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Actualité

Santé d’Abdelaziz Bouteflika/ Le Conseil constitutionnel sait-il compter jusqu’à 102 ?

« Staline est mort, qui va aller le lui dire ? » est une vieille plaisanterie russe. En Algérie, elle prend toute sa dimension si l’on s’en tient […]

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algerie-focus.com | 25-févr.-2017 23:08

Gulfood 2017 / Cevital expose ses services et produits à Dubai

Cevital Agro-Industrie filiale du Groupe Cevital participera au Salon Gulfood 2017 de Dubai, du 26 Février au 02 Mars avec un stand à son enseigne […]

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algerie-focus.com | 25-févr.-2017 22:55

Les bananes de retour sur le marché Algérien/ Seuls 7 ou 8 importateurs agréés par le gouvernement

Seuls 7 ou 8 personnes importeront des bananes dans l’avenir. L’information a été rendue publique aujourd’hui samedi par le ministre de l’Habitat, de l’urbanisme et […]

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algerie-focus.com | 25-févr.-2017 22:42

Kabylie/ Un nouveau mouvement autonomiste voit le jour

Après le MAK, un nouveau mouvement autonomiste pointe du nez en Kabylie. Des auteurs de ce qui est appelé jusque-là le “Manifeste kabyle” viennent de […]

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algerie-focus.com | 25-févr.-2017 22:20

Vidéo. Elections législatives/ Le combat d’un candidat à Béjaïa pour mobiliser les électeurs

Dur, dur de réconcilier les Algériens avec la politique. A Béjaïa, Abdennour Adjilia, candidat aux prochaines élections législatives et tête de liste du parti FNA, […]

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algerie-focus.com | 25-févr.-2017 21:36

Des centaines de personnes défilent contre la loi sur la retraite à Tizi Ouzou
Des centaines de manifestants ont participé samedi à Tizi-Ouzou à une marche pacifique, organisée par la Coordination des  syndicats autonomes, pour demander notamment "l’annulation de la loi sur la  retraite".          La procession s’est ébranlée de la placette du musée, sise au centre ville de Tizi-Ouzou, pour rejoindre le siège de la wilaya en passant par l’avenue Abane Ramdane. Selon les organisateurs de cette marche quelque 14 syndicats autonomes dont le Snapap, l’Unpef, le SNTE, le Satef et le Cnapest, ont pris part à cette marche.          En plus de la revendication relative à l’annulation de la loi sur la retraite, la Coordination nationale des syndicats autonomes a également demandé de l' associer à l’élaboration du projet de loi sur le travail, et dénoncé la "dégradation du pouvoir d’achat du travailleur algérien".          Arrivé devant le siège de la wilaya, les initiateurs de cette action ont réitéré leur revendication avant de se disperser dans le calme.   
elwatan.com | 25-févr.-2017 17:45

Un terroriste abattu à Jijel
Les forces de l’armée ont abattu, aujourd’hui samedi, un terroriste à Ziama Mansouria (Jijel).   « Un détachement de l'Armée Nationale Populaire relevant du secteur opérationnel de Jijel/5ème Région Militaire a abattu un terroriste, ce matin du 25 février 2017, suite à une opération de fouille et de ratissage, menée près de la Mechta de Hedabla, commune de Ziama Mansouria », a annoncé le ministère de la Défense nationale (MDN). L’opération de l’armée, « toujours en cours », s'est soldée par la récupération d'un fusil semi-automatique de type Simonov, d'une grenade et d'une quantité de munitions, précise la même source. Lire aussi : Un officier tué et trois militaires blessés à Tébessa  
elwatan.com | 25-févr.-2017 16:06

Un officier tué et trois autres militaires blessés à Tébessa
Un militaire a été tué vendredi soir suite à l'explosion d'une bombe au passage de sa patrouille, lors d’une vaste opération de ratissage lancée par l’ANP dans la région de StahGuentis, entre la wilaya de Tébessa et Khenchela, apprend-on d’une source sécuritaire. Il s’agit de Chergui Lotfi, originaire de la wilaya de Batna, un officier opérant à la caserne de Soukies à l’extrême sud de la wilaya. L’explosion a occasionné aussi des blessures à trois autres soldats, dont un a perdu sa jambe. L'offensive militaire est toujours en cours dans cette zone de repli des groupes terroristes. Notre source n’a pas précisé le bilan des terroristes abattus dans cette opération enclenchée  dans la nuit de jeudi à vendredi, après qu’un groupe armé s’est attaqué à la maison d’un maquignon, le tuant, au lieudit Garat Zineb, relevant de la localité de Stah Guentis, à plus de120 kms de Tébessa. Le groupe s’est emparé de plus de 250 têtes d’ovin, de la bergerie, avant de s’évanouir dans la nature. Lire aussi : Un terroriste abattu à Jijel  
elwatan.com | 25-févr.-2017 15:57

Congrès de Jil Djadid : Soufiane Djilali unique candidat à sa propre succession
Le premier congrès ordinaire de Jil Djadid s’est ouvert, aujourd’hui samedi à la salle de cinéma Echabab (ex Casino) à Alger, en présence d’une « centaine » de participants, venus d’une « trentaine » de wilayas.   Le président du parti, Soufiane Djilali, a indiqué dans son discours d’ouverture que « Ce n’était pas le nombre de sièges à l’assemblée législative qui nous importait, ni les manchettes des journaux ». Le but de cette formation politique, qui a obtenu son agrément en mars 2012, est de « construire une organisation humaine de qualité, réunir des hommes et des femmes capables d’assumer des responsabilités, de bâtir une équipe compétente, de grande valeur morale et en prise avec le réel ». Parlant de la situation politique actuelle, il a expliqué que « La démocratie ne peut être imposée par décret. Cependant, il ne faut pas s’abriter derrière l’échec de la première tentative de démocratisation dans les années 90 pour reporter sine dia toute ouverture ». Malgré ses constats alarmants, Djilali a terminé son discours sur une touche d’optimisme : « Nous avions tant voulu que les partis politiques se solidarisent pour aider le système à changer. Cette voie est pour le moment encombrée d’égoïsmes et de calculs politiciens. J’ai espoir, qu’avec la société dite civile, une véritable coopération puisse s’engager ». Plusieurs figures politiques ont assisté à l’ouverture des travaux du congrès de Jil Djadid dont Karim Tabbou (UDS), Kamel Guemazi (ex FIS), Amira Bouraoui (Barakat) ainsi que l’ancien moudjahid, Lakhder Bouregâa. Selon les cadres du parti, Soufiane Djilali est candidat, sans concurrents, à sa propre succession.  Pour rappel, Jil Djadid a opté pour le boycott des législatives du 4 mai prochain, en évoquant notamment l’absence de garanties pour la tenue d’une élection honnête en Algérie. Le parti avait participé aux législatives d’avril 2012, avec 42 listes et a obtenu quelque 100 000 voix. Lors des élections locales, tenues le mois de novembre de la même année,  il a obtenu 122 sièges. Soufiane Djilali s’est présenté aux élections présidentielles de 2014, avant de se retirer suite à l’annonce de la candidature de Abdelaziz Bouteflika.    
elwatan.com | 25-févr.-2017 14:57

Plus de cinquante soumissions reçues
Cinquante-trois soumissions ont été reçues par Sonatrach dans le cadre de l’appel d’offres international lancé récemment par le groupe pour la construction de nouvelles raffineries. L’information a été donnée par le PDG de Sonatrach, lors des cérémonies de célébration de la nationalisation des hydrocarbures, qui se sont déroulées à Hassi Messaoud. Il a souligné que «le nombre de soumissions est exceptionnel et traduit l’intérêt des grands groupes d’engineering pour les possibilités d’investissement en Algérie». Les projets en question entrent dans le cadre de la stratégie du groupe dédiée au raffinage, ajoute Amine Mazouzi, qui estime que les capacités qui seront installées à terme permettront, à Sonatrach, d’assurer pleinement son indépendance en produits raffinés et de mettre fin aux exportations de carburant dès 2021. Selon le ministère de l’Energie, les capacités de raffinage de l’Algérie devront être portées à 45 millions de tonnes par an d’ici quatre ans au plus tard. C’est en tout cas ce qu’a affirmé, au nom de Noureddine Boutarfa, la secrétaire générale du ministère de l’Energie, Fatima Zohra Cherfi, qui prenait part à la traditionnelle cérémonie du 24 Février célébrée sur le site de Oued El Hamra, à Hassi Messaoud. Il est à rappeler que les soumissionnaires — dont les compagnies mondiales les plus en vue du secteur — ont répondu à un appel d’offres dont le montant total avoisine les 6 milliards de dollars et devraient se charger des travaux d’engineering et de construction des sites en question. Quatre projets d’envergure sont inclus dans le nouvel appel d’offres, dont deux projets de raffineries situées à Tiaret et Hassi Messaoud, pour une capacité finale de raffinage en respective équivalant à 5 millions de tonnes de produits pétroliers. Par ailleurs, le programme mis en route par Sonatrach compte deux projets de raffinage à Skikda, conçus pour l’optimisation et la valorisation des produits issus de la raffinerie de Skikda, à travers un complexe de cracking du fuel d’une capacité de 4,5 millions de tonnes pour la maximisation de la production du gasoil, et un complexe de reforming de Naphta, d’une capacité globale de 3,4 millions de tonnes pour la maximisation de la production des essences. Il est à savoir qu’en termes d’investissement global, le plan sur la période 2017-2021 englobe un montant de 70 milliards de dollars, selon ce qu’a affirmé, à partir de Hassid Messaoud, le PDG de Sonatrach.
elwatan.com | 25-févr.-2017 12:00

On vous le dit
Ministère du Tourisme ou de l’hôtellerie ? Abdelwahab Nouri, ministre de l’Aménagement du territoire, du Tourisme et de l’Artisanat, a encore cité des chiffres lors de sa visite à Oran de la 8e édition du Salon international du tourisme, des voyages et des équipements  hôteliers (Siaha 2017). Pour relancer le tourisme en Algérie,  il cite 1600 projets d’hôtels totalisant plus de 200 000 lits, qui sont agréés au niveau du ministère, dont 584 d’une  capacité de plus de 70 000 lits sont en cours de réalisation et la plupart seront  mis en exploitation prochainement. En plus, 65 établissements hôteliers publics, dont la plupart ont été  construits durant les années 1970, bénéficient d’un programme de réhabilitation et de modernisation, a-t-il indiqué, appelant les opérateurs  publics à redoubler d’efforts pour concrétiser le programme dans les meilleurs  délais.   Talai et les taxis clandestins Evoquant les procédures qui seront mises en œuvre par le ministère en  vue de renouveler le parc de véhicules de transport des voyageurs, Boujemaa Talai, ministre des Travaux publics et des Transports, a indiqué qu’on ne pouvait geler l’activité de 13 000 opérateurs activant dans ce domaine en raison de la vétusté de leur véhicule, affirmant que le  secteur compte actuellement 16  000 bus. Nous envisageons d’orienter les propriétaires  des bus vétustes vers des producteurs locaux en vue de renouveler leur véhicule dans le cadre des crédits à la consommation. Il a avoué aussi que les taxis clandestins sèment le désordre au niveau de l’aéroport international Houari Boumediène. Ce qui donne une mauvaise image et une mauvaise impression. Mais ce phénomène ne date pas d’aujourd’hui, et c’est à l’Etat de trouver les solutions pour y remédier.    Une fillette libérée de son ravisseur à Chlef Plus de peur que de mal. La fillette de 5 ans, qui a été kidnappée jeudi à 15h20 à Ouled Ben Abdelkader, au sud-ouest de Chlef, a pu être libérée le même jour à 21h  et son ravisseur  arrêté par la police. Une fois l’alerte donnée par le père de la victime, la police a aussitôt actionné son plan «Spécial enlèvement», parvenant ainsi à localiser  rapidement l’auteur du rapt, avec la fillette enlevée, dans une zone montagneuse de la région sud de Ouled Ben Abdelkader. Le ravisseur, âgé de 30 ans et originaire de la même localité, a tenté de s’enfuir, mais il a été appréhendé par les forces de police, mobilisées pour la circonstance.  Quant à la fillette, elle a été retrouvée saine et sauve, avant d’être soumise à des examens médicaux. Selon le service de communication de la sûreté de wilaya, l’agresseur a exigé du père de la fille  le paiement d’une rançon contre la libération de son enfant. Le mis en cause sera présenté demain devant le procureur de la République près le tribunal de Chlef. Plus de 4 quintaux de kif saisis à Sidi Bel Abbès Les services des Douanes de Sidi Bel Abbès ont intercepté, sur la route reliant les communes agro-pastorales de Ras El Ma et Moulay Slissen, un camion transportant divers lots de marchandises prohibées. En fouillant la cargaison qui, à première vue, était constituée de simples denrées alimentaires, les douaniers ont vite relevé que celles-ci étaient non seulement frappées de péremption, mais également introduites frauduleusement sur le territoire national. Voulant en savoir plus, les agents des Douanes ont décidé  alors  de contrôler de fond en comble ladite marchandise, qui n’était, en fait, qu’un subterfuge destiné à cacher purement et simplement une autre cargaison composée, celle-ci, de quelque 460 kg de kif traité. Le conducteur du véhicule et son complice ont été déférés devant les juridictions locales compétentes.
elwatan.com | 25-févr.-2017 12:00

Volonté de relancer le développement ou tactique électoraliste ?
Le ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales, Noureddine Bedoui, confirme l’existence de projets bloqués dans la wilaya de Tizi Ouzou et annonce la levée du gel. En visite, jeudi dernier, dans cette wilaya, il a annoncé «la tenue, au cours de la prochaine semaine, d’une réunion avec le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, afin d’aborder cette question, soulevée par des élus locaux, concernant le dégel de certains projets, à l’instar du complexe mère-enfant et des projets de stations d’épuration». «Lors de cette même réunion (avec le Premier ministre, ndlr) d’autres préoccupations exprimées par des élus et concernant entre autres le secteur de la santé et du logement (particulièrement le segment habitat rural) seront également débattues», a précisé le ministre lors d’une conférence de presse animée en marge de cette réunion. Noureddine Bedoui annonce aussi «la dotation de la wilaya de Tizi Ouzou d’une enveloppe financière conséquente, dont le montant sera défini par les fiches techniques qui seront transmises par la wilaya à son département». «Cette enveloppe financière sera destinée à l’achèvement du programme de raccordement de la wilaya au gaz naturel, à l’électrification rurale, l’ouverture de pistes agricoles, l’aménagement de zones d’activités et la dotation en gazon artificiel de certains stades», a-t-il ajouté. Le ministre de l’Intérieur réaffirme, dans la foulée, que les projets inscrits au titre du programme présidentiel et «reportés» en raison de la conjoncture financière «exceptionnelle» du pays «seront tous concrétisés». Est-ce un aveu officiel que cette wilaya ait été abandonnée au moment où la rente pétrolière abondante coulait à flot dans certaines régions du pays ? Est-ce seulement une tactique électoraliste pour tenter de convaincre les citoyens de cette localité d’aller voter le 4 mai prochain ? Rien n’est moins sûr. La contestation contre l’absence de développement à Tizi Ouzou ne date pas d’aujourd’hui. La région figure, rappelons-le, parmi les rares wilayas n’ayant pas été visitées par le président Bouteflika avant sa maladie. Face au gel des projets de développement, le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD) avait organisé des marches pour dénoncer «la politique de contre-développement en Kabylie». C’était en 2015. La marche avait drainé une foule nombreuse. Mais aucune réaction officielle n’a eu lieu : ni démenti du gel des projets structurants ni confirmation. Il avait fallu attendre la veille des élections pour avouer le gel des projets et annoncer leur éventuel dégel.
elwatan.com | 25-févr.-2017 12:00

Marche de l’intersyndicale aujourd’hui à Tizi Ouzou
L’intersyndicale organise aujourd’hui une marche à Tizi Ouzou pour protester contre la loi sur la retraite en vigueur depuis le 1er janvier qui met fin à la possibilité de départ en retraite anticipée. L’intersyndicale a dénoncé par la même occasion l’érosion du pouvoir d’achat, accentuée par les mesures d’austérité prises dans le cadre de la loi de finances, stipulant la hausse des prix de plusieurs produits et services. Cette marche intervient dans le cadre d’un mouvement de protestation entamé depuis la rentrée sociale, et quelques semaines après l’annonce de la révision du code du travail et de la loi sur la retraite. Ces deux textes qui «touchent les acquis des travailleurs arrachés à coup de luttes et protestations» ont été annoncés à l’issue de la dernière tripartite. Si le gouvernement a mené jusqu’au bout l’amendement de la loi sur la retraite, la démonstration de forces réalisée par les organisations syndicales et le souci du gouvernement de préserver une «paix sociale» à la veille des élections législatives a contraint l’exécutifs à renoncer, du moins temporairement, à l’amendement du code du travail. Les syndicats conviés à un dialogue «de conjoncture» ne voient pas en le retrait du dossier du code du travail un signe rassurant. Le gouvernement qui excelle dans la technique de la «fuite en avant» pour reprendre l’expression des représentants des syndicats n’offre aucun plan pour affronter la crise financière et économique, mis à part de grignoter les acquis sociaux des travailleurs. La plateforme de revendications transmise depuis quelques mois au gouvernement est donc toujours d’actualité. Elle compte en plus du gel de la loi sur la retraite, «des mesures d’amélioration du pouvoir d’achat des Algériens». L’intersyndicale qui se mobilise depuis des mois pour faire valoir cette plateforme de revendications ne tardera certainement pas, selon ses représentants qui se sont exprimés à maintes reprises, d’ajouter l’augmentation des salaires à cette plateforme de revendications «vu l’érosion dangereuse du pouvoir d’achat, conséquence des mesures prises dans le cadre de la loi de finances et résultat de l’inflation galopante». «Nous avons plusieurs propositions à faire en vue d’améliorer les salaires, telles que la baisse de l’impôt sur le revenu général, nous voulons aussi être associés à la confection du nouveau code du travail, et les rassemblements sont pour nous un moyen de montrer notre poids et convaincre le gouvernement à prendre nos postions en considération», ont souligné, lors de leurs différentes sorties médiatiques, les membres de l’intersyndicale.  
elwatan.com | 25-févr.-2017 12:00

Vers la réhabilitation du complexe pétrochimique
Fraîchement installé dans ses nouvelles fonctions de vice-président Aval de Sonatrach, Mohamed Fettouhi a tenu, lors d’un déplacement de deux jours à Skikda, à ne pas faire trop de vagues. Lors d’une allocution, jeudi dernier, devant les cadres et les syndicalistes du pôle hydrocarbures de Skikda, M. Fettouhi a déclaré qu’il s’engagera à «maintenir» le programme déjà tracé par M. Remini, son prédécesseur, en soulignant que les décisions déjà engagées «ne seront pas remise en cause». Une déclaration qui s’assimile à une assurance et un gage de bonne foi à l’intention des anciens travailleurs et des syndicalistes du complexe pétrochimique de Skikda (CP1K) qui avaient bien accueilli la volonté de Sonatrach de réhabiliter ce fleuron de la pétrochimie nationale. D’ailleurs, un peu plus tard, M. Fettouhi n’a pas manqué de revenir sur le sujet, en exprimant auprès du directeur de l’Entreprise nationale des industries pétrochimiques (ENIP) toute son insistance pour redémarrer l’activité pétrochimique grâce notamment à «la réhabilitation du CP1K». Ce complexe a en effet bénéficié d’une attention particulière ces derniers mois et le groupe Sonatrach avait même signé, en date du 26 janvier dernier, un contrat avec la société indienne Engineers India Limited (EIL), pour «la réalisation d’études-suivi-conseils» en vue de réhabiliter quelques unités de production du CP1K, comme celles de l’éthylène et du chlore-soude. Dans son allocution, M. Fettouhi n’a pas manqué d’évoquer la raffinerie de Skikda qu’il qualifiera de «poumon économique du pays qu’il nous faut préserver» et a recommandé de «la doter d’un encadrement». Il mettra par la même occasion les responsables des unités de production du pôle hydrocarbures devant leurs responsabilités et leur demandera même d’éviter tout esprit de revanche ou de règlement de comptes à l’encontre des travailleurs.
elwatan.com | 25-févr.-2017 12:00

Déni et souffrances muettes
Présentée comme un «plaidoyer contre le mariage des mineures en Algérie», l’étude réalisée par le Ciddef et soutenue par l’ambassade du Canada lève un pan de voile qui entoure le phénomène du mariage des adolescentes en Algérie. Se basant sur une enquête du ministère de la santé, menée en 2012-2013, avec le soutien de l’Unicef et de l’Unfpa, le Ciddef relève que 7 années après avoir revu à 19 ans l’âge du mariage, 47 000 femmes de 15 à 19 ans étaient mariées. Ce nombre varie fortement selon la région de résidence. Il est nettement plus élevé dans l’Oranie, dans les Hauts-Plateaux du Centre et de l’Ouest, ainsi que dans le Sud et l’est nettement moins à l’Est. Pour le Ciddef, «l’évolution de l’âge moyen au mariage peut masquer et masque de fait d’importantes disparités aussi bien entre régions qu’entre groupes sociaux». L’étude montre que même si les mineures mariées sont beaucoup plus souvent de milieu rural (4,2%) qu’urbain (2,5%), des données recueillies au niveau de l’état civil de quelques communes de la wilaya d’Alger montrent que ce phénomène n’est pas vraiment absent. Ainsi, de 2012 à 2016, le Ciddef a constaté 23 mariages de mineures dans la commune de Baba Hassen, 11 à Hussein Dey, 7 à Saoula et 20 à Mahelma. Selon l’étude, les femmes dont le niveau d’instruction est le plus bas sont les plus sujettes au mariage précoce. Les sans-instruction représentent une proportion de 11,9%, celles qui ont un niveau primaire à 14,9%, moyen à 3,6% et secondaire à 1,4%. Le niveau de vie, précise l’étude, n’a pas une grande influence sur le mariage précoce, puisque les mineures mariées sont deux fois plus nombreuses parmi les 20% les plus pauvres que parmi les 20% les plus riches. De graves incidences «Cette situation, qui n’est pas sans provoquer de profonds effets sur les plans physique, intellectuel, psychologique et émotionnel, met fin aux possibilités d’éducation et de croissance individuelles ; elle expose les adolescentes à une activité sexuelle et à des grossesses précoces et souvent non désirées, aux maladies sexuellement transmissibles, à des violences physiques, psychologiques, sexuelles et à l’isolement. Souvent plus âgé, l’époux a eu des expériences sexuelles et expose l’adolescente aux infections sexuellement transmissibles, dont le VIH. Le non-respect de l’immaturité sexuelle de l’adolescente lors du premier rapport sexuel et même des suivants occasionnant des lésions graves, voire parfois invalidantes», explique l’étude. Plus grave encore, «parce que les adolescentes ne sont prêtes ni physiquement ni moralement à accoucher, elles sont confrontées aux risques liés à la grossesse, à l’accouchement, l’allongement de la période de procréation, mais surtout aux risques d’une augmentation du nombre de grossesses en l’absence de contraception et à ceux associés à une première grossesse (la mortalité maternelle est 2 fois plus élevée chez les mères adolescentes que chez les mères plus âgées), à l’avortement, à l’accouchement avant terme, la naissance de mort-nés et de la transmission du VIH de la mère à l’enfant». «Même résiduels, ajoutent les auteurs de l’étude, les mariages d’adolescentes persistent. Le faible taux des mineures mariées pèse moins sur les politiques publiques. Si les risques sanitaires sont les mêmes que pour toute femme, les conditions de leur prise en compte et de leur prise en charge ont changé, de même que le regard de la société sur le mariage des adolescentes a aussi évolué. En effet, les structures sanitaires ne sont pas adaptées pour les besoins spécifiques des adolescentes enceintes, les services de pédiatrie ne sont pas conçus pour les besoins d’une adolescente mariée, et les services pour adultes ne sont pas adaptés pour les adolescentes, alors que celles qui sont mariées manquent d’informations sur les structures dont elles ont besoin pour la contraception, la prévention contre les IST, la prévention de la transmission du VIH de la mère à l’enfant, le suivi de leur grossesse et les soins qui l’entourent, l’accouchement et la préparation à la maternité». Sur un autre chapitre, l’étude du Ciddef aborde le volet juridique de la question du mariage précoce en Algérie, tout en prenant en compte la réglementation internationale et africaine relative aux droits de l’enfant et des femmes pour mettre l’accent sur une disposition de droit qui permet au violeur d’épouser sa victime mineure pour éviter la sanction. «Comment les juges de notre pays ont-ils pu utiliser cet article (326) en cas de viol d’une mineure, le combiner à l’article qui qualifie le viol de crime, et proposer à l’auteur (de ce crime) d’épouser sa victime pour l’absoudre du crime commis ?» Pour qu’une agression sexuelle soit qualifiée de viol, deux conditions sont requises : le non-consentement et la pénétration. Or, dans l’article 326 du code pénal, l’enlèvement est supposé avoir été commis sans violence, menace ou fraude. Ceci sous-entend que la victime est consentante, que l’enlèvement n’est pas une agression sexuelle, mais résulte d’une entente entre «l’auteur et la victime», selon l’esprit et le contexte de la disposition française qui a réglé ce cas par le mariage pour laver l’affront subi par la famille. D’ailleurs, si les parents n’acceptent pas le mariage ordonné par le juge, ils peuvent en demander l’annulation et poursuivre l’auteur de l’enlèvement. De même, au cas où le ravisseur (violeur) a épousé sa victime mineure, divorce avant qu’elle n’atteigne la majorité, les parents ont alors toute la latitude pour le poursuivre. L’utilisation de cet article pour absoudre un violeur de son acte est dangereuse pour la santé psychologique de la victime mineure. Transposer cet article 326 au cas des viols est un moyen de ne pas rendre justice à la victime. Il est temps pour l’Algérie de le supprimer de sa législation. C’est ce que le mouvement associatif demande et c’est ce que lui recommande le comité des droits de l’enfant qui le qualifie de violence. Le Ciddef plaide pour une étude sur le mariage des mineures en Algérie, «une adaptation des services sociaux, sanitaires, juridiques aux problèmes particuliers des jeunes adolescentes mariées, mais aussi pour veiller à la scolarisation de l’ensemble des filles sur le territoire national, à la poursuite de leurs études, à œuvrer à l’autonomisation des filles, à sensibiliser et mobiliser les familles sur les risques des mariages précoces, à fixer un âge minimum au-dessous duquel une dispense d’âge ne peut être accordée, à supprimer les dispositions de l’article 326 du code pénal, à revoir l’article 7 de ce code, de manière à préciser la notion d’‘‘intérêt’’ et d’‘‘aptitude au mariage’’ et à faire assister le juge par des experts pour entendre et apprécier le consentement de l’enfant».
elwatan.com | 25-févr.-2017 12:00

Enquête à la DGSN
La Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN) est instruite par le ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales, Noureddine Bedoui, d’ouvrir une enquête sur la répression d’un rassemblement des étudiants en pharmacie, mercredi, devant le CHU Mustapha Pacha (Alger). «J’ai instruit le Directeur général de la Sûreté nationale d’ouvrir une enquête sur les dépassements de certains agents de police lors de la dispersion du rassemblement des étudiants en pharmacie», a affirmé, jeudi, Noureddine Bedoui en marge de sa visite de travail dans la wilaya de Tizi Ouzou. M. Bedoui a estimé que les «vidéos diffusées sur les réseaux sociaux n’ont pas montré toute la vérité. Des étudiants ont commis des dépassements à l’encontre des policiers». «Nous sommes un Etat de droit», soutient-il. La police est violemment intervenue pour disperser les étudiants rassemblés, mercredi, devant l’entrée du CHU Mustapha Pacha. Les images de la charge violente largement relayées sur les réseaux sociaux et les télévisions satellitaires ont fait vivement réagir des associations qui ont dénoncé le «mépris» des autorités et l’absence de dialogue. Dans un communiqué rendu public, les Ligue de défense des droits de l’homme (LADDH) ont protesté contre des agissements qui ont pour objectif «d’étouffer le droit fondamental de s’exprimer et de revendiquer ses droits». Pour sa part, le Rassemblement Actions Jeunesse (RAJ) estime que la répression policière démontre «une nouvelle fois l’absence de volonté d’ouvrir les portes du dialogue pour apporter des solutions concrètes aux problèmes que vivent notre université et nos universitaires». En grève depuis novembre 2016, les étudiants en pharmacie ont été plusieurs fois malmenés au cours de leurs tentatives de rassemblements devant les établissements publics (ministères, universités, etc.) La décision prise par le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, de les recevoir et de leur soumettre des propositions sur le passage à un échelon supérieur (14), et l’ouverture de nouvelles spécialités, n’a pas réussi à les dissuader de suspendre leur grève illimitée. La promesse d’une audience avec le ministre de la Santé ne s’est concrétisée que jeudi dernier. Les services de Abdelmalek Boudiaf doivent soumettre aujourd’hui des propositions aux délégués des étudiants. Dimanche dernier, le PV d’une rencontre, qui a réuni, jeudi 16 février, le président de la conférence des doyens, un conseiller du ministre de l’Enseignement supérieur et des représentants de la Coordination nationale des étudiants en pharmacie, a été remis aux représentants des étudiants. Le document, dont El Watan détient une copie, porte sur des «clarifications et la feuille de route» en réponse «aux inquiétudes et remarques» des délégués des grévistes. Le ministère de l’Enseignement supérieur a proposé de «réguler» le nombre d’étudiants admis, selon les capacités d’accueil de chaque établissement. Il a été aussi décidé d’augmenter le nombre de postes de résidanat, de donner la priorité pour la spécialité en biologie aux étudiants en pharmacie ainsi que l’ouverture de stages pour les nouvelles spécialités. Les délégués des étudiants ont affirmé à la sortie de la réunion avec les services d’Abdelmalelk Boudiaf que l’AG est souveraine ; la décision d’une reprise éventuelle des cours est tributaire de l’accord de leurs camarades. Les 15 000 étudiants en pharmacie des 10 départements du pays craignent une année blanche, si les pouvoirs publics ne répondent pas favorablement à leurs revendications.
elwatan.com | 25-févr.-2017 12:00

«L’Algérie va reconsidérer ses contrats gaziers»
L’Algérie va reconsidérer, selon le PDG de Sonatrach, Amine Mazouzi, les contrats gaziers à long terme qui la lient à ses clients, en misant désormais sur des durées de dix à quinze ans, au lieu de vingt-cinq ans. Le PDG de Sonatrach qui s’exprimait, hier en marge des cérémonies de la célébration du 24 Février, à Hassi Messaoud, a souligné que notre pays «se positionnera désormais aussi bien sur le marché spot que sur le long terme» en fonction de ses intérêts et de l’évolution des prix du gaz. La déclaration du PDG de Sonatrach intervient alors que la plupart des contrats à long terme signés par l’Algérie arriveront à expiration en 2018-2019. Les propos d’Amine Mazouzi confirment les déclarations du ministre de l’Energie, Noureddine Boutarfa, sur le sujet, qui a déjà estimé que la renégociation des contrats est une option incontournable et redonne l’initiative à l’Algérie au même titre que ses partenaires. Par ailleurs, le PDG de Sonatrach a souligné l’augmentation de la production de pétrole du pays grâce, notamment, au champ de Hassi Messaoud, dont le niveau de production sera le même au-delà de 2040, étant donné le faible niveau du taux de récupération. Un taux dont l’amélioration se fera de manière assez sensible dans les 20 prochaines années, ce qui renforcera les capacités de production de Sonatrach. Sur ce sujet, le directeur de production de la région de Hassi Messaoud,  Ali Neghmouche, a estimé que le plus vieux gisement algérien a contribué à 80% à la récente augmentation des capacités de production du pays, estimée à 8% en 2016. Le plus grand champ pétrolier d’Algérie, Hassi Messaoud, dont les réserves sont en hausse, plafonne actuellement sa production à 430 000 barils par jour pour le maintenir en ligne avec l’accord de l’OPEP visant à réduire sa production, a annoncé jeudi le responsable de Sonatrach. Il est à rappeler que l’Algérie doit réduire sa production de 50 000 barils par jour pour une production estimée à plus de 1 million de barils par jour.
elwatan.com | 25-févr.-2017 12:00

Bouteflika appelle à accélérer l’exécution des programmes nationaux de réformes
Le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a appelé hier à la poursuite et à l’accélération de l’exécution des programmes nationaux de réformes. «En effet, l’Etat se doit de poursuivre et d’accélérer l’exécution de nos programmes nationaux et les réformes initiées dans les différents secteurs économiques et administratifs», a soutenu le chef de l’Etat dans un message à l’occasion du double anniversaire du 24 Février, marquant la création de l’Union générale des travailleurs algériens (UGTA) et la nationalisation des hydrocarbures, lu en son nom par le conseiller à la présidence de la République, Mohamed Ali Boughazi. Le président Bouteflika a estimé que «l’Etat se doit également d’apporter davantage d’harmonie entre son attachement à préserver le pouvoir d’achat des travailleurs et la prise en charge de la couche démunie, d’une part, et la régulation du marché et la protection des consommateurs de la spéculation, de l’érosion de leurs revenus et de la dégradation de leur niveau de vie», d’autre part. «L’Algérie demeurera le pays de la fierté et de la dignité pour tous ses enfants, un pays garantissant le droit à une vie descente à l’ensemble des citoyens et citoyennes, un pays attaché à la protection des droits de ses travailleuses et travailleurs et de ses retraités, un pays soucieux de la préservation de l’avenir de ses générations montantes», a affirmé encore le président Bouteflika.
elwatan.com | 25-févr.-2017 12:00

«On ne comprend pas ce retour au mariage précoce»
Le Ciddef vient de terminer une enquête sur le mariage précoce. Quel constat faites-vous ? Nous avons élaboré un plaidoyer contre le mariage des mineures, car nous nous sommes rendu compte que depuis quelques années ce dernier refait surface. Aux différentes enquêtes réalisées, notamment l’enquête MICS 4, il apparaît qu’environ 0,1% de femmes âgées de 15 à 19 ans se sont mariées avant l’âge de 15 ans, et que 2,5% de femmes âgées de 20 à 24 se sont mariées avant l’âge de 18 ans. S’agit-il de mariages d’enfants autorisés, telle que la loi le prévoit pour une raison d’intérêt ou en cas de nécessité (art.7 du Code de la famille) ou alors de mariages arrangés pour couvrir des agressions sexuelles ou des viols (art. 326 du code pénal) ? Il peut s’agir aussi d’un retour au mariage des filles avant l’âge de 15 ans comme le voulait la coutume en Algérie jusqu’à ce que l’ordonnance de 1959 fixe l’âge du mariage à 15 ans, rehaussé à 18 ans pour la fille en 1984 et à 21 ans pour le garçon, pour enfin l’aligner en 2005 sur l’âge de la majorité civile à 19 ans pour la fille et le garçon. Ces questions sont légitimes, car on ne comprend pas ce retour au mariage précoce dans un pays qui a investi dans l’éducation des filles et qui a atteint la parité en termes de scolarisation pour les deux sexes et dont l’âge moyen au mariage est de 29 ans pour la femme et 31 ans pour l’homme. Nous avons examiné les ordonnances du juge accordant une dispense d’âge pour découvrir la moyenne d’âge acceptée pour accorder l’autorisation et la différence d’âge entre la jeune fille et son prétendant. Souvent, la fille est âgée de 14 ans, 15 ans, et l’homme âgé de 30 ans et plus. Par ailleurs, ces ordonnances ne comportent pas le motif de la dispense d’âge, il n’apparaît que la mention : «Nous nous sommes assuré du consentement de la concernée». Il faut comprendre qu’il s’agit de la mineure qui accepte le mariage de son plein gré et non pas par contrainte imposée par le tuteur afin qu’elle s’unisse à la personne citée dans l’ordonnance. Le Code de la famille interdit le mariage célébré par contrainte. Le père n’a pas le droit de contraindre sa fille mineure au mariage. Pourquoi la loi a-t-elle laissé une brèche pour autoriser le mariage avant l’âge légal ? La loi a laissé cette ouverture d’autorisation de mariage des mineures au cas où la fille présenterait des signes de grossesse, c’est la nécessité. Concernant la raison d’intérêt, celle-ci trouve sa réponse dans l’article 326 du code pénal qui règle les situations d’enlèvement d’enfant au cas où les parents exigent du ravisseur qu’il épouse leur fille mineure. Il faut replacer cet article dans son histoire et contexte. Le code pénal algérien est une reprise du code pénal français qui a incriminé le rapt de séduction existant alors en France des filles mineures causant ainsi un dommage aux parents. De la prison, la sanction a évolué vers une réparation du dommage causé aux parents. Le rapt de séduction n’existe pas en Algérie, l’article a été étendu aux cas de violations sexuelles ou viol sur mineure, les parents demandant à ce que l’agresseur épouse leur fille. Le Maroc et la Tunisie ont la même disposition dans le code pénal. A la suite du suicide de Amina, une petite fille contrainte d’épouser son violeur, le Parlement marocain a abrogé la disposition. En Tunisie, le Parlement est saisi pour abroger la même disposition litigieuse. En Algérie, nous avons demandé à ce que l’article 326 soit abrogé. Pensez-vous que les juges peuvent aller à l’encontre de la volonté des familles lorsque celles-ci décident de marier la mineure, notamment quand celle-ci est enceinte ? Le juge applique la loi, cette dernière admet cette possibilité, donc il ne peut pas aller à l’encontre de la volonté des parents lorsqu’ils proposent au ravisseur d’épouser leur fille mineure. Souvent, c’est le juge lui-même qui le propose pour, dit-il, «protéger la fille et éviter l’opprobre qui serait jetée sur elle dans une société conservatrice». Lorsque la fille est enceinte, la question ne se pose même pas, le mariage est proposé. Mais il faut que l’on sache que l’enfant né de ce mariage sera bien rattaché au père violeur, mais ne sera pas considéré comme un enfant légitime. Une des conditions validant le mariage, la ‘‘Fatiha’’, n’existe pas. Le violeur échappe ainsi à la sanction pénale alors que la victime mineure est traumatisée par deux fois : par le viol et par le mariage imposé pour sauver l’honneur de la famille. La deuxième victime est l’enfant à naître. Sommes-nous devant un phénomène en expansion où en régression ? Pour dire si c’est un phénomène qui est en expansion ou en régression, il faut faire une étude au niveau national. Il serait important que le ministère de la Justice nous donne les statistiques du nombre de mariages des mineurs autorisés par les tribunaux et corroborer ces chiffres avec ceux des registres d’état civil de toutes les communes du pays. Ainsi, les résultats nous permettront de qualifier ces situations en phénomène ou pas. C’est facile à faire, il faut tout simplement le vouloir.
elwatan.com | 25-févr.-2017 12:00

«Nous ne croyons pas à l’acte isolé»
Représentant la partie civile de la famille du défunt Ali Tounsi, Me Fatma Zohra Chenaïf ne croit pas à «l’acte isolé». Elle aussi tient à ce que la «vérité et toute la vérité sur cet assassinat éclate lors du procès». A ce titre, elle rappelle qu’elle a réclamé la comparution de sept témoins dont les auditions auraient, selon elle, «éclairé certaines zones d’ombre de l’enquête. Malheureusement, nous avons essuyé un refus catégorique aussi bien par le juge d’instruction et au niveau de la chambre d’accusation.» Cette liste, ajoute l’avocate, comporte l’ancien ministre de l’Intérieur, Yazid Zerhouni, son secrétaire général, Abdelkader Ouali (actuellement ministre des Ressources en eau), Anis Rahmani, à l’époque directeur du journal Ennahar, ainsi que d’anciens cadres de la Sûreté nationale, Zerrouk Soukhal, ex-chef de cabinet de Ali Tounsi, Mohamed Houalef, ex-inspecteur général, Abdelaziz Affani, ex-directeur de la police judiciaire, Beldjillali, ex-patron des Renseignements généraux (RG), Slimane Benyettou, responsable des RG auprès de la sûreté de wilaya d’Alger, et Abdellah Belkadi, cadre au service des renseignements généraux. «Comment expliquer qu’un ministre de l’Intérieur, en l’occurrence Yazid Zerhouni, qui représente la tutelle de la Sûreté nationale, et qui, quelques heures après l’assassinat, déclarait qu’Oultache a été pris d’une crise de démence, ne puisse pas être entendu ? Lui-même avait déclaré publiquement être prêt à répondre à la justice, si elle venait à le convoquer. Pourquoi refuser alors de l’entendre ? Et pourquoi lui-même ne viendrait-il pas au procès pour dire la vérité ? Pourquoi cette culture du témoignage n’existe-t-elle pas chez nous, alors que même la loi divine la réclame ?» interroge Me Chenaïf, qui s’étonne également du fait qu’une bonne partie des cadres de la Sûreté nationale, présents dans la salle de réunion le jour de l’assassinat, «ne soient pas entendus par le juge». Pour la défense de la partie civile, «il n’y a aucun doute sur l’auteur des tirs mortels ayant visé la victime. L’expertise est révélatrice. Elle ne laisse aucune faille». Cependant, précise-t-elle, «nous ne croyons pas que le mobile de ce crime soit lié uniquement à une crise de colère. Nous savons que la main qui a exécuté Ali Tounsi est celle de Chouaïb Oultache. Mais nous voulons connaître les commanditaires de ce crime. Nous ne pouvons pas croire qu’un directeur général de la police soit assassiné aussi facilement dans son bureau, le lieu où il est censé être le plus en sécurité. Nous ne connaissons pas toute la vérité. L’enquête judiciaire a malheureusement été axée uniquement sur les faits de cette journée du 25 février. Elle n’a pas pris en compte le contexte dans lequel l’acte criminel a été commis, ni cherché les commanditaires…» Me Chenaïf garde quand même l’espoir que le tribunal criminel puisse «convoquer toutes les personnes dont la présence est jugée nécessaire pour qu’éclate la vérité. Il a toutes les prérogatives pour le faire. Il est souverain. La loi le lui permet. Rien ne l’oblige à rester ligoté par l’arrêt de renvoi».
elwatan.com | 25-févr.-2017 12:00

Chouaïb Oultache demain devant le juge
Après sept ans d’attente, l’affaire de l’assassinat de Ali Tounsi, ancien patron de la Sûreté nationale, sera examinée demain par le tribunal criminel près la cour d’Alger. Chouaïb Oultache, l’auteur présumé de l’assassinat de Ali Tounsi, ancien Directeur général de la Sûreté nationale,  comparaîtra, demain, devant le tribunal criminel près la cour d’Alger, tandis qu’aujourd’hui la famille du défunt commémore le 7e anniversaire de ce crime commis dans son bureau. La partie civile ne croit pas à l’acte isolé, alors que la défense de l’accusé évoque «une manipulation» du dossier, mais tous les deux espèrent que le procès «ne sorte pas» du périmètre du droit… Après sept ans d’attente, l’affaire de l’assassinat de Ali Tounsi, ancien patron de la Sûreté nationale, sera examinée demain par le tribunal criminel près la cour d’Alger, que présidera le controversé Omar Belkherchi. Dans le box, un seul accusé, Chouaïb Oultache, ancien colonel de l’armée de l’air, auquel Ali Tounsi avait confié les services de l’unité aérienne. Il doit répondre de trois chefs d’accusation, à savoir «homicide volontaire avec préméditation», «tentative d’homicide volontaire avec préméditation», «port d’arme et de munitions type 4 sans autorisation légale», qui peuvent lui valoir la réclusion à vie, voire la peine de mort. Les faits que résume l’arrêt de renvoi devant le tribunal criminel d’Alger remontent à cette matinée du 25 février 2010, où Ali Tounsi, plus connu sous le nom de colonel Ghaouti, était assassiné dans son propre bureau au siège de la Direction générale de la Sûreté nationale (Dgsn), à Bab El Oued, à Alger, au moment où l’ensemble de ses directeurs centraux l’attentaient dans une salle à quelques mètres seulement, au bout du couloir pour une réunion-bilan consacrée à la modernisation des services de police. Quelques minutes avant, Chouaïb Oultache arrive auprès du secrétaire particulier de Ali Tounsi, pour que ce dernier le reçoive avant ses collègues. Il entre dans le bureau du directeur général. La rencontre est très froide. Il lui demande de reporter la réunion pour qu’il puisse terminer son travail. Tounsi refuse. «C’est aujourd’hui que les comptes doivent être rendus…», lui dit-il. Une altercation verbale s’ensuit. Tounsi s’emporte. «Ton service est resté à la traîne, tu m’as mené en bateau. Vous êtes tous des traîtres», lui lance-t-il. Le ton monte et, brusquement, Oultache se met debout et exhibe son arme, un Smith & Wesson qu’il n’a jamais porté sur lui, selon les témoins, notamment ses proches. Il tire une première balle. Surpris, Ali Tounsi se lève et Oultache tire une seconde fois, avant que Tounsi ne s’effondre de tout son poids par terre. Réalisant son geste, Oultache s’assied sur le fauteuil et retourne son arme contre lui. Cette dernière se bloque. Il tente de la débloquer, en vain. Il sort du bureau et se dirige vers le secrétaire particulier du défunt. Personne n’a entendu les coups de feu du fait des doubles portes capitonnées. L’irréparable… Oultache informe le secrétaire que Tounsi réclame trois cadres, le chef de sûreté de la wilaya d’Alger, Abdelmoumen Abderrabi, le directeur de l’administration, Youcef Daïmi, et le directeur des moyens techniques, Boumedienne Ouazaa. Ils ne se doutent de rien jusqu’à ce qu’ils arrivent sur le seuil du bureau du Dgsn, au moment où Oultache, arme à la main, assène un coup de crosse au chef de sûreté de wilaya. Les trois cadres tentent de l’immobiliser en attendant l’arrivée des gardes. Durant de longues minutes, les tirs vont dans tous les sens. Touché à l’abdomen et à la jambe, Oultache se retire dans le bureau en fermant la porte. Lorsque les policiers donnent l’assaut et peuvent pénétrer dans le bureau, ils le trouvent assis sur une chaise pratiquement vidé de son sang. L’un des plus proches cadres de Ali Tounsi, qu’il a lui-même décoré du grade de divisionnaire et récupéré après sa retraite pour lui confier la direction de l’unité aérienne et désigné comme président de la commission des marchés, venait de commettre l’irréparable. Transféré dans un état comateux à l’hôpital de Bab El oued, à Alger, il suscitera une vive polémique durant des mois sur le mobile et les circonstances de cet acte criminel. Certains y voient «le résultat d’une lutte d’intérêts» entre les deux personnages, d’autres — et ils sont plus nombreux —, parmi lesquels la famille du défunt, croient dur comme fer «à des commanditaires» restés dans l’ombre. Mais personne n’a cru aux propos tenus par le ministre de l’Intérieur d’alors, Yazid Zerhouni en l’occurrence, dont les relations assez conflictuelles avec Ali Tounsi n’étaient un secret pour personne. Le ministre avait expliqué l’acte de Chouaïb Oultache par «une crise démentielle», et ce, avant même que l’expertise psychiatrique ne soit effectuée, puisque Oultache était dans un coma profond au service de réanimation. Les propos du ministre de l’Intérieur ont surpris plus d’un et suscité de lourdes interrogations, notamment de la partie civile, à savoir la famille du défunt. Dans l’arrêt de renvoi devant le tribunal criminel et devant le juge, Chouaïb Oultache a indiqué que Ali Tounsi l’a appelé pour lui faire le procès de sa gestion et avoue «avoir été en colère» lorsque le défunt l’a «traité de traître», et reconnaît avoir «tiré» sur lui «en légitime défense pour des considérations professionnelles et non pas personnelles». Après avoir entendu 40 témoins, en majorité des policiers, ainsi que des experts et procédé à la reconstitution des faits dans le bureau du Dgsn en présence de tous les cadres qui étaient présents lors de l’assassinat, le juge d’instruction a retenu «l’acte isolé», suscitant aussi bien la réaction de la partie civile qui récuse cette conclusion que celle de la défense de Chouaïb Oultache, qui affirme que ce dernier a blessé la victime et que d’autres «l’ont achevé». Sept ans après, l’affaire sera jugée demain. Les avocats de l’accusé, tout comme ceux de la partie civile, espèrent que le tribunal criminel d’Alger «ne s’éloignera pas du périmètre du droit». 
elwatan.com | 25-févr.-2017 12:00

Racisme/ Un jeune blege interdit d’accès aux USA à cause de ses origines algériennes

L’opinion publique est bouleversée par l’histoire de Karim, un jeune belgo-algérien, qui a vécu une véritable mésaventure à l’aéroport de New York.  Karim est  parti […]

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algerie-focus.com | 25-févr.-2017 02:08

Violences policières à l’encontre des étudiants en pharmacie/ Le ministère de l’Intérieur ouvre une enquête

Le ministère de l’Intérieur a réagi officiellement aux violences policières dont ont été victimes des centaines d’étudiants en pharmacie à Alger.  “La Direction générale de […]

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algerie-focus.com | 25-févr.-2017 01:22

Femmes algériennes, pardonnez notre génération !

Où est passée la belle chevelure des jeunes filles et femmes de notre jeunesse ? Que sont devenus mes anciens camarades avec qui nous avions […]

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algerie-focus.com | 25-févr.-2017 00:48

Nos futurs pharmaciens ne sont pas des casseurs ou des pillards Par Abdou Semmar

Des policiers qui giflent, qui bousculent, qui matraquent. Des jeunes qui résistent, qui se défendent, qui se font malmener. La brutalité, les cris, les échauffourées, […]

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algerie-focus.com | 25-févr.-2017 00:30

Des sénateurs américains attendus dans les camps des réfugiés sahraouis à Tindouf
Une dizaine de sénateurs et membres de la chambre des représentants des Etats-Unis effectueront dimanche une visite aux camps des réfugiés sahraouis à Tindouf, a-t-on appris auprès de la représentation du Front Polisario et des diplomates algériens à Washington.          La délégation du Congrès devrait rencontrer les dirigeants sahraouis et saisir cette occasion pour constater de visu la situation des réfugiés sahraouis contraints à vivre depuis 40 ans dans l’exil en l’absence de perspectives qui  leur permettent de revenir un jour à leur terre occupée par le Maroc. Cette visite de soutien au peuple sahraoui, prévue dans le cadre d’une tournée africaine, intervient juste après l’arrivée au pouvoir de la nouvelle administration américaine et témoigne de l’intérêt et de la solidarité des représentants du peuple américain à la cause sahraouie.          La délégation comprend d’influents membres du Congrès américain à l’instar du républicain Randy Hultgren, coprésident de la commission Tom Lantos des droits de l’Homme de la chambre des représentants et plusieurs de leurs conseillers en charge des questions africaines, étrangères et des droits de l’homme. Le Congrès américain, particulièrement sensible à la cause sahraouie et à la situation des droits de l’Homme dans les territoires occupés, avait  tenu l’année dernière une audition sur le Sahara occidental, consacrée essentiellement à l’examen du mandat de la Mission des Nations unies pour l'organisation d'un référendum au Sahara occidental (Minurso) et aux violations des droits de l’Homme  dans les territoires sahraouis occupés.          L’audition, une première dans les annales du Congrès américain, a constitué un véritable procès contre la politique répressive du Maroc et a incité le Haut commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme à s’engager fortement dans  une mission de surveillance dans les territoires occupés.          Elle a aussi permis d’ouvrir un débat libre sur la question sahraouie  au sein de cette institution qui exerce une grande influence sur la vie politique américaine. Des représentants du Congrès ont effectué en 2016 deux visites aux camps  des réfugiés sahraouis en soutien aux revendications légitimes du peuple sahraoui  à l’autodétermination.          Le caucus sahraoui au congrès, constitué des amis du Sahara occidental à la chambre des représentants, avait appelé en avril 2016 l’ancien Secrétaire  d’Etat, John Kerry, à rester ferme sur l’engagement de la nation américaine  envers le peuple sahraoui en s’assurant que le Conseil de sécurité empêche le Maroc de porter atteinte à l’intégrité du processus de paix.   
elwatan.com | 24-févr.-2017 18:00

A Tamentit (Adrar), les élèves démunis ont désormais un centre de soutien scolaire numérique avec iMadrassa Tadamoun

iMadrassa Tadamoun a inauguré son premier centre de soutien scolaire numérique le 28 février 2017 à Tamentit dans un KSAR millénaire. 450 élèves du primaire […]

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algerie-focus.com | 24-févr.-2017 16:28

Une fillette libérée des griffes de son ravisseur par la police à Chlef
Une fillette de 5 ans, qui a été kidnappée hier jeudi à 15 h 20 à Ouled Ben Abdelkader, au sud-ouest de Chlef, a pu être libérée le même jour à 21 h et son ravisseur arrêté par la police. Une fois l’alerte donnée par le père de la victime, la police a aussitôt actionné son plan spécial enlèvement, parvenant ainsi à localiser rapidement l’auteur avec la fillette enlevée dans une zone montagneuse de la région sud d’Ouled Ben Abdelkader. Le ravisseur, âgé de 30 ans et originaire de la même localité, a tenté de s’enfuir mais il a été appréhendé par les forces de police mobilisées pour la circonstance. Quant à la fillette, elle a été retrouvée saine et sauve avant d’être soumise à des examens médicaux . Selon le service de communication de la sûreté de wilaya, l’agresseur a exigé au père de la victime le paiement d’une rançon contre la libération de son enfant. Le mis en cause sera présenté ce dimanche devant le procureur de la république près le tribunal de Chlef.  
elwatan.com | 24-févr.-2017 12:12

Violences contre les étudiants et les enseignants : Les ligues des droits de l’homme dénoncent
Désormais, c’est le bâton qui attend les étudiants en pharmacie, à chaque fois qu’ils tentent de protester dans la capitale. Comme à son accoutumée, la police a réprimé l’action et interpellé des dizaines d’étudiants en grève depuis plus de trois mois. La vidéo montrant un policer en train de gifler un étudiant, mercredi à Alger, a suscité l’indignation des internautes. Sur les réseaux sociaux, un hashtag a même été créé pour exiger le jugement du policer derrière l’atteinte à la dignité de l’étudiant. La Ligue algérienne pour la défense des droits de l’homme (LADDH) -aile Me Benissad- a condamné avec fermeté «la violence de la police à l’égard des étudiants» et qualifié l’acte de répression d’«atteintes répétées par le pouvoir aux libertés publiques en Algérie». «L’objectif étant d’étouffer le droit fondamental de s’exprimer et de revendiquer ses droits», lit-on dans le même communiqué. Réaction similaire chez la LADDH -aile Me Dabouz- qui rappelle, dans son communiqué rendu public mercredi, que les revendications des étudiants sont «légitimes et légales». «Les services de sécurité se sont opposés aux étudiants protestataires par la répression et la violence. Ce qui est grave, car violant les principes des droits humains et les dispositions de la Constitution qui garantissent la liberté de réunion et la liberté d’expression», lit-on dans le même communiqué. Joint par téléphone, un membre de la coordination  nous a informés hier qu’une délégation  d’étudiants a été reçue par le ministère de la Santé. Au moment nous mettons sous presse, aucun écho ne nous est parvenu sur l’issue des discussions. Les étudiants n’étaient pas les seuls à subir la répression mercredi. Les enseignants de l’Union nationale du personnel de l’éducation et de la formation (Unpef), qui ont tenté de tenir un rassemblement devant la wilaya de M’sila, ont subi le même sort. La LADDH, aile Benissad, qui a relaté les faits dans son communiqué, assure que «plusieurs enseignants ont été blessés ce jour-là après l’intervention brutale des forces de sécurité». Hier encore, le rassemblement que devaient tenir des enseignants de la faculté des sciences politiques, de l’université Alger 3, pour élire le bureau du Syndicat national de l’enseignement supérieur (CNES), a fait l’objet d’«une attaque violente menée par de présumés étudiants». «Deux syndicalistes ont été blessés», indique l’aile Benissad. Et d’ajouter : «La LADDH constate qu’une fois de plus, les autorités optent pour la répression et la violence comme réponse aux revendications professionnelles et sociales qui s’expriment quotidiennement dans notre pays. La LADDH appelle l’opinion publique et les forces sociales à rejeter la politique du bâton qui semble être l’option forte du régime dans ce contexte de crise. Le droit de s’exprimer, de manifester et de revendiquer fait partie des mécanismes civilisés de règlements des conflits. Il faut le défendre et l’élargir contre la volonté du pouvoir à le restreindre encore davantage.»
elwatan.com | 24-févr.-2017 12:00

7 mines de fabrication artisanale détruites à Skikda
Un canon et sept mines de fabrication artisanale ont été détruits, mercredi à Skikda, par les militaires de l’ANP, a indiqué hier le ministère de la Défense nationale dans un communiqué. «Dans le cadre de la lutte antiterroriste, un détachement de l’ANP a détruit, le 22 février 2017 à Skikda (5e Région militaire), un canon et sept mines de fabrication artisanale», précise la même source. Par ailleurs et dans le cadre de la lutte contre la contrebande et la criminalité organisée, des éléments de la Gendarmerie nationale «ont arrêté, à Sidi Bel Abbès (2e RM) trois narcotrafiquants et saisi 78 kilogrammes de kif traité, tandis que deux contrebandiers ont été appréhendés à bord d’un véhicule utilitaire, chargé de 3153 unités de différentes boissons, à Oran».
elwatan.com | 24-févr.-2017 12:00

Messahel : «L’option démocratique de l’Algérie, un choix stratégique contre l’extrémisme violent»
Le ministre des Affaires maghrébines, de l’Union africaine et de la Ligue des Etats arabes, Abdelkader Messahel, a souligné, hier à Alger, que «l’option démocratique de l’Algérie est un choix stratégique dans la lutte  contre le terrorisme et l’extrémisme violent». Lors d’une audience accordée à une délégation américaine de hauts fonctionnaires et d’officiers supérieurs des différents corps d’armée, qui effectue une visite en Algérie, M. Messahel a indiqué que «l’option démocratique de l’Algérie est un choix stratégique dans la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent, porté par cette même vision qui ambitionne la lutte contre la radicalisation et le discours radical». M. Messahel a, en outre, rappelé que la «consolidation des principes  démocratiques» repose sur une approche prônée par le président Bouteflika, en vue d’ancrer durablement dans les pratiques des institutions  la primauté du droit et des valeurs démocratiques. Pour le ministre, l’antidote au discours radical et à l’exclusion prend tout son sens dans l’affermissement des assises institutionnelles de la démocratie. «Une expérience, poursuit M. Messahel, que l’Algérie est prête à partager avec d’autres pays, comme elle l’a fait pour la dé-radicalisation.»   
elwatan.com | 24-févr.-2017 12:00

Algérie Poste et Tassili Airlines veulent surprendre leurs clients
Un paiement électronique, le transport aérien du personnel d’Algérie Poste, l’échange en matière de marketing, la publicité, la communication, l’utilisation du réseau d’AP au profit de Tassili Airlines… sont désormais les conditions générales du partenariat signé hier entre AP et TAL. Le protocole d’accord a été paraphé par directeur général d’AP, Sayah Abdenacer, et le PDG de TAL, Harchaoui Belkacem, en présence de la ministre de la Poste et des Technologies de l’information et de la communication, Houda-Imane Faraoun, du ministre de l’Energie, Noureddine Boutarfa, du ministre des Travaux publics et des Transports, Boudjema Talaï.
elwatan.com | 24-févr.-2017 12:00

Souk Ahras : Un réseau de trafiquants de pièces détachées démantelé
Les services de sécurité de la wilaya de Souk Ahras ont récemment démantelé un réseau de trafiquants de pièces détachées et accessoires de motocycles volés en France. Un binational  faisant partie du réseau a été pris en flagrant délit  d’acheminement de deux motocycles détachés à bord d’un véhicule de marque  Master  au niveau du point de contrôle fixe de l’axe routier Souk-Ahras - H’nencha. Une personne qui l’accompagnait a été identifiée comme étant son acolyte, ainsi que deux autres individus originaires de la wilaya d’Alger. L’un d’eux utilisait un entrepôt de la capitale comme lieu de recel et l’autre, écrivain public de son état, établissait de vrais-faux documents des véhicules volés à l’étranger. Les quatre mis en cause ont été arrêtés pour les griefs suivants : «création d’une association de malfaiteurs», «trafic de véhicules volés en utilisant un moyen de locomotion», «faux documents» et «recel d’objets volés». ... et 3 trafiquants de psychotropes à M’sila La brigade de recherche  et d’investigation, de concert avec la police judiciaire de la sûreté de wilaya de M’sila, a mis hors d’état de nuire, le 16 février dernier, au centre de la ville de M’sila, un réseau de trafiquants de stupéfiants. Pris en flagrant délit, trois individus, âgé entre 37 et 39 ans, ont été présentés au procureur de la République près le tribunal de M’sila. Dans le feu de l’action, ce  démantèlement a permis la saisie de 6900 comprimés de psychotropes de marque Valium Diazépam 10 mg. Après leur présentation devant le procureur de la République, ces trois individus ont été écroués. 
elwatan.com | 24-févr.-2017 12:00

Oran : Une application internet cause des troubles psychiques à des lycéennes
«Quinze lycéennes présentant des troubles psychiques causés par une application via internet ont été évacuées hier après-midi au centre hospitalo-universitaire (CHU) d’Oran», a-t-on appris auprès des services de la Protection civile. Ces élèves, âgées entre 16 et 18 ans du lycée Kasdi Merbah, situé dans le secteur urbain El Badr, à Oran, «ont manifesté des troubles comportementaux vers 16h au sein de cet établissement, nécessitant l’intervention de la Protection civile», a-t-on indiqué. La direction de l’établissement scolaire a, à titre préventif, retiré tous les appareils portables aux élèves, en attendant de découvrir «les causes ayant mené à ces troubles du comportement», a souligné la même source. «Une enquête est ouverte sur cet incident par la direction de l’éducation  d’Oran», a déclaré le premier responsable de ce secteur dans la wilaya. Contacté par l’APS, celui-ci n’a pas donné un chiffre exact sur le nombre de victimes ni d’explication des faits.
elwatan.com | 24-févr.-2017 12:00

Tébessa : Un maquignon tué dans une incursion terroriste
Un groupe armé s’est attaqué, avant-hier, à la maison d’un maquignon, au lieudit Garat Zina, relevant de la commune Stah à 120 km à l’ouest de Tébessa, apprend-on de sources bien informées. Cette incursion a été perpétrée au grand jour par un groupe d’individus munis d’armes de guerre. Après avoir tué à bout portant le propriétaire, Ferhani T., la cinquantaine, les assaillants se sont emparés de la bergerie de la maison de plus de 250 ovins et ont pris la fuite vers une destination inconnue. Aussitôt, une vaste opération de ratissage a été lancée dans la localité de Stah Guentis, entre Tébessa et Khenchela, et à laquelle ont pris part les différents corps de sécurité.  D’importants moyens humains et matériels appuyés par les forces héliportées et renforcés par des armes lourdes ont été déployés hier sur place, selon nos sources.
elwatan.com | 24-févr.-2017 12:00

Air Algérie : Une ligne Oran Montéral en juin
Air Algérie envisage l’ouverture, à partir de juin prochain, d’une ligne reliant Oran à Montréal, selon le directeur régional ouest de la compganie, Arslan Kara Tourki. Trois vols par semanine seront programmés. Par ailleurs, Air Algérie «prendra toutes les mesures pour faciliter le déplacement des passagers vers le Sud, une région qui connaît habituellement, entre février et fin mars, un épisode de vents de sable», indiquait hier un communiqué de la compagnie. «Air Algérie prendra toutes les mesures pour faciliter le déplacement de ses passagers et communiquera via les médias toute annulation de vol», puisque des périodes de vents de sable s’étalant de février à fin mars pourraient perturber le trafic vers les destinations du sud du pays, précise la même source.
elwatan.com | 24-févr.-2017 12:00

Mounia Meslem : «L’opposition est une force, pas un obstacle»
La ministre de la Solidarité nationale, de la Famille et de la Condition de la femme, Mounia Meslem, est venue, hier à Bouira, transmettre le message du gouvernement aux citoyens, celui d’aller voter en «force» le 4 mai prochain, à l›occasion des élections législatives. Pour étayer ses propos, la ministre, qui s’est adressée aux membres des associations activant dans le domaine de la solidarité nationale, n’a pas dérogé à la règle et aux méthodes du pouvoir, en soulignant que le «pays est visé». «L’Algérie est visée et nous traversons une conjoncture un peu particulière. L’opposition est une force, pas un obstacle», a-t-elle dit. Mme Meslem a rassuré que tous les programmes relevant de son secteur sont maintenus en dépit de la situation difficile que traverse le pays. La ministre a, en revanche, insisté sur la rationalisation des dépenses. Dans un discours purement  «politique», la ministre se dit favorable à présenter son bilan. «Les membres du gouvernement sont appelés à présenter leurs bilans et les réalisations de leurs secteurs», a-t-elle affirmé. Par ailleurs, l’hôte de Bouira s’est montrée satisfaite des réalisations de son secteur dans la wilaya. Un centre pour les enfants atteints d’autisme a été mis en service. Une enveloppe de 330 millions de centimes avait été dégagée par les autorités locales pour la réhabilitation de l’infrastructure appartenant à la mairie de Bouira. Le centre prendra en charge 25 enfants/jour, alors que les services de la direction d’action sociale (DAS) ont recensé quelque 240 cas. Un personnel médical et pédagogique a été installé.  
elwatan.com | 24-févr.-2017 12:00

Les professeurs de l’université d’Alger 3 suspendent la protestation
Les professeurs protestataires de l’université d’Alger 3 suspendent leur mouvement de protestation et reprendront les cours dès demain. Décision prise hier par les enseignants violentés jeudi passé, suite à l’assemblée générale tenue à la faculté des sciences politiques et des relations internationales. L’assemblée avait pour but de revenir sur l’évolution de la situation depuis leur agression.  «On a décidé de suspendre la protestation et reprendre les cours en attendant la tenue de la prochaine assemblée générale le 5 mars à 10h», affirme le professeur Mohamed Rezig, le coordinateur du Conseil national des enseignants du supérieur (CNES) à l’université d’Alger 3. «On a présenté une plateforme de discussions au recteur, mais ses réponses ne sont pas claires ni convaincantes. Dans sa lettre envoyée via le doyen, il nous informe de la mise en place d’une commission d’enquête composée de professeurs de la même université, pour enquêter sur l’incident du 16 février dernier. Seulement, les professeurs protestataires ne l’acceptent pas. Cette commission ne peut être objective. Elle est composée de plusieurs éléments qui se réservent», continue-t-il. Ajoutant qu’une commission de suivi, composée de 15 professeurs et représentant les enseignants des sciences politiques et relations internationales, sera mise en place pour toute communication et négociation. Six professeurs   rencontreront le recteur demain pour entamer les discussions. Par ailleurs, dans leur réponse, les professeurs demandent au recteur de  revenir sur la plainte qu’il a déposée contre le professeur  Mohamed Rezig, comme une «initiative de bonne volonté». Pour rappel, plusieurs professeurs de l’université, dont Mohamed Rezig, ont été violentés jeudi passé par une dizaine de baltaguia, alors qu’ils tenaient une assemblée générale pour l’installation d’un bureau du CNES. Le recteur de l’université est le premier accusé. 
elwatan.com | 24-févr.-2017 12:00

Hassi Messaoud : La zone interdite
Hassi Messaoud, nom lié au pétrole, première richesse nationale, fait du surplace. Classée «zone à hauts risques» depuis déjà douze ans, la ville est devenue un périmètre où il est interdit de construire même des écoles ! A Hassi Messaoud, la capitale pétrolière du Sud algérien, rien ne peut être construit. La ville, qui s’est développée dans l’anarchie et qui est située à 630 km d’Alger, est figée dans l’espace et dans le temps. «Hassi Messaoud devrait ressembler aujourd’hui à une mégapole comme Dubaï. Ce n’est malheureusement pas le cas. On ne peut pas dire à un visiteur étranger que Hassi Messaoud est la capitale du pétrole en Algérie. Une capitale qui assure presque 40% du budget de l’Etat algérien !», a regretté le cinéaste Ahmed Rachedi, lors des Premières Rencontres cinématographiques de Hassi Messaoud, organisées à la mi- décembre 2016. Il n’y a ni gratte-ciel, ni Mall, ni palaces, ni grands espaces aquatiques, ni multiplex, ni grandes rues. Qu’a-t-on donc fait pendant cinquante ans ? L’aéroport ressemble à un hangar et la ville à un gros village moche. Les torches sont toujours là pour rappeler que Hassi Messaoud est la ville la plus riche et la plus chère d’Algérie. «Notre budget annuel est de 500 milliards de centimes annuellement. Nous ne sommes pas concernés par l’austérité. Nous ne dépendons pas des dotations de l’Etat», a confié Mohamed Yacine Bensaci, président de l’APC de Hassi Messaoud. Depuis avril 2005, le périmètre d’exploitation du gisement de Hassi Messaoud est classé «Zone à risques majeurs». Le périmètre est en fait la ville elle-même ! A l’époque, Ahmed Ouyahia, alors chef de gouvernement, a signé le décret exécutif 05/127 en application de la loi 04/20 du 25 décembre 2004 relative à «la prévention des risques majeurs et à la gestion des catastrophes dans le cadre du développement durable». L’article 4 du décret Ouyahia a interdit à l’intérieur du périmètre de Hassi-Messaoud «toute construction, réalisation ou investissement à caractère industriel, commercial, touristique ou agricole et, de façon générale, toute autre opération qui n’est pas directement liée à l’industrie des hydrocarbures». Est interdit également tout octroi de permis de construire et/ou de concession «qui n’est pas lié directement à l’industrie des hydrocarbures». Autrement dit, la construction d’une école, d’un hôpital ou d’un hôtel est interdite n’ayant pas de lien avec les activités pétrolières ou gazières. Seuls les titulaires de titres miniers ont le droit de réaliser des ouvrages à l’intérieur du périmètre mais sous plusieurs conditions techniques et sécuritaires. Résultat : la population de la ville, estimée à 120 000 habitants actuellement, a doublé depuis 2004, sans qu’aucune école ou un lycée ne soient construits. En 2011, une instruction présidentielle a été promulguée pour «débloquer» la situation d’une manière temporaire. «Mais ce texte n’a jamais été appliqué par les walis qui se sont succédé à Ouargla. Abdelkader Djellaoui, l’actuel wali, a décidé d’appliquer pour la première fois cette instruction qui autorise le lancement de projet en passant outre le gel, à condition que l’opération soit nécessaire, justifiée. Le pouvoir de décision revient au wali, lequel wali a décidé de construire une école primaire à Hassi Messaoud, la première depuis 2004. Cela peut libérer l’initiative. Enfin, on l’espère», soutient Maher Tliba, patron de ETTB (Tliba travaux publics), entreprise bien installée à Hassi Messaoud. Au rythme de la tortue ! «Il est question de construire une nouvelle ville avec toutes les infrastructures nécessaires. Les jeunes, par exemple, veulent avoir des espaces pour des activités culturelles ou sportives. Mais là, on ne peut rien faire. Le projet de la nouvelle ville est en cours de réalisation mais pas au rythme que nous voulons. Les habitants de Hassi Messaoud ne vont pas occuper les nouveaux logements de sitôt. Les constructions des habitations ont commencé mais pas les infrastructures vitales qui vont avec, comme les bureaux de poste, les écoles, les commissariats de police, les cliniques, etc.», a regretté le président de l’APC. Le siège du chef-lieu de la commune de Hassi Messaoud a été déplacé à Oued El Merâa, sur le territoire de la commune de Hassi Ben Abdellah dans la daïra de Sidi Khouiled. Depuis, c’est le provisoire qui dure. Le projet de la nouvelle ville avance au rythme d’une tortue malade depuis 2012 pour être achevé en 2020 ! Autrement dit, il existe un passage à vide entre 2005 et 2012 qui n’a pas d’explication. Pourquoi avoir gelé une ville et n’avoir pas pris toutes les dispositions nécessaires pour lancer les travaux de la cité du futur rapidement ? Quel est le manque à gagner ? Et où étaient donc les autorités lorsque Hassi Messaoud avait été construite sur un réseau de pipelines et de conduites, une véritable bombe à retardement ? Etaient-elles aveuglées par l’épaisseur de l’or noir et des billets verts ? Un établissement public à caractère industriel et commercial, EVNH, s’occupe de la nouvelle ville depuis 2008. Sur le papier, l’EVNH, qui dépend du ministère de l’Energie et des Mines, veut construire une nouvelle ville sur le modèle d’une oasis urbaine qui fonctionne à l’énergie solaire et éolienne. Un schéma établi par un bureau d’études sud-coréen. Depuis l’été 2015, des travaux d’aménagement ont été lancés avec un programme de 2000 logements confié à une entreprise chinoise. Le décret de 2005 prévoit des expropriations «pour cause d’utilité publique». Le même texte a autorisé à titre transitoire l’achèvement de la construction de 100 logements AADL à l’intérieur du périmètre. Des logements qui seront détruits après puisque la zone est reconnue «à haut risque» ! A-t-on fait une estimation de la perte là aussi ? Selon l’EVNH, la nouvelle ville, dont le coût global demeure toujours inconnu, sera située dans la région de Oued El Marâa, à 80 km de l’actuelle Hassi Messaoud, de Ouargla et de Touggourt, à équidistance avec un double périmètre d’urbanisation et d’extension de plus de 3000 hectares. Plus de 20% de la superficie de la future ville seront réservés aux espaces verts avec une bande fraîche de 6 km destinée notamment à protéger la nouvelle cité de l’ensablement. Ce qui est déjà une belle idée pour cette zone désertique, surtout que des points bleus sont prévus dans les espaces publics de la nouvelle ville. Ville écologique Et 35% de la future ville seront consacrés aux zones résidentielles, avec tous les équipements publics qui vont avec. «Ne construisez pas comme à Bab Ezzouar !», a conseillé Abdelmalek Sellal, Premier ministre, lors de sa visite de travail dans la région en avril 2015. Mais la New Hassi Messaoud, une ville écologique, ne sera ni Dubaï, ni New York, ni Saô Paulo. La vision est certes futuriste, mais l’ambition limitée. Trop limitée même. La nouvelle ville aura, selon le projet de l’EVNH, quatre gros quartiers habités par au maximum 80 000 habitants (les immeubles prévus ne dépassent pas les trois étages). Un centre- ville est prévu avec une grande esplanade, des commerces, des hôtels, des structures de loisirs et de culte et des institutions publiques. L’entreprise publique Cosider et quatre de ses filiales sont chargées de réaliser les voies et réseaux divers (VRD) au niveau d’une Zone d’activités logistiques (ZAL) qui, plus tard, sera le lieu de construction des administrations publiques et d’infrastructures économiques, sociales et culturelles. La ZAL, qui s’étend sur 1000 hectares au sud de la nouvelle ville, est située à côté de la RN3 et à proximité de la future ligne ferroviaire Hassi Messaoud-Touggourt. Les travaux doivent, théoriquement, être achevés la fin 2018. Pour Mohamed Yacine Bensaci, le futur de Hassi Messaoud sera également agricole et touristique. «De la grande ferme de Gassi Touil sortiront des tonnes de céréales dans les prochaines années. Le puits historique de Messaoud Rouabah sera bientôt un endroit touristique à visiter. Nous menons actuellement des travaux d’aménagement avec une enveloppe de 6 milliards de centimes. Nous voulons que le futur visiteur de Hassi Messaoud ait un repère. Les Rencontres cinématographiques auxquels nous avons participé prouvent que la ville peut être un pôle culturel aussi», a-t-il estimé. Il a rappelé que la région rassemble le nombre le plus élevé de techniciens et d’ingénieurs algériens. Les grands groupes pétroliers y sont également installés, comme Halliburton, BP, Anadarko, Sonatrach... «Nous voulons profiter de leur présence pour réfléchir à des projets d’avenir pour la région. Nous voulons par exemple développer le tourisme culturel. Nous en avons les moyens même si l’infrastructure hôtelière est encore faible. La plupart des sociétés pétrolières ont leurs bases vie ici», a relevé Mohamed Yacine Bensaci. Hassi Messaoud, qui n’a aucune salle de cinéma, ni une salle de théâtre,s ni une galerie d’art, possède cinq hôtels privés. Une dernière question : pourquoi ne pas faire déplacer le siège social de Sonatrach d’Alger vers la nouvelle ville de Hassi Messaoud ? De cette manière, Hassi Messaoud méritera le titre de capitale du pétrole...
elwatan.com | 24-févr.-2017 12:00

Boumerdès : Les assurés sociaux en colère
Des milliers d’assurés sociaux de la wilaya de Boumerdès ont reçu des convocations de la part de la CNAS, les sommant de rembourser des factures de médicaments servis depuis des années. La plupart des convoqués affichent leur étonnement mais aussi leur colère. L’exemple d’un diabétique qui se voit obligé de payer environ 8000 DA pour des bandelettes qui ont été prescrites par son médecin en 2013 : «Je me demande d’où ils sortent cette facture ? Il me semble que les responsables de la CNAS ignorent que la note ministérielle limitant le nombre des bandelettes pour chaque patient remonte à 2015 et non pas avant. C’est aberrant ! Il y a des centaines de cas similaires. Le siège de la CNAS de Boumerdès est en ébullition.» Et d’informer qu’il risque des poursuites judiciaires après avoir reçu le troisième courrier. «Ils veulent renflouer les caisses de la CNAS sur le dos des malades chroniques. On m’a signifié que ma carte Chifa sera bloquée si je ne paie pas. Non, je ne paierai pas et je ne me tairai pas», s’insurge  un autre malade. Contacté à ce sujet, le directeur de la CNAS de Boumerdès explique que cette opération ne sort pas du domaine légal. «L’opération a été lancée suite à l’instruction ministérielle datant du 13 février 2015, pour la récupération des trop-perçus. C’est dans le but d’assainir la situation. La CNAS est habilitée à demander ses droits auprès des assurés dans un délai de prescription de 4 ans», explique-t-il. Il  ajoute que les plaignants ont le droit de faire des recours dans un délai de 15 jours après la réception des convocations et même de demander une expertise médicale.  
elwatan.com | 24-févr.-2017 12:00

OPGI Annaba : Deux directeurs d’agences condamnés à la prison ferme
Le président du tribunal correctionnel de Berrahal a condamné, hier, l’ancien directeur de l’agence OPGI de Berrahal à une peine de deux années de prison ferme, assortie d’une forte amende. Cité également dans cette affaire de faux et usage de faux, l’ex-directeur de l’OPGI d’El Bouni a écopé d’une année de prison, dont 6 mois avec sursis, assortie également d’une amende. En fonction, un cadre du même office a, quant à lui, été relaxé, avons-nous appris sur place. Cette affaire a été déclenchée en novembre 2016, où sur instruction du procureur de la République, le juge d’instruction près le même tribunal a ordonné la mise sous mandat de dépôt de l’ex-directeur de l’OPGI de Berrahal. Quatre autres personnes, dont l’ex-directeur de l’unité OPGI d’El Bouni, ont été placées sous contrôle judiciaire. Au total, 22 personnes, entre accusés et témoins à charge et à décharge, ont été auditionnées par le magistrat instructeur durant l’instruction de l’affaire. Une année auparavant, le wali de Annaba et l’actuel directeur de l’OPGI  étaient en visite de travail et d’inspection des programmes de logements à la commune de Chetaïbi. Bien que non attribués encore, des logements neufs étaient occupés, avait constaté avec étonnement le wali de Annaba. Interpellé, l’un des bénéficiaires a même exhibé une facture d’électricité à son nom. Médusé, le chef de l’exécutif avait ordonné au directeur de l’OPGI d’enquêter immédiatement sur cette douteuse affaire. Après enquête, il s’est avéré que les habitations concernées figurent inoccupées sur le fichier des programmes de logements de la direction. Auditionnés, les indus bénéficiaires avaient avoué avoir payé de grandes sommes en contrepartie d’une attribution «fictive» de logement, qui, sur la base des promesses de certains cadres de l’OPGI, seront régularisées au fur et à mesure. Ainsi, le trafic de logements est sans appel. Ce qui avait poussé le directeur de l’OPGI à déposer plainte contre les mis en cause, dont plusieurs de ses cadres auraient participé à ce trafic.
elwatan.com | 24-févr.-2017 12:00

Adrar : Un centre de cours de soutien numérique, iMadrassa.com, pour les élèves oasiens démunis
iMadrassa, une entité de soutien scolaire payant basée à El Biar lance un nouveau programme de soutien scolaire numérique gracieux baptisé «iMadrassa Tadamoun.com» à l’adresse des enfants démunis résidant dans les zones enclavées du pays. Cette louable action de solidarité s’exprime matériellement par la création de centres de soutien scolaire numérique qui seront implantés dans les zones rurales du nord et notamment dans le sud du pays. Il s’agit  d’espaces munis de moyens numériques destinés aux élèves nécessiteux leur permettant de pouvoir réviser leurs cours et suivre leur programme scolaire gratuitement à travers ce nouveau site qu’est «iMadrassa.com». Dans ce contexte, Kamel Haddar, le gérant et fondateur de cette entité de formation en ligne, nous dira : «Nous avons voulu étendre notre action en direction des enfants qui n’ont pas les moyens de se payer l’abonnement, ceux des zones rurales, notamment ceux du Sud. Comme première expérience, nous avons mis en service cette semaine un centre au niveau du Ksar de Tamentit, à Adrar. Un espace où sont déjà inscrits 450 élèves scolarisés dans les trois paliers, soit de la 1re année primaire jusqu’à la 3e AS… Cette entité informatique sera d’une grande utilité pour ces régions dépourvues d’enseignants dispensant des cours de soutien. Et même s’il y en avait, leurs parents en général  n’ont pas les moyens de leur payer des cours. Nous visons particulièrement les classes d’examen et principalement ceux qui doivent passer le baccalauréat. Par ailleurs, notre feuille de route contient la création d’autres centres similaires dans d’autres localités comme Ghardaïa, Taghit, Timimoun, Tamanrasset, Djanet… Dans cette action, nous comptons évidemment sur la générosité de nos sponsors qui nous ont permis l’acquisition des tablettes numériques.» 100 000 élèves S’agissant des objectifs et du programme d’enseignement, il affirme : «Actuellement, nous avons 100 000 élèves abonnés à notre site payant à travers le pays avec un programme algérien national digitalisé contenant tous les cours du primaire jusqu’à la terminale. Les matières dispensées sont essentielles comme les maths, les sciences, la physique, la littérature… ainsi que les langues : l’arabe, le français et l’anglais. Cependant, c’est ce même programme qui sera dispensé au niveau de ces nouveaux centres de soutien. Ainsi, 10 000 enseignants encadrent cette formation à l’aide de cours et d’exercices avec corrigés… C’est ainsi que les enfants, munis chacun de sa tablette, pourront réviser leurs cours, tester leurs connaissances avec des quiz, s’entraîner avec des exercices et s’évaluer avec les compositions…». Ksar Tamentit est le 1er centre pilote. Il se situe au cœur de l’oasis, à 13 km au sud d’Adrar où vivent 9481 habitants, dont la plupart sont agriculteurs. Une habitation composée de trois pièces en pisé au sein du ksar tient lieu de centre. Elle a été cédée gracieusement à la communauté par ses propriétaires. Le centre est géré par une enseignante de la localité et reste ouvert tous les jours de 14h à 19h, excepté le vendredi. Chaque élève a droit à 45 minutes de connexion par jour. On notera que l’inauguration de cet espace s’est effectuée dans une grande liesse chez les parents. En cette circonstance, un couscous a été offert et la cérémonie s’est terminée par la lecture de sourate «El Fatiha».
elwatan.com | 24-févr.-2017 12:00

C’est une violence planifiée
- L’agression dont ont été victimes des enseignants à l’université d’Alger 3 fait encore jaser ! Que se passe-t-il à l’université ? L’agression condamnable des enseignants de l’université Alger 3 est la conséquence de l’impunité et de la politique de gestion de l’université publique par la nomination de recteurs, dont plusieurs sont incompétents, et par le mode de choix des responsables de l’université en dehors de tout cadre démocratique, l’agression d’Alger 3 a atteint un degré d’absurdité qui a fait réagir toute la communauté universitaire et même toute la société qui ne comprend pas ce qui arrive à l’université et se pose un certain nombre de questions : pourquoi sont-ils rentrés dans la salle des professeurs ? Pourquoi ont-ils voulu empêcher les enseignants d’élire leur section syndicale ? Pourquoi des agents de sécurité les ont aidés ou laissés faire ? Sachant que la vie des enseignants était en danger, pourquoi le recteur de l’université n’a pas sollicité l’intervention des forces de l’ordre qui, pourtant, étaient juste à l’entrée du campus ? Pourquoi le recteur ne met pas à la disposition des enseignants un amphithéâtre pour se réunir ? - Votre syndicat appelle à la protection des enseignants universitaires exposés à tous les dangers au moment d’accomplir leur mission. Concrètement, comment ? Le CNES demande la protection de toute la communauté universitaire. Normalement, les étudiants, enseignants et travailleurs vivent dans un environnement pacifique, où il peut arriver des violences provoquées par des situations d’énervement et d’incompréhension, l’éradication d’une telle violence est de la responsabilité de tout le monde. Dans le cas de l’université d’Alger 3, il s’agit d’un autre type de violence, une violence planifiée, les agresseurs n’auraient pas pu commettre leur acte sans complicité à l’intérieur de l’université. Lorsque des incidents aussi graves arrivent, le premier responsable de l’université doit rendre des comptes. - Les étudiants en pharmacie, chirurgie dentaire et architecture sont en grève depuis des mois. Pourquoi ce malaise ? Les revendications des étudiants sont légitimes. Les étudiants sont victimes de la mauvaise gestion et de la politique de gestion des flux, qui ne se préoccupe pas beaucoup de la qualité de la formation, et encore moins de l’avenir professionnel des étudiants. - Pourquoi a-t-on tant de mal à trouver des solutions pour ces étudiants ? On a tant de mal à trouver des solutions à cause de l’incompétence de certains responsables, qui ne gèrent pas dans l’esprit de la concertation et les solutions ne sont qu’une suite de replâtrages, sans vision de développement durable d’une vraie université pour développer le pays. - Dans le cas d’une année blanche, que fera-t-on des nouveaux bacheliers ? Il serait très regrettable pour tout le monde d’en arriver là, nous souhaitons qu’un vrai dialogue soit ouvert, avec des propositions concrètes, qui pourraient régler un minimum des revendications des étudiants, et surtout les rassurer pour une prise en charge de leurs doléances dans le futur, avec des engagements - Le système LMD essuie énormément de critiques. On dit que les étudiants formés n’ont pas le niveau. Ne doit-on pas revenir dessus ou du moins le réviser ? N’est-ce pas le moment d’en évaluer sérieusement l’impact ? L’université qui a pour vocation de former l’élite du pays est l’otage de l’incompétence  de ses gestionnaires et des prises de décisions hâtives et irréfléchies, le CNES a dès l’annonce de ce système mis en garde la tutelle sur les risques d’un tel changement et demandé au moins une évaluation rapide pour faire, à temps, les ajustements nécessaires, aujourd’hui le ministre lui-même reconnaît l’échec de ce système, malheureusement rien n’est fait pour le corriger, bien au contraire, des décisions importantes sont en préparation par la tutelle, sans la concertation avec les enseignants, la récente décision insensé et illégale  de gel du CNES en est la preuve ! - Pourquoi l’université forme-t-elle des diplômés qui ne trouvent pas d’emploi sur le marché ? N’y a t-il pas nécessité de revoir la nomenclature des formations dispensées de sorte à ce qu’elles répondent mieux aux besoins du marché et de l’évolution 2.0 ? Le problème de l’emploi n’est pas lié qu’à la nature et le niveau des formations, il est surtout lié à l’état de l’économie du pays. Les véritables raisons sont les différents fléaux, tels que la corruption qui gangrène notre pays, qui l’empêche de se développer, et de  créer des centaines de milliers d’emplois. - Le ministère de l’Enseignement supérieur a gelé vos activités par rapport au différend entre les deux ailes du syndicat, n’empêche, vous continuez à faire des déclarations publiques et des démarches sur le terrain. A votre avis, à quand ce système de «clan» au sein du syndicat ? Nous avons été surpris par l’écrit du chef de cabinet du ministre du MESRS, qui est une entrave au libre exercice du droit syndical, selon l’article 15 de la loi 90-14, relatif à l’exercice du droit syndical, l’ingérence  dans le fonctionnement syndical est passible de poursuites pénales. Evidemment, nous contestons cet écrit et poursuivons nos activités syndicales dans le respect des lois de la République algérienne. Il n’existe pas de clans au sein du CNES, un imposteur avec le soutien de quelques individus ont offert leurs services pour ceux qui ont toujours souhaité la fin du CNES, et ont organisé un pseudo congrès avec cinq sections, mais eux prétendent qu’ils l’ont fait avec 22 sections, je les défie de nous donner la liste des sections qui ont participé à leurs pseudo congrès !
elwatan.com | 24-févr.-2017 12:00

Il faut que l’activité syndicale arrive à s’émanciper de l’action politique partisane
Les syndicats autonomes se sont imposés en véritables alternatives aux travailleurs d’une manière générale mais aussi aux pouvoirs publics qui même s’ils continuent à tourner le dos à la réalité du paysage syndical national en pleine mutation depuis l’avènement du pluralisme syndical depuis les années 1990. Le terrain est un des acquis des luttes syndicales ; un espace qu’on ne peut occuper efficacement que si on reste proche des travailleurs et à l’écoute de leurs préoccupations. Certes, nous sommes en tant que syndicats autonomes en concurrence avec l’UGTA mais pas avec l’objectif de neutraliser la centrale syndicale ou d’annihiler son fonctionnement. Nous avons besoin d’unions, de fédérations et de confédérations syndicales fortes et solidaires, car au fond, l’intérêt commun est la défense des droits matériels et moraux de nos adhérents mais aussi la sauvegarde de l’outil de travail qui est la source de nos revenus. Cela peut être l’hôpital, l’école, l’université, une entreprise dans le secteur économique public ou privé. S’il est en effet admis, aujourd’hui, que les organisations syndicales autonomes sont largement représentatives du secteur de la Fonction publique, il n’en demeure pas moins important de souligner le fait que beaucoup  de difficultés et d’entraves subsistent pour la création de syndicats autonomes dans le secteur économique public, et je cite les cas de la douane, la poste et Sonelgaz... où des délégués syndicaux ont été tout simplement licenciés. Il faut rappeler également le fait que des initiatives de création d’une confédération des syndicats autonomes ont existé et que le dossier de constitution déposé auprès du ministère du Travail est resté sans suite. Je cite aussi l’exemple des syndicats autonomes des pilotes de ligne, celui des aiguilleurs du ciel, celui des personnels de la marine marchande... juste pour dire que les syndicats autonomes ne sont pas que dans la Fonction publique, mais c’est dû au fait que dans ce secteur, on s’est imposé alors que pour d’autres secteurs, cela s’est avéré plus difficile. C’est une question de temps. Une situation appelée à évoluer, à condition que l’activité syndicale arrive à s’émanciper de l’action politique partisane et de l’ingérence de l’administration dans le fonctionnement des syndicats. A trop se rapprocher du feu, on risque de se faire mal, comme dit l’adage.
elwatan.com | 24-févr.-2017 12:00

La classe ouvrière algérienne paye le prix d’un syndicat bureaucratisé
Les ouvriers en général et les fonctionnaires en particulier ne sont pas dupes. A partir du moment que l’UGTA défend beaucoup plus les orientations du gouvernement que les intérêts sociaux professionnels des ouvriers, il va de soi que la base syndicale va se désamarrer du syndicat. Me vient à l’esprit la phrase d’un ami sociologue : l’UGTA est le porte-parole du gouvernement vers les ouvriers au lieu que ce soit le contraire. La centrale syndicale a montré ses limites, la classe ouvrière algérienne paye le prix d’un syndicat bureaucratisé et politiquement dépendant ; malgré le combat des syndicalistes à l’intérieur de la centrale auxquels il faudra rendre hommage qui luttent pour rendre l’UGTA plus revendicative et combative. Nous sommes moins présents dans le secteur économique, car nos responsables ne tolèrent pas un syndicaliste qui viendra dénoncer la corruption, la malversation, la mauvaise gestion ! Ils ne tolèrent pas la remise en cause de la disposition établie ! Aujourd’hui, tous les acquis arrachés sont la conséquence d’une lutte acharnée des syndicats autonomes depuis 2003 à ce jour. Pour certains dossiers, on s’est retrouvé face à deux adversaires, à savoir l’UGTA et le gouvernement. Aujourd’hui, les syndicats autonomes se déploient activement parmi les fonctionnaires, ils sont très près de leurs préoccupations et de leur vie dans les lieux de travail. Ils animent, renforcent et consolident leurs bases, ils les aident à renouer avec les assemblées générales. Ils initient des discussions et des délibérations. Mais la centrale syndicale, depuis sa récupération à l’indépendance par le parti unique à ce jour, pratique la philosophie de syndicalisme d’Etat. Dans le contexte économique actuel, ils vont agir comme un contre-pouvoir qui va permettre un certain équilibre entre les intérêts en jeu. Ils vont lutter pour une répartition équitable des bénéfices entre les patrons et les ouvriers. Ils vont mettre des mécanismes pour empêcher que les employés soient à la totale merci de l’employeur. Agir comme contre- pouvoir et aller dans un sens d’un débat contradictoire, avec la remise en cause de certaines décisions économiques qui nous ont menés droit vers le mur, je pense que le gouvernement ne voudra pas de ça, il préfère une uniformisation dans le débat et entériner les décisions prises à l extérieur de la tripartite.
elwatan.com | 24-févr.-2017 12:00

UGTA VS syndicats autonomes
Célébration aujourd’hui du double anniversaire de la création de l’UGTA et de la nationalisation des hydrocarbures. Etat des lieux. Aujourd’hui, à partir de la wilaya de Djelfa, les festivités officielles pour la célébration du double anniversaire du 24 Février, marquant la création de l’Union générale des travailleurs algériens (UGTA) en 1956 et la nationalisation des hydrocarbures en 1971, seront lancées. On parle déjà d’un terrain que l’UGTA, en sa qualité d’instance représentant les travailleurs, peine à garder devant la pléthore de  syndicats autonomes. L’occasion pour la centrale syndicale de tenter de «consolider des acquis socioéconomiques». L’UGTA tient à rappeler «les acquis obtenus à la faveur de la nouvelle Constitution» et on n’évoque même pas cette situation de perte de terrain. Un schéma : la Fonction publique est partagée entre l’UGTA et les syndicats autonomes, la centrale syndicale est majoritaire dans le secteur économique public et les syndicats autonomes sont pratiquement inexistants avec peu de représentation de l’UGTA dans les entreprises privées économiques. Invisible ? Non, se défendent les membres de l’UGTA. C’est juste la méthode qui n’est pas la même lorsque nous intervenons sur le terrain. Amar Takjount, de l’UGTA, explique que la différence est dans la méthode d’agir. Autrement dit, l’UGTA encourage et emprunte la voie de la «sensibilisation et de la négociation». Les grèves ne mènent forcément pas à nulle part. Au contraire, il y a des sommes que l’Algérie perd à cause des divers débrayages, explique-t-il encore. Une explication pas trop acceptée par les syndicats autonomes qui affirment que les droits «s’arrachent». Le vice-président du syndicat de l’Entreprise du transport maritime des voyageurs (ENTMV), Karim Rili, affirme : «Nous sommes dans les secteurs les plus stratégiques : Sonatrach, Air Algérie, le transport maritime… Nous sommes très représentatifs dans le secteur économique public. Donc, nous sommes ‘‘très visibles’’ là où il faut.» L’UGTA ne ratera évidemment pas l’occasion puisque les festivités commémorant le 61e anniversaire de la création de l’UGTA et le 46e anniversaire de la nationalisation des hydrocarbures seront également «une occasion» pour mobiliser les citoyens «afin de faire des législatives du 4 mai un succès».  
elwatan.com | 24-févr.-2017 12:00

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