions, et l’examen de ces choses peut révéler des stratégies pouvant faire échouer et dissiper leurs efforts. Il est difficile de trouver des explications générales et une formule permettant de prédire pourquoi et qui sont les gens qui se radicalisent. L’accent doit être mis sur l’environnement opérationnel — les facteurs influant sur les opérations — pour appréhender les comportements de chaque groupe. L’Algérie doit ainsi faire face aux multiples stratégies déployées par les entités hostiles qui emploient : 1) le djihad économique, prise d’otages d’In Amenas, pratique du racket, etc. ; 2) le djihad idéologique à travers la pénétration des centres culturels et identitaires pour affaiblir la résilience nationale ; 3) le djihad politique qui se pratique pour amadouer et égarer le public pour stériliser l’autodéfense ; 4) le djihad politique subversif qui se fait à travers l’exploitation des lois nationales pour détruire les libertés et protéger la collecte de l’argent et la capacité d’expression des terroristes ; 5) le djihad diplomatique qui consiste à chercher à contrôler la politique étrangère à travers, par exemple, l’organisation de manifestations devant des ambassades. Il y a 15 ans, le général Mohamed Lamari soutenait que le terrorisme était vaincu en Algérie, mais l’intégrisme reste intact. Etes-vous de cet avis ? L’environnement de la sécurité régionale —incertain, ambigu et complexe — met l’Algérie à la croisée des chemins précaires à partir desquels elle peut progresser dans le monde moderne ou régresser vers et dans le chaos incontrôlable, surtout avec l’abondance des armes dans le voisinage. Au cours des dernières années, le terrorisme en Algérie est réapparu dans le cadre d’un mouvement mondialisé lié à la circulation internationale des djihadistes et la montée d’Al Qaîda/Daech. Mais pas seulement. Car il est aussi question de savoir ce qui va se passer lorsque les populations estiment que le système est très fermé pour elles. Une telle instrumentalisation est toujours probable, d’autant plus que le problème n’est pas encore réglé sur le plan politique. Il est difficile de savoir combien parmi la population algérienne ont été infestés par cette idéologie moyenâgeuse. Les sondages qui pourraient révéler sa popularité n’ont pas été développés en Algérie. Pourtant, le pays ne peut maintenir éternellement le segment volatile de sa population à l’écart du processus politique. La prudence est de mise, car il reste un réservoir islamiste au cœur de la société algérienne qui pourrait être réactivé, surtout que les terroristes islamistes algériens ne se sont pas dé-radicalisés. Pour précision, bien que les termes désengagement et déradicalisation sont souvent utilisés indifféremment, ils se réfèrent à deux processus sociaux et psychologiques assez différents. La meilleure politique à long terme contre le terrorisme est la prévention et l’instauration de la démocratie. Si certains groupes ont été déradicalisés en changeant leur idéologie et leur comportement, ce n’est pas la mouvance islamiste algérienne. L’AIS et d’autres repentis ont connu un processus de désengagement pour des raisons pragmatiques et n’ont pas changé leur point de vue idéologique sur l’utilisation de la violence. L’expérience montre que l’augmentation de la répression étatique conduit à plus de radicalisation. Depuis un certain temps, le MDN rend compte des résultats de toutes les opérations engagées par les troupes de l’ANP sur le terrain. Pourquoi, selon vous ? Cela est une réponse aux critiques concernant la restructuration du DRS, que les réformes étaient nécessaires et appropriées rendant les services plus efficaces et, par là même, rassurer les militaires eux-mêmes, les Algériens et les alliés extérieurs. Sans minimiser leur importance, les communiqués du MDN sont des réalisations militaires tactiques. Mais il ne faut pas négliger les objectifs politiques. Eradiquer les groupes terroristes est un objectif immédiat, mais n’est pas une politique. Car le terrorisme ne peut pas être éradiqué, mais plutôt géré. Une véritable stratégie est soucieuse de la paix autant que de la guerre. Principalement, une armée est jugée en fonction du projet politique. La véritable tâche de la politique est de s’assurer que, en temps de guerre, les aspects non militaires ne sont pas totalement négligés et que, en temps de paix, les aspects militaires sont toujours pris en considération.    L’ANP est-elle suffisamment outillée pour venir à bout des groupes armés qui subsistent encore ça et là ? Oui, l’armée algérienne est suffisamment équipée pour éradiquer les groupes terroristes. Mais si l’instabilité et l’insécurité aux frontières durent longtemps, cela pourrait conduire au «syndrome d’Icare» (dit aussi le  «burn out»), c’est-à-dire un épuisement moral et physique de l’armée. A présent, la faiblesse est dans le projet politique. La population, qui a approuvé un plan de paix lors du référendum de septembre 2005, semble vouloir oublier le passé, mais il reste toujours la lourde tâche de forger une cessation de la violence politique qui est, au moins en partie, un héritage d’une insurrection criminalo-terroriste factionnée. En termes de stabilité, l’Algérie peut être comparée à une pyramide inversée. Les violences quotidiennes sont devenues un mode de gestion des conflits sociaux. Cela crée une pression supplémentaire sur l’armée. N’oublions pas que le gouvernement s’est tourné vers l’armée pour rétablir l’ordre à Ghardaïa. La mission principale de l’armée est la défense nationale. Elle n’est pas un moyen de contrôle social. Que pensez-vous de Daech ? Cette organisation terroriste peut-elle s’implanter un jour en Algérie ? Daech est plus susceptible d’être une organisation laïque — baâthiste dans ses veines — que religieuse. Car il y a une énorme quantité d’ADN structurel et militaire baâthiste dans cette organisation terroriste. Il n’est pas exclu qu’un groupe armé algérien lui déclare son allégeance, comme ce fut d’ailleurs le cas pour Jund El Khilafah en septembre 2014. Mais du fait de l’autonomisation et la diversité des intérêts et des enjeux, les déclarations d’allégeance des groupes locaux à Daech et Al Qaîda, par exemple, ne valent pas grand-chose. Il s’agit, probablement, d’un lien symbolique mutuellement bénéfique. Pour les groupes locaux, l’attribution du label pourrait renforcer la légitimité parmi les radicaux et faciliter le recrutement. Pour Al Qaîda et Daech, cela leur donne l’illusion de la toute-puissance et d’une présence mondiale. Plus important, il faut garder à l’esprit que les groupes armés sont des organismes vivants, pas des structures mécaniques. Ils changent, se transforment et se recombinent en permutations infinies. Toutefois, les acteurs locaux ne disparaissent pas dans les nouveaux réseaux mondiaux. Au contraire, leur mise en réseau mondial permet aux entités criminalo-terroristes traditionnelles de survivre et de prospérer, en échappant, à un moment difficile, au contrôle d’un Etat donné. De cela, AQMI est un exemple clair. Même «régionalisée» et intégrée au «djihad mondial», sa direction est essentiellement algérienne et ses activités visent principalement l’Algérie. Idem pour Daech. Sa direction est surtout composée d’anciens officiers de Saddam. Donc lors de l’examen, puis de la mise en œuvre des objectifs stratégiques de lutte contre les groupes armés, il est sage de se rappeler que les petites guerres sont locales.
elwatan.com | 28-juin-2016 11:00

Terrorisme en Algérie : épouvantail ou réelle menace ?
Le terrorisme islamiste fait toujours parler de lui en Algérie. Il y a une semaine, pas moins de 18 terroristes ont été éliminés par les forces de l’ANP à Médéa, à 80 km au sud-ouest d’Alger. Ce coup de filet n’est pas un fait anodin. Il impose beaucoup de questionnements sur le degré de la menace terroriste qui pèse sur le pays et l’efficacité de la stratégie entreprise jusque-là par l’Etat pour éradiquer ce fléau. Au-delà des louanges faites aux forces de l’ANP, cette opération spectaculaire laisse conclure que la guerre contre l’hydre terroriste est loin d’être terminée en Algérie. Exhibées comme un trophée de guerre, les images des terroristes abattus, publiées sur les réseaux sociaux, rappellent les macabres souvenirs de la décennie noire. Faut-il applaudir les succès de l’ANP, ou bien l’heure est plutôt à la vigilance tant la menace semble toujours là ? Les bilans sont significatifs. Les derniers coups portés aux groupes armés à Sétif et Médéa portent à 99 le nombre de terroristes abattus depuis le début de l’année. Le ministère de la Défense nationale (MDN) fait état de 111 autres terroristes arrêtés et 608 armes saisies, dont 485 kalachnikovs, durant les cinq premiers mois de l’année en cours. En 2015, les opérations menées par l’ANP se sont soldées par la neutralisation de 157 terroristes, soit 37 de plus que l’année précédente. Assiste-t-on à la résurgence des groupes armés ou ces victoires ne sont que les résultats de la lutte sans relâche engagée par l’armée sur le terrain ? Pour Tewfik Hamel, chercheur en histoire militaire (lire l’interview p. 5), «la reprise de la violence, sous une forme ou une autre, est toujours possible en Algérie tant que les causes à partir desquelles elle a surgi n’ont pas été profondément abordées». «Il ne faut pas sous-estimer l’islamisation rampante de la société algérienne. Aujourd’hui, l’islamisme radical semble récupérer idéologiquement des terrains qu’il avait perdus militairement», a-t-il expliqué.   Les groupes armés fuient la kabylie ? Longtemps cloîtrés en Kabylie, les groupes armés semblent décidés à s’exporter vers certaines wilayas du pays, notamment celles où la pression de  l’ANP n’est pas très importante. Il y a quelques semaines, d’aucuns ne pensaient que les maquis de la wilaya de Médéa abritaient un nombre (18) aussi important de terroristes. Habituellement, on n’entend parler de terrorisme que dans les wilayas de Boumerdès, Tizi Ouzou et Bouira. Mais la donne a complètement changé. Boumerdès qui approvisionnait les maquis en  effectifs semble pacifiée et seulement 2 terroristes y ont été éliminés depuis le début de l’année. Les attentats les plus meurtriers de ces deux dernières années ont été commis dans les wilayas de Aïn Defla, Batna, Skikda et Jijel. Idem pour les embuscades et les opérations de ratissage de l’armée, dont les plus importantes ont eu lieu au sud-ouest de Bouira et dans les wilayas du sud et de l’est du pays.   Selon nos sources, le dernier attentat commis dans la région de Médéa remonte à avril 2013. Les terroristes avaient alors ciblé le cortège de l’ex-wali, Brahim Merad, faisant un mort et deux blessés parmi les policiers. Même Abdelkader Zoukh, actuel wali d’Alger, avait été ciblé par ce genre d’attaque alors qu’il occupait le même poste à Médéa. C’était en avril 2008, il a échappé à un attentat à la bombe alors qu’il revenait d’un enterrement de quatre gardes communaux assassinés la veille dans la commune de Bouaichoune. Connue pour ses denses maquis, la wilaya de Médéa pourrait servir de point de transit par excellence pour les groupes armés voulant rallier la Kabylie, l’ouest et le sud du pays. Selon nos sources, le groupe décimé à Rouakèche s’apprêtait à organiser un conclave en vue de préparer d’éventuelles attaques. Cependant, l’expérience a démontré que les terroristes deviennent des proies faciles dès qu’ils quittent leurs fiefs traditionnels. Acculés en Kabylie, ils tentent de frapper là où on s’y attend le moins. Cela a été démontré lors des attaques perpétrées à Aïn Defla et à Batna entre mai et juillet 2015. Des attaques intervenues juste après l’élimination de 25 de leurs acolytes à Ferkioua, dans la wilaya de Bouira. Aujourd’hui, d’aucuns s’interrogent sur le nombre de terroristes qui écument encore les maquis à travers le pays. Manque d’effectifs et de financement Certains évaluent le nombre de terroristes à plusieurs centaines, tandis que d’autres estiment qu’ils ne dépassent pas les 300. «Contrairement aux années 2000, les groupes armés n’arrivent plus à capter de nouvelles recrues. Le dernier individu à avoir rejoint les groupes d’Aqmi dans la région l’a fait en juillet 2015. C’est un jeune de Aïn El Hamra, dans la commune de Bordj Menaïel», indique un officier expert dans la lutte antiterroriste à Boumerdès. Selon lui, le tarissement des sources de financement y est aussi pour quelque chose dans la réduction de leurs effectifs. L’argent étant le nerf de la guerre, les groupes terroristes n’arrivent plus à commettre de kidnappings pour renflouer leurs caisses, comme ce fut le cas auparavant. «C’est la lutte antiterroriste qui s’est accentuée, et non pas leur nombre qui a augmenté. Si les forces de l’ANP les avaient combattus avec la même détermination que durant les années 2000, on ne parlerait plus d’eux aujourd’hui», explique l’officier. Pour Tewfik Hamel, «la nouvelle stratégie des forces de sécurité privilégie la manière forte : elle consiste à aller chercher les terroristes là où ils sont, morts ou vivants. D’où le ratissage à grande échelle des régions considérées auparavant comme très risquées». Quid de la filiale Daech en Algérie ? Selon nos interlocuteurs, le groupe Jund El Khilafah qui a prêté allégeance à l’EI n’est qu’une coquille vide, rappelant que même le MDN ne l’a jamais mentionné dans ses communiqués. «Cette phalange n’a pas de chef. Certains parlent d’un certain Abdelhakim, mais on n’en saura rien. Son chargé de la prédication, Abderrahmane Al Motawakil, aurait été abattu en mai dernier à Bouira», précise l’officier. Même Aqmi a perdu ses forces de nuisance. Le gros de ses effectifs est composé de Maliens et de Mauritaniens. «Cette organisation terroriste est divisée, fragmentée et sa direction basée en Algérie ne détient plus le pouvoir de naguère. Sous la pression croissante des forces algériennes, elle a dû se retirer plus au sud, au Sahel», indique M. Hamel. Malgré les divisions et les luttes intestines qui rongent ses rangs, son chef, Abdelmalek Droukdel, a refusé de reconnaître l’EI et a renouvelé son allégeance à Al Zawahiri. Malgré cela, la menace plane toujours. Depuis septembre 2015 à ce jour, pas moins d’une cinquantaine de personnes soupçonnées d’avoir tenté de rallier les djihadistes en Syrie et en Irak ont été arrêtées dans différentes wilayas du pays. C’est dire que le combat idéologique visant à endiguer le mal à la source est loin d’être engagé dans la société. Aujourd’hui, souligne M. Hamel, il est difficile de savoir combien parmi la population algérienne ont été infestés par cette idéologie moyenâgeuse. Les sondages qui pourraient révéler son emprise n’ayant  pas été développés dans le pays. 
elwatan.com | 28-juin-2016 11:00

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