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L’instruction du président Bouteflika ne remet pas en cause l’ouverture du capital des entreprises publiques
La décision est un acte politique visant, selon une source autorisée, à apporter un surcroît de transparence, d’équité et d’efficience de ce partenariat public-privé, souvent sujet à des suspicions et d'interprétations abusives l’assimilant à un bradage du patrimoine public.  La mise en œuvre des mesures prévues par la Charte sur le Partenariat sociétaire, relatives à l'ouverture du capital d’entreprises publiques économiques au secteur privé, doivent être soumises préalablement à l’accord du Président de la République, et ce, du stade de projet d’ouverture du capital ou de cession d’actifs jusqu'à la décision finale.    Dans une instruction adressée au gouvernement jeudi dernier, le Président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a donné instruction au gouvernement de subordonner à son accord préalable tout accord d’ouverture de capital ou de cession d’actifs des entreprises publiques économiques (EPE) dans le cadre du Partenariat public privé convenu lors de la tripartite gouvernement-UGTA-FCE en décembre dernier.    La décision finale conclue est également de la seule prérogative décisionnelle du Président de la République. L’instruction ne remet pas en cause les dispositions prévues par l’ordonnance 01-04 (notamment les articles 20, 21, 22) d’août 2001 relatives à l’organisation, la gestion et la privatisation des Entreprises publiques économiques). La décision est un acte politique visant, selon une source autorisée, à apporter un surcroît de transparence, d’équité et d’efficience de ce partenariat public-privé, souvent sujet à des suspicions et d'interprétations abusives l’assimilant à un bradage du patrimoine public.    L’article 20 de l’ordonnance 01-04 prévoit que la stratégie et le programme de privatisation doivent être adoptés par le Conseil des ministres, présidé par le Chef de l’Etat. Le gouvernement, lui, a la charge de mettre en œuvre le programme sur lequel a été élu le Président de la république. La Charte sur le Partenariat sociétaire, d'une quarantaine de pages, définit essentiellement les dispositions générales de ce partenariat, son champ d'application, les intervenants dans le processus de partenariat, les fondamentaux du protocole d'accord des projets de partenariat, les cas particuliers des opérations de fusion-absorption.  Allant dans les détails, la Charte définit aussi les partenaires potentiels sociétaires, les formes de partenariat, le financement des opérations de partenariat et la transparence des procédures.    Par ailleurs, dans la perspective de la revitalisation du secteur public économique, le partenariat est vu comme un levier stratégique de modernisation et de développement des entreprises publiques et de développement et de diffusion des connaissances. Dans ce cadre, l’entreprise publique est encouragée à recourir au partenariat, lorsque cela contribue à ses objectifs stratégiques, et ce, aussi bien avec des partenaires résidents qu’avec des partenaires non résidents.   En outre, la Charte a pour objet, selon ses promoteurs, de mettre à la disposition des différents intervenants publics, dans le processus de partenariat, un cadre de référence décrivant les différentes actions liées au pilotage et au suivi d’une opération de partenariat sociétaire. Elle se fixe pour principal objectif de réduire les difficultés managériales et juridiques qui peuvent entourer le processus des partenariats, et réunir dans un seul document les dispositions et procédures y afférentes émises par le Conseil des Participations de l’Etat.    Lire aussi : Cafouillage au sommet 
elwatan.com | 15-janv.-2018 18:20

L’armée élimine trois terroristes à Boumerdès
Les forces de l’ANP ont abattu, hier dimanche, trois terroristes à Déllys, dans la wilaya de Boumerdès.  « Suite à une embuscade tendue près de la commune de Ben Choud, Daïra de Dellys, un détachement de l’Armée Nationale Populaire relevant du secteur militaire de Boumerdès /1e RM a abattu, dans la soirée du 14 janvier 2018, trois (03) dangereux terroristes », a annoncé le ministère de la Défense nationale (MDN) dans un communiqué.   L’un des terroristes éliminés, M. Chabane, avait rejoint les maquis en 2009, selon la même source qui précise que l’armée a récupéré, à l’issue de cette opération, 2 pistolets mitrailleurs de type Kalachnikov et une quantité de munition.
elwatan.com | 15-janv.-2018 13:23

On vous le dit
- Trois morts et onze blessés dans des accidents de la route durant ces dernières 24 heures Trois personnes sont décédées et onze autres ont été blessées durant ces dernières 24 heures dans des accidents de la circulation survenus sur plusieurs axes routiers au niveau national, selon un bilan de la Protection civile rendu public hier. L’accident le plus grave a été enregistré dans la wilaya de Béchar, où une personne a trouvé la mort et trois autres ont été blessées, suite au renversement d’un véhicule léger sur la route de la commune d’Arg Ferradj, dans la daïra d’Abadla, précise la même source. Durant la même période, trois décès par intoxication au monoxyde de carbone ont été enregistrés dans les wilayas de Sétif, Tizi Ouzou et Souk Ahras. Les éléments de la Protection civile, qui ont effectué 2381 interventions pour répondre aux appels de secours, suite à des accidents de la circulation, domestiques et les évacuations sanitaires, ainsi que l’extinction d’incendies, ont également secouru 17 personnes incommodées par le monoxyde de carbone émanant des appareils de chauffage dans cinq wilayas du pays. - Un avion sort de la piste d’atterrissage et s’arrête au bord d’une falaise en Turquie Un avion a échappé de justesse à une catastrophe après être sorti, samedi soir, de la piste d’atterrissage et glissé le long d’une falaise boueuse, s’arrêtant à quelques mètres de la mer, ont indiqué des médias locaux. Les 162 passagers et 6 membres d’équipage de cet appareil de Pegasus Airlines, qui arrivait d’Ankara pour atterrir à Trebizonde, ont pu être évacués sans problème de l’avion et personne n’a été blessé, a affirmé la compagnie. Les images de CNN Turquie montraient l’appareil dangereusement arrêté, les roues embourbées dans la falaise descendant vers la mer Noire. D’autres images de l’agence Dogan montraient de la fumée sortant de l’appareil. La cause de l’incident est inconnue pour l’instant, a déclaré le bureau du gouverneur de la région. L’aéroport, qui avait été fermé, a rouvert dimanche matin. - Ouverture prochaine d’un village touristique à Béchar Un village touristique de seize appartements totalisant une capacité d’accueil de plus de 200 lits sera ouvert en mars prochain aux touristes à Touzdit, une localité qui relève de la commune d’Igli (160 km au sud de Béchar), a-t-on appris hier d’un responsable de ce projet. Cette nouvelle structure touristique en phase d’équipement, un ancien village agricole inachevé, a nécessité un investissement de plus de 16 millions de dinars dégagé par l’Office national algérien du tourisme (ONAT) pour son aménagement et adaptation aux besoins des activités de tourisme et d’hôtellerie, a précisé Abdou Ahcen.
elwatan.com | 15-janv.-2018 12:00

Le dossier de la SMIE, une entreprise algéro-espagnole, sur le bureau du procureur
Le procureur de la République près le tribunal de Annaba vient d’être saisi, par la brigade économique, d’une affaire de trafic de marché public, dont la présumée auteure est une société algéro-espagnole dénommée SMIE. Créée par le CPE en février 2016, au lendemain du départ d’ArcelorMittal de l’Algérie, la SMIE est une société mixte obéissant au principe des 51/49% entre le groupe espagnol Kyretabi Sarralle et l'algérien Imetal. Selon les éléments de ce dossier, SMIE a postulé pour un plan de charge qu’offrira éventuellement la deuxième phase du plan du redressement interne (PRI) de Sider El Hadjar, dont une enveloppe de quelque 300 millions de dollars lui a été consacrée. Pour ce faire, elle a présenté un master plan relatif au projet d’une machine à billettes qui a été refusé par le CPE, car ne répondant pas aux données réelles du marché. Même le conseil de Sider El Hadjar s’est opposé à cette option. A partir de là, des pressions se sont multipliées pour faire accéder SMIE au complexe. Pis, Touati Ahmed Yazid, retraité de Batimetal et président-directeur général de Imetal a «exhorté», dans un courrier officiel, l’ancien directeur général de Sider El Hadjar de valider la passation de marché avec la société SMIE selon la procédure de gré à gré. Cet ex-directeur général a préféré faire valoir ses droits à la retraite que de signer ce contrat compromettant. Devant cette situation complexe, Imetal a trouvé la parade pour servir son partenaire étranger à travers sa filiale Promec. Bénéficiaire d’un marché de gré à gré au port de Annaba, elle l’a sous-traité avec la SMIE, au mépris de la réglementation régissant les marchés publics. Entre-temps, plusieurs cadres d’Imetal et du groupe Sider se sont bousculés pour passer leurs vacances en Espagne.
elwatan.com | 15-janv.-2018 12:00

Les résidents exigent un contrat et un cahier des charges
Les résidents en sciences médicales maintiennent leur grève et le boycott des examens de DEMS. La réunion qui a regroupé, samedi, le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, le professeur Mokhtar Hasbellaoui, et des délégués du Collectif autonome des médecins résidents (Camra) n’a pas abouti à la reprise du travail dans les hôpitaux. «Nous avons certes ressenti une volonté de la part du ministre de prendre en charge nos revendications. Mais nous constatons qu’il n’a pas carte blanche du gouvernement pour agir, particulièrement sur le service civil. Nous avons décidé de maintenir la pression jusqu’à la satisfaction totale de nos revendications», indique dans une déclaration à El Watan le porte-parole du Camra, le docteur Mohamed Taileb. La revendication sur laquelle a achoppé la troisième réunion avec les délégués des grévistes reste le service civil dont les protestataires exigent l’abrogation «dans sa forme actuelle». Le Pr Hasbellaoui, qui affirme que l’annulation de l’obligation ne relève pas de ses prérogatives, réitère la volonté de son département d’améliorer les conditions de travail et la qualité de l’aspect technique ainsi que la dotation en équipements médicaux avec une implication des directeurs de santé publique (DSP). A la place de l’annulation du caractère obligatoire de ce service, le ministre a proposé des «mesures incitatives», précise un communiqué du Camra à l’issue de la réunion. «Des mesures incitatives ont été détaillées. Les points qui relèvent du ministère ont été accordés verbalement (droit de maîtrise pendant le service civil, plateau technique, logement, prise en charge de la formation, regroupement familial…). Les autres points qui relèvent d’autres tutelles vont être étudiés dans une séance de travail multisectorielle, dont on a exigé la réalisation dans les plus brefs délais», détaille le communiqué. Le Camra a soumis des propositions concernant l’affectation des spécialistes dans les établissements du Sud et des Hauts Plateaux : signature préalable d’un contrat accompagné d’un cahier des charges pour chaque spécialité. «Le contrat doit être signé avec les directeurs de la santé et des établissements d’accueil. Les clauses du contrat préciseront les modalités avec le début et une résiliation éventuelle. Le médecin doit aussi disposer des moyens adéquats (un logement décent et un plateau technique) pour pouvoir mener convenablement sa mission. Il s’agit par ailleurs de clarifier les modalités de recrutement dans les établissements, où la bonne gestion d’un hôpital dépend du directeur», précise M. Taïleb. S’agissant de la dispense du service militaire, le ministre de la Santé a annoncé aux délégués avoir organisé une rencontre avec le ministère de la Défense, et que les résultats seront connus «bientôt», précise le communiqué du Camra. Une commission intersectorielle composée de représentants des ministères (Santé, Enseignement, Défense nationale, Finances) et des résidents devra être installée pour la prise en charge des problèmes qui pourraient surgir (primes de zone, locations, etc.) Un compte rendu de la réunion ministère-Camra devra être rendu public par le ministère de la Santé, dont le premier responsable a convié les délégués à une «réunion de travail» dans 10 jours. En attendant, la grève se poursuit dans les CHU, et hier, des étudiants ont boycotté les examens de DEMS de cinq spécialités. «Nous maintenons notre décision de boycotter tous les examens qui se dérouleront jusqu’au 30 janvier», affirme le délégué des résidents, le Dr Taileb.
elwatan.com | 15-janv.-2018 12:00

Les marins en grève illimitée
Les marins, 120 selon les protestataires, 60 selon la direction générale, relevant de l’Entreprise portuaire de Annaba (EPA), ont entamé hier une grève ouverte, avons-nous constaté sur place. En effet, tôt le matin, à l’entrée du port, ils ont brandi une grande banderole où il est mentionné : «Les gens de la mer de l’Entreprise portuaire de Annaba en grève ouverte jusqu’à la satisfaction de nos revendications», «Non à la hogra», «Non à la marginalisation», «Non à l’injustice». En fait, les gens de la mer réclament une seule revendication à caractère socioprofessionnel. Il s’agit, selon leur plateforme, «d’aligner leurs salaires, y compris les avantages et les accessoires de rémunération, sur ceux des travailleurs des autres ports, classés dans la même catégorie ou même zone que le port de Annaba, avec effet rétroactif depuis la mise en œuvre de ce nouveau régime». Approchés, les marins qui venaient d’assurer un service minimum en remorquant un bateau d’ammoniac hors du port, nous ont expliqué : «Notre problème est un peu spécial. Nous ignorons la nature du port de Annaba, est-il classé par catégorie ou par zone ? Pour le savoir, nous avons collecté les bulletins de paie de plusieurs classes socioprofessionnelles issues de différentes catégories ou zones. Nous avons conclu que nous n’appartenons à aucune d’elles. Par conséquent, au plan officiel, le port de Annaba est une infrastructure algérienne. Cependant, sur le plan de la rémunération, il est non classé et non concerné par les nomenclatures annexées aux différentes conventions.» Et de dénoncer : «Au lieu de défendre notre cause, le syndicat UGTA s’est aligné du côté de l’employeur.» Du côté de la direction générale, un huissier de justice a été dépêché pour constater la grève des marins et l’arrêt effectif des bateaux de remorquage. Contacté par téléphone, le directeur général de l’Entreprise portuaire de Annaba a déclaré : «j’ai discuté avec les travailleurs et tenté de les faire revenir à de meilleurs sentiments, car la revendication des travailleurs du port de Annaba n’est pas du ressort de la direction générale du port. Elle va être discutée prochainement dans le cadre de la convention de branches entre le groupe Serport et la Fédération des travailleurs des ports algériens.» En attendant, de nombreux bateaux sont en rade. D’autres n’ont pas pu quitter le port vers leurs destinations respectives. Quant aux gens de la mer, ils demeurent inflexibles. Ils crient à qui veut les entendre qu’ils ne céderont pas et espèrent même que leur mouvement de protestation fera tache d’huile au niveau des autres ports souffrant du même problème socioprofessionnel. Une action de justice en référé a été déclenchée par la direction générale pour statuer sur la légalité ou non de cette grève.  
elwatan.com | 15-janv.-2018 12:00

Hocine Necib à Ouargla : «De l’eau dans les robinets avant le Ramadhan»
L’attribution d’une enveloppe financière de 600 millions de dinars destinée à résoudre les problèmes de distribution de l’eau potable, l’irrigation agricole et l’assainissement, mais surtout l’annonce de la mise en marche effective des neuf stations de déminéralisation de Ouargla sont les principales décisions concrètes prises lors de la visite de travail et d’inspection qui a conduit le ministre des Ressources en eau, Hocine Necib, à la wilaya de Ouargla. «Je ne peux qu’adhérer aux efforts des autorités locales visant l’amélioration de la qualité de l’eau desservie et l’éradication des points noirs du réseau d’eau potable et d’assainissement à la fois», a affirmé M. Necib lors du coup d’envoi du projet d’extension du réseau d’assainissement de la zone d’activités économiques de Ouargla. Pour ce qui est de la déminéralisation de l’eau, une préoccupation majeure de la population, quoique atténuée par la pénurie d’eau engendrée par le démarrage de ces stations, qui nécessite de fortes mobilisations conduisant l’Algérienne des eaux à couper l’eau du robinet pour éviter des problèmes techniques et des débordements sur le réseau vétuste, le ministre a expliqué que pour les faire fonctionner au mieux de leurs capacités, il fallait améliorer certains paramètres. Relevant l’effort colossal de l’Etat en vue d’améliorer la qualité de l’eau distribuée au niveau de toutes les wilayas du Sud, M. Necib a souligné que le Sahara algérien est doté de grandes potentialités en eau caractérisées par une température chaude, qui nécessitent un refroidissement mais aussi un traitement identique à celui de l’eau de mer au Nord pour diminuer le taux de salinité, situé entre 3 et 6 grammes par litre selon les régions, à 0,8 g/litre, la norme généralement tolérée. «Les neuf stations à osmose inverse nécessitent d’abord de réhabiliter le réseau d’eau potable selon le diagnostic précis, d’où les mesures d’urgence prises pour réaliser le complexe hydraulique, lutter contre les points noirs et acquérir des vannes de sectorisation afin d’améliorer la distribution», a déclaré le ministre des Ressources en eau. Avec ce projet de 600 milliards de centimes qui date de cinq ans, la wilaya de Ouargla devait réceptionner 10 stations de déminéralisation, dont une à Touggourt et le reste dans les cinq communes du chef-lieu de la wilaya, pour desservir plus de 320 000 habitants. Ainsi, avant le Ramadhan prochain, de l’eau douce coulera dans les robinets au profit de la population de Ouargla, a souligné M. Necib qui veut en finir avec ce problème chronique.  
elwatan.com | 15-janv.-2018 12:00

Les recrutements des retraités et la note d’Ouyahia
Au moment où le premier ministre, ahmed ouyahia, insiste dans sa note n°000323 du 29 octobre 2017 sur le gel des recrutements en favorisant le redéploiement interne du personnel, la direction générale de sider el hadjar fait le contraire. Sous l’impulsion du syndicat de l’entreprise et du président du conseil d’administration, on a imposé des recrutements douteux et sans envergure, en pleine crise financière. Pis, les bénéficiaires de cette offre d’emploi ne sont pas des jeunes diplômés au chômage, mais des retraités qui n’ont rien à voir avec le monde de la sidérurgie. Des postes de cadres dirigeants avec des salaires mirobolants et de surcroît avec achat de véhicule alors que l’usine regorge de jeunes compétences et d’un grand parc automobile de location. «La première future bénéficiaire de ce qui semble un forcing est l’ex-directrice opérationnelle d’algérie télécom (at) de annaba qui, pour une gestion douteuse, a été limogée dernièrement par sa hiérarchie. Comble de l’ironie, son recrutement s’est fait sous l’injonction du député tliba bahaeddine. La candidate s’est fait octroyer le poste de directrice centrale de l’informatique à sider el hadjar. Deux autres retraités, dont un cousin direct de tliba, ont été également embauchés. Ni les réserves émises par les administrateurs  ni l’instruction du premier ministre de ne pas recruter des retraités sans consultation de la tutelle n’ont fait rétracter le directeur général de l’usine.» Il est à rappeler qu’en octobre dernier, le ministre de l’industrie, youcef yousfi, a signifié aux dirigeants de sider el hadjar qu’il n’y aura plus d’assistance financière pour le complexe qui a déjà consommé près d’un milliard de dollars.
elwatan.com | 15-janv.-2018 12:00

Chorfa (Bouira) : Grève des commerçants
La wilaya de Bouira a renoué avec les actions de protestation. Hier, des dizaines de jeunes de la commune de Chorfa, située à 45 km à l’est du chef-lieu de wilaya, ont bloqué la RN15 pour protester contre la hausse exagérée et inexpliquée des produits alimentaires et des carburants décidée dans le cadre de la loi de finances 2018. Les manifestants ont dénoncé le contenu et les mesures d’austérité imposés par le gouvernement. Les commerçants de la ville ont également adhéré à l’appel lancé par les jeunes en baissant leurs rideaux. Ces derniers ont dénoncé notamment les augmentations des prix des carburants et des transports.  L’appel à la grève a été largement suivi, a-t-on précisé. La route a été fermée à différents endroits, obligeant les usagers à emprunter d’autres chemins, a-t-on indiqué. La circulation automobile a été durant plusieurs heures impossible sur ce tronçon. Sur les banderoles arborées par les manifestants ayant organisé au début du mois en cours une action de rue, en guise de contestation contre l’augmentation des différents produits de consommation, on pouvait lire : «Non aux mesures antisociales. La commune de Chorfa interpelle tout le monde à lutter contre la loi de finances 2018.» Des automobilistes ont été obligés d’emprunter d’autres circuits pour rallier leur destination. Des unités de la Gendarmerie nationale ont été dépêchées sur place pour tenter d’ouvrir la route.                                                 
elwatan.com | 15-janv.-2018 12:00

Youcef Yousfi à Relizane : «Le constructeur automobile doit s’ouvrir à la sous-traitance»
Dans l’enceinte de l’usine de Sovac, le ministre de l’Industrie et des Mines, Youcef Yousfi, a insisté sur l’impératif de passer vite à la construction des voitures, non sans appeler au recours à la sous-traitance. «Il est toujours possible de prendre attache avec les entreprises activant dans le domaine ou celles pouvant adapter leurs activités pour répondre à votre demande», a lancé le ministre en direction des responsables de Sovac, en confirmant la tenue en mars prochain d’une rencontre avec les constructeurs et les entreprises en mesure d’apporter un plus dans la fabrication du nécessaire de la voiture. De leur côté, les responsables de Sovac ont insisté sur la formation du personnel pour se lancer dans la fabrication de la pièce de rechange ou des composants des voitures. «La certification Volkswagen vous ouvre droit à fabriquer pour d’autres constructeurs, comme Renault ou Peugeot», a affirmé un cadre de Sovac en appelant aussi à la coordination entre les constructeurs agréés en Algérie pour booster et diversifier la fabrication de la pièce de rechange. Ceci au moment où le ministre a beaucoup plaidé pour l’implication des deux unités de la région dans le circuit de la maintenance (Orsim et MED câblerie). Lors de son passage à Orsim, filiale de BCR, le ministre ne s’est pas prononcé sur les contraintes avancées par les responsables de l’unité que sont l’importation des produits ne répondant pas aux normes requises, la lenteur dans l’exécution des contrats de fourniture des boulons et les retards dans le règlement des créances de l’entreprise qui a vu son effectif passer de 4500 employés à seulement 500. Certains cadres n’ont pas osé qualifier l’équipage de l’entreprise de «vétuste». Dans sa tournée, l’hôte de Relizane s’est rendu au complexe de textile, un partenariat avec les Turcs où il s’est enquis sur l’état d’avancement des travaux. Pour les avertis, ce pôle industriel intégré qui prévoit la création de pas moins de 25 000 postes d’emploi, boostera l’économie nationale dans les années à venir, surtout que 60% de sa production est destinée à l’exportation.
elwatan.com | 15-janv.-2018 12:00

18 millions d’euros de commissions payés pour l’usine d’ammoniac d’Arzew
Des généraux, de hauts fonctionnaires de l’Etat, des politiques : la justice espagnole a mis au jour un système de corruption internationale comprenant une douzaine de dirigeants et cadres algériens grassement payés pour avoir sécurisé des contrats du groupe Villar Mir et sa filiale Fertiberia en Algérie. Le juge José de la Mata Amaya, le président du 5e pôle pénal de l’Audiencia Nacional, le tribunal à compétence nationale et internationale de Madrid, et ses limiers ont découvert plus d’un cadavre dans les placards du florissant business espagnol en terre algérienne. Premier gros client de l’Algérie (avec plus de 15 milliards de dollars de volume d’échange), l’Espagne était jusque-là relativement épargnée par l’avalanche de scandales de corruption entachant les segments de la commande et des marchés publics. Après le groupe espagnol Elecnor en 2015, c’est au tour de Fertiberia, filiale du groupe Villar Mir — 6 milliards d’euros de chiffre d’affaires —, d’être dans le collimateur de la justice espagnole. Citant des sources judiciaires, la presse ibérique a fait état, vendredi dernier, de l’ouverture d’une enquête après la découverte de traces de paiements effectués par Fertiberia à une société-écran, Tadfield Limited, basée au Royaume-Uni. Cadena Ser — le plus important groupe médiatique d’Espagne — rapporte qu’un paiement de 1 887 980,40 dollars a été effectué à Tadfield Limited, qui en a reversé ensuite près de 1,6 million de dollars sur des comptes bancaires, dont ceux d’un général, Atmane Bahloul (décédé dans une clinique à Pampelune, au pays basque espagnol, en 2013), et Mahmoud Ouadah, père du colonel Salim Ouadah. D’après les mêmes sources, ce paiement s’est fait en échange des services de «médiation» entrepris auprès de décideurs algériens pour l’obtention de licences pour la construction d’usine d’ammoniac et urée, l’usine d’ammoniac d’Arzew plus précisément, dont le contrat, signé en juin 2007, portait sur 315 millions d’euros. Volet scindé de l’affaire Elecnor dite «Arístegui y de la Serna» — du nom de l’ancien ambassadeur d’Espagne à Alger, Gustavo de Aristegui, et Pedro Gomez de la Serna, député du Parti populaire espagnol, soupçonnés entre autres d’avoir touché plusieurs millions d’euros de commissions dans le cadre de «contrats algériens» d’Elecnor, dont le tramway de Ouargla et la station de dessalement de Oued Tlélat —, les dirigeants de Fertiberia et Villar Mir avaient eu recours au réseau dense tissé par Arístegui et de la Serna en Algérie et leur homme de main à Alger, Cristobal Tomé (décédé). Les premières investigations ciblant Fertiberia ont été enclenchées après la saisie à Pampelune, au siège d’AS Auditor & Consulting, cabinet conseil officiant pour le compte d’Arístegui et de la Serna, de documents mettant en relation le groupe Villar Mir avec des sociétés-écrans, parmi lesquelles figurent deux sociétés néerlandaises : Bronburg BV et Castelino BV. La première a été utilisée d’après El Mundo (du 20 septembre 2016) pour effectuer le paiement des commissions arrangées dans le cadre de l’achat de parts de Fertial. Fertiberia est devenue actionnaire à hauteur de 66% dans Alzofert de Annaba et Fertial d’Arzew, alors que Castelino BV a vu transiter une commission mirifique de 18 millions d’euros, pot-de-vin collatéral à la signature du contrat de la construction de l’usine de production d’ammoniac d’Arzew. Le document-clé saisi par les juges et qui lie Fertiberia à Castelino BV consiste en un simple contrat de consulting pour la «construction d’une usine d’ammoniac en Algérie» auquel ne correspondait pas l’énormité de la somme payée.  
elwatan.com | 15-janv.-2018 12:00

LafargeHolcim 2018 : 3e édition du Grand Prix d’architecture étudiant
Après les francs succès rencontrés lors des deux précédentes éditions, LafargeHolcim Algérie lance pour la troisième année consécutive, son Grand Prix d’architecture étudiant sous le haut patronage du ministre de l’Habitat, de l’Urbanisme et de la Ville. Selon un communiqué de presse parvenu à El Watan, «cette initiative s’inscrit dans le cadre de nos passerelles avec le réseau académique et a pour objectif de favoriser le transfert de savoir-faire, d’encourager les jeunes générations aux métiers de l’architecture et de récompenser les talents». Pour cette nouvelle édition, les participants plancheront sur le thème «Réinventer l’habitat intermédiaire». Cette thématique a été choisie afin de pousser les étudiants en architecture à proposer des styles novateurs autour de la pureté des formes et du style. Si l’habitat intermédiaire suscite un intérêt particulier auprès des professionnels, des maîtres d’ouvrage comme des maîtres d’œuvre, des aménageurs comme des promoteurs immobiliers, ce n’est pas dû à l’attrait de la nouveauté, mais à l’intuition que ces outils participent à un renouveau de l’habitat et de l’urbanisme. Ce renouveau est pressenti comme une mutation inévitable, compte tenu des effets de décennies de politiques de la ville et de la nécessité de produire différemment l’espace urbain au regard de la qualité environnementale. Le défi pour les candidats consiste à «imaginer et à réinventer l’habitat intermédiaire d’aujourd’hui en intégrant les évolutions de nos modes de vie contemporains et du mieux- vivre ensemble, tout en prenant en compte les aspects environnementaux et de durabilité dans leurs projets». Pour cette édition, les étudiants de trois établissements de renom pourront concourir pour ce Grand Prix : l’Ecole polytechnique d’architecture et d’urbanisme, Alger, le Département d’architecture de la faculté d’Alger et le Département d’architecture et d’urbanisme de Tizi Ouzou. Les projets seront suivis et évalués par un comité mixte sur «des critères de créativité, d’innovation dans le choix des matériaux et des solutions constructives, de modernité architecturale, d’efficacité budgétaire, de délais de réalisation, de réduction de l’empreinte environnementale, de l’utilisation des matériaux locaux, de durabilité et de la capacité de chaque participant à défendre son projet». La remise des prix, pour une valeur de 900 000 DA, sera organisée lors d’un dîner de gala en mars 2018.  
elwatan.com | 15-janv.-2018 12:00

Quel avenir pour le complexe d’El Hadjar ?
L’Armée nationale populaire (ANP) étudie l’option de reprendre le complexe sidérurgique d’El Hadjar, comme cela a été le cas pour plusieurs usines civiles, notamment de constructions mécaniques (SNVI) et de textiles (Sonitext), et dont la plupart sont en difficulté financière. L’industrie militaire algérienne serait intéressée par la récupération du complexe sidérurgique Sider El Hadjar de Annaba. En effet, selon des sources proches de la direction des fabrications militaires du ministère de la Défense nationale, l’armée algérienne étudie l’option de reprendre le complexe sidérurgique d’El Hadjar, comme cela a été le cas pour plusieurs usines civiles, notamment de constructions mécaniques (SNVI) et de textiles (Sonitext), et dont la majorité est en difficulté financière. «Le complexe Sider El Hadjar, qui est appelé à fabriquer dans un proche avenir les produits plats, pourrait facilement se greffer à l’industrie de véhicules militaires algériens. En effet, il intégrera les ateliers de fabrication des camions et bus de la SNVI, de celle de production de véhicules de marque Mercedes Benz de Tiaret et des véhicules spéciaux de Constantine», plaident les mêmes sources. Louable, cette action l’est à plus d’un titre, puisqu’elle répond à l’appel des sidérurgistes qui dénoncent quotidiennement une main basse externe sur la production de l’usine. «Nous préférons travailler sous la coupe de l’armée au lieu de laisser les rênes de notre complexe aux mains d’un clan d’opportunistes avec, paradoxalement, la complicité du syndicat et de la direction générale. Avec la mise en application du partenariat public/privé (PPP), le capital de notre usine risque également d’être intégré par le secteur privé tel qu’a été le cas de Fertial avec Ali Haddad du FCE. A ce propos, nous faisons appel au vice-ministre de la Défense, le général-major Ahmed Gaïd Salah, qui réside à Annaba, d’œuvrer dans ce sens pour placer dans le giron de l’Armée nationale populaire l’usine d’El Hadjar et sauver cet outil de travail dont dépendent plus de 4500 travailleurs», espèrent les employés du complexe. Chasse aux sorcières La crainte des sidérurgistes est justifiée, si l’on se fie à la mauvaise gestion, sinon aux dépassements quotidiens dans cette usine qui a englouti près d’un milliard de dollars sans résultat probant. «Pour comprendre le véritable enjeu, il faut voir du côté du département commercial. En un temps record, il y a eu cinq limogeages à la fois dans ce département, dont quatre sont des hauts cadres commerciaux. Du jamais vu depuis la création du complexe. Leurs torts : ils n’ont pas accepté les règles du jeu imposées par la direction générale et le secrétaire général du syndicat pour la commercialisation du rond à béton. Limogés, ces cadres demandent au Premier ministre, Ahmed Ouyahia, et à leur tutelle, le ministre de l’Industrie, de dépêcher une commission d’enquête au niveau de la direction générale et celle des ressources humaines (DRH) pour déterminer les motifs exacts de ces sanctions. Mieux, c’est le député Bahaeddine Tliba qui, au quotidien, établit depuis son quartier général la liste des entreprises qui doivent bénéficier des produits de l’usine», dénoncent les sidérurgistes. Pour étayer leur réquisitoire, ils avancent des preuves (documents à l’appui) : «Pour un seul client privé – Sarl Ste El Hadj Moussa Import – le directeur général, Maatallah Shemseddine, a exigé par écrit qu’il soit servi. Ce qui lui a valu d’acheter 1444 tonnes de rond à béton en seulement cinq opérations. C'est-à-dire en cinq jours, répartis sur la deuxième quinzaine du mois d'août 2017. A ce moment, faut-il le rappeler, la production du rond à béton était encore non stable et la priorité était pour les entreprises publiques. Sous l’impulsion de Amouri Noureddine, le secrétaire général du syndicat de l’entreprise, le directeur général nous a imposé un revendeur au lieu d’une entreprise publique, sinon en charge des grands projets de l’Etat.» S’appuyant sur son cousin, le secrétaire général du syndicat de Sider El Hadjar qui vient de l’élire membre du bureau de l’UGTA en faisant déplacer le secrétaire général Sidi Saïd lui-même à un simple congrès de wilaya. Pour confirmer sa connivence avec le député Bahaeddine Tliba, et en l’absence des autorités locales, il l’a fait monter sur sa table, en exhortant ouvertement les congressistes à s’adresser à ce député si besoin est, avons-nous constaté sur place. «Pour preuve, les frais de la prise en charge de Sidi Saïd à Annaba et du congrès n’ont pas été réglés par le syndicat local. C’est le député Tliba qui s’en est chargé. Cependant, Abdelmadjid Sidi Saïd n’a émis aucune objection, car Tliba se prévaut de ses relations intimes avec Ali Haddad, le patron du FCE», confirment les syndicalistes de Annaba. Pourquoi cette chasse aux sorcières ? Contacté, Maatallah Shemseddine, le directeur général de Sider El Hadjar, n’a pas daigné nous répondre. Nos multiples appels et messages sont restés lettre morte. Même chose pour Amouri Noureddine, le secrétaire général du syndicat de l’entreprise, qui se trouve actuellement en mission en Egypte. Encore une fois, les cadres honnêtes de l’entreprise s’interrogent sans cesse. Mévente et bradage des prix Bien que la demande sur les produits sidérurgiques batte son plein, les stocks au niveau du complexe s’élèvent à quelque 40 000 tonnes entre produits plats et longs. La direction crie à la mévente et veut faire brader les prix sans consulter le conseil d’administration. Ce qui est illicite. «Cette astuce est appliquée pour brader les prix des produits sidérurgiques, paradoxalement très convoités par les entreprises spécialisées. Les clients sont les mêmes et souvent des revendeurs bénéficiant de relations commerciales avec le député Tliba, le cousin du secrétaire général de Sider El Hadjar», dénoncent encore et toujours les commerciaux de cette entreprise. «Où sont passés les services de sécurité qui sont tous au courant de ce qui semble être des crimes économiques ? Pourquoi le parquet général ne s’autosaisit pas de cette affaire d’intérêt public ? Paradoxalement, pour un simple délit, on intervient et condamne avec une grande force. Ce qui n’est pas le cas lorsqu’il s’agit d’atteintes à l’économie nationale, où les interférences du député Tliba Bahaeddine sont notoirement connues. D’ailleurs, le silence des autorités locales a encouragé l’impunité, poussant les auteurs à continuer à faire main basse sur le complexe», regrettent les mêmes cadres de Sider El Hadjar. A vrai dire, les sidérurgistes veulent sauver le complexe d’El Hadjar des appétits voraces de la maffia politique locale en le plaçant dans le giron de l’Armée nationale populaire, où personne n’osera l’approcher.
elwatan.com | 15-janv.-2018 12:00

Débrayage de l’Intersyndicale le 14 février
Des sit-in régionaux devant les sièges des wilayas sur l’ensemble du territoire national ont été décidés à l’issue de cette rencontre. L’Intersyndicale a décidé d’une journée de grève le 14 février prochain, pour porter les revendications qui n’ont pas encore trouvé un écho favorable et pour lesquelles le gouvernement continue de faire la sourde oreille. Après le rassemblement empêché fin novembre dernier, les syndicats autonomes comptent ainsi paralyser tous les secteurs de la Fonction publique pour faire valoir leurs doléances ayant trait à l’érosion du pouvoir d’achat et les menaces qui pèsent sur les acquis socioprofessionnels des travailleurs algériens. La décision  a été adoptée samedi lors de  la réunion de travail des représentants de l’Intersyndicale à Alger. Des sit-in régionaux devant les sièges des wilayas sur l’ensemble du territoire national ont été également décidés à l’issue de cette rencontre. En plus des revendications ayant trait à la suppression de la loi sur la retraite et l’association des syndicats dans l’élaboration du nouveau code du travail, l’Intersyndicale a présenté des revendications liées aux libertés syndicales. «Le sort réservé aux médecins résidents et la violente répression de leur marche renseignent sur l’état des libertés syndicales qui sont également menacées dans le cadre du code du travail que le gouvernement voulait nous présenter. Nous sommes particulièrement préoccupés par les atteintes à la liberté d’exercer une action syndicale. Nos syndicalistes le vivent quotidiennement», souligne Boualem Amoura, président du Syndicat autonome des travailleurs de l’éducation et de la formation.  Un appel a été lancé aux médecins résidents pour rejoindre l’Intersyndicale, indique M. Amoura. L’Intersyndicale revendique également la réintégration de deux responsables d’Algérie Poste, conformément à une décision de la justice que la direction refuse d’appliquer. Le licenciement a eu lieu en 2014, et Algérie Poste refuse d’appliquer la décision de justice en leur faveur stipulant leur réintégration dans les effectifs de cette entreprise. L’Intersyndicale annonce d’ailleurs sa participation à un sit-in de protestation du Syndicat algérien des postiers, prévu le 1er février prochain devant le siège de la direction générale d’Algérie Poste. «Les menaces» qui pèsent sur le droit de grève, «sérieusement compromis avec les pratiques du gouvernement qui n’a pas hésité à faire appel à la force pour réprimer les actions de protestation comme cela a été le cas à Alger pour le rassemblement de l’Intersyndicale de novembre dernier, ou la marche des résidents». Les délégués syndicaux remettent sur le tapis la revendication de la protection du pouvoir d’achat qui a dégringolé  avec les mesures d’austérité, en l’absence d’un plan anticrise. Selon M. Amoura, l’Intersyndicale s’est également penchée sur le dossier de la privatisation des entreprises publiques et dit s’opposer «au bradage des entreprises». L’Intersyndicale se réunira le 17 février pour un autre calendrier d’actions de protestation, souligne le même syndicaliste.      
elwatan.com | 15-janv.-2018 12:00

Cafouillage au sommet
Fait surprenant, la Présidence vient de saisir Ahmed Ouyahia pour lui signifier qu’aucune privatisation ne pourrait être décidée sans son accord. Ce cafouillage cache mal une volonté de disputer le pouvoir de décision au Conseil des participations de l’Etat (CPE), instance chargée de mener les privatisations sous la conduite du Premier ministre. Grand cafouillage au sommet du pouvoir concernant l’ouverture du capital des entreprises publiques. Moins d’un mois après la signature, en grande pompe, de la charte du partenariat public-privé (PPP), la Présidence intervient. Elle envoie une sorte de rappel à l’ordre au Premier ministre, Ahmed Ouyahia, et son gouvernement. En effet, le premier responsable de l’Exécutif a été destinataire, jeudi dernier, d’une étrange instruction le sommant de passer par le chef de l’Etat avant tout projet d’ouverture du capital d’une entreprise. «Dans le cadre des projets de partenariat public/privé, nonobstant les dispositions de l’ordonnance n°01-04 du 20 août 2001, relative à l’organisation, la gestion et la privatisation des entreprises publiques économiques, modifiée et complétée, notamment ses articles 20, 21 et 22, j’ai l’honneur de vous faire part de l’instruction présidentielle qui subordonne désormais tout projet d’ouverture de capital ou de cession d’actifs de l’entreprise publique économique à l’accord, préalable, de Monsieur le président de la République», écrit la Présidence dans cette instruction signée par le secrétaire général, Habba El Okbi. Le texte, rendu public par notre confrère Algérie 1, précise aussi que «la décision finale conclue reste également de la seule prérogative décisionnelle de Monsieur le président de la République». Le contenu de l’instruction a été confirmé par le ministre de l’Industrie et des Mines, Youcef Yousfi. A partir de Relizane, le ministre affirme que «la décision de la privatisation des entreprises publiques relève des prérogatives du président de la République». «Le chef de l’Etat demande aux membres du gouvernement de le consulter avant la mise en œuvre de tout projet d’ouverture de capital ou de cession d’actifs de l’entreprise publique économique à l’accord», indique-t-il. «Nous n’avons jamais procédé à l’ouverture de capital des entreprises sans qu’il y ait consultation au niveau du gouvernement (…). Le dernier mot revient au président de la République. Aucune ouverture de capital, aucune privatisation d’une entreprise nationale ne sera faite sans l’accord de Monsieur le président de la République, et ce sont ses prérogatives», enchaîne-t-il. Manœuvres en prévision de 2019 ? Comme il fallait s’y attendre, le secrétaire général de l’UGTA, Abdelmadjid Sidi Saïd, qui avait mené une campagne pour le partenariat public-privé, fait un rétropédalage et se félicite de la décision de la Présidence. «Nous sommes fiers de savoir que c’est le président de la République qui gère les dossiers économiques», affirme-t-il lors d’une conférence de presse animée à partir de Bordj Bou Arréridj, sans trop de commentaire sur l’instruction. Pourquoi la Présidence a-t-elle réagi de la sorte ? Ouyahia a-t-il outrepassé ses prérogatives ? L’ordonnance 01-04 citée dans l’instruction présidentielle, rappelons-le, donne toute les prérogatives au Conseil des participations de l’Etat (CPE), présidé par le Premier ministre, concernant la gestion de la privatisation des entreprises publiques économiques. «Le CPE est chargé  de fixer la stratégie globale en matière de participations de l’Etat et de privatisation ; de définir et de mettre en œuvre les politiques et programmes concernant les participations de l’Etat ; de définir et d’approuver les politiques et programmes de privatisation des entreprises publiques économiques ; d’examiner et d’approuver les dossiers de privatisation», stipule le texte. Ce document démontre que le Premier ministre se limite à l’exercice strict des prérogatives que lui confère la loi. Ce qui a aussi suscité cette réaction de la Présidence est la signature, par Ahmed Ouyahia, d’un certain nombre de décisions. Parmi elles, il y a celle mettant fin à la tutelle des ministres sur les entreprises publiques et économiques (EPE). En vertu de cette décision, le Premier ministre retire le pouvoir de nomination et de limogeage des DPG des EPE aux ministres. Ces exemples confirment que l’instruction de la Présidence n’a pas d’autres objectifs que celui d’affaiblir et de gêner le Premier ministre, à qui on prête des intentions présidentielles. Ces manœuvres, en tout cas, sont directement liées à la préparation du scrutin présidentiel de 2019. Le processus visant son élimination a été enclenché, il y a quelques semaines déjà. C’est le secrétaire général du FLN, Djamel Ould Abbès, qui a été chargé de son «marquage». Et ce dernier n’a pas fait dans le détail. Après avoir convoqué une «tripartite parallèle», il a aussi organisé, à la fin de la semaine dernière, une réunion des cadres de son parti pour «évaluer l’action du gouvernement». Le PT, qui a toujours critiqué le recours à la privatisation tous azimuts, se réjouit et soutient cette mesure qui est, selon M. Taazibt, conforme aux intérêts de la nation et des travailleurs. «Le pillage et le bradage n’ont jamais construit aucune économie dans aucun pays au monde. Ce coup d’arrêt au projet de liquidation et de l’accaparement par les affairistes de l’outil de production nationale publique est en concordance avec les corrections entamées par le chef de l’Etat en 2009 et 2010.» Ahmed Ouyahia résistera-t-il ? Sera-t-il maintenu après ce désaveu public ? Wait and see…  
elwatan.com | 15-janv.-2018 12:00

RND : Conseil national les 18 et 19 janvier
Les cadres du Rassemblement national démocratique (RND) dirigé par Ahmed Ouyahia ont refusé, hier, de confirmer ou de commenter l’information relative à une instruction qu’aurait transmise la présidence de la République au chef de l’Exécutif, dans laquelle elle remet en cause les décisions prises par Ahmed Ouyahia concernant les privatisations. Mais sur cette question et tant d’autres, d’aucuns estiment qu’Ahmed Ouyahia ne prend et ne valide jamais une décision sans l’aval du premier magistrat du pays ! Au RND, nous dit-on, l’heure est aujourd’hui à la préparation des travaux du conseil national prévu le week-end prochain : les 18 et 19 janvier. Une réunion qui sera clôturée par une conférence de presse qu’animera le secrétaire général du RND. Cette rencontre organique aura pour principal ordre du jour l’évaluation de la situation organique et, au-delà, politique du pays. La question de l’élection présidentielle, qui fait d’ores et déjà couler beaucoup d’encre et qui devra être organisée dans 14 mois environ, ne sera pas abordée lors de cette réunion. L’échéance est considérée comme encore lointaine pour être débattue dès à présent. «Cette quatrième session ordinaire du conseil national du parti traitera des sujets ayant marqué l’actualité durant l’année écoulée et qui touchent de près notre parti. Le débat autour de la présidentielle de 2019 interviendra au moment opportun», affirment une source du parti. Pour Seddik Chihab, porte-parole du RND, il est question d’ouvrir le débat autour de plusieurs questions relevant de l’actualité nationale. Il est également prévu de faire une rétrospective de l’année 2017 avec ce qu’elle a comporté comme échéances et enjeux électoraux. Le RND a présenté plusieurs recours lors des dernières joutes et les militants ont même évoqué la spoliation de leurs voix. Ce sujet, selon Chihab, sera remis sur le tapis et les membres du conseil établiront une évaluation précise des résultats des locales et des législatives afin de remédier aux insuffisances et de consolider les points forts. «Sur le plan organique, le travail se focalisera sur la restructuration du parti à travers le renouvellement de nos structures de base pour l’élargir aux femmes et aux jeunes», explique le porte-parole du parti. Par ailleurs, Ahmed Ouyahia devra donner des directives aux nouveaux élus. A ce sujet, Chihab Seddik a rappelé que le RND a procédé à l’installation de toutes les assemblées élues issues du dernier scrutin. «Là où le RND préside les communes, aucun problème n’a été enregistré. Certes des difficultés sont intervenues par-ci, par-là, mais elles ont été contenues par le biais des alliances partisanes», note Chihab.  
elwatan.com | 15-janv.-2018 12:00

On vous le dit
Un fusil-mitrailleur et un lot de munitions saisis à Bordj Badji Mokhtar Un fusil-mitrailleur de type kalachnikov, un chargeur et un lot de munitions ont été saisis vendredi à Bordj Badji Mokhtar par un détachement de l’Armée nationale populaire (ANP), en coordination avec des gardes-frontières, indiquait hier le ministère de la Défense nationale (MDN) dans un communiqué. «Dans le cadre de la sécurisation des frontières et de la lutte contre la criminalité organisée et lors d’une patrouille de reconnaissance et de recherche menée près des frontières, un détachement de l’Armée nationale populaire, en coordination avec des gardes-frontières, a saisi, le 12 janvier 2018, à Bordj Badji Mokhtar (6e Région militaire), un fusil-mitrailleur de type kalachnikov, un chargeur, ainsi qu’une quantité de munitions», précise la même source. Dans un autre contexte, un autre détachement de l’ANP et des éléments de la Gendarmerie nationale «ont appréhendé à Tlemcen (2e RM), quatre narcotrafiquants et saisi plus de 82 kilogrammes de kif traité et un véhicule touristique». Un chirurgien britannique condamné pour avoir gravé ses initiales sur le foie de 2 patients Un chirurgien britannique a été condamné avant-hier à des travaux d’intérêt général pour avoir gravé ses initiales au laser sur le foie de deux patients qu’il opérait pour une transplantation. Un tribunal de Birmingham a condamné Simon Bramhall, 53 ans, à une peine d’un an de travaux d’intérêt général et 10 000 livres (11 230 euros) d’amende. «Les deux opérations ont été longues et difficiles. J’admets que lors de ces deux occasions, vous étiez fatigué et stressé et que cela a pu affecter votre jugement. Votre conduite vient d’une arrogance professionnelle d’une telle ampleur qu’elle s’est égarée dans un comportement criminel», a affirmé le juge Paul Farrer. «Vous avez abusé de votre pouvoir et trahi la confiance que ces patients avaient placée en vous», a déclaré le juge. Simon Bramhall avait plaidé coupable de deux chefs d’inculpation de «coups et blessures» pour avoir inscrit ses initiales «SB» sur le foie de deux patients sous anes-thésie, sans leur consentement, lors d’interventions à l’hôpital Queen Elizabeth de Birmingham en 2013. Université : pas de bus de 6h reliant Aïn Benian à l’USTHB Les étudiants de la commune de Aïn Benian (Alger), inscrits à l’université de Bab Ezzouar (USTHB), vivent le calvaire depuis le 3 décembre dernier, jour de l’agression qu’ont subie certains d’entre eux de la part d’employés de l’entreprise en charge du transport universitaire. Et pour cause : depuis cette date, il n’y a plus de bus assurant la première liaison (6h) entre leur ville et l’USTHB. Ce qui fait que bon nombre d’entre eux n’arrivent plus à rejoindre à l’heure le campus universitaire pour assister à leurs premiers cours ou travaux dirigés (TD) de la journée. D’autres sont obligés de se lever plus tôt encore pour se déplacer jusqu’aux villes voisines, Staouéli par exemple, afin de pouvoir rejoindre le bus qui part de ces localités à 6h. Désemparés, certains étudiants y ont vu une sorte de «représailles» par rapport aux incidents du 3 décembre, au moment où, d’après eux, l’ONOU les a informés que l’entreprise assurant le transport universitaire n’avait pas encore trouvé de chauffeur pour assurer la liaison à cette heure entre Aïn Benian et l’USTHB.
elwatan.com | 14-janv.-2018 12:00

A propos de la marche du MAK à Tizi Ouzou : précisions d'Arezki Aït Larbi
Dans le compte rendu de la marche du MAK à Tizi Ouzou (El Watan du 13 janvier 2018, page 5), il est écrit : «Dans la foule, nous avons remarqué la présence d'étudiants, d'animateurs associatifs et de militants de la cause berbère comme Arezki Aït Larbi, détenu des événements d'Avril 80.» Je voudrais préciser que je n'étais pas «dans la foule», mais en marge de la manifestation que je suis allé couvrir pour La Libre Belgique. Je rappelle qu'au-delà de mes convictions et de mes engagements politiques que j'ai toujours assumés au grand jour, je suis journaliste, correspondant de plusieurs publications étrangères.
elwatan.com | 14-janv.-2018 12:00

Coopération : Ouyahia s'entretient avec son homologue malien
Le Premier ministre, Ahmed Ouyahia, s'est entretenu hier à Alger avec son homologue malien, Soumeylou Boubèye Maïga, qui effectue une visite de travail de deux jours en Algérie. L'audience s'est déroulée en présence du ministre des Affaires étrangères, Abdelkader Messahel, et du ministre de l'Intérieur, des Collectivités locales et de l'Aménagement du territoire, Noureddine Bedoui. Cette visite, qui sera l'occasion pour M. Maïga d'examiner avec son homologue algérien la coopération bilatérale et les perspectives de sa consolidation et de son élargissement, permettra également d'aborder les questions régionales d'intérêt commun, notamment au Sahel. A son arrivée à l'aéroport international Houari Boumediène, M. Maïga a affirmé que «l'Algérie joue depuis toujours un rôle majeur et essentiel dans la stabilité du Mali. A deux reprises au moins, elle est intervenue pour aider les Maliens à se retrouver entre eux, que ce soit en 1992 ou en 2015». Il a ajouté qu'aujourd'hui, ce qui faisait «la pierre angulaire» de la politique intérieure et extérieure de Bamako, c'était l'accord de paix et de réconciliation au Mali, issu du processus d'Alger, soulignant que les relations entre les deux pays «puisaient leur source dans une histoire commune».
elwatan.com | 14-janv.-2018 12:00

Les parlementaires du FFS interpellent Tayeb Louh
Le groupe parlementaire du Front des forces socialistes (FFS) interpelle le ministre de la Justice, Tayeb Louh. Il vient de lui adresser une question orale concernant l’instrumentalisation de la justice et son utilisation contre les militants du parti et les membres de la société civile dans la wilaya de Ghardaïa. A la veille de l’ouverture du procès des cadres du parti et des membres de mouvements associatifs dans cette wilaya, les parlementaires du FFS rappellent au garde des Sceaux que la justice «est tenue de rendre des décisions justes et équitables». «Le tribunal criminel près la cour de Ghardaïa a programmé une séance en vue de juger des cadres du FFS et des activistes de la société civile accusés de ''constitution d’association de malfaiteurs pour déstabiliser le régime'' et ''incitation des citoyens à prendre les armes contre le pouvoir'' ainsi que l'''atteinte à l’intégrité territoriale du pays"… Ces accusés ont participé, à travers la cellule de coordination et de suivi des événements de Ghardaïa en 2013, au rétablissement des canaux de dialogue entre les deux communautés en conflit. Ils n’ont jamais abandonné la lutte pacifique et légale. Est-il raisonnable que la justice les poursuive pour des chefs d’inculpation aussi graves ?» se demande le groupe parlementaire du FFS. Précisant que les dossiers de ces accusés sont vides, le FFS dénonce aussi les poursuites judiciaires dont font l’objet y compris les avocats, à l’image de Me Nourreddine Ahmine poursuivi pour «outrage à corps constitué» et «présentation de fausses preuves concernant un crime». «Devant les graves dépassements impliquant la justice dans la répression des militants et des citoyens innocents, nous vous adressons cette question de savoir quelles sont les mesures prises pour permettre au pouvoir judiciaire d’exercer ses nobles missions en toute indépendance, loin des pressions des services de sécurité et du pouvoir exécutif dans la wilaya de Ghardaïa ?» lit-on dans le document du FFS, signé par son chef du groupe parlementaire.       
elwatan.com | 14-janv.-2018 12:00

Hommage aux militants de la cause amazighe
La célébration de Yennayer, qui a battu son plein en Kabylie, a été aussi un rendez-vous d’hommage à des noms qui ont marqué de leur empreinte la cause identitaire amazighe. Dans la nuit du jeudi 11 janvier, un groupe de militants a allumé des bougies sur la place de la Liberté d’expression Saïd Mekbel. Le rassemblement symbolique, qui a regroupé une quinzaine de militants associatifs par une nuit pluvieuse, a été organisé pour rappeler le sacrifice des militants de la cause berbère qui, depuis des générations, ont permis d’aboutir à la proclamation de Yennayer journée de fête nationale et officielle. L’objectif était de dire que rien n’est donné et que tout a été arraché de haute lutte. Le lendemain, dans la même ville de Béjaïa, une autre rencontre d’hommage a réuni du monde autour d’une conférence célébrant Yennayer, animée par l’anthropologue Ali Sayad et l’infatigable militant Mohand Sadek Akrour. La rencontre était un hommage à feu Yahia Hammouche, un militant qui s’est consacré corps et âme pour les causes justes, dont celle de l’identité amazighe qui lui était chère. Pour perpétuer une tradition sacrée pour Yahia Hammouche, jusqu’à ce qu’il ait tiré sa révérence le 8 décembre 2016, sa famille a organisé le dîner de Yennayer juste après la tenue de la conférence. Des artistes, comme Rabah Inesliyen, des journalistes, des militants de tout bord, dont Djamel Zenati, des amis du défunt… ont répondu à l’invitation pour rendre hommage à un homme «sensible et philanthrope», pour reprendre les mots de Ali Sayad, qui a présenté une communication sur Yennayer dans l’histoire et l’imaginaire collectif des Imazighene. Ali Sayad, l’élève de Mouloud Mammeri, comme l’a présenté notre collègue Hacen Ouali, qui a modéré les débats, considère que l’Etat, tout en reconnaissant Yennayer fête officielle, a fait dans «la récupération et la folklorisation». Yennayer fête nationale n’est, en cela, pas la station finale d’un combat. Sadek Akrour estime, qu’à ce stade, le combat est à ses 60% d’avancement, le reste étant à mener encore contre l’idéologie de «l’arabisme». Economiste de formation, il est convaincu que la valorisation de la langue et du patrimoine berbères ne viendra que de l’économie, donnant l’exemple du chinois dont la force économique du pays a imposé la nécessité d’étudier cette langue. Sadek Akrour défend, arguments et preuves historiques à l’appui, que Yennayer débute le 14 janvier et non le 12. «N’ajoutez pas une nuit de doute pour Yennayer», recommande-t-il, appelant à s’attacher à l’aspect agraire de ce rendez-vous. Dans des positions toujours tranchées qu’on lui connaît, Akrour n’émet aucune hésitation à défendre la transcription de la langue amazighe par le tifinagh et rejeter l’option des caractères latins qui, pour lui, «ouvre une brèche» pour les adeptes des caractères arabes. Un choix que ne partage pas Ali Sayad qui considère que le tifinagh nous installera dans le folklore.  
elwatan.com | 14-janv.-2018 12:00

Béjaïa : Grogne au RND
Des cadres et des militants du RND de Béjaïa ont interpellé, hier lors d’un rassemblement devant le siège du bureau local du parti, le secrétaire général Ahmed Ouyahia dans le but de «mettre fin aux fonctions de l’actuel secrétaire de wilaya, Kamel Bouchoucha, contre lequel plusieurs rapports et comptes-rendus ont été adressés au bureau national», est-il écrit dans un communiqué public. Pour les protestataires, le secrétaire de wilaya «gère unilatéralement les affaires locales du parti et sans considération pour les autres membres». Ils l’accusent de faire du bureau «une propriété personnelle, se targuant d’avoir obtenu carte blanche d’Ahmed Ouyahia pour la gestion des affaires locales du parti». Les contestataires précisent, dans leur communiqué, qu’en réaction aux moult interpellations de la part des cadres locaux du parti, le secrétaire de wilaya a «ignoré ces invitations au dialogue» et a préféré écarter ses «détracteurs». Pour ce faire, accusent-ils, «il a commencé à installer de nouveaux secrétaires communaux sur simple décision sans se conformer au statut et au règlement intérieur du parti, en éliminant les anciens secrétaires élus au niveau des instances locales, ce qui a créé un climat de tension et de désaccord entre les militants et la démission d’autres». Les frondeurs constatent que la volonté du secrétaire général de wilaya d’écarter un nombre de militants a déteint sur les réunions du bureau de wilaya où une nouvelle composante «désignée des membres a remplacé l’ancienne sous prétexte de l’élargissement des membres du bureau». Pour ces cadres, la responsabilité de l’échec du parti lors des élections législatives et locales incombe à l’actuel secrétaire de wilaya. Le RND a enregistré, pour rappel, un net recul en ne récoltant aucun siège à l’APW et en obtenant seulement 7 sièges dans les communes.  
elwatan.com | 14-janv.-2018 12:00

Quand l’Arabie Saoudite désigne les représentants salafistes algériens
Pendant que l’Arabie Saoudite tente de donner l'image d’un pays qui se débarrasse de ses fanatiques, elle se permet d’envoyer, dans d’autres pays, les plus radicales de ses doctrines. Les gardiens du salafisme le plus rétrograde, qui opèrent dans des institutions officielles saoudiennes, continuent de régner en maîtres absolus dans la majorité des pays musulmans. C’est le cas en Algérie où les représentants du salafisme continuent d’être désignés par le très contesté imam Mohamed El Hadi Ben Ali El Madkhali, qui officie dans l’université islamique de Médine. Dans un courrier, écrit à la main et adressé aux salafistes algériens, le guide saoudien, élève notamment d’Ibn El Baz et d’El Albani — qui furent des références pour le FIS dissous —, indique en effet avoir adoubé Mohamed Ali Ferkous, Abdelmadjid Djemaa et Lazhar Snigra comme «représentants» de la salafia en Algérie. «Respectez-les et aidez-les», indique le document, daté du lundi 8 janvier dernier. Le document est adressé à «nos frères, demandeurs de la science salafiste en Algérie». Les trois prédicateurs sont désignés comme «tête de la prédication salafiste dans votre pays». «Nous les connaissons bien et ils ont une bonne réputation chez nous», indique Mohamed Hadi Ben Ali El Madkhali. Ce dernier constitue pour les salafistes algériens une référence suprême. Les trois «chefs» salafistes algériens cités dans le document ont tous été, un jour ou l’autre, des élèves de cet homme qui a, par exemple, décrété «illicite» le fait qu’une femme conduise une voiture. Il a considéré que ce fait contient de «la perversion». Avant de devenir la référence des salafistes dans le monde, El Madkhali, qui a donné le nom au courant salafiste le plus obscurantiste, a appris son idéologie des chouyoukh qui ont marqué ces cinq dernières décennies le monde salafiste-wahhabite. Il s’agit d'Ibn El Baz, qui fut notamment à la tête du groupement des fatwas d’Arabie Saoudite, et El Albani, qui fut, jusqu’à sa mort à la fin des années 1990, une référence pour beaucoup de salafistes dans le monde. Si l’activisme des salafistes algériens n’apparaît plus sur la scène politique, leur travail au sein de la société est très efficace. Mohamed Ali Ferkous, qui devient de plus en plus la source qui abreuve en idées rétrogrades des pans entiers de la population, officie sur internet à travers un site que fréquentent des millions de pratiquants en mal d’avis religieux. L’homme, professeur de sciences islamiques à l’université d’Alger, disserte également dans un garage qui sert de siège à une association qu’il préside, situé à Kouba, à Alger. Cette désignation de représentants du courant salafiste n’est qu’une des formes que prend l’ingérence saoudienne dans la vie cultuelle des Algériens. En plus de la formation de nombreux salafistes et autres imams autoproclamés, le royaume des Al Saoud participe à la diffusion des idées salafistes et wahhabites à travers des livres, brochures et exemplaires du Coran qu’il offre gratuitement à des mosquées et associations religieuses. Plus que cela, les Saoudiens ont imprimé, à des dizaines de milliers d’exemplaires, une version en tamazight du livre saint. Ces livres sont essentiellement distribués, gratuitement, en Kabylie où ce courant obscurantiste se déploie de plus en plus.
elwatan.com | 14-janv.-2018 12:00

Promotion des compétences et des nouveaux métiers
Une nouvelle édition des Salons Carrefour emploi et Carrefour formation continue aura lieu du 25 au 27 janvier 2018 à la Safex (Alger), sous le slogan «La crise financière, une opportunité et un défi pour le recrutement et la reconversion des compétences». Dans ce contexte, une conférence de presse a été organisée hier à la salle Zinet de Riadh El Feth. Première constatation : il y a cette année la participation de plus d’écoles de formation que d’entreprises. L’Etat a gelé de nombreux projets, le recrutement dans l’administration a atteint ses limites et la Fonction publique est saturée. Le privé algérien doit être générateur d’emplois. Les nouveaux métiers permettent de nouvelles opportunités. Il faut penser aussi à développer l'entrepreneuriat. Les entreprises deviennent de plus en plus des acteurs du changement. Certaines ont déjà annoncé la couleur lors de cet événement. Il y aura beaucoup de recrutements annoncé par Oxxo, spécialisée dans la fourniture de solution de menuiserie et qui est à la recherche de jeunes motivés pour apporter leur énergie et leurs idées à un projet qui a du sens. Il y a aussi d’autres entreprises qui sont dans la même démarche, telles que Faderco, leader sur le segment du marché de l’hygiène corporelle, Nestlé, leader dans les industries agroalimentaires et Numilog, une entreprise dont l’objectif est d’être une référence dans les métiers du transport et de la logistique. Les organisateurs déplorent néanmoins la frilosité des entreprises publiques et quelques entreprises de grandes envergures, telles qu’Algérie Télécom, Seaal, EGSA ou Condor. Pour Ali Belkhiri, commissaire du Salon, «au niveau des entreprises et des administrations, le succès de ce processus va reposer essentiellement sur les compétences que celles-ci doivent acquérir à travers la formation de leurs salariés et le recrutement de nouvelles compétences. En raison de la crise de l’emploi des jeunes, considérablement aggravée par la crise économique et financière, le gouvernement, les entreprises et les travailleurs doivent aujourd’hui relever le défi d’œuvrer à la promotion, à la création et au maintien d’emplois décents et productifs». A ses yeux, il ne fait aucun doute que «le chômage et le sous-emploi persistants, surtout au niveau des jeunes, ont un coût social et économique très élevé et menacent le tissu social. Toutefois, il faut  faire plus encore, parce que des manques significatifs persistent en matière d’éducation, de formation et de qualification, qu’il s’agisse de leur accessibilité, de leur qualité ou de leur adéquation aux besoins du marché du travail».  
elwatan.com | 14-janv.-2018 12:00

Le Pr Benabid présente sa technique à Béjaïa
La faculté de médecine de l’université Abderrahmane Mira de Béjaïa a invité le Français d’origine algérienne, le Pr Alim Louis Benabid, neurochirurgien et chercheur au laboratoire Clinatec du CHU de Grenoble, pour donner une conférence ayant pour le thème : «L’homme réparé», où il a présenté la technique dont il est le précurseur, à savoir la stimulation cérébrale profonde. Ce procédé permet de traiter la maladie de Parkinson, mais pas seulement. Ses recherches l’ont conduit également à tester la même technique sur d’autres maladies provoquées par la dégénérescence du système cérébral, comme les dystonies, certains troubles mentaux et épilepsies, les troubles obsessionnels compulsifs et les troubles alimentaires. Selon le Pr Benabid, ce même procédé pourrait être utilisé pour le traitement des troubles du sommeil ou même pour aider une personne à arrêter de fumer. Avant de présenter la technique qu’il a développée, le conférencier a tenu d’abord à dédier cette conférence à l’artiste Djamal Allam qui était présent à l’auditorium d’Aboudaou aux côtés de l’ex-ministre de la Santé, le Pr Hamid Aberkane. Le Pr Benabid a remonté le temps jusqu’en 1940 pour communiquer sur les méthodes qui ont été mises sur pied par ses prédécesseurs, comme la chirurgie abolative, le traitement médical utilisé à partir de 1963 et la sérendipité, qui procède par la stimulation et qui a été mise au point en 1987. Toutefois, les trois procédures ont toutes montré leurs limites à travers des effets d’absence de constance dans le comportement des patients. Cette somme de connaissances dans le domaine de la neurochirurgie a donné lieu à une «trouvaille qui marche, mais dont le mécanisme reste inexpliqué», à savoir la stimulation cérébrale profonde qui consiste à implanter une électrode de stimulation dans le parenchyme cérébral, localisé de manière très précise dans le cerveau. Cette électrode envoie alors un courant électrique, à une fréquence bien déterminée, pour créer la stimulation qui mettra fin au mécanisme responsable du comportement pathologique du patient. A la fin de sa communication, le Pr Benabid a présenté une vidéo de publicité montrant des modèles de robots fabriqués par l’entreprise de robotique Boston Dynamics, rachetée par les Japonais, afin de donner un aperçu sur ce que devrait être le futur et montrer que les avancées dans le domaine de la médecine doivent s’appuyer sur la technologie afin d’optimiser la prise en charge des malades. «La technologie doit bénéficier à la santé», dit-il, avant d’estimer que «toutes les horreurs qui ont été dites sur les robots sont fausses. J’y vois un aspect positif, une lueur d’espoir pour de nombreux patients». Actuellement, dans certains hôpitaux du monde, des robots assistent des chirurgiens dans les blocs opératoires et d’autres aident les malades à améliorer et à surmonter leurs soucis de santé. Pour ses travaux sur la maladie de Parkinson, le Pr Alim Louis Benabid a reçu plusieurs distinctions, dont les dernières ont été le prix Lasker en 2014, le James Parkinson Award et le prix Victor Horsley Award en 2007. En 2008, il obtient le prix de l’American Academy of Neurology’s Movement Discorders Research Award. Huit années avant, il reçoit le prix Claus Joachim Zülch de la Gertrud Reemtsma Foundation de Cologne en Allemagne, ainsi que la distinction du Scientific Award 2000 de l’International Neurobionics. En 1993, il obtient le prix Dehomag pour la robotisation et le prix Electricité et santé de l’EDF, un an plus tard. Selon une biographie express lue à l’occasion, le père de Alim Louis était Ahmed Benabid, médecin du Gouvernement provisoire de la République algérienne (Gpra) et compagnon de route du colonel Amirouche.
elwatan.com | 14-janv.-2018 12:00

Mises en demeure et contrats résiliés
Abdelwahid Temmar, ministre de l’Habitat, de l’Urbanisme et de la Ville, a affirmé hier que son département avait décidé de résilier les contrats de trois maîtres d’œuvre et d’envoyer des mises en demeure à 17 autres, au terme de la réunion qu’il a tenue avec les promoteurs en charge de la réalisation du programme AADL. Quelque 20 wilayas connaissent des retards. Les projets ont été confiés à 20 maîtres d’œuvre pour la réalisation de 38 450 unités. Trois d’entre eux chargés de la réalisation de 2550 unités de logement, dont 809 à Tissemsilt, 400 à Ouled Zenati et 750 à Mascara, ont vu leurs contrats résiliés ; 17 autres chargés de la réalisation de 28 100 unités de logement ont été destinataires de mises en demeure. Le ministre a ajouté que «des poursuites seront engagées à l’encontre des entreprises qui ne respectent pas ces mises en demeure». Un nouveau calendrier a été arrêté avec l’ensemble des maîtres d’œuvre qui devront présenter des rapports trimestriels jusqu’à la réception de tous les projets programmés. Nouvelle politique, nouveau style ? C’est en tout cas une manière d’essayer de rassurer les citoyens que la plupart des programmes d’habitat AADL seront concrétisés, le citoyen ayant fait un versement bénéficiera d’un logement en application des orientations du président de la République qui insiste sur le respect du programme national portant sur la réalisation de 1,6 million de logements. La priorité du plan d’action du gouvernement est aujourd’hui la relance de tous les projets à l’arrêt. Le ministre sait pertinemment que le logement est la revendication sociale la plus sensible exprimée par les ménages et la population de façon plus générale. Son traitement est devenu l’élément central de la cohésion sociale et si ce dossier n’est pas pris au sérieux, il risque d’y avoir des contestations et des manifestations à moyen terme. Le ministre n’a pas ménagé aussi son administration qui, dira-t-il, est «responsable du retard enregistré dans la réalisation de certains projets, à l’image de ceux  de 1300 logements à Sétif, El Oued, Sidi Bel Abbès et Remchi». Car, comment expliquer qu’on en soit arrivé à cette situation désastreuse ? Les chiffres et les analyses présentés aux différents ministres sont-ils erronés ? Vraisemblablement, il y a des responsables qui ont donné de fausses informations. C’est donc une course contre la montre qui s’impose au ministre pour honorer les engagements. Le ministre a fait état également d’un retard de réalisation de plus de 28 000 unités relevant de la formule logement public locatif (social) (73 projets) à travers 18 wilayas.       
elwatan.com | 14-janv.-2018 12:00

Le CNES et l’UGEL suspendent leur grève
Les organisations estudiantines et syndicales d’enseignants ont suspendu la grève prévue à partir d’aujourd’hui. Cette décision a été prise suite à «l’illégalité de la grève», décrétée par la justice. La décision de la justice a été rendue publique mercredi dernier par le tribunal d’Alger. L’appel à une grève illimitée, lancé fin décembre dernier par le Conseil national des enseignants du supérieur (Cnes aile Milat) et l’Union générale des étudiants libres (UGEL), pour des revendications liées à l’amélioration des conditions de travail et de scolarisation, a été ainsi suivi par la décision de suspension du débrayage prise par les bureaux nationaux du CNES et de l’Ugel, principaux signataires du préavis de la grève. Ces deux organisations ont justifié leur décision de surseoir au mouvement de protestation par le souci d'«exercer dans la légalité et dans le respect de la réglementation». Le CNES compte introduire un recours auprès de la justice pour contester la décision du tribunal administratif qui a, selon Abdelhafid Milat, coordonnateur national de cette aile du CNES, «pris sa décision sur la base d’informations erronées concernant le dossier». «Le conflit opposant les deux ailes du CNES aurait pesé sur la décision de la justice», selon des déclarations publiques de ce syndicaliste, promettant de mobiliser tout le personnel enseignant de l’enseignement supérieur, si la justice reconsidère sa décision. Le souci de se soumettre à la justice est également l’argument brandi par l’Ugel pour expliquer la décision du gel du mouvement de protestation. «Nous avons suspendu la grève mais nous restons attachés à nos revendications», souligne cette organisation estudiantine. Cette organisation rappelle «le discours de menace et de représailles» prôné par le département de Hadjar. Rappelons dans ce contexte la menace de mesures disciplinaires de toute tentative de fermeture d’université, en guise d’action de protestation. Tahar Hadjar, qualifiant la grève d’illégale, a, lors d’une déclaration à la presse faite au lendemain du préavis de la grève, menacé de mesures disciplinaires allant jusqu’à l’exclusion et poursuites devant la justice de tout étudiant empêchant le déroulement des cours. L’appel à la grève auquel se sont joints des étudiants de plusieurs facultés du pays est motivé par des doléances ayant trait à l’amélioration des conditions d’hébergement et de restauration des étudiants. Il s’agit aussi de revendications pédagogiques, ayant pour objectif le déblocage au niveau des structures universitaires, en raison de dysfonctionnements de l’application du système LMD. La plateforme de revendications concerne aussi le classement dans des catégories supérieures des titulaires de licence et master dans la Fonction publique. L’appel à la grève est également motivé par la revendication de l’abandon du système d’orientation actuel des nouveaux bacheliers «à l’origine des dysfonctionnements dans l’orientation et dans la gestion des recours». il s’agit aussi de la contractualisation des universités appliquant le système LMD avec les entreprises économiques, en vue de débouchés professionnels pour les diplômés. Ces revendications incluent aussi celles soulevées par les étudiants de l’Ecole nationale supérieure réclamant un recrutement direct des titulaires des diplômes ENS à travers une contractualisation avec le ministère de l’Education nationale.  
elwatan.com | 14-janv.-2018 12:00

On achève bien les sciences sociales
Le processus de liquidation des Sciences sociales et humaines a atteint son stade final avec la mise à mort des centres de recherche et des élites universitaires. La récente mise à l’écart et avec violence des chercheurs associés du Centre de recherche en économie appliquée et développement (CREAD) illustre de cette politique visant à en finir avec une champ scientifiques dont la mission est hautement nécessaire à la production du sens, à penser l’Etat et la société. Séparer l’université de la recherche c’est à la fois réduire le champ d’action des chercheurs et priver les centres de recherches et les jeunes chercheurs de la compétence des chercheurs associés qui ont accumulé un savoir immense acquis au long d’une riche cabrrière. Comment l’administration universitaire a-t-elle pu prendre une décision totalement anti-scientifique, celle de se séparer des éminents chercheurs dont certains étaient les fondateurs du CREAD? Une aberration. Du mépris à l’égard des hommes et de femmes de la pensée. Une liquidation de la mémoire d’un lieu de la recherche. C’est dérouler le tapis pour le règne de la médiocrité qui ne manque pas de gagner des territoires. Comment cette administration peut-elle prendre le risque de couper de la branche la plus intelligente, la plus compétente d’un Centre dont la vocation est d’être la vigie de la société! Les Mourad Boukella, Tayeb Kennouche, Madani Safar Zitoun, Fatma Oussedik, Zoubir Arous, Larbi Ichaboudene, Khelif Ameur et bien d’autres professeurs qui ont consacrer leur vie à penser la société, à expliquer les phénomènes qui la traverse, à ouvrir des pistes d’analyses et proposer des horizons nouveaux sont choqués au plus haut point par la décision d’exclure les chercheurs associés du CREAD. Eux qui ont donné vie intellectuelle et vigueur scientifiques aux rares laboratoires d’idées existants. Le sociologue Madani Safer-Zitoun qui fait partie des de nombreux universitaires qui avaient le choix de rester au pays durant la période sombre des années quatre-vingt-dix et qui ont « mit les mains dans le cambouis » prédit un avenir pâle pour le CREAD. « Il va devenir une usine avec des ouvriers spécialisés, sans âme et sans recherche. Il produira de la marchandise de mauvaise qualité ». Il va rejoindre la liste des autres centres comme le CRASC, le CNRPAH et L’INESG qui moisissent. Ainsi donc et au terme d’une carrière universitaire dédiée à la formation des générations d’étudiants, à diriger des travaux de recherches, d’enquêtes sociales et d’élaboration intellectuelle à accumuler des connaissances, le ministère de l’Enseignement supérieur -via son administration - n’a pas trouver mieux pour les «récompenser» que de les confiner dans leur seul amphithéâtre. En attendant de les voir partir à la retraite le plus tôt possible. L’administration universitaire semble être pressée de voir ses aiguilleurs de la société quitter les lieux. Rien de plus étonnant d’une administration qui n’a de cesse de leur infliger une violence multiforme. Une administration qui dans un langage policier somme des chercheurs de faire leur cartons séance tenante n’est pas digne du lieu qu’elle dirige. Elle ne peut se réjouir d’une telle forfaiture. Traiter des figures universitaires de haut rang à l’intérieur même d’un centre de recherche est la pire des violations des franchises universitaires. Une suprême atteinte au savoir, à la connaissance et à la pensée. Cette forfaiture n’est pas un acte isolé. Elle participe d’une politique plus globale dont l’objectif est de caporaliser l’université, de dévitaliser la recherche et à terme en finir avec la pensée critique. La finalité est priver la société d’une élite universitaire autonome. Une bien meilleure manière de soumettre les espaces libres. Figure universitaire rebelle, Khaola Taleb-Ibrahim est à ce titre formelle. « les autorités politiques ne veulent pas d’une élite pour le pays. Elles refusent de donner à l’université son rôle de production intellectuelle et autonome et d’être la vigie de la société». Réduite à leur plus simple expression, les sciences sociales et humaines est devenue le maillon faible dans la chaîne universitaire. Le parent pauvre de la recherche. Discréditées, dévalorisées et malmenées, le champs universitaire qui couvre les sciences sociales et humaines ont subi une une politique de désertification. Elles sont classées en bas de l’échelle des sciences. «Les centres de recherches et l’université sont devenue de terre en jachère » a cinglé le grand sociologue Tayeb Kennouche. «Nous assistons à une marchandisation de la société. La mise à mort du CREAD c’est nous dessaisir de la société algérienne. Se passer des sciences sociales et humaines c’est accepter de ne plus se penser soi-même, c’est priver la société de penser par elle-même, c’est laisser la mission aux autres de penser à sa place», brocarde-t-il. Ceux qui président à la mise en place des politiques universitaires doivent être interpeler par cet état de fait. Ils doivent prendre conscience de l’urgence à replacer sciences sociales au cœur du projet politique nationale et faire confiance aux chercheurs nationaux. Estimer que les sciences sociales n’ont pas d’utilité s’est commettre une grave erreur stratégique. Point de développement sans elles. Les contre-performances, le cafouillage dans lequel s’enferrent des responsables politiques et surtout leur incapacité à mettre en place des politiques publiques fiables et efficaces sont dues en grande partie à leur refus d’écouter ce que disent les chercheurs, à ne pas prendre en compte les enquêtes sociales produites dans différents domaines. Peut-on comprendre ce qui se passe dans la Vallée du M’Zab sans lire les travaux d’une fatma Oussedik, peut-on lutter contre le désastre de l’économie informelle sans suivre les recommandations d’un Mourad Boukella ou bien comprendre la problématique linguistique sans associer Khaola Taleb-Ibrahim? Pour le sociologue Zoubir Arous,lui aussi concerné par la décision du CREAD « il s’agit de la remise en cause d’une stratégie et d’une philosophie de la recherche qui avait pour mission de produire du savoir au profits des grandes questions de la société. Sans la recherche, les pouvoirs publiques ne peuvent élaborer des politiques efficientes. Pour de processus de développement. Cette mise à mort nous rappelle celle des années soixante-dix qui nous a conduit à la terreur des années quatre-vingt-dix. » Cinglant rappel.
elwatan.com | 14-janv.-2018 12:00

«Les sciences sociales et humaines sont le phare d’un pays»
«Comment peut-on imaginer un secteur de la recherche en progrès lorsque ni la transition vers une économie productive et performante ni la transition politique vers un Etat de droit ne sont effectives ?» s’interroge le professeur en économie Mourad Boukella. Quelle est l’importance scientifique d’un centre comme le Cread, et quel est son apport à la recherche et à l’élaboration des politiques publiques de manière générale ? Par son ancienneté, par la diversité de ses objets de recherche (académiques et appliqués) et par la qualité de son personnel de recherche, le Cread peut être considéré comme un centre-phare en sciences humaines, économiques et sociales. Créé initialement autour d'un noyau d'enseignants-chercheurs spécialisés en économie et sociologie agricole et rurale et en économie industrielle, le champ de ses préoccupations s'est peu à peu élargi à la macroéconomie, aux sciences de l'éducation, à l'aménagement du territoire et au développement humain. Sa revue, Les cahiers du Cread, a longtemps été considérée comme une revue de référence pour la valorisation des recherches dans ces divers domaines. Le Cread peut-il assurer ses missions sans les chercheurs associés ? Tout récemment (décembre 2017), le Cread a procédé au recrutement massif d'une cinquantaine de jeunes chercheurs permanents répartis au sein des quatre grandes divisions qui structurent le centre. Dans le même temps et au prétexte d'un manque d'espace, les enseignants associés y activant ont été invités à céder les bureaux qu'ils occupent. Manu militari, ces derniers ont été vidés, les affaires encartonnées et jetées dans les couloirs. Rappelons qu'il s'agit, pour la plupart, des chercheurs les plus anciens, les plus titrés et les plus expérimentés dans leurs domaines respectifs. Dans ces conditions, qui pourrait assurer l'encadrement des jeunes chercheurs fraîchement recrutés ? Qui pourrait les aider à formuler des projets de recherche et à les faire aboutir ? Qui serait habilité à évaluer les résultats de leurs recherches et à les accompagner dans la progression de leur carrière ? Il est clair que les vraies victimes de la folle décision de l'actuelle direction du centre ne sont pas les anciens dont la carrière est quasiment achevée, mais bien les nouvelles recrues à qui on a certes assuré une chaise et un bureau, mais que l'on a aussi pris soin de couper de la «mémoire» du centre, les livrant à l'aventure, sans plan de charge précis et sans soutien. Quel regard portez-vous sur l’état de la recherche universitaire dans notre pays ? La production scientifique dans un pays ne peut être dissociée du contexte économique, social et politique dans lequel elle s'enracine. Nous sommes tentés d'écrire qu'un pays n'a que la recherche scientifique qu'il mérite. Comment peut-on imaginer un secteur de la recherche en progrès lorsque ni la transition vers une économie productive et performante, ni la transition politique vers un Etat de droit ne sont effectives plus d'un demi-siècle après l'indépendance ? Que peut-on attendre de responsables qui s'évertuent à couper sciemment le cordon ombilical déjà très fragile qui lie encore les deux maillons-clés de la production scientifique que sont l'Université et la recherche ? Les sciences sociales et humaines sont le maillon faible dans la chaîne universitaire et du monde de la recherche ; pourquoi, selon vous ? C’est un fait que l’enseignement des sciences sociales et humaines a connu un long processus de régression-marginalisation dans nos universités. Des disciplines aussi fondamentales pour la formation du citoyen que l’économie politique ou l’histoire de la pensée économique sont pratiquement disqualifiées, boutées hors de la faculté censée les dispenser. Un sort identique est réservé à l’enseignement de l’histoire, de la philosophie, de la sociologie politique, entre autres. Et le mouvement a vite fait de s’étendre aux centres de recherche en sciences économiques, sociales et humaines, transformés quasiment en bureaux d’études et au sein desquels la priorité est désormais donnée aux études ponctuelles à effets immédiats. Les commanditaires comme les chercheurs manifestent de moins en moins d’intérêt pour les grandes réflexions sur le sens à donner aux mutations qui travaillent en profondeur le corps social. Rien d’étonnant à cela : les facultés et les centres de recherche dans nos disciplines ont vocation à restituer aux faits économiques et sociaux toute leur intelligibilité. C’est là aussi que devrait se développer et se confronter la diversité des points de vue, des méthodes d’approche, des enjeux. C’est enfin en ces lieux de savoir privilégiés qu’étudiants et chercheurs apprennent à construire graduellement leur personnalité, leur autonomie, leur citoyenneté. Autant de «qualités» que ne peuvent tolérer les partisans de la normalisation de la pensée, de l’aliénation et du statu quo. L’idée répandue selon laquelle les sciences sociales et humaines ne sont pas d’une «grande utilité» est un discours qui est relayé par les décideurs politiques. L'Etat et la société peuvent-ils se passer des sciences sociales ? C’est effectivement une idée reçue admise aussi bien au sein de l’opinion publique que dans les sphères dirigeantes. Seules les «sciences dures» sont regardées comme de véritables champs de la connaissance dont la maîtrise confère à la fois une compétence technique concrète, une carrière professionnelle assurée et un statut social valorisant. Au contraire des sciences sociales et humaines, pensées de plus en plus comme disciplines de second rang, fortement marquées du sceau de la subjectivité et peu utiles individuellement et socialement. Pourtant, comme les bateaux ont besoin des phares pour s’orienter parmi les récifs, la société comme l’Etat ont besoin de l’éclairage d’une élite formée dans le vaste domaine de la connaissance scientifique, les sciences sociales et humaines comprises. En ces temps où la production scientifique et l’innovation sont devenues des facteurs-clés de la compétition entre les nations, c’est plus que jamais par ses scientifiques et ses hommes de culture en tant qu'éveilleurs des consciences et en tant que visionnaires que notre société pourrait progresser et s’épanouir, et les sciences sociales et humaines doivent y prendre toute leur part. Surtout dans un pays aussi sous-analysé que le nôtre.
elwatan.com | 14-janv.-2018 12:00

Malaise au CREAD
La direction générale du Centre de recherche en économie appliqué pour le développement (CREAD) à Bouzaréah (Alger) a décidé « la mise à la retraite forcée » de tous les chercheurs associés encore en activité. Dans une lettre de protestation, dont El Watan détient une copie, un collectif dénonce une décision « arbitraire » qui n’a à voir ni avec l’âge la vingtaine de chercheur, ni avec leur production scientifique, encore moins avec une quelconque considération d’ordre disciplinaire. « Ils (chercheurs) sont simplement désignés comme indus occupants et invités à céder leur placer à de nouveaux chercheurs permanents recrutés massivement ces derniers temps », précise le document. Le directeur par intérim du centre, Yacine Belarbi, installé quelques semaines plutôt, en remplacement de Yacine Ferfera, a signé une note de service datée du 26 novembre, où les concernés sont informés que le centre « fait face à un problème sérieux de disponibilité d’espace de recherche » suite à une compagne de recrutement des nouveaux chercheurs, prévus dans le cadre du programme de consolidation du corps des chercheurs permanents de l’année 2016/2017. Les chercheurs associés, qui affirment n’avoir pas été associé à la décision, ont essayé de réagir. « On a alerté la tutelle (Enseignement supérieur). Nous avons été reçus par un conseiller du ministre puis par un DG. Des promesses nous ont été données», précise à El Watan une des victimes de la mise en retraite d’office, l’économiste et directeur de recherche, Mourad Boukella. Une mise en demeure datée du 13 décembre viendra exiger des concernés de quitter manu militari leurs bureaux. Parmi les « victimes expiatoires » de la décision figurent les chercheurs « les plus anciens, les plus titrés et les plus qualifiés dans le domaine respectifs », à l’instar de Fatma Oussedik, Safar-Zitoune Madani, Mourad Boukella, Tayeb Kennouche, Zoubir Arous.  « Véritable mémoire du centre, la plupart d’entre eux étaient présents non seulement à la création du CREAD en 1984, mais aussi à celle de son ancêtre, le CREA en 1975 », regrettent les concernés dans leur appel.  « Ils ont vidé eux-mêmes nos bureaux», s’indigne Fatma Oussedik, sociologue spécialiste de la famille, qui affirme avoir annoncé sa décision de « prendre sa retraite en décembre ». Son collègue, enseignant d’économie, Mourad Boukella s’offusque aussi : «J’ai trouvé mon bureau vidé, mes documents encartonnés et jetés dans les sous-sols du Cread ». Pour les chercheurs associés, la décision de l’administration du CREAD, que El Watan a tenté vainement de contacter, hier, est «déontologiquement injuste et moralement condamnable » : « Sa brutalité traduit l’absence totale de sens du dialogue et de la concertation, expression d’une mentalité de dictateur en herbe bien éloignée de tout esprit scientifique. Il existe certainement d’autres démarches plus « régulières », plus respectueuses des personnes et plus productive que celle qui a été choisie par le directeur. » Dévitaliser les institutions Pire, la décision est considérée comme « illégale ». « Les collègues-victimes sont dans leur majorité sous contrats de recherche signés en bonne et due forme par le directeur, après son acceptation par le conseil scientifique du centre. Il s’agit donc d’une rupture unilatérale et abusive de contrat accompagné d’un avis d’expulsion à peine voilé. Ne manquait plus que l’huissier de justice pour parachever le tout », s’offusquent les rédacteurs de l’appel qui s’interrogent : Le chercheur associé est-il à ce point démuni de protection légale pour subir un tel arbitraire ? La sentence est considéré, par ailleurs, commune une « faute professionnelle grave et une erreur de management » puisque, assurent ses victimes, l’argumentation avancée pour justifier l’expulsion est de mauvais augure pour l’avenir de la recherche en Algérie : « liquider » des chercheurs qualifiés, porteurs d’une expérience inestimable forgée le long de toute une vie, pour faire de la place à des chercheurs entamant à peine leur carrière professionnelle. Les chercheurs s’interrogent d’ailleurs  sur l’encadrement des jeunes recrues. Dénonçant un recrutement « massif », Tayeb Kennouche, sociologue, estime que les institutions comme le CREAD sont en train de se dévitaliser et de s’éloigner de la société : « Elles n’ont plus de substance, et lorsque les institutions n’ont plus de substance, elles ne sont plus légitimes. Un centre de recherche c’est un lieu d’accumulation. Il n’y a de science que si la science s’inscrit dans un processus d’accumulation, et il n’y a pas d’accumulation sans transmission. Il va falloir qu’on arrête la mise à mort de l’institution. Nous sommes en train de nous dessaisir de la société algérienne, en produisant de l’amnésie et en dévitalisant les institutions par la mise à la rue des chercheurs. »  Le malaise au CREAD touche aussi les chercheurs permanents qui ont tenu, le 18 décembre 2017, une AG, où ils dénoncent, dans un PV de leur syndicat (SNCP-CREAD), « la dégradation » de l’environnement de recherche et la « défaillance dans la gestion » imputées à la nouvelle direction. Une demande d’audience adressée par le SNCP à la DG de la recherche au ministère de l’Enseignement supérieur est «restée sans réponse ». Les chercheurs associés interpellent, dans leur lettre de protestation, les responsables et l’opinion publique sur la « forfaiture » qui vient de se commettre au Cread. « Nous attendons une réaction citoyenne salutaire de la communauté scientifique nationale pour stopper cette tentative délibérée d’assassinat de la recherche en sciences économiques et sociales dans notre pays », espèrent-ils.  
elwatan.com | 14-janv.-2018 12:00

Chorfa (Bouira) : Commerçants et citoyens protestent contre la Loi de finances 2018
Des dizaines de jeunes de la commune de Chorfa, située à 45 km à l’est du chef-lieu de wilaya de Bouira, ont bloqué ce dimanche, la RN15 pour protester contre la hausse exagérée des produits décidée dans le cadre de la Loi de finances 2018.   Les commerçants de la ville ont aussi adhéré à l’appel des jeunes en baissant les rideaux. La grève des commerçants est largement suivie, a-t-on précisé. La route est fermée à différents endroits a-t-on indiqué. La circulation automobile est impossible sur ce tronçon. Sur les banderoles arborées  par les manifestants ayant organisé au début du mois en cours, une manifestation en guise de contestation contre augmentations des différents produits de consommation, on pouvait lire : « Non aux mesures antisociales ». Des automobilistes ont été obligés d’emprunter d’autres circuits pour rallier leur destination. Des unités de la gendarmerie nationale ont été dépêchées sur place.
elwatan.com | 14-janv.-2018 11:55

Les chantiers à l’arrêt…
Plus de 38 000 logements de type location-vente (AADL) dont 24 850 unités confiées à des entreprises étrangères et 13 600 autres à des entreprises algériennes enregistrent un retard dans la réalisation au niveau de 20 wilayas. Dans le secteur de l’habitat, les retards de livraison de logements se sont accumulés ces dernières années faute d’un suivi rigoureux. Les projets avaient du mal à être concrétisés. Les souscripteurs avaient de plus en plus de difficulté à discerner entre les effets d’annonce et les réelles avancées. D’après des chiffres officiels du ministère de l’Habitat, de l’Urbanisme et de la ville, plus de 38 000 logements de type location-vente (AADL) dont 24 850 unités confiées à des entreprises étrangères et 13 600 autres à des entreprises algériennes enregistrent un retard dans la réalisation au niveau de 20 wilayas. Selon la même source, la formule LPL enregistre des retards de réalisation dans 18 wilayas. Dans ce contexte, Abdelwahid Temmar, ministre de l’Habitat, de l’Urbanisme et de la Ville, a fait état de plusieurs mesures prises par son département pour accélérer le rythme de réalisation et livrer les logements dans les plus brefs délais. La priorité du ministère est d’assainir la situation. Dans ce contexte, il tiendra aujourd’hui une rencontre avec les maîtres d’œuvre concernés par la réalisation des différentes formules de logement, particulièrement le Logement public locatif (LPL) pour connaître les causes à l’origine des retards enregistrés dans la réalisation de certains projets. Suite à ce contact, plusieurs décisions seront prises à l’encontre de ces entreprises allant de la résiliation des contrats et la mise en demeure à la relance de certains projets. C’est le ministre en personne qui a rendu publique cette information lors de son passage à l’APN. En réalité, les promoteurs comptent sur les contributions des bénéficiaires pour pouvoir entamer les projets alors qu’ils doivent disposer au moins des moyens financiers requis pour lancer un projet d’habitat sans compter sur les apports des bénéficiaires. Depuis sa nomination, le ministre a une feuille de route bien tracée pour finir tout le programme de logements lancé ou programmé (AADL, LPP, social), tout en réfléchissant à de nouvelles solutions et nouveaux types et modes d’accession au logement. Ces nouvelles solutions devraient prendre en compte la nouvelle configuration de la société algérienne, les contraintes budgétaires que connaît le pays et les ressources des Algériens. En fait, le gouvernement se déploie pour tenter de rassurer les Algériens. Le dossier dont la portée est éminemment politique est épineux et l’objectif est d’éviter absolument l’émergence de foyers de contestation et répondre aux souscripteurs qui pourraient montrer une certaine déception face aux retards dans la livraison des projets. Il faut dire que la filière du bâtiment et de la construction a été la plus touchée par la crise et le ralentissement économique. Dorénavant, les promoteurs seront mis sous pression par un meilleur suivi des projets qui se fera régulièrement à travers, entre autres, une intensification des sorties sur le terrain dans les différentes wilayas et la mobilisation d’équipes de contrôle. Les entrepreneurs concernés par le retard seront mis devant leurs responsabilités à travers la publication de leurs noms sur la page Facebook du ministère et à travers les médias. Le ministre ira plus loin en disant que la priorité sera donnée aux entreprises qui «respectent les critères de délai et de qualité», soutenant que les entreprises qui ne respectent pas leurs engagements ne se verront plus attribuer de projets de logements à l’avenir. Le message adressé aux entreprises retardataires dans la réalisation des logements est sans la moindre ambiguïté. Après le paiement des créances, sur instruction du président de la République et vu la disponibilité des moyens de réalisation et des matériaux de construction, il n’y a plus aucun prétexte pour le retard dans la réalisation. Ce dossier, resté en suspens, a impacté directement le rendement des entreprises de réalisation. Dans le secteur de l’habitat, le gouvernement avait annoncé en mai dernier que près de 60 milliards de dinars seraient payés au titre des redevances dues aux maîtres d’œuvre en charge des projets de réalisation de logements. La priorité est donnée aujourd’hui à la relance de tous les projets à l’arrêt à travers le territoire national. Les nouveaux programmes de logements prévus en 2018, dans le cadre de la loi de finances, feront l’objet «d’un suivi rigoureux», a promis M. Temmar, qui a rappelé le lancement, en dépit des contraintes financières, des travaux de 270 000 unités à travers le territoire national, dont 80 000 pour l’habitat rural, 70 000 de type public aidé (LPA) et 120 000 dédiées à la formule de type location-vente. La stratégie de l’Etat en matière de logement est basée sur la livraison, avant fin de 2019, du programme de 1,6 million d’unités, inscrit dans le cadre du quinquennat en cours.  
elwatan.com | 13-janv.-2018 12:00

On vous le dit
- Radio nationale : suspension étrange des émissions sur Yennayer Les travailleurs de la Radio nationale, toutes chaînes confondues, ont été surpris, hier, par une étrange instruction. Ils ont été sommés de suspendre tous les programmes concernant la célébration du 1er Yennayer officiel. Alors que l’ENTV poursuivait, normalement, la diffusion de ses programmes concernant cette fête nationale, l’ENRS a surpris ses auditeurs pour une décision inexpliquée. «Ce matin, il y a une instruction de cesser de parler de Yennayer. Mais personne n’était en mesure de nous donner la source de cette instruction», nous confie une source qui a requis l’anonymat. - Un mort dans un accident de la route survenu à Mostaganem Un jeune conducteur a trouvé la mort suite à un accident de la circulation survenu hier à Mostaganem, a-t-on appris auprès des services de la Protection civile. Le jeune conducteur est décédé sur place, suite à une forte collision de son véhicule, une voiture touristique, contre un arbre, a-t-on précisé. L’accident, survenu vers 4h au niveau du chemin de wilaya reliant les communes de Tadles et d’Ouled Hammou, a résulté de la déviation du véhicule, qui a heurté avec violence un arbre, dit-on encore. La dépouille de la victime, dont l’extraction du véhicule a été difficile, a été transférée à la morgue de l’Etablissement hospitalier Laâdjal Belatrache, a-t-on précisé. - Blida renoue avec la saleté Les différents quartiers de Blida croulent sous les ordures. Le visiteur de cette ville, connue jadis pour ses roses, se heurte à un décor plus que déshonorant. «Le ramassage des ordures s’effectue une à deux fois par semaine, mais seulement dans certains endroits, mal-heureusement», témoigne un habitant du centre-ville de Blida. L’absence de bacs à ordures dans certains quartiers rend les espaces communs synonymes de décharges à ciel ouvert, comme c’est le cas à la cité des Bananiers ou des Orangers. Le constat est le même à Ouled Yaïch, une commune limitrophe de Blida, connue pour ses grandes cités-dortoirs. Le passage non régulier des camions de ramassage, la rareté des bacs à ordures par rapport au volume important de déchets généré par les ménages, ainsi que le manque de civisme chez certains riverains, ont fait de Ouled Yaïch l’une des communes les plus sales de la wilaya de Blida. Pendant ce temps-là, l’établissement public wilayal chargé de la collecte et du ramassage des ordures ne daigne même pas présenter des excuses aux citoyens quant aux récurrentes perturbations de ses services. - Un mort et un blessé grave suite à une fusillade à Marseille Un homme a été tué et un autre grièvement blessé lors d’une fusillade survenue dans la nuit de jeudi à hier dans un quartier animé de la ville de Marseille (sud), a rapporté la presse française hier. Les deux victimes se trouvaient dans une voiture stationnée sur le parking du quartier de La Plaine, quand elles ont été touchées par des tirs d’armes à feu. Des sources policières citées par le journal local La Provence ont indiqué que bien que les circonstances de la fusillade soient «difficiles à déterminer », la piste du règlement de comptes est privilégiée. Selon les chiffres de la préfecture de police, douze personnes ont été tuées en 2017, dans des cas de règlements de comptes.
elwatan.com | 13-janv.-2018 12:00

Médias : Mohamed Chabane, l’un des doyens des journalistes n’est plus
Mohamed Chabane, ancien journaliste, est mort hier à Blida à l’âge de 85 ans. Il a été inhumé le même jour au cimetière Sidi Halou. Le défunt a débuté sa carrière journalistique à l’ORTF (Office de radiodiffusion et télévision française), devenu RTA (Radio et Télévision algérienne) après l’indépendance du pays. Après plusieurs années passées à l’unique chaîne de TV de l’époque, il a intégré l’APS comme rédacteur en chef et responsable de la traduction des dépêches. En 1980, il a été nommé directeur général de cette agence de presse officielle par intérim (pendant une année). «Je me souviens d’un homme discret, posé, modeste, gentil et qui n’élevait jamais la voix, même s’il a toujours occupé des postes de responsabilité. C’était un bon encadreur», témoigne Arezki Hamla, ancien journaliste à l’APS, aujourd’hui à la retraite. Ancien médersien, le défunt était aussi chargé de traduire les discours du président Houari Boumediène. Il a terminé sa carrière professionnelle modestement dans sa ville natale, soit au bureau de l’APS de Blida. «Mon père était parmi ceux qui ont remplacé le drapeau français par le drapeau algérien lors de la récupération de la Radio et Télévision algérienne le 28 octobre 1962. Malheureusement, son nom n’a jamais été cité. Que ceux qui sont en haut lieu considèrent tous ceux qui ont apporté un plus au pays avant leur mort et pensent à eux», lance les larmes aux yeux le fils aîné du défunt.  
elwatan.com | 13-janv.-2018 12:00

Célébration de Yennayer : Marche du MAK à Tizi Ouzou
Des centaines de personnes ont battu le pavé hier, dans la ville de Tizi Ouzou, pour répondre à l’appel lancé par les initiateurs de la traditionnelle marche du MAK à l’occasion de Yennayer. Ainsi, comme chaque année, le MAK fête le premier jour de l’an amazigh par une manifestation de terrain. La marche s’est ébranlée devant le portail principal du campus Hasnaoua de l’université Mouloud Mammeri, pour se diriger vers la montée du stade de 1er Novembre. Les manifestants scandaient, entre autres, des slogans hostiles aux décideurs comme «Pouvoir assassin», en reprenant en chœur les chansons de l’artiste Oulehlou. Au fur et à mesure que la procession avançait, d’autres personnes rejoignaient la marche. Les marcheurs brandissaient des banderoles sur lesquelles on pouvait lire les slogans du MAK comme «Pour l’indépendance de la Kabylie». Dans la foule, nous avons remarqué la présence d’étudiants, d’animateurs associatifs et de militants de la cause berbère comme Arezki Aït Larbi, détenu des événements d’avril 1980. Le drapeau amazigh et celui du MAK ont été également mis en avant, tout comme les portraits de Ferhat Mhenni et ceux du chantre de la chanson kabyle, Matoub Lounès, qui ont été déployés par les participants à la manifestation. Celle-ci s’est poursuivie, dans un climat pacifique, jusqu’au 1er rond-point de la ville des Genêts où les marcheurs ont marqué une halte. Et ce, avant de continuer leur action jusqu’à la placette de l’ancienne mairie, actuel musée de la ville. La foule s’est dispersée dans le calme et sans le moindre incident.
elwatan.com | 13-janv.-2018 12:00

Avion «intercepté» en France : Les précisions d’Air Algérie
La compagnie Air Algérie a apporté jeudi soir des éclaircissements concernant l’«interception» d’un de ses appareils en partance de Constantine à destination de Lyon, mardi 9 janvier, par l’armée de l’air française. «En quittant l’espace aérien algérien, l’avion d’Air Algérie a été normalement transféré sur la fréquence du contrôle aérien français qui a donné un code radar et l’a autorisé à opérer directement vers un point de navigation. Une instruction qui a été suivie par l’équipage d’Air Algérie», explique à l’APS le chef de division des affaires générales de la compagnie aérienne nationale, Réda Toubal Seghir. Mais depuis cet appel, souligne le même responsable, l’équipage d’Air Algérie n’a reçu aucun autre appel du contrôle aérien français jusqu’au moment où un avion d’une compagnie aérienne étrangère opérant dans le même espace a contacté notre équipage sur la fréquence de secours, lui demandant d’entrer en contact avec le contrôle aérien français. «Il est à préciser que l’avion algérien a suivi normalement son plan de vol et sans déviation de trajectoire», poursuit M. Toubal Seghir. «Prenant contact avec le contrôle aérien français, ce dernier informa notre équipage qu’une procédure d’identification a été initiée par les militaires français par l’envoi d’un chasseur, qui est une procédure de sécurité applicable à l’ensemble des compagnies aériennes. Elle vise à s’assurer, en cas de perte de communication radio ou de déviation de trajectoire sans autorisation, que l’aéronef n’est pas sous le coup d’une intervention illicite ou autre», précise-t-il. M. Toubal Seghir fait savoir que l’équipage demeure en toute circonstance à l’écoute sur deux fréquences : la fréquence de contrôle aérien de la zone où se trouve l’avion, ainsi que la fréquence unique de veille et de secours utilisée par les pilotes et les contrôleurs aériens et également par les militaires en cas de problème sur la fréquence de travail. «Or, affirme-t-il, à aucun moment l’équipage de notre vol n’a reçu d’appel sur cette fréquence de secours prévue justement pour ce cas.» De plus, Air Algérie «a mis à la disposition des services de contrôle aérien civils et militaires des contacts avec la direction du Centre de contrôle des opérations (centre de suivi permanent des vols) qui a aussi pour charge de communiquer toute situation particulière permettant de maintenir le contact entre les équipages en vol et les responsables au sol via un système de communication propre par message écrit (système Acars)», poursuit la même source. Dans ce cas précis, le Centre de contrôle des opérations d’Air Algérie (CCO) n’a jamais reçu d’appel de la part du service aérien civil ou militaire pour lui signifier ou l’informer d’une perte de communication avec ce vol, précise M. Toubal Seghir. Mais à toutes fins utiles, Air Algérie a demandé la transcription des messages radio entre l’avion et les services de contrôle aériens, détaille le même responsable, ajoutant que cette transcription permettra de situer les éventuelles défaillances d’un côté comme de l’autre.            
elwatan.com | 13-janv.-2018 12:00

Point de vue : Les médecins résidents portent l’aspiration des Algériens à une vie digne
En Algérie, la part des dépenses publiques affectées à la santé n'a jamais atteint les 10% du budget de l'Etat. Celle-ci est de 13% en Jordanie, 14% en Tunisie, 17,5% en Iran et 18% à Cuba. Tous les Algériens ont été choqués par les images montrant la répression policière des médecins résidents qui voulaient marcher pacifiquement pour exprimer un ras- le-bol et attirer l’attention sur leurs conditions socioprofessionnelles. Cette répression s’inscrit dans la logique et la suite que les autorités réservent à toute contestation sociale ou politique. La multiplication de ces contestations/répressions renseigne sur le fossé qui se creuse entre la société et le gouvernement. Les enseignants, les médecins, les paramédicaux, les commerçants expriment, on ne peut mieux, le sentiment de cette classe moyenne agressée dans son pouvoir d’achat et malmenée dans son bien- être. Les classes laborieuses n’ont plus l’exclusivité de l’exclusion. Ceci interpelle tout Algérien rêvant d’un monde meilleur et jaloux de sa patrie. Nous ne devons pas perdre de vue que les complots ourdis contre les pays de la région ces dernières années n’ont été rendus possibles que par la grâce de la paupérisation de leurs classes moyennes, jadis garantes de la stabilité de ces différentes sociétés. Consacrer les libertés individuelles et collectives Le droit de s’organiser et de s’exprimer individuellement et collectivement de façon pacifique doit être consacré une bonne fois pour toutes. Pouvoir revendiquer, se rassembler, marcher et manifester pacifiquement, sans être tabassé ni embarqué, est un droit fondamental qui doit être respecté, tout comme doit être respectée la dignité de tout salarié, fonctionnaire ou citoyen tout court. Les médecins résidents ont, aujourd'hui, un immense privilège et l'honneur de porter cette aspiration à une vie meilleure et digne en Algérie, et sur ce point il faut les soutenir indiscutablement et sans réserve. Les médecins doivent protéger leur mouvement de toute dérive Il appartient aussi à ces médecins de ne pas dilapider le capital sympathie et le soutien qu'ils ont fait naître chez des millions d'Algériens. Leurs revendications doivent être explicites, transparentes et clairement exprimées. Elles doivent s'éloigner des revendications égoïstes et irréalistes, dont la suppression du service civil, ou du service militaire qui demeure une nécessité et un devoir. Exiger un emploi, des conditions de travail idoines, une rémunération en rapport avec le diplôme et les services rendus à la société est d'une légitimité indiscutable. Le gouvernement doit impulser un dialogue réel et fécond afin de favoriser des solutions consensuelles pour les satisfaire. Le service civil n'a pas été et ne peut être un échec. C'est le système de santé, dans son ensemble, qui n'est pas suffisamment efficient à cause de l'absence de visibilité des gouvernants, du manque de ressources affectées à la santé et du poids des lobbys. Lutter contre les discriminations et les inégalités géographiques et sociales demeure une nécessité et une obligation pour le gouvernement et la société afin d'assurer une couverture sanitaire à tous les Algériens et en premier lieu à ceux des régions du Sud et des Hauts-Plateaux. Il ne faut pas perdre de vue que la moitié des médecins spécialistes opèrent dans le privé et sont dans leur quasi- majorité installés dans les villes du littoral, provoquant ainsi des inégalités économiques et géographiques catastrophiques. Préserver l'équité en matière d'accès aux soins L’équité en matière d’accès aux soins n’est plus de mise en Algérie à cause des discriminations financières, mais aussi géographiques. Aujourd’hui, le risque de décéder avant d’atteindre l’âge d’un an pour un enfant vivant au Sud (32 pour 1000) est deux fois supérieur à celui d’un enfant vivant au Nord (14 pour 1000) ou de décéder avant l’âge de cinq ans (35 pour 1000 au Sud contre 16 pour 1000 au Nord). Les mêmes inégalités sont observées en ce qui concerne la protection maternelle. Voilà pourquoi le service civil est une nécessité. Par contre, il est légitime que les médecins résidents demandent que les conditions d’accueil, de vie et de travail en rapport avec le service civil soient réunies et une rémunération compensatoire et motivante assurée. C'est possible et réalisable si l'Etat mobilise les moyens qu'il faut. La part des dépenses publiques affectées à la santé n'a jamais atteint les 10% du budget de l'Etat en Algérie. A titre de comparaison, celle-ci est de 13% en Jordanie, 14% en Tunisie, 17,5% en Iran et 18% à Cuba. A ce sujet, il n'y a qu'à se poser la question : pourquoi la majorité des Algériens accepteraient volontiers de travailler au Sud, à Sonatrach ou dans les entreprises étrangères ? L'iniquité et le danger de l'activité complémentaire Pour ce qui est de l'activité complémentaire que certains voudraient, par opportunisme, adosser au mouvement légitime des médecins résidents, il y a lieu de rappeler que cette activité a eu des résultats catastrophiques sur le fonctionnement de nos hôpitaux : détournement des malades, des médecins, du matériel et même des médicaments. A cause de ce comportement, nos hôpitaux ont connu un ralentissement de leur activité et même une paralysie les après-midi. Le rapport 2003 sur «La santé des Algériennes et des Algériens», élaboré par le ministère de la Santé, indique, à ce sujet, que «depuis la mise en application des textes concernant le temps complémentaire, les activités des établissements sont considérablement réduites à partir de 12h». L’activité complémentaire dans les cliniques privées a été un point noir dans le système de santé. Son déplacement vers les établissements publics de santé ne fera qu’aggraver les dysfonctionnements de ces derniers. Soumis à la marchandisation, nos hôpitaux deviendront une source supplémentaire d’inégalités socioprofessionnelles pour les professionnels de la santé et une source d’inégalité et d’iniquité en matière d’accès aux soins pour les malades. Aussi, cette activité, sous toutes ses formes, doit être bannie à jamais.
elwatan.com | 13-janv.-2018 12:00

Un tableau apocalyptique
Alors que le gouvernement français prépare une réforme durcissant l'accueil des migrants et les conditions d'octroi de l'asile en France, le magasine de droite (dure) Valeurs Actuelles publie dans sa dernière livraison, comme il en est coutumier, un dossier alarmiste sur une déferlante d’Algériens vers la France (100 000 au cours des prochaines années) en cas de «déstabilisation» de l’Algérie. La bombe algérienne. Immigration massive, explosion des banlieues… Ce que craint la France si l’Algérie bascule». Derrière cette accroche anxiogène et alarmiste, le journal dresse un tableau apocalyptique de l’Algérie en cas d’aggravation de la situation socioéconomique du pays. Et d’annoncer la couleur avec ce préambule : «Intellectuels, diplomates, membres des services de renseignements, tous les experts de la question algérienne le disent : le pays entrera bientôt dans une forte zone de turbulences. L’impact sur la France sera considérable». Dans un des articles du dossier il est écrit qu’«en coulisses, au ministère de l’Intérieur, on n’hésite désormais plus à parler de l’arrivée potentielle de près de 100 000 ressortissants algériens dans les prochaines années si la situation s’aggrave». Dans un long article, l’écrivain Boualem Sansal revient sur le régime politique et les grands événements qui ont marqué l’Algérie depuis le règne de Boumediène à Bouteflika, notant l’omniprésence de ce dernier depuis le début, en tant que ministre, puis dauphin à la succession de Boumediène, jusqu’à son retour triomphant à la tête de l’Etat. La rétrospective de Boualem Sansal sur «un demi-siècle marqué du sceau de Bouteflika» s’achève ainsi : «Voilà toute l’Algérie. S’il est un coupable parmi les coupables, c’est bien Bouteflika. Il est au pouvoir depuis 1962 et le restera jusqu’à sa mort, et, au-delà, il se perpétuera à travers ses frères et leurs enfants. C’est clair, la dynastie Bouteflika survivra au peuple mais le peuple ne lui survivra pas». A l’appui de cette assertion, l’écrivain ajoute : «Traumatisé par la décennie noire, celui-ci n’a plus de ressorts. S’il fait mille émeutes par jour, c’est pour dénoncer des élus locaux, en des échauffourées qui n’ont pas de signification politique au-delà. Et puis, il y a les islamistes, ils sont toujours là, plus nombreux, prêts à bondir sur la bête, et la dynastie s’est dotée d’une armada suréquipée, surentraînée, surpayée, elle ne fera qu’une bouchée du peuple et vite fait remettra les islamistes dans leur rôle d’épouvantail. Le plan est réglé, le cinquième mandat est dans la poche.» Ainsi, à suivre l’analyse de Sansal, point de salut, point d’ouverture, si ce n’est dans la fuite et l’exil. Vers la France. L’écrivain poursuit : «Vers qui se tourner ? l’ONU, l’Union européenne, l’Union africaine, la Ligue arabe ? Allons ! Les Algériens placent leur espoir en la France, où vivent quelques-uns de leurs compatriotes : 2, 4, 7 millions ?), et leurs enfants, qui ne savent rien de l’histoire coloniale, font pareil, mais voilà, le jeune Macron, qui lui aussi méconnaît l’histoire, est venu à Alger pour leur dire à bout portant : ‘‘Vous n’êtes rien pour moi, je ne vous dois rien, débrouillez-vous !’' Sait-il qu’en le disant aux Algériens, il le dit aussi à ces millions de Français qui ont l’Algérie au cœur et dans la tête, les pieds-noirs, les harkis, et ceux qui, à titre civil, militaire ou religieux, ont servi en Algérie ? Tous veulent savoir ce qui s’est réellement passé, qui a trahi, qui a menti, et pouvoir se reconstruire un futur qui reconnaisse le passé et le respecte. Et puis, il y a les candidats à l’émigration, qui se fichent de tout cela, de l’Algérie, de la France, de leurs bisbilles, ils iraient sur la lune et s’y trouveraient bien si nul visa n’était exigé pour s’y rendre. L’Algérie est pour eux une prison et la France une escale commode vers l’ailleurs, pas plus.» Si Boualem Sansal nuance son propos sur les candidats à l’émigration auxquels il fait référence, en écrivant que l’émigration vers la France n’est pas pour ces Algériens une destination finale mais une «escale», pour le journal qui lui a ouvert ses colonnes, ce seraient des vagues entières qui submergeraient la France. Hantise bien connue de Valeurs Actuelles. Dans un article de la rédaction intitulé «Quand l’Algérie explosera», son auteur estime qu’«au bord de la faillite, le pays pourrait sombrer bientôt dans le chaos, ce qui provoquerait des vagues migratoires inédites auxquelles la France n’est pas préparée». Et pour justifier son propos, voilà ce qu’il écrit : «… Avec la mort prochaine d’un Abdelaziz Bouteflika très affaibli, dans ce pays où le tiers de la population est au chômage et où les deux tiers de la population ont moins de 30 ans, quatre possibilités s’offrent à la jeunesse : rejoindre l’armée, survivre de subsides sociaux, se radicaliser en rejoignant les groupes terroristes islamistes ou fuir. C’est ce dernier choix qu’est en train de faire une partie de la population, qui a compris que son pays ne peut pas lui offrir d’avenir. En réalité, l’exil de la population algérienne a débuté... Durant les seuls mois d’octobre et de novembre, plus de 3000 migrants algériens ont débarqué sur les côtes espagnoles sans volonté de retour. Du jamais-vu !» «… Le problème se déplace : considérant être maltraités en Espagne, les clandestins algériens souhaitent souvent rejoindre leur cousin, leur frère, leur sœur en France et bénéficier du regroupement familial pour obtenir, un jour, la nationalité française. Ou alors utiliser les dispositions prévues par les… Accords d’Evian. Et profiter de notre arsenal social, dont l’aide médicale de l’Etat (AME), qui prend en charge la totalité du coût de soins des clandestins…» «Pour les prochains mois, des notes des services de Madrid évoquent l’arrivée possible de… 90 000 clandestins algériens sur le sol espagnol... Les listes de passagers depuis les ports de passagers depuis les ports et aéroports français, italiens, espagnols sont maintenant épluchées comme en temps de guerre, pour être certain que personne ne puisse revenir. En conséquence, des villes comme Alger et Oran se vident. Mais aussi les campagnes. Ce sont donc non seulement la jeunesse, mais aussi les classes moyennes qui veulent fuir». «Le marché de la vente de bateaux pneumatiques pouvant embarquer plusieurs dizaines de personnes pour un coût modique est progressivement en train de se déplacer de la Libye vers l’Algérie…». «Un autre phénomène inquiète particulièrement le ministère de l’Intérieur français depuis plusieurs mois : l’Algérie fait aujourd’hui partie des pays qui reconnaissent le moins leurs ressortissants interpellés en situation irrégulière sur le sol français». … «Trop occupés à encaisser le choc migratoire de 2015 provoqué par l’avènement de l’Etat islamique, les services de renseignements européens ont, sans le vouloir, baissé la garde sur la bombe migratoire algérienne... Chacun le sait désormais, le château de cartes peut s’effondrer à tout moment. Survivra-t-il au possible cinquième mandat présidentiel de Bouteflika en 2019, alors que ce dernier n’est plus que l’ombre de lui-même. Du côté français, on cherche avant tout à ne pas jeter de l’huile sur le feu...». Les banlieues seraient, selon l’hebdomadaire de droite, l’autre sujet d’inquiétude des autorités françaises en cas de «déstabilisation» de l’Algérie. Dans un autre article, «Le testament de Bouteflika», l’auteur n’écarte pas une candidature de Saïd Bouteflika à la succession à son frère, pour laquelle des comités de soutien commencent à se constituer, l’autre carte du frère du président serait, selon le journaliste, le général Hamel Abdelghani, Directeur général de la Sûreté nationale, qui «serait sans doute un gage de stabilité pour un pays qui risque d’en avoir particulièrement besoin. Car une succession ratée inquiète Paris et les voisins marocain et tunisien… Un effondrement du pouvoir pourrait nous donner une Libye bis, bien plus dangereuse pour la France du fait des liens particuliers qui nous unissent à l’Algérie». A souligner que Valeurs Actuelles est un habitué de Unes «choc» sur ses sujets de prédilection, jouant avec les amalgames et les raccourcis : l’immigration «envahissante», plus particulièrement algérienne, en se faisant le porte-parole de la théorie du «Grand remplacement», de l’islam. Ainsi titrait-il sa Une du 9 novembre 2017 : «Chassez le chritianisme et vous aurez l’islam». Autres exemples : «Pourquoi l’islam fait peur aux Français» (le 20 janvier 2011) ; «Naturalisés, l’invasion qu’on nous cache» avec une photo représentant une Marianne voilée (22 septembre 2013) ; «Roms l’overdose» (22 août 2013)... Deux de ces Unes lui ont valu une condamnation judiciaire pour diffamation et stigmatisation.  
elwatan.com | 13-janv.-2018 12:00

Djamel Ould Abbès renforce le «marquage» d’Ahmed Ouyahia
Ayant un œil sur la présidentielle de 2019, Djamel Ould Abbès confirme, à nouveau, qu’il veut barrer la route d’El Mouradia au secrétaire général du RND. Le secrétaire général du FLN, Djamel Ould Abbès, multiplie les pressions sur le Premier ministre, Ahmed Ouyahia. Alors que, publiquement, il affirme qu’il «ne nourrit aucune animosité à l’égard du premier responsable du gouvernement», en catimini le patron du FLN œuvre à l’affaiblir davantage. Ayant un œil sur la présidentielle de 2019, Djamel Ould Abbès confirme, à nouveau, qu’il veut barrer la route d’El Mouradia au secrétaire général du RND. C’est dans cet objectif qu’il a convoqué, mercredi dernier, une réunion des cadres de son parti. Une réunion destinée, selon plusieurs titres de la presse nationale, à faire «l’évaluation de l’action du gouvernement durant l’année 2017». Une première depuis l’avènement du pluralisme politique. En effet, Djamel Ould Abbès a convoqué pour cette rencontre des membres de la commission des finances de l’APN qui appartiennent au FLN, des membres de la commission des ministres du parti (anciens ou nouveaux) et des responsables du bureau politique. Ces derniers ont été chargés de «juger notamment l’action du Premier ministre, Ahmed Ouyahia, pour voir s’il a bien respecté le programme du président Bouteflika». Les participants sont appelés, ensuite, à élaborer une prospection pour 2018. «Le FLN a un rôle central à jouer en 2018 et ce, dans tous les domaines : politique, économique et culturel», insiste Djamel Ould Abbès, rappelant que son parti est sorti «vainqueur» des dernières élections locales. «Après le grand succès aux élections, le parti a un rôle important à jouer. Certes, c’est un accompagnateur de l’Exécutif, mais il est aussi une sentinelle ! Notre lien avec nos autres partenaires, c’est le programme du président de la République», lance-t-il, en appelant aussi à faire le bilan du quatrième mandat. L’allusion de Djamel Ould Abbès est claire. Il vise le RND et son secrétaire général qui ont réalisé aussi une percée durant les locales du 23 novembre dernier. C’est ce qui fait trembler, peut-être, le FLN et ses proches, qui seraient, sans nul doute, à l’origine des dernières rumeurs évoquant le limogeage d’Ahmed Ouyahia et le changement de gouvernement. En tout cas, il n’y a pas d’autres explications à cette offensive de Djamel Ould Abbès qui s’érige en gardien «du temple Algérie». Avant la réunion de mercredi dernier, le secrétaire général du FLN est allé jusqu’à convoquer «une tripartite parallèle» pour, dit-il, «défendre les entreprises publiques». Certes, il s’est «dégonflé» le jour de ladite rencontre, mais il ne l’a pas regretté. Pis encore, il affirme que la convocation de cette tripartite «a été commandée d’en haut». De la présidence ? Il ne dit rien. Mais il a toujours affirmé que «le président Bouteflika est le président du FLN et que ce dernier est l’Etat». Ces agissements gêneront, sans doute, Ahmed Ouyahia. Résistera-t-il pour longtemps ? Le front social : une autre pression Outre l’offensive du FLN, Ahmed Ouyahia fera aussi face à la pression du front social qui lui donne du fil à retordre en ce début d’année 2018. Et cette pression risque de monter crescendo. Effectivement, le Premier ministre et son staff devront faire face à de nombreux mouvements de contestation, dont ceux qui sont déjà en cours depuis le début du mois de janvier. La protesta prend plusieurs formes, obligeant ainsi l’Exécutif à réagir à chaque fois différemment pour maîtriser la situation. L’Exécutif résistera-t-il à la pression de la rue ? Aura-t-il les moyens de répondre à toutes les revendications ? Si à la fin de l’année 2017 le pouvoir a réussi à contenir les manifestations pour la promotion de la langue amazighe en décrétant Yennayer comme fête nationale chômée et payée et en annonçant de nouvelles mesures pour satisfaire cette revendication, la tâche s’annonce difficile pour l’année en cours. Le gouvernement est appelé d’abord à gérer la crise dans le secteur de la santé, marquée par la grève des médecins résidents qui exigent la satisfaction de leur plateforme de revendications, notamment l’abrogation du service civil et la dispense du service national. Les réactions du ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, Mokhtar Hasbellaoui, n’ont pas calmé la colère de cette catégorie de médecins. La répression de leur marche à Alger, le 3 janvier dernier, n’a fait qu’aggraver le conflit. Après le boycott des examens, les médecins ont organisé de nombreuses marches à travers le pays. Et pour l’instant, aucun signe de dénouement ne se profile à l’horizon. L’année est encore longue et des mouvements de protestation auront aussi lieu dans d’autres secteurs, comme la Fonction publique où les syndicats attendent toujours la satisfaction de leurs revendications. Ouyahia et son gouvernement résisteront-ils jusqu’à 2019 ?  
elwatan.com | 13-janv.-2018 12:00

«L’Algérie a un rôle stabilisateur dans la région»
Le rôle des diplomates européens dépêchés à Alger, quand ces derniers réussissent à dépasser les préjugés (et la méfiance algérienne), peut briser l’isolement et la désinformation qui ont été injustement imposés à l’Algérie durant les dernières années. Il n’est jamais trop tard pour rendre à César ce qui appartient à César. L’un d’entre eux, représentant un pays très proche de l’Algérie de par sa culture méditerranéenne et par le solide partenariat économique construit pendant des décennies, a parfaitement compris la réalité algérienne, qu’il explique sans détour ni hypocrisie. Et ses propos sont d’autant plus sincères, qu’ils reposent sur son expérience directe sur le terrain. Pasquale Ferrara, ambassadeur d’Italie à Alger, depuis presque deux ans, doit sans doute à ses origines napolitaines l’aisance communicative qui le porte à apprécier ses interlocuteurs et à en être apprécié, en des temps records. La chaleur et l’empathie qu’il met dans ses relations avec l’Algérie et les Algériens vont au-delà de la stratégie diplomatique et de l’effort constant qu’il met à représenter dignement et efficacement son pays à Alger. Les commentaires sur l’Algérie, qu’il n’a cessé de publier sur les réseaux sociaux, depuis sa nomination à la Villa Hesperia (El Biar), démontrent l’approche respectueuse et désireuse d’aller au fond des choses, qui caractérise son rapport à sa mission algérienne. L’intensité que cet universitaire et intellectuel met dans l’accomplissement de son rôle d’émissaire surprend, tant on est habitué à une diplomatie européenne prudente et distante. Qu’il parle de son staff italo-algérien à l’ambassade, de la pluie sur les routes d’Alger, des chats algérois qui trouvent refuge dans sa résidence, du concours de la pizza, du festival du cinéma à Alger, ou des grands chantiers que des entreprises italiennes ont ouverts en Algérie, il glisse toujours un clin d’œil amical et bienveillant envers les Algériens et une invitation subtile pour ses concitoyens à découvrir et aimer l’Algérie. Et c’est tout naturellement qu’il transmet ses impressions sur l’Algérie aux médias de son pays. Lors du programme «Unomattina», diffusé mardi par la chaîne de télévision publique Rai 1, Pasquale Ferrara a tracé un profil juste et positif sur le rôle de l’Algérie dans la région. «En ce moment, l’Algérie représente, dans le scénario méditerranéen, un point de référence, y compris pour l’Europe, en termes de solidité des institutions et d’engagement dans la lutte contre le terrorisme transnational… L’Algérie peut être considérée comme un exemple à suivre concernant son contrôle des frontières, pas seulement sur le plan militaire, il est important surtout dans les régions où persistent encore des poches d’extrémisme violent et de terrorisme transnational, surtout dans la région du Sahel, mais c’est un pays qui peut également contribuer à un processus de stabilisation par exemple au Mali. L’Algérie de manière très discrète, et dans le cadre d’une attitude en parfaite syntonie avec celle de l’Italie et l’Onu, accomplit une fonction de dialogue, y compris dans la difficile situation libyenne», a affirmé le diplomate italien à la Rai. «L’Algérie est sortie de sa décennie noire, qui a coûté 200 000 victimes, avec un grand courage et une grande détermination, afin de panser ses blessures, qui ont touché toutes les sphères de la société», a rappelé l’ambassadeur d’Italie à Alger. Un esprit humaniste qui rappelle la philosophie du président de la République le plus aimé des Italiens, Sandro Pertini, qui avait, lors de sa visite historique à Alger en 1980, prononcé cette phrase emblématique : «Quand je vois La Casbah, le sang du partisan (résistant) s’échauffe en moi !» en faisant référence à La Bataille d’Alger.  
elwatan.com | 13-janv.-2018 12:00

Les chantiers à l’arrêt…
Plus de 38 000 logements de type location-vente (AADL) dont 24 850 unités confiées à des entreprises étrangères et 13 600 autres à des entreprises algériennes enregistrent un retard dans la réalisation au niveau de 20 wilayas. Dans le secteur de l’habitat, les retards de livraison de logements se sont accumulés ces dernières années faute d’un suivi rigoureux. Les projets avaient du mal à être concrétisés. Les souscripteurs avaient de plus en plus de difficulté à discerner entre les effets d’annonce et les réelles avancées. D’après des chiffres officiels du ministère de l’Habitat, de l’Urbanisme et de la ville, plus de 38 000 logements de type location-vente (AADL) dont 24 850 unités confiées à des entreprises étrangères et 13 600 autres à des entreprises algériennes enregistrent un retard dans la réalisation au niveau de 20 wilayas. Selon la même source, la formule LPL enregistre des retards de réalisation dans 18 wilayas. Dans ce contexte, Abdelwahid Temmar, ministre de l’Habitat, de l’Urbanisme et de la Ville, a fait état de plusieurs mesures prises par son département pour accélérer le rythme de réalisation et livrer les logements dans les plus brefs délais. La priorité du ministère est d’assainir la situation. Dans ce contexte, il tiendra aujourd’hui une rencontre avec les maîtres d’œuvre concernés par la réalisation des différentes formules de logement, particulièrement le Logement public locatif (LPL) pour connaître les causes à l’origine des retards enregistrés dans la réalisation de certains projets. Suite à ce contact, plusieurs décisions seront prises à l’encontre de ces entreprises allant de la résiliation des contrats et la mise en demeure à la relance de certains projets. C’est le ministre en personne qui a rendu publique cette information lors de son passage à l’APN. En réalité, les promoteurs comptent sur les contributions des bénéficiaires pour pouvoir entamer les projets alors qu’ils doivent disposer au moins des moyens financiers requis pour lancer un projet d’habitat sans compter sur les apports des bénéficiaires. Depuis sa nomination, le ministre a une feuille de route bien tracée pour finir tout le programme de logements lancé ou programmé (AADL, LPP, social), tout en réfléchissant à de nouvelles solutions et nouveaux types et modes d’accession au logement. Ces nouvelles solutions devraient prendre en compte la nouvelle configuration de la société algérienne, les contraintes budgétaires que connaît le pays et les ressources des Algériens. En fait, le gouvernement se déploie pour tenter de rassurer les Algériens. Le dossier dont la portée est éminemment politique est épineux et l’objectif est d’éviter absolument l’émergence de foyers de contestation et répondre aux souscripteurs qui pourraient montrer une certaine déception face aux retards dans la livraison des projets. Il faut dire que la filière du bâtiment et de la construction a été la plus touchée par la crise et le ralentissement économique. Dorénavant, les promoteurs seront mis sous pression par un meilleur suivi des projets qui se fera régulièrement à travers, entre autres, une intensification des sorties sur le terrain dans les différentes wilayas et la mobilisation d’équipes de contrôle. Les entrepreneurs concernés par le retard seront mis devant leurs responsabilités à travers la publication de leurs noms sur la page Facebook du ministère et à travers les médias. Le ministre ira plus loin en disant que la priorité sera donnée aux entreprises qui «respectent les critères de délai et de qualité», soutenant que les entreprises qui ne respectent pas leurs engagements ne se verront plus attribuer de projets de logements à l’avenir. Le message adressé aux entreprises retardataires dans la réalisation des logements est sans la moindre ambiguïté. Après le paiement des créances, sur instruction du président de la République et vu la disponibilité des moyens de réalisation et des matériaux de construction, il n’y a plus aucun prétexte pour le retard dans la réalisation. Ce dossier, resté en suspens, a impacté directement le rendement des entreprises de réalisation. Dans le secteur de l’habitat, le gouvernement avait annoncé en mai dernier que près de 60 milliards de dinars seraient payés au titre des redevances dues aux maîtres d’œuvre en charge des projets de réalisation de logements. La priorité est donnée aujourd’hui à la relance de tous les projets à l’arrêt à travers le territoire national. Les nouveaux programmes de logements prévus en 2018, dans le cadre de la loi de finances, feront l’objet «d’un suivi rigoureux», a promis M. Temmar, qui a rappelé le lancement, en dépit des contraintes financières, des travaux de 270 000 unités à travers le territoire national, dont 80 000 pour l’habitat rural, 70 000 de type public aidé (LPA) et 120 000 dédiées à la formule de type location-vente. La stratégie de l’Etat en matière de logement est basée sur la livraison, avant fin de 2019, du programme de 1,6 million d’unités, inscrit dans le cadre du quinquennat en cours.  
elwatan.com | 13-janv.-2018 12:00

L’ambassadeur américain rencontre Ali Benflis
Ali Benflis, président de Talaie El Hourriyet, a reçu, jeudi dernier, au siège du parti, l’ambassadeur des Etats-Unis d’Amérique en Algérie, John Desrocher, à sa demande. Selon un communiqué du parti rendu public avant-hier, le diplomate américain a «évoqué les relations entre les Etats-Unis et l’Algérie et leurs perspectives de développement». Ali Benflis, qui s’est félicité de la nouvelle dynamique insufflée aux relations bilatérales, de la diversification de la coopération entre les deux pays et de l’instauration d’un dialogue stratégique pour encadrer les relations bilatérales dans tous les domaines, a déclaré partager l’optimisme de l’ambassadeur quant aux perspectives de développement de ces relations et s’est dit, indique la même source, «confiant dans le potentiel d’un partenariat économique algéro-américain qui puisse s’inscrire dans la durée sur la base de l’intérêt et du respect mutuels». Le président de Talaie El-Hourriyet a, par la suite, exposé à son interlocuteur les grandes lignes du projet politique de son parti qui repose, selon le communiqué, sur «les trois piliers que sont la modernisation politique, la rénovation économique et la réforme sociale». A la demande de l’ambassadeur, soutient la même source, Ali Benflis a également présenté son évaluation de la situation dans notre pays, «confronté à une impasse politique et une situation économique et sociale des plus difficiles». Il a, en effet, évoqué sa proposition de sortie de crise à travers une démarche responsable, pacifique, consensuelle, graduelle, et rappelé son appel à «un dialogue inclusif entre le pouvoir en place, les partis politiques, les personnalités nationales et les forces vives de la société civile pour négocier une plateforme de sortie de crise consensuelle et éviter à notre pays les dérapages que pourraient provoquer la persistance de l’impasse politique et l’exacerbation de la crise économique et sociale». Ali Benflis et son hôte ont également procédé par ailleurs à un échange de vues sur des questions d’actualité régionale et internationale d’intérêt pour les deux pays. L’ancien candidat à l’élection présidentielle de 2014, souligne le communiqué, «a saisi l’occasion pour exprimer ses regrets pour la décision des Etats-Unis de transférer leur ambassade en Israël à Jérusalem et réaffirmé l’attachement du parti Talaie El Hourriyet à une solution juste et définitive du conflit israélo-palestinien qui passe par la création d’un Etat palestinien indépendant dans les frontières des territoires palestiniens occupés en 1967, avec El Qods Echarif comme capitale».            
elwatan.com | 13-janv.-2018 12:00

Célébrer Yennayer pour soutenir l’école de Tamazight INAS de Montréal
La célébration de Yennayer est, depuis 2013, l’occasion pour l’école de Tamazight INAS de Montréal  d’organiser une levée de fonds lui permettant de continuer l’enseignement à ses 80 élèves venant de la métropole et de ses environs. C’est ce samedi que rendez-vous est donc donné au public composé principalement de membres de la communauté kabyle et berbérophone mais ouvert aux autres communautés pour une soirée conviviale digne des traditionnelles et millénaires veillées de Yennayer en Afrique du Nord, le tout autour d’un couscous et d’un programme musical. « Cette levée de fonds est importante pour notre école. Elle est notre principale source de financement », explique Oussaid Saidoun, président de l’association INAS. L’Association INAS fondée en 2009 a mis sur pied une école du week-end pour enseigner tamazight afin de « réponde au besoin de la communauté qui désire transmettre sa langue à ses enfants ». Le programme s’adresse aux adultes aussi. Ailleurs au Canada, à Ottawa, l’Association culturelle amazigh d’Ottawa-Hull (http://acaoh.ca/) dispense depuis une quinzaine d’années des cours de tamazight les fins de semaine pour les enfants dans le cadre du Programme des Langues Internationales de la province de l’Ontario. A noter aussi que d’autres associations célèbrent Yennayer à Montéral  comme l’Association culturelle Zerfa Chaouie Québec ou le Centre amazigh de Montréal (CAM), entre autres.   Plus : https://www.facebook.com/EcoleInas/
elwatan.com | 12-janv.-2018 20:17

Zemmouri El Bahri (Boumerdès) : Le corps d’un migrant rejeté par la mer emballe la toile
Les photos ont emballé la toile ce vendredi : sur l’une d’elles, un corps sans vie était affalé sur la plage de Zemmouri El Bahri. L’autre montrait l’évacuation du cadavre à bord d’une ambulance de la protection civile. Il n’en fallait pas plus pour que la première image soit associée à celle du petit enfant syrien que la mer avait rejeté voici deux ans. La ressemblance est frappante. Les deux corps ont la même position : couchés sur le ventre avec un bras allongé sur la plage comme pour chercher secours et l’autre encore emprisonné par les vagues qui semblent ne pas vouloir le lâcher. La vidéo est encore plus explicite et choquante. Le drame des migrants se joue devant l’impuissance des responsables devant cette détresse humaine. Les réactions des internautes sont partagées entre compassion et révolte. Les critiques envers les responsables qui n’arrivent pas à empêcher la multiplication de cette « traite des migrants ». Les côtes de Boumerdès sont réputées pour être des lieux de passage privilégiés des migrants, notamment au niveau de l’axe Cap Djenet et Dellys. Les passeurs sont également connus mais le trafic bat son plein sans que les autorités qui doivent lutter contre ce phénomène n’arrivent à l’endiguer ou du moins l’atténuer. On s’interroge ici et là sur « la passivité » caractérisée des pouvoirs publics et l’impunité  des criminels qui commercent dans la chair humaine.      La vidéo est à regarder ici : https://web.facebook.com/wolfedz/videos/924144631086871/
elwatan.com | 12-janv.-2018 19:57

Retard dans la construction des logements : le ministre rencontrera demain les maîtres d’œuvre
Le ministre de l’Habitat, Abdelwahid Temmar, tiendra demain une rencontre avec les maîtres d’œuvre concernés par la réalisation des différentes formules de logement, particulièrement le Logement public locatif (LPL) pour connaître les causes à l’origine des retards enregistrés dans leur réalisation. A l’issue de cette rencontre, plusieurs décisions seront prises à l’encontre de ces entreprises allant de la résiliation des contrats et la mise en demeure à la relance de certains projets, a indiqué le ministre en réponse aux préoccupations des députés lors d’une plénière de l’APN rapporte l’APS. La formule LPL enregistre des retards de réalisation dans 18 wilayas, a ajouté le ministre Temmar, relevant que des réunions seront tenues à cet effet avec les maîtres d’œuvre et les responsables locaux. Dans ce contexte, le ministre a fait état de plusieurs mesures prises par son département pour accélérer le rythme de réalisation et livrer les logements dans les plus brefs délais, ajoutant que c’est là «la priorité du ministère». Toutes les formules bénéficient du soutien de l’Etat à travers des aides directes, des abattement dans le foncier, des crédits à taux bonifiés ainsi que d’autres formes et voies de financement, a souligné le ministre, rappelant par la même occasion que la formule LPL est financée entièrement sur le Trésor de l’Etat. La formule LPL (sociale) a bénéficié depuis 1999 dans le cadre du programme du président Bouteflika d’un budget de 43 milliards de dollars et a permis de loger 1 141 113 familles, a précisé le ministre.  
elwatan.com | 12-janv.-2018 12:00

Brèves...
«Mains tendues» à Boumerdès Une nouvelle association vient enrichir le paysage de la société civile à Boumerdès. Il s’agit d’une association qui entend défendre les intérêts des personnes aux besoins spécifiques quels qu’ils soient : moteur, auditif, de la vision ou autres. L’association entend également organiser des activités culturelles, sportives et de loisirs pour cette frange de la société avec comme objectif leur pleine intégration. L’assemblée générale constitutive s’est tenue ce mercredi et a abouti à la dénomination «Mains tendues» pour exprimer la chaîne de solidarité à laquelle œuvrera l’association qui a procédé aussi à l’élection des membres du bureau que préside Mme Belhabli Aïcha, élue Apw ; y figurent également des handicapés, à l’exemple du champion olympique d’athlétisme, Belhabli Nabil. Le siège de l’association est, pour l’instant, à Thénia. 124 postulants au concours de propreté La commission de wilaya d’examen des candidatures pour le concours de la meilleure école, du meilleur quartier et de la commune la plus belle s’est réunie ce mercredi pour retenir 124 concurrents dont 9 communes sur les 32 que compte la wilaya, 21 quartiers et 94 écoles. C’est ce qu’a révélé l’inspecteur général de la wilaya, M. Zerrouki, à l’issue de l’échéance de dépôt des candidatures le 8 janvier. Pour rappel, le wali de Boumerdès avait lancé ce concours primé pour encourager l’esprit d’initiative citoyenne auprès notamment de la jeunesse.. El Tarf : saisie de 93 faux billets Lors d’un contrôle routier sur la RN16, reliant les wilayas de Annaba à Souk Ahras, au lieudit N’Ched Salah, commune de Dréan, les éléments de la gendarmerie de la brigade de Chbaïta Mokhtar ont interpellé, hier, quatre individus à bord d’un véhicule, avons-nous appris de ce corps constitué. Les mis en cause sont âgés de 28 ans, 24 ans, 22 ans et 18 ans. Contrôlés et fouillés, ils avaient en leur possession quatre-vingt-treize (93) faux billets de banque en coupures de 200, 500, 1000 et 2000 DA. Poursuivant leurs investigations et en vertu d’une autorisation d’extension de compétence, les gendarmes enquêteurs ont récupéré dans les domiciles des personnes interpellées un micro-ordinateur portable, la moitié d’un demi billet de 1000 DA, un billet de 200 DA et un livret de famille vierge portant seulement le cachet rond. L’enquête se poursuit toujours avant la présentation devant la justice locale des mis en cause pour répondre de leurs actes, dont la contrefaçon de billets de banque.  25 fellahs initiés à l’aquaculture La direction de la pêche a annoncé que 25 fellahs vont recevoir des poissons pour leur exploitation en ferme aquacole. Les paysans ont bénéficié d’une formation en aquaculture dans les bassins d’irrigation au niveau d’un centre de formation professionnelle, selon une convention entre ces deux secteurs. L’année dernière, il était question de 22 fellahs qui ont réussi à engranger des recettes appréciables.   
elwatan.com | 12-janv.-2018 12:00

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