algerie

Actualité

CAN 2015 : Le match Algérie-Mali aura bien lieu à Blida, confirme la FAF

La Fédération algérienne de football (FAF) a répondu à sa manière à la demande du Mali de délocaliser le match Algérie-Mali, du 10 septembre prochain, qui doit avoir lieu au stade Mustapha Tchaker à Blida.

Des médias maliens ont relayé, mardi, l’information selon laquelle la Fédération malienne de football (FEMAFOOT), a demandé à la Confédération africaine (CAF) de délocaliser le match Algérie-Mali, prévu le 10 septembre prochain à Blida. Raison invoquée : le climat d’insécurité qui règne dans les stades algériens. Bien évidemment, cela est lié au tragique décès du joueur de la JSK, Albert Ebossé, survenu samedi dernier.

Moins de 24 heures après la demande de relocalisation du match, formulée par le Mali, la Fédération algérienne de football (FAF) réagit à sa manière.

Ainsi, la FAF a publié mercredi après-midi sur son site Internet un communiqué relatif à l’accréditation des journalistes et des photographes pour le match Algérie-Mali. Dans le texte, il est précisé que la rencontre aura bel et bien lieu le 10 septembre au stade Mustapha Tchaker de Blida.

Il est peu probable que la demande de la FEMAFOOT aboutisse. Pour que la délocalisation du match soit actée, il faudrait une raison valable. Or, les matchs de la sélection nationale sont hautement sécurisés. Même durant les années de terrorisme, les rencontres de l’équipe nationale n’étaient pas délocalisés. Pourtant, plus d’un pays en avait fait la demande.

Par ailleurs, la CAF n’accepte que rarement de délocaliser un match. Dernier exemple en date de cette politique inflexible, le match Nigeria-Congo est maintenu le 6 septembre prochain au Nigeria, malgré la demande faite par le Congo de délocaliser le match en raison de l’épidémie d'Ebola.

Elyas Nour  

The post CAN 2015 : Le match Algérie-Mali aura bien lieu à Blida, confirme la FAF appeared first on Algérie Focus.


algerie-focus.com | 27-août-2014 20:06

Limogeage de Belkhadem. L’opposition dénonce : “Nous sommes dans une voyoucratie”

Le spectaculaire limogeage de Abdelaziz Belkhadem de son poste de ministre d'Etat, représentant spécial du Président de la république, et son interdiction de prendre part à toute activité au sein du FLN par le chef de l'Etat, Abdelaziz Bouteflika, mardi, suscite des réactions enflammées de la classe politique.

Si les partis proches du pouvoir se sont mués dans le silence, ceux de l’opposition ne mâchent pas leurs mots pour dénoncer la manière avec laquelle sont gérées les affaires de l'Etat. Mais ce qui intrigue le plus dans le limogeage d'Abdelaziz Belkhadem, c’est l’interférence, au grand jour, de la présidence dans les affaires internes du FLN. Exigeant de chasser Belkhadem des instances du parti, comme un malpropre.

"Règlements de comtpes"

Dans une déclaration à Algérie-focus.com, le Secrétaire national chargé de la communication au RCD, Atmane Mazouz considère ainsi que "cette ingérence est à inscrire au registre des intrigues internes du régime. Désormais, la gestion des affaires publiques est synonyme de règlements de comptes et d’humeurs. Bouteflika est plus que jamais, otage, par son incompétence de prédateur, tapis dans l’ombre des institution", avant de préciser que "nous sommes dans une voyoucratie, la culture de l'Etat est totalement absente. On se demande, de quel droit peut-on se prévaloir pour s’immiscer dans la gestion interne d’un parti politique ?"

"Même si le FLN va être restitué à la mémoire collective des algériens, Bouteflika se trompe d’époque, et ses courtisans lui font jouer le plus mauvais rôle qu’il a tout le temps incarné comme artisan du putsch et chef de clan", soutient-il.

De son coté le Secrétaire général du parti Jil Jadid, Sofiane Sekhri, trouve que le débarquement de Belkhadem du Palais El Mouradia, du gouvernement et des instances dirigeantes du FLN est plus que significatif. Cela "prouve que les critères principaux de nomination par le Président de la république ne sont pas basés sur les compétences, mais sur le degré d'obéissance. Si tu leur obéis, tu es nommé, sinon rien", déclare-t-il. "Mais ce qui est plus choquant dans le cas de Belkhadem, c’est les prérogatives du Président, pouvant aller jusqu’à arrêter un militant d’un parti politique. Le FLN est un appareil aux mains du clan présidentiel. On gère les affaires du parti complètement hors des règles de la politique", confie-t-il.

Joints par notre rédaction ce mercredi, le RND et le PT n’ont pas souhaité s’exprimer à ce sujet.

Arezki IBERSIENE

The post Limogeage de Belkhadem. L’opposition dénonce : “Nous sommes dans une voyoucratie” appeared first on Algérie Focus.


algerie-focus.com | 27-août-2014 19:48

MILA : Trois individus arrêtés pour trafic de fausse monnaie
La sûreté de la daïra de Téleghma, dans la wilaya de Mila vient de mettre un terme, ce mercredi, à un trafic de faux billets de banque en procédant à l’arrestation de trois personnes impliquées directement dans cette affaire.     Les éléments de la sureté ont découvert chez eux une somme de 484 millions de centimes en coupures de 1000 dinars, de liasses de papier destinés à la contrefaçon, outre un matériel informatique, notamment un scanner.   A noter que les inculpés disposaient d’armes de types Tazer et de deux véhicules.   Selon le chargé de communication de la sûreté de wilaya de Mila, l’enquête suit son cours à la recherche d’autres ramifications.  
elwatan.com | 27-août-2014 19:15

Les Américains consultent Alger sur la Libye

Pour la troisième fois en l’espace de quelques mois, l’Algérie a reçu la visite du commandant en chef des forces américaines pour l'Afrique (Africom). Le général David Rodriguez, a été reçu, ce matin à Alger, par le chef de l'Etat-major de l’armée, Ahmed-Gaïd Salah, annonce un communiqué du ministère de la Défense. Au menu de leurs discussions : la crise sécuritaire en Libye.

Le communiqué, relayé par l'APS, indique que les entretiens ont eu lieu en présence de hauts cadres du ministère de la Défense, de l'état-major de l'armé et d'une délégation américaine. Elles ont porté sur "l'état des relations de coopération militaire et les voies et moyens susceptibles de la consolider davantage, ainsi que les questions d'intérêt commun relatives au contexte sécuritaire dans la sous-région du Sahel et au voisinage pour une meilleure coordination des actions, notamment dans le domaine de l'échange du renseignement et des expériences dans la lutte contre le terrorisme". Le ministère de la Défense n'a pas dévoilé plus d'informations. Mais cette virée intervient en pleine confusion sur la situation sécuritaire en Libye. Les Américains, qui se sont mis à l’écart publiquement, veulent jouer un rôle plus important dans le règlement du conflit qui ronge ce pays. Un rôle qui ne peut être efficace sans le soutien des pays de la région, à commencer par l’Algérie. En plus de la Libye, la situation au Mali est également au centre de la collaboration entre l’armée algérienne et l'armée américaine, qui dispose de bases de surveillance et de renseignement dans plusieurs pays de la région méditerranéenne. Essaïd Wakli

The post Les Américains consultent Alger sur la Libye appeared first on Algérie Focus.


algerie-focus.com | 27-août-2014 18:58

Cinéma : Primé en France, le film de Lyès Salem “L’Oranais” sortira début septembre en Algérie

Contrairement à ce qui a été annoncé dans la presse nationale, le film algérien réalisé par Lyès Salem, "L'Oranais", bénéficiera bien d'une sortie nationale à partir de début septembre, indique l'Agence algérienne pour le rayonnement culturel (AARC).

Lyès Salem est un homme heureux. L'acteur réalisateur franco-algérien a reçu mardi le prix de la meilleure interprétation masculine, lors de la cérémonie de clôture du festival du film d'Angoulême, pour sa performance dans "L'Oranais". Un film qu'il a réalisé et qui raconte l'histoire de l'amitié fusionnelle et tumultueuse entre Djaffar et Hamid durant les années d'euphories, qui suivent la guerre d'Indépendance.

Le cinéaste de 41 ans a déjà été primé par le festival d'Angoulême, qui lui avait desservi en 2008 le "Valois d'Or", soit le prix du meilleur film, pour son premier long-métrage, "Les Mascarades".

Lyès Salem peut aussi avoir le sourire car "L'Oranais" sera bel et bien montré au public algérien. Contactée par la rédaction d'Algérie-Focus, l'Agence algérienne pour le rayonnement culturel (AARC) dément les rumeurs, parues dans la presse nationale, selon lesquelles l'oeuvre de Lyès Salem n'a pas reçu de visa d'exploitation. "C'est faux, le film sera montré en avant-première à Alger à la salle El Mouggar début septembre et il y aura après une sortie nationale. L'Oranais sera effectivement projeté à Oran, Annaba, Béjaïa etc.", affirme le responsable de la communication de l'AARC, joint par téléphone cet après-midi.

Pour l'heure, l'organisme chargé de la promotion de la culture algérienne n'est pas en mesure de déterminer la date de projection du dernier film de Lyès Salem à Alger. "Cela dépend de la logistique : l'acheminement de la copie en 35 millimètres etc.", explique encore le responsable de la communication de l'AARC.

The post Cinéma : Primé en France, le film de Lyès Salem “L’Oranais” sortira début septembre en Algérie appeared first on Algérie Focus.


algerie-focus.com | 27-août-2014 18:45

GUELMA : Le massif forestier de Beni Salah en proie aux flammes
Un important incendie s’est déclaré ce mardi dans la forêt de Beni Salah dans la wilaya de Guelma, prolongement boisé s’étendant jusqu’en Tunisie.   Contactée à ce sujet, la cellule de communication de la Protection civile de la wilaya de Guelma indique que les départs d’incendie ont pris naissance, vers 12h30mn, dans les lieudits M’rahil, Z’mibil, Zaafrana à M’djez Sfa, commune de la wilaya de Guelma et Bioute Sirine dans la wilaya frontalière de Tarf. L’ampleur de cet incendie a nécessité l’appel en renfort des colonnes mobiles de la Protection civile des wilayas de Skikda, Annaba et Tarf, en plus de celle de Guelma. Cette intervention mobilisait, encore, en cet après-midi de mercredi, 174 sapeurs-pompiers, 14 officiers appuyés par 33 engins. Notons, que c’est la deuxième fois en l’espace de quelques jours que le lieudit M’Rahil est en proie aux flammes. Aucun bilan ne nous a été communiqué jusqu’à présent.                                                    
elwatan.com | 27-août-2014 17:50

Limogeage de Belkhadem : Les raisons d’une humiliation

Mardi 26 août 2014 doit certainement être le jour le plus sombre de la carrière politique de Abdelaziz Belkhadem. L’homme qui a toujours été considéré comme un des plus proches du "Palais" est descendu de son piédestal sans ménagement. Pire, il a subi la pire humiliation jamais subie par un homme politique depuis l'Indépendance de l'Algérie. Retour sur les raisons de son limogeage.

Cela faisait longtemps que l’ancien Secrétaire général du FLN, Abdelaziz Belkhadem, était dans l’œil de cyclone. Le Président de la République, Abdelaziz Bouteflika, même affaibli par la maladie, n’avait jamais vu d’un bon œil le fait que son ancien Premier ministre se préparait à briguer la présidence de la République alors qu’il se trouvait toujours à l’hôpital militaire du Val de Grâce, à Paris. Malgré ces manœuvres, Abdelaziz Bouteflika avait ruminé sa colère et nommé Belkhadem comme "ministre d’Etat", conseiller à la présidence de la République, suie à sa réélection présidentielle pour un 4è mandat consécutif. Mais contrairement à Ahmed Ouyahia, qui a toujours été respecté par Bouteflika, qui voit en lui un adversaire potentiel, l’ancien Secrétaire général du FLN n’a hérité d'aucune réelle prérogative.

Malgré cela, Belkhadem a continué ses manœuvres. L’ancien ministre des Affaires étrangères avait même tenté de reprendre la main sur le FLN, lors du dernier Comité central tenu à Alger, qui s'était terminé en bagarre générale. L’homme laissait même entendre que le chef de l’Etat lui avait donné son accord, avant de se réviser et d’affirmer que Bouteflika "n’a rien à voir dans cette affaire". Une phrase de trop.

Bouteflika est "fini"

Mais la goutte qui a fait déborder un vase déjà plein est sans nul doute la récente sortie médiatique de Belkhadem dans laquelle l'ancien ministre aurait confié à des proches que Bouteflika est "fini" et que la course à la présidentielle est désormais relancée. Son éviction du Palais El Mouradia, du gouvernement et du FLN intervient quelques jours seulement après que Belkhadem ne commette une autre bourde : il a assisté à une réunion de l’opposition, alors qu’il était toujours "ministre conseiller".

Autrement dit, Belkhadem a signé sa mort politique de sa propre main.

Essaïd Wakli

The post Limogeage de Belkhadem : Les raisons d’une humiliation appeared first on Algérie Focus.


algerie-focus.com | 27-août-2014 17:42

La navette maritime Alger-Aïn Benian victime de son succès

C’est la grande affluence à bord du ferry italien "Capitan Morgan", affrété par l'Entreprise nationale de transport maritime des voyageurs (EMTV) pour le transport de voyageurs entre les ports d'Alger et d'Ain Bénian (La Madrague). Pas moins de 37.000 personnes ont été transportées en l’espace de 18 jours.

Inauguré le 4 août dernier – le transport des voyageurs a réellement commencé le 5 août – le ferry connaît déjà une très forte pression. D'énormes files d'attentes de voyageurs sont constituées, tout au long de la journée, au niveau des guichets, à la Pêcherie et à la Madrague. À tel point que le ferry, qui peut accueillir jusqu'à 300 personnes à son bord, ne peut répondre à la demande quotidienne.

Une affluence à l'origine d'ailleurs de quelques incidents. La navette maritime entre Alger et Aïn Benian est un moyen de transport. Pas un bateau de croisière. Or, plusieurs familles l'empruntent pour une balade en mer, et refusent de descendre à la fin de la traversée, pour revenir dans la foulée à leur point de départ. D'autant plus que sur le quai, 300 autres personnes, munies d'un ticket, attendent de pouvoir monter à bord, ce qui crée de l'attente et des bousculades.

Le directeur commercial par intérim de l'ENTMV, Mahdab Mohamed Fethy, estime que la pression va probablement baisser avec la rentrée scolaire, puisque les personnes, qui voyagent actuellement sur le ferry, sont majoritairement des estivants, qui n’utilisent pas la navette comme un moyen de transport. À la rentrée scolaire, l'ENTMV prévoit de réaménager les horaires du ferry pour qu’il puisse être utilisé par des travailleurs habitant Aïn Benian et devant se rendre à Alger centre.

Elyas Nour

The post La navette maritime Alger-Aïn Benian victime de son succès appeared first on Algérie Focus.


algerie-focus.com | 27-août-2014 16:45

Amendement du Code pénal : De simples “réformettes” pour les féministes algériennes

Le conseil des ministres, qui effectuait mardi sa rentrée, a adopté un projet de loi portant sur une réforme du Code pénal, dont l'objectif est de mieux protéger les femmes. Mais ce projet de loi ne suscite pas l'enthousiasme du mouvement féministe algérien. Décryptage.

Si l'ordre du jour du conseil des ministres, rentrés de vacances, était l'adoption de la loi de finances pour 2015, il était aussi question de la protection de la femme algérienne, notamment au sein de son foyer, mardi, lors de la réunion gouvernementale. Promesse formulée par le Président Abdelaziz Bouteflika le 8 mars dernier, à l'occasion de la Journée internationale de la femme, une loi sur la mise en place d'un fonds de pension alimentaire a été approuvé mardi par le gouvernement. L'objectif de ce fonds, pour rappel, est de pallier les carences du père et ex-époux, qui ne s'acquittent pas de la pension alimentaire allouée aux enfants et la mère divorcée.

Du côté des associations de protection de la femme, si on salue cette "bonne initiative politique", on doute aussi de sa "faisabilité". "Beaucoup de femmes ont lancé une procédure pour bénéficier de cette aide mais on leur demande trop de paperasses. Il n'y a malheureusement pas la volonté politique d'aller jusqu'au bout de cette idée, de vraiment protéger les femmes. Lorsque la volonté politique est bien là, la bureaucratie n'a pas droit de cité", déplore Cherifa Kheddar, présidente de l'association Djazairouna, qui défend les droits des femmes victimes du terrorisme. La porte-parole de l'Observatoire des violences faites aux femmes (Ovif) craint que le projet de réforme du Code pénal ne soit qu'un "effet d'annonce". De façon pratique, elle propose la mise en place d'un guichet de paiement unique et un logiciel, qui centraliserait toutes les données d'une bénéficiaire de ce fonds.

Abrogation du Code de la famille

Plus sévère, Yasmina Chouaki, fondatrice de l'association Tharwa Fadhma n'Soumer, parle, elle, d'une "loi poudre aux yeux". "Ce mois-ci une femme désemparée est venue chez moi car après une trentaine d'années de mariage son mari l'a mise à la rue parce qu'il veut se remarier. Qui peut l'aider ?", interpelle-t-elle. Pour cette féministe, la protection de la femme ne sera assurée que par des lois "civiles et égalitaires". "En 1984, avec l'entrée en vigueur du Code de la famille, l'Algérie a fait un bond en arrière de 30 ans en termes de droit et de protection de la femme", regrette cette militante, qui revendique, comme l'ensemble du mouvement féministe algérien, l'abrogation du Code de la famille.

Le Conseil des ministres a également adopté un projet de loi prévoyant l'amendement du Code pénal, qui a pour but de renforcer la lutte contre la violence faite aux femmes mariées. Selon le communiqué de presse du gouvernement, cité mardi par l'APS, l'amendement comprend "des sanctions envers l'époux coupable de  violence contre son conjoint ayant entraînée une incapacité temporaire, un handicap permanent ou une amputation [...] Le texte prévoit aussi des sanctions contre l'abandon de l'épouse enceinte ou non. Il dispose également contre les pressions ou intimidations visant à  à priver l'épouse de ses biens".

Accompagnement des femmes victimes

Cette proposition du gouvernement ne convainc pas non plus le mouvement féministe car la procédure judiciaire contre l'époux s'arrête à partir du moment où la victime pardonne son agresseur. En effet, "les poursuites sont abandonnées  si la victime décide de pardonner son conjoint", peut-on lire dans le communiqué de presse diffusé mardi par le gouvernement, à l'issue du conseil des ministres. Pour Cherifa Kheddar, les poursuites doivent se continuer quelque soit la position de la victime vis-à-vis de son époux violent. "En plus le pardon est un moyen de pression sur les femmes qui dénoncent leur mari", lance-t-elle.

Les sanctions contre les agresseurs ne suffisent pas, il faut également penser à la sécurité et au bien-être des victimes, affirme Cherifa Kheddar. C'est pourquoi cette militante réclame le vote d'une loi-cadre de protection de la femme et de prise en charge de la victime, dès le moment où elle a dénoncé son conjoint. Cette loi-cadre prévoirait ainsi la mise en oeuvre d'un service spécialisé d'accompagnement des victimes afin que des professionnels assistent ces femmes dans leur démarches administratives et médicales une fois qu'elles ont porté plainte. Mais avant toute chose, "il faut éloigner le mari violent du domicile conjugal !", demande Cherifa Kheddar.

The post Amendement du Code pénal : De simples “réformettes” pour les féministes algériennes appeared first on Algérie Focus.


algerie-focus.com | 27-août-2014 16:18

Gaid Salah reçoit le commandant de l'AFRICOM
Le général de Corps d'armée, Ahmed Gaïd Salah, vice-ministre  de la Défense nationale, chef d'état-major de l'Armée nationale populaire (ANP),  a reçu mercredi, au siège du ministère de la Défense nationale, le général David  Rodriguez, commandant de l'AFRICOM, qui effectue une visite en Algérie, indique  le ministère de la Défense nationale dans un communiqué.   Les entretiens, qui ont eu lieu en présence de hauts cadres du ministère  de la Défense nationale et de l'état-major de l'ANP et de la délégation qui  accompagne le responsable militaire américain, ont porté sur "l'état des relations  de coopération militaire et les voies et moyens susceptibles de la consolider  davantage, ainsi que les questions d'intérêt commun relatives au contexte sécuritaire  dans la sous région du Sahel et au voisinage pour une meilleure coordination  des actions, notamment dans le domaine de l'échange du renseignement et des  expériences dans la lutte contre le terrorisme", précise la même source.
elwatan.com | 27-août-2014 13:39

Hadj 2014/1435 : Conseils pratiques avant le grand départ

Pour les 28.000 pèlerins algériens concernés par le Hadj cette année, l’heure est aux préparatifs. Les premiers départs vers La Mecque auront lieu dans moins de deux semaines.

Air Algérie a annoncé dimanche 24 août que les premiers départs vers la Mecque auront lieu le 7 septembre prochain depuis Alger, Annaba et Oran. Les réservations sont ouvertes depuis dimanche. En tout, la compagnie aérienne nationale prévoit de transporter 16 000 pèlerins, grâce à 66 vols spécialement prévus pour le Hadj. 28 vols sont programmés depuis Alger, 9 depuis Constantine, 15 depuis Oran, 9 depuis Ouargla et 5 depuis Annaba.

Mais avant de s’envoler pour l'Arabie saoudite, le pèlerin doivent s’occuper de tous les détails pratiques qui faciliteront leur voyage.

Quelles sont les démarches à effectuer avant le départ ?

La première étape consiste à verser le montant de 256.000 DA auprès de l’agence locale de la Banque d'Algérie ou du bureau de poste le plus proche. Un reçu est alors remis au pèlerin. Ce montant permet de prendre en charge l’hébergement et le transport en Arabie saoudite ainsi que le pécule remis sur place au pèlerin.

Le pèlerin doit acheter et payer lui-même son billet d’avion. Le billet standard coûte 100 000 DA, le billet première classe 140.000 DA. Pour acheter leur billet, les pèlerins sont invités à se rendre dans l’agence Air Algérie la plus proche.

Le coût du Hadj cette année se chiffre donc à 356.00 DA par pèlerin, soit 100.000 DA de plus que l’année passée.

Le pèlerin doit également obtenir un visa pour le Hadj. Il doit pour cela fournir un dossier comportant son passeport biométrique électronique, un livret Hadj 2014, deux photos d’identité prises sur fond blanc, une copie de reçu de versement du pécule spécial Hadj, et l’acte de mariage ou tout autre document d’état civil attestant de la relation d’accompagnateur pour les femmes âgées de moins de 45 ans. À Alger, le dossier doit être déposé à la salle située rue du Docteur Saâdane, juste en dessous des escaliers menant au Palais du gouvernement, du samedi au jeudi de 8 H à 16 H. Les pèlerins ne résidant pas à Alger peuvent déposer leur dossier auprès de la direction de la réglementation et des affaires générales de leur wilaya de résidence. La délivrance du visa s’effectue généralement dans un délai n’excédant pas une semaine.

Pour le reste des démarches administratives, le pèlerin doit s’adresser soit à l'Office national du Hadj et de Omra (ONHO), soit à une des 45 agences de voyage privées agréées par le ministère des Affaires religieuses et des Wafks. Ce sont eux qui organiseront le pèlerinage aux lieux saints de l’islam.

Certains voyagistes ne fournissent pas d’assurance voyage au pèlerin. Auquel cas, il est important de souscrire à une assurance couvrant au moins le rapatriement médical et les soins médicaux d’urgence. Plusieurs compagnies d’assurances proposent des formules permettant également de s’assurer contre la perte de bagages et les retards de vol.

Vaccins et précautions sanitaires

Sur le plan sanitaire, le pèlerin doit effectuer des vaccins contre la méningite, le tétanos et la grippe. Par contre, aucun vaccin n’existe contre le coronavirus. Le pèlerin est donc tenu de respecter des règles élémentaires d’hygiène pour éviter l’infection : se laver régulièrement les mains avec de l’eau et du savon, et utiliser des mouchoirs en papier à usage unique en cas de toux ou d’éternuement. Selon le vice-président du syndicat national des agences de voyage, les pèlerins doivent éviter, dans la mesure du possible, la promiscuité, et porter un masque de protection dans les endroits bondés. L’infection à coronavirus se traduit par un large éventail de maladies qui vont du rhume banal jusqu’à une atteinte respiratoire sévère. Dans certains cas, l’infection peut être mortelle. La prudence et la prévention sont donc de rigueur.

The post Hadj 2014/1435 : Conseils pratiques avant le grand départ appeared first on Algérie Focus.


algerie-focus.com | 27-août-2014 12:21

Revue de presse. Le blocus de Gaza, alpha et oméga de la crise

Les Palestiniens se sont mis d'accord sur un cessez-le-feu à long terme avec Israël et l'allègement du blocus de Gaza qui asphyxie l'enclave depuis 2007. Le point sur les raisons de ce siège et ses conséquences, l'un des principaux points d'achoppement entre Israël et les Palestiniens. 

Israéliens ont annoncé un cessez-le-feu permanent et illimité, mardi, mettant fin à cinquante jours de guerre entre le Hamas et Israël dans la bande de Gaza, selon un haut responsable palestinien. Il prévoit l'allègement du blocus de l'enclave. La levée de ce blocus était l'une des principales revendications des Palestiniens. De leur côté, les Israéliens réclamaient la démilitarisation de l'enclave. Explications.

Les arguments justifiant le blocus

La sécurité. "Nous n'accepterons un accord sur un cessez-le-feu que s'il y a une réponse concrète à nos besoins sécuritaires", déclarait encore Benyamin Netanyahu dimanche, en allusion aux tirs de roquette sur Israël depuis l'enclave. Un argument mis en cause par les Palestiniens: "Ce n'est pas à l'occupé d'assurer la sécurité de l'occupant. On n'a jamais exigé cela d'aucun peuple dans le monde", rétorquait Leïla Shahid, déléguée générale de Palestine en France, en 2001. Le blocus vise officiellement, pour Israël, à éviter l'entrée dans le territoire d'armes et les matériaux destinés à la construction de tunnels.

Le deuxième objectif, inavoué, est celui de "faire pression sur la population palestinienne afin qu'elle se retourne contre le Hamas", explique à L'Express Daniel Levy, directeur du programme Moyen-Orient à l'European Council on Foreign Relations. En plus d'être illégitime, puisqu'il s'agit d'une punition collective, contraire au droit international, cet argument est inefficace, selon lui: "Le siège du territoire tend plutôt à renforcer le soutien à ce qu'une large partie de la population considère comme une forme de résistance. Les autorités israéliennes ont sont conscientes."

Lire la suite sur L'Express

The post Revue de presse. Le blocus de Gaza, alpha et oméga de la crise appeared first on Algérie Focus.


algerie-focus.com | 27-août-2014 11:12

Revue de presse. Terrorisme au Sahara : Le rôle essentiel de l’Algérie

A peine s’est-elle relevée de son effort antiterroriste interne que l’Algérie est contrainte de faire face à de nouvelles menaces sérieuses à ses frontières, mobilisant au niveau d’alerte rouge l’Armée nationale populaire (ANP). Sur les fronts multiples ouverts par l’internationale terroriste, depuis les pays voisins, le front libyen est incontestablement le trou noir qui inquiète le plus les Algériens.

Le millier de kilomètres que nous partageons avec l’ancienne Jamahiria donne des migraines aux plus hauts responsables de l’État, tant ces frontières désertiques forment le ventre mou de tout notre système de défense devant l’accentuation des menaces depuis la chute du régime d’El Gueddafi et l’effondrement de l’État libyen.

Les lubies de BHL et du gouvernement va-t-en-guerre de Sarkozy ont fait beaucoup de dégâts dans ce pays à défaut de printemps arabe, et après le peuple libyen, c’est l’Algérie qui risque de payer le plus, le chaos dans lequel se précipite le pays. Car l’Algérie ne peut garantir à elle seule l’étanchéité des frontières sachant que de l’autre côté c’est la débandade. Situation idéale pour les organisations terroristes qui n’en demandent pas plus pour installer leurs bases.

L’épisode Tiguentourine est le témoin historique du basculement qualitatif de la menace venue du Sud-Ouest. Le groupe terroriste qui a pris d’assaut la base de Tiguentourine s’était infiltré depuis la Libye. L’arsenal libyen étant tombé dans des mains ennemies et l’espace vaste extrait aux radars, les groupes d’AQMI et ensuite ceux du Mujao, Ançar Charia et Al Mourabitoune ont vite fait d’investir ce «nouvel espace vital» pour venir occuper des positions stratégiques à nos frontières. Le bourbier libyen est une menace pour toute la région, et depuis la naissance de Daesh et son avancée dans la Syrie et l’Irak, l’espace libyen devient un enjeu stratégique pour réaliser les ambitions «califales» de ce groupe et le redéploiement de son vrai-faux rival, Al Qaîda.

Lire la suite sur El Watan

The post Revue de presse. Terrorisme au Sahara : Le rôle essentiel de l’Algérie appeared first on Algérie Focus.


algerie-focus.com | 27-août-2014 11:08

On vous le dit
- La «gestation fantôme» d’un panda qui voulait profiter de rations supplémentaires Une femelle panda, qui présentait tous les symptômes d’une gestation, était gâtée d’attentions par ses soigneurs chinois : mais l’ursidé aurait, en fait, simulé sa maternité pour bénéficier d’un traitement de faveur et déguster davantage de bambou, ont révélé des experts. Ai Hin, âgée de six ans, a expérimenté «une gestation fantôme», a rapporté l’agence Chine Nouvelle, citant des experts. Hébergée au Centre de reproduction de pandas géants de Chengdu (sud-ouest de la Chine), Ai Hin avait présenté de premiers symptômes le mois dernier et devait donner naissance sous l’œil des caméras, pour la première diffusion en direct d’un tel événement. Mais les espoirs de ses soigneurs ont été refroidis lorsque son comportement et ses «indicateurs physiologiques» sont tous revenus à la normale ces derniers jours, a indiqué Chine Nouvelle. Compte tenu de l’extrême difficulté de l’ursidé à se reproduire en captivité, cette réserve du Sichuan accorde un traitement privilégié aux femelles pandas considérées comme en gestation : elles sont isolées dans des pièces confortables, avec air conditionné et soins permanents. - Assises de l’enseignement professionnel en octobre Les assises de l’enseignement professionnel qui décideront des grandes orientations du secteur et des différents modes de formation auront lieu en octobre prochain. Selon Nouredine Bedoui, ministre de l’Enseignement et de la Formation professionnels, les grandes orientations permettront de prendre les décisions adéquates. Les assises pourront donner au secteur une dimension prospective en s’inspirant des nouvelles tendances internationales et des meilleures pratiques dans le domaine. Il s’agit de voir comment les systèmes de formation professionnelle changent pour répondre à des forces de marché en mutation et quelles sont les forces motrices derrière les processus de changement. - Vivre l’expérience de la 3G A l’écoute de ses clients Entreprises, Ooredoo enrichit ses offres 3G sur l’Internet mobile à haut débit en optimisant son forfait ainsi que l’option N’ternet sur mobile qui passe de 750 Mo à 1 Go pour 1000 DA seulement, valable durant 30 jours avec une clé Internet 3G offerte, pour ses offres Pack Internet 300 DA et 1000 DA. Ainsi, ce genre de clients pourra profiter de ce forfait pour surfer sur Internet à haut débit sur leur smartphone, tablette ou clé internet en plus des forfaits existants. Afin de permettre au plus grand nombre de clients de bénéficier de cette formule attractive et de vivre l’expérience de la 3G, ce forfait est valable dans les 19 wilayas couvertes par le réseau 3G++ d’Ooredoo. - Tata Motors se relance sur le marché algérien La marque indienne Tata débutera son activité en Algérie, sous la bannière de son nouveau représentant, le Groupe Elsecom à partir d’aujourd’hui. Ceci se matérialisera par l’inauguration du showroom de Oued Smar (Alger) et l’entame de la commercialisation de la gamme complète de ses véhicules touristiques présentée au Salon de l’automobile d’Alger en mars dernier et qui a eu lieu au Palais des Expositions d’Alger (Safex). Le groupe Elsecom compte relancer la marque indienne sur le marché algérien.        
elwatan.com | 27-août-2014 11:00

Ciment : L’Algérie pourrait satisfaire la demande interne
La réalisation prochaine de nouvelles cimenteries permettra à l’Algérie, à moyen terme, de combler un déficit de plus de trois millions de tonnes/an, dans un marché en pleine expansion, et d’aller vers l’international notamment vers les pays africains, assurent des professionnels du secteur. Estimée à 18 millions de tonnes/an, la production nationale de ciment est dominée par le secteur public, notamment par le Groupe industriel des ciments d’Algérie (GICA) qui produit plus de 11,5 millions de tonnes par an (environ 65%), le reste étant assuré par le secteur privé. La réalisation prochaine de nouvelles usines de ciment en vue d’augmenter  les capacités nationales de production est «une bonne initiative», souligne, dans une déclaration à l’APS, Salim Gasmi, président de l’Union nationale des entrepreneurs du bâtiment (UNEB), rappelant que l’Algérie importe annuellement plus de 3 millions de tonnes de ciment. Une seule usine permettra d’assurer la production de près de 2 millions de tonnes/an de ciment et la création de 700 postes d’emploi permanents et près de 1500 emplois indirects, estime-t-il. De plus, la situation géographique de l’Algérie en Afrique «est un atout  pour s’ouvrir sur les marchés des pays africains, comme le Mali, le Niger et  le Nigeria», ajoute M. Gasmi. Le président de l’UNEB relève également que l’autosuffisance en ce produit stratégique permettra la réalisation des projets dans les délais impartis sans recourir à l’importation. Pour sa part, Abdelkrim Selmane, consultant en BTPH, estime que les  besoins de l’Algérie en ciment sont tellement importants qu’il faudrait attendre 15 à 20 ans avant d’aller vers l’exportation. «Au-delà de cette période, la demande pourrait diminuer, et là on pourrait  réorienter la surproduction vers l’exportation», prédit M. Selmane, soulignant la nécessité de moderniser les infrastructures portuaires nationales pour répondre aux besoins des opérations d’exportation. Le groupe GICA compte réaliser, d’ici à 2017, quatre nouvelles cimenteries d’une capacité globale de plus de 5 millions de tonnes/an à Béchar,  Oum El Bouaghi,  Relizane et In Salah (Tamanrasset). En outre, il a déjà lancé l’extension des capacités de production de certaines cimenteries existantes pour faire face à la forte demande de ce matériau stratégique.
elwatan.com | 27-août-2014 11:00

L’Etat maintient sa politique dépensière
Un nouveau plan quinquennal d’un montant global de 21 000 milliards de dinars, soit l’équivalent de 262,5 milliards de dollars et de fortes dépenses d’équipement et de fonctionnement pour 2015, avec des hausses, respectivement de 43% et de 5,4% par rapport à l’exercice précédent. Ce sont là les principaux traits de la politique budgétaire ébauchée hier en Conseil des ministres, à l’issue de l’adoption du projet de loi de finances pour 2015. Ainsi, malgré le déclin avéré des exportations d’hydrocarbures qui représentent quelque 97% des recettes extérieures du pays, le gouvernement a décidé de maintenir sa logique dépensière, quitte à s’autoriser encore des déficits budgétaires abyssaux. Adopté hier par le Conseil des ministres, le projet de budget de l’Etat pour l’année prochaine, indique un communiqué officiel repris par l’APS, table sur des recettes budgétaires de 4684 milliards de dinars, en hausse de 11,6% par rapport à l’exercice précédent, contre  des dépenses globales qui totaliseront 8784 milliards de dinars, sur la base d’un cours du pétrole fixé à 37 dollars, alors que les  prévisions des marchés pour 2015 tournent plutôt autour de 100 dollars le  baril. Dans le détail, le projet de loi de finances pour 2015 prévoit  un  budget de fonctionnement de l’ordre de 4969 milliards  de dinars, englobant notamment l’ouverture de près de 48 000 postes budgétaires au profit  de plusieurs secteurs. En hausse de 43% par rapport au budget précédent, les dépenses d’équipements prévues pour l’exercice prochain s’élèveront à 3908 milliards de dinars pour assurer notamment le financement d’un «programme  en cours» de plus de 1600 milliards de dinars, et l’inscription d’un «programme neuf»  de plus de 1100 milliards dinars, pour les secteurs de l’habitat, de la santé, de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur, de l’hydraulique, de l’énergie, et de la formation professionnelle. S’ajoute, à ces montants, une enveloppe de  plus de 700 milliards de dinars destinée à couvrir l’action économique de l’Etat. Tout en maintenant ainsi le même train de dépenses publiques que les années précédentes, le projet de loi de finances pour 2015 table sur une croissance globale du PIB  d’à peine 3% et sur un taux de croissance en hors hydrocarbures de seulement 4,2%, alors que le taux d’inflation projeté est de l’ordre de 3%. Hormis de fortes  allocations de ressources publiques pour financer la croissance et les besoins sociaux, le projet de loi de finances pour 2015 charrie quelques nouvelles mesures législatives, dont notamment un dispositif  de suppression de l’article 87 bis du code de travail relatif à la définition du SNMG, ainsi que d’autres dispositions censées servir à favoriser l’investissement productif, à promouvoir la production nationale et à simplifier les procédures  fiscales.           
elwatan.com | 27-août-2014 11:00

«Mes déclarations sur l’armée dérangent»
Mes déclarations concernant le rôle de l’armée dans la vie politique dérangent et ont poussé certains à les exploiter pour leur propre intérêts», a déclaré, hier, Mouloud Hamrouche, ancien chef de gouvernement, lors d’un point de presse improvisé en marge de l’université d’été du Front du changement (FC) qui se tient à Boumerdès. Mouloud Hamrouche n’a toutefois pas avancé de noms mais évoque des parties qui ont mal interprété ses propos durant ses multiples sorties sur le territoire national et le développement de sa vision quant au rôle de l’armée en période de crise politique. Il a ainsi réitéré à l’occasion que «l’armée ne doit pas être absente et n’est pas totalement apolitique. Sa principale mission est de protéger et servir le pays et la nation». «L’institution militaire ne doit pas être en marge du jeu politique comme elle ne doit pas être au service du pouvoir. Le devoir de l’armée est de servir le pays et elle est la colonne vertébrale de la nation», a-t-il soutenu.   Hamrouche appuie que l’instauration d’une démocratie doit être défendue par tous, notamment la société civile, les partis politiques et autres forces vives de la nation. Evoquant les formations politiques, l’initiateur des réformes de 1990 soutient que le chemin de l’action politique d’opposition est semé d’embûches. «L’opposition ne peut exister sans la démocratie», a-t-il argué. L’orateur n’a pas manqué de critiquer la conception et le déroulement des joutes électorales depuis 1999,  marquées par la répétition des scénarios de fraudes avec leur lot de carences en matière de légitimité et de décrédibilisation du jeu électoral. Soutenant que le problème n’est pas forcément exclusivement lié aux personnels qui gouvernent, il indique qu’« en Algérie le problème n’est pas dans celui qui gouverne mais dans la manière de gouverner, car les règles du jeu doivent être établies avant même d’aller aux élections et non après». Il est utile de souligner que l’université d’été du Front du changement (FC) s’est ouvert  à la participation de plusieurs personnalités politiques, à l’instar de Ali Benflis, Sid Ahmed Ghozali, Ahmed Benbitour et Abdelaziz Belkhadem. Celui-ci, qui n’a pas fait d’intervention à l’occasion,  aurait d’ailleurs chèrement payé cette présence, puisque l’on apprenait dans la journée qu’il a été relevé par Bouteflika de son poste de ministre d’Etat et interdit de tout lien avec son parti, le FLN. Le parti de Menasra aurait par ailleurs invité le FFS et Ahmed Ouyahia, mais ces derniers n’ont pas répondu à l’invitation.  
elwatan.com | 27-août-2014 11:00

Un nouveau quinquennal à 262 mds de dollars
L’Algérie s’apprête à lancer en 2015 un nouveau programme  d’investissement sur cinq ans de 21 000 milliards (mds) de dinars, soit l’équivalent  de 262,5 mds de dollars. Au cours du Conseil des ministres tenu hier, le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, «a chargé le gouvernement de finaliser le projet de  programme quinquennal d’investissements publics 2015-2019, dont l’esquisse financière  a été arrêtée à hauteur de 21 000 mds de dinars pour le présenter au Conseil des  ministres avant la fin de l’année», a indiqué le communiqué du Conseil des ministres. Le nouveau plan 2015-2019, qui doit s’appuyer sur l’évaluation des précédents, promet le communiqué, devrait  s’appuyer sur des réserves  de change de près de 200 mds de dollars, des avoirs du FRR estimés à plus de  5 600 mds de DA et une dette extérieure quasi nulle. Une vision pour le moins optimiste tant divers experts et autres personnalités politiques nationales n’ont cessé ces derniers temps de tirer la sonnette d’alarme face à la politique dépensière de l’Etat au moment où son économie reste dangereusement dépendante de l’exportation des hydrocarbures.
elwatan.com | 27-août-2014 11:00

Accidents de la route : Plaidoyer pour une sensibilisation pédagogique à l’école
L’animateur de l’émission «Tarik Essalama», Mohamed Lazouni, a insisté, hier à Alger, lors d’une conférence intitulée «Le rôle des auto-écoles dans la réduction des accidents de la route» sur l’importance de l’éducation comme «base du comportement du conducteur». Intervenant lors de cette conférence, organisée par l’Ugcca -aile Souilah- et la Fédération nationale des auto-écoles, Mohamed Lazouni a appelé à la mise en application dans le cursus scolaire des dispositions relatives à l’éducation routière. Tout en soulignant que dans d’autres pays l’éducation routière est enseignée comme matière de base dans les écoles, il regrettera le fait que de telles dispositions (la loi 87-06 relative à l’éducation routière) existe en Algérie, mais qu’elle n’est pas appliquée à ce jour par le ministère de l’Education nationale. Mohamed Lazouni considère, par ailleurs, que le permis à points, tel qu’il est conçu aujourd’hui, est loin d’être applicable. Il n’omettra pas pour ce faire d’énumérer les différentes incohérences du système, parmi lesquelles l’absence d’une instance de justice pour trancher les litiges. «C’est tout simplement l’équivalent d’un casier judiciaire», ironise-t-il. Pour lui, pour que «le point soit retiré, il faut que l’affaire passe en justice et que le magistrat décide de sa soustraction». «C’est arbitraire et unilatéral de faire enlever des points par une instance autre que le juge», estime-t-il. L’ancien «chorti el mekhfi» souhaite plutôt «le retour des tribunaux de simple police». Cela dit, l’ancien officier de la DGSN et spécialiste de la sécurité routière s’en prendra par ailleurs à la presse qui, selon lui, «ne traite pas de façon objective», les informations relatives aux accidents de la route. «Il y a moins d’objectivité dans le traitement des accidents par la presse, qui signale le nombre de victimes, mais ne met pas en évidence l’évolution du parc automobile et l’augmentation de la population», estime-t-il. Mohamed Lazouni n’a pas manqué, par ailleurs, de blanchir les auto-écoles dans le drame routier. «L’auto-école forme, mais n’éduque pas» rappelle-t-il. Il défend aussi le chauffeur, car à ses yeux «celui-ci est victime lui aussi du fait qu’il n’a pas été éduqué». Sur un autre plan, Lazouni, comme pour baisser le nombre d’accidents de la route, propose la prise en charge par l’Etat du permis professionnel. Il appelle dans ce cadre à revoir le système d’attribution du permis transport en commun. Tout en mettant l’accent sur le fait que «30 à 35% des accidents sont dus à la somnolence des conducteurs», il a d’ailleurs exigé le retour des «convoyeurs». Le président de la Fédération nationale des auto-écoles, Ahmed Zinedine Aoudia, réfute la responsabilité qui est faite aux auto-écoles dans le drame routier. Il impute cela, lui aussi, au «manque d’éducation» des conducteurs. Ceci en rappelant le rôle des auto-écoles qui est limité à la «formation» des conducteurs. Abordant la question des examinateurs, un créneau qui connaît, selon l’orateur, une carence par rapport au nombre des auto-écoles qui augmente sans cesse, Aoudia fera savoir que les quelque 200 autres déjà existants, en plus de 94 autres d’ici septembre prochain, ne sont pas suffisants. Le responsable de la fédération en réclame encore 500 autres pour pouvoir répondre au nombre d’auto-écoles existantes. Yahia Belhadj, président de l’Association des victimes des accidents de la route, appelle de son côté les pouvoirs publics à la mise en place d’«une politique cohérente» des victimes du terrorisme routier.
elwatan.com | 27-août-2014 11:00

Fièvre aphteuse à Oran : «L’opération de vaccination doit impérativement être généralisée»
La généralisation de l’opération de vaccination du  cheptel bovin  dans la wilaya d’Oran est impérative, a jugé, hier, le directeur des services agricoles de la wilaya. Une telle opération permet d’écarter toute menace éventuelle et de préserver  cette richesse animale, a indiqué Benaouda Abdelli lors d’une journée de sensibilisation sur la fièvre aphteuse et son impact sur l’économie, organisée par la Chambre de commerce et d’industrie de l’Oranie (CCIO). «Une sous-déclaration des effectifs par des éleveurs inconscients peut porter un coup sérieux au cheptel bovin et, partant, à l’économie locale et à la santé du consommateur», a-t-il averti. Le même responsable a annoncé dans la foulée le lancement, dans les  trois prochains jours, d’une opération de recensement du cheptel bovin pour avoir une situation exacte de l’effectif, signalant que nombre d’éleveurs ne sont pas des adhérents à la Chambre de l’agriculture. Il a toutefois assuré que la  wilaya d’Oran dispose de doses suffisantes pour vacciner le cheptel potentiel suivant un recensement primaire réalisé à fin décembre 2013, estimé à près de 13 000 têtes. «Nous avons reçu avant-hier 6000 doses de vaccin supplémentaires  et nous comptons vacciner au moins 90 % du cheptel de la wilaya, à commencer par les fermes qui disposent du plus grand nombre de bovins», a-t-il souligné.
elwatan.com | 27-août-2014 11:00

Week-end meurtrier en Méditerranée
Quelque 300 migrants ont trouvé la mort en Méditerranée ce week-end, l'un des plus meurtriers depuis le début de l'année,   en dépit de la vaste opération de sauvetage de la Marine italienne, que Rome   veut aujourd’hui réformer. Le Haut-commissariat pour les réfugiés des Nations unies (UNHCR) a indiqué   mardi que les nouveaux drames du week-end portaient à près de 2 000 morts   depuis le début de l'année le bilan de cette tragédie en Méditerranée. Celle-ci est devenue un tombeau pour ces réfugiés toujours plus nombreux, fuyant la guerre ou la misère depuis les côtes libyennes à la faveur de la   crise et du désordre qui ravagent ce pays d'Afrique du Nord. La plus grosse catastrophe a eu lieu près des côtes libyennes où les corps   de quelque 170 migrants ont été retrouvés après que leur embarcation eut   chaviré. Une autre embarcation a également chaviré pendant le week-end au large   de l'île italienne de Lampedusa, mais le drame a pu être évité grâce à   l'intervention rapide de la Marine militaire italienne. Pas moins de 4 000 immigrants ont ainsi été sauvés en moins de 48 heures, à   l'issue de plusieurs interventions de la marine italienne, dans le cadre de l'opération «Mare Nostrum». Et environ 400 nouveaux migrants recueillis cette fois par un navire   marchand étaient attendus en Sicile mardi en fin de journée. Ces arrivées se sont multipliées à la faveur des crises en Afrique, au   Moyen- Orient et en Libye, mais aussi de la période estivale quand les   conditions météorologiques sont plus favorables à ces traversées. Ce sont plus de 100 000 candidats à l'immigration que la marine italienne a   recueillis depuis le début de l'année, sans qu'aucune solution ne soit en vue. Des milliers d'autres attendent sur les côtes libyennes de passer en Europe et l'Italie ne cesse de tirer le signal d'alarme. Vendredi, le ministre italien de l'Intérieur Angelino Alfano a une nouvelle fois réclamé l'engagement de l'Union européenne pour aider l'Italie à faire   face à cette tragédie. L'opération «Mare Nostrum», déploiement naval à grande échelle mis en place après deux naufrages en octobre 2013, ne pourra pas être prolongée au-delà d'octobre prochain, a mis en garde le ministre, demandant à l'UE et à l'agence européenne de gestion des frontières Frontex de prendre le relais. «Nous ne pensons pas que Mare Nostrum, un projet à court terme, puisse être   prolongé une deuxième année. Je ferai tout mon possible pour que Frontex et l'Europe prennent le relais», a-t-il averti. Le ministre italien est attendu mercredi à Bruxelles pour discuter de ce   sujet avec la Commission européenne. Mardi, une réunion technique préparatoire s'est ouverte à Rome, mais rien   n'a filtré sur ces discussions entre les autorités italiennes, la Commission européenne et les responsables de Frontex.       
elwatan.com | 27-août-2014 11:00

Feux de forêt à Tizi Ouzou : Plus de 1300 ha de couvert végétal partis en fumée
Une superficie de 1367 ha de couvert végétal (toutes strates confondues) a été la proie d’incendies enregistrés à travers la wilaya de Tizi Ouzou entre le 1er juin et le 26 août, a-t-on appris, hier, auprès de la conservation locale des forêts. Par type de végétation, la superficie globale détruite par le feu se répartit, comme détaillé dans le bilan du service de la protection de la faune et de la flore, à raison de 194 ha de forêt, 368 ha de maquis, 36 ha de broussailles et 369 ha de divers arbres fruitiers, avec une forte prépondérance d’oliviers et de figuiers. Les dégâts hors forêt occasionnés par ces incendies se composent d’au moins 15000 arbres fruitiers, 76 ruches pleines, 60 dindes et 3060 poulets répartis sur 7 bâtiments d’élevage avicole relevant de différentes  localités, selon une estimation de Mohamed Skandraoui, chargé de ce service à la conservation des forêts. «Pour 176 incendies ayant parcouru une superficie de 1367 ha durant la présente campagne de lutte contre les feux de forêt, nous enregistrons une moyenne de 8 ha de perte/jour environ, alors que la moyenne de la dernière décennie était d’environ 14 ha», a relevé M. Skandraoui.
elwatan.com | 27-août-2014 11:00

Entrepreneuriat : L’OIE plaide la cause du privé algérien
Le secrétaire général de l’Organisation internationale des employeurs (OIE), Brent. H. Wilson, effectue une visite de quatre jours en Algérie à l’invitation de la Confédération générale des entrepreneurs algériens. Lors de son séjour, plusieurs rencontres avec des membres du gouvernement sont prévues. Accompagné du chargé des affaires africaines, Frederick Muia, le secrétaire général de l’OIE, sera reçu par le Premier ministre, le ministre du Travail et le ministre des Industries et des Mines. Brent. H. Wilson, dont c’est la première visite en Algérie, a souligné, hier, lors d’une conférence de presse, que son organisation milite en faveur de la reconnaissance du rôle central de l’entreprise privée dans le développement économique et social. Autre mission, l’OIE cherche à influencer l’environnement des affaires, notamment en promouvant des cadres réglementaires au niveau international qui favorisent l’entrepreneuriat, le développement du secteur privé et la création d’emplois durables. L’organisation assiste aussi les organisations nationales d’entreprises dans l’orientation qu’elles apportent à leurs entreprises membres sur les questions relatives aux normes internationales du travail et aux droits de l’homme. En Algérie, seule la Confédération générale des entrepreneurs algériens est affiliée à ce réseau mondial comprenant 150 organisations nationales d’employeurs issus de 143 pays. Brent. H. Wilson n’a soutenu que l’Algérie, «en tant que pays émergent, qui a un important rôle à jouer en Afrique», en insistant sur le respect des libertés syndicales des employeurs, le dialogue social et le respect des droits de l’homme, l’une des exigences des conventions du Bureau international du travail. Plaidant la cause du privé algérien, l’hôte d’Alger a invité les opérateurs locaux à nouer des partenariats avec d’autres opérateurs dans le monde, en rejoignant son réseau. Le secrétaire général de l’Organisation internationale des employeurs, a  salué par ailleurs la signature par le gouvernement d’un pacte économique et social. En 2012, l’OIE a apporté son soutien à l’Algérie dans son projet d’adhésion à l’Organisation mondiale du commerce.  
elwatan.com | 27-août-2014 11:00

Hend Sadi : «Le printemps 1980 marque la fin de l’isolement de Mammeri»
"La démagogie du pouvoir, qui s'alimentait de surenchères nationalistes, amoindries au fil du temps, s'est effon,drée avec les réunions du gouvernement algérien dans un hôpital militaire français", tance Hand Sadi, une des figures importantes du Printemps d'avril 1980 et auteur du livre "la colline emblématique". - Vous venez de publier Mouloud Mammeri ou la Colline emblématique, qui revisite la virulente polémique après la parution, en 1952, de La Colline oubliée. Qu’est-ce qui a motivé ce livre rétrospectif, plus de soixante années après la parution du roman ? Il y a des motivations multiples, mais  l’affaire de La Colline oubliée a particulièrement marqué une étape dans la définition de la nation algérienne. Salué dans un premier temps par une critique élogieuse émanant de journaux divers, y compris des plus prestigieux comme Le Monde, le roman a été très vivement pris à partie par Le Jeune Musulman, organe des oulémas dirigé par Ahmed Taleb Ibrahimi. C’est un moment important dans l’élaboration du discours identitaire du PPA-FLN qui pèsera lourdement sur l’Algérie postcoloniale. - Pourquoi La Colline oubliée a-t-il été la cible de la critique et son auteur persécuté par divers segments du nationalisme algérien ? Qu’avait-on à reprocher à Mouloud Mammeri exactement ? Il y a ce qui lui a été reproché d’un côté et ce qui a été visé de l’autre. Les deux choses ne se superposant pas toujours. Ce qui a d’abord été mis en avant par les procureurs du Jeune Musulman dans leurs attaques, ce sont les éloges de la presse coloniale, en vérité très minoritaires. Mais qu’ils ont pris soin de monter en épingle et surtout d’isoler des autres critiques, bien plus nombreuses, qui ont émané d’autres journaux de sensibilités diverses, surtout de gauche. L’argument du Jeune Musulman était : «Qu’y a-t-il donc de déshonorant dans La Colline oubliée pour mériter les éloges de nos pires adversaires ?» Le journal, qui pousse la calomnie jusqu’à écrire «la rumeur place l’œuvre de Mammeri sous la protection d’un maréchal de France qui s’y connaît fort bien en goumiers», propage et entretient cette information lancée par ses collaborateurs. C’est dire le procédé. Cette opération, qui a peu à voir avec la littérature et encore moins avec la vérité, est très clairement une attaque doctrinale sur le mode de l’anathème. Alors que la crise de 1949 s’était soldée par des affrontements physiques ayant opposé des militants du PPA autour de la question identitaire, plus précisément de la question amazighe, l’opération contre La Colline oubliée n’a rien d’«organique», elle se place sur le terrain des idées : c’est une campagne de presse menée «à froid» par Le Jeune Musulman dont les articles ont été largement diffusés et commentés. C’est une construction idéologique qui formalise la ligne qui a gagné en 1949 ; elle procède donc tout naturellement de la même volonté politique visant à éradiquer les fondements amazighs de l’identité algérienne pour en imposer d’autres, exclusivement arabo-islamiques. Cela est grave parce que d’éminents intellectuels organiques du PPA, au fait de ces questions – Sahli a écrit Décoloniser l’histoire et Lacheraf est le futur auteur de Algérie nation et société – ont prêté leur plume, usé de la calomnie, «criminalisé» l’amazighité en la présentant comme un instrument de l’idéologie colonialiste pour asseoir l’imposture identitaire arabo-islamique qui a miné le pays. Cela est grave parce que cette opération politique, lancée en temps de paix, n’est pas dirigée contre un appareil ou un courant politique rival, mais contre une œuvre littéraire et a pour objectif d’interdire de vie toute forme d’expression amazighe dans la nation algérienne en élaboration. - La Colline oubliée était-il un roman moins engagé, comme avaient tenté de le faire croire les Sahli, Ouzegane et Lacheraf ? Œuvre littéraire qui est une fiction, La Colline oubliée n’ignore cependant ni l’iniquité du système colonial – caractérisée par une misère dans laquelle tout le roman baigne – ni le contexte politique, le roman parle longuement des premiers maquisards nationalistes de 1945 menés par Ouali Bennaï, ceux que l’on qualifiera de «berbéristes» plus tard. Et le roman compte parmi ses personnages des «maquisards» présentés comme tels, «uniformément armés de colts», chargés de faire parvenir avant l’aube «à Tigzirt, Bougie et Azazga un document très important». Ceux qui avaient été combattus au titre du berbéro-matérialisme appartenaient à l’aile radicale du nationalisme, ce n’est donc pas une compromission quelconque avec le colonialisme qui était en cause, mais bien leur projet national rival qui ne coulait pas dans le moule arabo-islamique voulu par les oulémistes et les Messalistes. De même, c’est parce que La Colline oubliée renvoie à la réalité d’une Algérie ancrée dans son amazighité qu’elle a été ciblée. Ceux qui l’ont attaqué n’ont pas trouvé une virgule dans le texte du roman qui prête à équivoque sur le terrain du nationalisme, aussi se reportent-ils tous au même article de La Dépêche quotidienne. Mais surtout, il faut une solide dose d’outrecuidance pour parler, comme l’a fait Le Jeune Musulman, de «reniement» à propos de La Colline oubliée, quand soi-même on appelle précisément au reniement et à l’assimilation. - Ces attaques étaient-elles un prélude à la pensée unique et exclusiviste qui allait dominer au lendemain de l’indépendance ? On peut imaginer à quel résultat peut aboutir le sectarisme des oulémas greffé sur le totalitarisme du réalisme socialiste auquel adhéraient tous les critiques ayant écrit sur La Colline oubliée dans Le Jeune Musulman : Lacheraf, Ouzegane et Sahli. L’islamologue Mohamed Arkoun, alors étudiant, avait vu dans la campagne menée contre La Colline oubliée une inquiétante opération de police politique. Cette observation n’est donc pas seulement une constatation gratuite émise a posteriori. Plus grave, la liquidation en raison de la fidélité à leurs racines et leur refus d’assimilation des résistants les plus valeureux dans les maquis sont une illustration sanglante de cette dérive. La Colline oubliée n’a pas seulement été attaqué puisque d’autres figures nationalistes intellectuelles ont salué ce roman. Même l’Egyptien Taha Hussein a encensé l’œuvre. L’hebdomadaire Liberté du Parti communiste algérien a publié un éloge appuyé de l’œuvre en laquelle il a vu l’acte de naissance du «roman algérien». Il a fait état de l’engouement des «patriotes algériens» pour ce livre, «loin de l’exotisme de pacotille et de la nostalgie “assimilationniste” qui étaient jusqu’ici le lot de la plupart des romans dits “algériens”». Mammeri lui-même, dans sa réponse à Sahli, a invité son critique à se réjouir de ce qu’«un écrivain algérien ait fait un roman algérien sur des réalités algériennes, un roman qui, comme tel, ne peut donc que servir la cause algérienne». Mais Le Jeune Musulman est resté sourd à ces arguments et son directeur a préféré poursuivre sa campagne calomnieuse, continuer de colporter la rumeur sur le patronage du maréchal Juin malgré le démenti formel opposé par l’auteur. De même, il ne souffle mot sur le refus du prix des Quatre jurys attribué à La Colline oubliée de Mouloud Mammeri parce que doté par L’Echo d’Alger. Avec courage, Mahfoud Kaddache, pourtant rédacteur du journal des Scouts musulmans, s’est désolidarisé des attaques du Jeune Musulman. Quant à l’article de Taha Hussein, il est à l’origine de mon livre. Permettez-moi de rendre hommage – car j’y vois un symbole – au poète amazigh libyen Saïd Sifaw, aujourd’hui décédé, qui m’a envoyé en janvier 1993 la critique accompagnée d’une lettre écrite en tamazight que je publie dans mon livre, avec la traduction du texte de Hussein. Parue en 1956, l’existence même de la longue critique de Taha Hussein, pilier du renouveau littéraire arabe, qui porte aux nues La Colline oubliée est, en soi, une gifle à tous ceux qui ont dénigré le roman dans Le Jeune Musulman. - Quelques années après l’indépendance, Mouloud Mammeri allait devenir le porte-drapeau de la contestation politique du pouvoir central qui culminera avec le Printemps berbère d’avril 1980 dont vous étiez un des acteurs. Le parcours intellectuel et politique de Mammeri est chargé de péripéties… Chargé de péripéties peut-être, mais il y a une cohérence et une constance rares dans ce parcours qui a traversé des époques contrastées. Cet homme a résisté dans une grande solitude. Mammeri était un intellectuel authentique et libre qui n’a pas cédé aux pressions idéologiques. Le même courant qui l’a dénigré et combattu en 1952 a continué à le faire après l’indépendance avec les mêmes armes : la calomnie et la diffamation. Mais ce qui a été opérationnel en 1952-53 a cessé de fonctionner en 1980 pour produire un résultat exactement opposé à celui escompté. Le Printemps de 1980 marque la fin de l’isolement de Mammeri et la renaissance d’une espérance que l’on avait crue éteinte. Dans un système fondé sur une imposture identitaire, beaucoup avaient fini par oublier leur engagement de jeunesse et avaient cru bon «s’adapter» à la corruption ambiante. Lui a toujours refusé de rejoindre la meute. - Mouloud Mammeri, qui était le symbole d’une génération en lutte, est-il toujours d’actualité, alors que le combat pour l’émancipation identitaire semble en déclin ? Son œuvre très diversifiée lui survit. Mammeri a été un pionnier. Je ne cherche pas à le sacraliser, mais il a été un homme d’exception. Et parce qu’il a ouvert des voies fécondes, son œuvre connaîtra forcément – et connaît déjà – des développements multiples et c’est heureux. Quant à la question identitaire, je ne crois pas du tout qu’elle soit en déclin. Je pense au contraire qu’elle est au centre de la crise profonde que nous vivons aujourd’hui. L’activisme militant peut être en recul de manière conjoncturelle, mais quel mouvement parvient à maintenir une mobilisation populaire permanente et générale ? - Vous faites partie de la génération militante qui a bravé le despotisme du parti unique. Quel regard portez-vous sur la scène politique algérienne d’aujourd’hui, à la faveur du quatrième mandat d’un Président impotent ? Je suis sidéré par ce qui se passe mais, paradoxalement, pas vraiment surpris. Ce n’est pas une affaire de numéro de mandat ni même de Président. Le 4e mandat ne sera ni pire ni meilleur que le 3e. Tout comme ce Président n’est ni plus ni moins catastrophique que ses prédécesseurs. Si le pays régresse, s’enfonce inexorablement chaque jour un peu plus dans le chaos en dépit des hydrocarbures qui permettent d’acheter du temps, c’est parce les choix fondamentaux, notamment identitaires et culturels, qui conditionnent l’orientation du pays sur bien des points  sont mauvais. La démagogie du pouvoir, qui s’alimentait de surenchère nationaliste, amoindrie au fil du temps, s’est effondrée avec les réunions du gouvernement algérien dans un hôpital militaire français. Je suis reconnaissant à Bouteflika pour une chose : sa représentativité. Ce Président, impotent comme vous dites, est l’exact reflet du régime et, pire, de l’Algérie.         
elwatan.com | 27-août-2014 11:00

Les harraga refont parler d’eux à Annaba
Après une curieuse accalmie d’environ trois années, le phénomène des harraga a refait surface. En effet, dans la nuit de lundi à mardi, à 3h, les éléments du groupement des gardes-côtes de  la station maritime principale de Annaba ont réussi à mettre en échec une tentative d’immigration clandestine. Ils sont intervenus à la suite d’un appel téléphonique émanant, quelque temps auparavant, d’un parent de l’un des harraga, selon lequel un groupe de jeunes se préparait à appareiller depuis de la plage Rizzi Ameur (Chapuis) pour rejoindre l’île de la Sardaigne (Italie). Les opérations de recherches ont aussitôt été entamées à travers le balayage de toute la façade maritime par des unités semi-rigides 360 et 344. Ces recherches ont abouti à l’interception, à 10 miles au nord-est de la plage Ras El Hamra, d’une embarcation artisanale de 7 m  à bord de laquelle ont pris place les 10 harraga.  Les gardes-côtes ont été surpris par la présence d’un handicapé parmi le groupe d’aventuriers, âgés entre 22 et 35 ans et tous originaires de Annaba. Visiblement déterminés à aller jusqu’au bout de leur rêve sarde, ils ont tenté de résister aux sommations des garde-côtes et une course-poursuite s’en est alors suivie. Quelques instants après, le groupe a été arrêté et ramené à terre et l’embarcation ainsi que les équipements et vivres s’y trouvant saisis. Après avoir été soumis aux formalités d’usage dans ce type d’arrestation (auditions et visite médicale), ils ont été présentés hier, tour à tour, au procureur de la République près le tribunal de Annaba. Ils devront comparaître en citation directe dans les tout prochains jours. Ces 10 harraga devraient être jugés conformément aux dispositions prévues dans la loi n° 09-01 du 25 février 2009, en vigueur depuis 8 mars de la même année. Dans son article 175, elle stipule en substance que «l’acte de quitter le territoire national hors des lieux de postes frontaliers et de passage rend son auteur passible d’une condamnation à une peine de prison allant de deux à six mois assortie d’une amende  de 20 000 à 60 0000 DA».
elwatan.com | 27-août-2014 11:00

Belkhadem excommunié
En instruisant le SG du FLN d’exclure Belkhadem, Bouteflika foule aux pieds les dispositions statutaires du parti. Comme l’ascension est si rapide, la chute est souvent brutale. L’ancien chef de gouvernement et proche du clan présidentiel, Abdelaziz Belkhadem, l’a appris à ses dépens. Il vient d’être limogé  par le président Bouteflika. L’information a été donnée, hier, par l’agence de presse officielle APS en citant une source relevant de la présidence de la République. «Le président Bouteflika a signé un décret mettant fin aux fonctions de Abdelaziz Belkhadem en qualité de ministre d’Etat, conseiller spécial à la présidence de la République, ainsi qu’à toutes ses activités en relation avec l’ensemble des structures de l’Etat», affirme cette source. Cette source précise également «que contact a été pris avec le secrétaire général du Front de libération nationale (FLN) à l’effet de prendre les mesures nécessaires afin de mettre fin aux fonctions de Abdelaziz Belkhadem au sein du parti et interdire sa participation aux activités de l’ensemble de ses structures». Une sanction spectaculaire pour celui qui s’est, pourtant, toujours montré loyal au président Bouteflika. La décision et la manière avec laquelle elle a été annoncée sont énigmatiques. Qu’est-ce qui a motivé cette décision inédite ? Abdelaziz Belkhadem a-t-il commis une faute grave ? Laquelle ? Aucune explication n’est fournie par la source de l’APS. Disgrâce après le CC du FLN du 24 juin Mais il semblerait que le clan présidentiel reproche une série d’agissements «impardonnables» que Abdelaziz Belkhadem aurait commis depuis son rappel au gouvernement, à la veille de l’élection présidentielle du 17 avril dernier. C’est l’explication donnée notamment par le chargé de communication du FLN, Saïd Bouhadja. La direction du l’ex-parti unique, selon lui, s’attendait à cette sanction. D’après lui, l’attitude de Belkhadem lors de la réunion du comité central du FLN, tenue le 24 juin dernier, est à l’origine de la colère des responsables de la Présidence. «Belkhadem était ministre et conseiller spécial du président de la République. Il a utilisé sa fonction pour déstabiliser le parti», lance-t-il. Pour lui, la tentative de Belkhadem de revenir, «par la force», à la tête du parti est un geste de trop. «Ses agissements portent atteinte à la personne du chef de l’Etat et au gouvernement, dont il fait partie. Il y a d’abord ses tentatives d’entrer par la force au dernier comité central (CC) avec l’aide de ses gardes de corps. Cela est grave pour un ministre qui devrait faire preuve de sagesse et de retenue», explique notre interlocuteur. Une thèse confirmée aussi par une source proche du FLN. «Belkhadem s’est présenté au CC comme étant l’envoyé du chef de l’Etat pour régler la crise au FLN. Les agents de la garde présidentielle ont noté cela. Et depuis cette date, les activités de Belkhadem étaient gelées. Vous avez, sans doute, remarqué qu’il n’est plus chargé d’effectuer des missions au nom du Président depuis cette date», ajoute notre source. De plus, les déclarations faites par l’ancien chef de gouvernement à des chaînes de télévision privées et ses révélations concernant le contenu «d’une réunion secrète entre le président Bouteflika, le chef de cabinet de la Présidence, Ahmed Ouyahia et lui-même autour de la crise du FLN » n’ont pas plu au chef de l’Etat et à son entourage. Mais l’élément déclencheur de cette décision serait aussi la participation de Abdelaziz Belkhadem à l’ouverture de l’université d’été du Front du changement (FC) aux côtés de «l’ennemi juré» du clan présidentiel, Ali Benflis. Trop ambitieux pour être toléré Ce ne sont pas les seules explications. L’ambition présidentielle de Abdelaziz Belkhadem qui se voit comme «le successeur légitime» de Abdelaziz Bouteflika à la tête de l’Etat est également, jugent certains observateurs, à l’origine de cette décision. Outre ce limogeage, l’instruction donnée au SG du FLN, Amar Saadani, de prendre des mesures pour écarter Belkhadem des rangs du parti intrigue plus d’un. Il s’agit d’une ingérence de la Présidence dans les affaires internes d’un parti. Certes, le chef de l’Etat est le président d’honneur du FLN depuis son huitième congrès bis, qui a élu également Abdelaziz Belkhadem en tant secrétaire général du vieux parti. Mais cette formation politique dispose d’un règlement intérieur et des statuts qui prévoient des mesures pour résoudre tous les cas disciplinaires de ses militants. Selon Kassa Aïssi, membre du mouvement de redressement du FLN, les statuts du parti sont clairs à ce sujet. Il faut passer par la commission de discipline pour radier un militant. «Si l’instruction de la Présidence est appliquée, cela sera une première. Elle sera prise en dehors des statuts du parti», souligne-t-il, qualifiant «de confusion dans le fonctionnement des institutions de l’Etat», les déclarations faites à l’APS par cette source de la Présidence à ce sujet.
elwatan.com | 27-août-2014 11:00

Abdelaziz Belkhadem : «Personne ne peut remettre en cause ma qualité de militant du FLN»
«Le président de la République nomme et dénomme». L’ancien chef de gouvernement et ex-secrétaire général du FLN, Abdelaziz Belkhadem, ne s’est pas montré étonné par la nouvelle de son limogeage par le président Bouteflika qui a signé, hier matin, un décret mettant fin à ses fonctions en tant que ministre d’Etat, conseiller spécial à la présidence de la République. Contacté juste après la diffusion de la dépêche de l’agence APS annonçant cette lourde sanction prise à son encontre, Abdelaziz Belkhadem refuse de commenter la décision. «De par sa fonction, le président de la République a la qualité de nommer et de dénommer les ministres et les cadres de l’Etat. Je ne commente pas ce décret », nous déclare-t-il. Mais le désormais ancien ministre et conseiller du chef de l’Etat émet des doutes sur le contenu de la deuxième partie de ladite dépêche qui, en citant des sources de la Présidence, affirme que l’actuel SG du FLN, Amar Saadani, a été aussi contacté pour écarter définitivement Abdelaziz Belkhadem des rangs de l’ex-parti unique. «La même source a précisé, par ailleurs, que contact a été pris avec le secrétaire général du Front de libération nationale (FLN) à l’effet de prendre les mesures nécessaires afin de mettre fin aux fonctions de Abdelaziz Belkhadem au sein du parti et interdire sa participation aux activités de l’ensemble de ses structures », écrit l’APS. Pour le concerné, le décret ne peut pas porter sur sa qualité de militant du FLN. «J’ai des doutes concernant cette partie. On ne peut pas remettre en cause ma qualité de militant du FLN. Le parti n’est pas une structure où on nomme et on dénomme des cadres », lance-t-il. La décision de son limogeage a-t-il un rapport avec sa participation, lundi dernier, à l’ouverture de l’université d’été du Front du changement (FC) à laquelle a assisté aussi «l’ennemi juré du clan présidentiel », Ali Benflis ? Notre interlocuteur n’affirme rien. «J’ai été invité en tant qu’ancien chef de gouvernement et j’ai répondu à l’invitation», s’est-il contenté de dire.
elwatan.com | 27-août-2014 11:00

Hydrocarbures : Nouveau report du calendrier du 4e appel d’offres
Le 4e appel d’offres avait suscité au début de l’année l’intérêt d’une cinquantaine de compagnies. Le premier appel d’offres pour l’attribution de blocs d’exploration dans le cadre de la nouvelle loi sur les hydrocarbures risque-t-il de se perdre dans des reports successifs ? Attendus, puis scrutés par le gotha du secteur pétrolier et gazier, les reports successifs de l’ouverture des plis pour le 4e appel d’offres suscitent aujourd’hui l’inquiétude. Lundi, on apprenait via le Wall Street Journal un second report de quatre semaines des délais de remise des offres et de signature des contrats. En effet, un communiqué de l’Agence pour la valorisation des ressources en hydrocarbures, Alnaft, fait état d’un nouveau calendrier pour le déroulement du 4e appel d’offres. Celui-ci fixe les nouveaux délais de remise des offres et l’ouverture des plis pour l’attribution des 31 blocs d’exploration qui seront mis en concurrence le 30 septembre prochain et la signature des contrats au 29 octobre prochain. Un report qui suscite moult interrogations, d’autant plus qu’il fait suite à premier report de 4 semaines du délai annoncé au mois de juin et qui fixait la date d’ouverture des plis au 4 septembre prochain. Les responsables d’Alnaft ne semblaient pas hier disposés à répondre à nos questions sur le sujet. Nos tentatives pour les joindre ont été vaines. En attendant, certaines sources ne se gênent pas pour commenter ce nouveau report. Ainsi, le Wall Street Journal évoquait lundi des sources proches du dossier, selon lesquelles les compagnies étrangères se plaindraient des conditions d’investissements malgré l’amendement de la loi sur les hydrocarbures. Ainsi, malgré une fiscalité incitative mise en place depuis début 2013, les compagnies étrangères impliquées dans le processus d’appel d’offres semblent, selon le Wall Street Journal, gênées par une clause permettant à la société pétrolière nationale Sonatrach de prendre des décisions d’investissement sans consulter ses partenaires étrangers. Situation révélatrice d’un malaise réel au sein de partenaires potentiels ou manœuvre ayant pour objectif d’obtenir des concessions additionnelles de la part des autorités algériennes ? En tout état de cause, la publication américaine donne la parole à un responsable algérien dont elle tait l’identité et selon lequel, le nouveau report était motivé par «la nécessité de gérer de nombreuses applications dans le cadre du processus d’obtention des licences». Il serait utile de rappeler dans ce sens que le président d’Alnaft, Sid Ali Betata, avait expliqué en juin dernier que le premier report des délais de remise des offres a été décidé pour répondre aux demandes des compagnies étrangères ayant souhaité prolongé d’un mois la période d’évaluation des périmètres pour leur permettre de mieux préparer leur offre. Le 4e appel d’offres avait d’ailleurs suscité au début de l’année l’intérêt d’une cinquantaine de compagnies ayant pris part aux journées de présentation des données techniques et des dispositions contractuelles. Il est vrai que la réussite du 4e appel d’offres est un enjeu crucial non seulement pour la pertinence des amendements apportées à la loi sur les hydrocarbures, mais aussi pour l’attractivité du domaine minier national et par ricochet la relance de l’exploration et de l’exploitation des hydrocarbures afin de remédier au déclin continu de la production. Les autorités en charge du secteur ont d’ailleurs tablé sur l’intérêt que pouvaient susciter les périmètres mis en concurrence. Ainsi, sur les 31 périmètres situés dans 4 bassins pétroliers, une quinzaine de périmètres constituent des ressources non conventionnelles, 17 sont situés dans la région du grand Sud-Ouest, bassin sous-exploré et considéré comme l’eldorado du gaz algérien, et enfin les périmètres situés dans le nord du pays.
elwatan.com | 27-août-2014 11:00

Blé d’origine mixte : Les mises en garde de l’OAIC
L’Office algérien interprofessionnel des céréales (OAIC) menace de blacklister ses fournisseurs français acheminant vers l’Algérie des cargaisons de blé d’origine mixte. L’OAIC réagit ainsi à l’idée de mélanger le blé français, déclaré de mauvaise qualité cette année, à des céréales importées par la France afin d’honorer certains de ses contrats conclus avec l’Algérie. L’importateur public OAIC avait envoyé le 24 août une lettre à ses fournisseurs français dans laquelle il s’interdit d’être le destinataire de toute cargaison de blé d’origine mixte. Il y a quelques jours, des médias français ont rapporté que, pour honorer des contrats déjà passés, qui pourraient inclure des exportations vers l’Algérie, la France a été forcée d’importer des blés meuniers pour les mélanger à une récolte française qui a souffert des intempéries de l’été. L’Algérie (plus gros acheteur de blé français) avait établi des critères pour s’assurer qu’elle reçoive un grain de qualité. Le pays a exigé que l’indice Hagberg soit supérieur à 240. Pour répondre aux critère de son premier client, la France s’est vue approvisionnée la semaine dernière par un blé importé, destiné à être mélangé au blé français afin de pouvoir honorer certains contrats. Cette pratique a été très décriée par l’OAIC qui a annoncé avoir déjà pris les mesures nécessaires pour dissuader toute intention de fraude sur la qualité et l’origine du blé, lit-on sur l’agence Reuters qui détient une copie de la lettre de l’OAIC. Dans cette missive en question, l’OAIC est déterminé à faire respecter les conditions d’achat fixées par son appel d’offres. L’OAIC rappelle que ses appels d’offres établissent des règles interdisant tout approvisionnement en blé d’origine mixte. L’importateur public de céréales revendique le droit de bloquer les expéditions de blé d’origine mixte et de blacklister ses fournisseurs s’adonnant à une telle pratique. Le premier client des céréaliers français met ainsi en garde contre toute «intention de fraude», faisant planer de sérieux doutes quant aux capacités de ses fournisseurs à honorer les contrats. Depuis quelques années déjà, l’Algérie s’imposait inlassablement sur la haute marche du podium des plus grands importateurs du blé français, elle importait annuellement, en moyenne, cinq millions de tonnes de céréales depuis la France. Les importations du pays ont atteint un niveau record jamais égalé de 7,4 millions de tonnes en 2011 et de 6,9 millions en 2012. Durant la campagne de commercialisation 2013-2014, la France a expédié à destination de l’Algérie l’équivalent de 5,7 millions de tonnes de blé. La campagne actuelle risque d’être la moins rentable de tous les temps pour les céréaliers français, lourdement affectés par les mauvaises conditions climatiques qui sévissent en Hexagone.
elwatan.com | 27-août-2014 11:00

Mouloud Hamrouche à Boumerdès : « mes déclarations sur le rôle de l’armée dérangent »
« Mes déclarations concernant le rôle de l’armée dans la vie politique dérangent et ont poussé certains à les exploiter pour leur propre intérêts » a déclaré, ce mardi, Mouloud Hamrouche, l’ex-chef de gouvernement, lors d’un point de presse improvisé en marge de l’université d’été du Front du Changement (FC) qui se tient à Boumerdès. Mouloud Hamrouche n’a, toutefois, pas avancé de noms mais évoque des parties qui ont mal interprétées ses propos durant ses multiples sorties sur le territoire national. « L’armée ne doit pas être absent et n’est pas totalement apolitique. Sa principale mission est de protéger et servir le pays et la nation», a-t-il enchainé. « L’institution militaire ne doit pas être en marge du jeu politique comme elle ne doit pas au service du pouvoir », a-t-il soutenu avant de revenir sur la situation critique que vit le pays. Hamrouche appui que l’instauration d’une démocratie doit être défendue par tous notamment la société civile, les partis politiques, l’opposition.   Selon lui, « en Algérie le problème n’est pas dans celui qui gouverne mais dans la manière de gouverner car les règles du jeu doivent être établies avant même d’aller aux élections et non après ». L’orateur n’a pas manqué de critiquer certains partis politiques sans les nommer lesquels participent, selon lui, depuis 1999 aux joutes électorales et ils dénoncent les résultats et les fraudes. « La fraude électorale existe depuis toujours », a-t-il déclaré avant de nier l’existence d’une opposition. « L’opposition ne peut exister sans la démocratie », a-t-il conclu. 
elwatan.com | 26-août-2014 18:02

Belkhadem écarté de toutes les fonctions et interdit d'activités au FLN
Le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a mis fin, mardi matin, aux fonctions de Abdelaziz Belkhadem, a appris l'APS de source relevant de la présidence de la République. Le président Bouteflika "a pris un décret en vertu duquel il a mis fin aux fonctions de Abdelaziz Belkhadem en qualité de ministre d'Etat, conseiller spécial à la présidence de la République, ainsi qu'à toutes ses activités en relation avec l'ensemble des structures de l'Etat", a indiqué cette source. La même source a précisé, par ailleurs, "que contact a été pris avec M. le secrétaire général du Parti du Front de libération nationale (FLN) à l'effet de prendre les mesures nécessaires afin de mettre fin aux fonctions de Abdelaziz Belkhadem au sein du parti et interdire sa participation aux activités de l'ensemble de ses structures".
elwatan.com | 26-août-2014 17:49

Mort d’Albert Ebossé : “C’était prévisible”, pour les habitants de Tizi Ouzou

La rue kabyle est toujours consternée suite au dramatique décès du brillant attaquant camerounais de la JSK, Albert Ebossé. Une atmosphère lourde règne dans la ville des genêts depuis l’annonce de sa mort, samedi soir. Dégoûtés par l'escalade de la violence dans les stades, les habitants de Tizi Ouzou rappellent les dirigeants de club à leur responsabilité. Reportage.

"C’est le joueur le plus adulé à la JSK. En si peu de temps, il a conquis les cœurs de millions de supporter du club. Un vrai supporter de la JSK ne pourrait jamais faire ça. Personne ne peut lui manquer de respect, car c’est quelqu’un de très respectueux. C’est un joueur modeste, très humble", témoigne Fateh, un jeune d'Azazga. Celui-ci se souvient avoir échangé avec Albert Ebossé quelques mots quand ce dernier était venu dans sa ville, sollicité pour assister à la fête de circoncision de quelques enfants à Tirsatine, durant la dernière semaine du mois de Ramadhan. "Il a répondu sans hésiter à notre invitation. Sa présence a rempli de joie les cœurs des bambins qui ont était circoncis, mais aussi de tout les villageois",  se souvient Fateh.

"C’est vraiment dramatique qu’une telle tragédie puisse se produire à Tizi Ouzou, une région connue, à l’instar de toute la Kabylie, pour son hospitalité exceptionnelle. Et cela frappe le meilleur des joueurs de la JSK, de surcroît un étranger, un Africain à la modestie sans pareille. Inadmissible ! J’admettrais que cela m’arrive à moi ou toute autre personne de la région, mais pas à nos hôtes, ya rreb !", tempête Dda Salah, un sexagénaire, rencontré dans une cafétéria  dans la ville de Tizi Ouzou.

Pour cet ancien supporteur de la JSK, l’assassin qui a osé jeter des pierres sur la pelouse n’est pas le seul responsable de ce crime. "Il faut dire que depuis des décennies, les terrains de football en Algérie sont devenus des arènes pour se défouler, pour s’extérioriser, avec la complicité des dirigeants qui exploitent ce type de voyous en toutes occasions pour mettre la pression sur des adversaires connus difficiles à vaincre sur le terrain. Ce n’est plus du football dans nos stades. On ne peut plus habiter à proximité d’un stade, tant on entend toutes sortes de crudités agressant les oreilles, même si l’on est seul. Toutes les valeurs de respect et de pudeur ont disparu. En plus il y a de la négligence dans l’air avec des contrôles sécuritaires banaux aux entrées des stades et durant lesquels des énergumènes sans lien avec le football profitent pour passer toutes sortes d’objets pouvant servir d’arme, qu'ils utiliseront dès la moindre irritation ou colère suscitée par l’encaissement d'un but, même si ce n’est pas un but décisif, par l’équipe dont le type se dit fan. Aucune éducation, donc c’est tout à fait logique que ce genre drame se produise un jour ou l’autre sur nos terrains de football", déplore-t-il encore, racontant que durant sa jeunesse, "la moindre insulte, le moindre mot cru ou vulgaire est vite puni, non pas par une seule personne mais par le collectif. Le civisme était à fleur de peau chez tout un chacun. Aujourd’hui, l’impunité a avantagé ce genre de comportement, ce qui décourage même à déposer plainte, même si l’on est soi-même "agressé", sachant d’avance l’aboutissement… ".

"Nos stades sont infréquentables"

Le constat amer que nous dresse Dda Salah est partagé par de nombreux fans du club phare de la Kabyle. L’insécurité dans les stades est une réalité flagrante que personne ne peut ignorer. Les responsables ne sont pas sans le savoir, mais personne ne daigne intervenir. " Nos stade sont devenus infréquentables. À l’occasion de chaque match, on voit des voyous portant toutes sortes d’armes blanches circuler en tout impunité dans les gradins. Personne ne peut leur parler ", confie Athmane, un inconditionnel supporteurs de la JSK, accompagné de son père, rencontrés à proximité du CHU Nedir-Mohamed. Celui-ci admet que l’acte de supporter son club fétiche au stade est devenu "un risque majeur. C’est vraiment douloureux, on n’a plus de comités de supporters dignes de ce nom, lesquels, jadis, canalisaient toute fougue agressive et intervenaient en toute circonstance, préparaient les matches à l’avance, sensibilisaient, etc. En tout cas, des sanctions doivent tomber contre tous ces dirigeants exploitant la voyouterie et les clubs qui n’ont pas de comités de supporters en mesure d’imposer un civisme autour d’eux. Qu’on ferme les stades concernés jusqu’à nouvel ordre ! Y en a marre de ces dégâts qu’on cause souvent à autrui, aux innocents !", se désole-t-il.

"Nos responsables n'ont rien fait"

Pour d’autres Tizi Ouzouièns, cet acte était prévisible, vu toutes les conditions qui entourent le déroulement des compétitions sportives, "ça devait arriver ! C'était prévisible. La violence est une chose latente dans nos stades : jets de pierres, fumigènes, insultes, agressions... Ce sont ces actes, devenus anodins aux yeux de nos responsables, qui nous ont menés jusque-là. On aurait pu éviter ce crime, si nos autorités avaient réagi pour mettre fin à cela. Nos responsables n’ont rien fait pour éradiquer la violence dans les stades. Ils ne sont pas sans savoir que des responsables de clubs algériens emploient des voyous, qui font la pluie et le beau temps dans les stades", accuse Aâmi Saïd, un habitant de Tizi Ouzou, consterné lui aussi par la mort d'Albert Ebossé.

Une marche silencieuse sera organisée samedi 30 août à Tizi Ouzou. Cette manifestation pacifique, prévue à 10 H 30, démarrera du stade du 1er-novembre pour rejoindre la place Matoub Lounès, sise face à l’ancienne gare routière.

Arezki IBERSIENE

The post Mort d’Albert Ebossé : “C’était prévisible”, pour les habitants de Tizi Ouzou appeared first on Algérie Focus.


algerie-focus.com | 26-août-2014 11:37

Revue de presse. Syrie : La nostalgie de la lutte pacifique

La militarisation de l'opposition syrienne puis l'entrée en scène des mouvements islamistes ont abouti à des résultats catastrophiques pour le pays et sa cohésion. Les Syriens semblent regretter le temps où leurs manifestations pacifiques réclamaient la liberté et la démocratie.
Alors que c'était la force brute [aussi bien côté pouvoir syrien que côté opposition djihadiste de l’État islamique] qui triomphait en Syrie, on est étrangement surpris depuis quelques semaines par les images de nouvelles manifestations pacifiques de la population dans telle ou telle localité des environs de Damas, de Hama et d'Idlib [nord-ouest de la Syrie]. Comme si l'on revenait aux scènes du début de la révolution [2011-2012]. Certes, ces manifestations paraissent modestes et sont limitées au vendredi. Il est vrai aussi que le nombre de participants n'est pas au même niveau que les foules qui avaient envahi la plupart des villes et villages avant que la répression ne les anéantisse. En revanche, on aura noté le recul des slogans islamistes et des drapeaux noirs [des djihadistes] au profit d'un retour aux anciens thèmes de liberté, de dignité et de [refus du confessionnalisme], avec l'affirmation de l'unité nationale et de l'envie de vivre ensemble. Lire la suite sur Courrier International

The post Revue de presse. Syrie : La nostalgie de la lutte pacifique appeared first on Algérie Focus.


algerie-focus.com | 26-août-2014 11:23

Revue de presse. Libye: inquiétudes autour d’une régionalisation du conflit

Réunis au Caire, les ministres des Affaires étrangères des six pays voisins de la Libye ont appelé lundi à l’arrêt immédiat des actes de violence et au désarmement simultané de toutes les milices. Les Émirats arabes unis et l’Égypte sont accusés par les pays occidentaux d'avoir bombardé depuis les airs des positions islamistes.

Les pays directement menacés par le chaos libyen ont tenu à souligner au Caire qu’ils étaient les principaux intéressés par ce qui se passait dans l’ex-Jamahiriya, décrypte notre correspondant dans la capitale égyptienne Alexandre Buccianti. Ils ont souligné dans leur communiqué final qu’ils devaient être « partie prenante essentielle dans toute initiative régionale ou internationale sur la Libye ». Un message implicitement adressé à l’Occident accusé par plusieurs chefs de diplomatie d’avoir abandonné la Libye au chaos après son intervention militaire, mais aussi au Qatar qui soutient certaines milices islamistes.

Un chaos devenu transfrontalier et qui menace de déstabiliser les voisins de la Libye, tant par la contrebande d’armes que par les actes terroristes des milices jihadistes contrôlant plusieurs régions importantes du pays. La réunion du Caire a aussi été l’occasion pour l'Algérie, l'Egypte et la Tunisie de renforcer « une coopération stratégique » sur la Libye. L’option militaire est exclue pour l’instant, comme l’a souligné le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi.

Lire la suite sur RFI

The post Revue de presse. Libye: inquiétudes autour d’une régionalisation du conflit appeared first on Algérie Focus.


algerie-focus.com | 26-août-2014 11:21

Revue de presse. Viggo Mortensen plonge dans l’Algérie de Camus

L'acteur américain porte sur ses larges épaules Loin des Hommes le nouveau film du réalisateur français David Oelhoffen. Adapté de la nouvelle L'Hôte, le film sera projeté à la Mostra de Venise, le 1er septembre prochain.

Après The Two Faces of Junuary, Viggo Mortensen revient au cinéma dans le rôle d'un instituteur apprenant le français à des enfants algériens en 1954. Adapté de L'Hôte, issu du recueil de nouvelles L'Exil et le royaume d'Albert Camus, le film Loin des Hommes est dirigé par David Oelhoffen (Nos Retrouvailles).

Dans une atmosphère romanesque, cette première bande-annonce émouvante fait la part belle au duo formé par Viggo Mortensen et Reda Kateb (Zero Dark Thirty, Un Prophète). Alors que la rébellion gronde dans la vallée, ces deux hommes, que tout oppose, sont contraints de fuir à travers les crêtes de l'Atlas algérien. Au cœur d'un hiver glacial, Daru (Viggo Mortensen), instituteur reclus, doit escorter Mohamed (Reda Kateb), un villageois accusé de meurtre. Poursuivis par des cavaliers réclamant la loi du sang et par des colons revanchards, les deux hommes se révoltent. Ensemble, ils vont lutter pour retrouver leur liberté.

Lire la suite sur Le Figaro

The post Revue de presse. Viggo Mortensen plonge dans l’Algérie de Camus appeared first on Algérie Focus.


algerie-focus.com | 26-août-2014 11:18

Revue de presse. Les groupes du nord du Mali cherchent à accorder leurs violons pour Alger

Les mouvements politico-militaires du nord du Mali discutent depuis lundi 25 août à Ouagadougou pour tenter d’harmoniser leurs points de vue avant le deuxième round des discussions à Alger. Face à la coordination du trio MNLA, HCUA et MAA, il y aura la Coalition des peuples de l’Azawad, la CM-FPR (Coordination des Mouvements et Forces patriotiques de résistance) et l’autre branche du Mouvement arabe de l’Azawad.

Tous les premiers responsables des mouvements armés du nord du Mali participent à cette réunion de Ouagadougou. L’objectif est d’aplanir les divergences nées de la présence de certains groupes, dits « proches de Bamako » aux prochaines négociations à Alger. « Cette fois-ci, on a vraiment voulu tirer les choses au clair et leur donner une dernière chance et il n’est pas question que l’on revienne en trois parties soit avec le gouvernement malien, soit avec le mouvement de l’Azawad », insiste Mohamed Ramadane, chargé des relations extérieures du Mouvement arabe de l’Azawad :

Les discussions de Ouagadougou se veulent franches et directes. Elles doivent aboutir à une harmonisation des revendications et à la mise en place d’une commission commune de négociation.

« On va parler à cœur ouvert, de manière franche et sincère pour que nous voyons vraiment toutes les possibilités afin d’harmoniser les points de vue des uns et des autres pour faciliter les discussions à Alger, explique Mossa Ag Attaher, porte-parole du MNLA. Il n’y aura pas de tabou, il n’y aura pas de diplomatie. Nous allons parler entre frères et nous allons essayer ensemble d’harmoniser nos positions. »

Lire la suite sur RFI

The post Revue de presse. Les groupes du nord du Mali cherchent à accorder leurs violons pour Alger appeared first on Algérie Focus.


algerie-focus.com | 26-août-2014 11:09

Nouvel appel à une solution politique
Les ministres des Affaires étrangères des pays voisins de la Libye (Egypte, Soudan, Tchad, Niger, Tunisie et Algérie) se sont réunis, hier au Caire, pour tenter de trouver une solution à la crise politique et au problème de l’insécurité dont les répercussions sur la région sont inquiétantes. L’appel au dialogue et  à l’abandon de la confrontation militaire, dont on craint les débordements en dehors des frontières libyennes, a été une nouvelle fois réitéré.  Dans son intervention, le ministre des Affaires étrangères algérien, Ramtane Lamamra, a appelé les Libyens au dialogue et à s’éloigner de «tout conflit dévastateur qui pourrait anéantir les fondements de l’Etat ainsi que l’unité et la souveraineté de la société libyenne». «Les frères en Libye et, plus précisément les forces civiles nationales,  se trouvent face à une réelle épreuve qui consiste à relever les défis dangereux  qui menacent l’avenir du pays», a indiqué M. Lamamra, réitérant ainsi la position de l’Algérie qui se refuse à toute solution militaire à la crise. L’Algérie, indique M. Lamamra, «estime important la consolidation de la concertation à même  de renforcer la coordination entre les pays voisins et il s’agit là d’une démarche  qui en appelle à la conjugaison des efforts pour aider l’Etat libyen et les  forces nationales à faire prévaloir l’intérêt suprême du peuple libyen en cette  conjoncture critique de son histoire». Dans un communiqué rendu public, les pays voisins de la Libye appellent au désarmement des milices, comme ils rejettent toute «ingérence» étrangère dans les affaires de ce pays en proie aux violences, et qui pourrait entraîner toute la région dans un cycle imprévisible de déstabilisation. Les chefs de la diplomatie de la Libye et de ses six voisins ont adopté une proposition égyptienne insistant sur «le respect de l’unité et de la souveraineté libyennes et le refus de toute ingérence dans ses affaires internes», a indiqué le communiqué. Le document égyptien appelle «toutes les milices à déposer les armes simultanément » et à «la fin immédiate de toute opération militaire, afin   de soutenir le processus politique et de renforcer le dialogue entre toutes les parties ayant renoncé à la violence». Des appels qui risquent fort bien de ne pas être entendus par des acteurs qui restent embourbés dans la confrontation armée.
elwatan.com | 26-août-2014 11:00

Le rôle que doit jouer l’Algérie s’avère central et décisif et le choix n’est pas tellement laissé au pays.
A peine s’est-elle relevée de son effort antiterroriste interne que l’Algérie est contrainte de faire face à de nouvelles menaces sérieuses à ses frontières, mobilisant au niveau d’alerte rouge l’Armée nationale populaire (ANP). Sur les fronts multiples ouverts par l’internationale terroriste, depuis les pays voisins, le front libyen est incontestablement le trou noir qui inquiète le plus les Algériens. Le millier de kilomètres que nous partageons avec l’ancienne Jamahiria donne des migraines aux plus hauts responsables de l’Etat, tant ces frontières désertiques forment le ventre mou de tout notre système de défense devant l’accentuation des menaces depuis la chute du régime d’El Gueddafi et l’effondrement de l’Etat libyen. Les lubies de BHL et du gouvernement va-t-en-guerre de Sarkozy ont fait beaucoup de dégâts dans ce pays à défaut de printemps arabe, et après le peuple libyen, c’est l’Algérie qui risque de payer le plus, le chaos dans lequel se précipite le pays. Car l’Algérie ne peut garantir à elle seule l’étanchéité des frontières sachant que de l’autre côté c’est la débandade. Situation idéale pour les organisations terroristes qui n’en demandent pas plus pour installer leurs bases. L’épisode Tiguentourine est le témoin historique du basculement qualitatif de la menace venue du Sud-Ouest. Le groupe terroriste qui a pris d’assaut la base de Tiguentourine s’était infiltré depuis la Libye. L’arsenal libyen étant tombé dans des mains ennemies et l’espace vaste extrait aux radars, les groupes d’AQMI et ensuite ceux du Mujao, Ançar Charia et Al Mourabitoune ont vite fait d’investir ce «nouvel espace vital» pour venir occuper des positions stratégiques à nos frontières. Le bourbier libyen est une menace pour toute la région, et depuis la naissance de Daesh et son avancée dans la Syrie et l’Irak, l’espace libyen devient un enjeu stratégique pour réaliser les ambitions «califales» de ce groupe et le redéploiement de son vrai-faux rival, Al Qaîda. Que de défis pour l’Algérie, aussi bien sur le plan diplomatique que sécuritaire. Le rôle que doit jouer l’Algérie s’avère central, monumental et décisif et le choix ne nous est pas donné. Depuis Tiguentourine, l’effort de guerre est multiplié pour faire face à la dégradation de la situation en Libye avec le déploiement d’une véritable task-force et de dizaines de milliers de soldats assistés par l’aviation tout le long de la bande frontalière. Les Etats-Unis pressent justement le pouvoir algérien de s’impliquer davantage dans la stabilisation de la région, au-delà de l’effort diplomatique. Ces derniers temps, on a vu et revu des polémiques sur l’envoi de troupes de l’ANP pour des interventions éclair en sol libyen, malgré les démentis systématiques des autorités algériennes, accrochées au sacro-saint principe constitutionnel de non-ingérence. Les Américains, qui ont créé le bourbier irakien, le bourbier syrien et fermé l’œil sur la création du bourbier libyen, chercheraient peut-être à «sous-traiter» leur action dans la région à l’Algérie, louée  régulièrement par la superpuissance comme le rempart le plus sûr contre le terrorisme dans la région. Notre pays, absent diplomatiquement durant les années Medelci et ensuite préoccupé par le front politique interne, a besoin de se rattraper rapidement sur le dossier libyen. L’appel aux pays voisins pour soutenir la Libye et lui permettre de régler ses problèmes internes «sans interférence étrangère» est une position de principe. Mais fédérer les pays voisins pour une solution «entre nous», même si c’est l’idéal, ne peut se faire qu’envers et contre l’ennemi terroriste et les gouvernements hypocrites qui financent le djihad et pleurent ses victimes. Un challenge de taille.
elwatan.com | 26-août-2014 11:00

Report à octobre de la taxe de sortie de la Tunisie
Le gouvernement tunisien a décidé de reporter au 1er octobre, au plus tard, l’application de la taxe de 30 dinars tunisiens, imposée aux étrangers non résidents à leur départ de la Tunisie, selon le ministre de l'Economie et des Finances, Hakim Ben Hammouda, qui s’est exprimé hier dans l’émission Expresso sur Radio Express Fm. Le ministre a souligné que ce report a été décidé pour «éviter les encombrements aux aéroports et les mauvaises surprises aux étrangers, coincés faute de pouvoir payer cette taxe». «Les tour-opérateurs et les touristes seront informés de cette taxe avant même leur entrée sur le sol tunisien», a précisé Ben Hammouda. «Cette disposition fera l’objet de réunions entre les ministères de l'Economie et des Finances, du Tourisme, de l’Intérieur et des Transports et ne sera appliquée que lorsque toutes les conditions seront réunies», a ajouté le ministre. A noter que l'annonce de cette mesure avait provoqué une vague d'incompréhension chez des dizaines de milliers de touristes algériens qui, ces dernières années, ont pris pour habitude de se déplacer en Tunisie pour les vacances. Jusqu'à hier, le délai arrêté pour l'application de la taxe était le 28 août, soit le moment où la plupart des vacanciers devaient quitter la Tunisie.
elwatan.com | 26-août-2014 11:00

Quand la Révolution embrasa la France
Il est un événement «aoûtien» quelque peu tombé dans l’oubli, à marquer d’une pierre blanche dans l’historiographie de la Révolution  : la série d’opérations commando déclenchées le 25 août 1958, en France. Au chapitre des célébrations et autres commémorations historiques, l’agenda du mois d’août est généralement dominé par le double anniversaire du 20 Août, à savoir l’offensive du Nord-Constantinois (1955) et, surtout, le Congrès de la Soummam (1956). Il est un autre événement «aoûtien», non moins important, quelque peu tombé dans l’oubli, à marquer d’une pierre blanche dans l’historiographie de la Révolution  : La série d’opérations commando déclenchées le 25 août 1958, en France, annonçant, par là même, l’ouverture du «Second front armé» du FLN en plein territoire français. Le moudjahid Mohamed Ghafir, dit Moh Clichy, une des figures de proue de la Fédération de France du FLN qui nous a fait l’honneur d’une visite à El Watan il y a quelques jours, a tenu à revenir sur ce fait historique qui, insiste-t-il, a été un véritable catalyseur du combat libérateur en transposant le conflit au cœur de la «métropole». Dans sa main, un exemplaire de son dernier livre : Droit d’évocation et de souvenance sur le 17 Octobre 1961 à Paris (3e édition actualisée, publiée à compte d’auteur). Natif de Guenzet (wilaya de Sétif) où il a vu le jour le 19 janvier 1934, Mohamed Ghafir s’est installé en 1952 à Alger avant de s’établir à Paris en 1955, précisément à Clichy, d’où son sobriquet. Militant très actif au sein de la «7e Wilaya», il est désigné chef de la région nord de Paris comme on peut le lire dans son livre. Arrêté par la DST en 1958, il sera condamné à trois ans de prison. A peine libéré en février 1961, il reprend ses activités militantes et devient chef de la Super zone de la Wilaya 1 (Paris-Sud). A ce titre, il sera l’un des cerveaux des manifestations du 17 Octobre 1961, à Paris. Il n’y a pas que mourepiane Elégamment vêtu d’un costume gris, affable, la mémoire vive et le verbe truculent, la discussion avec ammi Mohamed est absolument passionnante. D’une humilité qui tranche avec son impressionnant CV, Moh Clichy préfère évoquer son parcours au «passé du collectif» : «Durant la Révolution, on s’interdisait de dire ‘‘je’’. Cela n’a jamais été dans notre usage de parler à la première personne», précise-t-il. L’ancien héros de la «Bataille de Paris» refuse ainsi de s’attribuer le moindre honneur, ce qui le rend encore plus attachant et plus admirable. Mohamed Ghafir a souhaité revenir donc sur cet épisode-clé de la guerre de Libération nationale, et qui fut «similaire au 1er Novembre 1954 en Algérie». Alors, que s’est-il passé le 25 août 1958 ? L’idée était de porter la guerre sur le territoire français, d’un côté, pour mettre davantage la pression sur la puissance coloniale, de l’autre, pour desserrer l’étau sur les maquis de l’ALN dans les wilayas de l’intérieur. Les commandos de l’Organisation spéciale en France (OS) vont ainsi planifier une série d’attaques simultanées contre un certain nombre de cibles économiques et militaires. La plus connue est évidemment l’attaque du dépôt de carburants de Mourepiane, près de Marseille, le plus grand dépôt d’hydrocarbures de France. Mais la liste des sites ciblés est longue. Celle-ci est exhaustivement  détaillée par Ali Haroun dans son excellent ouvrage : La 7e Wilaya. La guerre du FLN en France (Seuil, 1986). Mohamed Ghafir y fait, d’ailleurs, volontiers référence. «Comment ne pas se rappeler les actions des commandos de l’OS (Organisation spéciale), le 25 août 1958, écrit-il dans son livre: dépôts de carburant de Mourepiane, Alès, Marseille, Port La Nouvelle, Frontignan, Toulouse, Gennevilliers, Narbonne, du Havre, Notre Dame de Gravenchon, de la Cartoucherie de Vincennes, de l’aérodrome militaire de Villacoublay, du paquebot Président Cazalet, et combien d’autres actions qui ne peuvent être citées parce que nombreuses. Actions décidées par le CCE (Comité de coordination et d’exécution), direction suprême de la Révolution, en engageant un second front armé en France» (p 135). Moh Clichy affirme que l’idée d’engager une guérilla pour ainsi dire dans la «gueule du loup» avait été décidée du vivant même de Abane et sous son impulsion. «C’était un visionnaire !» lâche-t-il. «La décision du CCE fait suite à l’idée de Abane Ramdane qui, le premier, a pensé à une stratégie nouvelle qui consiste à transporter la lutte armée sur le sol même de l’ennemi», témoigne l’ancien zonal du FLN en France (p 136). «La guerre, de Dunkerque à Tamanrasset» «Le 10 juin 1957, Abane avait désigné Omar Boudaoud qui se trouvait au Maroc comme responsable de la Fédération de France du FLN», poursuit Mohamed Ghafir. La mission confiée à Omar Bouadoud est de déclencher «au moment opportun un second front armé sur le territoire français». En juillet 1958, à partir du Caire, Ferhat Abbas, s’exprimant au nom du CCE, affiche les intentions du FLN de «transporter la guerre en territoire français pour la libération de l’Algérie». Dans la foulée, «la Fédération de France du FLN a décidé de mettre en application les objectifs de l’Organisation spéciale (OS) créée en 1957 (en France), et constituée de fidayins volontaires et de commandos formés en Allemagne et au Maroc pour des opérations paramilitaires sur tout le territoire français. Il y a lieu de rappeler que l’Organisation spéciale a été placée sous la responsabilité d’un membre du Comité fédéral, Rabah Bouaziz, connu sous le nom de guerre de Saïd, et son adjoint Nasr-Eddine Aït Mokhtar dit Madjid » (p 136). Moh Clichy souligne que les directives du FLN étaient de «cibler uniquement les objectifs militaires, policiers et économiques» et «d’épargner les civils». «Le 25 août 1958, à 0h, le second front armé est engagé sur l’ensemble du territoire français. Les premiers objectifs seront les raffineries, les casernes et les commissariats. L’idée de Abane Ramdane s’est concrétisée». L’impact politique et médiatique de cette série d’attaques sera considérable. L’attentat de Mourepiane est qualifié de «catastrophe nationale» par la presse française, rapporte le valeureux moudjahid. Cette vague d’actions se poursuivra ainsi jusqu’à fin septembre. Un bilan arrêté au 27 septembre 1958 fait état de «56 sabotages et 242 attaques contre 181 objectifs». Mohamed Ghafir ajoute que «les opérations ont fait 82 morts et 188 blessés ». Détournant la fameuse déclaration du général de Gaulle qui, le 4 juin 1958, depuis les balcons du Gouvernement général, à Alger, et devant une foule massée sur la place du Forum, célébrait «l’Algérie française, de Dunkerque à Tamanrasset» en lançant son fameux «je vous ai compris !», «La Fédération de France du FLN, après le déclenchement du ‘‘Second front armé’’ sur le territoire français, déclare la guerre, de Dunkerque à Tamanrasset», note Moh Clichy. Le 15 septembre 1958, l’ancien gouverneur général et ministre de l’Information sous De Gaulle,  Jacques Soustelle, échappe de justesse à un attentat de l’OS en plein Paris, à la place de l’Etoile. Un second souffle pour la révolution Le 19 septembre 1958, le GPRA est officiellement proclamé depuis Le Caire. Mohamed Ghafir estime que le second front armé a permis de donner d’emblée un poids politique au GPRA et d’accélérer les négociations qui devaient aboutir, in fine, aux Accords d’Evian. Tant que la guerre était circonscrite aux maquis algériens, la puissance coloniale était «tranquille», comptant sur l’usure et l’épuisement des forces de l’ALN. Mais dès lors que la Révolution a été «exportée» dans l’Hexagone, il y avait péril en la demeure. Un nouveau rapport de forces est créé. «C’est ce qui a poussé De Gaulle à engager des négociations sérieuses avec le FLN en vue de l’indépendance de l’Algérie», assure Moh Clichy. Il convoque, à l’appui, ce témoignage de Raymond Muelle, ancien officier parachutiste qui a servi en Algérie, et qui, dans son livre 7 ans de guerre en France, 1954-1962. Quand le FLN frappait en métropole (Editions Grancher, 2001), écrit : «La situation militaire se rétablit en Algérie où le FLN étouffe chez lui, mais il transporte la guerre chez l’ennemi. C’est de là qu’il la gagnera.» L’ancien cadre de la Fédération de France du FLN cite également le général Giap (né, heureuse coïncidence, un 25 août). Le héros de la bataille de Diên Biên Phu dira : «C’est la première fois dans l’histoire des peuples qui luttent pour leur indépendance que le colonisé porte la guerre sur le sol du colonisateur.» Avant de nous quitter, Moh Clichy a tenu à rendre un hommage appuyé à une grande figure du Mouvement national, en l’occurrence Arezki Kehal. Il fut l’un des membres fondateurs du PPA et bras droit de Messali Hadj. Il est mort le 14 avril 1939 durant sa détention à Barberousse (Serkadji). Moh Clichy se félicite qu’une place ait été baptisée en son nom à Guenzet, son village natal, mercredi dernier, à l’occasion de la commémoration du 20 Août.
elwatan.com | 26-août-2014 11:00

Education : Les syndicats reçus de nouveau le 28 août
Une nouvelle rencontre est programmée avec les représentants de certains syndicats au ministère de l’Education nationale le 28 août prochain. C’est ce qui nous a été confirmé par au moins deux organisations, à savoir l’Union nationale des personnels de l’éducation et de la formation (Unpef) et le Syndicat national autonome des professeurs de l’enseignement secondaire et technique (Snapest). Elle sera consacrée à l’examen de l’état d’avancement des engagements pris par la tutelle concernant essentiellement la plateforme des revendications socioprofessionnelles et à débattre des dossiers en suspens. Contacté, Messaoud Amrani de l’Unpef  a déclaré : «Nous avons reçu une invitation de la part du ministère de l’Education pour répondre à nos revendications. Nous considérons cette entrevue comme capitale, car cela va conditionner le cursus scolaire. Nous voulons des solutions opérationnelles. Les intendants devraient bénéficier d’une prime pédagogique. Le dossier des adjoints de l’éducation doit aussi aboutir. La ministre consacre une grande partie aux revendications socioprofessionnelles mais très peu de place à la pédagogie.» Meziane Meriane, porte-parole du Snapest, affirme : «L’ordre du jour sera la réponse aux dossiers en suspens, dont la classification, l’indemnité, la prime du Sud et la médecine du travail. Le Snapest a déjà rencontré sur ces sujets, en février dernier, le ministre délégué chargé de la Réforme du service public. La réunion s’est terminée par des promesses cosignées avec la Fonction publique. Lors de la rencontre du 13 août dernier avec Nouria Benghebrit, ministre du secteur, nous avons exposé tous ces dossiers avec une promesse de réponse entre le 25 et le 31 août.» Quant à la pédagogie et aux élèves, notre interlocuteur dira que ce sont deux dossiers qui ont été abordés lors des Assises nationales pour l’évaluation de la réforme du système éducatif en juillet dernier. «Nos propositions sont à l’étude par la commission. L’urgence est de rétablir la discipline dans l’école algérienne, revoir les volumes horaires et les programmes pour éviter la surcharge des classes et réviser le contenu des programmes surtout au niveau du primaire». Au niveau du Conseil des lycées d’Algérie (CLA), aucune invitation n’a été reçue pour cette date. Mais Idir Achour affirme : «Il est possible qu’on reçoive le coup de fil dans les prochaines heures. On verra dans ce cas ce que le gouvernement va nous accorder, car cela ne dépend pas des prérogatives de Madame la ministre.» Les trois revendications prioritaires sont, selon lui, «la valorisation du point indiciaire, la révision du statut particulier des travailleurs de l’éducation et la retraite après 25 ans de service». Il ajoute qu’il espère la réception de nouvelles infrastructures pour faire face à la surcharge des classes. Le ministère semble ouvert au dialogue avec tous les partenaires sociaux pour trouver les solutions possibles, mais certaines revendications exigent une décision politique de la part du gouvernement. La ministre de l’Education nationale est déterminée à peser de tout son poids pour éviter les perturbations que connaît le secteur depuis quelques années en raison des grèves. Une course contre la montre pour entamer l’année scolaire dans de bonnes conditions.
elwatan.com | 26-août-2014 11:00

«Le changement du régime est un impératif de survie»
L’ex-candidat à l’élection présidentielle d’avril 2014 a dressé, hier, un constat peu reluisant de la situation politique en Algérie. Intervenant lors de l’ouverture de l’université d’été du Front du changement (FC), organisée à l’Institut des métiers de l’hôtellerie au Figuier, dans la wilaya de Boumerdès, Benflis évoque «une inquiétante situation que vit l’Algérie depuis son indépendance». «Cette situation est la résultante, selon lui, du pouvoir en place qui continue à marginaliser la volonté populaire pour un changement démocratique dans la continuité.» Ali Benflis a mis en garde contre le péril d’une intervention étrangère qui guette le pays depuis plusieurs années suite à l’instabilité qui menace les frontières algériennes. L’ancien chef de gouvernement a insisté sur le départ de l’actuel système pour bâtir un Etat de droit moderne. «La solution d’un changement pacifique et intelligent existe avec la participation de tout le monde à la construction de l’avenir du pays et non dans l’exclusion», a-t-il martelé. Même son de cloche chez l’ex-chef de gouvernement, Ahmed Benbitour, qui a appelé au changement du régime et non de personnes pour sauver le pays. «Le pouvoir en place est déliquescent : absence d’un Etat de droit et d’institutions pouvant protéger le citoyen et pour gérer les affaires publiques et effritement des pôles au sein même du pouvoir», explique Ahmed Benbitour. Et d’insister que la construction d’un Etat moderne ne peut se faire sur la base de la rente pétrolière engrangée. «Les exportations en hydrocarbures de 2006 à 2011 ont baissé de plus de 25% et un tiers des salaires des fonctionnaires sont assurés par la fiscalité pétrolière et le Fonds de régulation qui est une caisse d’épargne pour assurer l’avenir du pays n’arrivera pas à satisfaire les besoins nationaux dans les prochaines années», a alerté le conférencier. «Il est impératif de chercher d’autres ressources et celles-ci existent, mais le pouvoir en place ne leur prête aucune attention, et ce, dans l’optique de maintenir sa caste», a-t-il expliqué. Par ailleurs, Sid Ahmed Ghozali, également ex-chef de gouvernement durant les années 1990, a dressé un constat alarmant de la situation en Algérie qui, selon lui, vit une crise multidimensionnelle qui menace les fondements de la nation.  Pour sortir le pays de cette crise, Sid Ahmed Ghozali préconise «une réconciliation entre le peuple et le pouvoir en place qui refuse toute idée de changement pour le bien du pays». Et d’ajouter : «Le seul souci du régime actuel n’est pas le peuple mais de se pérenniser au pouvoir, c’est pour cette raison qu’il refuse toute initiative de changement démocratique conformément aux principes d’un Etat de droit et de justice». Outre cela, Abdelmadjid Menasra, président du FC, a déclaré lors de son discours inaugural, que «la politique dépensière des tenants du pouvoir met en péril le pays, car nos ressources restent exclusivement tributaires de la rente pétrolière».
elwatan.com | 26-août-2014 11:00

«Al Qaîda a vécu comme matrice historique et va céder la place à l’Etat islamique»
Pour le spécialiste de l’islam contemporain et du djihadisme, Jean-Pierre Filiu, qui  scrute le monde arabe depuis de longues années, la crainte de  l’Etat islamique en Irak et au Levant est «moins une extension de l’EI Maghreb que le retour des volontaires ‘aguerris’ et fanatisés dans leur pays d’origine». Il estime également que «la vague contre-révolutionnaire  a fait le lit des djihadistes et que l’EI risque fort de surpasser Al Qaîda en horreur». - «L’Etat islamique en Irak et au Levant» apparaît subitement comme une force qui a porté des coups durs à l’armée irakienne et fait régner la terreur dans la région. D’où est sortie cette organisation ? Qu’a-t-elle de différent  par rapport à Al  Qaîda ? C’est une étrange forme d’aveuglement collectif qui a empêché de prendre en compte la menace de «l’Etat islamique» (EI), établi dès 2006 à partir de la branche irakienne d’Al Qaîda. Cette branche irakienne a rapidement pris son autonomie par rapport à la direction centrale d’Al Qaîda, surtout après qu’Abou Bakr Al Baghdadi en eut assumé le contrôle en 2010. A la mort de Ben Laden, en 2011, Al Baghdadi a refusé de prêter allégeance à son successeur, l’Egyptien Ayman Al Zawahiri. Il va encore plus loin, deux ans plus tard, en annonçant l’établissement d’un «Etat islamique en Irak et au Levant», affichant sa volonté expansionniste hors de l’Irak. Cette volonté est paradoxalement encore plus forte avec l’intitulé simple «Etat islamique», repris en juin dernier, dans une volonté symbolique d’abolition de toutes les frontières existantes. - Que sait-on sur le chef de cette  organisation, Al Baghdadi ? Quel est son parcours ? On sait relativement peu de choses sur Abou Bakr  Al Baghdadi, qui entretenait un sourcilleux anonymat avant de s’autoproclamer «calife Ibrahim», le premier jour de Ramadhan à Mossoul. Il a un bagage religieux modique, mais qui tranche avec l’inculture crasse des cadres djihadistes. Il a été incarcéré, puis libéré par les autorités américaines d’occupation dans des conditions pour le moins obscures. Ce qui est certain, c’est qu’il gère, depuis 2010, son organisation de manière impitoyable, avec de nombreuses purges sanglantes. On sait aussi qu’il est assisté d’anciens responsables des services de renseignement de Saddam Hussein, reconvertis dans le djihadisme. - L’EIIL va-t-il supplanter Al Qaîda en ralliant ses branches dans les autres pays où subsiste la nébuleuse de Aymen  Al Zawahiri ? Zawahiri n’a plus qu’une autorité formelle sur les différentes branches d’Al Qaîda. Les débats sont vifs au sein de la branche yéménite, Al Qaîda pour la péninsule Arabique (AQPA). Quant à AQMI, elle se prononcera non par rapport à Al Zawahiri, mais par rapport à Belmokhtar, c’est-à-dire que Droukdel adoptera la position contraire à celle de son rival et dissident Belmokhtar : Al Zawahiri si Belmokhtar choisit Baghdadi, sinon le contraire. Les djihadistes égyptiens et libyens penchent d’ores et déjà en faveur de Baghdadi. De toute façon, Al Qaîda a vécu comme matrice historique et va céder la place à l’Etat islamique. - L’Irak est le théâtre opérationnel de l’EIIL. Se dirige-t-on vers une guerre «sunnites-chiites» qui exposerait ce pays au risque de dislocation ? C’est plutôt l’Etat islamique qui est le fruit de la dislocation du pays, du fait de huit ans d’occupation américaine et de huit ans de politique sectaire de Nouri Al Maliki, Premier ministre jusqu’à tout récemment. Pour conforter son pouvoir sur la majorité chiite du pays, Al Maliki a complètement exclu les sunnites, même les plus modérés. C’est pourquoi l’armée gouvernementale a abandonné Mossoul pratiquement sans combattre en juin dernier. Au contraire, le sursaut national contre l’Etat islamique peut amener chiites, sunnites et Kurdes à coopérer ensemble au nom de l’Irak contre l’EI, leur ennemi commun. - En libérant les détenus djihadistes pour briser la révolution pacifique, Bachar Al Assad n’a-t-il pas «contribué» à renforcer l’organisation d’Al Baghdadi ? Dès mars 2011, alors même que la contestation était purement pacifique en Syrie, Bachar Al Assad affirmait que son régime faisait face à une offensive d’Al Qaîda. C’est pour nourrir cette propagande qu’il a effectivement libéré des détenus djihadistes, tandis qu’une répression sauvage s’abattait sur les protestataires non violents. Cette tactique du «diviser pour régner» s’est révélée tragiquement efficace, puisque les djihadistes ont été les pires ennemis des révolutionnaires. A Alep, par exemple, la coalition révolutionnaire se bat sur deux fronts, contre les djihadistes, qu’elle a expulsés en janvier dernier, et contre l’armée d’Al Assad alliée avec le Hezbollah libanais. Ce n’est que très récemment qu’Assad a ordonné des bombardements contre l’EI, afin d’éviter d’être trop clairement associé  à Al Baghdadi. - Y a-t-il des raisons de s’inquiéter de l’extension de cette organisation vers la région du Maghreb au regard de l’instabilité de pays comme la Libye et le Mali ? On a toutes les raisons, malheureusement, de s’inquiéter de la volonté expansionniste de l’Etat islamique. Abou Bakr Al Baghdadi compte déjà dans ses rangs des milliers de «volontaires» étrangers, dont des centaines de Tunisiens et de Libyens. Mais c’est d’abord au Moyen-Orient que l’Etat islamique veut s’implanter, avec d’ores et déjà un tiers de l’Irak et un tiers de la Syrie sous sa coupe. A la différence du GIA, dont l’Algérie a fait l’expérience tragique durant la «décennie noire» des années 1990, l’Etat islamique est une organisation centralisée et hiérarchisée à l’extrême, qui ne tolère aucune dissidence. C’est pourquoi je crains moins au Maghreb une extension de l’EI que le retour des «volontaires» aguerris et fanatisés dans leur pays d’origine. - L’intervention militaire étrangère (USA), qui bombardent les positions de l’EIIL, est-elle la solution idoine ou l’anéantissement de cette organisation apocalyptique nécessiterait d’autres solutions ? Les Etats-Unis ont réagi très tardivement à l’émergence d’un défi pourtant fort prévisible et, sans l’effondrement récent de la défense kurde, ils n’auraient sans doute pas mené les bombardements, somme toute limités de ces derniers jours. Le volet militaire visant à «contenir» l’avancée djihadiste et donc à protéger les populations directement vulnérables, ne peut être qu’une partie d’une mobilisation internationale contre une authentique menace à la paix mondiale. Moscou et Washington ont tout intérêt à mettre de côté leurs différends actuels pour coopérer au traitement de la menace djihadiste. François Hollande vient justement de proposer de réunir à Paris une conférence internationale dédiée à une approche globale de cette menace. - Trois ans après les insurrections qu’ont connues certains pays arabes, la région peine à retrouver une stabilité politique.  Comment est la carte géopolitique du monde arabe d’aujourd’hui ? L’extrême violence de la contre-révolution arabe, notamment en Syrie, a largement enterré les espoirs suscités par les «printemps» de 2011, à l’exception notable de la Tunisie. On voit bien cependant que cette vague contre-révolutionnaire a fait le lit des djihadistes et que l’Etat islamique risque fort de surpasser Al Qaîda en horreur. La retombée la moins attendue des bouleversements de ces dernières années est la polarisation dans le Golfe entre l’Arabie Saoudite et les Emirats, d’une part, et le Qatar, d’autre part. La crise en cours à Ghaza en est une nouvelle illustration, avec le soutien sans faille apporté par Riyad et Abou Dhabi au maréchal Al Sissi, tandis que Doha reste le plus solide allié du Hamas.                          
elwatan.com | 26-août-2014 11:00

L’urgence libyenne
Si rien n’est fait, la crise libyenne  deviendra un vaste champ de désordre général qui risque d’empoisonner durablement la Méditerranée et le Sahel. La Libye, un pays qui se somalise ? En proie à une inextricable crise sécuritaire sur fond de fragilité politique, Tripoli concentre tous les signaux d’une conflagration régionale. Les acteurs régionaux, dont l’Algérie, sont fortement sollicités pour agir et éviter que la crise interne ne devienne un conflit durable avec tous les dangers qu’il fait peser sur une région déjà précaire. Le pays pris dans l’engrenage d’une violence armée, sombre de plus en plus dans le chaos, alors qu’il devait prendre le chemin de la construction politique. Depuis la chute du régime tribal d’El Gueddafi à la suite d’une insurrection populaire suivie d’une intervention militaire de l’OTAN, la Libye a fait un grand saut dans le vide. Installée dans une guerre civile, elle  risque la partition. L’urgence libyenne appelle un diagnostic juste pour ne pas se tromper de solutions à préconiser. L’option d’une intervention militaire à laquelle l’on veut pousser les pays voisins de la Libye n’est pas souhaitable. Ses conséquences seraient encore plus désastreuses. La mise en place d’un processus politique sérieux pouvant amorcer une transition moins coûteuse est l’option la mieux indiquée. Trou noir Il est vrai que la mission est délicate dans un pays dangereusement fragmenté en raison d’un fort soubassement tribal. C’est une tâche extrêmement difficile dans un pays où tout est faire à partir du néant. La Libye est soumise à une intenable et violente lutte entre clans tribaux et milices armées rivales pour la prise du pouvoir menant vers le contrôle des richesses du pays. Si certains observateurs s’emploient à ramener la crise à un conflit de nature idéologique, d’autres plus lucides jugent que la situation est d’une extraordinaire complexité aux multiples belligérants. Les clivages idéologiques apparaissent accessoirement secondaires ou du moins ils ne sont pas l’essence de la crise. Le chaos sécuritaire dominant empêche les acteurs politiques à mettre en place des institutions solides pouvant servir de socle pour l’émergence d’un Etat. Mises sous l’éteignoir durant le règne despotique du colonel Mouammar El Gueddafi, les principales tribus libyennes lourdement armées ressurgissent et se mettent en mouvement pour la conquête du pouvoir. Les milices qui se sont emparées de l’arsenal militaire d’El Gueddafi qui font régner la terreur apparaissent aujourd’hui comme les principales forces qui fixent les règles du jeu. Elles se livrent une guerre acharnée et violente pour la prise du pouvoir et le contrôle des richesses du pays. Leur capacité de nuisance est telle que le Parlement élu et le gouvernement provisoire sont réduits à de simples appareils sans réelle emprise politique sur la situation. L’escalade de ces derniers jours avec des raids aériens énigmatiques enfonce encore plus le pays dans l’irréparable. Les appels internes et externes au désarmement des milices solidement organisées ne trouvent pas écho. En l’absence de mouvements politiques et sociaux capables d’impulser au pays une dynamique politique qui sécrète ses propres organisations, les milices armées doublées à leur droite par des groupes djihadistes refusent d’adhérer à une démarche politique pouvant mettre la Libye sur le chemin institutionnel. Elles sont dans la même logique qui a prédominé durant le règne d’El Gueddafi. Elles sont dans une impitoyable compétition si ce n’est pas pour le contrôle du pays en entier, c’est pour s’emparer des territoires pouvant leur permettre de négocier leur part du pouvoir. Les acteurs politiques sont difficilement identifiables et quand ils le sont, leur légitimité est fortement contestée, comme c’est le cas en ce moment  avec la polémique entre le gouvernement et l’Assemblée nationale sortante. La Libye se rapproche redoutablement de la Somalie. Le péril n’est pas loin. Si rien n’est fait, elle deviendra un vaste champ de désordre général qui risque d’empoisonner durablement la Méditerranée et le Sahel.  
elwatan.com | 26-août-2014 11:00

La rentrée… sur fond de crise
Après plusieurs semaines de congé, le gouvernement et les responsables de la classe politique nationale reprennent leurs activités. C’est la rentrée pour les politiques. Après plusieurs semaines de congé, le gouvernement et les responsables de la classe politique nationale reprennent leurs activités. Les membres de l’Exécutif feront, en effet, leur rentrée, aujourd’hui, avec la réunion du Conseil des ministres. Deuxième depuis l’investiture du président Bouteflika pour un quatrième mandat, ce CM devra préparer, en premier lieu, la rentrée sociale. Le menu est chargé. Au moins 20 points, dont une dizaine de projets de loi, seront examinés lors de cette réunion. Le Conseil des ministres devra d’abord adopter le très attendu projet de loi de finances pour 2015. Le président Bouteflika, qui fera une nouvelle apparition publique à cette occasion, et ses ministres examineront également plusieurs projets de loi émanant du ministère de la Justice, dont ceux portant «création d’un fonds d’aide à la femme divorcée», «la protection de l’enfant» et «la modernisation de la justice». Mais la rentrée s’annonce, d’ores et déjà, chaude. En particulier sur le plan politique. Face aux manœuvres du régime qui veut se maintenir contre vents et marées, la classe politique ne lâche pas. Les différents partis de l’opposition s’accordent pour faire le même constat : échec du système actuel et nécessité d’aller vers un changement «ordonné». Et les initiatives pour amener les tenants du pouvoir à accepter cette réalité se multiplient. Après la Coordination pour les libertés et le changement démocratique (CLTD) qui a initié une démarche fédératrice des différentes forces politiques d’opposition, plusieurs autres formations appellent désormais à l’édification d’un consensus national. C’est le cas du Front des forces socialistes (FFS) qui prépare sa conférence pour le consensus national, à laquelle il compte associer l’opposition et le pouvoir. Pour ce parti, le pays fait face à des dangers sérieux qu’il faut affronter à travers le renforcement du front interne. Des personnalités nationales et d’anciens chefs de gouvernement font le même diagnostic et appellent à un changement salutaire. Mouloud Hamrouche, Ahmed Benbitour, Sid Ahmed Ghozali et Ali Benflis appellent tous les responsables du pouvoir à «la sagesse » et à accepter d’aller vers un changement en douce. Ayant déjà repris, depuis quelques jours, leurs activités sur le terrain, les différents acteurs politiques promettent de poursuivre leurs démarches pour tenter d’atteindre leurs objectifs. Les prochaines semaines devront, à cet effet, être riches en activités. Mais seront-ils écoutés par les responsables du régime. Pas évident. Ayant achevé, au début de mois de juillet dernier, ses consultations sur la révision de la Constitution, le pouvoir reste attaché à son propre agenda. Celui-ci consiste à préparer, dans les prochaines semaines, le projet de révision de la Constitution qui devrait être proposé à un référendum populaire, ou à un vote du Parlement avant la fin de l’année en cours. Mais ce projet de Constitution, que l’on veut consensuelle, est déjà rejeté par la majorité des partis d’opposition  refusant de transmettre leurs propositions à la commission présidée par le chef du cabinet de la Présidence, Ahmed Ouyahia. Et s’il n’y a pas d’évolution dans les positions des uns et des autres, c’est le statu quo préjudiciable au pays qui gagnera la partie.
elwatan.com | 26-août-2014 11:00

On vous le dit
- 25 000 réfugiés subsahariens en Algérie Interrogée à propos des réfugiés subsahariens se trouvant dans plusieurs villes du pays, Mounia  Meslem, ministre de la Solidarité nationale, de la Famille et de la Condition de la femme, a souligné la difficulté de les rassembler dans des centres d’accueil. «Il est difficile de les regrouper en des lieux particuliers. Ils quittent rapidement les centres d’accueil pour se déplacer constamment d’une région à une autre. Nous pouvons leur assurer une meilleure prise en charge sur tous les plans», a-t-elle  précisé, en avançant le chiffre de 25 000 réfugiés subsahariens présents sur le territoire national. - Air France dans la bataille du ciel De plus en plus confrontée à une rude bataille du ciel et à une concurrence des compagnies du Golfe, Air France a décidé de réagir par une montée en gamme de ses produits et services. Baptisé Best & Beyond, le projet ambitionne d’être au niveau de ce qui se fait de mieux en matière de produits (sièges, offre de divertissement, salons) et de faire la différence grâce à la relation de service au client. Toutes les cabines sont concernées par la montée en gamme de la compagnie et améliorent le voyage de l’ensemble des clients. Trois mots clés définissent la montée en gamme de l’Economy et de la Premium Economy : confort, attention et plaisir. L’objectif est aussi de continuer à apporter du trafic à son hub de Roissy-Charles-de-Gaulle. La montée en puissance se fait petit à petit. - Samsung dévoile Galaxy Alpha Samsung Electronics dévoile le nouveau Galaxy Alpha. Il s’agit du dernier arrivé dans la famille des smartphones Samsung, selon un communiqué parvenu à la rédaction avec «un design sophistiqué, soigneusement construit, une finition minutieuse tout en conservant le savoir-faire Samsung». «Le Galaxy Alpha a était conçu en fonction des désirs spécifiques des consommateurs», a déclaré JK Shin, président et chef de IT Mobile consommation chez Samsung. «avec un nouveau design, ce nouveau Galaxy Alpha se concentre sur l’esthétique et la fonctionnalité combinant un incroyable cadre métallique et un poids léger tout en gardent un puissant hardware qui fait de Samsung un leader phare dans le domaine des smartphones». Conçu dans le but d’aider les consommateurs à créer leur propre style sans sacrifier la fonctionnalité, il propose un contraste parfait entre une finition mate douce apaisante et un reflet accrocheur du cadre métallique. Le smartphone est équipé d’un magnifique écran de 11.9 centimètre HD Super Amoled ainsi que d’un appareil photo et une caméra HDR pour une qualité et une expérience inégalées. - Un trafic qui finance les islamistes Selon Richard Thomas de l’ONG Traffic, principal réseau de surveillance du commerce de flore et faune sauvage, «il s’agit d’une nouvelle approche contre les crimes contre l’environnement» mais «elle fera ses preuves dans le temps, si des informations utiles sont recueillies et adressées aux agences spécialisés pour des actions concrètes». Principal enjeu pour que le projet WildLeaks réussisse : le faire connaître auprès du public et gagner la confiance des informateurs potentiels, admet M. Crosta, qui était à Dar es Salam pour rencontrer des partenaires potentiels et passer le mot sur son projet. WildLeaks n’a pour l’heure reçu aucun renseignement venu de Tanzanie, pays d’Afrique de l’Est dont les éléphants et rhinocéros sont actuellement décimés. En 2011, M. Crosta avait mené — sur ses fonds propres, affirme-t-il — une enquête sous couverture de 18 mois sur le braconnage d’espèces sauvages et était parvenu à rencontrer des trafiquants. Ses conclusions suggéraient notamment que le trafic d’ivoire était un élément-clé du financement des insurgés somaliens shebab, des résultats néanmoins contestés par des experts de l’ONU.
elwatan.com | 26-août-2014 11:00

Les flux RSS et Atom appartiennent à leurs propriétaires respectifs.