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Actualité

Air Algérie annonce des tarifs promotionnels pour les départs vers la France
La compagnie aérienne nationale Air Algérie  offre, dès lundi 22 décembre en cours, des tarifs promotionnels à partir de  16.900 DA pour les voyages à partir de l'Algérie vers la France, a-t-elle  annoncé dimanche dans un communiqué.          Cette promotion, qui s'étendra jusqu'au 22 janvier 2015, est valable  pour les voyages en classe économique prévus entre le 12 janvier et le 20 juin  2015. Ainsi, la liaison vers Marseille est proposée à partir de 16.900 DA  (TTC), vers Paris à 19.900 DA (TTC), et vers Lyon, Nice, Toulouse et Bordeaux  à partir de 18.900 DA (TTC) alors que les vols vers Metz, Lille et Mulhouse  sont offerts à partir de 20.900 DA (TTC).          Air Algérie précise que cette offre est soumise à conditions et qu'elle  est valable dans la limite des sièges disponibles. Annonce  
elwatan.com | 21-déc.-2014 18:29

Chute des prix du pétrole : ce qu’en pensent les Algériennes
L’effondrement des cours du pétrole inquiète les spécialistes qui, d’ailleurs, n’ont pas cessé de tirer la sonnette d’alarme. Les femmes semblent voir les choses autrement. Elwatan.com a recueilli les avis d’Algériennes de différentes conditions.  « On tâtonne toujours dans le tunnel de la crise. Je me suis toujours serré la ceinture, et avant moi ma mère », témoigne Houria, femme au foyer de 55 ans et mère de trois enfants scolarisés. Houria, une accroc des informations télé, tente d’analyser la chute des prix du pétrole : « on essaie de leurrer le peuple, c’est complètement faux.  Je ne pense pas que cela puisse avoir un impact sur notre économie.  Sinon que font les richards ici, restés accrochés à leurs postes !». Et de poursuivre : « seuls les nantis  profitent des richesses de l’Algérie. Nous les simples citoyens, nous vivons au jour le jour. Nous sommes condamnés à vivre ni vraiment moyens, ni vraiment pauvres mais entre les deux. C’est là tout le mal ». Le mari de Houria perçoit 25 000 dinars par mois et dit que c’est dur à gérer. « Je dois me passer de quelques produits pour bien  finir le mois… ». Elle nous confie qu’elle a  un fils étudiant et qu’elle est obligée de subvenir à ses besoins  pour qu’il ne se sente pas pauvre  devant ses paires qui aiment se montrer et frimer...». Notre interlocutrice, qui a quitté les bancs de l’école avant d’arriver au lycée affirme n’avoir aucune appréhension quant à la chute des prix du pétrole parce que «  l’Algérie est un pays riche et peut rapidement se redresser en exploitant d’autres ressources. Par exemple,  nous avons le meilleur marbre du monde ». Ceci avant de faire référence à l’histoire du pays en déclarant que : « nous sommes passés par un colonialisme qui a duré 130 ans et nous sommes restés debout,  donc il n' y a rien à craindre ». Djamila  et Fatma Zohra, toutes les deux fonctionnaires au sein d’un ministère, affirment que nous Algériens « on se lamente beaucoup sur notre sort, on ne fait que constater. Nous sommes réduits au silence par un pouvoir qui a ligoté les âmes les plus libres ». « Ce qui est sur, c’est que ceux qui sont au pouvoir, continueront pour longtemps à se beurrer », analyse F. Zohra, estimant que les effets de la chute des prix du pétrole se feront sentir «  à moyen terme, dans dix ans ». Le pays sortira de la crise quand « nous cesserons d’importer tout et n’importe quoi. L’Algérie est devenu la poubelle de l’Asie », regrette-t-elle. Sa collègue Djamila incrimine les jeunes d’aujourd’hui qu’elle trouve improductifs sur le plan économique : « ils exigent leurs droits alors qu’ils ne remplissent même pas leurs devoirs dans l’entreprise où ils travaillent ». Maman au foyer comme Houria, Ghania la quarantaine   ignore que les prix du pétrole ont chuté. Elle est très prise car elle a une fille de 15 ans atteinte de trisomie. « Je suis très occupée, étant donnée que ma fille est scolarisée dans une association, je me consacre entièrement à elle… ». Elle avoue que « financièrement parlant, c’est dur tous les jours pour moi» mais « l’Algérie demeurera inébranlable face à cette chute dont vous parlez. Nous n’avons pas que le pétrole : nous avons l’or, le fer et j’en passe ». Pour Ghania, la tête entièrement couverte d’un foulard blanc : « l’Algérie est un pays riche et le demeurera pour encore longtemps mais les pauvres, eux, payeront toujours pour les riches ». Ainsi, loin des mises en garde des analystes, les Algériennes, du moins celles que nous avons approchées, ne semblent pas mesurer les conséquences de la dépendance de l’économie du pays aux recettes issues de l'exportation des hydrocarbures et des dangers liés à  la chute des prix du pétrole.
elwatan.com | 21-déc.-2014 14:46

Le FFS intensifie ses rencontres sur le terrain
Notre combat mérite d’être mené. Nous allons jusqu’au bout de notre initiative et nous allons persévérer quels que soient les obstacles que nous rencontrerons Nous ne renoncerons jamais.» Ce sont là les propos de Mohamed Nebbou, premier secrétaire du Front des forces socialistes (FFS), sur la conférence nationale du consensus. Le premier parti de l’opposition poursuit sa campagne offensive pour convaincre les Algériens du bien-fondé de sa démarche. Les dirigeants veulent ratisser large pour sensibiliser les Algériens sur cette démarche qui a essuyé de vives critiques de la part de plusieurs partis de l’opposition et aussi des réserves du côté des partisans du pouvoir. Des critiques qui sont loin d’affecter la volonté des initiateurs de ce projet de consensus. Hier, tous les cadres et responsables de cette formation étaient sur le terrain, dans une campagne de proximité intensive. «Notre lutte et notre dynamisme pour reconstruire un consensus ne se sont jamais essoufflés. Bien au contraire, nous sommes plus que jamais déterminés à réussir notre projet de consensus. J’ai animé une conférence à Batna il y avait un bon débat et de très haut niveau. Les gens veulent connaître le contenu de notre initiative», s’est réjoui M. Nebbou, joint par téléphone. Plusieurs cadres se sont déployés dans quatre autres villes du pays. Ainsi, des secrétaires nationaux ont été dépêchés à Skikda pour tenir une conférence à la bibliothèque communale. A Aïn Defla, c’est Ali Laskri, membre de l’instance présidentielle, qui a expliqué, lors d’une réunion avec les citoyens et militants, les contours de ce projet. Dans la capitale, les cadres du parti ont rencontré des habitants de la commune d’El Harrach alors que d’autres se sont rendus dans la wilaya de Boumerdès pour expliquer aux citoyens l’objectif de la conférence qui est, aux yeux du FFS, l’unique alternative pour sortir le pays de la crise qui le secoue depuis bien longtemps. En parallèle, le programme de concertation se poursuit. Ainsi, le docteur Rachid Halet, membre de l’instance présidentielle, et Rachid Chaibi, secrétaire national à l’administration, ont reçu au siège du parti les universitaires algériens Zoubir Arrous et Mohamed Hennad, respectivement sociologue et politologue. Les deux universitaires ont souligné que ce processus entrepris par le FFS est complexe et exige du temps et de la patience. Le FFS, selon eux, doit continuer à chercher le consensus le plus large, y compris en direction des forces qui ne partagent pas cette démarche. Nacer Djabi, sociologue, a également été reçu par les responsables du FFS. Aujourd’hui, les membres de l’instance présidentielle rencontreront des dirigeants de partis politiques, tels que Djahid Younsi, et probablement un représentant de l’ambassade de France. «Nous avons un agenda concernant les chancelleries et les représentants diplomatiques et nous avons un chargé des relations qui s’occupe de cette mission. Nous répondons favorablement à toutes les sollicitations», expliquent les responsables du FFS.  
elwatan.com | 21-déc.-2014 10:00

«Il faut aller vers un nouveau consensus national»
«Je ne me suis pas adressé à l’armée, j’ai parlé de l’armée», a nuancé hier l’ex-chef de gouvernement, Mouloud Hamrouche. Je ne me sens pas concerné par cet éditorial. Je pense qu’il s’adresse plutôt à ceux qui ont parlé à l’armée», a-t-il précisé lors de la conférence-débat sur le «Consensus national et la bonne gouvernance», animée dans l’après-midi à la maison de la culture Kateb Yacine. Devant une assistance nombreuse, M. Hamrouche est revenu par deux fois sur ce sujet, s’efforçant d’apporter des éléments de compréhension au rôle dévolu à l’ANP dans le contexte politique actuel. «Le pouvoir en place ne diffère pas de ceux qui l’ont précédé, quelle que soit sa légitimité», a-t-il déclaré, ajoutant : «L’armée a deux rôles à jouer : celui qu’elle peut accomplir aujourd’hui et celui qu’elle aura à assumer demain. Tout l’enjeu est d’éviter  un effondrement de l’Etat et d’aller vers un consensus intelligent, graduel et négocié pour construire l’Etat-nation.» La revue El Djeich a, mardi passé, répliqué à ceux qui lui suggèrent de s’investir dans un processus de transition, en leur enjoignant de ne pas chercher à l’y impliquer. «Il convient à ces derniers de respecter les institutions de l’Etat, et à leur tête l’ANP, de préserver sa stabilité, sa cohésion et son unité, de s’abstenir d’essayer de l’impliquer dans les questions politiques qui ne sont pas de sa compétence et de ne pas tenter d’exploiter son attachement à ses missions constitutionnelles dans le but d’écorner la légitimité des institutions de l’Etat», recommandait l’éditorial. Qualifiant les commentaires et lectures bâtis à partir de cet édito de «débat byzantin», M. Hamrouche a invité les différentes forces politiques à recentrer le débat pour que «toutes les composantes de la société puissent saisir les contours de ce nouveau consensus». Pour cela, l’ex-chef de gouvernement a tenu à convoquer certaines séquences importantes de l’histoire de l’Algérie. «Il est clair, aujourd’hui, après plus d’un demi-siècle d’indépendance, que nous n’avons pas reconquis toutes nos libertés et que nous n’avons pas pu construire un Etat national solide, expression d’une volonté populaire aspirant à consacrer les libertés individuelles et collectives», fera-t-il remarquer.  «L’Etat algérien doit protéger la liberté, toutes les libertés. Car, en finalité, l’Etat n’est que la résultante de cet esprit de liberté. Par conséquent, toute entrave à la liberté concourt à déstabiliser l’Etat», a-t-il soutenu. «Aujourd’hui, plus que jamais, nous avons besoin d’un nouveau consensus national. Pourquoi ? Pour consolider notre identité, nos libertés, au moment où la sphère arabe connaît l’enfer», a ajouté M. Hamrouche, citant la situation qui prévaut en Syrie et en Libye. «je ne suis candidat à aucune présidentielle anticipée» Evoquant la situation globale du pays aux plans politique, social, financier et économique, M. Hamrouche a appelé toutes les composantes de la société à «la vigilance». «Le discours  que prônent certains formations politiques s’inscrit dans une logique d’alternance au pouvoir. Une alternance d’individus. Je ne suis pas dans cette logique. En ce qui me concerne, je ne suis candidat à aucune élection présidentielle anticipée», a-t-il expliqué. «Une  élection anticipée ne peut reproduire que ce que nous vivons aujourd’hui.» «L’Algérie a vécu 25 ans de crise. Les éléments de l’ANP et des Services de sécurité sont restés 25 années en état d’alerte. Il faut donc prendre en considération cet aspect de la crise et être conscient des dangers, de tous les dangers qui guettent le pays», dira-t-il.  S’agissant la dépréciation des prix du pétrole, principale ressource du pays, M. Hamrouche relève que le problème de l’Algérie ne se situe pas à ce niveau : «Notre problème est notre incapacité à innover en solutions, à bâtir un projet national. Un projet national qui doit s’appuyer sur Etat national.» Face à l’impasse politique que vit le pays, les forces politiques de l’opposition et le pouvoir se trouvent aujourd’hui, selon le conférencier, dans l’«obligation de trouver un consensus pour réhabiliter l’Etat national». Ces forces peuvent-elles aller ensemble vers ce consensus pour lequel plaide l’ex-chef de gouvernement ? «Franchement, je n’ai pas de réponse. Il faut des signes forts en direction de la population pour arriver à ce consensus», a-t-il répondu. M. Abdelkrim    
elwatan.com | 21-déc.-2014 10:00

«Le statu quo peut nous mener encore vers le FMI»
Pour comprendre la crise financière actuelle, conséquence de la chute du prix du pétrole, Abderrahmane Hadj-Nacer, ancien gouverneur de la Banque centrale d’Algérie, auteur et docteur en sciences économiques, est remonté jusqu’aux années 1980, pour indiquer que «le problème dans ce pays, c’est que quand les technocrates ressentent une crise, le système politique ne suit pas. Il y a une incapacité anticipative et de réaction par rapport à ces anticipations des technocrates qui de plus, n’acceptent pas l’idée qu’il y ait là une crise fondamentale», a-t-il dit lors d’une conférence-débat organisée hier à Tizi Ouzou par l’Institut international de management (Insim), en collaboration avec la librairie Frantz Fanon. «Nous sommes à la veille de grands changements dans le monde et même chez nous», avertit le conférencier qui estime que «l’économie est un mode de réflexion presque honteux chez nous. Je considère que l’Algérie est un catalogue de décisions qui n’auraient jamais dues être prises. C’est comme si c’était un catalogue d’antiéconomie. J’imagine un jour qu’on pourra enseigner dans le monde comment échouer», a-t-il regretté, avant d’expliquer que le FMI est une «institution non pas technique, mais de rapports de force qui correspondent à un rapport international», et d’ajouter que le FMI est un instrument de contrôle entre les mains des Etats-Unis d’Amérique et que ce pays peut faire ce qu’il veut, soutient-il, avant de préciser qu’il n’accuse pas ce pays d’être «impérialiste» mais que plutôt le problème est algérien. «C’est l’administration française – qui est colonisateur de l’Algérie – qui décide du sort du pays,  quand bien même, ajoute le conférencier, l’Algérie fait partie des 22 pays du comité intérimaire du FMI, cependant, est-elle pour autant en dehors des nations en soumission», s’est interrogé M. Hadj-Nacer. Le conférencier rappelle ensuite que le Trésor français, qui est «tuteur de l’Algérie», intervient pour dire que «tout va bien» avant de préconiser au pays de s’endetter d’avantage auprès du FMI. «L’Administration française s’est opposée à notre programme de rééchelonnement de la dette de 89-90, mais pas à l’équipe gouvernementale», se rappelle-t-il et d’ajouter qu’à ce moment-là, le programme s’adaptait au système en place. «La situation actuelle de l’Algérie n’a rien à voir avec celle des années 1980» car, explique le conférencier, «les institutions fonctionnaient. Des projections se faisaient chaque 5 ans et il y avait de la réflexion», à travers notamment l’Institution de stratégie globale, dont les décisions se tiennent avec toutes les autres institutions, où «il y avait un équilibre entre les sphères de décisions : politiques, économiques, militaires, etc.», soutient l’orateur et de regretter qu’aujourd’hui «on a cassé le mode de fonctionnement institutionnel» vue le manque de légitimité du pouvoir en place.  
elwatan.com | 21-déc.-2014 10:00

Sellal mercredi prochain à Ouargla
La crise que vit la ville de Hassi Messaoud s’achemine-t-elle vers un dénouement ? Le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, est attendu, ce mercredi, pour annoncer une série de décisions. Le gouvernement a décidé le dégel de la situation de Hassi Messaoud. Nos sources nous le confirment, une réunion en haut lieu, tenue en fin de semaine, a été couronnée par une série d’importantes décisions que le Premier ministre viendra en personne annoncer, probablement le 24 décembre. A leur tête, la réalisation de 4000 logements destinés à désengorger la crise du logement à Hassi Messaoud. Tout porte à croire que cette décision a été difficile à prendre et que les événements se sont précipités avec l’embrasement simultané des trois grands pôles de la wilaya de Ouargla, d’abord Touggourt fin novembre dernier avec son bilan macabre de 4 morts et 53 blessés, puis Hassi Messaoud, début décembre avec le blocage inédit de la plus grande base-vie de Sonatrach, l’emblématique 24 Février 1971 et… enfin Ouargla, où la contestation des chômeurs et des habitants des quartiers dévalorisés n’a jamais été aussi soutenue. Apaisement C’est sans doute un grand signe de volonté d’apaisement à l’intention d’une population qui ne décolère pas depuis 10 ans et qui attend plus que des mesures de colmatage de la part des ses gouvernants. Sellal l’a-t-il enfin compris ? Le Premier ministre est donc attendu le 24 décembre à Ouargla, Touggourt et Hassi Messaoud, où les préparatifs d’une visite de grande envergure battent leur plein tantôt discrets, tantôt apparents, tant les autorités semblent soulagées par cette visite providentielle qui les tire de l’embarras d’une situation équivoque, désagréable, à l’odeur de souffre et de sang depuis que mort d’hommes il y eut. De Draâ El Baroud à El Haïcha, on réclame la présence, la parole… l’engagement du premier responsable de l’Etat, puisqu’il s’agit de lui, du moins en apparence, vu l’état actuel des choses. Les familles des victimes, les exclus du logement rural saharien,  les chômeurs, encore eux… victimes d’exclusion systématique, de mauvaise formation, de délit de faciès. Et au-delà de Ouargla, c’est toutes les populations du sud du pays qui sont concernées par cette visite, car la rue bouillonne à travers cette région dans laquelle se joue la stabilité de notre pays, où les enjeux sont grands et les équilibres difficiles, surtout quand de mauvaises réponses sont données aux préoccupations de ces populations qui occupent un aussi vaste territoire, dont les frontières prêtent le flanc à tous les dangers. Sellal encore une fois à l’épreuve de la population de Ouargla. Quelles décisions ?    Mais quel accueil va-t-elle lui réserver, sachant qu’il a été hué et son cortège lapidé lors de son dernier passage, dans une campagne électorale pour un 4e mandat ? Que va-t-il dire, qu’aura-t-il à annoncer ? Par où va-t-il commencer et quelle tournure va prendre cette visite ? Tout indique que l’escale ouarglie de Sellal sera différente de celles effectuées précedemment. Selon plusieurs sources concordantes, de grandes décisions en relation avec les derniers événements ayant secoué la région seront révélées à l’occasion. Le dégel urbanistique et économique de l’ancienne ville de Hassi Messaoud en premier, la localisation d’assiettes de terrain pour un premier quota de 4000 logements au profit de ses habitants sera lancé aujourd’hui, des mesures concrètes pour les chômeurs et pour le logement dans le Sud. Que du lourd même si les détails sont encore flous ou plutôt bien gardés. Des surprises sont attendues.
elwatan.com | 21-déc.-2014 10:00

«Une fonction incantatoire de légitimation…»
-On annonce «sérieusement», cette fois-ci, la révision de la Constitution. A part les consultations que l’opposition a boycottées, il n’y a aucun débat autour du projet que l’on veut faire passer, visiblement, par voie parlementaire, encore une fois. Pensez-vous qu’une telle manière de faire ne réduira pas le poids d’un texte censé être la source de toute la législation nationale ? A cette question, il faut apporter quelques précisions. Contrairement à ce que l’on croit, la procédure de révision de la Constitution n’est pas laissée à la discrétion des pouvoirs publics. Elle est strictement délimitée par le titre quatrième de la Constitution de 1996, lequel aménage deux circuits de révision constitutionnelle en fonction de l’ampleur des modifications à apporter : - l’option pour la procédure abrégée par l’intermédiation parlementaire (article 176 de la Constitution) relève de l’exception et est reléguée à la révision de dispositions de portée mineure ou technique.                                                                                                                           - En revanche, la procédure par voie référendaire des articles 174 et 175 concerne les modifications profondes de la Constitution et nécessite la ratification populaire comme onction démocratique. C’est le principe en la matière. Il ne faut pas oublier que la Constitution est l’œuvre du peuple (c’est l’article 7 de la Constitution qui le proclame). Et nul ne peut modifier substantiellement l’acte constituant du peuple sans en référer à lui. Il va de soi qu’en face du souverain, ses représentants doivent s’éclipser ! Ainsi, l’organisation de deux procédures différenciées révèle que le droit positif algérien reconnaît, au sein de l’ordre juridique, l’existence d’une hiérarchie entre elles. En l’occurrence, le choix du mode de révision par la voie parlementaire est enserré dans des digues constitutionnelles : -l’obligation qui pèse sur le président de la République qui doit solliciter l’avis du Conseil constitutionnel, -l’obligation qui pèse sur le Conseil constitutionnel de donner un avis motivé qui doit tenir compte des limitations «ratione-materiae» contenues dans l’article 176, auxquelles s’ajoutent les prohibitions de l’article 178. De surcroît, l’insertion de son avis motivé au Journal officiel, par-delà son cachet public et officiel, l’oblige à rechercher des fondements juridiques fiables afin d’écarter toute complaisance. Dans le cas contraire, cela le mettrait dans une position, à tout le moins inconfortable, celle d’avoir violé la Constitution ! -En tant que constitutionnaliste, n’estimez-vous pas que la révision constitutionnelle de 2008 qui a supprimé la limitation des mandats et concentré d’exorbitants pouvoirs entre les mains du Président, malade, est à l’origine aujourd’hui de l’impasse institutionnelle et de la crise qui secoue le pays ? Certainement, la suppression du verrou constitutionnel de limitation des mandats annihile toute possibilité d’alternance au pouvoir des partis de l’opposition. Or, c’est la possibilité d’une alternance qui donne réellement un statut juridique à l’opposition. Ce que l’on oublie, c’est que la démocratie actuelle se définit comme un exécutif qui gouverne, appuyé par une majorité et contrôlé par une opposition légale. Où est le statut juridique qui permet à une opposition légale d’apporter la contradiction aux gouvernants et d’accéder au pouvoir en cas de faillite de ces derniers ? En Angleterre, le Shadow Cabinet est doté d’un statut protecteur et institutionnalisé et constitue un gouvernement de rechange. En cas d’alternance, le pouvoir est déjà prêt. De même, les pouvoirs exorbitants que confèrent la Constitution au président de la République ne peuvent, en aucun cas, s’accommoder d’une diminution de ses capacités physiques. S’en est suivie, naturellement, une paralysie institutionnelle qui n’est pas faite pour arranger les choses.Néanmoins, si ces deux éléments ont, sans nul doute, aggravé la crise, ils n’en sont pas l’origine. Celle-ci est beaucoup plus lointaine et il faut en rechercher les clés dans les vicissitudes qui ont entouré le recouvrement de l’indépendance de l’Algérie. -Certains hommes de droit, des politiques soutiennent que l’article 88 de la Constitution portant sur l’empêchement du Président est en réalité inapplicable. Etes-vous de cet avis ? Quelles sont les raisons de cette inapplicabilité ? Sont-elles des raisons purement juridiques ou politiques ou les deux à la fois ? J’ai, à plusieurs reprises, donné ma lecture de cette disposition qui est, par ailleurs, parfaitement normative. Rapidement, pour ne pas me répéter, il convient de rappeler que l’ancêtre de l’article 88 a été introduit après la maladie du défunt président Boumediène pour pallier tout cas de vacance présidentielle susceptible de mettre en péril la continuité de l’Etat. L’existence d’un verrou juridique (la constatation de l’état d’empêchement à l’unanimité des membres du Conseil constitutionnel, sans aucune voix discordante) devait rassurer et éloigner tout spectre de coup d’Etat médical. Mais, en réalité, à mon avis, si cette disposition est inapplicable, cela relève pour beaucoup de facteurs institutionnels ; autrement dit, du degré d’institutionnalisation auquel est parvenu l’Etat algérien : - d’une part, il va de soi que quand le pouvoir n’est pas encore institutionnalisé, les relations entre les pouvoirs publics ne sont pas d’ordre institutionnel, mais personnel : le critère de la confiance et de l’appartenance à l’entourage du chef primant sur celui de la compétence. Alors, si trois membres du Conseil constitutionnel restent nommés par le président de la République parmi ses amis politiques, il s’agira de s’interroger sur leur degré d’indépendance par rapport à la personne du Président. - D’autre part, ce qu’il faut souligner, c’est que la composition du Conseil constitutionnel est à tendance monolithique ; du moins, les conditions de nomination de ses membres par une seule tendance politique dominante (qu’elle soit celle du Président, de l’APN, du Conseil de la nation,etc.) donnent une seule couleur politique en son sein. Comment croire que la contradiction peut être portée par le Conseil constitutionnel, alors ? -Le Conseil constitutionnel qui a validé la candidature d’un président sortant très diminué par la maladie aurait-il pu prendre une autre décision s’il était plus autonome ? Un processus d’autonomisation d’une institution implique son émancipation, et donc un changement fondamental dans son fonctionnement. Aucune considération personnelle ne doit entrer en jeu, seul le respect de la légalité prime : la Loi, toute la Loi, rien que la Loi ! Néanmoins, objectivement, le Conseil constitutionnel est tenu par des conditions juridiques. Et lorsqu’un candidat présente un certificat de bonne santé, il ne peut le contester : le Conseil constitutionnel ne peut se substituer aux professionnels de la médecine. Chacun doit prendre ses responsabilités. -Entre ce qui est écrit dans la Constitution et la manière dont est géré le pays, il y a un immense fossé. L’article 158 portant la création de la Haute Cour de l’Etat, censée juger des Présidents qui viendraient à commettre des actes de haute trahison ne pourra jamais être appliqué un jour pour la simple raison que  ni l’ancien président Liamine Zeroual ni l’actuel n’ont procédé à la mise en place de cette haute cour. Pourquoi ? Attendre près de vingt ans pour mettre en application un texte est effectivement un délai inadmissible et marque l’absence d’une volonté politique momentanée. Mais rien n’empêche son exhumation le moment voulu. -Quelles sont donc les raisons qui font que son application est plutôt malaisée ? - D’abord, il est permis d’interpréter cette disposition comme un texte de circonstance qui révèle les stigmates du traumatisme né des événements d’avant 1992 : celui d’une probable aliénation de la République pour sauver le pouvoir personnel du défunt président Chadli Bendjedid. La reconnaissance de partis politiques, en dépit de la clarté de la loi électorale de 1989, a peut-être été considérée comme un manquement grave aux devoirs de la charge présidentielle, susceptible de porter atteinte à la sûreté de l’Etat. Dès lors, son introduction dans la Constitution de 1996 sonne comme un avertissement à celui qui serait tenté de dépasser les lignes rouges. - Par ailleurs, si cet article pose le principe seulement de création d’une haute cour de l’Etat, il ne le met pas en œuvre sur le plan juridique. D’une part, il ne définit aucunement les cas de haute trahison, ni les sanctions correspondantes. Hérité de l’article  68 de la Constitution française, qui a su s’adapter  en 2007, l’article 158 de notre Constitution reste très évasif. Il s’ensuit que la haute trahison risque, soit une interprétation politique, à  géométrie variable, soit de demeurer «lettre morte». Ce qui affaiblirait sa normativité en la rabaissant au rang «d’instrument» au service d’une justice politique. - Enfin, le renvoi à une loi organique future, quant à la composition, l’organisation, le fonctionnement, ainsi que les procédures applicables à cette haute juridiction soulève des interrogations légitimes quant à la nature juridique de l’institution : relèvera-t-elle de la justice politique ou de la justice pénale ? -Autrement dit, quelles seront les autorités qui seront chargées de qualifier les actes considérés comme haute trahison, et selon quelle procédure ? Ce qui est certain c’est que cette disposition porte les traces de l’embarras des constituants et il semble difficile d’admettre l’hypothèse que le président de la République, au regard du statut privilégié que lui confère la Constitution, puisse être mis en accusation par des parlementaires, dont certains sont sous la menace constante d’une dissolution inconditionnelle (APN) ; alors que d’autres (au moins un tiers des membres du Conseil de la nation) dépendent purement et simplement de lui pour leurs nominations. En définitive, deux mots caractérisent cette disposition : indétermination et incertitude qui font peser lourdement le doute sur ses modalités d’application. -ll y a d’autres dispositions constitutionnelles, et pas des moindres, celles qui garantissent la liberté de réunion, d’association et de manifester, qui n’ont jamais été respectées, elles sont mêmes piétinées, elles sont remises en cause par des lois, des circulaires ou carrément de manière arbitraire, et du coup on a l’impression que la Constitution algérienne est mise en veilleuse. Comment l’expliquez-vous ? Cette situation s’explique par l’absence d’une véritable justice constitutionnelle, protectrice des droits fondamentaux. Déjà au XVIIIe siècle, William Blackstone notait : «s’il existe un droit légal, alors il doit exister aussi un recours légal (…) lorsque ce droit est violé». Au minimum, à l’heure de la mondialisation du thème de l’Etat de droit, le citoyen algérien attend, normalement, du pouvoir qu’il lui garantisse un certain nombre de droits et de libertés fondamentaux. Pourtant, à première vue, toutes les Constitutions algériennes contiennent un véritable «hymne à la loi», qui traduit la référence à une ligne de partage entre la sphère de l’individu (sphère du «privé»), et celle de l’Etat (sphère du «public»). En d’autres termes, cela signifie que l’individu doit pouvoir opposer à l’Etat des droits tirés de sa qualité d’homme. Conformément à son article 122, la Constitution algérienne inscrit la loi comme élément déterminant de la définition des libertés publiques. Ce qui, en soi, peut constituer une garantie contre l’arbitraire de l’Exécutif. Mais le nœud gordien chez nous est que cette frontière entre le «public» et le «privé», déjà peu sûre dans son principe, s’avèrera particulièrement ténue dans ses modalités de mise en application. Pour être plus clair, prenons l’exemple de l’article 41 de la Constitution de 1996, qui énonce que «les libertés d’expression, d’association et de réunion sont garanties au citoyen». Cette disposition reprend intégralement l’article 39 de la Constitution de 1989. Or, la définition des conditions d’exercice de ces libertés a fait l’objet d’une loi relative aux réunions et manifestations publiques (celle du 31 décembre 1989, modifiée le 2 décembre 1991, est toujours en vigueur). Le problème ne se pose pas tant au niveau du renvoi à la loi, mais le plus grave, c’est que la délégalisation dans le cadre de l’élaboration de la loi, a pris également la forme d’une autre  subdélégation du législateur au profit du wali. Ainsi, les réunions et manifestations publiques sont soumises au régime de l’autorisation préalable. Dans cette situation, il faut solliciter de l’administration une autorisation avant d’user de sa liberté. Or, celle-ci peut la refuser. En effet, si l’administration juge qu’une réunion s’avère susceptible de troubler l’ordre public ou constitue un danger pour la sauvegarde de l’ordre public, elle l’interdira purement et simplement. Sans aucun doute, cette situation de subdélégation a pour effet d’entamer les libertés proclamées, faisant finalement dépendre une liberté constitutionnellement garantie du bon vouloir de l’administration. Véritable quadrature du cercle : en inscrivant ces libertés dans le texte constitutionnel, l’objectif est d’échapper à la discrétion de l’Exécutif, mais avec le phénomène de délégalisation et de subdélégation, le citoyen algérien s’en trouve finalement prisonnier. Dès lors, c’est là tout le problème de l’insécurité juridique qui grève le droit positif algérien qui ne remplit plus sa fonction effective de prévision et de garantie et tend à se résumer à une fonction incantatoire de légitimation.  
elwatan.com | 21-déc.-2014 10:00

Entre viol et verrouillage
Trois ans après l’annonce des fameuses réformes politiques, qui n’ont pas eu lieu, l’Algérie se retrouve, une fois encore, à réviser sa Constitution Beaucoup d’encre a coulé depuis avril 2011, date où le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, qui au milieu de la tourmente des «révoltes arabes», avait annoncé une batterie de réformes politiques, parmi lesquelles la révision de la Constitution figurait en bonne place. Des consultations ont été lancées et une commission a été mise en place pour rédiger le projet de la nouvelle Loi fondamentale remaniée, faut-il le souligner, en décembre 2008 pour satisfaire les désirs d’un chef d’Etat que la disposition 74 de l’ancien texte empêchait de briguer un troisième… et un quatrième mandats. A contrario des réformes annoncées tambour battant, l’Algérie hérite au final, trois ans après, d’une présidence à vie et une situation politique totalement bloquée. La précarité de son état de santé n’a pas empêché Abdelaziz Bouteflika de se présenter aux dernières élections présidentielles. Il a pourtant, dans un discours mémorable, prononcé à Sétif à la veille des élections législatives de mai 2012, laissé entendre qu’il était temps de passer le flambeau. La promesse n’a pas été tenue. L’avidité du pouvoir, les jouissances et les protections qu’il procure, ont été visiblement plus fortes que l’altruisme politique que peut susciter la prise de conscience du bénéfice que le pays pouvait bien tirer du principe de l’alternance pacifique au pouvoir et des autres mécanismes de gouvernance que seule la démocratie peut permettre. Trois ans après l’annonce donc des fameuses réformes qui n’ont pas eu lieu, l’Algérie se retrouve avec un président réélu pour un quatrième mandat dans des conditions que l’opposition a énergiquement contestées et qui éprouve toutes les difficultés du monde à répondre à la charge de travail que la fonction présidentielle impose au titulaire du poste. Mais qu’à cela ne tienne, le locataire du palais d’El Mouradia vient encore décliner son intention, et «sérieusement» cette fois-ci, de réviser prochainement la Constitution. Le débat fait depuis quelque temps rage. Pas sur le contenu de la nouvelle mouture constitutionnelle, mais sur l’opportunité d’une éventuelle révision. Seulement à la lumière de tout ce qui a été dit autour du projet agité tantôt pour faire du remplissage politique et gagner du temps, tantôt pour détourner le regard sur une situation politique des plus kafkaïenne, la véritable question qui se pose aujourd’hui : pourquoi les tenants du pouvoir remettent-ils le projet sur la table pour réformer une Constitution qu’ils ont eux-mêmes dégarnie après la révision de 2008 ? S’il est clair que l’arrière-pensée de la consécration de la non-limitation des mandats et la concentration d’importants pouvoirs entre les mains du chef de l’Etat ont mis à nu la réalité d’un régime despotique, très peu éclairé au demeurant, l’on ne peut pas s’attendre à mieux de la part de ceux qui ont engagé le pays dans une impasse structurelle : blocage politique, institutionnel et panne économique. Plus que cela, au fil des débats enclenchés autour de l’incapacité du président Bouteflika d’assumer, à cause de sa maladie, les charges dues à la fonction présidentielle, apparaît l’inapplicabilité de l’article 88 de la Constitution. L’empêchement et son impossible application L’avocat Mokrane Aït Larbi a affirmé que le Conseil constitutionnel, bridé, ne peut prononcer l’empêchement du président Abdelziz Bouteflika. L’on sait que le jeu politique et la marge de manœuvre de cette institution qui agit en véritable verrou au cœur du pouvoir algérien sont totalement réduits. Le chef de l’Etat y a installé l’un des siens, un de ses fidèles lieutenant en la personne de Mourad Medelci qui a validé sa candidature lors de la dernière élection présidentielle. L’on sait que dans les annales politiques, des chefs d’Etat sont tombés malades au milieu de leurs mandats présidentiels qu’ils ont menés à terme, mais rarement un président sortant très affaibli par la maladie n’a présenté sa candidature à une élection présidentielle et qui plus est dans l’état de santé qui était celui du président de la République en avril dernier. D’ailleurs, beaucoup de responsables de l’opposition n’ont pas hésité à remettre en cause l’impartialité du Conseil constitutionnel et avaient exigé la publication du bulletin de santé du président-candidat. Les réponses apportées par ses fervents supporteurs étaient que le président Bouteflika va gouverner avec sa tête pas avec ses pieds. Sauf que reconduire à la tête de l’Etat un candidat qui n’a pas participé à sa propre campagne électorale est une énormité politique que personne ne peut avaler. Si les cartes du pouvoir étaient entre les mains «du clan présidentiel» qui a pu imposer les décisions qu’il veut aux différentes institutions, il faut dire aussi que l’article 88, dont beaucoup réclament l’application (en raison de la vacance du pouvoir que constate de larges pans de l’opposition), est muet quant au déclenchement de la procédure de l’empêchement du président de la République. «Lorsque le président de la République, pour cause de maladie grave et durable, se trouve dans l’impossibilité totale d’exercer ses fonctions, le Conseil constitutionnel se réunit de plein droit et après avoir vérifié la réalité de cet empêchement par tous les moyens appropriés, propose, à l’unanimité, au Parlement de déclarer l’état d’empêchement», stipule la disposition en question. Le texte reste flou sur l’organe qui peut constater la maladie du Président, et par quels mécanismes  le Conseil constitutionnel peut-il vérifier la réalité de l’empêchement. Et qui pourra parmi l’équipe médicale du chef de l’Etat violer le secret médical ? Concrètement l’article 88 de la Constitution est un non- texte si on le situe dans le contexte actuel des choses et les rapports de forces qui existent en les différents segments du pouvoir. Par contre, le texte  est d’une clarté limpide «en cas de démission ou de décès du président de la République».  «Le Conseil constitutionnel se réunit de plein droit et constate la vacance définitive de la présidence de la République. Il communique immédiatement l’acte de déclaration de vacance définitive au Parlement qui se réunit de plein droit.» La raison est très simple : le CC vient réagir à une situation de fait. «Quand est-ce qu’une maladie peut se transformer d’une cause d’empêchement provisoire à une source d’empêchement définitif ?» s’interrogent les spécialistes. Les chefs d’Etat s’attachent souvent à leurs capacités mentales. Dans le cas qui est celui du président Bouteflika, l’on ne cesse pas de dire qu’il suit les dossiers et garde ses capacités intellectuelles intactes. L’argument n’est pas nouveau, usité déjà par le défunt président français, François Mitterrand, qui à sa sortie d’hôpital en septembre 1992, où il avait subi une opération qui l’avait diminué physiquement à l’entame de son deuxième septennat, déclarait qu’il n’avait là «aucun motif de démission, car les cellules de son cerveau étaient en parfait état». Très rares donc les chefs d’Etat qui abandonnent aussi facilement le pouvoir. La constitution : La feuille de vigne qui cache mal la réalité du pouvoir Dans les pays du Tiers-Monde, c’est un événement exceptionnel. Il s’est produit une fois avec le défunt Nelson Mandela, qui a quitté le pouvoir au terme de son premier mandat, et au Ghana, où John Kufuor a laissé jouer l’alternance démocratique après deux mandats présidentiels. Par ailleurs, dans la Constitution algérienne, il y a d’autres articles qui soit ils sont carrément violés et non respectés comme ceux liés à la liberté d’association de réunion ou de manifester ou des dispositions qui n’ont pas de prolongement dans la vie institutionnelle, tel l’article 158 qui stipule : «Il est institué une Haute Cour de l’Etat pour connaître des actes pouvant être qualifiés de haute trahison du président de la République, des crimes et délits du Premier ministre, commis dans l’exercice de leur fonction.» La composition, l’organisation et le fonctionnement de la Haute Cour de l’Etat, ainsi que les procédures applicables, fixés par une loi organique n’a jamais vu le jour. Dans l’une de ses contributions le professeur tunisien, Rafaâ Ben Achour, soutient que «la nature des régimes politiques (au Maghreb), l’ambiguïté de la notion de haute cour et son caractère très exceptionnel condamnent à l’échec de toute éventualité d’une mise en œuvre cette responsabilité politico-pénale». Selon lui, «la possibilité de poursuivre les chefs d’Etat pour trahison est d’un point de vue de philosophie politique, liée à la théorie de l’Etat de droit». Dans la Constitution, la disposition joue un double rôle : de belle façade démocratique, mais aussi de recours d’urgence comme l’explique dans l’entretien Mme Fatiha Benabbou.           
elwatan.com | 21-déc.-2014 10:00

Algérie ferries : Un navire de 138 millions d'euros
Les chantiers navals espagnols Hijos de J. Barreras (HJB) ont remporté un contrat pour la réalisation d’un ferry pour le compte de la société de transport maritime Algérie Ferries, a annoncé Remy Hisel, porte-parole de la compagnie maritime, cité par Europa Press, l’agence de presse privée espagnole. Le contrat obtenu par HJB au terme d’un appel d’offres international lancé par la compagnie maritime algérienne s’élève à 138 millions d’euros, a ajouté le même responsable. Le patron de Barreras, José Garcia Costa était en fin de semaine à Alger pour régler les détails du contrat avec Ahcène Grairia, directeur général d’Algérie Ferries, selon la presse espagnole. D’une capacité de 2000 passagers et 700 véhicules, le nouveau navire sera le plus grand jamais construit par le chantier naval espagnol, à Vigo, en Galice dans le nord de l’Espagne. La durée des travaux de construction sera de 26 mois. Cette commande s’inscrit dans le cadre d’un plan de rénovation et de modernisation de la flotte algérienne. Plus grand constructeur naval du secteur privé en  Espagne, Barreras est contrôlé par la compagnie pétrolière d'Etat du Mexique, Pemex, qui en novembre de l'année dernière a acquis une participation de 51% du capital. L’entreprise espagnole était confrontée, en 2011, à un lourd problème d'endettement. Inactif après avoir livré son dernier navire achevé en juillet 2011, Barreras a repris la production l’été dernier après avoir obtenu un contrat pour le compte du mexicain Pemex.   
elwatan.com | 21-déc.-2014 10:00

Le «satisfecit» de l’association des consommateurs
A l’appel de l’Association de protection et d’orientation des consommateurs et de son environnement (Apoce), «une journée sans achat» a été observée hier pour protester contre la cherté des produits alimentaires. L’action se voulait une forme de protestation pacifique, où il est demandé au consommateur, qui est considéré comme le maillon faible de la chaîne de distribution, de ne rien acheter durant la journée. Après l’appel, il reste à savoir si les consommateurs ont adhéré à cette initiative. Dans quelques marchés où nous nous sommes rendus hier matin, les consommateurs n’ont pas répondu massivement à cet appel de boycott. Que ce soit au marché Meissonnier ou celui Ali Mellah, nous avons constaté que les acheteurs ne semblaient pas concernés par cette action. C’était une journée ordinaire au marché Ali Mellah, où les consommateurs, en majorité des personnes âgées, étaient nombreux à venir faire normalement leurs emplettes. C’est le cas de cette vieille femme qui nous apprend qu’elle n’a pas été informée de cette action. «Ya wlidi (mon fils), je ne suis pas au courant de cette initiative», nous répond cette vieille ménagère, occupée à faire ses commandes. Plus loin, un autre, qui a entendu parler de cette action, a estimé qu’une telle initiative ne va pas influer sur les prix des produits alimentaires. Toutefois, ce n’est pas le cas d’un père de famille, rencontré au marché Meissonnier pour lequel la journée sans achat est une bonne initiative. «Le consommateur doit prendre ses responsabilités, car le coût de la vie est excessivement cher», affirme-t-il. Un avis que partage son accompagnateur, qui approuve lui aussi cette action. «Les commerçants abusent de la situation du marché et le pouvoir d’achat des consommateurs», estime-t-il. Il va sans dire que l’initiateur de cette action, Mustapha Zebdi, s’est montré «très satisfait». «Le citoyen a répondu à notre action», a-t-il indiqué. «C’est vrai que le degré d’adhésion est variable d’une région à une autre, mais on peut donner une moyenne de 70% des consommateurs ayant boycotté les marchés, selon nos correspondants», a-t-il avancé. Pour lui, «la grande partie de ceux qui n’ont pas répondu à cette journée sans achat n’est pas au courant. Ce sont surtout des personnes âgées». «Comme l’information n’a été diffusée que sur les réseaux sociaux et les médias, cette catégorie de la population n’a pas été suffisamment informée», a-t-il expliqué. Mustapha Zebdi s’est dit, par ailleurs, même «surpris» de voir des commerçants afficher leur soutien à l’action. Ce qui fera dire à notre interlocuteur que «mis à part le pourcentage, pour nous, le fait que cette première action en Algérie ait attiré les consommateurs est une réussite». Mieux, le président de l’Apoce compte multiplier ce genre d’initiatives à l’avenir «pour que le consommateur algérien puisse s’imprégner d’une culture de consommation juste, correcte et efficace, qui pourra l’aider à réguler les prix des produits sur le marché». 
elwatan.com | 21-déc.-2014 10:00

Palestine : Le président Abbas en visite d’Etat en Algérie
Le président de l’Etat de Palestine, Mahmoud Abbas, effectue une visite en Algérie, à l’invitation du président Bouteflika. C’est la première rencontre entre les deux Présidents depuis huit ans. Lors de sa venue à Alger en 2010, le président palestinien n’avait pas eu les honneurs d’être reçu par le président Bouteflika. Cette visite d’Etat de deux jours doit permettre aux deux Présidents de s’entretenir sur les moyens de mobiliser davantage le soutien de la nation arabe et de la communauté internationale pour la consécration des droits du peuple palestinien à l’édification de son Etat indépendant, avec El Qods pour capitale. Par ailleurs, la rencontre entre Bouteflika et Abbas intervient au moment où les Palestiniens font le forcing à l’ONU. Ils ont présenté, par l’entremise des Jordaniens, seul pays arabe qui siège au Conseil de sécurité de l’ONU, un projet de résolution suggérant d’aboutir à un accord de paix avec l’Etat hébreu d’ici un an. Le texte affirme en outre «l’urgence de parvenir à une paix globale, juste et durable», et évoque la solution de la coexistence pacifique de «deux Etats indépendants, démocratiques et prospères». En soumettant cette proposition, les Palestiniens savent qu’ils risquent de se heurter à l’opposition des Etats-Unis, qui considèrent qu’un accord de paix ne peut résulter que de négociations directes, et non d’une initiative unilatérale au sein de l’ONU. Ils ont donc averti qu’en cas de rejet du texte, ils adhéreront sans délai à la Cour pénale internationale. Mais les entretiens doivent aussi porter sur le volet économique. La délégation qui accompagne le président palestinien doit faire le point avec son homologue algérienne de l’état et des perspectives de coopération entre l’Algérie et la Palestine.  
elwatan.com | 21-déc.-2014 10:00

L’enjeu du Conseil national économique et social
Le CNES traverse la plus sombre période de son existence (1) ! Jugez-en vous-même. Les organes légaux du Conseil ne fonctionnent plus depuis la démission de son président, feu M. S. Mentouri (2) il y a plus de dix ans. Or, le CNES n’a de valeur institutionnelle et de crédibilité dans la société que par la qualité des groupes socioprofessionnels dont il est composé, à savoir les associations, les syndicats, les organismes et autres institutions qui représentent les forces économiques et sociales de notre pays et les incarnent réellement. De même pour les commissions opérationnelles qui ne sont pas élues et n’activent pas comme les statuts du CNES le prévoient, ce qui réduit cette institution à sa plus simple expression, à savoir son administration et les quelques bobos qui ont le privilège de servir le prince du moment, tout en ramassant, au passage, quelques avantages «sonnants et trébuchants»(3). Les commissions les plus importantes, notamment celle du «Développement économique et social» et celle de l’«Evaluation», avaient la délicate mission de traiter des dossiers, par saisine ou autosaisine (4), les plus brûlants et les plus conflictuels, ce qui rendait les débats et les recommandations d’une qualité certaine, tant au niveau de leur justesse et de leur pertinence mais également au niveau de leur mise en œuvre, alors que les pouvoirs publics naviguent à vue. Les 180 conseillers du CNES(5) devaient avoir un ancrage profond dans la société, pour qu’ils puissent devenir une véritable force de propositions et une capacité d’innovations, en direction des pouvoirs publics. Toutes les coquilles vides et autres appareils devaient être neutralisés, en commission, pour ne laisser filtrer que les arguments probants et la maîtrise professionnelle des dossiers. Les rapports et les propositions nombreux, produits par le CNES, durant les premières années de son existence, sont toujours d’une actualité brûlante mais placés, aujourd’hui, dans les archives et non utilisés par les pouvoirs publics malgré les problèmes multiples qui s’accumulent et se consolident dans notre pays. L’évaluation des politiques publiques disparaissait au fur et à mesure de l’extinction des auditions de tous les membres du  gouvernement, qui se devaient de présenter leur stratégie et surtout de répondre aux questions pertinentes émanant des membres de la commission du CNES. Les rapports critiques issus des auditions, qui notaient les insuffisances, les aberrations, les contrevérités et les mensonges faisaient bondir les membres de l’Exécutif qui, pour la première fois dans notre pays, devaient rendre des comptes sur leur gestion à une personne morale autre que le président de la République. Le caractère public de ces rapports allait permettre à la presse et aux autres vecteurs de communication d’informer le citoyen de ce qui le concernait en premier lieu dans sa vie quotidienne et dans son environnement immédiat. Cette fonction indirecte du CNES n’allait pas passer inaperçue et va contribuer à sa neutralisation, voire à son euthanasie en le vidant de sa substance. Il ne fallait pas laisser l’Algérien développer ses propres capacités d’indignation ni son sens critique vis-à-vis du discours politique du pouvoir. La comparaison de la production du CNES, en termes de capacité de propositions et d’évaluation des politiques publiques, avant et après cette dernière présidence est un indice fiable et indiscutable de sa décrépitude et d’une volonté affichée de son cantonnement dans une activité de prosélytisme en direction du pouvoir. Qu’on en juge, en dix ans, le CNES a organisé deux grandes kermesse à grands frais, l’une à l’intérieur du pays (en 2011) et l’autre à l’étranger (en 2014) avec pour seul résultat tangible la glorification du pouvoir et de son chef, absent et quasi muet depuis plus de quatre ans. A l’intérieur du pays, la délégation du CNES ressemblait étrangement à une «tournée des popotes» coloniale, venue s’enquérir de la situation économique et sociale des indigènes. La grand’messe organisée à Club des Pins, à l’issue de cette virée et le rapport produit pour la circonstance, sont dignes d’un mauvais feuilleton de science-fiction(6). A l’étranger (essentiellement en France), cette tournée s’est transformée en vaudeville avec une forte odeur électoraliste, orchestrée par des «berahates» chevronnées, dans le but unique d’améliorer l’image de marque du pays et de son Président. Les quelques rapports produits dernièrement et qui ne dépassent pas le nombre des doigts d’une seule  main sont l’œuvre de l’administration du CNES(7) et de quelques consultants royalement payés. Pour masquer le bilan désastreux, le président du CNES et ses janissaires se défendent en invoquant les ordres reçus des «plus hautes autorités de l’Etat» ! Par ce hold-up, «Bibi Fricotin et ses Pieds nickelés» ont fait main basse sur le seul espace de liberté économique et social qui était encore ouvert et qui permettait un débat économique et social pluriel et des propositions consensuelles. Alors que la rente pétrolière menace de montrer des signes de mauvais humeur et que l’achat, par cette dernière, de la paix sociale devient problématique, cette institution aurait pu jouer un rôle pertinent dans la recherche de solutions et dans la mise en œuvre de politique économique alternative, afin d’atténuer, voire amortir les déséquilibres qui rongent notre économie et le corps social. En lieu et place, le CNES s’est progressivement transformé en zaouïa distributive, où les courtisans de tout acabit accaparent la rente, à l’instar des autres institutions de l’Etat pour servir leurs turpitudes et ambitions personnelles. Triste sort pour une institution qui devrait être constitutionalisée, si révision de la Constitution il y a, de manière (c’est le comble !) à séculariser la rente.   Renvois : (1) Le CNES a été créé en 1963 et confié à C. Belkacem puis dissous par H. Boumediene sur pression des «industrialistes» concentrés au niveau du MIE. G. Hidouci, le concepteur des  réformes économiques, le remet au goût du jour en 1990, pour accompagner le processus réformateur. (2) Il est particulièrement lâche et méprisable de critiquer le travail de M.S. Mentouri maintenant qu’il est décédé ! (3) Une enquête de l’IGF mettrait à jour la gabegie qui caractérise cette institution transformée en  zaouïa. (4) La Présidence et la chefferie du gouvernement peuvent saisir le CNES sur un sujet donné. Le reste des dossiers font l’objet d’un vote des conseillers par autosaisine. (5) La liste des membres, sur le JORA, date de plus de dix ans et compte parmi eux des conseillers décédés ! (6) Le ministre de la Jeunesse et celui de l’Industrie n’ont pas manqué de sacrifier à ce même rituel des assises du Club des Pins. (7) Le débat entre un CNES «bureau d’études» et celui d’un creuset de maturation du débat économique et social contradictoire  avait été tranché dès le début de sa résurrection, en 1990. Le débat contradictoire devait toujours primer.  
elwatan.com | 21-déc.-2014 10:00

M. Mentouri nous a enseigné le respect...
Mohamed Salah Mentouri,dit si Kamel, est décédé le 5 septembre 2010. Ses amis et sa famille ont tenu à honorer sa mémoire en organisant plusieurs rencontres au cours desquelles aucune appréciation ou avis sur l’activité actuelle du CNES n’ont été exprimés. Cette attitude tient du respect des institutions de la République et de l’obligation de réserve à laquelle est tenu tout haut fonctionnaire de l’Etat. En tant qu’ex-chef de cabinet de feu Mohamed Salah Mentouri, j’ai été réellement abasourdi par les propos tenus par l’actuel président du CNES au niveau de la radio Chaîne 3, un espace public, par lesquels la production phare de l’institution, le rapport de conjoncture, a été traitée de «spectacle». Le rapport statutaire de conjoncture du CNES produit semestriellement du temps de la présidence de feu Mohamed Salah Mentouri était le produit d’un long processus de concertation et de débats menés par les honorables membres de la commission de conjoncture avec tous les ministres des secteurs concernés par l’activité économique semestrielle, les institutions financières et autres organismes, tels que l’ANDI, l’ONS, les Douanes, l’ABEF… Pour ne pas faire des travaux du CNES des productions seulement d’experts, les partenaires sociaux en dehors de ceux faisant partie des membres statutaires étaient en tant qu’organisations syndicales et patronales conviées aux débats préliminaires à l’élaboration du rapport de conjoncture. Traiter tout ce processus de «spectacle» c’est faire injure à tous ces organismes, institutions et personnes qui ont contribué  à faire du rapport de conjoncture une référence dans la sphère économique nationale. Le rapport de conjoncture était statutairement publié. Porté à la connaissance, de façon régulière, de larges couches de citoyens par un travail colossal  de la presse nationale, il a largement contribué à l’émergence de la citoyenneté économique. La publication des productions du CNES est une obligation statutaire qui, c’est vrai, ne plaisait pas à certains, la transparence ne faisant pas partie de leur univers. Feu Mohamed Salah Mentouri nous a enseigné et inculqué le respect des institutions de la République et c’est pour cette raison que ce modeste témoignage ne fait aucune appréciation du fonctionnement actuel du CNES. La reconnaissance de l’utilité de cet organisme du temps de la présidence de feu Mohamed Salah Mentouri a été et, continue d’être évoquée par ceux qui n’ont comme préoccupation que le devenir de notre pays. Parmi eux je rends hommage à tous les jeunes journalistes avec lesquels on a essayé de rendre audible la production du CNES.  
elwatan.com | 21-déc.-2014 10:00

«Un peu de décence, Monsieur Babès»
Je fais suite à votre interview à la Chaîne 3, rapporté par le journal El Watan, daté du 17 décembre 2014. En réponse à la question sur l’absence de rapports de conjoncture, vous répondez que «le CNES … adresse ses rapports au gouvernement sans faire  de spectacle». Que la référence récurrente à feu Mohamed Salah Mentouri vous irrite, on peut le comprendre. Il n’est pas aisé  de  succéder et de se mesurer à une telle personnalité. Mais parler ainsi d’une personne qui ne peut vous répondre, cela manque quelque peu de décence et de dignité. S’attaquer à son prédécesseur pour justifier ses propres insuffisances, quel courage !!! A vous lire donc, la publication régulière des différents rapports serait du spectacle. Je vous rappelle, M. Babès, que celle-ci est prévue dans les statuts du CNES. Ainsi, c’est  vous qui donnez un coup de canif aux obligations statutaires de l’institution que vous présidez. Feu Mohamed Salah Mentouri avait, lui,  à cœur de faire de cette mission statutaire une réalité. Il avait l’ambition de hisser cette institution au niveau universel des CES, qui ont  traditionnellement pour missions notamment  : 1- de conseiller le gouvernement et le Parlement et participer à l’élaboration de la politique économique et sociale; 2- de favoriser, à travers sa composition, le dialogue entre les catégories socioprofessionnelles, et rapprocher leurs  préoccupations dans l’élaboration de propositions d’intérêt général; 3- de contribuer à l’évaluation des politiques publiques; 4- de contribuer à l’information du citoyen. Feu M. S. Mentouri voulait que le CNES, de par sa composition, soit le réceptacle naturel des préoccupations et propositions de la société dans toute sa diversité et par voie de conséquence, l’espace d’expression d’un consensus national, le creuset de la citoyenneté économique. Il a réussi à le faire dans la mesure où le CNES, sous sa présidence, est devenu une référence sérieuse, aussi bien pour les observateurs que pour le citoyen, référence caractérisée par une remarquable «autonomie de réflexion». Il voulait,  par la plus large diffusion des travaux du CNES, associer la société civile au débat national, l’implication de celle-ci étant le vecteur  de la recherche d’un consensus national. Or, n’est-il pas paradoxal qu’à l’heure où l’implication de la société civile fait l’objet d’un grand «show» organisé par le CNES, celui-ci lui dénie même l’accès à ses rapports et productions. Par ailleurs, vous dites alerter le gouvernement sur les problèmes de l’heure. Or, vous reconnaissez que les cellules de veille sont en cours de mise en place, à l’image du site internet, en construction (depuis plus de 9 ans). C’est sans doute pour cette raison que les rapports sont produits (à huis clos) et transmis aux seules autorités.  Ainsi donc, M. Babès, au lieu de parler de spectacle, vous devriez assumer et dire que les missions du CNES ont été revues à la baisse, et que vous n’êtes ni en capacité ni autorisé à produire ce genre de «spectacle» si utile à l’information, voire à la formation du  citoyen. Le seul spectacle qui nous est infligé est le théâtre de marionnettes. Cette institution semble désormais se satisfaire du rôle de sous- traitant du PNUD. Vivez «paisiblement» votre sinécure et laissez les morts en paix.  
elwatan.com | 21-déc.-2014 10:00

Kamel Daoud, le meilleur d’entre nous
L’appel à condamner à mort Kamel Daoud par Abdelfattah Hamadache, sous le prétexte qu’il a porté atteinte à l’islam, au-delà des possibles manipulations par des cercles occultes, renvoie à la difficulté d’une partie des musulmans à accepter la liberté de pensée et la liberté de conscience. Cette question est de la plus haute importance pour l’avenir des sociétés musulmanes qui, en raison de la présence d’un courant d’opinion intolérant, s’opposent à la liberté de penser et d’écrire, considérant ces libertés comme un danger pour l’islam et pour l’idée de Dieu. Cette prédisposition d’esprit est, selon le grand théologien Mohamed Abdou et son disciple Abdelhamid Ben Badis, la cause du déclin de la brillante civilisation musulmane, déclin qui a coïncidé avec la victoire des hanbalites sur les mu’tazilas. Les hanbalites, dont Abdelfattah Hamadache est un pâle représentant, ont une lecture littéraliste du Coran qui est un texte sacré et, à ce titre, ne se lit pas comme un livre ordinaire. Il se lit avec le cœur pour découvrir sa dimension spirituelle et humaniste. Le Coran n’est pas un livre de combat ; c’est un enseignement éthique qui dit d’emblée que «tuer un homme, c’est tuer toute l’humanité». La charia qu’il contient, la voie, n’est pas un droit répressif ; c’est un ensemble de principes qui protègent la vie, la dignité et l’honneur des hommes et des femmes dans la culture de l’époque où le Coran a été révélé. La charia a pour objectif final l’épanouissement de l’homme selon les époques historiques où il vit. Elle est un droit humain, élaborée sur la base de l’ijtihad par les imams Malik, Ibn Hanbal, Chafii et Hanifi qui connaissaient les œuvres de Platon et d’Aristote ainsi que la pensée philosophique de l’époque. Sur les 6000 règles du rite malékite, seulement 500 proviennent du Coran, selon A. Ghazali. Ceci prouve une créativité perdue aujourd’hui, où la charia n’offre pas cette image de droit humaniste parce qu’elle est mal comprise par des musulmans formés par des siècles de décadence au cours desquels le fiqh s’est transformé en un ensemble de règles répressives. La charia et, d’une manière générale, l’islam sont victimes d’un appauvrissement culturel provoqué par l’ignorance qui s’est installée chez l’élite religieuse depuis la décadence qui a fait disparaître le pluralisme des interprétations et les débats contradictoires dans le kalam et le fiqh. Est-ce un hasard, si en droit, il y a quatre écoles juridiques qui se sont formées avant le Xe siècle ? Aboul Hamid Ghazali a réfuté Ibn Sina (Tahafut el Falasifa) sans jamais écrire qu’Ibn Sina n’est pas musulman ou qu’il mérite la mort. Car ce grand théologien, et avant lui Al Ash’ari, savait que ce n’est pas facile de donner une définition du bon musulman et de l’apostat. M. Hamadache a lancé son appel contre Kamel Daoud parce que ce dernier aurait blessé Dieu par ses paroles ou ses écrits. Comment une petite créature comme Kamel Daoud pourrait blesser Dieu ? N’est-ce pas ramener Celui-ci à la dimension humaine ? Et voilà que Hamadache, en censeur de conscience et d’imam caché, court pour défendre Dieu ! Quelle prétention ! Sa réaction est l’illustration vivante de sa méconnaissance et de sa pauvre interprétation du Coran. Car peut-être que Kamel Daoud a exprimé un point de vue non conforme à la doctrine orthodoxe ; est-ce suffisant pour déclarer que ce n’est pas un musulman ? En islam, l’inquisition n’existe pas ; elle a été une pratique de l’Espagne catholique encouragée par l’Eglise et est étrangère à la culture musulmane. Aucun homme, aucune institution n’a la prérogative de dire que tel ou tel n’est pas musulman, et ce, pour une raison très simple énoncée dans le Coran : nul ne sait ce qu’il y a dans le cœur d’un homme. Et Kamel Daoud est un homme de cœur comme il le montre tous les jours dans ses chroniques du Quotidien d’Oran. Il défend le faible, il condamne l’injustice, il tourne en dérision l’autoritarisme et il dénonce la corruption. Ce sont là des «mou’amalate» qui le désignent comme le meilleur d’entre nous. De ce point de vue, Kamel Daoud défend tous les jours les vraies valeurs de l’islam. Quant au rapport qu’il a avec Dieu, il faut laisser Dieu seul juge. Le Coran donne plus d’importance aux «mou’amalate» qu’aux «ibadate». Comment serons-nous jugés lors du Jugement dernier ? Sur notre comportement en société ou sur notre assiduité à la mosquée ? Bien sûr le Coran recommande le respect des «ibadate», mais l’homme étant ce qu’il est, le vrai critère, «es sah», de la générosité du cœur pour être un bon musulman, c’est les «mou’amalate». Le philosophe iranien Abelkrim Soroush, ancien gardien de la révolution, écrit qu’il ne veut pas aller à la mosquée prier à côté de personnes qui se sentent contraintes par l’Etat ou la société. Il dit qu’il n’y a pas de foi sans liberté et il veut prier à côté de gens qui viennent à la mosquée de leur propre gré. C’est cela l’esprit de l’islam que Hamadache défigure en se prenant pour le vicaire de Dieu sur terre («khalifatu Allah fi ardihi»), ce qui est expressément interdit par le Coran. En attendant, un appel au meurtre est un délit grave que l’éthique religieuse et le droit condamnent sévèrement. L’Etat a l’obligation d’intervenir pour non seulement assurer la protection d’un citoyen, mais aussi pour garantir la liberté de pensée nécessaire à l’épanouissement culturel et spirituel de la communauté.  
elwatan.com | 21-déc.-2014 10:00

On vous le dit
- La mésaventure du fils de Gamal Abdel Nasser à Alger L’un des fils de l’ancien président de la République d’Egypte, en voyage discret à Alger, a connu vendredi dernier une mésaventure qui frise le mépris. En effet, après s’être rendu au cimetière d’Al Alia pour se recueillir sur la tombe du défunt président algérien Ahmed Ben Bella, le fils de Gamal Abdel Nasser s’est dirigé vers l’aéroport Houari Boumediène pour embarquer à bord d’un vol à destination de Constantine, prévu à 13h. Mais sa colère fut grande, car il a été bloqué au salon d’honneur jusqu’à 20h, sans jamais faire le voyage à Constantine. Une situation due aux perturbations des vols d’Air Algérie ! - L’autocritique de Abdelkader Kadi Abdelkader Kadi, ministre des Travaux publics, a lancé, vendredi depuis Sétif, une campagne nationale de sensibilisation pour les usagers de l’autoroute Est-ouest, intitulée «La bonne conduite sur l’autoroute,  prévention et sécurité». Le coup d’envoi de cette campagne, initiée par l’Algérienne de gestion des autoroutes (AGA), a donné lieu, sur l’aire des services autoroutiers des Babors, à une dizaine de kilomètres à l’ouest de Sétif, à diverses actions de sensibilisation au respect du code de la route, qui ont mis à contribution, entre autres la Gendarmerie nationale, la Protection civile, l’entreprise Naftal, les Scouts musulmans algériens (SMA) et des associations. Cette opération a été lancée également en simultané à Aïn Defla et à Relizane. Le ministre a avoué que la responsabilité des accidents incombait à «tout le monde, y compris au secteur des travaux publics». - 120 dossiers de passeport traités par jour à la daïra de Chlef Le personnel de la daïra de Chlef est soumis à rude épreuve, au point de devoir travailler même le samedi, jour de repos hebdomadaire, comme nous avons pu le constater hier. Le service demeure donc normalement assuré pendant la journée, notamment au niveau des guichets de réception des demandes de passeport biométrique et de retrait de ce document de voyage. A ce propos, nous avons appris que 120 dossiers de passeport y sont traités chaque jour, ce qui place la daïra de Chlef en tête des administrations de la wilaya en charge de ces documents officiels. Il est vrai que les responsables et agents de cette circonscription ne ménagent aucun effort pour faciliter la tâche aux administrés, en dépit de la forte demande enregistrée quotidiennement. - Une 15e transplantation rénale effectuée avec succès à Batna Une 15e greffe de rein a été effectuée avec succès, samedi, au centre hospitalo-universitaire (CHU) de Batna, a indiqué à l’APS le Pr Ahmed Bougroura, chirurgien, chef du service néphrologie de cet établissement. Le receveur, un jeune homme de 26 ans, se porte bien ainsi que l’homme d’une quarantaine d’années qui a subi avec un même succès une intervention analogue pratiquée la veille (vendredi) dans le même hôpital sous la direction du Pr Hocine Chaouch, chef de service de chirurgie thoracique et cardio-vasculaire au CHU Mustapha-Bacha d’Alger, selon la même source. Tous les patients qui ont subi jusqu’à ce jour à Batna une opération de ce type se trouvent en bonne santé, a ajouté le Pr Bougroura, précisant que les transplantations rénales s’effectuent tous les 20 jours au CHU de Batna sous la supervision du Pr Chaouche, ce qui place cette wilaya au second  rang, après Alger, en matière de programmation de greffes de rein. - Grave accident de la route à Aïn Defla Trois personnes ont péri et deux autres ont été blessées grièvement dans un accident de la route, survenu vendredi soir  dans la wilaya de Aïn Defla, a-t-on appris hier auprès de la direction locale de la Protection civile. L’accident s’est produit sur la RN 4, au lieudit Nessissa, commune de Boumedfaâ, lorsqu’un véhicule utilitaire à bord duquel se trouvaient cinq personnes a dérapé sur la chaussée avant de percuter un arbre, causant le décès de trois passagers, âgés entre 20 et 24 ans, et des blessures graves à deux autres, selon la même source. Les personnes décédées ont été transférées à la morgue de l’hôpital de Miliana, a souligné la même source, qui fait état de la prise en charge des deux  blessés, victimes notamment de fractures, à la polyclinique de Boumedfaâ. Une enquête a été ouverte par les services de la Gendarmerie nationale pour déterminer les circonstances exactes de ce drame.  
elwatan.com | 21-déc.-2014 10:00

Un appel au meurtre «toléré» par l’Etat
Le journaliste Kamel Daoud se dit étonné de «la faible réponse de l’Etat» à une dérive qui, théoriquement, tombe sous le coup de la loi. A bominable fin d’année. Un obscur fanatique vocifère sa haine et appelle au meurtre contre l’écrivain Kamel Daoud, sous les lambris de la «République». Obscurantiste assumé qui s’est abreuvé à la doctrine ultraréactionnaire du wahhabisme, Abdelfattah Hamadache s’est arrogé un droit de vie et de mort sur des Algériens sous le regard, au mieux impuissant, au pire complice, des pouvoirs publics. Choqués et inquiets de la poussée dangereuse des fondamentalistes patentés, des secteurs importants de la société redoutent un retour organisé aux non lointaines années de sang. L’écrivain Amine Zaoui n’a pas tort d’évoquer le «retour de voix fascistes». Dans un communiqué qu’il a signé, il dénonce avec courage et sans se fourvoyer «des voix fascistes qui haussent le ton de leur discours en menaçant écrivains, artistes et journalistes pour tracer la voie menant vers leur projet fascisant en imposant son ordre par la terreur sur une société qui n’a pas encore cicatrisé les blessures d’un passé récent». De nombreux acteurs politiques, syndicaux, intellectuels et des citoyens de différentes extractions se dressent contre la poussée de l’extrémisme religieux béni par un pouvoir enclin à tenter le diable pour se maintenir. Car au-delà de la vigueur de la dénonciation et de l’élan de solidarité exprimée pour soutenir le journaliste et écrivain Kamel Daoud, ce sinistre épisode de la longue série nationale tragique révèle l’ampleur des dégâts du renoncement et des concessions politiques et symboliques accordées aux bourreaux des années noires à travers un processus de concorde civile puis de réconciliation nationale dans lequel c’est l’Etat qui s’est repenti. Depuis, d’anciens chefs terroristes sont hissés au rang de «personnalités nationales» en leur déroulant le tapis rouge de la «République» et dont l’avis est souvent sollicité par le pouvoir politique. Par petites touches, les décideurs ont fini par inverser l’ordre des choses. Les victimes de la violence des années quatre-vingt-dix sont mises au ban de la société, les bourreaux, quant à eux — sans justice ni vérité — sont remis au goût du jour dans la perspective de renforcer un ordre politique suranné. Kamel Daoud, et ce qu’il incarne comme idées en malmenant la pensée conformiste et moraliste, déstabilisant des certitudes mortifères, est devenu, au fil des livres et des chroniques corrosives, un adversaire redoutable. Un ennemi — pas seulement des islamistes — à abattre. En s’engageant sur le terrain de l’impertinence dans un environnement figé dans un passé rétrograde et d’un climat d’inquisition, il sait bien qu’il s’expose à un risque permanent. Et s’il fait preuve d’un courage à la hauteur de son engagement qu’il puise aussi dans l’élan de solidarité nationale et internationale, il s’inquiète de «la faible réponse de l’Etat» face à la menace qui pèse sur lui. Comment ne pas s’inquiéter alors que le ministre de la Justice, Tayeb Louh, lui qui habituellement agite la menace de la justice contre ceux qui expriment des idées pacifiquement, s’est drôlement contenté de dire que «si quelqu’un se sent victime d’un préjudice il peut déposer une plainte devant la justice». Ce faux dévot de Hamadache n’est pas sur le terrain des idées, il n’exprime pas une opinion. Il lance un appel au meurtre. Gouverner par la peur Cela tombe sous le coup de la loi et relève du code pénal. La justice est sommée de se saisir de cette affaire, si elle ne veut pas se rendre complice d’un acte odieux. Mais force est de constater que ce n’est une première. La vallée du M’zab a vécu également un épisode similaire où des hordes salafistes conquérantes appelaient au meurtre des Mozabites. Le gouvernement fait profil bas devant un Hamadache qui enflamme les réseaux sociaux et certains plateaux de chaînes de télévision qui lui tendent le micro pour répandre son prêche assassin. Ce sinistre personnage, qui a séjourné pendant des années au royaume du wahhabisme, a même eu le «privilège» d’aller déposer un dossier d’agrément pour créer un parti politique. Pour qui roule-t-il, s’interrogent certains observateurs. «Cela me fait penser à la radio télévision des milles collines», s’exclame Kamel Daoud. Une station de radio qui avait joué un rôle macabre dans le génocide rwandais. Hamid Grine, ministre de la Com’ du pouvoir qui a passé son temps depuis sa nomination à administrer des leçons aux journalistes sur l’éthique et la déontologie n’a pas pris le soin de rappeler à l’ordre — un minimum — ces médias par lesquels un appel au meurtre est diffusé. Comment pouvait-il le faire à des médias qui ont servi de machine de propagande pour le projet du pouvoir de Bouteflika. Il n’est pas demandé à Hamid Grine en tant que ministre de la Communication de dénoncer une fatwa mortelle, mais il est de son devoir de demander des comptes à des journaux et télévision éponymes propagateurs de la haine. Le silence du ministre des Affaires religieuses, dans une telle situation, risque d’entretenir l’amalgame. Devant ce silence assourdissant du gouvernement de Bouteflika, il n’est pas saugrenu de se demander si le pouvoir — de plus en plus contesté — n’est pas tenté de replonger le pays dans un périlleux clivage en installant un climat de peur pour ensuite arborer l’étendard «moi ou le chaos» son mot d’ordre durant la campagne présidentielle pour un quatrième mandat. Dans cette scandaleuse affaire, c’est aussi l’Etat, déjà considérablement, affaibli qui est à terre.
elwatan.com | 21-déc.-2014 10:00

Hamrouche : « Je ne me sens pas concerné par le commentaire de la revue El Djeich »
« Je n’ai pas parlé à l’armée, j’ai parlé de l’armée », a précisé l’ex-chef du gouvernement, Mouloud Hamrouche, ce 20 décembre à Sidi Bel Abbès, en réponse à une question d’un journaliste sur la teneur de l’Edito de la revue El Djeich, organe  officiel de l’ANP. « Premièrement, le pouvoir en place est un pouvoir comme ceux qui l’ont précédé. Avec sa légitimité, qu’elle soit entière ou incomplète », a-t-il déclaré, ajoutant : « Je ne me sens pas concerné par l’Edito de la revue El Djeich. Je pense que ces propos s’adressent plutôt à ceux qui ont parlé à l’armée ». Et de renchérir : «  Je suis un ancien militaire de l’ANP, je connais la discipline militaire et j’en appelle à ce qu’elle soit respectée». Qualifiant les commentaires et lectures  faites à partir de cet article de « débat byzantin ». « Cela s’inscrit dans une logique d’alternance au pouvoir. Une alternance de personnes. Je ne suis pas dans cette logique, et  je ne suis pas candidat à une élection présidentielle anticipée », explique-t-il. « Une  élection anticipée ne peut reproduire que ce que nous vivons aujourd’hui». Intervenant au sujet de la situation globale du pays, au plan politique, social financière et économique, M. Hamrouche a appelé toutes les composantes de la société à « la vigilance ». « L’Algérie a vécu 25 ans de crise. Les éléments de l’ANP et des services de  sécurité sont restés 25 années dans état d’alerte. Il faut être conscient des dangers, de tous les dangers qui guettent le pays », dira-t-il. Selon le conférencier, les forces politiques de l’opposition et le pouvoir se trouvent aujourd’hui dans l’ « obligation de trouver un consensus national pour réhabiliter l’Etat nationale ». Ces forces peuvent-ils aller ensemble vers ce consensus ? « Franchement, je n’ai pas de réponse. J’ai cependant des éléments d’analyse qui font le résultat escompté oblige tout détenteur de pouvoir de chercher ce consensus », répond-t-il.
elwatan.com | 20-déc.-2014 18:06

L’émir « d’El Ansar » parmi les trois terroristes abattus près de Boumerdès
Les trois terroristes éliminés, hier vendredi 19 décembre à Sidi Daoud à l’est de Boumerdès, ont été identifiés. L’un d’entre eux n’est autre que l’émir de la katibet El Ansar, Berrached Merzak, dit Souhil qui sévit dans les maquis de l’est de la wilaya de Boumerdès. Il a été éliminé avec deux de ses acolytes, O. Hamed et S. Bentoura, dans une embuscade tendue par les forces de l’ANP dans la forêt de Sahel Boubarek. Selon nos sources, l’émir Souhil, originaire de Sidi Daoud, avait rejoint les groupes armés en 1994. Il a été désigné à la tête de Katibet El Ansar après l’élimination du dénommé El Akrouf El Bey, en 2012. Les autres terroristes neutralisés lors de la même opération, natifs de Dellys,  cumulent plus de 5 ans aux maquis. Les éléments de l’ANP ont récupéré sur leurs corps deux kalachnikovs, un pistolet Berreta et trois paires de jumelles.  
elwatan.com | 20-déc.-2014 17:59

Protection des mineurs : des associations plaident pour le durcissement de la loi
La condamnation à 4 ans de prison ferme assortie d’une amende d’un imam ayant violé une fillette de huit ans à Béni Amrane, à la wilaya de Boumerdès a vivement suscité l’indignation des militants des droits de l’homme en Algérie. « On ne voit pas la rigueur de la justice dans cette peine », estime M. Abderrahmane Arar, président du Réseau algérien pour la défense des droits de l'enfant NADA. Pour lui,  le défaut, n’est, des fois, pas dans la loi mais dans sa perception par chaque tribunal. Une telle peine n’est dans l’absolu pas suffisante pour un crime pareil, estime Me Benissad, président de la Ligue algérienne pour la défense des droits de l’homme (LADDH) qui préfère garder des réserves vu qu’il ne connaît pas les détails de l’affaire. « Je n'ai pas entendu les adeptes de la peine de mort condamner cet acte ...peut être c'est parce qu'une fillette...», s’étonne-t-il. Contacté par Elwatan.com, la Laddh, le réseau Nada et Amnesty International ont affirmé à l’unanimité n’être informé de cette affaire simplement par le billet de la presse. «  Il y a tellement d’affaire de ce genre que nous ne pouvons toutes les suivre », explique M.Arar. En Algérie, on enregistre quelques 9000 cas de violence sexuelle chaque année, selon les estimations du réseau Nada. Aussi aberrant soit il,  ce chiffre reste insignifiant puisque beaucoup de victimes  vivent leur drame dans l’isolement, constatent les observateurs. En plus de la nécessité de réforme le  cadre juridique, il est urgent, précise M.Ara de penser à l’accompagnement psychologique de ces enfants victimes de viol afin de les aider à reprendre une vie sociale normale. Il est à rappeler, que depuis décembre 2013 et suite à une série d’enlèvements d’enfants, les autorités ont élargi le champ d’application de la peine de mort à tout individu qui enlève un enfant et le tue.          
elwatan.com | 20-déc.-2014 15:56

Université : « Le système LMD consacre l’asservissement des diplômés par le patronat »
Un débat national a été organisé ce samedi 20 décembre par  le Syndicat national  autonome des étudiants à Alger. On a mis l’accent lors du débat sur l’indéquation de l’université avec la réalité du marché du travail. Pire encore, l’université a failli à sa première mission : celle de  former. Le système licence, master, doctorat (LMD) pointé de doigt devient un pur asservissement à un patronat en quête du “sur mesure”. « Souvent, on incrimine l’étudiant ou le nouveau diplômé de ne pas savoir parler les langues étrangères, de ne pas avoir un niveau… mais il n’en est pas responsable, ce n’est pas l’étudiant algérien qui a  maintenu Benbouzid au poste de ministre de l’Education pendant 20 ans… » tranche d’emblée Yamina Maghraoui, secrétaire nationale au Syndicat national automne des personnels de l’administration publique (SNAPAP). Les étudiants représentants de différentes wilayas, eux dépeignent  une université en ruine sous le poids des décombres et qui peinent à se remettre sur  pieds. Un étudiant de Bejaia  présent à la rencontre propose de « construire un nouveau rapport de force pour remettre l’administration à sa place ». Pour lui si « dans les années 60-70, l’université se voulait avant tout formatrice et avait donné naissance à des cadres qui, au fil des années, se sont bureaucratisés ». Aujourd’hui, par contre, « les universités répondent à une logique de patronat, c’est-à-dire former un simple travailleur mentalement asservi » se sont entendu à dire les différents intervenants de la rencontre. Mais il ne s’agit pas seulement de cela, souvent l’université ne permet pas  d’accéder au marché de l’emploi et voue le sort de plusieurs futurs diplômés au chômage.  « Le LMD, un copié-collé des pays capitalistes, l’Algérie n’a ni les moyens humains, ni matériels pour l’appliquer, elle s’est ainsi engagée sur un terrain trouble qui traine l’étudiant vers l’inconnu» a-t-on encore dit lors de la rencontre. Au final le système LMD sert à faire gagner de l’argent à l’Etat qui en raccourcissant le nombre d’années d’études, il dépensera moins ». Un autre étudiant de Tlemcen, ingénieur en équipements industriels qui dit avoir tenté l’émigration clandestine puis refoulé en 2001 d’Espagne, renoue aujourd’hui avec les études, master 3 en langue française, il reconnait que l’étudiant a été asservi car il subit alors que c’est à lui de protester afin de changer les choses. « Etant donnée qu’une université qui pense représente un danger pour les régimes hémogéniques, on a réduit l’étudiant à une entité spécialisé dans un domaine donné sans voir plus loin »a encore constaté Mouloud, étudiant de Tizi Ouzou. Ironique, le représentant du comité des chômeurs affilié au SNAPAP témoigne avoir passé par toutes les expériences de « précarité » qui malmène le citoyen Algérien, à savoir « j’ai été étudiant, ensuite, je me suis retrouvé sur le marché de l’emploi  dans un contrat du pré emploi  et enfin chômeur diplômé ». En marge de la rencontre, nous avons également pu retenir que l’étudiant Algérien, amer et frustré,  se compare à son voisin Tunisien qui lui en partant pour des études universitaires en France, on ne lui réclame pas le fameux test de langue, à savoir le TCF (test de connaissance de français), alors que l’étudiant Algérien est obligé de passer par cette étape. En fin de journée, la rencontre des étudiants, des pré employés et diplômés chômeurs devra sortir avec des recommandations  afin de mieux agir dans le futur et surtout élaborer une plate-forme de revendications.
elwatan.com | 20-déc.-2014 14:48

Menace de mort contre Kamel Daoud : Réaction virulente du MDS
C’est une avalanche de réactions et de condamnations faites par des personnalités, journalistes, internautes,  partis politiques et autres qui ont exprimé leur soutien et dénoncé l’appel au meurtre lancé par le salafiste Hamadache, un pseudo imam,  qui a lancé un véritable appel au meurtre contre le journaliste, écrivain Kamel Daoud. Ce samedi c’est au tour du mouvement démocratique et social de réagir. Le MDS souligne « L’islamiste Hamadache qui a apostasié le défunt Hachemi Chérif, exigeant même que la dépouille du premier secrétaire général du MDS soit exhumée du cimetière où il repose, a traité de manière similaire et répétée d’autres personnalités politiques dont Hamid Ferhi, actuel  coordinateur au sein du mouvement. ». Le silence rencontré par ses propos l’a encouragé, précisé le MDS dans un communiqué parvenu à notre rédaction «  à franchir un nouveau pas dans une logique qui vise à radicaliser l’islamisme. Maintenant, il appelle l’Etat algérien à condamner à mort le journaliste et écrivain Kamel Daoud qu’il vient d’apostasier à son tour ».  Le MDS qui n’a ménagé le pouvoir note que l’attitude « velléitaire du pouvoir, face aux violations renouvelées des droits et libertés par les islamistes, a favorisé ce glissement criminel. On se rappelle encore d’un chef de parti intégriste faisant l’apologie du jihad en Syrie, d’un prédicateur télévisuel exigeant de poursuivre le film « l’oranais » ou encore de l’autorisation accordée à des terroristes bénéficiaires de la réconciliation nationale pour tenir une rencontre à Jijel. Autant de signaux qui auraient dû alerter sur une dérive intolérable qui s’ajoute aux atteintes aux libertés par le pouvoir. ».  L’appel à la condamnation à mort du chroniqueur du Quotidien d’Oran n’est pas juste un dérapage, dénonce le MDS dans le même  communiqué, « dans le discours mais la suite logique d’une politique de réconciliation nationale qui a choisi non seulement de faire silence sur les crimes sanglants des tenants de l’Etat théocratique, mais aussi de leur accorder l’impunité.  Ces derniers se trouvent confortés par l’article 2 de la Constitution qui stipule que l’islam est religion d’Etat et donne la possibilité d’instrumentaliser la religion à des fins politiques ». Pour le MDS, ces gens  s’offrent même le luxe de surenchérir sur la démarche du ministère des affaires religieuses qui appelle  au respect d’un référent religieux national et à l’instauration d’une institution étatique pour la fetwa. Face au mouvement d’indignation qui monte, le système s’alarme. C’est pourquoi, explique le mouvement démocratique et social, « le ministre de la communication dégage, par avance, la responsabilité du pouvoir en évoquant l’indépendance de la justice qui vient d’être saisie par Kamel Daoud. Il laisse craindre qu’aucune condamnation ne soit prononcée contre le sinistre Hamadache. Ce ne serait pas une surprise face au caractère despotique néolibéral du pouvoir ». La réaction du MDS et virulente en soulignant  encore que le chef du parti des assassins s’agace, lui aussi, « de la fetwa de Hamadache et tente de s’en démarquer car il mesure la portée de la riposte qui vient d’être engagée par la société et qui rassemble des forces autrefois séparées par leur appréciation de l’islamisme ». Face aux partisans de Dawla islamiya, le MDS se tient aux côtés de Kamel Daoud. « Il appelle à accroître la mobilisation pour empêcher l’islamisme de relever la tête et menacer les citoyennes et les citoyens », précise le MDS dans ce communiqué, en exigeant non seulement que Hamadache rende compte devant la justice mais que soit aussi instauré un véritable tribunal international, comme celui de Nuremberg, « pour poursuivre l’islamisme coupable de crimes contre l’humanité. Enfin le MDS considère que le projet d’Etat théocratique ne pourra être définitivement disqualifié qu’en consacrant, dans la Constitution, la séparation du politique et du religieux. »
elwatan.com | 20-déc.-2014 14:43

Amar Saadani parle de la santé de Bouteflika, du DRS et de la future Constitution
Le SG du FLN, Amar Saadani, tente de rassurer quant à l’état de santé du président Bouteflika. « Les capacités motrices du président sont réduites en raison de l'accident vasculaires cérébrale ( qu’il a subi en avril 2013 ndrl)  mais il continue à diriger le pays avec ses facultés mentales et cognitives qui demeurent intactes », a déclaré Saadani, hier vendredi, à l’agence Reuters.  Saadani a tenu à répondre aux voix de l’opposition algérienne qui appellent à l’application de l’article 88 de la Constitution, portant déclaration de l’état d’empêchement du président en cas de maladie grave. « Le peuple algérien a voté pour Bouteflika en sachant que ses capacités  motrices sont  réduites », a-t-il dit. La semaine dernière, des médias dont Maghreb confidentiel et El Watan ont rapporté que Bouteflika a été transférée en urgence vers un hôpital parisien. Un mois auparavant il avait été hospitalisé dans une clinique à Grenoble (France). Ce déplacement a été confirmé plus tard par le premier ministre Abdelmalek Sellal. Interrogé sur un probable remaniement ministériel, Amar Saadani a exprimé, encore une fois, son souhait de voir le prochain premier ministre sortir des rangs de son parti, le FLN. La future Constitution qui sera « rédigée en 2015 ne contient aucun article qui interdit aux services de renseignements (DRS) de s’impliquer dans la vie politique », a indiqué Amar Saadani en réponse aux questions écrites de Reuters.     
elwatan.com | 20-déc.-2014 13:12

Menaces contre Kamel Daoud : Une rencontre-débat annulée à Batna
Le Forum Culturel Aurassien (FCA) qui devait accueillir Kamel Daoud n’a pu se tenir ce samedi 20 décembre à Batna. Le rendez-vous organisé périodiquement par l’Association des Amis de Medghacen a été annulé à cause de la gravité des menaces qui pèsent sur l’écrivain depuis quelques jours.  « Suite à la vive polémique suscitée par les élucubrations archaïques et obscurantistes d’un personnage sorti d’un autre âge, les circonstances ne sont plus propices à la tenue de l’évènement. », lit-on dans le communiqué publié vendredi soir par les organisateurs. Ceci dit, l’association qui a déjà accueilli, entre-autres, Mohamed Mechati et Zohra Drif, ne s’inscrit pas dans la fatalité. « Néanmoins, cela s’apparente plus à un report qu’à une annulation car, il ne saurait être acceptable de s’avouer vaincu face au chantage et aux menaces. », précise-t-on. Les organisateurs ont tenu aussi à se positionner clairement sur les faits graves dont est victime l’auteur de Meursault contre-enquête de la part du chef salafiste Ziraoui Hamadache. « L’association des Amis de Medghacen dénonce avec force l’appel au meurtre lancé par le pseudo-imam à l’encontre de notre ami Kamel Daoud et lui assure son soutien le plus indéfectible dans cette épreuve qui s’impose à lui. »
elwatan.com | 20-déc.-2014 11:21

«Créer un parti, un droit constitutionnel inaliénable»
Après six mois d’attente, Ali Benflis a été invité par les services du ministère de l’Intérieur, à déposer aujourd’hui le dossier d’agrément pour la création de son parti politique. Ali Benflis, ancien candidat à l’élection présidentielle du 17 avril 2014, a été appelé, à la fin de la semaine dernière, par les services du ministère de l’Intérieur, à déposer aujourd’hui le dossier d’agrément de son parti politique. L’ancien chef de gouvernement le fait savoir à travers un communiqué rendu public ce week-end. Selon lui, «cette notification intervient près d’un mois après que les membres fondateurs aient achevé la mise en conformité demandée par cette administration et que leur représentant ait tenté vainement depuis le 18 novembre dernier de reprendre attache avec elle à l’effet d’obtenir la programmation d’un second rendez-vous pour le dépôt de ce dossier». Aujourd’hui, dénonce Ali Benflis, «ce sont donc près de six mois qui se sont écoulés sans que cette simple formalité ait pu être accomplie sur un parcours qui s’est révélé particulièrement long et parsemé d’obstacles qu’il était aisé de prévoir». L’ancien candidat à la dernière élection présidentielle rappelle les péripéties du dossier d’agrément de son parti : «Lors de la première tentative de dépôt du dossier, l’administration compétente avait formulé deux observations. La première portait sur la dénomination du parti et la seconde sur la forme – individuelle et non collective – de l’engagement des membres fondateurs à respecter la Constitution et les lois, d’une part, et à réunir le congrès constitutif dans un délai d’un an à partir de la date de son autorisation, d’autre part.» «La conviction des membres fondateurs, indique le communiqué de la permanence de Ali Benflis, a été et demeure que ces deux observations, de fait pour l’une et de droit pour l’autre, sont sans fondement.» En effet, explique-t-il, «toutes les vérifications effectuées, a priori et a posteriori, établissent sans équivoque que l’appellation retenue pour le parti est distinctive et qu’elle n’est pas usitée par une autre formation politique existante». «L’observation de droit relative à la forme individuelle ou collective de l’engagement des membres fondateurs, il y a lieu de relever que rien dans les dispositions de la loi organique sur les partis politiques n’exige explicitement que cet engagement soit pris sous une forme individuelle», précise Ali Benflis pour qui, «il serait difficilement compréhensible que la loi ait entendu faire de la réunion du congrès d’un parti une obligation individuelle alors même qu’une telle réunion ne peut être que le résultat d’une décision collective». «En dépit de cette conviction quant au caractère non fondé des observations de l’administration concernée, les membres fondateurs ont décidé de s’y conformer en tous points», indique la même source affirmant qu’il a donc été procédé «au changement du nom du parti et à la transformation de l’engagement collectif en un ensemble d’engagements individuels». «Ce communiqué n’a pour objectif que celui qui a toujours animé les membres fondateurs, celui de tenir l’opinion publique nationale régulièrement informée de l’état d’avancement de ce dossier», souligne Ali Benflis qui rappelle que «la liberté d’association est une liberté fondamentale et que le droit de créer un parti politique est un droit constitutionnel inaliénable». Ils ne sauraient, selon lui, «relever d’un pouvoir discrétionnaire quel qu’il soit, qui en disposerait comme de faveurs ou de privilèges qu’il octroierait ou qu’il dénierait».  
elwatan.com | 20-déc.-2014 10:00

Entre sanctions et xénophobie
La dernière vague de migrants nigériens a permis de rendre visible une migration qui jusqu’alors préférait se cacher», affirme Abdelkader Dieffaga, consultant référant migrant pour Caritas Algérie, lors du séminaire sur la migration organisé par le RAJ. D’autant que, comme le rappelle l’intervenant, l’Algérie est de moins en moins perçue comme un pays de passage, car grâce à son aisance financière relative, «elle est devenue un pôle d’attraction pour une autre catégorie de migrants qui vient s’installer dans le pays». Comment dans ces conditions, les autorités ont réagi aux flux migratoires ? En dégainant un nouvel instrument législatif, la loi 08-11, qui aggrave les sanctions pénales que ce soit pour les «séjours illégaux» ou pour l’«entrée illégale» sur le territoire national. Elle donne, par ailleurs, au ministre de l’Intérieur, ainsi qu’aux walis, des pouvoirs étendus en matière de gestion des flux migratoires. Pour maître Noureddine Benissad, président de la Ligue algérienne pour la défense des droits de l’homme (LADDH), cette loi est en contradiction avec le droit international et la Convention de Genève que l’Algérie a ratifiés. «La loi algérienne instaure des sanctions pénales draconiennes, rappelle l’avocat. Elle prévoit, par exemple, la mise en place de centres de rétention dans lesquels les migrants peuvent être retenus pendant 30 jours renouvelables indéfiniment. Même les personnes qui leur viendraient en aide peuvent être sanctionnées car le texte ne fait de distinction entre la lutte contre les réseaux criminels et les associations qui tentent de venir en aide aux migrants.» En réalité la réponse des autorités nationales était destinée à satisfaire une demande des pays européens. «L’Algérie, comme la Tunisie et le Maroc ont voulu répondre favorablement, dès 2008, à la décision des pays européens de fermer leurs frontières», déclare le président de la LADDH. En outre le traitement que réservent les médias algériens aux migrations subsahariennes a été dénoncé par le journaliste Yassine Temlali qui estime que la presse ne s’intéresse aux migrants que pour «relater des faits divers» qui les «stigmatisent» et d’interpeller le ministre de la Communication qui, au lieu de vouloir «mettre au pas la presse, devrait plutôt sanctionner les titres qui appellent à la haine dans leurs articles». Le journaliste a par ailleurs rappelé à ceux qui ont la mémoire courte que lors de la guerre de Libération, des Algériens avaient été pris en charge et accueillis par des pays amis et que «sans cet accueil et cette prise en charge, nous n’aurions pas obtenu notre indépendance».
elwatan.com | 20-déc.-2014 10:00

Farid Bedjaoui visé par la justice française
Farid Bedjaoui — bras financier de l’ancien ministre de l’Energie, Chakib Khelil — est dans le collimateur de la justice française. Le parquet national financier (institution spécialisée dans les affaires de corruption et de grande fraude fiscale) a ouvert une information judiciaire visant Farid Bedjaoui, suspecté pour une affaire de blanchiment d’argent. L’affaire a été lancée depuis quelques mois déjà suite à une enquête menée par la police française. Deux juges – et pas des moindres, Renaud Van Ruymbeke et Sophie Clément – sont chargés par le parquet financier de se pencher sur le cas de celui qui est réclamé par les justices algérienne et italienne, car il fait objet d’un mandat d’arrêt international pour «association de malfaiteurs» dans le scandale de corruption de Sonatrach. Selon nos informations, les biens immobiliers et un bateau appartenant à Farid Bedjaoui et à son associé ont été saisis par le parquet national financier. Ses avoirs en France sont également gelés. Le montant de ces biens s’élèverait à plusieurs millions d’euros. Nous sources, proches du dossier, indiquent également que pour l’instant, les deux juges ont engagé une procédure de mise en examen de Farid Bedjaoui et de son associé. Agé de 44 ans, détenteur des nationalités algérienne, canadienne et française, proche parent de l’ancien ministre des Affaires étrangères, Mohamed Bedjaoui, Farid Bedjaoui est en cavale depuis qu’il a été accusé d’être mêlé au scandale de corruption lié à des contrats signés entre la compagnie pétrolière italienne Saipem et Sonatrach. Le parquet national financier mis en place par le président François Hollande, au début de l’année en cours, s’intéresse aux «affaires sensibles». Le champ d’action du parquet est large : il a compétence spécifique pour les délits boursiers et a une compétence concurrente pour les délits de corruption d’agents publics étrangers, de corruption privée et de toutes les atteintes à la probité, prise illégale d’intérêts, escroquerie à la TVA, fraude fiscale et blanchiment. La nomination d’un magistrat, célèbre pour avoir instruit des affaires qui ont irrité le pouvoir politique en France, pour prendre en charge cette nouvelle affaire qui épingle Farid Bedjaoui est signe qu’il s’agit d’un dossier lourd. Renaud van Ruymbeke, puisque c’est de lui qu’il s’agit, est un juge rompu aux affaires financières particulièrement sensibles qui ont déstabilisé de hauts dirigeants politiques parisiens. Il a longtemps occupé la scène politico-judiciaire, notamment sur les affaires Elf, Kerviel et surtout des frégates de Taïwan. En 2010, il secoue également le monde politique en décidant d’enquêter sur une plainte des familles de victimes de l’attentat de Karachi en 2002, dénonçant un financement illicite de la campagne d’Edouard Balladur avec le produit de rétrocommissions sur la vente de sous-marins au Pakistan. Avec le cas Farid Bedjaoui, Renaud van Ruymbeke ajoute à son palmarès judiciaire une autre affaire aux ramifications internationales impliquant plusieurs dirigeants de groupes pétroliers et des hommes politiques, notamment en Algérie. Farid Bedjaoui est considéré comme l’homme de main de l’ancien ministre de l’Energie, Chakib Khelil, lui aussi sous le coup d’un mandat d’arrêt international émis par le parquet d’Alger. Ce dernier, qui a dans un premier temps affiché sa «volonté» d’aller au bout de cette affaire pour faire éclater la vérité, a fini par se murer dans un silence aussi intrigant qu’incompréhensible. Cette affaire aux implications politiques, qui a fortement déstabilisé le clan présidentiel, risque d’être étouffée. Sinon comment expliquer que Chakib Khelil et son acolyte Farid Bedjaoui coulent des jours tranquilles, le premier aux Etats-Unis, le second aux Emirats arabes unis ? Pour rappel, Farid Bedjaoui avait riposté en menaçant de «tout déballer» dans le cas où il serait «rattrapé par la justice algérienne». Un chantage à peine voilé fait aux dignitaires du régime qui seraient mêlés au scandale de corruption qui a dynamité la compagnie pétrolière nationale. Un accusé gênant, que certains puissants du régime ne souhaiteraient pas voir dans le box des accusés. L’ancien ministre de la Justice, Mohamed Charfi, en poste lors l’émission du mandat d’arrêt contre Khelil et Bedjaoui, avait révélé, à la veille de l’élection présidentielle d’avril 2014, comment le patron du FLN, Amar Saadani, lui a été envoyé pour «sortir Khelil du dossier».
elwatan.com | 20-déc.-2014 10:00

«L’Algérie a un rôle déterminant dans le règlement du conflit malien et de la crise libyenne»
Le président d’International Crisis Group (ICG), Jean-Marie Guéhenno, qui a participé au Forum de Dakar sur la paix et la sécurité en Afrique (15 et 16 décembre), sera aujourd’hui et demain en Algérie pour une visite de travail au cours de laquelle il sera reçu par le ministre des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra. M. Guéhenno a été secrétaire général adjoint aux opérations de maintien de la paix des Nations unies d’octobre 2000 au 31 juillet 2008 ; il a présidé le groupe de travail de haut niveau sur les moyens civils dans les situations post-conflictuelles mis en place en 2010 ; il préside également le Centre pour le dialogue humanitaire de Genève. - Quels sont les facteurs de crises et de conflits en Afrique ? L’Afrique est un continent démographiquement jeune. La moitié de sa population a moins de 22 ans, à part l’Afrique du Nord, l’Afrique du Sud et la Namibie. Ainsi, au Niger, 50% de la population a moins de 15 ans. Cette jeunesse représente certes un potentiel de vitalité, mais si ses besoins et aspirations ne sont pas résolus, ce potentiel constitue, à terme, un risque de véritable tremblement de terre. Cette jeunesse pose aux dirigeants et aux sociétés africains des défis énormes en termes d’éducation, de formation, d’emploi, de gouvernance, de réformes démocratiques. Les jeunes Africains veulent être représentés par des gens qui leur ressemblent. Cette jeunesse démographique est la principale source de crises, si elle n’est pas prise en considération. - Plus que le terrorisme ? Le terrorisme ne vient pas de la planète Mars. Il résulte d’un certain nombre de défaillances, de carences et de manque de contrôle de l’Etat. Toutes sortes de mécanismes se mettent en place pour combler les lacunes du système public d’éducation, par exemple. Les parents vont préférer envoyer leurs enfants dans des écoles religieuses plutôt que de les voir pas scolarisés du tout. La fragilité de l’Etat est un facteur d’instabilité. Si l’on prend l’exemple du Mali, les tensions entre le Nord et le Sud – mais aussi entre les Touareg eux-mêmes, entre les diverses communautés – constituent une plaie ouverte sur laquelle les agendas islamistes transnationaux se sont greffés et qui ciblent des gens délaissés, livrés à eux-mêmes. A mon sens, le terrorisme est la combinaison de problèmes très locaux avec des mouvements transnationaux. Le terrorisme, c’est la rencontre de fragilités locales avec un phénomène transnational. Ajouté à cela des frontières peu contrôlées, des trafics criminels de tous genres. - Quels remèdes au terrorisme transnational préconisez-vous ? Il faut essayer de séparer les griefs et motifs de mécontentement locaux, empêcher qu’ils soient exploités et manipulés par des acteurs extérieurs ; assurer une représentation des populations ; prendre en compte les préoccupations locales par les institutions décentralisées de l’Etat. En même temps, je ne me fais pas d’illusions, car ces mesures ne suffisent pas. Pour lutter contre le terrorisme, il faut aussi une coopération de renseignement entre pays voisins. C’est compliqué, cela ne correspond pas toujours aux cadres d’organisation régionaux. - Quel est l’objet de votre visite en Algérie ? Crisis Group analyse les conflits en essayant de proposer des solutions politiques, en discutant avec les grands décideurs et les acteurs. Et, de ce point de vue, l’Algérie a un rôle déterminant dans le règlement du conflit malien et de la crise libyenne. Le fait que l’Algérie soit très engagée dans un processus politique de règlement de la crise malienne est très utile. En Libye, je doute qu’il puisse y avoir une solution militaire. Il est urgent d’organiser des contacts politiques entre les factions qui se combattent, car plus la violence se poursuit plus la situation se fragmente et les acteurs se multiplient. Il faut éviter une cassure du pays et l’intérêt de la région est de préserver l’intégrité territoriale de la Libye. - Pour ce faire, quel peut être le rôle de l’Algérie ? L’Algérie a une profonde connaissance de la région et c’est une bonne base pour une action politique. L’Algérie a de longues frontières avec ses voisins d’Afrique du Nord et du Sahel et a donc intérêt à un environnement apaisé. Il ne faut pas qu’à ses frontières, les mêmes problèmes qui l’ont lourdement affectée se produisent. - Avant de présider l’organisation Crisis Group (depuis juillet 2014), vous avez été secrétaire adjoint des Nations unies pour le maintien de la paix. Sur quoi avez-vous mis l’accent ? Lors de ma prise de fonction, en août 2000, il y avait 25 000 Casques bleus ; à la fin de ma mission, en 2008, leur nombre était de 100 000. Le rapport de Lakhdar Brahimi sur le maintien de la paix dans les zones de conflit, à la demande du secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan, avait constitué ma feuille de route. Lakhdar Brahimi a joué un rôle fondamental dans le règlement de nombreux conflits et crises. Il représente, pour moi, un modèle. Je retiens de son exemple qu’on ne peut pas faire la paix à la place des gens qui font la guerre.
elwatan.com | 20-déc.-2014 10:00

Code du travail : L’abrogation de l’article 87 bis maintenue
Malgré l’effondrement du marché pétrolier, le gouvernement maintient la décision d’abroger l’article 87 bis du code du travail relatif à la définition du salaire national minimum garanti (SNMG). C’est ce qu’a affirmé, jeudi à Alger, Mohamed El Ghazi, ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale. «Nous n’allons pas revenir sur la décision de supprimer l’article 87 bis et l’Etat respectera ses engagements concernant cette question», a précisé le ministre, en marge d’une session plénière au Conseil de la nation consacrée aux questions orales. M. El Ghazi a ainsi démenti les rumeurs selon lesquelles le gouvernement voudrait reporter l’application de cette décision à une date ultérieure, soulignant qu’il s’agit de «pure intox». Selon lui, l’Etat ne pourra jamais revenir sur cette décision. Le ministre a indiqué que «toutes les mesures décidées dans le cadre de la loi de finances 2015 seront appliquées». «La loi de finances 2015 adoptée, qui sera signée par le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, sera appliquée dans ses moindres articles», a-t-il insisté, rappelant que l’abrogation de l’article 87 bis, revendication-phare de la centrale syndicale, figurait dans les engagements du président de la République durant la campagne électorale ayant conduit à sa réélection, en avril dernier. L’article 87 bis de la loi 90-11 relative aux relations de travail définit le mode de calcul du SNMG, qui englobe à la fois le salaire de base, les indemnités et les primes, à l’exclusion des indemnités versées au titre du remboursement de frais engagés par le travailleur. Le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, avait annoncé en septembre dernier, à l’ouverture des travaux de la tripartite (gouvernement-syndicat-patronat) que cette décision (abrogation de l’article 87 bis) entrera en vigueur à partir du 1er janvier 2015. Il avait souligné également qu’elle concernera en premier lieu les travailleurs qui perçoivent de bas salaires pour toucher progressivement les autres classes afin de «ne pas impacter négativement le budget de fonctionnement de l’Etat et l’économie nationale».  
elwatan.com | 20-déc.-2014 10:00

Les grosses affaires de corruption seront jugées en 2015
Tayeb Louh, lors d’une séance plénière de l’APN, jeudi, consacrée à la modernisation de la justice,  a soutenu que toutes les affaires de corruption en suspens étaient maintenant «prêtes» à être jugées. Les affaires de corruption qui ont défrayé la chronique durant la décennie écoulée vont, à en croire les promesses du ministre de la Justice et garde des Sceaux, Tayeb Louh, être jugées à partir du premier trimestre 2015. Ces affaires, jusque-là en suspens et dont tout le monde attend leur traitement par la justice, seront, selon M. Louh, au menu de la prochaine session du tribunal criminel. Faut-il rappeler qu’il y a un peu plus d’un mois, le garde des Sceaux avait confirmé, s’agissant de l’affaire Khalifa, que l’ancien homme d’affaires algérien, Abdelmoumen Khalifa, poursuivi pour plusieurs chefs d’inculpation, avait introduit un pourvoi en cassation et que la Cour suprême était dans l’obligation de l’examiner ; ce n’est qu’une fois cette question tranchée qu’il sera procédé à l’enrôlement ou non de l’affaire et à la prise d’autres mesures que prévoira la Cour suprême. Le ministre a fait remarquer, à ce propos, que toutes les affaires sont soumises aux procédures judiciaires prévues par la loi. Autoroute Est-Ouest Aujourd’hui, la Cour suprême a, apparemment, rendu un verdict en rejetant le pourvoi en cassation. C’est ce qu’a affirmé, jeudi, Tayeb Louh, en marge d’une séance plénière de l’APN consacrée à l’adoption du projet de loi relatif à la modernisation de la justice ; il a soutenu que toutes les affaires de corruption en suspens étaient maintenant «prêtes» à être jugées. «Certaines parties impliquées dans les affaires Sonatrach 1, autoroute Est-Ouest et Khalifa avaient introduit des pourvois en cassation auprès de la Cour suprême, conformément à la loi», a-t-il expliqué, ajoutant que «ces pourvois en cassation ayant été récemment rejetés, toutes ces affaires sont désormais prêtes à être programmées lors des sessions du tribunal criminel, conformément à la loi. Les juridictions compétentes prennent actuellement les dispositions nécessaires pour inscrire ces affaires au rôle des sessions criminelles». Le laxisme sera puni Pour rappel, Abdelmoumen Rafik Khalifa a été condamné par contumace, il y a deux mois, à cinq ans de prison par le tribunal de Nanterre (France). L’accusé, actuellement détenu à la prison de Blida, a été jugé coupable d’avoir organisé le «pillage» de sa société juste avant sa liquidation en «la vidant de certains de ses actifs les plus significatifs», notamment des propriétés et des voitures de luxe. Notons que les députés ont interpellé récemment le ministre de la Justice sur le sort réservé à toutes ces affaires de corruption et ont exigé des détails précis concernant leur passage devant les tribunaux. Par ailleurs, à propos des rebondissements dans l’affaire de la mort d’Ebossé, notamment les révélations des journaux camerounais qui affirment, en se référant à un rapport d’autopsie, que l’ex-joueur de la JSK a été «froidement assassiné», le ministre de la Justice a préféré rester sur le terrain juridique en soutenant qu’«un juge d’instruction est sur l’enquête et que toute personne impliquée de manière directe dans la mort d’Ebossé sera traduite devant la justice». Et de lancer des mises en garde à propos du déroulement de l’enquête et des circonstances de la mort du joueur : «Si l’enquête prouve qu’il y a eu laxisme d’une ou de plusieurs parties, les responsables seront jugés et sanctionnés. Chaque partie est libre d’apporter les éléments essentiels de l’enquête, mais le dernier mot reviendra à la justice.» Pour ce qui est des menaces proférées par un imam salafiste contre le journaliste Kamel Daoud, Tayeb Louh a eu comme unique réplique : «Si quelqu’un se sent victime d’un préjudice ou se sent lésé injustement, il peut déposer une plainte devant la justice.» 
elwatan.com | 20-déc.-2014 10:00

«On remercie le ministère de la Culture d’avoir mis des béquilles à La Casbah»
S’il est une ville qui reste chevillée à son âme, c’est bien Alger et son corollaire sociologique et historique, La Casbah. Cela se voit tout de suite : Houria Bouhired a La Casbah chevillée au corps. Architecte urbaniste, elle est l’une des figures emblématiques du combat pour la réhabilitation de la vieille cité ottomane. Combat qu’elle mène avec acharnement au sein de l’association Sauvons La Casbah d’Alger (ASCA), dont elle est présidente. Invitée à l’occasion du cycle de conférences, qui fut organisé en marge du premier Salon de la ville d’Alger (Safex, 8-11 décembre), Houria Bouhired n’a pas hésité à partager son expérience en dressant, au passage, un état des lieux peu reluisant de la cité historique. «La Casbah affiche les stigmates d’une déchéance alarmante», constate-t-elle. «Méconnue des citadins de fraîche date, et surtout des décideurs, elle est souvent considérée comme une relique du passé, qui n’a pas droit de cité dans une ville moderne. Alger en général et La Casbah en particulier deviendront la ville au sens plein du terme le jour où tous les habitants, quel que soit leur origine, s’approprieront leur espace d’une manière convenable», poursuit-elle, avant d’asséner : «Aujourd’hui, ils logent en attendant d’habiter la ville.» La présidente de l’ASCA estime que l’une des plaies purulentes qui gangrènent La Casbah est l’insalubrité qui ronge l’ancienne ville. Aussi, l’urgence, aujourd’hui, est d’abord de «faire le ménage» avant toute entreprise de restauration chirurgicale. «Dans ce but, l’ASCA a initié une action citoyenne de ramassage des ordures sauvages qui dégradent le site classé patrimoine national et patrimoine de l’humanité», explique Mme Bouhired. «L’insalubrité permanente des rues, relève-t-elle, est proportionnelle à la méconnaissance des lieux. L’histoire ne se transmet plus.» «Aujourd’hui, c’est l’ignorance qui condamne La Casbah à mort et Alger à l’agonie», insiste-t-elle. D’où le choix de s’investir dans ce segment-là : «Un des objectifs de notre approche est d’informer et de former sur la mémoire du lieu afin que les habitants actuels intègrent cette dimension dans leur vie et transmettent aux jeunes d’aujourd’hui les récits de leur quartier que leurs parents ne peuvent conter», argue Mme Bouhired en précisant qu’une attention particulière a été accordée aux «lieux symboliques et hautement signifiants de la Bataille d’Alger». «Démarginaliser» la Casbah Houria Bouhired a détaillé ensuite les actions et projets développés par son association pour redonner des couleurs et de la vie à la médina algéroise. L’une des initiatives lancées en ce sens a consisté en une vaste opération de nettoyage. «La wilaya d’Alger y a contribué en faisant la promesse d’attribution d’emplois en faveur des jeunes chômeurs de La Casbah, pour l’évacuation des ordures et des gravats et l’assainissement des lieux», assure Mme Bouhired. Cette action devait également mettre à contribution plusieurs ministères. Parmi eux, celui de la Jeunesse «à qui des projets ont été soumis». Des projets qui portent sur la réhabilitation des espaces nettoyés et autres maisons inoccupées «pour en faire des espaces de détente, de sport et de loisirs». «Quand on a ramassé les ordures et que nous avons pratiquement nettoyé toute La Casbah, les espaces libérés de ces détritus devenaient des espaces d’animation, surtout pendant les soirées du Ramadhan où le chaâbi était à l’honneur», témoigne l’architecte. Ce regain d’animation, surtout en nocturne, «est une manière de ‘démarginaliser’ La Casbah par rapport au reste de la ville». Toutefois, l’ancienne députée ne se fait pas beaucoup d’illusions. «Il faudra attendre longtemps pour avoir l’Etat de notre côté», concède-t-elle. La présidente de l’ASCA accable, dans la foulée, le département de la Culture : «Le ministère de la Culture auquel incombe la protection et la sauvegarde de La Casbah (…) est resté ‘insensible’ aux différents appels de détresse lancés pour sauver ce qui reste de la vieille ville.» «On remercie beaucoup le ministère de la Culture d’avoir mis des béquilles à La Casbah ! Mais je peux vous annoncer que ces béquilles bdaw yerchaw (commencent à s’effriter). On nous parle de beaucoup d’argent, mais nous ne voyons rien. Ils ne sont même pas capables de subventionner une association. On fait tout de nos poches. Seuls ! On se débrouille comme on peut. C’est honteux ! (…) Ils parlent de La Casbah, on va faire, on va faire… Madarou walou ! Et ils ne feront rien parce qu’ils n’ont pas de compétence !» fulmine l’architecte. Des repris de justice en techniciens de l’environnement Autre action initiée par l’ASCA : le concours de «la houma la plus propre», organisé en juillet dernier, doté d’un prix d’un million de dinars. Le concours mettait en compétition des groupes constitués de dix jeunes issus de dix quartiers. Mme Bouhired a indiqué que c’étaient, la plupart du temps, de jeunes chômeurs au casier judiciaire pas toujours clean. «Ya el khawa, je ne vous mens pas, le jeune chômeur, c’est un repris de justice, c’est un toxicomane (…) Moi, je prends les repris de justice de La Casbah, de Bab El Oued, de Oued Koriche, et j’essaie de les intégrer dans le milieu du travail pour qu’ils sentent que quelqu’un s’intéresse à eux»,  souligne l’oratrice. Mme Bouhired évoque l’indignation qui gagna ces jeunes en découvrant qu’à l’endroit où des martyrs sont tombés, des niches d’ordures s’étaient formées. «Eddahoum ennif. Ils ont eu un sursaut de dignité et se sont donné à fond, travaillant même la nuit pour nettoyer l’endroit», rapporte avec émotion la nièce de Djamila Bouhired. Elle ajoute que l’opération, dans son ensemble, a rapidement porté ses fruits. «En 20 jours, La Casbah était nickel», se félicite-t-elle. «Nous avons enlevé quotidiennement 700 sacs de déblais de 50 kg pour les évacuer hors de la cité.» «Cette action a nécessité la mobilisation d’une centaine de jeunes de différents quartiers de La Casbah.» Par la suite, ces derniers «ont reçu une formation de techniciens de l’environnement», affirme la présidente de l’ASCA, qui déplore vivement le fait que ces jeunes Casbadjis, désormais formés et formidablement motivés pour prendre soin de la médina, soient livrés à eux-mêmes faute de relais en ciblant notamment Netcom : «Aujourd’hui, et alors que le wali nous a promis de les embaucher, ces jeunes sont en rade. Ils n’ont pas d’emploi parce que le directeur de Netcom en a décidé ainsi. C’est scandaleux !» Loin de se laisser décourager, la fougueuse égérie de La Casbah martèle : «Je continue ma bataille !»
elwatan.com | 20-déc.-2014 10:00

«A ce jour, nul ne sait ce qu’on veut faire de la vieille médina»
Faux airs et vraie gouaille d’un Charles Bukowski, Djaffar Lesbet est un intellectuel dont le nom est intimement attaché à La Casbah. Architecte et sociologue, auteur de nombreuses études et expertises extrêmement fouillées sur La Casbah, Djaffar Lesbet est une référence en matière d’architecture vernaculaire, et sa parole fait autorité dans le milieu des urbanistes qui œuvrent pour la revivification du vieil Alger. Aussi fut-il naturellement convié à prendre part à ce débat sur le devenir du patrimoine algérois lors des rencontres qui accompagnèrent la tenue du premier Salon de la ville d’Alger. Lui-même natif de La Casbah, précisément à la rue Bleue, Djaffar Lesbet n’a eu de cesse d’alerter sur la dégradation inexorable du quartier de son enfance. Classée patrimoine de l’humanité par l’Unesco en 1992, La Casbah, aux yeux de Djaffar Lesbet, n’est plus aujourd’hui qu’un «patrimoine cassé». «Elle est dans le coma, admise aux urgences. Son état décline de jour en jour», se désole-t-il.  Pierre angulaire du «plan Lesbet» pour sauver La Casbah : ses habitants dont il attend davantage d’implication. Estimant que «l’Etat n’est que l’expression de la citoyenneté», il s’interroge : «Le citoyen, il est où ?» «On l’oublie souvent, mais la citoyenneté, c’est aussi des devoirs. Qui paie ses impôts ? Qui paie ses taxes ? Qui paie ses charges ?» lâche-t-il avant de lancer, à l’adresse de la salle : «Combien parmi vous ont assuré leur maison ?» Ceci pour dire les limites de l’Etat-providence. «Après, on te dit : ya kho, ça ne marche pas.» Pour revenir à La Casbah, Lesbet estime qu’il est fondamental de répondre à ces trois questions : «La Casbah, pourquoi faire, pour qui, et à quelle condition ?»  «S’agit-il d’en faire un musée ?», se demande-t-il. Lesbet le dit sans ambages : « A ce jour, nul ne sait ce qu’on veut faire de La Casbah.» Connu pour son franc-parler, l’homme ne mâche pas ses mots : «La Casbah, dans l’état où elle est, arrange tout le monde : le bureau d’études, parce qu’il y a des budgets, les architectes parce que leur rendu n’est pas contrôlé, le proprio parce que l’Etat retape sa maison gratis, le squatteur parce qu’on le reloge. Pourquoi voulez-vous que cette mécanique s’arrête ? Maintenant je peux faire un discours en pleurant : Ah La Casbah ! le patrimoine, l’histoire… Mais la réalité, ce n’est pas le mythe. Alors, qu’est-ce qu’on fait ? La première chose, c’est d’abord de répondre à cette question : que veut-on faire de La Casbah ?» Prise en otage d’un «patrimoine cassé» Sur quoi repose le «plan Lesbet» pour sauver La Casbah ? Même s’il n’a pas eu le temps de développer dans le détail sa proposition, on comprend assez clairement que Djaffar Lesbet est tout sauf un partisan d’un plan qui sacrifierait le patrimoine sur l’autel de la «paix sociale». Une démarche qui entretient, selon lui, une forme de dégradation programmée, poussant les habitants à laisser dépérir (pour ne pas dire périr) leurs bâtisses en vue d’obtenir un logement gratuit. «Il faut mettre définitivement un terme à la prise en otage de notre patrimoine, contre l’attribution (paiement) d’une rançon-logement», martèle-t-il dans une étude intitulée La Casbah, patrimoine cassé (http://casbahalgerlesbet.blogspot.com). «Ce processus donne objectivement une prime à la démolition d’un secteur qu’on veut sauvegarder, pénalise les familles qui continuent malgré tout à entretenir leurs maisons surchargées. Il faut à tout prix que la dégradation des maisons cesse d’être payante», insiste-t-il. Dans une longue interview accordée à la revue Vie des Villes, il explicitait ainsi son propos : «Poursuivre le relogement des (auto)sinistrés est une grave erreur. Cela a encouragé les démolitions volontaires de maisons qu’on voudrait justement sauver. Il faut mettre le prix, même élevé, même douloureux, pour rompre ce cercle vicieux.» Pour lui, il faut trouver le juste prix à l’indemnisation des propriétaires qui n’ont pas les moyens de restaurer (ou réhabiliter, c’est selon) leur maison. «Il n’est bien sûr pas question de (les) léser. En tout état de cause, je ne donnerais pas cinq appartements, par exemple, pour cinq héritiers.» Dans la même interview, l’auteur de La Casbah d’Alger : gestion urbaine et vide social, recommande : «Pour les maisons en très mauvais état, je propose au propriétaire deux solutions : le confortement à ses frais ou le désistement au profit de l’Etat. Au XVIe siècle, il y avait une disposition du Dey d’Alger ; la ville subissait régulièrement les assauts des puissances espagnoles, hollandaises, etc., qui faisait obligation au propriétaire d’une maison effondrée ou touchée par les obus de  la reconstruire ou  la réparer dans le délai d’une année, sous peine d’en être exproprié. C’est ce qui explique pourquoi La Casbah était régulièrement entretenue.»
elwatan.com | 20-déc.-2014 10:00

Pagaille à Air Algérie
Programmés pour la matinée d’hier, les vols à destination de Annaba, Ouargla, Constantine, Hassi Messaoud, Béchar et Djanet ont subi des retards de plus de 5 heures. De même que ceux qui devaient atterrir dans la matinée de vendredi : le tableau d’affichage de l’aéroport d’Alger affiche en rouge des retards pour notamment les vols en provenance d’Adrar, Djanet, Jijel, Annaba, Constantine, Hassi Messaoud et Tébessa. C onséquences : plusieurs dizaines de passagers à destination de certaines villes du pays se trouvaient, encore hier, bloqués à l’aéroport d’Alger sans que la moindre explication leur soit fournie par les agents de la compagnie nationale. Ce qui n’a pas manqué de créer une pagaille indescriptible et de susciter la colère des passagers, pris en otages par la compagnie Air Algérie. Rencontrés hier à l’aéroport d’Alger, des voyageurs nous ont confié avoir poireauté plusieurs heures dans les salles d’attente, en vain. Certains étaient sur place depuis les premières heures de la journée dans l’espoir de trouver une place pour gagner leur destination. Pis encore, des dizaines de passagers, dont des familles avec des enfants en bas âge, ont dû passer la nuit de jeudi à vendredi dans le hall de l’aéroport, où l’ambiance était tendue, lors de notre passage. Attablés dans les cafétérias de l’aéroport ou à la recherche de la moindre information sur leur vol, des voyageurs attendaient, énervés, ne sachant où donner de la tête. Cette situation a même provoqué des accrochages verbaux entre passagers et agents d’air Algérie. «Pourquoi personne n’est en mesure de nous donner des informations sur cette situation ?» s’écrie un père de famille dont le vol vers Touggourt vient d’être annulé. Dans la matinée d’hier, des passagers à destination de Djanet, Ouargla et Béchar ont vivement protesté contre les négligences dont ils sont victimes. «Nous sommes bloqués ici depuis la soirée de jeudi, notre vol devait décoller à 22h, mais à chaque fois on nous dit qu’il a été reporté. On nous demande de patienter sans qu’aucune disposition particulière qu’exige une situation pareille ne soit prise en direction des passagers. Nous avons passé une nuit sibérienne à l’aéroport, nous n’avons même pas eu confirmation de notre départ», confie à El Watan une étudiante de Djanet. Son avion n’a finalement décollé qu’hier à 10h, soit avec 12 heures de retard. Comme cette étudiante, des dizaines de passagers se trouvait, hier, bloqués et livrés à eux-mêmes. Le personnel d’Air Algérie n’a daigné leur fournir aucune explication sur les raisons du report ou de l’annulation de leurs vols. Qu’est-ce qui est à l’origine de cette situation ? Une grève ? Des conditions météorologiques ? D’autres raisons ? Nous ne le saurons pas. «Je n’ai rien à dire ; non, non, on arrête là la discussion», nous répond sèchement un agent de la compagnie au guichet «assistance spéciale» d’Air Algérie. «Pourquoi vous nous prenez en otages avec une seule compagnie ? Laissez les gens travailler», lui lance un passager en colère qui a passé la nuit à l’aéroport. Ce passager n’est pas le seul à connaître de tels désagréments. Mohamed devait embarquer dans la nuit de jeudi vers Adrar, mais il a passé, avec sa famille, toute la nuit en salle d’embarquement. «Ils ont pris en otages nos enfants», peste-t-il. Et d’ajouter : «Beaucoup d’enfants qui ont passé la nuit à l’aéroport souffrent.» «Des vols qui n’arrivent pas, d’autres qui sont reportés ou carrément annulés, c’est du jamais vu», ajoute un Egyptien rencontré à l’aéroport, sur le point d’embarquer pour Oran. Ce n’est pas la première fois que les voyageurs d’Air Algérie subissent de tels désagréments. Des usagers du transport aérien ont, à maintes reprises, dénoncé la médiocrité de service, le non-respect des horaires et le manque de communication. Des retards de vols de cette compagnie sont signalés quotidiennement sans que les passagers n’aient droit à des explications et encore moins à de la considération. Encore une fois, Air Algérie fait preuve de mépris vis-à-vis de ses clients…
elwatan.com | 20-déc.-2014 10:00

Scènes de panique dans la région de Blida
La terre a encore tremblé. Une secousse tellurique de magnitude 4,7 sur l’échelle ouverte de Richter a ébranlé l’Atlas blidéen et l’Algérois, hier à 12h06, a annoncé le Centre de recherche en astronomie, astrophysique et géophysique (Craag) dans un communiqué. L’épicentre de ce séisme, d’une puissance assez importante pour être ressenti à des kilomètres à la ronde, a été localisé à 4 km au nord de Chebli, dans la wilaya de Blida. Si aucun dégât n’a été enregistré par la Protection civile, les citoyens, pris de peur, ont cédé à l’affolement. «Ce séisme n’a fait ni victime ni dégât, hormis des scènes de panique parmi la population», affirme ainsi le centre de coordination scientifique de la direction locale de la Protection civile, cité par l’APS. «Les habitants de la wilaya ont ressenti la secousse tellurique, d'où les scènes de peur et de panique parmi les citoyens», est-il ajouté. Les seuls dégâts mineurs causés par ce tremblement de terre sont des «fissures constatées dans des vieilles bâtisses», précise-t-on. Quelques minutes après cette première secousse, à 12h12, un autre tremblement de terre, de magnitude 3,7 sur l’échelle ouverte de Richter  a été enregistré par le Craag. Mais son épicentre était cette fois localisé à 4 km au nord-ouest de Hammam Melouane, dans la même wilaya. Un peu moins d’une heure plus tard, à 13h09, une autre secousse tellurique, de moindre intensité, est une nouvelle fois signalée dans le même rayon géographique ; de magnitude 2,9, elle a été localisée à 2 km au nord-est de Hammam Melouane, affirme le Craag. Cette même localité avait enregistré une secousse tellurique d’une magnitude de 3,6 pas plus tard que mardi dernier. Mais le tremblement de terre dont les habitants de cette ville gardent un traumatisme est celui qui a secoué la région en juillet 2013 : d’une magnitude de 5,1 sur l’échelle ouverte de Richter, il avait fait plusieurs blessés suite à des mouvements de panique. De nombreuses habitations et édifices avaient été endommagés, faisant des centaines de sinistrés. Mais le Craag rassure : ces secousses «mineures» entrent dans le cadre «d’une activité sismique normale». «Quand il y a un séisme modéré, il peut parfois générer une activité de répliques, constituées de séismes dont la magnitude est plus basse que le choc principal», explique ainsi à l’APS Mohamed Hamdache, chercheur au Craag. «Ces répliques dureront jusqu'à ce que la région retrouve un état d'équilibre des forces tectoniques. A chaque réplique, il y aura une quantité d'énergie libérée. Avec le temps, toute l'énergie emmagasinée s'estompera et la région reviendra à son état normal», a-t-il conclu.
elwatan.com | 20-déc.-2014 10:00

On vous le dit
- Le faux quêteur des scouts arrêté à Chlef Un arnaqueur se faisant passer pour un démarcheur des scouts de la wilaya de Aïn Defla a été récemment arrêté en flagrant délit par les services de police de Chlef. Il a été appréhendé au centre-ville au moment où il procédait à la collecte d’argent auprès de commerçants locaux. En sa possession, on a trouvé des reçus d’encaissement, des cachets et faux documents établis ou appartenant à la direction des scouts de la wilaya de Aïn Defla. Une partie des pièces a été volée dans les locaux des SMA. Le mis en cause a été présenté devant le juge près le tribunal de Chlef, qui l’a placé sous mandat de dépôt pour usurpation de fonction, escroquerie et faux et usage de faux. - Deux trafiquants sous mandat de dépôt à Bouira Deux personnes âgées de 20 et 40 ans, originaires de la wilaya de Tébessa, arrêtées mercredi dernier par les éléments de la gendarmerie nationale de Bouira en possession d’une importante somme d’argent en dinars et en devises ont été placées, jeudi dernier, sous mandat de dépôt par le procureur de la République près le tribunal de Bouira. Selon une source judiciaire, la somme d’argent saisie est évaluée à deux milliards de centimes. L’affaire remonte à l’après-midi de mercredi dernier, quand des éléments de la gendarmerie nationale agissant sur information ont arrêté les deux trafiquants sur l’autoroute Est-ouest, à l’entrée de la commune d’El Adjiba, à l’est de Bouira. Les deux mis en cause étaient à bord de deux véhicules touristiques. Cette importante somme d’argent était, toujours selon nos sources, dissimulée sous les châssis des deux véhicules. Vraisemblablement, l’argent généré des transactions de trafic de drogue et de blanchiment est destiné à alimenter les différents marchés informels de la devise implantés à Alger et autres villes du centre du pays. L’enquête est toujours en cours. Il y a quelques jours, un cambiste installé au quartier Aïn Graouche, au centre-ville de Bouira, a été victime d’un cambriolage digne d’un scénario de film hollywoodien. Deux malfaiteurs à bord d’une moto ont attaqué, à l’aide d’une bombe lacrymogène, le cambiste avant de s’emparer d’une somme importante d’argent, évaluée à 500 millions de centimes. - 13 morts dont 7 à Bordj Bou Arréridj dans des accidents de la circulation Treize personnes ont trouvé la mort, jeudi dernier, dans dix-huit accidents de la circulation routière dont six mortels et douze corporels. Ils ont été constatés par les unités de la Gendarmerie nationale à travers onze wilayas du pays, avons-nous appris du commandement national de ce corps constitué. Outre les treize morts, ces accidents de la circulation ont engendré également des blessures à trente-neuf autres personnes et des dégâts matériels importants à vingt-six moyens de locomotion impliqués. L’accident le plus grave a été enregistré dans la commune de Bordj Bou Arréridj vers 21h30, sur la RN45, reliant les wilayas de M’sila à Bordj Bou Arréridj, à hauteur du village D’hissa. Le conducteur d’un véhicule de marque Citroën se rendant d’El Hamadia vers Bordj Bou Arréridj a perdu le contrôle de son moyen de locomotion qui a fini sa course dans un ravin. Cet accident a occasionné le décès de sept membres d’une même famille, dont trois enfants et des blessures diverses à deux autres. Les blessés ont été évacués sur l’hôpital local, où ont également été déposés les cadavres des personnes décédées. Par ailleurs, un autre accident a été enregistré à 7h15 sur la RN22, reliant El Aricha à Sebdou (Tlemcen). Suite aux chutes de pluie ayant rendu la chaussée glissante, le conducteur d’un véhicule de marque Chevrolet Sail se rendant d’El Aricha vers Sebdou a perdu le contrôle de son moyen de locomotion qui est entré en collusion avec un véhicule de marque Peugeot 504 roulant en sens inverse. Cet accident a occasionné le décès de deux personnes et des blessures diverses à quatre autres des deux moyens de transport, qui ont été évacuées sur l’hôpital de Sebdou, au même titre que les corps des personnes décédées. Des enquêtes ont été ouvertes par la Gendarmerie Nationale. - Décès d’un garde-frontière à Tlemcen Un garde-frontière est décédé et un autre a été blessé dans la nuit de jeudi à vendredi au lieu-dit «Point 40» dans la daïra d’El Aricha, au sud de Tlemcen. Selon des sources sécuritaires, les deux gendarmes avaient utilisé du charbon pour se réchauffer dans cette région réputée par sa rigueur hivernale. Quand ils ont été découverts, ils avaient des problèmes respiratoires, d’où leur évacuation en urgence vers l’hôpital de Sebdou. Malheureusement, une des victimes a succombé, tandis que l’autre est sous surveillance médicale. La suffocation des deux victimes a été probablement causée par l’inhalation insidieuse du monoxyde de carbone généré par du bois consumé dans un endroit fermé.  
elwatan.com | 20-déc.-2014 10:00

Le Wali d’Annaba est décédé à Paris

Le Wali d'Annaba, Mohamed Mounib Sendid, est décédé vendredi à Paris en France vers 17 H 30, a-t-on appris de source sûre. Le wali était hospitalisé à Paris en France depuis le 27 novembre dernier, date à laquelle il avait été victime d'un malaise cardiaque. 

Selon notre partenaire le quotidien régional Le Provincial, une source proche de la famille du Wali a confirmé cette information sinistre. Pour l'heure, nous ignorons les circonstances exactes dans lesquels ce haut fonctionnaire de l'Etat algérien est décédé. Nous savons uniquement que la détérioration de son état de santé a nécessité son transfert à la clinique de l’institut mutualiste Montsouris (IMM) de Paris. Et depuis, plus aucune information n'a été communiquée au sujet de l'évolution de sa situation. Le ministère de l'Intérieur n'a rendu public aucun communiqué pour apporter le moindre éclairage à l'opinion publique.

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algerie-focus.com | 19-déc.-2014 21:32

Tlemcen. Les Kherbouche, cette famille qui veut démocratiser le poulet en Algérie

Encerclée de montagnes, Aïn Fezza offre un paysage parsemé d'affleurements rocheux spectaculaires. Une verdure luxuriante, des forêts majestueuses, mais surtout les célèbres grottes de Beni-Add, à 1 143 m d’altitude, qui font la légende d'Aïn Fezza. 

Situées à une quinzaine de kilomètres du chef-lieu de la wilaya de Tlemcen,  il n'est pas possible de venir à Aïn Fezza sans s'offrir une escapade jusqu’à l'intérieur des grottes de Béni Add où des concrétions d'une richesse remarquable émerveillent pendant des générations des Algériens et des étrangers venus les découvrir. On peut y apercevoir : stalactites, stalagmites, draperies, colonnes et immenses coulées de calcite. C'est une importante cavité creusée dans la roche calcaire du massif de Tlemcen, à une profondeur de plus de 700 mètres, comportant une galerie, plusieurs salles bien aménagées et disposant d'un éclairage suffisant.

La saga industrielle d'une famille 

Mais à Ain Fezza, dans la wilaya de Tlemcen, il n'y a pas que la nature qui est enchanteresse. C'est également ici que se trouve un important acteur économique régional, mais aussi national ! Oui, c'est ici que la famille Kherbouche, une ancienne famille de Tlemcen qui active dans l'industrie depuis de très longues années, a lancé un projet industriel innovant et unique en son genre : un centre grands-parentaux ! De prime abord, cette appellation peut vous sembler bizarre et incompréhensible. Mais c'est ici qu'on produit des poussins reproducteurs qui vont donner naissance aux poussins de chairs qui deviendront par la suite le fameux poulet qui est vendu dans votre boucherie. En effet, à Ain Fezza, Rachid Kherbouche et son fils Hachim Kherbouche, gèrent toute une unité de production de grands parentaux destinés à produire du poussin de chair. Une unité dotée des équipements technologiques les plus avancés pour accompagner l'incubation et l'éclosion des œufs.  Tout un processus complexe qui exige un savoir-faire et une pratique rigoureuse. Mais chez les Kherbouche, la rigueur est une seconde nature. Preuve en est, d'ores et déjà, ce centre de production a réussi à mettre sur le marché national pas moins de 600 mille poussins reproducteurs. "En 2015, notre production atteindra 1 million et deux cents mille poussins reproducteurs", se réjouit Rachid Kherbouche.

Cet ingénieur en génie civil, est l'aîné de de sa famille. Une famille qui cultive l'esprit entrepreneurial depuis des lustres. "C'est notre père, El-Hadj, mort à 100 ans, mais tout en restant lucide, qui nous a transmis cet amour pour l'industrie et le travail", témoigne en toute humilité Rachid Kherbouche qui nous accueille généreusement dans son bureau situé à l'usine d'El Alf, une société qui fabrique des aliments composés pour animaux. Cette société est l'une des 7 filiales du groupe Kherbouche. Un groupe présent dans l'industrie agroalimentaire, les travaux publics, l'hydraulique et la construction des stations d'épuration. Un groupe qui emploie plus de 1800 personnes. A lui-seul, ce groupe est tout un pôle économique qui incarne la locomotive de développement de la région de Tlemcen.

[caption id="attachment_112754" align="aligncenter" width="516"] Rachid Kharbouche, de formation ingénieur en génie civil, est un industriel expérimenté qui a touché à plusieurs domaines. Aujourd'hui, il relève le défi de contribuer au développement de la production nationale de volaille[/caption]

Géré par trois frères, ce groupe se fait tout de même discret en dépit de ses exploits commerciaux. "Mais si nous pouvons être utiles pour le pays, nous répondons toujours présents", assure Rachid Kherbouche, l’aîné des trois frères et porte-parole du groupe. Cet entrepreneur expérimenté croit dur comme fer au potentiel industriel algérien. Pendant 4 ans, à la fin des années 80, il est parvenu à exporter des machines industrielles montées ou fabriquées en Algérie, des tracteurs made in Algéria, et d'autres produits industriels nationaux en remplissant régulièrement 10 à  20 wagons pour les expédier vers le Maroc. Aujourd'hui, après avoir parcouru le monde et travaillé dans plusieurs secteurs, il se consacre à l'industrie de l'alimentation du bétail. Un terme qu'il récuse puisqu'il préfère toujours parler "de fabrication d'aliments composés pour animaux".

Depuis 2003, El Alf dispose d'un complexe moderne de production d’aliments composés pour animaux bovin, volaille, ovin et équin d’une capacité de 100.000 T/an. Il s'agit d'un complexe entièrement automatisé qui répond aux normes internationales. Un laboratoire d'analyses et de contrôle est aussi équipé de la plus récente technologie. Et pour renforcer son leadership sur le marché national, Rachid Kherbouche a encore mis sur la table pas moins de 15 millions d'euros pour construire une nouvelle usine. Une usine qui est conçue par le groupe Allemand Bosch. Cependant, le rêve de Rachid Kherbouche est dans l'élevage et la production des poussins Grands-Parentaux. "Le poulet est encore un luxe dans notre pays. Sachez que nos statistiques démontrent que l'Algérien ne consomme que 16 kilos de poulet et de viande blanche par an. L'américain en consomme 52 kilos. Nos voisins, les marocains et tunisiens, consomment entre 28 et 30 kilos par an. La moyenne mondiale tourne autour de 30 kilos", révèle notre interlocuteur, une véritable encyclopédie ambulante concernant l'aviculture en Algérie.  "Pour démocratiser le poulet en Algérie, et la viande blanche en général, il faut développer notre capacité de production nationale. Mais pour se faire, nous avons besoin de poules reproductrices pour pouvoir produire du poulet de chair. L'Algérie a besoin annuellement de 4 millions de poules reproductrices. Avec notre nouveau centre de reproduction, nous allons pouvoir satisfaire dans les deux ou trois années à venir au moins 50 % de nos besoins nationaux pour réduire nos importations", explique avec le regard qui pétille Rachid Kherbouche.

Hachim, le fils qui a mérité son rang de patron 

Aidé par son fils Hachim, l'entreprise Arbor Acres Algérie a entamé son ambitieux travail en vue d'atteindre son ultime objectif : permettre à l'Algérie de produire du poulet de chair en grande quantité. Dans ce but, 4 fermes d'élevages sont d'ores et déjà opérationnelles. Un centre d'incubation et d'éclosion qui expérimente les techniques les plus modernes en mettant en place des barrières sanitaires très strictes est aussi opérationnel. Géré par Hachim, âgé de 32 ans, ce centre est aménagé de sorte qu'aucune bactérie ne puisse contaminer les milliers de poussins qui vont y naître. Chambre froide automatisée, incubateur régulé avec un système informatique sophistiqué, système de surveillance vidéo ultra-moderne qui peut être géré à distance avec un simple smartphone, tout a été fait pour que les Kherbouche puissent convaincre et séduire une multinationale comme Aviagen de leur fournir leur souche de poussin grand-parental, la souche Arbor Acres qui est réputé mondialement.

[caption id="attachment_112755" align="aligncenter" width="516"] Le complexe de fabrication d'aliments composés pour animaux est entièrement automatisé ! Tout a été fait pour que dans son fonctionnement, la moindre manœuvre doit répondre aux normes internationales[/caption]

"Cette souche est lourde et nous permet donc de produire à la fin un poulet riche en viande. Avec nos techniques d'élevage, pour 1,8 kilo d'aliments, nous obtenons un kilo de viande", relève à ce propos Hachim Kherbouche dont le parcours inspire la respect à tous les employés de l'entreprise. Et pour cause, ce jeune manager a quitté l'école sans décrocher son baccalauréat. "J'ai fait le choix de commencer à travailler. Mon père ne m'a pas parlé pendant deux mois ! Lui qui est ingénieur n'a jamais accepté que j'échoue dans mes études. J'ai compris vite que pour gagner ma place, je devais travailler dur et redoubler d'effort pour gagner le respect de ma famille", raconte Hachim qui a refusé de profiter des avantages du fils de patron propriétaire. "Je me réveillais tôt le matin, je partais avec mes propres moyens. Je ne sollicitais jamais mon père. J'avais une simple fiche de paie de 15 mille Da par mois. Je n'ai jamais bénéficié d'un traitement de faveur. Mon père m'a toujours défié : tu veux manger et habiter dans la maison après avoir arrêté tes études, alors va travailler !"

La formation, la première clé de la réussite 

Et c'est ce que Hachim a fait pendant 10 ans. Le fils du patron qu'il était a été pendant 10 longues années un simple ouvrier avec les autres dans le groupe familial. Le jeune fils d'une famille riche a fini par gagner tout seul ses galons et diriger ce centre novateur où l'activité demande une profonde compétence. Toutefois, le défi a été relevé et le jeune Hachim a beaucoup appris auprès de son entourage notamment auprès du défunt docteur vétérinaire Abdelhamid Kara Turki qui a beaucoup contribué dans le lancement de ce centre de reproduction et d'élevage. Dans toute l'Afrique, il n'existe que 4 centres similaires à celui de la famille Kherbouche à Tlemcen.

[caption id="attachment_112758" align="aligncenter" width="653"] Le docteur Abdelhamid Kara Turki, décédé en octobre dernier, fait partie des initiateurs de ce centre de reproduction innovant qui permettra à la filière avicole algérienne de se moderniser[/caption]

"Le poulet ne devrait pas dépasser les 300 Da le kilo en Algérie. Mais pour cela nous devons augmenter notre production des poules reproductrices. Le Maroc, à titre d'exemple, dispose de 6 millions de poules reproductrices. Nous avons la capacité nécessaire pour faire beaucoup mieux. Mais 80 % de l'élevage de notre volaille est dans l'informel. Il faut accompagner ses éleveurs en les formant", souligne enfin Rachid Kherbouche qui conclut en lançant un message simple et limpide à nos autorités : "Il ne sert rien de donner des crédits facilement aux jeunes s'ils ne sont pas formés et encadrés au préalable. Il est temps que notre jeunesse se dote des compétences et qualifications nécessaires dans chaque secteur économique. La qualification, c'est ce qu'il fait gravement défaut à notre pays. C'est la première clé de la réussite".

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algerie-focus.com | 19-déc.-2014 18:56

Présidentielle tunisienne : Deux candidats, deux visions différentes de la Tunisie

Pays voisin de l'Algérie, la Tunisie vit en ce moment des élections présidentielles historiques. Le 21 décembre prochain, la peuple tunisien sera appelé au vote pour élire son président. Aujourd'hui vendredi, marque le dernier jour de campagne pour les deux candidats : Béji Caïd Essebi, ancien ministre d'Habib Bourguiba, et Moncef Marzouki, le président sortant qui se veut être le garant de la révolution.

Béji Caïd Essebi a passé l'étape du premier tour avec 39% des voix contre 33% pour son adversaire Moncef Marzouki. Tout oppose les deux hommes qui visent le même but. Le débat est particulièrement houleux et tendu dans la dernière ligne droite de la course à la présidence. Les sympathisants du président sortant accusent Bejà Caïd Essebi de vouloir réinstaurer un régime autoritaire, alors que les partisans de l'ex-ministre de Bourguiba pointent du doigt le soutien des islamistes à Marzouki. Deux camps s'affrontent, et cette opposition est très nette géographiquement parlant. Ainsi, Moncef Marzouki a été plébiscité dans quasiment tous les gouvernorats du Sud tunisien (Sfax, Sidi Bouzid, Kasserine). Son concurrent, le candidat de Nidaa Tounes a remporté la première place dans les agglomérations du nord-ouest, du Grand Tunis et du Sahel. Une chose réunit, pourtant, ces deux personnages antagonistes : le fait de vouloir prouver aux Tunisiens d'être le mieux placé pour porter l'héritage de la révolution et permettre une transition réussie du Printemps Arabe. «Les deux candidats surfent sur la même révolution, mais avec des positionnements très différents», décrypte le constitutionnaliste Ghazi Gherairi. Derrière le pourcentage de votant pour Moncef Marzouki se cachent en grande majorité des supporters d’Ennahdha. Ces pros-Ennahdha représentent en réalité une fracture entre la Tunisie progressiste et moderniste de Bourguiba et la Tunisie conservatrice d'Abdelaziz Thaalbi. Ils incarnent aussi l'expression également des vieilles rancunes des régions laissaient à l'écart pendant plus d'un demi siècle de pouvoirs successifs de Bourguiba à Ben Ali en passant par le parti Destour. En résumé, la Tunisie se partage en deux camps : celui dominé par le parti Nidaa Tounes au nord et dans le Sahel opposé à la suprématie d’Ennahdha dans le sud. Finalement, ces deux candidats sont assez évocateurs d'une forme de dualité tunisienne qui existe depuis bien longtemps. D'un côté une Tunisie urbanisée, moderne, ouverte et prospère économiquement grâce aux bénéfices tirés de l'ancien régime. Et de l'autre, la Tunisie des champs, traditionnelle, conservatrice et rurale. Pauvre et marginalisée, cette Tunisie là n'a pas profité des richesses du pays, déconsidérée par les régimes de Ben Ali et de Bourguiba. Elle se retrouve donc plus facilement encline à aller vers des mouvements tels qu'Ennahdha, qui profitent de cette fragilité pour installer leur domination.

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algerie-focus.com | 19-déc.-2014 16:24

Crash de l’avion Air Algérie : Les corps de 5 victimes arrivés à Alger

Le 24 juillet dernier, le vol qui devait relier Ouagadougou à Alger n'aura jamais atterrit dans la capitale algérienne. Le 24 juillet dernier, l'avion d'Air Algérie était victime d'un crash spectaculaire dans le nord du Mali, faisant 116 morts dont 6 Algériens. Les dépouilles de 5 victimes sont arrivées aujourd'hui à l'aéroport Houari Boumediène d'Alger

Une forte délégation ministérielle s’est rendue sur les lieux pour rendre hommage aux 5 victimes du crash aérien. Le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, s’est d’ailleurs recueilli lors d’une cérémonie organisée au Salon d’Honneur de l’aéroport, en présence des proches des victimes. Les dépouilles ont été transportées depuis Paris (France). La France qui, rappelons le, s'était saisie du dossier, sur demande du Mali, provoquant une vive polémique quant aux prérogatives des uns et des autres. Les dépouilles avaient été directement transportées à Paris pour subir une identification.

Un autre point de controverse avait entouré cette affaire. L'étude des boites noires avait également été transférées à Paris. Le Ministre des transports, Amar Ghoul, avait été fortement critiqué après avoir fait croire à l'acquisition par l'Algérie de l'une des boites noires, qu'il avait brandi durant une conférence de presse. Mais après vérificatioa n, il ne s'agissait là que d'une copie. L'avion affrété par Air Algérie pour assurer la lisaison Ouagadougou-Alger était en fait la propriété d'une compagnie aérienne espagnole, Swift Air.

 Elyas Nour

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algerie-focus.com | 19-déc.-2014 16:23

Kamel Daoud : L’extrémisme que l’on croyait avoir tué est toujours là”

Kamel Daoud ne cesse de faire la Une de l'actualité ces derniers temps. Après son passage remarqué dans l'émission On est pas couché de Laurent Ruquier (France2), l'écrivain et journaliste algérien a été visé par une fatwa, dirigée contre sa personne. A l'origine de cette fatwa, l'imam salafiste Abdelfatah Hamadache, chef du parti non agréé, Essahwa. Kamel Daoud, lors de sa dernière apparition publique à la télévision (France 24), a tenu à réagir contre cette fatwa, expression violente de la bête immonde qu'est pour lui : l'extrémisme.

Le finaliste du prix Goncourt, possède des armes bien plus puissantes que n'importe quels canons. Le savoir et la plume. C'est par les mots qu'il maitrise à merveille que le polémiste a répondu à l'appel au meurtre qu'a proféré Hamadache contre lui. Kamel Daoud s'indigne face à ce fléau, ce monstre qu'est l'extrémisme et "que l'on croyait avoir tué" mais qui est "toujours là". L'auteur de Mersault, contre-enquête, fait certainement référence  aux appels au meurtre lancés par les ex-responsables du Fis, parti nauséabond dissout en mars 1992, contre des intellectuels, artistes, les libres penseurs. Kamel Daoud s'interroge avec regret au micro de France 24 «De quel islam s’agit-il ? J’ai toujours vécu un autre islam, celui de mes parents, de mon village, et là je découvre que cette bête -l’extrémisme, ndlr- que l’on croyait avoir tuée est toujours là. C’est des gens qui se réveillent, et qui au lieu d’appeler à la vie, appellent à la mort, qui, au lieu de répandre la lumière, répandent la mort».

Les opposants à la liberté d'expression et à la modernité ont tout de même usés des moyens modernes pour divulguer leur message de haine. Mardi dernier en effet, le salafiste Hamadache lançait sur les réseaux sociaux un appel aux autorités algériennes afin de «condamner à la peine capitale» l’écrivain accusé de «mener une guerre contre Allah, son prophète, le Coran et les valeurs sacrées de l'islam». Rien que ça. Kamel Daoud dérange, parce que Kamel Daoud pense, réfléchit, argumente, se pose des questions et dit tout haut ce que beaucoup n'ose pas dire, par peur ou par résignation. L'écrivain a décidé de réagir à cette attaque en invoquant la justice. Il a déposé plainte contre l'imam qui a prononcé cette fatwa. «J’ai déposé plainte, l’enquête est ouverte et elle suit son cours», a déclaré Daoud qui souhaite que cette affaire demeure uniquement «algéro-algérienne».

   

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algerie-focus.com | 19-déc.-2014 15:38

Crash du vol AH 5017 : les dépouilles des victimes algériennes arrivées à Alger
Le Premier ministre, Abdelmalek Sellal s'est recueilli,  vendredi, à la mémoire des cinq victimes algériennes du crash de l'avion espagnol  affrété par Air Algérie, lors d'une cérémonie organisée au salon d'honneur de  l'aéroport international Houari Boumediène à l'occasion de l'arrivée des dépouilles  en provenance de Paris.         Ont assisté à cette cérémonie, des membres du Gouvernement et de hauts  cadres de l'Etat en présence des familles et amis des victimes. Le ministre des Affaires religieuses et des Wakfs, Mohamed Aissa, a  mis en avant, à cette occasion, l'élan de solidarité du peuple algérien  envers les familles des victimes ainsi que les moyens mobilisés par l'Etat en  cette douloureuse épreuve. M. Aissa a appelé les familles des victimes à s'armer de patience et  à se soumettre à la volonté  de Dieu Le Tout Puissant. Il a été ensuite procédé à la lecture de la Fatiha à la mémoire  des victimes.          L'avion espagnol Swift Air affrété par Air Algérie, assurant le vol  AH 5017 reliant Ouagadougou à Alger s'était écrasé le 24 juillet 2014 dans le  nord du Mali, faisant 116 morts dont 6 Algériens.          Outre les instructions données aux responsables d'Air Algérie pour l'indemnisation  des ayants-droit, le Premier ministre, Abdelmalek Sellal avait instruit les  autorités locales à l'effet d'accompagner les familles des victimes.  
elwatan.com | 19-déc.-2014 15:26

Le saviez-vous ? Les accidents domestiques responsables de la mort d’au moins 1831 algériens

La compagnie d'assurances Amana a organisé mardi dernier à Alger un séminaire sur "La prévention des accidents de la vie courante". Les spécialistes de la santé, des assurances et de la Protection civile qui sont intervenus ont relevé que ces accidents font plus de victimes que les accidents de la route. 

"La prévention fait partie intégrante des missions des assureurs. Nous sommes donc des assureurs préventeurs". C'est ce qu'a déclaré Pierre Olivier Adrey, directeur général de Amana assurances, à l'ouverture du séminaire sur "La prévention des accidents de la vie courante", organisé par sa compagnie ce mardi 16 décembre 2014 à Alger. C'est autour de la prévention, cette "dimension nouvelle que Amana donne à l'assureur" en Algérie, qu'une pléiade de spécialistes et d'acteurs, invités pour l'occasion, ont développé leurs communications et analyses.

Les intervenants algériens et français, actifs dans les domaines de l’assurance, de la santé et de la Protection civile, ont ainsi amorcé un débat sur les accidents de la vie courante (AcVC), un thème peu connu dans notre pays. En quoi consistent donc les AcVC ? D’après les spécialistes qui se sont succédés à la tribune les AcVC sont tous les accidents qui surviennent au domicile, dans les espaces publiques, à l’école, sur les aires de sports ou de loisirs, à l’exception des suicides, des agressions, des accidents de la circulation, du travail et ceux provoqués par des catastrophes naturelles. Autrement-dit, les AcVC incluent les défenestrations, étouffements, noyades, chutes, intoxications, brûlures ou électrocutions, etc.

On apprend ainsi que les AcVC font plus de victimes que les accidents de la circulation. En France, ces incidents font 20 000 morts par ans ces dernières années, selon Mme Linda Lasbeur de l’Institut national de veille sanitaire en France. En Algérie, de 2010 à 2013, pas moins de 500 000 accidents domestiques ont été enregistrés, a indiqué Dr Youcef Laid de l’Institut national de santé publique (INSP). 7% à 8% des cas sont « graves » et « nécessitent une hospitalisation ».

Les chutes représentent plus de 44% du nombre total. « Ces statistiques sont sous-estimées », a-t-il précisé.  En 2013, les éléments de la Protection civile ont effectué 159 406 interventions dans des accidents domestiques qui ont engendré la mort de 1752 hommes et 79 femmes, c'est-à-dire 1831 algériens sont décédés suite à ces accidents domestiques. « Ces morts concernent les personnes décédées sur le lieu du drame », a souligné Mr Ahcour de la direction de prévention de la Protection civile. Par wilaya, c’est la capitale qui vient en tête. Cela s’explique, aux yeux de Mr Achour, par « la très forte densité de la population à Alger ». D’après lui, les accidents domestiques les plus fréquents sont les intoxications, notamment chez les enfants, et les chutes, les asphyxies et les brûlures. Les raisons de ces drames sont souvent la non-conformité des matériaux utilisés (pour les chutes), l’absence de système d’aération (asphyxie) et l’usage de la tabouna (brûlures).

 336 834 enfants victimes d’accidents domestiques

En France, deux tiers des accidents domestiques touchent les personnes âgées de 75 ans et plus. La cause est souvent la chute, selon Mme Lasbeur. Pour sa part, Nourredine Mameri, directeur de la recherche et du développement à l’Union algérienne des sociétés d’assurances et de réassurances, a indiqué que 336 834 enfants âgés de moins de 16 ans ont été victime d’accidents domestiques l’année dernière. Sébastien Chauve du groupe français MACIF a, quant à lui, mis l’accent sur les incendies domestiques qui provoque la mort de 800 personnes par an en France. Or, selon lui, un détecteur de fumée (DAF) qui ne coûte que 20 euros peut sauver des vies humaines. Son groupe en a distribué 650 000 appareils.

Au cours de leurs interventions, les conférenciers ont tous souligné l’urgence, notamment pour notre pays, de fédérer la vision et de travailler en synergie afin de prévenir les AcVC et en réduire les victimes. En ce sens, les intervenants ont plaidé pour le renforcement de la prévention primaire en matière de logement et d’aménagement urbain, la mise en place d’organismes intersectoriels efficaces ainsi que le développement d’une véritable politique d’éducation sanitaire. L’implication de la société civile à travers les associations a été également recommandée. En la matière, Calyxis, un Pôle d’expertise du risque en France est un bon exemple à suivre. Créé il y a 17 ans par une petite équipe disposant de très peu de moyen, cette association a réussi à gagner le soutien et le financement de l’Etat français, des collectivités publiques et de ses partenaires privés. Sa particularité ? « On occupe tous les maillons de la chaîne de prévention », a soutenu Mme Catherine Sztal-Kutas, directrice de Calyxis.

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algerie-focus.com | 19-déc.-2014 13:46

Secousse tellurique de 4,7 à Blida
Après le séisme qui a ébranlé l’Algérois ce vendredi à 12h06 (4,7 sur l’échelle de Richter), la protection civile de la wilaya de Blida rassure, à travers un communiqué, que ce tremblement de terre, dont l’épicentre est situé entre Sidi Serhane et Magtaa Lazereg, aux environs de Chebli (est de Blida), n’a causé aucun dégât. La protection civile de Blida, qui a déployé ses moyens humains et matériels pour porter secours aux éventuelles victimes, signale cependant un mouvement de panique qui s’est emparé suite aux séismes et ses nombreuses répliques. Un témoin oculaire habitant Bouinan, à quelques kilomètres de Chebli, atteste avoir vu de la fumée sortir des montagnes surplombant cette ville au moment du tremblement de terre. Un ‘’décor’’ quasi ‘’apocalyptique’’ qui a contribué à provoquer davantage de panique. Pour rappel, une secousse tellurique de magnitude 3,6 sur l'échelle de Richter a été enregistrée, le 16 décembre dernier, à Hammam Melouane, à une dizaine de kilomètres de Cheblin sans faire de dégâts.  
elwatan.com | 19-déc.-2014 12:56

Pourquoi chaque année 1,575 milliard de dollars quittent illicitement l’Algérie ?

1,575 milliard de dollars. Avec cette somme, l'Algérie aurait pu construire des milliers de logements, des dizaines d'hôpitaux, plusieurs universités et de nombreuses usines pour créer de l'emploi.  Oui, l'Algérie aurait pu utiliser tout cet argent pour son développement. On parle bien au conditionnel car cette somme représente le montant qui est détourné et transféré illicitement, illégalement, à l'étranger. 

Ce sont des capitaux illicites qui fuient notre pays, révèle le dernier rapport qui vient d'être publié par un centre de recherche américain, Global Financial Integrity. Un rapport qui classe l'Algérie à la 46e place des pays les plus touchés par la fuite des capitaux illicites. Des capitaux qui proviennent essentiellement d'activités illicites, comme notamment la corruption, l'évasion fiscale, la drogue ou bien encore la prostitution. Ce même rapport américain considéré comme une référence mondiale nous apprend qu'au moins  15,753 milliards de dollars sont sortis illicitement de notre pays depuis 2003 et jusqu'à 2013. Une véritable fortune qui aurait pu servir au développement de plusieurs régions pauvres et déshéritées. Ces transactions financières illégales sont un sérieux obstacle au développement de l'Algérie. Et au sommet de l'Etat, aucune mesure concrète n'a été décidée pour réduire la fuite de ces capitaux illicites. Notre pays continue à être dépouillé de ses richesses sous nos yeux et personne ne sait comment arrêter cette hémorragie !

 

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algerie-focus.com | 19-déc.-2014 12:39

CAN2015 : Okocha “Je dirais même que l’Algérie a la possibilité de gagner la Coupe d’Afrique”

Augustine Okocha alias "Jay-Jay", ancien milieu emblématique de la sélection nigériane, champions d’Afrique avec le Nigeria en 1994 et ancien joueur de clubs prestigieux à l'image du PSG, Fenerbahçe ou Eintracht Francfort, s'est laissé aller au jeu des pronostics lors d'un entretien consacré au journal sportif Le Buteur. L'ancienne gloire des Super Eagles revient pour la presse sur les difficultés que rencontre son pays dans le football et donne son pronostics sur le trio qui pour lui a toutes ses chances de remporter la CAN2015. Okocha a également confié être "aussi étonné que les Algériens que Bahimi ne fasse pas partie des nominés pour le titre de meilleur joueur africain."

Jay Jay Okocha, que devenez-vous ? (Il sourit) Depuis que j’ai mis fin à ma carrière, je m’occupe exclusivement de mes affaires. Je suis installé au Nigeria, voilà.

C’est ce que nous ont dit des amis nigérians à vous… Je suis entre le Nigeria et l’Inde et c’est entre ces deux pays que je fais mon business.

Le football vous intéresse-il toujours ? Je n’ai pas tout à fait écarté l’éventualité de revenir un jour dans le monde du foot. Je n’y pense pas en ce moment. Je pourrai revenir dans le monde du football, mais pas tout de suite. Si je décide de retrouver le foot en tant qu’entraîneur, ce sera dans quelques années.

Si on parlait de la prochaine Coupe d’Afrique. Que pensez-vous de cette édition qui se jouera sans le Nigeria, le tenant du titre ? Les 15 équipes qui se sont qualifiées à la phase finale l’ont mérité. Concernant le Nigeria, ça ne sert à rien de se lamenter. Le Nigeria était favori pour faire partie des 16 qualifiés, mais ce n’est pas le cas. Il faut chercher à comprendre ce qui n’a pas marché et corriger les erreurs, pour qu’elles ne se reproduisent plus.

En ce moment, il y a, au Nigeria, une polémique au sujet du futur entraîneur… Certains plaident pour le coach local, d’autres soutiennent qu’il faille faire appel à des sélectionneurs étrangers, pour entraîner les équipes africaines. Quel est l’avis d’Okocha ? Le problème en Afrique, c’est que l’entraîneur local est très mal formé, par rapport au coach étranger. Le problème se trouve au niveau des responsables du sport et du football plus précisément.

Vous êtes passé par le championnat de France de Ligue1 et vous connaissez le football de l’Hexagone. Que pensez-vous des choix de la FAF qui a fait appel à Halilhodzic et à Gourcuff ? Halilhodzic a réussi son passage à la tête de la sélection algérienne. Votre équipe nationale a réalisé un bon Mondial au Brésil. Je pense que c’est ce qui a fait que le remplaçant de Halilhodzic soit sorti aussi de l’école française de football. Les choix ont été concluants.

Le groupe 3, celui de la mort, comprend l’Algérie. On voudrait connaître votre avis… L’Algérie a de fortes chances de passer en quarts de finale. Je dirais même que l’Algérie a la possibilité de gagner la Coupe d’Afrique. On a vu le visage que l’équipe d’Algérie a présenté lors de la dernière Coupe du monde. Elle est revenue de loin en réussissant à se passer en 8es de finale, avant de quitter le Mondial en sortant une prestation honorable. L’Algérie a aussi fait un très bon parcours lors des éliminatoires de la CAN. Ce qui dénote de la continuité dans le travail.

Quels sont vos pronostics pour la CAN- 2015 ? Pour moi, les favoris sont l’Algérie, le Ghana, la Tunisie, sans oublier la Côte d’Ivoire qui, depuis quelque temps, fait partie des favoris. Les Ivoriens possèdent une équipe composée de joueurs de talent. Je ne comprends pas comment ils font pour rater à chaque fois leur CAN. Peut-être que l’année 2015 sera la bonne pour eux. Je ne m’attends pas à des surprises lors de la prochaine CAN, comme ce fut le cas en 2012, quand la Zambie a gagné la CAN.

Lire la suite de l'entretien sur Le Buteur 

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algerie-focus.com | 19-déc.-2014 10:09

Sit-in en solidarité avec le journaliste Abdelssami Abdelhay
Des journalistes ont observé, hier devant le ministère de la Justice, à Alger, un rassemblement en solidarité avec le journaliste Abdelssami Abdelhay, en prison à Tébessa depuis 16 mois sans jugement. Ses collègues ont voulu interpeller l’opinion publique sur «l’injustice» que subit le journaliste. Ce dernier observe actuellement une grève de la faim et son état de santé est en détérioration constante. «Il faut dénoncer cette injustice. Le journaliste emprisonné devait rester juste 4 mois, délai maximum du mandat de dépôt, mais il en est à son 16e mois. Il faut dire que plus de 20 000 citoyens sont en mandat de dépôt et attendent leur procès. C’est dire qu’on les tue à petit feu», dénonce un journaliste. 
elwatan.com | 19-déc.-2014 10:00

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