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Entre volonté affirmée et méfiance larvée
Derrière le sourire et la bonne volonté affichés par les belligérants se profilent toute la complexité de la crise malienne et la difficulté de parvenir à un accord durable. Le processus d’Alger, entamé depuis juillet passé, s’annonce long et sinueux. Les propos du ministre des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, qui parraine la médiation du dialogue intermalien, résument bien cette atmosphère qui tangue entre optimisme béat et réalité complexifiée. Lors de son intervention, hier, au troisième round des négociations qui s’est ouvert hier à Alger, le chef de la diplomatie algérienne n’a pas dissimulé son inquiétude : «Nous avons exprimé un sentiment proche de l’angoisse quant à la dichotomie entre la bonne volonté exprimée tout au long de ce processus et la dégradation chronique de la situation sécuritaire sur le terrain.» Lamamra, qui s’est personnellement impliqué dans les négociations intermaliennes, relève dans son discours que «le retour des activités terroristes dans la région (nord du Mali) a lieu au fur à mesure que des pas importants sont fait dans le sens du succès du processus d’Alger», accusant ainsi les groupes djihadistes de vouloir torpiller le dialogue entre le gouvernement malien et les groupes touareg du Nord. De son côté, le ministre malien des Affaires étrangères, Abdoulaye Diop, semble également mesurer la gravité de la situation lorsqu’il convie «toutes les parties» à parvenir à une signature «le plus vite possible» d’un accord de paix. «Il est urgent de répondre à une situation en se donnant la main et travailler ensemble.» Le représentant du gouvernement malien a affirmé «l’engagement et la détermination» de l’Etat du Mali à «tout mettre en œuvre pour ramener cette paix que tout le peuple malien, de toutes confessions et de toutes origines géographiques ou ethniques, attend aujourd’hui». A ces inquiétudes s’ajoutent les appréhensions des mouvements de l’Azawad, qui brandissent un texte dans lequel ils mentionnent toute une série de failles qui plombent le processus de négociation. En affirmant leur volonté de travailler à une solution définitive à un conflit qui dure depuis des années, les différents mouvements du Nord s’interrogent sur la capacité de la communauté internationale à faire respecter des accords et lui demandent explicitement des clarifications : «De quelle autorité dispose la communauté internationale pour imposer équitablement le respect des dispositions convenues entre les deux parties en belligérance ?» Dans leur interpellation, ils se demandent également si la paix pourra triompher «si un terrorisme d’Etat s’exerce impitoyablement contre les populations civiles de l’Azawad. Si les arrestations arbitraires de personnalités œuvrant pour la paix s’effectuent sans hésitation comme ce fut le cas de Mohamed Zeyni Aguissa Maïg, fin septembre 2014». Des accusations qui renseignent sur l’ambiance tendue entre Bamako et les mouvements du Nord. Mais aussi et surtout sur le climat de méfiance qui mine les négociations d’Alger.  
elwatan.com | 22-oct.-2014 11:00

Remerciements de Mme Steiner
Annie Steiner voudrait remercier toutes celles et tous ceux qui, chacun à sa manière, lui ont manifesté leur profonde sympathie lors du décès de sa fille Ida. «Je n’étais en mesure de voir personne, et je m’en excuse, préférant le silence pour me souvenir de ce qu’a été sa vie, une vie difficile étant donné mon engagement profond pour l’Algérie. Elle était secrète Ida et n’a pas voulu avoir de tombe sur laquelle on viendrait se recueillir. C’est son choix et je le respecte. Et, dans le silence, je me suis tournée, comme je le fais souvent, vers les chouhada dont beaucoup avaient des enfants, et qui ont donné leur vie simplement, courageusement, dans un élan plein de générosité, de solidarité profonde et de conviction très forte. Et ils m’ont rappelé qu’à l’indépendance nous avions 90% d’analphabètes. Et ils ont donné leur vie pour nous, pour que nous puissions vivre dans la dignité et la paix… Et je me suis tournée aussi vers leurs veuves, analphabètes pour la plupart (certaines ont été obligées de faire des ménages) et qui ont élevé leurs enfants dans le silence, en en faisant, pour certains, des médecins, des avocats, des ambassadeurs, des cadres de l’Etat... toujours dans le silence. Et c’est dans ce silence que j’ai puisé la force nécessaire. Et je voudrais remercier, tout particulièrement, les sœurs moudjahidate qui, en quelques mots dans la presse, m’ont rappelé leur style anonyme mais émouvant, simple, venant du cœur et dans l’anonymat total, celles qui ont fait de moi, en prison, une autre femme. C’était signé «des moudjahidate», tout simplement. Et j’ai pleuré.                    Merci également aux deux amis merveilleux qui m’ont aidée sans poser de questions. Merci à toutes et à tous.»    
elwatan.com | 22-oct.-2014 11:00

Le gouvernement sous pression
Les tensions qui pèsent actuellement sur les marchés du pétrole menacent-elles la position financière extérieure de l’Algérie ainsi que les équilibres du budget de l’Etat ? L’excès d’optimisme dont a fait preuve le gouvernement jusqu’à aujourd’hui laisse peu à peu place à un soupçon d’inquiétude. Le ministre des Finances, Mohamed Djellab, qui s’est livré hier à l’exercice annuel relatif à la présentation de la loi de finances devant l’Assemblée populaire nationale, a fait part de craintes liées à un contexte économique international défavorable caractérisé par la décélération de la croissance économique et une demande en berne notamment au sein de la zone euro, sans oublier les incertitudes nées de l’appréciation des taux d’intérêt américains et par ricochet le billet vert, ainsi que les facteurs de risques géopolitiques. Le ministre évoque les pressions à la baisse qui pèsent sur les cours du pétrole et qui ne constituent pas «une sérieuse menace» sur la position financière externe de l’Algérie et qui devrait nous interpeller. Un risque pris en charge par l’Etat, selon le ministre, qui estime que le cadrage macroéconomique du budget de l’Etat pour 2015 est empreint de prudence. Si le ministre des Finances a tenu à mettre en avant la stabilité des grands agrégats financiers, comme le maintien des revenus pétroliers durant l’exercice 2013, des facteurs de tensions commencent à apparaître et à peser de tout leur poids. La tendance à la baisse du solde de la balance des paiements risque de se poursuivre. Si en 2013, la balance commerciale a enregistré un solde de 7,2 milliards de dollars, le compte courant et la balance des paiements n’ont enregistré que de très légers excédents. C’est ainsi qu’en septembre 2014, les revenus issus de l’exportation des hydrocarbures ont baissé de 1,2% par rapport à la même période de 2013, sous l’effet combiné du recul des volumes exportés et des prix du baril de pétrole. En contrepartie, les importations ont augmenté de 4,5 % alimentées par un appétit insatiable pour les produits alimentaires de base, dont les achats à l’international ont crû de plus de 17%. Baisse sensible des avoirs du FRR Au-delà de l’impact de la croissance négative (-6,6%) dans le secteur des hydrocarbures sur la croissance globale, c’est la solidité des équilibres budgétaires qui risque de susciter le débat. S’il est vrai que le ministre a tenté l’hémicycle à ce sujet en évoquant une baisse du déficit budgétaire, de la hausse des ressources de l’Etat, la hausse exponentielle des dépenses de l’Etat prévues dans le cadre de l’exercice, reflétant la première phase de l’exécution du programme quinquennal 2015-2019, peut inquiéter. Le fait est que l’annonce par le ministre d’une baisse sensible de l’épargne cumulée au niveau du Fonds de régulation des recettes (FRR), qui passera de 5563,5 milliards de dinars en 2013 à 5284,8 milliards de dinars en 2014 et à 4429,3 milliards de dinars en 2015. Le bas de laine est donc en train de fondre comme neige au soleil en raison des décaissements nécessaires pour la couverture du déficit budgétaire. Aussi, si la hausse des recouvrements ordinaires peut faire office de point positif, la baisse de 2,4% des recouvrements de la fiscalité pétrolière a de quoi alarmer, sans oublier le poids des subventions et des transferts sociaux directs et indirects ayant atteint, en 2013, 60,5 milliards de dollars soit 30% du PIB. Plus concrètement, le projet de budget pour l’exercice 2015 évoque une hausse de 11,1% des ressources budgétaires, les dépenses inscriront une augmentation de 15,7%.Les dépenses d’équipement croîtront de 32%, et ce, pour la prise en charge des programmes nouveaux ainsi que les restes à réaliser, les réévaluations et les dépenses non prévues dans le cadre des programmes en cours. Les dépenses de fonctionnement augmenteront de 5,5% sous l’effet de la hausse de la masse salariale dans la Fonction publique, les entreprises publiques administratives et les personnels de l’administration centrale. Les transferts sociaux, qui atteignent 20% du budget de l’Etat et 9% du PIB, pèseront de tout leur poids sur le budget. Aussi, le budget 2015 a prévu un montant de provisionnement global de 310 milliards de dinars pour faire face à l’impact financier de la révision du SNMG, la protection sociale des catégories vulnérables, ainsi que les possibles variations des cours du blé et du lait en poudre sur les marchés internationaux.  
elwatan.com | 22-oct.-2014 11:00

Le RND et le FLN «adhèrent» au projet du FFS
Prévue à 10h, la réunion devant regrouper, hier, les membres de l’instance présidentielle du FFS avec les dirigeants du RND a été reportée à 17h. Le FFS a préféré, selon toute vraisemblance, inauguré le cycle des consultations bilatérales autour de la conférence nationale du consensus avec le patron du vieux parti. Amar Saadani, selon nos sources, a contesté auprès du plus vieux parti de l’opposition le fait qu’il soit inscrit en deuxième position sur le calendrier des rencontres. «Nous sommes le plus vieux parti en Algérie nous avons une histoire et nous méritons d’être les premiers», s’est défendu M. Bouhadja porte-parole de cette formation. S’agissant du contenu de la rencontre qualifiée d’«historique» par M. Bouhadja, les deux parties n’ont pas abordé le fond du problème, mais se sont plutôt attardées sur la forme. «Cette première rencontre est protocolaire. C’est une prise de contact, mais nous avons exprimé notre entière adhésion au principe du dialogue et nous avons donné notre accord de principe pour participer à la conférence nationale du consensus que nous comptons préparer ensemble», rassure M. Bouhadja. A l’entame de la réunion, le secrétaire général du FLN a soutenu que le rapprochement entre les deux formations n’était pas le fruit du hasard. Il s’est réjoui de la tenue de cette rencontre à la veille de la célébration du 60e anniversaire du déclenchement de la Révolution. Amar Saadani a réitéré son appel à la concertation en direction de tous les partis politiques. Il a rappelé les menaces qui pèsent sur l’Algérie, mais n’a nullement remis en cause la légitimité du Président qui, de son avis, n’est pas discutable. Pour sa part, Mohand Amokrane Cherifi, membre de l’instance présidentielle, a expliqué qu’il considérait le FLN comme le parti le plus important en Algérie. Concernant la rencontre avec le FLN, Mohand Amokrane Cherifi affirme que la délégation du FFS est venue avec «une page blanche» pour voir «comment partager cette expérience ensemble», avec comme objectif de «contribuer à la stabilité nationale». «Nous sommes juste un facilitateur, un trait d’union entre les différentes parties qui prendront part à cette initiative et nous allons montrer à tout le monde que notre démarche est sérieuse», a soutenu M. Cherifi. Par ailleurs, en fin d’après-midi, le FFS a rencontré Abdelkader Bensalah, secrétaire généal du RND en présence des membres du bureau politique. Le RND, explique Nouara Djaffar, ne s’est jamais opposé à une initiative qui contribuerait à rassembler les Algériens. «Nous avons répondu présent à l’appel du FFS. Nous avons échangé nos points de vue. Nous avons écouté les suggestions de la délégation du FFS et nous avons à notre tour exprimé notre vision de la situation qui prévaut dans le pays», a affirmé la porte-parole du parti. Mme Djaffar a précisé que le dernier mot revient au secrétariat national du parti, qui est la plus haute instance du RND. «Nous allons rendre compte à nos cadres et membres du bureau politique de l’objectif visé à travers l’initiative du FFS. Si la base adhère au principe de participer à cette conférence, nous contribuerons pleinement à sa réussite. Pour l’heure, nous ne sommes pas contre le principe d’aller vers un consensus», note la porte-parole du RND.  
elwatan.com | 22-oct.-2014 11:00

Saisie de 3 tonnes de kif, 11 criminels arrêtés
Les services de la Gendarmerie nationale ont saisi, avant-hier, trois tonnes de kif traité et mis hors d’état de nuire un groupe criminel transnational qui active sur l’axe Maroc, Algérie, Libye et Tunisie, a-t-on appris du commandement national. Composé d’un baron marocain et d’Algériens âgés de 18 à 50 ans, ce groupe assure, depuis la wilaya de Tlemcen, la réception, le stockage, le transport et l’écoulement de la drogue en provenance du Maroc vers les pays voisins. L’enquête a permis également la récupération de six véhicules et deux motocyclettes. Agissant sur une information faisant état d’une tentative d’introduction d’une quantité importante de drogue à partir du Maroc vers le territoire national, pour l’acheminer vers la région d’El Oued, et par la suite vers la Libye et la Tunisie, les services de la Gendarmerie nationale de Ghazaouet (Tlemcen) ont organisé un guet-apens. En effet, un dispositif de la Gendarmerie nationale a été immédiatement déployé sur les axes routiers susceptibles d’être empruntés par les narcotrafiquants. Résultat : l’interception d’un camion frigorifique de marque Isuzu transportant 970 kg de kif traité dissimulés dans une cachette aménagée dans le toit, et d’un autre véhicule touristique de marque Peugeot 406 qui servait d’éclaireur, dont les conducteurs ont réussi à prendre la fuite à la vue des gendarmes. Cependant, les investigations menées ont abouti à l’identification de six membres du réseau, dont un Marocain et le propriétaire dudit véhicule touristique. Poursuivant l’enquête, une souricière a été tendue au niveau de la ville de Maghnia, laquelle à permis l’interpellation de cinq criminels de nationalité algérienne. Leur interrogatoire immédiat s’est soldé par la localisation du domicile du nommé T. H. à Maghnia et la saisie à son domicile d’une autre quantité de kif traité de 2018 kg, ainsi que de 91 000 DA représentant les revenus de la vente de drogue. En tout, une vingtaine de perquisitions de domicile de suspects ont été effectuées et se sont soldées par l’arrestation de 11 criminels et la saisie de trois tonnes de kif traité, de 6 véhicules légers, de deux motocyclettes et 13 téléphones portables. Identifiés, trois autres narcotrafiquants, dont un baron marocain demeurent activement recherchés. L’enquête se poursuit.  
elwatan.com | 22-oct.-2014 11:00

Les pisteurs de terroristes
L’allure élancée, vêtu d’un treillis militaire, le visage recouvert d’un chèche vert, la kalachnikov accrochée en bandoulière,  bien assis sur le dos d’un chameau blanc, Ahmed fait partie de l’unité de méharistes de l’armée, se trouvant à Tarat, à 170 km au sud de la wilaya d’Illizi, elle même située au sud-est du pays, à 1850 km de la capitale. Ahmed n’a pas eu la chance de faire des études. Normal. Dans son village, la scolarisation relève du luxe. Isolée du monde,  la seule route qui relie Tarat au chef-lieu de la commune est difficilement praticable en raison du manque d’entretien.  La plus proche agglomération est Ghat, une ville du sud libyen  située à moins de 60 km seulement. Ahmed se rappelle bien des bons moments de son enfance, lorsque sa tribu rejoignait  facilement d’autres fractions vivant à Tazouni, Inehrou, à Bordj El Haouas ou à Djanet. Elle pouvait traverser tout le sud libyen en faisant une halte à Ghat, où le troc était très rentable au point d’attirer de nombreux jeunes des régions limitrophes, qui ont trouvé dans le trabendo une source de richesse durant les périodes de crise des années 1980 et 1990.  Depuis, les événements en Libye ont bouleversé la région. L’autre côté de la frontière s’est transformé en un immense marché d’armement lourd où kalachnikov, lance-missiles ou char sont moins chers que les produits alimentaires... Septuagénaire, Abdelillah Chenkiti, le chef de la tribu, est conscient de «la lourde menace»  qui guette le pays, dit-il. Le patriarche a d’ailleurs décidé de sédentariser les siens non loin du campement de la compagnie de reconnaissance et de guerre électronique de l’ANP dont dépend l’unité de méharistes. Celle-ci est composée principalement de jeunes du village, tous de parfaits chameliers et pisteurs avérés, dont l’armée a besoin pour franchir ces immenses dunes et ces terrains rocheux non carrossables, souvent utilisés aussi bien par les terroristes que par les contrebandiers et les trafiquants de drogue. Ils savent reconnaître les pas des femmes, des jeunes, de moins jeunes, faire la différence entre les chaussures qu’ils portent et connaître l’heure à laquelle ils sont passés. Ils font des rondes régulières pour collecter des informations sur tout mouvement suspect sur la bande frontalière. Même s’ils sont rémunérés, leur travail reste éreintant. Mais cela ne les empêche pas d’assumer ce qu’ils considèrent comme un «devoir» à l’égard d’une patrie qui ne les a pas gâtés. En effet, la vie dans ce village est extrêmement difficile. Grace à des forages de l’armée, l’eau nécessaire à l’agriculture coule depuis peu. Cela permet aux familles de se nourrir. D’une humilité extrême, Abdelillah refuse de parler des conditions de vie de son village. Devant notre insistance, il nous demande d’aller discuter avec les femmes, regroupées pour la circonstance de notre visite sous deux tentes, à quelques dizaines de mètres. «Nos filles ne vont pas à l’école et nos malades sont privés de soins» Habillées de leurs belles étoffes aux couleurs chaudes, elles nous accueillent au son des tambours et de chants. De nombreux enfants, pieds nus, courent devant nous, d’autres nous prennent la main comme pour nous souhaiter la bienvenue. «Cela fait longtemps que nous n’avons pas vu les gens du Nord. Pourtant, nous avons plein de choses à vous dire. Nos filles ne vont pas à l’école faute de collège, les femmes qui accouchent meurent souvent avant leurs nouveaux-nés. Les moyens de transport n’existent pas et pour se soigner, il faut quémander les médicaments de chez les militaires», lance Fatma, la cinquantaine, mère de huit enfants. Elle  nous prend la main  et nous implore de faire quelque chose pour la centaine de familles qui vivent à proximité du campement de Tarat. «Toutes ces jeunes filles qui vous entourent n’ont pas la chance de poursuivre leurs études, après le cycle primaire, parce que les parents ne les laissent pas aller au collège, situé à Illizi. Elles ne peuvent rien faire, même pas une petite formation. Les centres n’existent même pas aux alentours de Tarat. A part ceux qui travaillent avec l’armée, en tant que méharistes, nos jeunes garçons ne font rien. Ils n’ont pas de travail et ne peuvent pas accéder à des métiers. Ils désespèrent de l’oisiveté. L’armée ne peut pas recruter tous les jeunes du village», lance Fatma, avant d’être apostrophée par sa sœur, Aïcha :  «Parle-lui des nombreux enfants qui souffrent de maladies ophtalmiques. Ici nous n’avons qu’un centre de santé dépourvu de tout. Ni seringues ni médicaments. Les soins sont assurés par un infirmier qui a du mal à gérer la structure. Nous n’avons même pas de médecin et à chaque fois nous nous rabattons sur l’infirmerie de l’armée où, Dieu merci, nous sommes pris en charge. La majorité des femmes accouchent sous la tente et si par malheur, il y a une complication, nous n’avons pas d’ambulance pour l’emmener jusqu’à l’hôpital d’Illizi. A chaque fois qu’il y a une urgence, nous  sommes obligés de solliciter les moyens des militaires.» «L’eau que nous buvons n’est pas traitée. Elle provient directement des puits, ce qui a engendré de nombreuses maladies et intoxications. Nous voulons être considérés comme tous les Algériens du Nord. Nous ne demandons pas le ciel. Nous voulons juste bénéficier des bonnes conditions pour une vie décente», s’emporte Aïcha, la voix pleine coléreuse. Quelques adolescentes nous apostrophent, elles veulent lancer un appel aux autorités locales : «Nous voulons que les autorités nous construisent un collège afin que nous puissions poursuivre nos études et un centre de formation pour apprendre des métiers. Nous ne voulons pas être mariées à 16 ou 17 ans, l’âge où nous commençons à peine à voir la vie. Nous avons droit à une scolarité, alors faites en sorte que notre cri soit entendu…» «Les actions des militaires sont humanitaires, le village manque de tout…» Abdelillah, le chef du village, arrive avec les officiers de l’ANP en poste au campement. Un lieutenant, médecin de carrière, insiste sur l’aide apportée à cette population. «L’unité existe depuis longtemps, mais son effectif a été renforcé en raison des événements en Libye, notamment depuis la fermeture de la frontière. Mais vu la situation difficile des villageois, les actions des militaires sont plus humanitaires. Ce village manque de tout. Nous assurons la prise en charge sanitaire des malades, auxquels nous fournissons des médicaments. Les habitants nous sollicitent quotidiennement pour l’eau, l’électricité, les soins, le transfert à Illizi par ambulance, etc. Nous faisons ce que nous pouvons pour alléger leurs souffrances», nous dit-il.Lui-même méhariste malgré son âge, Abdelillah, prend entre les mains les rênes de son chameau. D’un seul geste, il paralyse l’animal et saute sur son dos, puis redescend rapidement en voyant le photographe pointer son appareil sur lui. «Attendez-moi quelques minutes. Les militaires sont tous en treillis, moi je vais mettre ma tenue d’apparat. Je veux que les Algériens sachent qu’il y a des hommes qui protègent leur pays, sans rechigner sur les conditions dans lesquelles ils assument cette mission. Nous ferons en sorte que nos frontières ne soient jamais franchies par les  faiseurs de malheur», précise-t-il. Au loin, quelques chameaux se reposent d’un long voyage dans le désert, en attendant une autre mission de reconnaissance. Grâce à eux, de nombreux terroristes ayant franchi la frontière ont été arrêtés ou abattus et leurs armes récupérées ; autant de contrebandiers et trafiquants de drogue ont subi le même sort. Pour l’ANP, ils constituent une force considérable qui permet d’avoir l’information en temps réel sur tout ce qui bouge au sud-est d’Illizi, tout le long de la frontière avec la Libye. Leur engagement pour la patrie n’a vraiment pas de prix et leur abnégation n’a pas d’égal.
elwatan.com | 22-oct.-2014 11:00

«Notre sécurité nationale est directement affectée»
L’armée nationale est présente sur la ligne frontalière avec la Libye  l Un état d’alerte persistera dans le temps et ne sera levé qu’une fois que la Libye aura retrouvé le chemin de la paix. L’Algérie est directement exposée aux retombées du prolongement de la crise en Libye.» Cette déclaration a été faite, hier à Alger, par le ministre des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, à l’occasion de la célébration du 20e anniversaire du Dialogue méditerranéen de l’Alliance du traité de l’Atlantique Nord (OTAN). Avec cet énième appel au règlement pacifique et rapide de la crise libyenne, le chef de la diplomatie algérienne ne cache pas la crainte de l’Algérie de voir l’impact du conflit, dans le pays voisin, déborder en dehors de ses frontières. «Les efforts que déploie l’Algérie pour le règlement de la crise libyenne et celle qui prévaut dans la Sahel, se fait, également, dans la mesure où la sécurité nationale en est directement affectée», indique M. Lamamra. «Nos voisins méditerranéens partagent avec nous cette préoccupation et notre volonté de contribuer à convaincre d’abord les frères libyens de redécouvrir les vertus du dialogue inclusif», rappelle le même responsable comme pour insister sur l’urgence d’un règlement rapide de la crise et éviter un enlisement dangereux pour tous. Le dialogue interlibyen, qu’Alger appelle de tous ses vœux, ne connaît toujours pas son amorce du fait de la persistance de certaines parties libyennes à faire parler les armes et imposer leurs visées par l’usage de la force. «L’Algérie veut convaincre les Libyens de se diriger vers une réconciliation nationale garante d’une consolidation de la légitimité des institutions et d’une mobilisation de tous les moyens et ressources pour reconstruire ce pays dévasté par la guerre et des confrontations fratricides», affirme le ministre, en notant que la communauté internationale est consciente que les crises qui «tardent à trouver des solutions durables se dégradent de manière insoupçonnée pour prendre des proportions et des dimensions difficilement gérables». Le ton adopté par le ministre est celui de la solennité et de la gravité, appelant à n’en point douter à plus de responsabilité de la part de tous les acteurs libyens et régionaux pour faire aboutir la solution pacifique de toute urgence. De son côté, l’Algérie, a-t-il dit, veille à «ce que ses frontières ne soient pas utilisées à des fins de déstabilisation vers l’intérieur du territoire national comme vers les territoires des pays voisins». Une précision qui reflète la situation d’alerte qu’occupe l’armée nationale sur la ligne frontalière avec la Libye. Un état d’alerte qui persiste dans le temps et ne sera levé qu’une fois que la Libye aura retrouvé le chemin de la paix perdue. Le ministre assure que le terrorisme international «ne constitue plus aujourd’hui une menace sérieuse, ni à la sécurité ni à la l’économie nationale de l’Algérie, mais reste une menace pour la sécurité des personnes et des biens». Ce qui, ajoute-t-il, constitue une source de préoccupation et sollicite la mobilisation de grands moyens de l’Etat et la vigilance de tous les citoyens. La menace terroriste en Méditerranée, précise M. Lamamra, «nécessite une réponse collective fondée sur le dialogue et la cohérence… La sécurité de cette région est inséparable du règlement de la crise dans le Sahel». Le premier round de dialogue entre parties libyennes en conflit devait débuter en ce mois d’octobre, mais la persistance des conflits armés, notamment du fait des milices islamistes ne reconnaissant pas la légitimité du Parlement élu en juin dernier, amoindrit les chances de dialogue et de règlement pacifique de la crise. Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon avait effectué, il y a plus d’une semaine, une visite surprise en Libye afin d’appeler toutes les parties à donner une chance au dialogue. «Sans un arrêt immédiat des affrontements et sans le rétablissement d’une paix durable, prospérité et vie meilleure seront un rêve lointain», avait-il averti.
elwatan.com | 22-oct.-2014 11:00

On vous le dit
- Harcèlement au technicum de Sidi Moussa Des jeunes lycéennes du technicum de Sidi Moussa sont en train de vivre un calvaire et pourraient même devenir dépressives. En effet, leur enseignante de géographie — qui n’ en est pas à son coup d’essai — et leur «professeur» de sciences islamiques les harcèlent quotidiennement, leur ordonnant de porter le hidjab, ce qu’elles refusent de faire. Leurs familles envisagent de porter plainte auprès de l’inspection académique si de tels comportements intolérables continuent à perturber la scolarité de leurs enfants. La directrice pour  sa part pour l’instant n’a pas réussi à remettre à leur place les deux enseignants. En attendant, ces derniers cherchent toujours à imposer leur loi. - Ça gronde au CNRC ! Le mécontentement semble gagner les employés du Centre national du registre du commerce (CNRC), qui n’arrivent plus à comprendre les injonctions du ministère du Commerce qui a réduit le CNRC à un simple support logistique et de recrutement par excellence. Ainsi, en plus des recrutements faits par le ministère de tutelle pour ses besoins  et qui alourdissent  la masse salariale du CNRC, les employés dénoncent les agissements du chef de cabinet dudit ministère, qui s’est octroyé un véhicule neuf du CNRC avec dotation mensuelle en carburant pour le mettre à la disposition uniquement de son épouse, et ce, à l’insu du ministre. - Du luxe pour le secrétaire général de l’UGTA Sonatrach Au moment où les employés de Sonatrach ne cessent de se plaindre de l’exiguïté des espaces de travail, le secrétaire général du syndicat Sonatrach a bénéficié d’un siège de trois étages très luxueux en plein centre d’Alger. Cette attribution, ordonnée du temps de l’ex-PDG, Abdelhamid Zerguine, et réceptionnée dernièrement, a été précédée par l’octroi à ce dernier de deux appartements appartenant à Sonatrach à Boumerdès. C’est ce deal entre l’ancien PDG et le secrétaire général du syndicat que dénoncent avec force les cadres de Sonatrach. - La garde rapprochée de Sellal en «grève de la faim»! Lors de son déplacement à Bordj Badji Mokhtar, la délégation conduite par le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, a sollicité les services de la compagnie Tassili Airlines du groupe Sonatrach pour ce déplacement. Juste avant le décollage, une altercation a opposé un steward de Tassili Airlines, qui s’en est pris à la garde rapprochée de Sellal, en lui disant que c’est lui le maître à bord. La réaction de ladite garde a été de refuser de manger tout ce qui leur a été servi à bord de l’avion lors de tout le périple de Abdelmalek Sellal. - Oscar Pistorius condamné à 5 ans de prison Le champion paralympique, Oscar Pistorius, condamné mardi à cinq ans de prison pour homicide involontaire, a été transféré à la prison de Pretoria peu avant 13h (11h GMT), a indiqué à  l’AFP l’administration pénitentiaire.  «Il est déjà installé à la prison de Kgosi Mmapuru, à Pretoria», a   déclaré Manelisi Wolela, fonctionnaire des services pénitentiaires. Après presque huit mois d’un procès où il comparaissait libre, Pistorius a été arrêté  dès l’énoncé du verdict.  
elwatan.com | 22-oct.-2014 11:00

L’Unpef «satisfaite» de sa grève
L’Union nationale des personnels de l’éducation et de la formation (Unpef) s’est réjouie hier de «la large mobilisation» des fonctionnaires qu’a enregistré la grève d’une journée à laquelle elle a appelé. La grève a enregistré une large adhésion des travailleurs de l’éducation nationale», a estimé le chargé de communication de cette organisation syndicale qui a été organisé, a-t-il précisé, «des sit-in devant les directions de l’éducation nationale pour faire passer un message aux pouvoirs publics de répondre aux doléances et préoccupations des fonctionnaires de l’éducation déjà incluses dans un précédent accord commun signé entre le ministère de l’Education nationale, la Fonction publique et l’Unpef». En fait, le courroux de cette frange de fonctionnaires vient du fait que, selon Messaoud Amraoui, «plusieurs des points conclus lors de cet accord commun n’ont pas été inclus dans l’instruction ministérielle du 22 septembre 2014». «L’instruction ministérielle 004/2004 du 22 septembre dernier a fait fondre l’espoir des fonctionnaires de l’éducation, en raison du fait qu’elle n’a pas respecté les accords conclus sous les auspices du Premier ministre», lit-on dans une déclaration de ce cette organisation. C’est pourquoi l’Unpef demande une «intervention urgente» des pouvoirs publics pour une réponse positive aux doléances des fonctionnaires de l’éducation, entre autres le règlement de la question inhérente à l’intégration des professeurs de l’enseignement moyen et primaire aux catégories compatibles avec leur niveau, le droit à la promotion dans leur carrière et aussi leur reclassement dans la catégorie 10 et l’intégration du personnel technique des laboratoires dans le statut de l’éducation nationale. L’Unpef appelle au respect et à l’application de ce qui est convenu dans les accords précédents, faute de quoi elle n’écarte pas l’éventualité de durcir le ton, après la tenue de son conseil national, début novembre prochain. Mais au lieu des grèves qui ne porteraient que préjudice aux élèves en cette période de devoirs et d’examens, ne faudrait-il pas mieux, pour ce syndicat, saisir la main tendue de la première responsable du secteur qui n’a, jusque-là, jamais fermé les portes du dialogue à ses partenaires sociaux ? Pas plus tard qu’avant-hier, le ministère de l’Education nationale a convié les syndicats de son secteur à une nouvelle rencontre, les 24 et 25 novembre prochain. «Dans le cadre du dialogue organisé et suite aux rencontres de travail tenues en juillet et août 2014 avec les partenaires sociaux, le ministère de l’Education nationale reprend la concertation avec ses partenaires sociaux les 24 et 25 novembre», selon un communiqué. Mme Benghebrit s’était engagée, dès la rentrée scolaire, à recourir au «dialogue permanent et régulier avec les syndicats relevant du secteur pour le règlement des problèmes ‘‘en suspens’’». «Un règlement qui exige, avait-elle précisé, les moyens nécessaires et un agenda.»
elwatan.com | 22-oct.-2014 11:00

3 km livrés à la circulation en 15 mois
Le groupe ETRHB Haddad, une entreprise défaillante, n’a pas achevé les travaux dans les délais impartis. La cadence des travaux de la mise à niveau du tronçon autoroutier Lakhdaria-Bouira, long de 33 km n’avance plus. Attribué de manière illégale, de gré-à-gré, par l’ex-ministre des Travaux publics, Amar Ghoul, au groupe ETRHB Haddad, pour un délai de 15 mois, l’entreprise en charge des travaux a battu tous les records. En 15 mois, seulement trois kilomètres ont été livrés à la circulation automobile, a-t-on constaté sur place. Bricolage et laisser-aller, voire laxisme des pouvoirs publics qui, en dépit de toutes les mises en garde pour que ce projet soit livré dans les délais, n’ont abouti à rien. Au contraire, le chantier a enregistré plusieurs arrêts injustifiés. Les récentes sorties sur chantier du ministre des Travaux publics, Abdelkader Kadi, appuyées par celles du wali de Bouira, exhortant l’entreprise en question à surmonter toutes les contraintes et achever les travaux dans les délais, n’ont pas fait réagir l’ETRHB qui continue de bâcler le travail. Un fait qui illustre de plus en plus que le groupe ETRHB reste intouchable. Sinon, comment expliquer qu’en 15 mois, seulement 3 km ont été livrés, soit une moyenne de 200 mètres par mois ? Un record. Il est utile de préciser que ce tronçon de l’autoroute Est-Ouest Lakhdaria-Bouira se trouve toujours dans un état de délabrement. Confiée à l’entreprise ETRHB, cette mise à niveau consiste à traiter les zones d’instabilité et les sections dégradées et à refaire les enrobés au niveau du tronçon. Ledit tronçon est marqué par une dégradation inquiétante de la chaussée, ce qui se répercute négativement sur la circulation automobile. Le trajet Lakhdaria-Bouira est un vrai calvaire pour les automobilistes, pénalisés par la dégradation de la chaussée en plusieurs endroits, notamment à l’approche du viaduc Oued Rekham, des deux tunnels de Aïn Chriki et de la descente de Djabahia. Autre défaillance propre au groupe ETRHB Haddad, outre les retards dans la réalisation, celle relative à la qualité des travaux. Fréquemment, une fois achevés, les projets accordés à ce groupe souffrent de remise en cause de la qualité des opérations. Et les exemples ne manquent pas. Les cas du doublement de la RN36 reliant la ville de Aïn Benian à Boufarik et d’autres projets dont il a bénéficié dans le secteur des travaux publics dans la wilaya de Bouira illustrent cette situation. Cependant, l’entreprise n’a jamais été inquiétée ni encore rappelée à l’ordre par les maîtres d’ouvrage, pourtant censés veiller à garantir une bonne exécution des travaux.  
elwatan.com | 22-oct.-2014 11:00

Ouargla : Un policier se tue avec son arme
Un policier de 40 ans, célibataire, se serait donné la mort, hier, avec son arme de service dans les locaux du commissariat du 5e arrondissement à El Khafdji, à 5 km du chef-lieu de la wilaya, dans l’extension urbaine de Ouargla. L’officier a été retrouvé mort par ses collègues dans son propre bureau, peu après son arrivée au travail. Ses collègues ont entendu deux coups de feu, une demi-heure après sa venue, et se sont précipités à l’intérieur. Ils l’ont transféré en urgence vers l’hôpital Mohamed Boudiaf où les médecins ont constaté la mort. La dépouille a été évacuée vers le service de médecine légale pour autopsie. Un court communiqué de la sûreté de la wilaya de Ouargla faisait savoir, en fin de journée, qu’une enquête a été ouverte pour élucider cette affaire, dont le déroulement et les causes restent mystérieux, d’autant plus que des sources proches du médecin légiste de Ouargla affirment que la thèse d’un homicide n’est pas exclue.  
elwatan.com | 22-oct.-2014 11:00

Boumerdès : Onze harraga secourus au large de Dellys
  Pas moins de onze migrants clandestins ont été secourus dans la nuit de lundi à mardi par les gardes côtes au large de Dellys, à 50km à l’Est de Boumerdès, a-t-on appris de source locale.   Ces malheureux harraga, dont l’âge varie entre 21 et 37 ans, ont été interceptés à bord d’une embarcation de fortune restée en panne en haute mer quelques heures après son départ de la côte la région, précise la même source.   « Ils ont été sauvés in-extremis car ils sont restés pas moins de 12 heures à attendre l’arrivée des secours suite à une panne technique dans leur embarcation »,indique un pêcheur de la localité ajoutant que les harraga avaient pris le large dans la nuit de samedi pour rallier la Péninsule Ibérique.   
elwatan.com | 21-oct.-2014 16:56

Quelle suite pour le mouvement des policiers ?
Aucune réaction n’a été enregistrée du côté des policiers protestataires quant aux résultats du Conseil interministériel de dimanche, ayant traité leur plateforme de revendications. Ni satisfaction ni déception. Après avoir investi la rue de manière brusque et musclée et s’être rassemblés deux journées de suite devant la présidence de la République, les éléments des Unités républicaines de sécurité (URS) se murent dans un silence étrange.   Les policiers se sont-ils finalement contentés du peu et accepté les mesures annoncées par le biais d’un communiqué sanctionnant le Conseil interministériel présidé par le Premier ministre, Abdelmalek Sellal ? Craignent-ils des sanctions ? Ont-ils subi des pressions pour ne plus sortir dans la rue, au risque de troubler l’ordre public qu’ils sont censés préserver ? Que s’est-il passé depuis jeudi dernier, date de la levée de leur rassemblement devant la Présidence ? Le gouvernement a-t-il pris langue avec les représentants des protestataires et a-t-il réussi à les convaincre d’apaiser la situation ? Il faut souligner que le gouvernement n’a pas cédé sur les principales revendications de ces policiers. Il n’a pas autorisé la création d’un syndicat. Et le Directeur général de la Sûreté nationale, dont le départ a constitué leur première revendication, est toujours au poste. Même les revendications d’une retraite après 20 ans de service et d’une pension de 10 000 DA pour les femmes au foyer n’ont pas été accordées. Le gouvernement semble avoir préféré gérer la colère d’un corps constitué plutôt que de céder sur des points qui pourraient soulever une grosse vague de protestation de l’ensemble des fonctionnaires. Les policiers ont-ils donc renoncé définitivement à leur mouvement de protestation ? Sont-ils en train de préparer un autre mouvement dans la discrétion comme ils l’ont fait la dernière fois ? Cette vague de protestation des policiers a eu un impact impressionnant de par son effet de surprise. Car personne ne s’y attendait. Le silence de ces policiers a-t-il un lien avec des rumeurs qui circulent sur d’éventuelles mesures de sanction qui seraient prises contre des «éléments» qui auraient été à l’origine de cette «révolte» dans le corps de la police ? Aussi, beaucoup de gens s’interrogent aujourd’hui sur le sort du général-major Abdelghani Hamel en tant que Directeur général de la Sûreté nationale. Des noms, de son probable successeur, ont été mis sur la place publique et circulent sur les réseaux sociaux. Va-t-il rester à la tête de la police ? Ou préfère-t-il regagner son corps habituel, à savoir la Gendarmerie nationale ? On ne le sait toujours pas. Une chose est sûre : la conférence qu’il devait animer hier aurait été annulée en raison de cette nouvelle situation créée par le coup de colère des policiers des URS.
elwatan.com | 21-oct.-2014 11:00

Les boulangers menacent d’une grève en novembre
Le Comité national des boulangers se réunira les 9 et 10 novembre prochain à Alger, pour interpeller les autorités concernées sur le dossier de la subvention des matières premières et la révision du prix du pain. «Nous constatons avec regret que toutes les négociations menées au cours des multiples réunions tenues l’an dernier avec le ministère du Commerce sont restées sans suite. Le comité n’écarte pas l’éventualité d’une grève ouverte.» «La situation est intenable. Des boulangers ferment car ils exercent dans la précarité», s’alarment les représentants de ce comité. Les boulangers du Sud sont, eux, plus pénalisés par la majoration des coûts de la matière première et autres segments entrant dans la fabrication de ce produit essentiel. Le dossier «pain» et de la révision de la subvention est au même stade «depuis dix ans», regrette M. Larbaoui, président du Comité national des boulangers, qui rappelle que les boulangers sont en train de supporter à «eux seuls» l’impact de la hausse des coûts des intrants de la production de cette matière indispensable. Le comité interpelle le gouvernement pour prendre des mesures pour «un prix plus réaliste». Il est impossible de concevoir un avenir pour cette filière avec ce système de subvention en vigueur depuis une dizaine d’année. Les boulangers accèdent certes à la principale matière première à des prix subventionnés, à raison de 1900 DA le quintal de farine. Mais c’est sans compter les autres coûts, dont l’énergie, les retombées de la concurrence déloyale et surtout l’indisponibilité de la main-d’œuvre. Ainsi, les boulangers réclament au gouvernement de libérer le prix du pain en subventionnant le consommateur au lieu de jeter des milliards dans le soutien de matières détournées pour les productions industrialisés. Selon l’Union générale des commerçants et artisans algérien (UGCAA), plus de 40 millions de baguettes sont produites quotidiennement. Le pays compte près de 21 000 boulangers dont 6000 exercent avec une carte d’artisan.  
elwatan.com | 21-oct.-2014 11:00

Un juge algérien à Paris
Au lendemain du départ d’Algérie du juge français Marc Trévidic, un juge algérien a pris, dimanche, l’avion à destination de Paris pour enquêter à son tour sur l’affaire de l’assassinat des moines de Tibhirine de l’autre côté de la Méditerranée. La dépêche de l’AFP qui annonce ce départ souligne, en citant une source proche du dossier, que «le juge algérien du pôle spécialisé dans les affaires de terrorisme et le crime organisé était accompagné de deux collaborateurs et doit entamer son travail aujourd’hui». Le nom du juge reste quant à lui secret, tout comme ce dossier qu’on épluche 18 ans après le déroulement des faits. Si la venue à Alger de Marc Trévidic a bénéficié d’une large médiatisation, son séjour et son départ ont par contre été entourés de discrétion. L’opinion publique a été informée de sa présence à l’exhumation des têtes des moines durant son séjour, mais sans aucune autre précision. A quelle conclusion les juges et experts français et algériens sont-ils parvenus ? Les sources d’information se tarissent pendant que l’instruction suit son cours. Si les juges Marc Trévidic et Nathalie Poux étaient accompagnés, durant leur séjour discret en Algérie, par des experts en génétique et en radiologie afin de s’assurer de l’identité des crânes inhumés et déterminer si des impacts de balle ou des indices de décapitation post mortem sont révélés, le séjour parisien du juge algérien sera consacré, quant à lui, à l’audition de deux anciens responsables des services secrets français. Il s’agira d’interroger Pierre Le Doaré, ancien chef d’antenne de la DGSE à Alger au moment des faits, c’est-à-dire en 1996, ainsi que Jean-Charles Marchiani, ancien officier de ce service, qui avait été chargé de négocier une rançon auprès du Groupe islamique armé (GIA). Ce groupe, dirigé par Djamel Zitouni, avait revendiqué le 21 mai 1996 l’assassinat des moines, deux mois après leur enlèvement. Marchiani, auditionné par le juge français Marc Trévidic en 2002, avait affirmé que le président Jacques Chirac l’avait mandaté «pour négocier une rançon auprès du GIA, avant qu’Alain Juppé, alors Premier ministre, ne mette fin à cette opération». Ce qui, selon Marchiani, avait «signé l’arrêt de mort des moines». Pierre Le Doaré aura aussi à répondre aux questions du juge algérien sur le fait d’avoir reçu l’émissaire du GIA à l’ambassade de France muni d’un enregistrement audio des moines. Le juge antiterroriste français Marc Trévidic avait lui aussi demandé à auditionner des témoins algériens sur cette affaire, mais il a essuyé un refus de la part des autorités algériennes, qui ont proposé de faire-elles mêmes les interrogatoires et de transmettre les procès-verbaux aux juges français. Les témoins concernés par la demande française sont au nombre d’une vingtaine, dont les présumés geôliers des moines trappistes, des repentis, ainsi que Amari Saïfi alias Abderrezak El Para.     
elwatan.com | 21-oct.-2014 11:00

Les ministres italien et qatari de la Défense à Alger
Le général de corps d’armée, Ahmed Gaïd Salah, vice-ministre de la Défense nationale, s’est entretenu, hier, à Alger avec la ministre italienne de la Défense, Roberta Pinotti, qui effectue une visite en Algérie. Les entretiens entre les deux ministres ont porté sur l’état de coopération militaire bilatérale et les perspectives de sa consolidation et son élargissement à d’autres domaines d’intérêt mutuellement bénéfique, a-t-on indiqué. Les deux parties ont également échangé les avis et les points de vue autour des questions d’intérêt commun, «notamment la situation sécuritaire prévalant dans la sous-région du Sahel et les pays du voisinage». Le même jour, le vice-ministre de la Défense a également reçu le ministre d’Etat qatari aux Affaires de défense, le général-major Hamed Ben Ali Al Attiyah, qui effectue une visite officielle en Algérie, a indiqué le ministère de la Défense nationale dans un communiqué. Cette visite de deux jours intervient à l’invitation du général de corps d’armée, Ahmed Gaïd Salah, vice-ministre de la Défense nationale, chef d’état-major de l’Armée nationale populaire (ANP). Les deux parties auront, à cette occasion, des entretiens «pour faire le point sur les relations de coopération militaire et entrevoir les voies et moyens susceptibles de les consolider et les étendre à d’autres domaines d’intérêt fructueux et bénéfique pour les armées des deux pays frères», précise la même source.
elwatan.com | 21-oct.-2014 11:00

Le troisième round entamé aujourd’hui
Le dialogue intermalien inclusif, qui devait commencer dimanche, a été reporté à aujourd’hui pour des «raisons techniques. «La reprise du dialogue intermalien a été reportée pour des raisons techniques. Certains membres de délégations devant être à Alger ne sont pas encore arrivés», a indiqué M. Ayadi dans une déclaration à la presse, exprimant son souhait de voir «toutes les parties concernées présentes à la cérémonie (d’ouverture du troisième round du dialogue)».  Le diplomate algérien a, par ailleurs, annoncé qu’une réunion regroupant les chefs de délégation et l’équipe de médiation a été consacrée à l’examen d’«un certain nombre de sujets liés à ce dialogue». «La médiation a travaillé durant toute l’après-midi (lundi) pour mettre au point l’ensemble du calendrier du processus et examiner un certain nombre de points liés à ce dialogue intermalien», a précisé M. Ayadi, avant d’ajouter qu’«il ne faut pas chercher là où elles ne se trouvent pas d’autres explications à ce report».  La reprise du dialogue entre les parties maliennes, en présence de l’équipe de médiation, était initialement prévue lundi avec le début du round «Alger III» des pourparlers entre le gouvernement malien et les représentants des groupes politico-militaires du Nord ayant adhéré au processus de négociation sous la houlette de l’Algérie, chef de file de la médiation. Prennent également part à ce dialogue, «étape de négociation des questions de fond», la Cédéao, l’ONU, l’UA, l’OCI, l’UE, le Burkina Faso, la Mauritanie, le Niger, le Tchad et le Nigeria en tant que parties de la médiation. Une «feuille de route» et une «déclaration de cessation des hostilités» avaient été signées en juillet dernier au terme de la phase initiale des pourparlers, en vue de préparer les conditions nécessaires pour l’émergence d’une solution globale et négociée au problème des régions nord du Mali. Les deux documents constituent une assise solide à «la plate-forme préliminaire d’entente visant à trouver une solution définitive à la crise malienne» et la Déclaration d’Alger, qui avait engagé les parties maliennes à œuvrer au renforcement de la dynamique d’apaisement en cours et s’engager dans le dialogue intermalien inclusif dans le cadre du respect de la préservation de l’intégrité territoriale du Mali.  Lors de la réunion préparatoire du troisième round de négociation, le ministre des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, a rendu hommage à l’ensemble des parties maliennes ayant répondu à l’invitation d’y assister. Le ministre malien des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, soutenant que le processus de dialogue «avance et fait des progrès», a renouvelé la confiance de son pays à l’Algérie qui, a-t-il affirmé, «conduit la médiation entre les parties maliennes avec beaucoup de dextérité, de patience et d’efficacité». A la veille de la reprise des négociations, le Conseil de sécurité de l’ONU avait, pour sa part, appelé les parties maliennes à «négocier de bonne foi» pour parvenir à un accord de paix durable. Les membres du Conseil, qui avaient salué «le rôle de facilitateur joué par l’Algérie», avaient appelé «les parties maliennes à respecter pleinement leurs engagements inscrits dans la feuille de route signée le 24 juillet 2014 et à s’impliquer de bonne foi et avec un esprit de compromis dans les pourparlers de paix à Alger».  Ils ont aussi exhorté «toutes les parties à respecter pleinement l’accord de cessez-le-feu du 23 mai 2014 ainsi que la déclaration de cessation des hostilités signée à Alger le 24 juillet 2014 et éviter toute action qui pourrait mettre en péril les perspectives de paix».
elwatan.com | 21-oct.-2014 11:00

Des cadres évoquent les «erreurs» de gestion de Hamel
De hauts cadres de la police, en activité ou à la retraite depuis peu, reviennent sur la situation au sein du corps de la Sûreté nationale. Sous le couvert de l’anonymat, nos interlocuteurs sont unanimes à qualifier de «gravissime» la marche de leurs collègues sur la Présidence, tout en déclarant être «compréhensifs» à leur égard. Pour comprendre ce qui s’est passé, disent-ils, il faut revenir à la gestion de cette institution depuis la nomination de Abdelghani Hamel à sa tête. «Les agents de l’ordre public, qui ont organisé la manifestation, ont eu le courage que leurs aînés, victimes ou témoins d’abus, n’ont pu avoir. La peur tétanisait nombre d’entre nous en raison des mesures de représailles qui ont touché les plus méritants des cadres de la police. Certains ont derrière eux des années de sacrifice dans le cadre de la lutte antiterroriste», révèlent nos interlocuteurs. Selon eux, le DGSN a commis de nombreuses erreurs. «Dès qu’il est venu, il a commencé par neutraliser le service des Renseignements généraux, qui dépendait depuis l’indépendance de la direction générale. Il l’a tout simplement réduit à un petit service rattaché aux sûretés de wilaya, réduisant ainsi tous ses pouvoirs. En parallèle, il utilisait l’Inspection générale des services (IGS), rattachée à son cabinet, pour faire passer les mesures disciplinaires sans recours et souvent arbitraires. Les victimes se comptent par dizaines, et elles n’ont même pas le droit de se défendre…» Mieux, disent-ils, «ces quatre dernières années, nous assistons à une véritable banalisation des grades et des fonctions. De nombreux policiers, qui avaient le grade d’officier en 2002, se retrouvent en 2012 promus divisionnaires. Pourtant, la réglementation est très claire à ce sujet. Il faut au moins 20 ans d’exercice pour passer du grade d’officier à celui de divisionnaire. Des chefs de sûreté de daïra, promus en quelques années au poste de chef de sûreté de wilaya, des chefs de sûreté de wilaya qui se voient propulsés au grade de contrôleur en un temps record…. Mieux, le directeur général a créé un poste d’inspecteur régional qui coiffe plusieurs sûretés de wilaya, mais qui ne dépend pas de l’inspection générale mais du cabinet. Ils sont au nombre de six répartis à travers le pays, comme c’est le cas pour les Régions militaires ou la gendarmerie. Ce qui est bizarre c’est qu’ils ne sont pas prévus par la réglementation. Ils travaillent directement avec le DG et l’inspection générale n’a aucune autorité sur eux», explique-t-on. La gestion des ressources humaines, notent-ils, a été «fortement marquée par des erreurs d’appréciation et des abus. Tous les pouvoirs ont été concentrés entre les mains du directeur des ressources humaines. Les chefs de sûreté de wilaya n’ont pas le droit de déplacer un seul agent de l’ordre public d’un service à un autre sans l’accord du DRH, alors qu’avant, cette mesure relevait de leurs prérogatives». Durant ces quatre dernières années, ajoutent-ils, le nombre de mouvements dans les rangs de l’institution a dépassé celui opéré depuis l’indépendance. Durant les trois mois qui ont suivi son installation, en juillet 2010, le DGSN a donné le ton en relevant 23 chefs de sûreté de wilaya, restés sans poste pour des raisons inconnues.  Nos sources estiment que depuis son arrivée, le DGSN a creusé le fossé entre lui et une bonne partie de ses troupes. «Même au sein de la DGSN, la méfiance est de mise. Lors des réunions, les cadres sont fouillés, leurs armes et téléphones confisqués, avant de passer par un portique de détection des métaux que ses proches collaborateurs trimballent partout où le DGSN doit rencontrer ses subordonnés», raconte-t-on. Nos interlocuteurs trouvent la réaction des agents de l’ordre public «prévisible». «Ce sont des jeunes qui ne sont pas encore dans le bain pour mesurer la gravité de leur action, même si elle est légitime. Sachez que depuis l’arrivée de Hamel, il n’y a jamais eu de concours de recrutement. Les jeunes recrues passent uniquement le test psychologique et une visite médicale. Le tri d’antan ne se fait plus. On recrute de tout… Alors si aujourd’hui, des agents de l’ordre public exigent le départ du DGSN, c’est parce que ce dernier a tout fait pour casser l’échelle des grades au sein de l’institution», concluent nos sources.  
elwatan.com | 21-oct.-2014 11:00

Sellal veut rassurer les populations du Sud
En visite hier à In Guezam et Bordj Badji Mokhtar, le Premier ministre reconnaît que la situation est difficile aux frontières. Il a rendu hommage à l’engagement de l’ANP pour sécuriser la région. Tamanrasset De notre envoyé spécial Il n’y a pas de Daech en Algérie», estime le Premier ministre, Abdelmalek Sellal. C’est dans la région d’In Guezzam, frontalière avec le Niger, que le premier responsable du gouvernement s’exprime pour la première fois sur la naissance d’un mouvement terroriste se réclamant de la nébuleuse Daech. Un groupe qui a signé son premier acte sanglant en décapitant le touriste français Hervé Gourdel, en septembre dernier, dans les montagnes de Kabylie. Sans faire référence à l’exécution de l’otage français, Abdelmalek Sellal salue les efforts de l’Armée populaire nationale (ANP), des services de sécurité et de la diplomatie algérienne dans la stabilisation de la région. «Il est impensable que Daech s’installe en Afrique du Nord. L’Algérie ne connaît pas Daech ni de près ni de loin», a-t-il lancé devant les élus locaux et les représentants de la société civile d’In Guezzam, réunis hier dans la salle de conférences de cette commune. Abdelmalek Sellal a affirmé que son déplacement dans les régions frontalières d’In Guezzam et Bordj Badji Mokhtar (wilaya d’Adrar) revêt un caractère sécuritaire, d’autant que la situation aux frontières est difficile. Dans ce sens, il rend hommage aux éléments de l’ANP et des services de sécurité pour le rôle qu’ils jouent dans la stabilité et la sécurité du pays. «Nous avons une armée forte et nous allons la renforcer davantage. Mais l’ANP seule ne suffira pas. Vous devez agir sur vos relations dans les pays voisins pour l’aider dans sa mission», dit-il à l’adresse de la population locale. Il rappelle, dans ce sens, le principe intangible selon lequel le rôle de l’armée nationale se limite à la sécurisation des frontières. «La politique algérienne est claire : l’armée n’a pas de rôle à jouer en dehors des frontières. Elle est le garant des frontières», insiste-t-il. Abdelmalek Sellal affirme, en revanche, que l’Algérie joue un rôle dans la stabilité de la région grâce à sa diplomatie : «Nous avons une diplomatie forte, qui œuvre à la sécurité et la paix avec tous les pays voisins. Nous avons aidé la Tunisie et nous allons refaire le même travail avec la Libye pour rétablir les voies du dialogue.» Evoquant la question de l’ouverture de la frontière avec le Mali, qui est une revendication des commerçants de Tamanrasset, il précise : «Nous sommes dans le besoin d’ouvrir la frontière avec le Mali, mais cela ne pourra pas se faire sans le retour de la sécurité et la stabilité.»Pour la lutte contre le crime organisé et la contrebande, il recommande aux responsables des Douanes de revoir leur dispositif et de travailler en étroite collaboration avec l’armée et les services de sécurité. Revenant toujours sur l’objectif de sa visite d’hier, le Premier ministre annonce également une prochaine tournée dans les régions frontalières avec la Libye, en l’occurrence Debdeb et Bordj Omar Dris, dans la wilaya d’Illizi. Outre l’aspect sécuritaire, Abdelmalek Sellal évoque aussi l’action de son gouvernement. Selon lui, «le gouvernement Bouteflika ne fait pas que des promesses électoralistes». «Des gens nous accusaient, lors de nos tournées avant la présidentielle, de faire dans la campagne électorale. Notre présence ici constitue un démenti à ces gens», déclare-t-il. Selon lui, ces régions frontalières seront aidées à se développer économiquement : «Il y a des réalisations qui sont concrètes, mais il y aussi des lacunes que nous allons combler avec le lancement de nouveaux programmes.» Dans ce sens, Abdelmalek Sellal annonce la priorité accordée aux jeunes du Sud dans le recrutement au niveau des Douanes et des institutions publiques : «Désormais 70 à 75% des recrutements dans le corps des Douanes devront être consacrés aux jeunes de la région.» Toujours sur sa lancée, Abdelmalek Sellal, dénonce ceux qui «veulent décourager le gouvernement en semant le désespoir». «Je serai le 10 novembre prochain à Oran et vous allez voir les réalisations de l’Algérie de 2014. Ils veulent nous décourager et nous noircir la vie. Mais nous avons les moyens humains et matériels qui nous permettent d’avancer, car notre politique est basée sur la confiance», soutient-il.
elwatan.com | 21-oct.-2014 11:00

L’Unpef appelle à une journée de grève pour aujourd’hui
Un appel à la grève du syndicat Unpef pour aujourd’hui dans le secteur de l’éducation concernera les trois paliers, qui sont en pleine période de devoirs. Alors que les élèves sont dans le vif des devoirs, l’Union nationale des personnels de l’éducation et de la formation (Unpef) a appelé à une journée de grève pour aujourd’hui. Cette action touchera, selon le chargé de communication de l’Unpef, Messaoud Amraoui, toutes les catégories de fonctionnaires de l’éducation et se traduira par un arrêt des cours à travers les trois paliers, qui sera suivi de sit-in devant les directions de l’éducation nationale. L’Unpef compte, à travers cette action, réclamer une nouvelle fois l’application des protocoles d’accord déjà conclus au courant de l’année 2014 entre l’Union et le ministère de l’Education nationale, relatifs au règlement de la question inhérente à l’intégration des professeurs de l’enseignement moyen et primaire aux catégories compatibles avec leur niveau. L’Unpef revendique également, en ce qui concerne les adjoints de l’éducation, le droit à la promotion dans leur carrière et aussi leur reclassement dans la catégorie 10. Il est également exigé l’intégration du personnel technique des laboratoires dans le statut de l’éducation nationale. Les corps communs seront également concernés par ce mouvement de protestation, selon notre interlocuteur ; ils réclament toujours la suppression de l’article 87 bis et leur intégration dans le corps de l’éducation. «Nous regrettons qu’aucun de ces points n’ait été résolu par la tutelle», nous a indiqué Messaoud Amraoui, qui promet «des actions d’envergure au mois de novembre dans le cas où le département de Mme Benghebrit continue à faire la sourde oreille». L’Unpef compte tenir son conseil national début novembre, pour décider des suites à donner à son mouvement. Il convient de rappeler qu’une délégation de ce syndicat avait été reçue, au mois d’août dernier, par la ministre de l’Education nationale, Nouria Benghebrit, une rencontre au cours de laquelle les deux parties avaient examiné les revendications des travailleurs affilés à ce syndicat.   
elwatan.com | 21-oct.-2014 11:00

On vous le dit
- Fin officielle de l’épidémie d’Ebola au Nigeria L’Organisation mondiale de la santé a déclaré hier la fin officielle de l’épidémie d’Ebola au Nigeria, au terme   d’une période de 42 jours —soit deux périodes d’incubation de 21 jours—  depuis la confirmation du dernier cas. «L’épidémie d’Ebola a été stoppée au Nigeria. Il s’agit d’une réussite spectaculaire qui montre au monde entier que l’Ebola peut être stoppé», a   déclaré le représentant de l’OMS au Nigeria, Rui Gama Vaz, lors d’une conférence de presse à Abuja. - Le tapis et la kheïma naïlis, attractions d’une rencontre culturelle à Sidi Bel Abbès Le tapis et la kheïma naïlis sont les principales  attractions à Sidi Bel Abbès, à la faveur d’une semaine culturelle de la wilaya  de Djelfa, ouverte dimanche soir à la maison de la culture Kateb Yacine dans  la capitale de la Mekerra. Un programme varié reflétant la richesse de la culture de la région  de Djelfa est proposé au public belabésien, comportant plusieurs expositions  et spectacles montés par des artistes et artisans de cette wilaya steppique.  Le visiteur a eu également à apprécier les costumes et les plats traditionnels,  les arts et les chants naïlis et la poésie populaire, à l’occasion de cette  manifestation, a indiqué à l’APS Haouech Naas, président de la délégation hôte composée d’une soixantaine de membres venus faire connaître ou redécouvrir  les spécificités de cette région dans divers domaines. - 30 kg de kif récupérés dans un puits à Chéraga Les gendarmes de la brigade de recherches de Chéraga ont récupéré auprès des habitants d’une exploitation agricole sise à la cité Sidi Hassane, commune de Chéraga, 30 kg et 210 grammes de kif traité, qu’ils ont découverte lors du nettoyage d’un puits. Une enquête est ouverte par les gendarmes de la brigade de recherches de Chéraga. - Pas de livraison des locaux présidentiels L’ouverture des 100 locaux à usage professionnel de Mohammadia n’est pas pour demain. La liste finale n’aurait pas eu l’aval des autorités de la wilaya, nous informe-t-on. Les listes avaient été annulées au grand dam de certains bénéficiaires. Le projet, réalisé à la cité Mokhtar Zerhouni (Bananiers), fait l’objet de convoitises, ce qui en a retardé la livraison. Une première liste a été annulée par la wilaya après la protestation des jeunes exclus. Les chômeurs de la commune en appellent à l’intervention du wali d’Alger, Abdelkader Zoukh, pour enquêter sur les noms inclus dans les listes. Il est à signaler que le projet des 100 locaux à usage professionnel connaît des difficultés : absence de foncier, pesanteurs bureaucratiques, trafic, etc. A peine 2000 locaux avaient été distribués à travers toutes les communes de la wilaya d’Alger. - Création de postes d’emploi à Aïn Témouchent Pas moins de 3133 postes de travail ont  été créés depuis le début de l’année courante à Aïn Témouchent, a-t-on appris  hier de l’antenne de wilaya de l’Agence nationale de l’emploi (ANEM).  Créés entre le 1er janvier et le 15 octobre 2014, ces postes de travail  font partie essentiellement du Dispositif d’aide à l’insertion professionnelle  (DAIP) qui a contribué à hauteur de plus de 65%, a-t-on indiqué. Hormis le DAIP, environ 600 jeunes ont été placés dans des postes d’emploi  permanents (28%) et plus de 2500 jeunes dans des emplois temporaires (72%) durant la même période, dans la wilaya de Aïn Témouchent.
elwatan.com | 21-oct.-2014 11:00

«On a fait de l’islam un catalogue de prescriptions»
Il est le guide spirituel de la confrérie soufie Alawiya et par ailleurs écrivain, pédagogue et homme d’action et de réflexion sur l’islam et les valeurs humaines. Cheikh Khaled Bentounès organisera, du 27 octobre au 2 novembre, un congrès international féminin. Sous le slogan «Parole aux femmes», cette manifestation se propose d’exhumer la femme musulmane du tombeau de l’oubli dans lequel elle a été sciemment précipitée par les tenants d’un islam radical. Dans cet entretien, le cheikh explique sa démarche et dessine les contours de ce que devrait être le musulman du  XXIe siècle. -Tout d’abord, pouvez-vous nous faire un bref exposé du congrès mondial sur la place de la femme dans l’islam et la culture musulmane ? Ce congrès a été l’une des recommandations du centre de la Tariqa Alawiya qui s’est déroulé en 2009. L’idée est d’apporter à l’islam cette rahma qui existe dans le féminin en tant que principe générateur de vie. Nous avons plus de 25 nationalités — Japon, Indonésie, Turquie, tous les pays européens, Canada, Etats-Unis, Mexique, pays d’Afrique et du Moyen Orient. Il y aura aussi des représentants de l’université d’Al Azhar (Egypte) et de la Zitouna (Tunisie) ainsi que du Maroc. Nous espérons que ce congrès permettra de réfléchir sur la culture de la paix. Pourquoi la femme ? Parce que c’est elle qui la transmet en tant que première école dans l’éducation d’un enfant. -La réflexion générale de votre colloque est centrée sur la femme et le féminin en islam. Pensez-vous que la religion musulmane soit insuffisamment explicitée sur cette question ? Ce n’est pas qu’on a mal compris, mais on a occulté. L’islam, aujourd’hui, occulte une grande partie de sa mémoire. Par exemple, on a détruit les vestiges trouvés dans la maison du Prophète, on en a fait des toilettes et personne n’a rien dit. On a détruit en Libye, au Mali des lieux historiques et on est en train de détruire des lieux de mémoire en Irak et en Syrie. Par ailleurs, on a recensé plus de 9000 femmes qui ont disparu de la mémoire collective des musulmans. Personne ne parle d’elles alors qu’étaient des mouhadithate (transmetteuses de hadith) des oulémas, des mafatis et même des imams qui ont dirigé la prière. N’oublions pas que la première femme imam a été désignée par le Prophète (QSSL) lui-même et que Sidna Omar a confié la sécurité de Médine à une femme aussi. A la bataille d’Ouhud, c’est une femme qui avait protégé le Prophète d’une mort certaine en s’interposant entre lui et un homme qui voulait le tuer. Elle a reçu un coup de sabre pour protéger le Prophète. Faut-il rappeler enfin que la première femme à embrasser l’islam est Khadidja. Où sont donc toutes ces femmes qui ont illuminés l’islam ? C’est un peu pour dévoiler ce qui a été voilé que nous organisons ce colloque sur la femme. -En filigrane, on perçoit une volonté de recoller la femme à l’islam par ce que ce couple, si l’on ose dire, a subi un divorce violent, très perceptible dans le traitement réservé à la femme dans certains pays musulmans... Oui c’est vrai, la femme a perdu beaucoup à notre époque, contrairement à ce qu’on attendait, surtout que nos pays se sont libérés des colonialismes. Il y a, certes, une évolution, voire une révolution silencieuse puisque la femme va à l’école et à l’université, mais cela reste insuffisant. Mais dans la réalité, on lui dit : tu dois te soumettre à l’homme. A partir du XIe siècle, on a assisté à un détournement de la charia à travers le fiqh (droit musulman) au profit de l’homme et au détriment de la femme. Ce sont les coutumes et les traditions anciennes, préislamiques, en Arabie et au Maghreb, qui ont pris le dessus et ont fait de la femme ce qu’elle est. C’est-à-dire quelqu’un qui procrée, qui doit observer le silence et qui doit obéir. -Vous avez énergiquement dénoncé Daesh qui se fait appeler «Etat islamique». Comment expliquez-vous ce cruel dévoiement des principes islamiques dans le monde musulman contemporain ? D’abord je ne peux pas l’appeler «Etat islamique». C’est triste d’appeler aujourd’hui un mouvement aussi odieux et inhumain «Etat islamique». Un Etat est forcément bâti sur le droit, mais là  c’est l’expression d’une maladie du corps de la oumma, elle-même malade. On a assisté au Printemps arabe dont on nourrissait l’espoir qu’il allait changer les choses, qu’il allait nous redonner une dignité et une liberté d’expression. Et puis, d’un seul coup, c’est un monstre qui est né… Cette maladie ne nous vient pas d’ailleurs, mais de nous-mêmes, parce qu’on a oublié quelque chose d’essentiel, à savoir que le message Mohammadien, qui est un message spirituel. On a fait de la religion une mécanique, une idéologie et un catalogue de prescriptions. On a oublié que la prière est une façon de travailler, de cultiver, une façon d’enseigner. -Les sources de l’ijtihad se sont-elles à ce point taries pour voir s’imposer un discours religieux nihiliste en pays d’islam ? L’ijtihad ne s’est jamais arrété depuis l’époque ayant succédé au Prophète (QSSL). Par exemple, les tarawih (les prières surérogatoires) le Prophète ne les faisait pas. Le hadith (dit du Prophète) vient des disciples et des transmetteurs. Le fiqh n’existait pas à l’époque du Prophète. Donc cela a été fait plus d’un siècle et demi plus tard, de la même manière que les madhahib (rites), qui n’existaient pas non plus. Ces rites sont censés faciliter la pratique religieuse est non point la compliquer, comme le recommande le Saint Coran. Or, on assiste aujourd’hui à un phénomène contraire, à savoir que c’est celui qui est plus exigeant, plus intransigeant, voire plus radical qui dicte la «norme». Et l’islam de sagesse et des lumières, nous l’avons exclu. -Pensez-vous que la voie soufie, ou ce qu’on appelle l’islam des zaouïas, soit la panacée contre les dérives obscurantistes, en Algérie et ailleurs ? La véritable zaouïa de l’islam est dans le cœur de chacun d’entre nous. Qu’il y ait des dérives, oui. Le soufi est un qualificatif. Al moutassaouif est celui qui va à la quête de la vérité, et on le trouve dans les zaouïas et en dehors. Le principe est que nos actes témoignent de notre foi. Si nous croyons en Dieu et que nous méprisons notre prochain, il y a problème. Qui est l’autre, si ce n’est le visage de Dieu ? Qu’il soit Algérien, Américain, Noir, Blanc… -Certains vous reprochent une démarche religieuse un tantinet transgressive par rapport aux canons de l’islam... Celui qui veut faire un pas, essayer d’ouvrir, d’améliorer la pratique de la religion est forcément taxé de  déviationniste. Moi ce que je fais, je le fais en toute conscience, en application de l’enseignement et de l’éducation que j’ai reçus de mes ancêtres et mes maîtres. Ma démarche est d’essayer d’être honnête avec moi-même. Il c’est vrai que je ne peux me taire de voir l’islam dévoré comme cela, avec une telle bestialité. Tout ce que je fais entre dans le cadre de la tradition, mais bien sûr la tradition vivante, pas cette tradition sclérosée  et sclérosante. -Vous qui viviez en France, n’êtes–vous pas poussé, à votre corps défendant, à prêcher un discours religieux politiquement correct qui soit bien reçu en Occident ?       Je ne vis pas qu’en France, je suis un nomade, je suis un peu en France, un peu au Maroc, au Moyen-Orient, je vais au Canada ; en somme un éternel pèlerin. On a fait des expositions sur l’Emir Abdelkader même à Tokyo, et  j’ai accompagné l’exposition dans son tour du monde. Maintenant cela c’est ma vie, mon itinéraire. Je prêche un islam qui porte un projet de vie, un islam libre et responsable, où le temporel et le spirituel s’additionnent pour créer une synergie et non des oppositions. C’est l’islam du XXIe siècle dont a besoin tout être humain qui réfléchit. C’est un choix entre s’exclure en prêchant que le monde d’ici-bas est satanique et le rejet de l’autre, ou alors contribuer à améliorer les choses dans l’environnement dans lequel on vit. Moi, mon combat est dans l’amélioration de l’environnement, et je ne parle pas que du religieux puisque j’ai créé, ici en Algérie, la fondation Djanatu Al Arif versée dans l’écologie. -Pourquoi ce discours religieux pacifiste que vous prônez peine à s’imposer en Algérie, face à une interprétation littéraliste de l’islam ? Je ne sais pas. Peut-être que moi-même je ne sais pas encore bien parler. Que je n’ai pas su capter l’attention des gens.  Peut-être aussi que nous ne sommes pas encore prêts à cela, tout simplement. C’est pour cela que nous organisons ce congrès sur la femme, qui va débattre des traditions et de la modernité. Il débattra de ce qui devrait être voilé et de ce qu’il devrait être dévoilé. D’ailleurs, le dernier jour du colloque sera consacré à la culture de la paix et à ce que nous pouvons, aujourd’hui,insuffler comme esprit de renouveau à ce pays du milieu, qui le mérite. -Votre démarche semble adoptée par les hautes autorités du pays puisque votre colloque a eu le patronage du président de la République… Et très rapidement ! Ce qui m’a étonné. Le Président adhère totalement à cette vision. Il sait que derrière ce colloque ne se cache aucune ambition politique. C’est notre petite contribution au bien-être national. Mais rassurez-vous, nous n’avons reçu aucune aide. Nous voulons juste que tous ces gens viennent chez nous et repartent avec une autre image de l’Algérie. -Justement, le nouveau ministre des Affaires religieuses semble porteur d’un nouveau discours, qui se propose de réconcilier l’Algérie avec l’islam de Cordoue. Partagez-vous sa vision ? Mohamed Aïssa a du courage, je le salue. Je ne le connais pas personnellement, mais d’après ce que j’ai lu de ses déclarations, c’est vraiment l’Algérie dont je rêve. Je me dis : enfin on a un ministre qui dit des paroles qui ont un poids énorme. Si vous voyiez l’étonnement que ses déclarations ont produit en dehors de l’Algérie… Que ce soit au Japon, au Vatican et même dans le judaïsme, l’écho est vraiment  énorme. Je ne peux pas dire plus, je salue son courage. Il est évidemment invité à notre colloque, tout comme les femmes ministres.     -Nous assistons aujourd’hui à une recrudescence du discours wahhabite dans nos mosquées. Comment contrer ce phénomène clairement déstabilisant ?    Il faut tout simplement faire la lumière là où il y a des ténèbres. Ce qui est dommage, chez les Algériens, c’est critiquer sans proposer. Même nos médias ne s’ouvrent pas sur ces questions. Et puis, où est la société civile ? Pourquoi attendre tout de l’Etat ? Nous avons des industriels et des gens riches, pourquoi ne construit-on que des mosquées ? Pourquoi ne construit-on pas des écoles, des universités privées  et des bibliothèques ? -C’est un peu ce que font les Gullénistes en Turquie, en investissant l’éducation... Tout a fait. Mais je rappelle que c’était aussi la mission des zaouïas. L’Emir Abdelkader et Cheikh El Mokrani sont sortis d’où ? C’est vous dire que les zaouïas étaient des lieux de savoir, de rayonnement et de réflexion. -La notion de laïcité est-elle, d’après vous, soluble en islam comme le pensent certains ? Je crois qu’il ne faut pas imiter les expériences des autres pays comme la France, qui a une autre histoire que la nôtre. Si l’on commence à calquer des schémas d’ailleurs, cela ne marchera pas. Pourquoi ne pas créer quelque chose à nous, un habit qui nous sied ? Pourquoi devons-nous toujours aller chercher l’habit de l’autre ? A-t-on  cherché dans l’héritage de nos ancêtres ? -Avons-nous une chaire de la pensée de l’Emir Abdelkader dans nos universités, alors qu’elle est étudiée dans toutes les universités du monde et qu’une ville de l’Iowa, aux Etats-Unis, porte son nom (El Kader) ? Pour nous, l’Emir est un homme sur un cheval, portant une épée… Dommage qu’on ait réduit la pédagogie de la paix et de la cœxistence pacifique de ce grand homme à une simple image, en Algérie…
elwatan.com | 21-oct.-2014 11:00

FFS : Cap sur la conférence du consensus
L’initiative du Front des forces socialistes (FFS) portant sur l’organisation d’une conférence nationale sur le consensus national prend forme. Le plus vieux parti de l’opposition entame, à partir d’aujourd’hui, un cycle de consultations avec les différentes parties, notamment les formations politiques, les personnalités nationales, les citoyens ainsi que des représentants du pouvoir. Le parti a déjà tracé un calendrier des rencontres pour cette semaine. Aujourd’hui, l’instance présidentielle du FFS a prévu de rencontrer les secrétaires généraux du RND et du FLN, alors que la journée de demain sera réservée à la personnalité Ali Benflis. Pour ce qui est de jeudi, le FFS a pris rendez-vous avec le leader du MSP et, dans l’après-midi, il rencontrera Mouloud Hamrouche. Le FFS a décidé d’aller vers ces acteurs politiques pour écouter leur position par rapport à la situation qui prévaut dans le pays et recueillir les avis des uns et des autres sur cette initiative lancée il y a quelques mois.  Mohamed Amokrane Cherifi, membre de l’instance présidentielle a expliqué, hier lors d’un point de presse animé au siège et parti et portant sur l’état de préparation de la conférence, que la reconstruction d’un consensus national est une démarche dictée par la conjoncture politique actuelle. Pour le FFS, il s’agit là de l’unique voie pour affronter les dangers qui planent sur le pays, que ce soit sur le plan national ou international. La démarche du FFS, selon Amokrane Cherifi, est non partisane, ce n’est pas une conférence nationale politicienne mais une conférence pour l’intérêt national et de haut niveau. «Certes, nous avons lancé cette initiative, mais nous restons de simples facilitateurs et, en tant que tels, nous veillerons à ce que cette conférence soit un cadre où chaque parti, chaque personnalité, chaque citoyen puisse venir exposer ou exprimer son avis et faire des propositions pour aller vers un consensus. Cette démarche doit être neutre, sans préalable. Nous n’allons pas fixé de date pour la tenue de cette conférence. Il ne nous appartient pas de le faire. C’est aux participants, d’un commun accord de décider de cette action. Le FFS tient à être neutre dans cette opération afin de ne susciter aucune critique», affirme le conférencier. Pour éviter tout amalgame ou une mauvaise interprétation de cette démarche, Amokrane Cherifi assure que l’initiative du FFS ne se substitue nullement aux autres initiatives. Pour lui, chaque action apporte inévitablement un plus pour notre pays : «Cette conférence nationale va rassembler les partis de l’opposition et le pouvoir. Mais nous avons compris, au sein du FFS, que pour la réussite d’une telle initiative il faut l’implication du citoyen. Il faut donner la parole aux Algériens car ils sont les premiers concernés. Cette conférence n’est pas celle des appareils.» Et de préciser que cette conférence se déroulera en deux phases : la première vise à donner la parole aux différents acteurs de la société, quelles que soient leurs sensibilités, et la deuxième consiste à désigner tous les points de divergence et les différentes approches. Si les convergences l’emportent sur les divergences, il y aura l’élaboration d’une plateforme de consensus. L’instance présidentielle du FFS lance, à cet effet, un appel aux citoyens pour contribuer à la réussite de cet événement, comme il invite les partis politiques, quels que soient leurs programmes ou leur sensibilité, à faire preuve de retenue et d’esprit de conciliation pour contribuer à apaiser les tensions et éviter les surenchères.  
elwatan.com | 21-oct.-2014 11:00

Nouria Benghebrit : Reprise des rencontres avec les syndicats mi-novembre
Le ministère de l’Education nationale reprendra ses rencontres de concertation avec les partenaires sociaux entre le 15 et 24 novembre prochain, a indiqué, hier, un communiqué de ce ministère. «Dans le cadre du dialogue organisé et suite aux rencontres de travail tenues en juillet et août 2014 avec les partenaires sociaux, le ministère de l’Education nationale reprend la concertation avec ses partenaires, et ce, entre le 15 et le 24 novembre 2014», a précisé la même source. La ministre de l’Education nationale, Nouria Benghebrit, avait appelé, rappelle-t-on, à la mise au point d’une politique de communication qui favorise la concertation et le dialogue permanents avec les partenaires sociaux. L’amélioration de la gestion au sein de l’établissement éducatif requiert, avait-elle soutenu lors de la conférence des directeurs de wilaya tenue pendant l’été, la «généralisation du mode de gestion participative à tous les niveaux en sus de l’adoption d’une politique de communication avec le partenaire social». Mme Benghebrit s’était engagée, au lendemain de la rentrée scolaire, à recourir au «dialogue permanent et régulier» avec les syndicats relevant du secteur pour le règlement des problèmes «en suspens», précisant toutefois que «le règlement des problèmes exige les moyens nécessaires et un agenda». Les syndicats du secteur de l’éducation avaient appelé, pour leur part à la veille de la rentrée scolaire, le gouvernement à trancher les dossiers «en suspens» à travers des mesures «concrètes» pour le règlement des problèmes dont souffrent les fonctionnaires du secteur depuis des années.
elwatan.com | 21-oct.-2014 11:00

Les fonctionnaires protestent
Les fonctionnaires du Conseil constitutionnel ont observé, hier, un sit-in de protestation à l’intérieur du siège de cette haute institution de l’Etat, à Alger. Au moins la moitié des 80 fonctionnaires que compte cette institution, présidée par l’ancien ministre des Affaires étrangères, Mourad Medelci, se sont rassemblés de 9h à 14h devant la cour du Conseil pour réclamer leurs droits socioprofessionnels. Leur protestation va se poursuivre aujourd’hui, a-t-on appris de source sûre, en raison du refus du président du Conseil de les recevoir pour discuter de leurs doléances. Ces fonctionnaires d’une institution de souveraineté demandent la satisfaction de leur plateforme de revendications remise à la direction du Conseil depuis une année. Parmi leurs revendications, l’application de la totalité de la prime de souveraineté à l’ensemble des fonctionnaires sans distinction de grade, le droit au transport et à la restauration, la révision du statut pour le hisser au même niveau que celui des fonctionnaires du Parlement.
elwatan.com | 21-oct.-2014 11:00

Migrants subsahariens en Algérie : Bientôt une «feuille de route» de prise en charge
La ministre de la Solidarité nationale, de la Famille et de la Condition de la femme, Mounia Meslem, a annoncé hier à In Guezzam (Tamanrasset), qu'une feuille de route sera bientôt élaborée pour une meilleure prise en charge des migrants africains en Algérie. «Le gouvernement se réunit régulièrement pour élaborer une feuille de route opérationnelle pour résoudre les problèmes des migrants africains en leur fournissant des locaux pour les regrouper, ainsi qu’une prise en charge alimentaire et sanitaire avec la contribution de tous les secteurs», a confié à la presse Mme Meslem en marge de la visite du Premier ministre, Abdelmalek Sellal, dans la région. Elle a précisé dans ce sens, que «les migrants africains n'ont pas encore le statut de réfugiés, car ce n'est pas à l'Algérie de dire s'ils sont ou non des réfugiés», ajoutant que «ce sont des migrants issus de pays africains voisins et amis». De son côté, la ministre de l'Education nationale, Nouria Benghebrit, a affirmé que «les enfants de tous les migrants présents en Algérie ont le droit d'être scolarisés».
elwatan.com | 21-oct.-2014 11:00

Hamid Grine a propos du chantage à la publicité contre El Khabar et El Watan : «Ramenez-moi des preuves !»
Le ministre de la communication, Hamid Grine, a réfuté, lundi 20 octobre à Sidi Bel Abbès, le fait d’avoir exercé des pressions sur des annonceurs privés pour qu’ils cessent de placer de la publicité dans les journaux El Khabar et El Watan. «Ramenez-moi la preuve que j’ai fait pression sur tel ou tel annonceur. Citez-moi un seul de ces annonceurs. Je ne suis tout de même pas bête à ce point ! », a-t-il répliqué, lors d’un point de presse, à une question portant sur le « chantage » exercé sur certains médias. Dans son édition du lundi 13 octobre 2014, le journal El Khabar avait accusé le ministre de la Communication d’avoir exercé un chantage au redressement fiscal fait « implicitement » à des annonceurs privés. « J’ai un principe philosophique : quand j’ai un objectif je me tiens à cet objectif, parce que si je réponds à chaque jet de pierre je n’atteindrai jamais mon objectif. J’ai un cap, je le poursuis. J’ai horreur de polémiquer », a-t-il ajouté, soulignant que les écrits publiés à ce propos l’ont laissé « rêveur ». « Je suis quelqu’un de très zen, tout glisse sur moi !», devait-il précisé, avant d’expliciter les aspects liés à sa démarche de réorganisation du secteur de la presse. Selon lui, l’axe de travail principal de son département est la professionnalisation de la presse. « Je ne suis pas le ministre de la pub, je ne suis pas aussi directeur de la communication. Ma préoccupation actuelle et essentielle est de professionnaliser le secteur », a-t-il affirmé. Evoquant le rôle de l’ANEP, M. Grine a indiqué que l’agence publique de publicité établi son plan média sur un certain nombre de critères. « Il n’y a pas que le critère commerciale, mais aussi l’objectif de communication », a-t-il rappelé, ajoutant : « Je me pencherai sur le cas de l’ANEP le moment venu, à travers un plan de modernisation du secteur de la publicité publique. Pour le moment, ce n’est pas une priorité.» Il y’a lieu de souligner que le ministre de la communication a visité hier matin les stations de radiodiffusion de Sidi Hamadouche et de Tessla, le siège de la radio locale ainsi que le centre de presse de la wilaya.   
elwatan.com | 20-oct.-2014 19:30

Une grève générale prévue demain pour les trois paliers de l'éducation nationale
L'union nationale des personnels de l'éducation et de la formation (UNPEF) a décidé d'une grève générale pour demain mardi qui concernera tous les corps de l'éducation. Parmi les revendications du syndicat figure celle en rapport avec l' accord commun 004-2014 entre la fonction publique , le ministère de l'éducation et l'UNPEF signé en juillet dernier. Mais qui n' a pas encore été communiqué aux différentes directions de l'éducation afin d'être appliquée. Messaoud Amraoui, attaché de presse du syndicat parle d'une grève et de sit-in à travers les différentes directions de l'éducation nationale qui ont  pour but d'avertir la tutelle sur le retard enregistré dans l'application de l'accord. D'autant plus que quelques points  n'ont pas été respectés dans l'accord définitif publié le 22 septembre dernier. Effectuée dans des conditions "ambiguës"  et "secrètes", l'application de l'accord dans certaines wilayas inquiète l'UNPEF. Dans le sonore  qui suit ,l'attaché de presse de l'UNPEF nous explique les raisons qui pousser le syndicat à appeller à une grève générale. Il parle aussi du statut particulier qui selon lui recèle toujours des lacunes qui porte atteinte au devenir des professionnels de l'éducation en Algérie. Ecoutez- le :  
elwatan.com | 20-oct.-2014 16:11

Colloque du HCA à Djanet : «Le Tifinagh ne doit pas disparaitre »
« Même avec le caractère latin ou bien arabe,l’alphabet lybique amazigh, le Tifinagh, ne doit pas disparaitre.», a souligné Hamza Mohamed, enseignant de Tamazight à Tamanrasset.   Des chercheurs, des linguistes et des anthropologues, entre autres, ont mis l’accent sur la nécessité de préserver et surtout de valoriser alphabet lybique amazigh, Tifinagh. C’est ce qui ressort du colloque organisé, samedi et dimanche, par le Haut commissariat à l’Amazighité, HCA, dans la ville de Djanet, wilaya d’Illizi. « Aujourd’hui, même les vieilles qui n’ont jamais été à l’école écrivent en Tifinagh, ce qui explique que cette graphie berbère résiste encore, notamment dans la région des Touarèg. Ainsi, il faut dire que même avec le caractère latin ou bien arabe, le Tifinagh ne doit pas disparaitre.», a souligné Hamza Mohamed, enseignant de Tamazight à Tamanrasset dans sa communication intitulée « Le Tifinagh, chronologie et enseignement du Touareg ». Le même intervenant a précise également, dans le même ordre d’idée, que dans sa wilaya, des collégiens passent chaque année, le BEM en Tifinagh. Pour Hacene Halouane, enseignant chercheur à l’université Mouloud Mammeri de Tizi Ouzou, « Le Tifinagh est un héritage ancestral, dont l’usge fut confiné à des domaines restreints par une frange limitée des locuteurs de l’amazigh ». Toutefois, le même conférencier appréhende une ambiguïté et une confusion dans l’usage de ce système de transcription. « Doit-on se le rapproprier, effacer ou transcrire d’un siècle de production qui sonné le réveil d’une langue millénaire ? », s’est-il interrogé. Mouloud Lounaouci, sociolinguistique, a fait remarquer que « nous pouvons, à la fois, conjuguer la symbolique et le pragmatisme en optant naturellement pour Tifinagh en tant que marqueur territorial ( espace amazigh) et le latin pour accrocher nos wagons au monde de la modernité d’autant que nous n’avons pas le droit moral de remettre en question une expérience de vingt années en matière d’enseignement». Par ailleurs, Si El Hachemi Assad, secrétaire général du HCA, a déclare que ce colloque « aidera, indubitablement, grâce à l’échange et aux travaux exposés ainsi qu’aux recommandation qui en découleront, à une meilleure prise en charge de la valorisation de cette norme graphique que représente le Tifinagh ». Notons, enfin, que, dans la perspective de généraliser l’enseignement de Tamazight, un cours modèle en cette langue a été représenté aux élèves du CEM Bachi El Ibrahimi de la ville de Djanet.  
elwatan.com | 20-oct.-2014 13:08

Lancement de 105.000 logements AADL à travers le pays
Le ministre de l'Habitat, de l'urbanisme et  de la ville, Abdelmadjid Tebboune, a annoncé lundi à Ain Guezzam (Tamanrasset),  que la construction de 105.000 logements AADL, a été lancée.     "La construction de 105.000 logements dans le cadre du nouveau programme  de l'Agence nationale pour l'amélioration et le développement du logement (AADL)  a été lancée", a précisé M. Tebboune dans une déclaration à l'APS en marge de  la visite de travail et d'inspection du Premier ministre Abdelmalek Sellal dans  la région.          Les Offices de promotion et de gestion immobilière (OPGI) "ont été exhortés  à lancer eux-mêmes la construction des nouveaux logements pour le compte de  l'AADL", a-t-il ajouté.          Par ailleurs, l'opération de convocation des nouveaux postulants éligibles  au nouveau programme pour le premier versement sera clôturée en décembre 2014,  a dit le ministre, estimant le nombre de personnes convoquées jusqu'à présent  pour ce faire, entre 130 et 140.000.          Dans ce cadre, M. Tebboune a fait savoir que pour le bon déroulement  de cette opération, 170 personnes ont été recrutées en appoint au personnel  en poste.
elwatan.com | 20-oct.-2014 12:17

Louisa Hanoune s’interroge sur le devenir du projet
Louisa Hanoune, secrétaire générale du Parti des travailleurs, a qualifié, hier, d’inadmissible le retard enregistré dans la mise en œuvre des réformes politiques promises durant la campagne pour l’élection présidentielle. «Six mois après ce scrutin, nous ne voyons rien venir. Ce n’est pas normal», s’inquiète Mme Hanoune, qui revendique en urgence l’ouverture d’un débat sur le bilan des consultations entreprises sur le projet de la révision de la Constitution. «Il y a eu un tapage autour de cette question et aujourd’hui les citoyens s’interrogent sur le devenir des propositions faites par les différentes parties. Il faut un point de situation et redonner diligemment la parole au peuple», affirme Mme Hanoune à l’ouverture, hier, de la réunion du bureau politique du parti. La patronne du PT a saisi l’occasion pour tirer sur le ministre du Commerce qui a plaidé pour l’adhésion de l’Algérie à l’OMC. Elle a également fustigé les rédacteurs de l’avant-projet de loi sur le code du travail et la loi sanitaire. Louisa Hanoune s’est, en outre, exprimée sur le mouvement de protestation des fonctionnaires de la police nationale à Ghardaïa et à travers les différentes villes du pays. Pour elle, leurs revendications sont légitimes. Mme Hanoune appelle, dans ce sillage, le président de la République à ordonner la prise en charge immédiate des revendications socioprofessionnelles et démocratiques de ce corps constitué et à œuvrer pour une issue positive à ce conflit.  
elwatan.com | 20-oct.-2014 11:00

Les pompiers emboîteront-ils le pas à la police ?
Après la police, ce sont les agents de la Protection civile qui comptent battre le pavé dès novembre prochain, en organisant un sit-in devant leur direction générale. Cette menace est brandie depuis hier par l’Union nationale des agents de la Protection civile, une entité syndicale affiliée au Syndicat national autonome des personnels de l’administration publique (Snapap). Ce syndicat a rendu publique hier une plateforme de revendications (non signée) de 19 points ; il réclame en premier lieu le départ du patron de DGPC, Mustapha Lahbiri. Les autres doléances sont à caractère socioprofessionnel entre autres : augmentation de l’ordre de 100% du salaire de base, institution d’une prime de 18 000 DA au profit des femmes de pompiers non travailleuses, octroi d’un quota de logements pour les pompiers, prise en charge totale des agents atteints de maladies chroniques, cessation de la hogra, de l’injustice, des abus et de la marginalisation des cadres et des compétences. «Le syndicaliste à l’origine de cette action ne représente que lui-même, nous avons un syndicat représentatif, affilié à l’UGTA, avec lequel nous travaillons.» C’est ainsi qu’a réagi la direction générale de la Protection générale (DGPC) au sujet de cette menace. Contacté, le premier responsable de la cellule de la communication à la DGPC, le colonel Achour Farouk, nous a indiqué que «ce syndicat ne dispose pas d’agrément et n’a aucune représentativité au sein des agents de la Protection civile». Il regrette que «cette personne profite de la conjoncture actuelle pour tenter de semer la zizanie au sein du corps de la Protection civile». Ce responsable fait allusion au mouvement de protestation des Unités républicaines de sécurité (URS) qui ont battu le pavé la semaine dernière pour réclamer le départ du patron de la police et ont émis des doléances socioprofessionnelles. «C’est quand même lâche de la part des initiateurs de cette action», lâche en guise de conclusion le chargé de communication de la Protection civile, tout en insistant que le seul partenaire de la DGPC est le syndicat affilié à l’UGTA.       
elwatan.com | 20-oct.-2014 11:00

Les réponses minimalistes du gouvernement
Pendant que le Conseil interministériel s’affaire à élaborer des réponses aux revendications de la police, des unités de la Garde républicaine se sont déployées aux abords du Palais présidentiel, à El Mouradia redoutant une éventuelle réaction des Unités républicaines de sécurité. Premier signe que la réunion gouvernementale n’allait pas débaucher sur une satisfaction substantielle de la plateforme des policiers en colère. En effet, l’une des principales revendications des agents de la Sûreté nationale, qui est le droit de se doter d’un syndicat indépendant, est vite évacuée. L’exigence du départ du parton de la DGSN, une revendication jugée maximaliste, n’est même pas à l’ordre du jour. C’est une question qui relève des prérogatives du chef de l’Etat. Le communiqué lénifiant final du Conseil interministériel souligne la nécessité d’accorder «une attention particulière aux difficultés rencontrées par les services de sécurité afin de leur permettre d’accomplir dans les meilleures conditions leur mission. Les agents de la Sûreté nationale engagés pour la préservation de l’ordre public et la protection des personnes et des biens, exercent leurs missions dans des conditions contraignantes et souvent éprouvantes», lit-on dans le texte du gouvernement. Concrètement, cela se traduit par «la confirmation de la mise en œuvre d’une indemnité au profit des agents de la Sûreté nationale avec effet à compter du 1er novembre 2014, la revalorisation de l’indemnité de zone actuellement servie aux agents de la Sûreté nationale avec effet rétroactif à compter du 1er janvier 2012». Le gouvernement a décidé également «l’octroi d’une indemnité de déplacement collectif par agent de la Sûreté nationale effectuant des déplacements» et l’«attribution de la prime de spécialisation et de la prise en charge de la restauration des unités constituées». En matière de logement, M. Sellal s’est engagé à «accorder une attention particulière à la satisfaction des demandes des agents de la Sûreté nationale dans le cadre des dispositifs et programmes existants». Le Premier ministre a également promis un «allègement du système de travail (3 fois 8 heures), le rapprochement des agents ayant des difficultés d’ordre social ou de santé de leur lieu de résidence, l’affectation des agents de la Sûreté nationale à l’issue de leur stage au niveau des Unités républicaines de sécurité pour une période de 3 à 5 ans maximum». Et pour couper court à l’exigence d’un syndicat, le gouvernement propose : «La représentation des agents de la Sûreté nationale au niveau de toutes les commissions et organes de participation avec protection des représentants dans ces commissions et organes.» De la poudre aux yeux. Plus de promesses que de mesures fortes pouvant permettre une refondation du fonctionnement et de la mission de la police. Cela va-t-il calmer la colère des révoltés de la police ?  
elwatan.com | 20-oct.-2014 11:00

«L’attaque de Tiguentourine a accéléré le dispositif de sécurité»
Adjoint du chef d’état-major du secteur opérationnel d’In Amenas, le colonel Abdeslam connaît bien la région qu’il contrôle. Sa nouvelle mission en tant que responsable a été dictée par les événements en Libye, mais surtout par l’attaque de Tiguentourine, il y a plus d’un an. -Est-il possible d’avoir une frontière hermétique dans une région aussi vaste qu’Illizi ? Je ne dis pas une frontière hermétique, mais plutôt très difficile à traverser vu les moyens mis en place pour la rendre infranchissable. Les postes de contrôle ont été renforcés par l’appui des forces terrestres, aériennes et de défense du territoire. Des moyens techniques des plus sophistiqués ont été également mis en place et permettent de sécuriser les parties exposées aux incursions et aux activités de contrebande par la surveillance électronique. Et puis, même si des terroristes arrivent à s’infiltrer, ils sont pris par les unités de l’armée qui patrouillent ou qui sont en embuscade en permanence grâce à un système de roulement et de relève. -Est-ce l’attaque de Tiguentourine qui a suscité un tel dispositif ? Nous n’avons pas attendu cette attaque pour agir. Dès la chute du régime El Gueddafi, le commandement a mis en place une stratégie de défense de la frontière. Tout a été fait sur la base d’une étude bien ficelée, y compris l’emplacement des postes de contrôle. Les miradors de 14 mètres, les couloirs de méharistes, les équipements de surveillance électronique, etc. Nous avions commencé à mettre en place ce dispositif, mais Tiguentourine a plutôt accéléré la cadence et suscité la mise sous la responsabilité de l’ANP la protection des installations de Sonatrach ainsi que les bases de vie y afférentes. -Qu’en est-il des autres frontières avec le Mali et le Niger, où l’activité terroriste n’est pas des moindres ? En fait, c’est le même dispositif qui sera déployé tout au long des frontières. Cependant, si nous axons plus sur la frontière libyenne c’est parce que de ce côté-là, il n’y pas d’Etat. C’est le néant. Au Mali et au Niger, même si la situation n’est pas bonne, il y a des interlocuteurs avec lesquels, nous pouvons coordonner nos actions et limiter les incursions. Ce n’est pas le cas en Libye où la situation va de mal en pis. Nous ne savons pas ce qui va se passer demain avec les connexions entre groupes terroristes, trafiquants de drogue et milices armées. Tout peut basculer d’un moment à l’autre. Notre mission est d’anticiper toutes menaces qui pourraient provenir de l’extérieur.  
elwatan.com | 20-oct.-2014 11:00

Un des blessés succombe
Un jeune d’une vingtaine d’années, blessé lors des échauffourées qu’a connues dernièrement la localité de Berriane (45 km au nord de Ghardaïa), a succombé hier à ses blessures, a appris l’APS auprès d’une source médicale à l’hôpital de Ghardaïa. Ce décès porte à trois le nombre de personnes, âgées d’une vingtaine d’années, qui ont trouvé la mort dans les affrontements qu’a connus la région de Berriane la semaine passée. Ces incidents, qui avaient éclaté dimanche dernier entre groupes de jeunes à Berriane, ont été marqués par des actes de vandalisme et l’incendie d’une dizaine de locaux commerciaux et d’une résidence de la commune. Le procureur de la République du tribunal de Ghardaïa a ordonné une autopsie pour déterminer avec précision l’arme du crime et l’origine du projectile qui a causé la grave blessure, à laquelle le jeune homme a succombé cinq jours après son admission dans une structure médicale à Ghardaïa, selon une source judiciaire. Un calme précaire règne actuellement dans la région de Berriane, sous les yeux vigilants des forces de sécurité déployées pour sécuriser les personnes et leurs biens.  
elwatan.com | 20-oct.-2014 11:00

L’escalade des autorités marocaines
Les circonstances de l’incident ont été volontairement et grossièrement dénaturées par les autorités chérifiennes pour en faire un acte politiquement abject. Les médias marocains, notamment l’agence de presse MAP, ont rapporté qu’un élément de l’armée algérienne avait tiré, avant-hier samedi vers midi, sur une dizaine de civils marocains à la frontière algéro-marocaine, sans préciser dans quel contexte cela s’est produit. Selon les mêmes sources, toujours, la victime (une seule), Razqallah Salhi âgé de 28 ans, marié et résidant au douar Oulad Slale, à 30 km d’Oujda (qui fait face à la bourgade algérienne de Sellam, dans la daïra de Bab El Assa, à une cinquantaine de kilomètres de Tlemcen), a été touchée par trois balles dont une l’a atteinte au visage, est actuellement hospitalisée à l’hôpital El Farabi de la capitale de l’Oriental. Pour politiser encore plus cet incident, le père de la victime a indiqué à la presse que son fils, en compagnie d’autres personnes, était «sur nos terres lorsqu’un soldat algérien est monté sur un remblai et s’est mis à tirer». Un témoignage plus que suspect lorsqu’on sait que ces lieux sont connus pour le trafic de carburant et où les gardes-frontières algériens et les soldats marocains connaissent tous les contrebandiers et le micmac qui s’y produit, un GGF use subitement de son arme pour s’attaquer à des Marocains paisiblement assis sur leurs terres. Des sources sécuritaires algériennes réfutent ces «élucubrations» en précisant qu’un nombre important de jeunes Marocains «se sont attelés à remblayer une partie des tranchées pour tenter de faire passer des produits de contrebande et récupérer des jerricans de carburant. Les GGF sont intervenus. A ce moment-là, les trafiquants se sont mis à bombarder à coups de pierres les militaires algériens. Ces derniers ont usé de tirs de sommation pour les faire fuir. Et si une personne a été blessée, c’est vraiment déplorable, mais il est faux de dire que la victime a été touchée sur les terres marocaines. Ces contrebandiers ont bien menacé nos militaires sur le territoire algérien avant de rebrousser chemin…» Des agriculteurs, témoins de l’incident, abondent dans le même sens : «Ils voulaient créer un point de passage de force pour acheminer des produits de contrebande, nos militaires ont tenté de les dissuader en tirant en l’air.» Lors d’un point de presse commun, animé avant-hier juste après l’incident, les ministres de l’Intérieur et de la Communication, porte-parole du gouvernement, le ministre marocain des Affaires étrangères et de la Coopération, Salah Eddine Mezouara, a annoncé avoir «convoqué l’ambassadeur d’Algérie à Rabat pour lui faire part de la condamnation du royaume et lui demander des explications sur les tirs, samedi, d’un élément de l’armée algérienne sur une dizaine de civils marocains à la frontière maroco-algérienne». Affaire à suivre…  
elwatan.com | 20-oct.-2014 11:00

Pourquoi l’Algérie est-elle souvent à l’amende…
Les procédures d’arbitrage international opposant plusieurs entreprises et institutions publiques à leurs partenaires étrangers se multiplient. Ainsi, après le conflit ayant opposé Sonatrach à Anadarko, Djezzy au gouvernement algérien, la CNAN à ses partenaires, Air Algérie à l’entreprise de réalisation SMI, c’est le consortium japonais Cojaal qui introduit une demande d’arbitrage concernant le conflit l’opposant à l’Agence nationale des autoroutes (ANA) autour de la réalisation de l’autoroute Est-Ouest.Si l’arbitrage international fait partie intégrante des transactions commerciales et permet d’ailleurs d’aplanir les différends nés de l’interprétation des contrats commerciaux, leur multiplication et les coûts engendrés depuis quelques années suscitent l’inquiétude en Algérie. A ce sujet, maître Rabah Hached, avocat au barreau de Paris, rompu aux arcanes de l’arbitrage, explique la multiplication de ces procédures ces dernières années par divers facteurs. Le premier est relatif au changement de l’orientation économique du pays. Me Hached explique ainsi qu’en raison de l’orientation socialiste de l’économie nationale par le passé, le recours à toute forme de justice privée (l’arbitrage international étant une justice privée) était interdit, ce recours n’étant permis qu’à Sonatrach. Cependant, dans les années 1990 et l’ouverture sur l’économie mondiale, un décret législatif a introduit dans le code des investissements, à partir de 1993, l’arbitrage comme mode de règlement des différends. Le juriste, qui participait hier à Alger au 5e Colloque Mohand Issad sur l’arbitrage international, nous a précisé que l’Algérie tout comme de nombreux pays, doivent se battre pour attirer le maximum d’arbitrage dans leurs capitales, car reflétant un facteur d’attractivité pour les investisseurs. C’est d’ailleurs le cas en Hexagone, ou une réforme de la réglementation en matière d’arbitrage a été réformée en 2011 afin de maintenir le siège de la Chambre de commerce international à Paris. Me Hached pointe également du doigt la problématique des compétences. Il estime ainsi qu’à titre d’exemple, Sonatrach gagnait par le passé tous ses arbitrages,car disposant d’un service juridique performant et de compétences avérées en la matière, cependant, ajoute-il, il a suffi du passage d’un ministre pour casser le service en question et désarmer Sonatrach. Le docteur en droit affirme que les compétences en matière d’arbitrage, de manière de rédiger un contrat, de l’exécuter et des solutions pour aplanir les différends sont primordiales pour les entreprises. C’est d’ailleurs dans un objectif de formation et d’information que le Colloque sur l’arbitrage international est organisé. Cependant, notre interlocuteur regrette que les autorités rechignent toujours à faire appel aux compétences nationales établies à l’étranger, lesquelles ont eu à acquérir une certaine expertise en la matière.  
elwatan.com | 20-oct.-2014 11:00

Grippe saisonnière : Le taux de couverture vaccinale très faible en Algérie
Le virus de la grippe saisonnière s’annonce déjà virulent pour la saison, avertissent les spécialistes. La meilleure prévention est la vaccination afin d’éviter de nouveaux cas de contamination, a-t-on insisté lors d’une conférence de presse organisée hier à Alger par les laboratoires Sanofi. La grippe est un problème majeur de santé publique, responsable de maladies graves, d’hospitalisation et de décès principalement dans les groupes à haut risque, à savoir les personnes atteintes de maladies chroniques, les personnes âgées et les enfants. «Le virus de la grippe est spécial, il évolue et change. Il est donc important de se faire vacciner et ne pas interrompre cette vaccination», a averti le professeur Soukhal, épidémiologiste, avant de préciser qu’il est important de sensibiliser davantage de personnes pour réduire les contaminations. Pour le conférencier, l’importation de 1,7 million de doses est insuffisant pour couvrir toute la population concernée. «La population ciblée, à savoir les personnes âgées de 65 ans et plus, est supérieur aux quantités importées, sans compter le personnel de santé et la population des foyers pour personnes âgées qu’il ne faut pas oublier», a indiqué le Pr Soukhal.  Pour le Pr Nafti, chef du service des maladies respiratoires à l’hôpital Mustapha, la grippe tue et le taux de couverture vaccinale est très bas en Algérie. «La vaccination a de nombreux avantages. Elle réduit de 56% les maladies respiratoires, de 53% les pneumonies, de 50% les hospitalisations et de 68% la mortalité», a-t-il indiqué. Et de signaler que le virus de cette année risque d’être très virulent. «Les premiers cas s’annoncent déjà très sérieux», a-t-il signalé. Le Pr Nafti regrette que moins de 10% des médecins seulement sont vaccinés en Algérie. Il estime que le personnel médical doit être contraint à la vaccination, car il devient un danger pour le malade hospitalisé. «La vaccination doit être obligatoire pour tout le personnel de santé. Comment un médecin va-t-il prescrire le vaccin à ses patients si lui-même n’est pas vacciné ?» s’est-il demandé. Les deux conférenciers ont plaidé pour la généralisation de la vaccination du corps médical et ont également insisté sur le respect de la chaîne de froid pour la conservation et le transport du vaccin.
elwatan.com | 20-oct.-2014 11:00

«Il faut être vigilant afin de préserver l’école»
La ministre de l’Education nationale, Nouria Benghebrit, a appelé, hier à partir de Djelfa, l’ensemble des membres de la famille de l’éducation à être «vigilants» en vue de préserver l’école, dans le cadre d’un contrat national, de tout ce qui pourrait menacer sa stabilité. «Les problèmes du secteur ne nous font pas peur, car nous avons la force et la volonté d’y faire face avec l’aide de tous les partenaires», a affirmé Mme Benghebrit à l’ouverture des travaux d’une conférence régionale Centre sur l’évaluation de la rentrée scolaire 2014-2015, estimant que la préoccupation aujourd’hui va «aux moyens à utiliser pour régler les problèmes». «La solution ne réside pas dans la grève», a-t-elle souligné à ce propos. S’exprimant sur cette conférence régionale, la ministre a indiqué que son premier objectif est «l’évaluation de la rentrée scolaire, tout en constituant une opportunité pour l’explication des concepts de l’évaluation pédagogique et de la professionnalisation des personnels». Des recommandations clôtureront les ateliers de travail, mis en place à l’occasion, afin de constituer une base pour l’élaboration de programmes de travail adaptés aux spécificités de chaque région, a-t-elle précisé. Elle a, aussi, souligné que l’évaluation pédagogique a été le thème choisi pour la conférence régionale Ouest, abritée du 11 au 12 octobre par Tiaret, alors que cette conférence de Djelfa a pour thème «L’organisation et gestion de la gouvernance», dans l’attente de la tenue «prochaine» de la conférence régionale Est à Sétif, sous le thème de la «Professionnalisation des corps des métiers de l’éducation». Outre les directeurs de l’éducation de 17 wilayas du centre du pays, des chefs de service, des directeurs, des inspecteurs centraux et des chargés de communication de ces directions étaient présents à cette rencontre régionale. Sept ateliers de travail ont été mis en place autour de thèmes liés à la gouvernance, la gestion des ressources humaines, la gestion financière et matérielle, l’information et la communication, la formation des formateurs et les structures d’accueil.  
elwatan.com | 20-oct.-2014 11:00

Sit-in en novembre pour réclamer la publication de «leur» décret
Les titulaires d’un diplôme d’études universitaires appliquées (DEUA) renouent avec la contestation. Ils organiseront un rassemblement devant le Palais du gouvernement, durant le mois de novembre prochain, annonce un communiqué de la Coordination nationale des titulaires d’un DEUA. Ces titulaires d’un DEUA (bac+3), entendent ainsi réagir au retard accusé dans «la publication du décret qui porte sur la révision de leur classification à l’échelon 11, et ce, à l’instar des diplômés de l’enseignement supérieur, et qui stipulerait donc une équivalence entre le DEUA et une licence LMD, au lieu d’être considérés comme des techniciens supérieurs». Cette révision «salutaire», que le premier ministre s’était engagé à rendre effective au mois de septembre dernier, n’a «finalement été qu’une promesse, restée lettre morte». Pourtant, tout indiquait, il y a quelques mois, que leurs revendications étaient prises en charge et que leur situation était définitivement réglée. «Nous attendons depuis le 23 mars dernier, jour de la signature du procès-verbal qui a sanctionné la réunion officielle qui a eu lieu entre le ministre chargé de la réforme du service public et le directeur général de la Fonction publique, ainsi que deux représentants de la Coordination nationale des titulaires d’un DEUA», rappelle le communiqué. Au terme de cette réunion, il a été consigné par écrit la prise en charge des revendications de la coordination. De même, les titulaires de DEUA avaient été reçus, quelques jours avant, par le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique.Le ministre avait alors exprimé sa disponibilité à aider à trouver une solution à la question de l’alignement sur la grille des salaires. Il avait aussi confirmé que le DEUA étant un diplôme de l’Etat algérien, obtenu en trois années d’études après le baccalauréat, il devrait donner les mêmes droits que d’autres diplômes obtenus dans les mêmes conditions, en matière d’accès à l’emploi et en matière de salaire. Il avait aussi rappelé les dispositions prises par le ministère au profit de cette catégorie de diplômés pour poursuivre leurs études dans le cadre du LMD.  
elwatan.com | 20-oct.-2014 11:00

Prix CNN 2014 : Safia Berkouk lauréate
Notre consœur, la journaliste d'El Watan,  Safia Berkouk vient de se distinguer en remportant, en Tanzanie, le premier prix du concours CNN MultiChoice Awards 2014 pour les journalistes africains dans la catégorie «Informations générales francophones». La journaliste a été primée pour son reportage intitulé «Excessif, confiscatoire, injuste : pourquoi l’impôt rebute les Algériens» paru dans El Watan économie le 2 avril 2013. Ce reportage traite du système fiscal algérien à deux vitesses qui fait que les plus riches échappent à l’impôt alors que les salariés et les travailleurs subissent un prélèvement à la source et financent, à travers l'IRG (impôt sur le revenu global) une partie du budget de fonctionnement de l'Etat. Aujourd’hui, l’IRG prélevé à la source, rapporte au fisc algérien deux fois plus que l’IBS (impôt sur le bénéfice des sociétés), nous apprend-elle dans son article (lire le texte intégral sur El Watan.com). Le prix CNN 2014 a été décerné lors d'une cérémonie qui a eu lieu samedi soir en Tanzanie, au cours de laquelle 13 autres participants ont été primés parmi 28 finalistes originaires de 42 pays africains. Bravo.         
elwatan.com | 20-oct.-2014 11:00

Perturbation dans le calendrier de rentrée au pays : Calvaire des hadjis à Médine
Encore un blocage au niveau d’Air Algérie. Il s’agit cette fois-ci d’une centaine de hadjis censés revenir, aujourd’hui, au pays. Ces derniers ont été surpris d’apprendre, à la dernière minute, que leur vol prévu à 11h30 a été retardé, voire même annulé. Selon le parent d’un pèlerin bloqué à Médine, ces voyageurs ont même été renvoyés à l’hôtel deux fois de suite. «Le malheur dans tout cela est que nous n’avons aucune idée sur une éventuelle programmation de ce vol. Du coup, ces pèlerins, dont la plupart sont des personnes du troisième âge, sont complètement perdus et ne savent plus à quel saint se vouer pour rentrer au pays», s’exclame le parent de pèlerins rencontré à l’aéroport Houari Boumediène. Pour avoir plus d’informations sur les raisons de cette perturbation, nous avons essayé de joindre la direction d’Air Algérie, notamment la chargée de communication, Mme Betrouche Mounia, sans succès.
elwatan.com | 20-oct.-2014 11:00

On vous le dit
- Accidents de la route : neuf morts et 21 blessés durant les dernières 24 heures Neuf personnes sont mortes et 21 autres ont été blessées  dans des accidents de la circulation survenus durant les dernières 24 heures à travers le territoire national, selon un bilan rendu public dimanche par les services de la Protection civile. Le bilan le plus lourd a été enregistré au niveau de la wilaya Tébessa, avec trois personnes décédées suite au dérapage d’un véhicule léger ayant chuté dans un ravin, survenu sur la RN 82, au lieudit El Hanchir,  dans la commune de Aïn Zerga, précise la même source. Par ailleurs, les secours de la Protection civile de la wilaya de Aïn Defla sont intervenus pour l’évacuation de cinq personnes grièvement blessées suite à l’effondrement d’un pont de la voie ferrée en chantier, au lieudit  Regaïba, commune de Hoceinia. - Afrique du Sud : condamné pour avoir empoisonné 46 vautours Un agriculteur sud-africain a été condamné à 700 euros d’amende pour avoir empoisonné 46 vautours d’une espèce menacée d’extinction dans la province du Cap oriental (Est), une condamnation jugée trop légère dimanche par une association de protection des oiseaux.  Armand Aucamp, de la petite de ville de Molteno, a plaidé coupable et devra régler une amende de 10 000 rands (707 euros) pour avoir chargé une carcasse de mouton de carbofuran, un puissant insecticide. Quarante-six vautours du Cap, une espèce menacée, ont consommé la viande et en sont morts peu après, au mois de décembre 2013. L’agriculteur a également écopé cette semaine d’un an de prison avec sursis. Cette peine est «vraiment insuffisante au vu du grand nombre de vautours tués», a commenté Kerri Wolter, fondatrice de Vulpro, une association de   protection de ces rapaces. - Ebola : Barack Obama appelle à «ne pas céder à l’hystérie» Le président américain, Barack Obama, a demandé  samedi aux Américains de «ne pas céder à l’hystérie ou à la peur» face à l’épidémie  d’Ebola, les appelant à se baser sur les faits. Au cours de son allocution hebdomadaire, Barack Obama a aussi contesté  les restrictions des voyages en provenance d’Afrique de l’Ouest, l’épicentre  de l’épidémie, assurant que de telles mesures ne feraient qu’aggraver la situation. «Nous avons tous -citoyens, dirigeants, médias- une responsabilité  et un rôle à jouer», a lancé le président américain. «C’est une maladie grave, mais nous ne devons pas céder à l’hystérie ou à la peur, car cela ne fait que rendre plus difficile d’informer les gens  avec précision. Nous devons être guidés par la science. Nous devons nous baser  sur les faits», a demandé M. Obama. - Insalubrité à la cité des 54 Logements (Blida) Les résidants de la cité des 54 Logements (Aboudi II), à Blida, ont tout fait pour vivre dans un environnement agréable, en vain. Ainsi, ils ont envoyé plusieurs requêtes aux autorités locales pour que leur cité soit nettoyée et embellie, mais d’après leurs dires, toutes ces démarches sont restées lettre morte. «La collecte des ordures ménagères n’est pas régulière et se fait d’une manière anarchique. Les décharges sauvages sont omniprésentes. Après les pluies, les ordures pourrissent dans l’eau stagnante où pataugent chiens, chats, enfants et rongeurs», dénoncent-ils. Et comme un malheur ne vient jamais seul, les résidants de la cité insistent sur le fait que leur santé est en danger à cause de la pollution de l’air. «Certains éboueurs n’hésitent pas à brûler, quasi quotidiennement, les déchets de notre quartier au lieu de les collecter. Résultat : l’air que l’on respire est très vicié», ajoutent-ils. «Il y va de  notre santé et de celle de nos enfants», concluent-ils.     
elwatan.com | 20-oct.-2014 11:00

Les praticiens déplorent l’absence d’une politique pharmaceutique
Le Conseil national de l’Ordre des pharmaciens (CNOP) a débattu, lors des sixièmes Rencontres internationales de la pharmacie d’Alger, organisées hier, de l’exercice de la pharmacie, la politique du médicament et la réforme de la loi sanitaire en Algérie. L’exercice de la pharmacie, la politique du médicament et la réforme de la loi sanitaire sont les trois points à l’ordre du jour des sixièmes Rencontres internationales de la pharmacie d’Alger, organisées hier par le Conseil national de l’Ordre des pharmaciens (CNOP). Le pharmacien d’officine est confronté aujourd’hui à de nombreux problèmes et aspire au changement avec la nouvelle loi sanitaire. Un avant-projet qui exclut toutes les recommandations du secteur exprimées lors des Assises nationales de la santé organisées en juin dernier, regrette M. Benbahmed, président du CNOP. «Le texte en question a évacué toutes nos préoccupations, de la responsabilité pharmaceutique à la qualité des produits pharmaceutiques en passant par les bonnes pratiques de l’exercice pharmaceutique et la pharmacie hospitalière», a-t-il déploré, tout en signalant l’absence d’une définition de la politique pharmaceutique nationale. La nouvelle loi sanitaire, ajoute M. Benbahmed, ne répond pas à toutes les préoccupations du secteur et ne fait aucune référence au soutien à la production nationale, une des instructions du gouvernement, voire même du président de la République. C’est ainsi que le comité de liaison et de réflexion représentant l’ensemble des acteurs de la pharmacie (CNOP, UNOP, Snapo, ALMA, Adpha, SAP et ANPP) a élaboré et remis un document comportant toutes les propositions et les recommandations au ministère de la Santé, à la dernière heure de la date butoir, à savoir le 15 octobre dernier. «Nous exigeons une meilleure précision des qualifications et la définition des professions de santé, leurs responsabilités et leur déontologie, les produits pharmaceutiques (incluant phytothérapie, compléments alimentaires et laits infantiles), les dispositifs médicaux, les réactifs biologiques, le statut des médicaments non soumis à la prescription obligatoire. Comme nous souhaitons une meilleure précision sur la définition, l’organisation et les missions des différents acteurs de la chaîne pharmaceutique : l’officine, l’établissement de production, d’importation, d’exportation et de distribution, la pharmacie hospitalière mais aussi les laboratoires d’analyses médicales. Nous avons tous été perplexes à la création de deux agences par l’avant-projet de loi, alors que l’intérêt de la création de l’agence nationale des produits pharmaceutiques, que nous proposons, réside dans la centralisation de toutes les procédures inhérentes à l’enregistrement, à l’homologation, à la fixation des prix, au contrôle de la qualité et de la publicité des produits pharmaceutiques dans une structure disposant de moyens humains et matériels adéquats et fonctionnant avec des procédures opposables et transparentes» a-t-il ajouté. M. Benbahmed s’est félicité des assurances données par le directeur de la pharmacie au ministère de la Santé, le docteur Hafed, qui rassure les professionnels du secteur de la prise en considération de leurs préoccupations dans le prochain texte de loi régissant la santé en Algérie.  
elwatan.com | 20-oct.-2014 11:00

Human Rights Watch favorable à une commission indépendante d’enquête
Human Rights Watch (HRW), ONG américaine de défense des droits de l’homme, n’est pas revenue en Algérie depuis 2005. «L’Algérie est le seul pays du Maghreb où l’accès pour nous est difficile. Le Maroc et la Tunisie ne nous demandent pas de visa. La Libye, depuis sa révolution, nous laisse entrer facilement. Il est difficile d’obtenir des visas pour l’Algérie», a déclaré Eric Goldstein, directeur adjoint du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord, avant-hier, lors d’une conférence de presse à la salle Hassiba Ben Bouali, à Alger. HRW a présenté hier à la presse son nouveau rapport sur la situation des droits humains dans les camps des réfugiés sahraouis à Tindouf sous le titre «Pas sur les écrans». Les délégués de HRW ont obtenu des visas en 2007 et en 2013 que pour visiter les camps de réfugiés sahraouis à Tindouf (Sud-Ouest). «Nous souhaitons que les visas pour Human Rights Watch et pour les autres organisations des droits de l’homme soient octroyés plus régulièrement. L’accès au pays n’est pas déterminant pour nous. Nous couvrons l’Algérie à partir de l’extérieur. Même si un gouvernement nous bloque, notre devoir est d’être toujours équilibré et précis. A Rabat, nous organisons régulièrement des conférences de presse sans aucune entrave», a soutenu le même responsable. Pour rappel, Human Rights Watch, qui est basée à New York, suit la situation des droits humains dans 90 pays et emploie 380 salariés à travers le monde. Pour les pays arabes, HRW est présente à Tunis, Rabat, Tripoli, Beyrouth et Aman. L’organisation n’est pas représentée en Algérie. Les familles des victimes des disparitions forcées étaient présentes dans la salle. En leur nom, Mme Bouabdallah a exigé que la vérité soit dite et a demandé la création d’une commission d’enquête indépendante sur ce dossier qui traîne depuis vingt ans. «Nous suivons le dossier des disparus depuis les années 1990. Il est malheureux de voir que les familles soient toujours à la recherche de leurs proches. Nous nous sommes déjà prononcés sur la loi sur la réconciliation et la paix. Nous respectons ceux qui ont voté pour ce texte mais nous sommes contre l’impunité et pour la vérité. Les familles ont le droit de connaître la vérité. En Amérique latine, par exemple, il a fallu beaucoup de temps pour que la vérité éclate. Il y a eu des poursuites et des enquêtes sérieuses par rapport aux disparitions. L’Etat doit reconnaître que des personnes ont été enlevées alors qu’elles n’avaient aucun rapport avec le terrorisme», a relevé M. Goldstein. La création d’une commission indépendante d’enquête sur l’affaire des disparus serait, selon lui, une façon efficace d’apporter «un peu de vérité» aux familles des disparus et d’avancer dans ce dossier. «Nous sommes contre l’idée de tourner la page», a-t-il appuyé.  
elwatan.com | 20-oct.-2014 11:00

Police: Les "petites décisions" du Gouvernement Sellal
Une mise en oeuvre "rapide" de plusieurs mesures d'amélioration  sur la rémunération, le logement, l'organisation et les conditions du travail,  et la représentation des agents de la sûreté nationale, a été décidée à l'issue  d'une réunion interministérielle, présidée dimanche à Alger par le Premier ministre,  Abdelmalek Sellal.    En matière de rémunération, la réunion qui a été consacrée à l'examen  des questions liées à la situation socioprofessionnelle des fonctionnaires de  la sûreté nationale, a décidé la "confirmation de la mise en oeuvre d'une indemnité  au profit des agents de la sûreté nationale, avec effet à compter du 1er novembre  2014", relève un communiqué du cabinet du Premier ministre.          Il a été décidé aussi la "revalorisation de l'indemnité de zone, actuellement,  servie aux agents de la sûreté nationale avec effet rétroactif à compter du  1er janvier 2012, l'octroi d'une indemnité de déplacement collectif par agent  de la sûreté nationale effectuant des déplacements".          Dans le même volet, il a été décidé l'"attribution de la prime de spécialisation  (conducteur, etc.) et de la prise en charge de la restauration des unités constituées"  ainsi que le "relèvement des niveaux des bourses accordées aux élèves stagiaires  des écoles de formation de la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN)".          En matière de logement, une "attention particulière" sera accordée,  selon le communiqué, pour la satisfaction des demandes des agents de la sûreté  nationale dans le cadre des dispositifs et programmes existants.          Concernant l'organisation et les conditions de travail, il a été décidé  "l'allègement du système de travail 3 fois 8 heures, le rapprochement des agents  ayant des difficultés d'ordre social ou de santé de leur lieu de résidence,  l'affectation des agents de la sûreté nationale à l'issue de leur stage au niveau  des unités républicaines de sécurité pour une période de 3 à 5 ans maximum".          Dans le même volet, il a été décidé la "validation des congés maladies  des agents de la sûreté nationale au niveau des unités par les médecins de l'unité,  de garantir aux agents de la sûreté nationale les conditions d'exercer pleinement  leur mission sans entrave dans le strict respect des lois de la République,  d'assurer la protection des agents de la sûreté nationale dans l'exercice de  leurs fonctions devant les juridictions avec l'assistance d'avocats conventionnés  par la DGSN et l'examen des recours de réintégration des agents radiés qui n'ont  pas fait l'objet de décision de justice".          En matière de représentation des agents de la sûreté nationale, il a  été décidé d'"assurer la représentation des agents de la sûreté nationale au  niveau de toutes les commissions et organes de participation avec protection  des représentants dans ces commissions et organes".          Selon le communiqué, la réunion a recommandé aussi d'accorder une "attention  particulière" aux difficultés rencontrées par les services de sécurité afin  de leur permettre d'accomplir dans les meilleurs conditions leur mission, conformément  aux instructions du Président de la République, Abdelaziz Bouteflika.          Par ailleurs, il a été reconnu que les agents de la sûreté nationale  engagés pour la préservation de l'ordre public et de la protection des personnes  et des biens, exercent leurs missions dans des conditions "contraignantes" et  souvent "éprouvantes".
elwatan.com | 19-oct.-2014 19:10

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