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Actualité

Un militant des droits de l’homme arrêté à Relizaine
Abdelah Naoumi, jeune militant des droits de l’Homme, a été arrêté à Relizane, a annoncé ce dimanche la Ligue algérienne de défense des droits de l’Homme (Laddh).   L’arrestation est survenue suite à une plainte déposée par le recteur de l’université de Relizane pour agression, a ajouté la même source. Mais la Laddh a avancé, en se referant à de témoignages qu’elle a recueillis, que le jeune Ben Naoumi n’a fait que essayer de « remettre une pétition d’étudiants exclus du master en droits ». Au regard de ce fait, estime l’ONG, « rien ne justifie sa détention provisoire et les poursuites engagée à son encontre ». La Laddh a appelé la société à se mobiliser pour « exiger la libération »  de Abdelah Naoumi.   
elwatan.com | 23-nov.-2014 17:47

Jijel : 6 mois de prison avec sursis pour les prévenus d’El Aouana
Une peine de 6 mois de prison avec sursis a été prononcée ce dimanche après-midi par le tribunal de Jijel à l’encontre des 8 personnes arrêtées le dimanche 16 novembre dernier.   Ces dernières faisaient partie des citoyens qui s’étaient rassemblés sur la RN43, près de la station service de la sortie ouest du chef lieu de commune, pour protester contre la déclaration du rivage de Tigzirt – ou chetita – zone militaire inaccessible.   Les protestataires avaient eu des échauffourées avec les services de police dépêchés sur les lieux pour rouvrir la RN43, bloquée par ce mouvement de protestation.  
elwatan.com | 23-nov.-2014 17:32

Changement politique en Algérie : les initiatives de la CLTD et du FFS vouées… à l’échec !
Le rêve du changement politique peine à se réaliser, en dépit de la situation de fragilité dans laquelle se trouve le pouvoir en Algérie. Cette fragilité, structurelle à l’origine, a été accentuée par l’absence prolongée de Bouteflika depuis avril 2013, alimentant le débat sur l’état d’empêchement du président et l’organisation d’une élection présidentielle anticipée, clamées par de nombreuses voix, à l’intérieur et à l’extérieur du pays.      La CLTD, née dans une logique de boycott de la dernière présidentielle, a eu le mérite de rassembler des entités politiques de différentes tendances. Son camp s’est renforcé avec l’arrivée de Benflis et ses alliées, déçus, encore une fois, par une nouvelle expérience électorale.  Mais cela parait encore insuffisant. Pour amener le pouvoir en place à lâcher du lest, il fallait au préalable, gagner l’adhésion de la société.  Et il se trouve que les formations et « personnalités nationales » formant la CLTD, dont certaines ont rejoint l’opposition très récemment, ne donnent pas l’impression d’avoir assez d’influence au sein de la société algérienne qui semble être entièrement absorbée par des questions d’ordre socioéconomique (augmentation de salaires, logements, crédits bancaires bonifiés…etc).   En plus de cette faiblesse liée à l’ancrage populaire, l’initiative de la transition politique prônée par la CLTD s’est vu bousculée par le projet de consensus du FFS qui envisage de réunir le pouvoir et l’opposition autour d’une même table pour adopter un plan de sortie de crise. L’idée du doyen des partis de l’opposition est rejetée par la CLTD alors que les partis évoluant sous l’ombrelle du clan Bouteflika, le FLN en tête, ont fermé le jeu dès le départ, en excluant du dialogue la question essentielle de la légitimité du pouvoir. On peut déduire donc, que les initiatives de la CLTD et du FFS sont vouées à l’échec, dans la mesure où elles donnent la possibilité aux gardiens du régime de gagner du temps sur le dos des clivages minant le camp dit démocrate. Cet état de fait conforte la société dans son  attitude consistant à afficher une indifférence quasi totale vis-à-vis des acteurs politiques, pouvoir et opposition dans le même sac.   Il reste maintenant à espérer l’émergence d’une nouvelle force citoyenne, en mesure de gagner la confiance de la majorité silencieuse des Algériens. Des mouvements, tel Barakat, né la veille de la dernière présidentielle, ont tenté le coup mais ils n’ont pas réussi le pari.   Pour les mobiliser autour du changement politique, les Algériens ont besoin d’autre chose. Il faudrait peut-être leur servir des idées fraîches, portées par des hommes et des femmes qui n’ont pas flirté avec le pouvoir. Il faudrait aussi un discours novateur, affranchi de la rhétorique politique des années 1990.   
elwatan.com | 23-nov.-2014 17:08

Secteur des finances : La fédération des travailleurs menacent de débrayage
Les travailleurs du secteur des finances montent au créneau. Le bureau national de leur fédération nationale s’est réuni hier, samedi, à Alger, et a tranché en faveur d’un mouvement de protestation à partir de début 2015. « Au moment où les travailleurs de différents secteurs s’élèvent pour réclamer leurs droits, le secteur des finances persiste dans la  stagnationet la récession. Notre secteur est  loin des aspirations du personnel  qui n’as pas bénéficié aucunement d’améliorations quelconque », écrit la Fédération nationale des travailleurs des finances affiliée au  Syndicat National Autonome des Personnels l’Administration Publique (SNAPAP) dans un communiqué rendu public l’issue de cette réunion. Ces travailleurs qui souhaitent susciter l’intérêt des autorités dans les prochaines semaines réclament l’amélioration des conditions socio professionnelles des corps communs. Une amélioration qui sera réalisé à travers, détaillent ils, l’augmentation des salaires, l’intégration de tout les contractuels, la réactivation de la prime de retraite pour les retraitée et la réduction l’IRG (impôt sur revenu globale). De plus, la fédération réclame que les autorités assurent un logement pour tous les travailleurs du secteur dans aucune exception. Elle appelle également à l’ouverture d’une enquête au sujet de la gestion de la coopérative générale des travailleurs du secteur des finances. Les travailleurs du secteur des finances ne sont pas à leur première manifestation. En février dernier, quelques 95% des travailleurs  ont paralysé le secteur dans la wilaya de Tizi Ouzou à l’appel de la section syndicale des finances de la wilaya, affiliée à l'Union générale des travailleurs algériens (UGTA). Le conseil national sera convoqué, une nouvelle fois, avant fin janvier pour statuer sur les dispositions  à prendre si, la situation n’évolue pas, d’ici là, lit-on plus loin. 
elwatan.com | 23-nov.-2014 14:12

Université de Tizi Ouzou : Rassemblement pour dénoncer « la violation des franchises universitaire »
Les étudiants de l’université Mouloud Mammeri de Tizi Ouzou ont organisé, aujourd’hui à 11 heures, un rassemblement à l’intérieur du campus de Hasnaoua, pour dénoncer « la violation des franchises universitaires», par une délégation de la gendarmerie nationale, relevant du secteur militaire de Tizi Ouzou. Les initiateurs de cette action ont indiqué lors d’une prise de parole : « L’université est un lieu sacré du savoir. Dès lors, la présence de tout corps de sécurité à l’intérieur n’est qu’une violation des traditions universitaires. Ceci n’est qu’une offense et une insulte à toute la famille estudiantine. Il y a des salles publiques partout où ce genre d’activités sont sensées avoir lieu».   Pour rappel, jeudi dernier, des éléments de ce corps militaire se sont rendus à l’intérieur de l’auditorium de l’université en tenue réglementaire pour animer une conférence portant sur les nouvelles dispositions relatives au Service National, au profit des étudiants. L’action de ce matin a drainé des centaines d’étudiants, qui ont tenu ainsi à répondre à l’appel de la veille. Par cette grève, les étudiants ont voulu mettre en échec ce qu’ils appellent « un complot ourdi contre l’Université Mouloud Mammeri et contre la région ». Pour leur part, les cellules syndicales du CNES et le SNAPAP, ont réagi par une déclaration dans laquelle ils  précisent que : «naturellement ce piétinement et cette violation a produit une indignation tonitruante et implacable dans les cœurs de tous les membres de cette famille qu’est l’université Mouloud Mammeri». Pour les syndicalistes, il ne faut pas « privilégier la réaction précipitée, mais qu’il faudra réfléchir ensemble et se concerter sur la meilleure manière de déjouer ce complot».    
elwatan.com | 23-nov.-2014 13:53

Mohamed Nebbou à Béjaïa : «Le FFS est satisfait des résultats de sa démarche»
Le Front des forces socialistes (FFS) est «satisfait» des résultats de ses rencontres avec les différentes parties qu’il consulte pour tenter de les rallier à son projet de consensus national. C’est ce qu’a déclaré, hier, Mohamed Nebbou, premier secrétaire national du parti, dans son intervention lors du conseil fédéral de Béjaïa. Il a affirmé que la démarche du FFS «fait partie d’un processus dont les débats lors des étapes précédentes ont porté sur les volets économique, énergétique, social…». M. Nebbou, qui a déjà visité une douzaine de wilayas, a déclaré que le FFS ira à la rencontre de la société civile des 48 wilayas du pays. A une question relative à certains positionnements hostiles à son projet de consensus, Mohamed Nebbou a répondu que son parti «ne répond pas aux attaques». Visiblement dérangés par les consultations effectuées par le FFS auprès de certains partis du pouvoir et des institutions étatiques, des militants ont demandé à être éclairés sur la question. Mohamed Nebbou a répliqué : «Pour la réussite d’un consensus, il faut la consultation de toutes les parties, y compris les institutions de l’Etat.» 
elwatan.com | 23-nov.-2014 10:00

Sellal aujourd’hui à Doha
A près la Turquie, le Qatar. Deux jours après avoir coprésidé la haute commission mixte entre l’Algérie et la Turquie, Abdelmalek Sellal reprend l’avion, aujourd’hui, à destination de Doha, capitale du Qatar, pour les mêmes objectifs. Dans le communiqué des services du Premier ministre, on indique que M. Sellal coprésidera, avec son homologue, cheikh Abdallah Ben Nasser Ben Khalifa Al Thani, les travaux de la 5e session de la haute commission mixte algéro-qatarie. Sur le plan purement économique, les investissements du petit émirat du Golfe en Algérie se comptent, théoriquement, en milliards de dollars. Sur le terrain, seul le projet sidérurgique de Bellara, à Jijel, a abouti. Ce projet, qui a coûté 2 milliards de dollars, permettra, dans un premier temps, la production de 2,5 millions de tonnes de rond à béton et 500 000 tonnes de fils machine par an avant d’atteindre, à terme, une capacité de production de 4 millions de tonnes/an. En dehors de cela, il est difficile de chiffrer des investissements venus de pays où la parole est rarement respectée. «Ils investissent du vent», disait Ahmed Ouyahia juste avant d’être débarqué de la Primature. Mais, autres temps, autres mœurs, le pays que gère désormais le jeune émir cheikh Tamim Ben Hamad Al Thani étend son influence au-delà des pays de la région. Et le micro Etat ne se gêne plus de troquer ses chèques contre des interférences politiques tous azimuts. Quitte à froisser les opinions publiques de certains pays, notamment européens, l’émirat du Qatar est accusé de financer des opposants dans certains pays arabes, mais également des groupes terroristes dans d’autres, notamment au Sahel et en Libye. Mais malgré cette posture d’un Etat qui s’adonne à un jeu plutôt trouble, qui utilise à la fois l’argent et la religion à travers l’imam cathodique El Qaradhaoui, le Qatar ne semble pourtant pas gêner le pouvoir algérien. Ce dernier offre même son hospitalité aux émirs venus de Doha (et d’autres pays du Golfe) en leur permettant de chasser l’outarde dans le sud de l’Algérie, au mépris des lois qui protègent ce genre d’animaux. Qu’à cela ne tienne, les autorités algériennes continuent à considérer les relations avec le Qatar comme excellentes et exemplaires. Et malgré le rôle trouble que joue ce petit pays dans la région, le pouvoir algérien ne semble pas s’en soucier. Et rien que pour les derniers mois, les échanges de visites entre les deux pays démontrent cette «excellence» de leurs relations. Ainsi, en avril 2014, le jeune émir, Tamim Ben Hamad Al Thani, était en visite à Alger. Une année auparavant, Abdelmalek Sellal avait fait le déplacement à Doha, dans le cadre du Forum des pays exportateurs de gaz (FPEG). Il est vrai que sur le plan énergétique, les deux capitales pèsent lourd sur les cours mondiaux. Mais la dépendance du Qatar envers les Américains et les Français, qui servent de protecteurs, en contrepartie d’énormes investissements, ne donne pas une grande marge de manœuvre aux autorités algériennes, plus préoccupées par leur survie que par la place du pays dans le concerts des nations.
elwatan.com | 23-nov.-2014 10:00

Quand Saadani confond AIEA et UE
Dans sa tournée régionale à l’est du pays, Amar Saadani est à nouveau monté au créneau pour dénoncer des tentatives d’ingérence étrangère. Dans un discours prononcé à la salle omnisports de Batna, le secrétaire général du FLN, venu rassembler ses soutiens pour défendre le pouvoir en place, a dégainé contre la délégation de l’Union européenne qui a fait le tour des partis politiques pour s’enquérir de la situation du pays. En mélangeant les genres et en confondant les sigles, notamment celui du FLN historique et le parti qu’il dirige, Saadani a accusé en des termes à peine voilés les puissances étrangères de vouloir s’immiscer dans les affaires internes de l’Algérie. En voulant étayer ses propos, M. Saadani s’est emmêlé les pinceaux en évoquant des visites semblables effectuées par l’Agence internationale de l’énergie atomique en Libye, en Tunisie, en Irak, en Egypte et en Syrie. «Vous n’ignorez pas ce qui s’est passé dans ces pays», a-t-il lancé à une assistance un peu perdue dans son argumentation pêle-mêle, mais par réflexe fait l’éloge de l’Armée nationale populaire. Le secrétaire du FLN a enchaîné en tirant à boulets rouges sur la CNLTD qu’il qualifie de «cocktail qui cherche à travestir la volonté du peuple». Pour lui, cette coordination composée de partis de l’opposition ne vise que le fauteuil. 
elwatan.com | 23-nov.-2014 10:00

Les Nigériens rapatriés avant la fin de l’année
Le ministère des Transports est en train de réquisitionner des bus en vue de transporter les migrants jusqu’à Tamanrasset où un campement est prévu. Le rapatriement des Nigériens présents illégalement sur le territoire algérien devrait intervenir avant la fin de l’année. C’est ce qu’a indiqué, hier, la présidente du Croissant-Rouge algérien (CRA), Saïda Benhabylès, lors d’une conférence de presse animée au siège de son organisation, pour faire part de l’opération de rapatriement de ces migrants vers leur pays. Niamey a récemment formulé une demande de rapatriement de ses ressortissants. En visite l’été dernier en Algérie, le ministre nigérien de l’Intérieur, de la Sécurité publique et des Affaires religieuses, Massaoudou Hassoumi, avait demandé officiellement à l’Algérie d’aider les ressortissants nigériens, dont des femmes et des enfants vivant clandestinement sur le territoire algérien, à rentrer au Niger. Le même ministre avait alors dénoncé «l’exploitation de ces migrants par des groupes et des organisations criminelles que le Niger veille à combattre». Une demande qui avait été acceptée par le gouvernement algérien. C’est ainsi que le CRA a été chargé par le gouvernement de «concrétiser» cette opération. «Nous avons décidé d’offrir à ces migrants, avec l’implication des secteurs des Transports, de la Santé et de la Protection civile, toutes les conditions et les commodités nécessaires à leur rapatriement dans la dignité», assure Mme Benhabylès. «Nous avons une spécificité issue de notre culture, en tant qu’Algériens, qui est le respect et la dignité», a-t-elle estimé. Le CRA a initié, dans le cadre de cette opération, un travail de sensibilisation au retour de ces Nigériens dans leur pays. Les services de sécurité sont chargés, de leur côté, du volet identification. «Nous ne voulons pas en finir avec eux de façon anarchique», soutient la présidente du CRA, qui précise que «le ministère des Transports est en train de réquisitionner des bus en vue de transporter ces migrant jusqu’à Tamanrasset où un campement doté de toutes les commodités est prévu», avant de les rapatrier dans leur pays. Outre le transport, le CRA a mis à la disposition de ces déplacés des équipes médicales, des psychologues et des éléments de la Protection civile. La prise en charge par le gouvernement algérien de ces migrants ne s’arrête pas là, puisque, selon la présidente du CRA, «les autorités se sont engagées à assurer le transport de ces déplacés du campement de Tamanrasset vers leurs villes et villages». Ainsi, pour ceux qui sont au nord de l’Algérie, il est prévu des billets d’avion jusqu’à Tamanrasset. Bref, tous les frais inhérents à cette opération de rapatriement, que Mme Benhabylès n’a pas voulu divulguer, sont assurés par l’Algérie. «Quel que soit le prix à payer par le gouvernement, l’Algérie est gagnante sur le plan humanitaire», s’est contentée de répondre Mme Benhabylès. Ce n’est pas tout, le CRA s’est engagé à aider ces migrants pour leur insertion sociale une fois sur leur territoire. C’est pourquoi «le CRA est en train de lancer des appels à ses partenaires pour le financement de microprojets pour ces migrants», précise Mme Benhabylès. Cette dernière dit ignorer pour le moment le nombre de Nigériens en situation irrégulière en Algérie : «J’ai horreur de donner des chiffres, ce que je peux vous dire, c’est qu’ils sont nombreux à se trouver à Tamanrasset, Alger, Oran et Guelma.» Interrogée par ailleurs pour le sort des réfugiés d’autres nationalités, Mme Benhabylès a répondu que «la priorité revient aux Nigériens suite à la demande de leur gouvernement ; quant aux autres, nous allons incessamment tenter de coordonner avec les croissants rouges de leurs pays pour trouver une solution».
elwatan.com | 23-nov.-2014 10:00

L’équipe médicale indignée
Un vent de révolte secoue depuis quelques jours l’établissement hospitalier spécialisé (EHS) en rééducation fonctionnelle Kasdi Merbah de Tixeraine (Alger). La situation conflictuelle qui oppose l’équipe médicale (hospitalo-universitaire et santé publique) à la direction générale de l’établissement provoque un climat de tension qui n’est pas sans conséquences sur la prise en charge des patients. L’origine du conflit remonte à quelques mois, lorsque la direction a décidé de mettre en place un système de contrôle de présence des médecins à travers une liste, au même titre que les paramédicaux et les agents d’entretien. L’indignation est à son comble : «Un médecin hospitalo-universitaire ne peut pas rester toute la journée dans son bureau. Nous sommes appelés à être à l’université, à la bibliothèque et dans le service, bien sûr. Avant cette mesure, qui a pu consulter, soigner et suivre les près de 4500 nouveaux patients, toutes pathologies confondues, sans compter les patients hospitalisés et assurer les contrôles si ce n’est cette même équipe médicale et paramédicale avec des moyens dérisoires et un effectif réduit ?» Une décision qui a poussé l’équipe médicale à observer une journée de protestation, le mois dernier, sans grand résultat. L’administration a campé sur sa décision malgré tous les écrits dont elle a été destinataire. «Nous jugeons cette façon de faire méprisante et humiliante. Nous rappelons que nos activités hospitalières et pédagogiques nous amènent le plus souvent à une présence continue à nos postes de travail sans pause. De plus, dans aucune autre structure hospitalière, les médecins ne sont tenus de pointer», lit-on dans la correspondance adressée au directeur de l’établissement. Lequel a fini par convoquer une réunion avec le collectif des médecins, mais qui aurait, selon eux, tourné mal lorsque les médecins ont proposé de placer directement sous l’autorité des chefs d’unité qui rendront compte au chef de service, le responsable hiérarchique direct, le contrôle de présence et de l’activité du corps médical des différentes unités, conformément à la loi du 4 mai 2008. C’est ainsi que le collectif, soutenu par les syndicats respectifs, a décidé de saisir par écrit le ministre de la Santé pour lui demander d’user de son autorité afin de mettre un terme à cette situation. «La rencontre, qui devait être une occasion de concertation et de communication, a été déviée de son objectif pour être transformée en tribune pour invectiver le corps médical, tenu pour unique responsable de l’état de déliquescence dans lequel se trouve l’hôpital. Emporté par la colère, le directeur a tenu des propos insultants, outrageants et diffamatoires qui ne peuvent être passés sous silence.» Le Syndicat des hospitalo-universitaires chercheurs (Snechu) a, de son côté, rejeté cette manière de faire. Pour le président du Snechu, le professeur Djidjli, il est hors de question de faire appliquer ce pointage à un médecin, quel que soit son rang. «Ce pointage ne se fait dans aucun pays au monde. Le médecin n’est pas assujetti à des horaires, mais cela ne veut pas dire que nous sommes pour l’absentéisme», a-t-il précisé.  Interrogé à ce propos, le directeur de l’établissement, M. Hamoumou estime avoir engagé une démarche réglementaire afin d’imposer la présence de tous : personnel médical, paramédical et agents d’entretien. «Il m’a été donné d’observer un certain nombre d’anomalies qui entravent le bon fonctionnement des services aux malades, des absences non signalées, des abandons de poste, etc. J’ai donc instauré un contrôle de présence pour tout le monde. Je ne vois aucun mal que les médecins émargent sur la même liste que les autres travailleurs. Mais il se trouve que cela les gêne. J’ai répondu à leur demande et, désormais l’émargement du personnel médical se fera auprès des chefs d’unité, et pour le personnel dépendant des différentes sous-directions, l’émargement se fera auprès des directeurs adjoints. Mais le principe du pointage reste indiscutable», a-t-il déclaré, tout en précisant qu’il a toujours été à l’écoute et en attente de propositions pour l’amélioration des conditions de travail et des courriers en attestent. «Le dernier en date est la convocation pour la programmation de la réunion du conseil médical pour lequel nous n’avons eu aucune réponse du chef de service, malgré le dernier rappel en date du 11 novembre 2014» a-t-il souligné. Quant à la dernière réunion jugée «offensante», M. Hamoumou affirme avoir parlé à cœur ouvert avec l’équipe médicale, dans un total respect. Il signale que son bureau est toujours ouvert à tous et qu’il est prêt au dialogue. 
elwatan.com | 23-nov.-2014 10:00

Boumerdès : 18 candidats au «djihad» en Syrie sous mandat de dépôt
L’usage du Net et des réseaux sociaux comme moyen de propagande et d’endoctrinement religieux par Daech commence à faire des victimes en Algérie. Jeudi dernier, 18 individus, soupçonnés de vouloir rallier les djihadistes activant en Syrie, ont été mis sous mandat de dépôt par le magistrat instructeur près le tribunal de Boumerdès, alors que quatre autres ont bénéficié de liberté provisoire, a-t-on appris de source bien informée. Les mis en cause, âgés de 21 à 37 ans, sont poursuivis pour «tentative d’adhésion à un groupe terroriste sévissant à l’étranger et atteinte à la sûreté de l’Etat». La plupart d’entre eux sont originaires des cités Bentourkia, Ghoualem et Haï El Djamel, dans la commune de Boudouaou. Ils ont été arrêtés après l’exploration de leurs comptes facebook et Twitter, a-t-on indiqué. Les services de sécurité ont découvert que les mis en cause entretenaient des contacts avec les hommes d’Abou Bakr El Baghdadi sur internet en vue de rallier sa cause dans les tout prochains jours. L’enquête visant le démantèlement des réseaux aux idées extrémistes a été enclenchée au lendemain du départ de 14 personnes, originaires de Boudouaou, pour la Syrie afin de combattre sous la bannière de Daech. Trois parmi ceux qui sont partis ont déjà été tués, alors qu’un autre a été arrêté en Turquie avant  même son arrivée en Syrie, a-t-on appris de sources locales. Cette affaire démontre que la distance qui nous sépare des pays où sévissent les éléments de l’EIIL n’est rien devant l’impact de l’arsenal de propagande diffusée sur le Net pour attirer les nouvelles recrues.Hier, deux jeunes natifs de Bordj Menaïel, s’apprêtant à aller en Turquie, ont été soumis à un long interrogatoire à l’aéroport d’Alger ; ils auraient été mis en garde à vue jusqu’à la fin de l’enquête menée par la police pour savoir les raisons de leur voyage. Aujourd’hui, l’on se demande ce qu’attendent les autorités algériennes pour bloquer ou contrôler l’accès aux sites djihadistes où sont publiées toutes sortes de fatwas et de communiqués n’ayant aucun lien avec l’islam de Cordoue prôné par l’actuel ministre des Affaires religieuses. Les animateurs de ces plateformes qui véhiculent le culte du crime ne laissent passer aucun commentaire ou message susceptibles de dévoiler leurs sinistres objectifs et la dangerosité de leurs discours.      
elwatan.com | 23-nov.-2014 10:00

On vous le dit
- 691 migrants secourus dans les eaux libyennes Plusieurs opérations de sauvetage menées dans les eaux libyennes depuis 48 heures, ont permis de sauver 691 immigrants en difficulté en Méditerranée, embarqués sur plusieurs embarcations, a indiqué hier un communiqué des gardes-côtes italiens. Depuis l’été 2013, l’Italie est confrontée à des arrivées massives de migrants : près de 8000 au premier semestre 2013, 35 000 au second, 65 000 au premier semestre 2014, et le total de cette année est déjà estimé à plus de 150 000, soit une moyenne de 400 personnes par jour. L’explosion des départs est facilitée par l’anarchie qui règne en Libye, mais beaucoup y ont vu aussi un effet «d’appel» de l’opération «Mare Nostrum», mise en place par l’Italie après deux naufrages dramatiques en octobre 2013. Faute de moyens, «Mare Nostrum», dénoncée par l’Allemagne comme «un pont vers l’Europe», est en train de céder le pas à «Triton», une opération européenne de contrôle des frontières beaucoup plus limitée. - Une collégienne violée à Tiaret Mercredi dernier, le procureur de la République près le tribunal de Tiaret a mis sous mandat de dépôt  A. C., âgé de 22 ans, résidant à la cité  Sonatiba de Tiaret pour le  viol d’une mineure. L’affaire a éclaté après le dépôt d’une plainte par la mère de K. K., âgée de 17 ans, collégienne, qui poursuit sa scolarité au niveau d’un CEM à Tiaret, fait savoir une source policière. Selon certaines indiscrétions, la victime était une camarade de l’accusé qui avait l’habitude de sortir avec lui, se balader en ville jusqu’à ce que l’irréparable arrive. Une affaire qui paraît banale, mais qui traduit l’inconscience des jeunes qu’accentue un conservatisme pesant. La société se débride, mais elle reste empêtrée dans ses complexités… - 13 morts dans une tempête de neige aux USA Le bilan de la violente tempête de neige qui a frappé la région de Buffalo, dans le nord-est des Etats-Unis, s’est encore alourdi vendredi, passant à 13 morts, selon les autorités qui craignent désormais des inondations dues au redoux. Deux personnes âgées sont décédées alors qu’elles étaient évacuées d’une résidence dont le toit menaçait de céder sous le poids de la neige, et un homme de 50 ans a été retrouvé mort dans sa voiture, a annoncé le responsable du comté  d’Erié, Mark Poloncarz. Il est tombé plus d’1,80 m de neige dans le secteur depuis mardi,plus que ce qu’il tombe généralement en un an. - Sortie d’une nouvelle promotion de lieutenants de police à Blida Plus de 500 lieutenants de police ont prêté serment, samedi, à la cour de Blida, au cours d’une cérémonie présidée par le  vice-président de cette instance judiciaire, en présence de hauts cadres de  la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN). Les éléments de cette promotion, la 9e du genre, ont bénéficié d’une  formation appliquée et théorique d’une durée de 24 mois au niveau de l’Ecole d’application de la Sûreté nationale de Soumaâ (Blida), a-t-on indiqué. Leur formation a été notamment axée sur différents points liés au code pénal, aux droits humains, aux procédures pénales, à la police scientifique, aux atteintes contre la propriété intellectuelle et la propriété industrielle, au crime informatique, au crime organisé et à la protection du patrimoine culturel national, a-t-on ajouté de même source. - L’OMS annonce l’apparition de cas de peste à Madagascar L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a annoncé l’apparition de cas de peste à Madagascar et mis en garde contre son développement rapide dans la capitale, Antananarivo. Dans un communiqué, vendredi soir, l’OMS indique avoir été avertie le 4 novembre par les autorités sanitaires malgaches du développement de cette  maladie, dont le premier cas mortel a été enregistré dans un village le 31 août. Au 16 novembre, il y a eu un total de 119 cas et 40 décès, précise l’OMS, dont 2 cas dans la capitale avec un décès. «Il y a maintenant le risque d’un rapide développement  de la maladie due à la haute densité de population dans la ville et aux faiblesses du système de santé», met en garde l’OMS. L’organisation de santé souligne que la situation est compliquée par la résistance des mouches à l’insecticide, le Deltamethrin, utilisé pour les contrôler.     
elwatan.com | 23-nov.-2014 10:00

«La stabilité du FLN est mise en péril»
A bderrahmane Belayat a dégainé la sulfateuse. L’ancien coordinateur du PB du FLN n’a pas eu de mots assez durs pour dénoncer le secrétaire général du parti. «Comment peut-on diriger le FLN quand on est détenteur d’une carte de résidence VIP en France ?», s’est demandé Abderrahmane Belayat qui estime que cet avantage octroyé affaiblit le SG du parti «personne ne peut imaginer que cette carte n’a pas de contrepartie. Maintenant, les Français peuvent faire pression sur le secrétaire général du parti», a-t-il affirmé. Pour celui qui assura l’intérim après la destitution de Abdelaziz Belkhadem à la tête du parti, Saadani pratique un jeu malsain et se «moque des institutions». Pour la figure emblématique des opposants à la direction actuelle, les dernières décisions du patron du FLN sont de nature à mettre en danger la stabilité du parti. Abderrahmane Belayat s’appuie sur un article de presse faisant état d’un accord passé entre le FLN et le FFS pour l’organisation d’élections législatives anticipées : «Comment le patron du parti majoritaire à l’APN peut-il souhaiter une telle chose, alors qu’on peut gouverner seuls ?» L’ancien ministre de l’Habitat est revenu sur la demande formulée par certaines formations politiques au sujet de l’application de l’article 88 de la Constitution. Sans minimiser la maladie du Président, Abderrahmane Belayat se démarque de la position adoptée par la direction actuelle et estime que «seul le Conseil constitutionnel est habilité à prendre une telle décision». Et de rappeler que le Président continue de diriger l’Algérie et de faire fonctionner les institutions. «On ne demande pas au Président de faire un 100 mètres contre Usain Bolt (recordman du monde de la distance), on lui demande d’être compétent», a affirmé A. Belayat, qui s’est ouvertement gaussé des propos tenus par le secrétaire général du FLN à la presse suite à la dernière hospitalisation du président Bouteflika dans une clinique privée à Grenoble : «Quand les télés et les agences étrangères affirmaient que le Président se faisait soigner à Grenoble, lui assurait que le Président était à Alger.» L’autre angle d’attaque de Abderrahmane Belayat concerne la création de nouvelles mouhafadhas, décidé dernièrement par Amar Saadani et dont le nombre atteint actuellement plus de 70. Pour l’ancien membre du bureau politique, cette décision est symptomatique de la «tartufferie» du secrétaire général, qui cherche à forcer la main au Premier ministre pour l’obliger à lancer un nouveau découpage administratif. «Il pense qu’en agissant de la sorte, il va obliger Sellal à mettre en place le nouveau découpage administratif», a affirmé A. Belayat, qui dénonce les risques encourus par le parti après la mise en place de cette décision qui «a provoqué une fitna entre les militants. Celui qui a lancé cette opération est un irresponsable», s’est écrié l’ancien membre du bureau politique.
elwatan.com | 23-nov.-2014 10:00

Ghardaïa : Des plants de cannabis dans le jardin de l’annexe de l'APC
Les éléments de la gendarmerie nationale de la brigade de Ghardaïa ont récupéré aujourd’hui samedi des plants de cannabis implantés dans le jardin de l’annexe du siège communal de la cité Oued N’Chou, relevant de la commune de Ghardaïa.    Selon le commandement national de ce corps constitué, les gendarmes ont agi sur renseignements faisant état d’une tentative de culture de cannabis au niveau de ce jardin. Par cette action, l’auteur de cet acte illégal qui est actuellement en cours d’identification a voulu tromper les services de sécurité en choisissant un lieu public. Arrivés sur place, les gendarmes ont arraché les plants et un échantillon a été envoyé à l’Institut National de Criminologie et Criminalistique de la Gendarmerie Nationale à Bouchaoui pour analyses de confirmation. Une enquête est ouverte pour situer les responsabilités. 
elwatan.com | 22-nov.-2014 21:05

Belayat à propos de Saadani : “Il est irresponsable de confier le plus grand parti du pays à un homme qui dispose d’une carte de résidence en France”

Éclipsé par d’autres « redresseurs », Abderrahmane Belayat refait surface. L’ancien coordinateur du Bureau politique du FLN a animé ce samedi matin à Alger une conférence de presse pour s’attaquer, une nouvelle fois, à Amar Saadani. « Il est irresponsable de confier le plus grand parti du pays à un homme qui dispose d’une carte de résidence en France », a commencé l’ancien ministre des Travaux publics. Ce dernier estime, sur un ton ironique, que « la France ne donne pas les certificats de résidence de manière gratuite. Il doit y avoir une contrepartie », dit-il.

Belayat accuse Saadani de ne pas vouloir « organiser un session de Comité central» parce que, précise-t-il, « il n’en est pas mal ». « Saadani n’a pas la majorité pour organiser une session du Comité central », dit-il. Il avance que la majorité des membres de cette instance sont contre l’actuelle direction.

Interrogé sur ses relations avec Tayeb Louh, présumé instigateur de la nouvelle rébellion au FLN, Belayat nie tout contact avec le ministre de la Justice. « Je n’ai ancien contact direct avec M. Louh », tranche-t-il.

Belayat se considère toujours comme le vrai responsable du FLN. Selon lui, l’actuelle direction est illégitime et demande une intervention du président de la République, président du FLN,  pour « mettre fin à cette situation ».

Belayat a insinué, lors de cette sortie médiatique organisée dans une villa située à El-Biar, que lui et ses partisans vont fonder un groupe parlementaire parallèle.

En revanche, Abderrehmane Belayat ne veut pas entendre parler de la vacance du pouvoir. « Nous ne demandons pas au président de la République de faire une course. Son cerveau fonctionne. La preuve, il est entrain d’accomplir ses missions », dit-il.

Essaïd Wakli

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algerie-focus.com | 22-nov.-2014 17:42

Algérie : Pourquoi le prix de la pomme de terre ne baisse pas

Ce n’est pas la spéculation qui a provoqué la hausse des prix de la pomme de terre mais un dysfonctionnement du Système de régulation des produits agricoles frais de large consommation (Syrpalac). C’est la conclusion à laquelle est arrivée la cellule de suivi chargée d'enquêter sur les raisons de cette flambée.

Dans une déclaration à l’APS, le directeur général de la Régulation et de l'organisation des activités au ministère, Abdelaziz Ait Abderrahmane, a indiqué que la dite cellule «n'a pas révélé, jusqu'à présent, des stockages clandestins à grande échelle, mais a constaté une quantité nettement moins importante qu'à l'année dernière». Il ajoutera que «le marché n'avait pas été alimenté à temps», avant d’affirmer : «Nous avons lancé un signal dès le début septembre, quand les prix ont  commencé à augmenter, pour faire rentrer sur le marché les quantités stockées. Cet appel n'a pas été pris en considération».

Pourquoi cet appel n’a pas été pris en considération ? Le responsable n’en dit pas plus. En tous cas, même si celui-ci tient à affirmer que l’effet de la spéculation n’est pas si important, il reste néanmoins que ce «dysfonctionnement» devrait être également sujet à enquête. Pourquoi également, il n’y a pas eu de grandes quantités de pommes de terre stockées ? En tous cas le marché de ce produit est très important. Mais à chaque année il y a un «dysfonctionnement» qui fait pousser les prix vers le haut.

120 DA le kilo de pomme de terre

Il y a quelques semaines, le kilo de pomme de terre s’échangeait à 120 dinars. Ces derniers jours, le prix commence à se stabiliser autour de 75 dinars. C’est la première fois que ce pic est atteint.

Elyas Nour

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algerie-focus.com | 22-nov.-2014 17:34

Lamia Safiedine dans “A corps et à cris”: “s’unir quelques soient nos langages corporels”

Le spectacle « A corps et à cris », de la compagnie de la chorégraphe contemporaine libanaise Lamia Safiedine, clôturait l’avant-dernière soirée de la 6ème édition du Festival Culturel International de la Danse Contemporaine à Alger. Une création hybride de quatre danseurs venant d’horizons très différents : modern-jazz pour la Française Fanny Coulm, contemporain pour le Turc Utku Bal et hip-pop pour le Français Boubacolors. Interview croisée de ces quatre danseurs qui ont fait vibrer le Théâtre national d’Alger hier soir.

Algérie Focus : Depuis combien de temps préparez-vous ce spectacle et comment vous êtes vous rencontré ?

Lamia Safiedine : En réalité, on se connaît tous depuis longtemps ! Fanny était mon élève, Bouba et moi sommes prof dans la même académie et j’ai rencontré Utku l’année dernière. En fait ce spectacle existe depuis un moment mais je l’ai remis à jour avec les Révolutions arabes. Je pense que pour résoudre le problème du Monde Arabe, les révolutions ne suffisent pas si 90% de la population est hors de la culture. Et surtout les jeunes, car c’est eux qui commencent à faire des révolutions, ne serait-ce qu’à travers Facebook et après ils disparaissent. D’où l’importance de la culture et de d’y faire participer la jeunesse du Monde Arabe. « A corps et à cri » est un spectacle qui dure normalement 1h15, mais pour le festival on l’a réduit à une demi-heure. On a choisi des points pour garder la cohérence du spectacle.

A.F. : De quoi parle-t-il exactement, pourquoi le mélange de toutes ces danses ?  

L.S. : « A corps et à cri » est un spectacle autour d’une rencontre qui peut se passer dans une ville comme New York, Alger, Paris, dans le métro ou n’importe quel lieu public. Nous montrons qu’au départ on se croise mais sans s’écouter, on s’ignore, on est indifférent au corps de l’autre. Il faut qu’il y ait un problème, une guerre – une fois il y a eu une grève énorme à Paris et tout le monde s’est entraidé –  pour que notre humanité se réveille. Et c’est en liant les différentes danses qu’on a décidé d’exprimer cette idée. C’est avec toutes ces rencontres que l’on peut s’unir, quelque soient nos langages corporels, jazz, hip pop, contemporain arabe.

[caption id="attachment_111188" align="aligncenter" width="591"] Uktu Bal et Fanny Coulm s'entraînent avant le spectacle[/caption]

A.F. : Est-ce que chacun de vous avait déjà travaillé avec des danseurs d’autres styles avant ce spectacle ?

L.S. : Oui, bien sûr, nous sommes tous les quatre des chorégraphes. Mon idée c’est que la danse est citoyenne du monde. On ne doit pas rester dans les recoins de nos petites nationalités, origines ou autre. Moi j’ai vécu en Afrique, au Brésil ; Uktu a vécu sur plusieurs continents ; Bouba a traversé les océans, même si c’est peut être le plus français de nous quatre ! La danse est interculturelle.

Bouba : Oui bien sûr, j’ai travaillé avec des compagnies de danse africaine, de danse orientale, de classique, etc. C’est important pour un danseur d’aller vers d’autres horizons. Aujourd’hui j’ai 40 ans et je danse encore !

A.F. : Dans quel pays avez-vous déjà jouer ce spectacle ?

Bouba : Il a déjà pas mal tourné, Maroc, Italie…

L.S. : En France, la programmation est plus dure à ce niveau là. Je me rends compte que dans les pays arabes et d’autres pays d’Afrique, on est plus facilement accueilli, parce qu’on propose un spectacle interculturel. Alors qu’en France, lorsqu’ils font des spectacles de « musique du monde », ils n’acceptent que de programmer des danses relatives à chaque pays l’une après l’autre, sans les mélanger. Par exemple, lorsqu’ils ont organisé un événement sur la Route de la Soie, ils voulaient des danses typiquement indiennes et n’ont  pas accepté mon spectacle indo-arabe.

A.F. : Lamia, c’est votre deuxième participation au Festival International de Danse Contemporaine d’Alger. Aviez-vous la même troupe quand vous êtes venues l’année dernière ?

L.S. : Non, c’était la même compagnie mais je suis venue en solo l’année dernière, avec un spectacle intitulé Lilith, sur la problématique de la femme. On peut dire que ce spectacle était aussi en rapport avec les Révolutions arabes. A travers le mythe biblique de Lilith, j’ai voulu montrer que toutes les femmes sont libres par nature, et que leur objectif est de retrouver cette liberté.

A.F : Uktu, Bouba et Fanny, aviez vous déjà danser en Algérie auparavant ? Si non, quels sont vos premières impressions depuis votre arrivée ?

Fanny : Non, je n’étais jamais venue.

Uktu : Je suis déjà venu en Algérie pour un défilé pour l’Ambassade de Turquie. C’est la deuxième fois que je viens. On a été très bien accueilli, et l’organisation du Festival est très professionnelle.

Bouba : Comme Fanny, c’est ma première fois en Algérie. Ça m’a fait vraiment plaisir quand j’ai appris qu’on allait danser ici parce que j’ai beaucoup voyagé mais jamais en Algérie ! Mes impressions ? Depuis notre descente de l’avion jusqu’à maintenant, on ne nous a pas quitté, l’accueil est très chaleureux, ça me touche beaucoup !

[caption id="attachment_111181" align="aligncenter" width="605"] Bouba en répétition sur la scène du TNA[/caption]

A.F. : Bouba, cette première impression vous a donné envie de revenir en Algérie ?

Bouba : C’est drôle que vous posiez cette question, car en réalité, j’ai même un projet que j’aimerais monter en Algérie. Je donne des cours de hip pop à travers le monde entier, et je souhaiterais aussi pouvoir le faire en Algérie. Je cherche actuellement des contacts pour essayer de concrétiser cette envie. A bon entendeur !

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algerie-focus.com | 22-nov.-2014 17:32

Un nouveau meeting populaire à Alger pour l’opposant Rachid Nekkaz

Rachid Nekkaz vient de terminer son périple «pour le changement» effectué à travers neuf wilayas du pays et parcourant pas moins de 653 kilomètres. Arrivé aux limites de la wilaya d'Alger, il y a deux jours, le candidat malheureux à l'élection présidentielle donne rendez-vous à ses adeptes vendredi 28 novembre sur le parvis de la Grande Poste.

«Nous maintenons notre rendez-vous d'Alger à la Grande Poste, le vendredi 28 novembre à 17h avec une bougie ou la lumière de votre téléphone et un drapeau algérien pour allumer la flamme du changement pacifique en Algérie après 669 Kms de marche à travers 9 wilayas», écrit l’ancien candidat à la candidature pour la présidentielle d’avril dernier sur sa page Facebook, suivie par plus de 300.000 personnes.

Rappelons que Rachid Nekkaz a effectué un voyage à pieds de l'est de l'Algérie à Alger. Une «traversée» durant laquelle il a eu quelques difficultés puisque, le 13 novembre dernier, il a été arrêté à Béjaia. «Après avoir visité pendant 48 heures les locaux du commissariat de Seddouk, et passé 10 heures à admirer l'architecture du Tribunal d'Akbou, le juge d'instruction a décidé de nous accorder la liberté provisoire de marcher dans notre propre pays», avait-il indiqué.

Ayant autrefois vécu en France, Rachid Nekkaz avait rendu sa nationalité française et était rentré en Algérie pour se présenter à la présidentielle. La veille du dernier délai pour le dépôt de candidature, il avait signalé le vol de ses «signatures» qui lui aurait permis de se présenter à ce rendez-vous électoral. Depuis, il ne cesse de multiplier les sorties, s’affirmant même comme l’une des personnalités politiques les plus actives.

Elyas Nour

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algerie-focus.com | 22-nov.-2014 17:03

Education nationale : vers nouveau cahier des charges pour les écoles privées
La ministre de l'Education nationale, Nouria Benghabrit, a indiqué samedi que son département envisage de revoir le cahier des charges pour les écoles privées, en y introduisant "l'obligation de réussite". La ministre de l'Education a déclaré, au forum d'El Moudjahid, qu'elle partageait "entièrement" la doléance de certains directeurs d'établissements scolaires et intervenants dans le secteur de l'éducation en ce qui concerne la révision du contenu du cahier de charges auquel sont soumises les écoles privées. Mme Benghabrit a estimé que "l'obligation de réussite doit être inscrite" dans ce cahier des charges, précisant que l'investissement dans le secteur de l'éducation relève de l’"utilité publique" et que cela induit "une évaluation, un contrôle et un suivi". "Nous avons ouvert le dossier pour améliorer le contenu des programmes, pour une évaluation, ainsi que pour le suivi", a-t-elle dit, rejetant par la même occasion l'idée de "diaboliser" ces établissements. Elle a expliqué qu'une opération de suivi "très rigoureux" sera menée par les inspecteurs du ministère de l'Education, lesquels seront touchés par une vaste opération de formation, estimant que cette catégorie est "garante" de l'exécution des programmes élaborés et des mesures prises pour redresser la situation au sein de ces établissements. La ministre a déclaré également qu'un concours pour le recrutement de nouveaux enseignants à des postes permanents sera organisé en mars 2015 et que près de 4 000 adjoints de l'éducation vont renforcer le secteur en décembre prochain.
elwatan.com | 22-nov.-2014 16:29

Algérie : Nouveaux riches contre futurs pauvres

C’est l’histoire d’un milliardaire qui a défrayé la chronique à El-Eulma, dans la wilaya de Sétif, en achetant une villa avec plus d’un 1,8 milliard de centimes pour la détruire ensuite et faire bâtir à sa place une autre villa plus luxueuse. C’est aussi l’histoire d’un homme très riche originaire de Biskra qui a dépensé […]

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algerie-focus.com | 22-nov.-2014 14:44

Les diplomates et parlementaires algériens de l’étranger pourraient bénéficier d’une couverture sociale

Un projet de loi modifiant et complétant la loi n° 83-11 du 2 juillet 1983 relative aux assurances sociales sera présenté ce dimanche à l'Assemblée Populaire Nationale (APN). L’amendement "vise à mentionner les catégories d'assurés sociaux en fonction ou en formation à l'étranger", indique l’agence officielle.

Il s’agit d’«actualiser les dispositions de l'article 84 de la loi relative aux assurances sociales, en vue de mentionner toutes les catégories d'assurés sociaux en fonction ou en formation à l'étranger bénéficiaires des prestations de la Caisse nationale des assurances sociales des travailleurs salariés (CNAS)». Les personnes concernées dans le texte sont les «agents diplomatiques et consulaires désignés à l'étranger, membres du parlement élus ou désignés représentant et/ou appartenant à la communauté nationale à l'étranger durant leur mandat parlementaire et des agents des représentations algériennes». Ainsi, les modifications apportées au texte visent à «assurer une couverture sociale aux membres du parlement appartenant et représentant la communauté nationale à l'étranger et à leurs ayants droit, dans le pays de représentation».

Il est précisé que ces membres du parlement, «ne peuvent exercer aucune fonction ou emploi leur permettant une affiliation au système de sécurité sociale de l'Etat de résidence durant leur mandat parlementaire, conformément aux dispositions  de la loi organique N° 12-02 du 12 janvier 2012 fixant les cas d'incompatibilité avec le mandat parlementaire». Ce qui veut dire que, jusque-là, les députés issus de l’immigration, n’avaient pas le droit de travailler dans leur pays de résidence et ne pouvait, en même temps, bénéficier, chez eux, des avantages de la sécurité sociale.

Elyas Nour

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algerie-focus.com | 22-nov.-2014 11:22

La population revendique le rivage de Tigzirt
Le site balnéaire à El Aouna, Tigzirt ou depuis peu Chetita, est le théâtre depuis une semaine de protestations. La cause : pause d’une clôture et l’interdiction d’entrée imposée par l’armée. Depuis une semaine et surtout après les deux journées de protestation des habitants de la commune d’El Aouana, la situation semble tendue dans cette paisible station balnéaire située à 20 km à l’ouest de Jijel. La pomme de discorde a trait à un site paradisiaque appelé Tigzirt, ou encore, depuis peu, Chetita, qui faisait jusque-là le bonheur des plaisanciers et des pêcheurs qui y laissaient leurs embarcations ainsi que des familles qui y pique-niquaient. La pose d’une clôture et l’interdiction d’accès à ce site par l’armée ont suscité la colère des citoyens, qui y voient la perte d’un repère pour les habitants de la région. Huit personnes écrouées La fermeture de la RN43, le 16 novembre, et les échauffourées avec la police et la deuxième protestation le lendemain ont créé une tension accentuée par l’arrestation d’une dizaine de personnes, dont huit ont été écrouées et  devraient être jugées demain au tribunal de Jijel. Cette action avait été suivie, le lendemain dans la soirée, par une autre protestation sur la RN43, près de la cité Berrahal, à l’entrée est d’El Aouana. Selon les informations dont nous disposons, ce terrain, ouvert au public depuis longtemps, appartiendrait à l’ANP, qui détiendrait les documents y afférents. Seulement, la population voit mal cette intrusion, d’autant que les plaisanciers et les pêcheurs n’ont pas où amarrer leurs embarcations puisque la réception du port d’El Aouana accuse un retard important. Le sujet a été saisi à la volée par les jeunes sur la Toile : sur facebook, une page a été créée : «SOS Jijel en danger, arrêter la condamnation des sites touristiques à Jijel». Les commentaires vont bon train, certains poussent leur ironie mordante jusqu’à la limite alors que d’autres remarques relèvent que «l’activité de l’armée est nécessaire mais ne se justifie pas dans un si joli endroit».
elwatan.com | 22-nov.-2014 10:00

L’urbanisme en crise : La ville victime du tout-logement
Un colloque international sur les questions de l’habitat – organisé par l’Ecole polytechnique d’architecture et d’urbanisme d’Alger (EPAU) – s’est tenu les 19 et 20 novembre à Alger, pour tracer les défis et les perspectives auxquels ce secteur doit faire face. 70 personnes ont été rassemblées pour en discuter. Rencontrés en marge du colloque, quelques experts livrent à El Watan leur vision du malaise et proposent des solutions. Source d’émeute, de malaise, de sentiment d’injustice et de pression, le logement est devenu, au fil des années, le nœud gordien à trancher pour la paix sociale. En dix années, près d’un million de logements auraient été construits en Algérie pour répondre à une demande de plus en plus pressante. Le gouvernement a entre temps, annoncé et lancé de nouveaux programmes de réalisation. Il promet plus de deux millions de logements dans les années à venir. On assiste à une urbanisation accélérée. L’urgence est le maître-mot face à des Algériens qui réclament leur part de propriété. L’habitat est ainsi devenu une affaire de logement, de bâtisses où les gens sont «casés» et «déplacés» sans qu’on prenne en compte leur besoin naturel d’appartenance, de vivre-ensemble dans un espace harmonieux. Des cités-dortoirs fleurissent, accentuant ainsi un malaise social déjà grand. Experts et universitaires s’inquiètent et réclament que l’urgence cesse ; ils veulent redéfinir l’acte de bâtir en Algérie. «Ce colloque est une invitation à la réflexion, un moment de questionnement, une occasion d’exprimer nos aspirations communes sur un sujet que nous jugeons tous capital», explique Kahina Amal Djiar, présidente du comité d’organisation. Et d’ajouter : «L’objectif est de contribuer à fournir les divers acteurs du secteur de l’habitat les outils et savoirs nécessaires pour élaborer des politiques et des stratégies mieux adaptées aux enjeux du développement durable et plus efficaces en terme de gestion de l’habitat. Notre intention est non seulement de favoriser les échanges entre chercheurs, professionnels et représentants des administrations centrales et locales, elle est aussi de bousculer les habitudes, de créer une prise de conscience collective dans le but de mieux agir. Comprendre pour mieux agir, c’est précisément cela, notre objectif.» Les professionnels du secteurs proposent des réflexions et ouvrent des pistes qu’ils espèrent voir adoptées par l’Exécutif.
elwatan.com | 22-nov.-2014 10:00

«Le marché locatif, une alternative que l’Etat doit prendre en charge»
- Le logement social est au cœur des politiques de l’habitat en Algérie. Quel constat en faites-vous ? L’Etat s’est posé un défi : régler la crise du logement à travers des attributions de logements sociaux. C’est honorable. Mais c’est la manière qui pose, à mon sens, problème. Il faut prendre le mal à sa racine. Il faut remettre en question l’accès au logement social, l’accès à la propriété. L’Etat doit gérer son parc immobilier. L’Algérie doit aujourd’hui aller vers la location. Au lieu de faire des villes nouvelles, on devrait commencer par créer des quartiers, créer des rues. Depuis l’indépendance, nous n’avons pas construit de rues, de ruelles, de boulevards, mais seulement des lotissements. On crée des ensembles. Il faut aller vers les HLM (habitations à loyer modéré). On ne peut pas continuer à caser les gens dans des cités. Cela pose un problème de société complexe qui frise l’absurde. Il n’y a pas de mixité sociale. Il faut que les sociologues travaillent là dessus. Toutes ces attributions de logements et tous ces «recasements» ont des conséquences de taille sur la société algérienne, aujourd’hui. Le marché locatif est une alternative que l’Etat doit réguler et prendre en charge pour une possible sortie de crise.
elwatan.com | 22-nov.-2014 10:00

«Nous ne souffrons pas d’une crise de logement mais d’une crise de société»
- L’Algérie fait face à une inextricable crise du logement. L’Etat tente d’y faire face à travers plusieurs programmes de construction. Mais cette crise doit-elle impérativement être réglée par l’Etat ? Pourquoi ne pas impliquer les opérateurs privés ? Les villes où nous nous sentons bien ont été gérées et régulées par l’Etat et construites par le privé. Cet état de fait se retrouve dans toutes nos villes, y compris les villes traditionnelles. En changeant de formule sans critère scientifique et a contrario de l’expérience, il se pourrait qu’on se trompe du tout au tout. Beaucoup font croire que le développement du secteur privé pourrait entraîner un démembrement de l’Etat. C’est faux. Tout le monde à besoin de tout le monde, chacun dans un rôle défini, notamment en cette période où notre existence ne dépend plus que de notre capacité à évoluer. Je trouve que les promoteurs et les constructeurs privés ne sont pas assez présents dans les programmes publics d’habitat. Peut-être la place est-elle trop occupée par les promoteurs publics pour qui tout est plus facile, y compris de perdre de l’argent ou de faire appel à des constructeurs étrangers. Je pense que le gouvernement a parfaitement maîtrisé l’équation de la stabilité générale de l’Algérie. Il y va de l’exercice d’équilibriste tant cette question complexe requiert de l’expérience et de la puissance. Il manquera, à l’avenir, que cette stabilité devienne solide et cela, j’ai la faiblesse de croire que c’est l’affaire de tous. Une nouvelle équation est à poser, celle de la répartition de la richesse à créer, pas celle à pomper. Je veux dire qu’il faut partager le projet de développement pour créer de la richesse et ne pas le poser en termes de marché. L’Etat n’est pas une machine capitaliste qui doit tout posséder pour garantir son existence. L’arbitre ne joue pas, il est le maître du jeu ; il régule et donne le rythme ; il contrôle, sanctionne ou laisse l’avantage. La réussite du match dépend bien de lui, mais sans les joueurs, la partie n’a plus de sens. - Tous les Algériens veulent acquérir un logement, alors qu’ailleurs dans le monde, les gens louent leurs maisons loin de cette obsession de propriété… Je défends le droit au logement, mais je récuse le droit à la propriété. Devenir propriétaire, c’est l’acte d’économie de toute une vie. Donner des logements est une régression qu’on impose à la société dans la définition qu’elle va se faire de ce qu’est un Etat et ce qu’est une nation. Même si je crois que l’intention est noble et généreuse et qu’elle peut m’émouvoir, la société, notamment les plus jeunes d’entre nous, finit par croire que l’Algérie est une masse physique qu’il faut se partager et que chacun a droit à sa part de propriété matérielle. En réalité, la seule chose que nous partageons équitablement de l’Algérie, c’est la citoyenneté. Le reste dépend du travail qu’on a fourni. La terre ne vous rend que ce que vous lui avez donné. Personne ne peut se réclamer d’une part. La propriété n’est pas un droit divin ; elle se gagne. Un jeune homme ne devrait pas lorgner sur l’héritage d’un logement social donné à son père ; il bouche d’emblée son destin. Les générations qui viennent sont censées être plus riches que celles qui passent. «Au boulot, fainéant», voilà ce que m’aurait dit mon père ! - D’où vient justement cette obsession ? Pourquoi les Algériens veulent qu’on leur donne un logement ? Un jour on s’est mis à donner des logements. L’Algérien a trouvé cela sympathique et a pris. Puis il a pensé que c’était normal, voire bien. Aujourd’hui, de bonne foi, la majorité des Algériens attendent ou aimeraient bien que l’Etat leur donne un logement. Il n’y a pas d’autre référent, à ma connaissance. C’est une erreur d’aiguillage. Il ne faut pas que cela devienne une culture. Je suis pour les politiques d’aide aux plus démunis, mais il faut retirer progressivement la notion de propriété comme un dû de l’Etat envers la société. - Le marché de la location, qui pourrait être une alternative, pose problème : il est aujourd’hui presque impossible de se louer un appartement, c’est trop cher… C’est cher parce que la plus grande partie du parc locatif est fermée. Des gens ont plusieurs appartements qu’ils ne louent pas, y compris dans le secteur public. Il faudrait taxer ces appartements fermés, cela permettrait de réguler le marché locatif et de tirer vers le bas la demande de propriété de logements publics. Quand on a 25 ans et qu’au bout de deux ou trois années d’expérience on règle son salaire à 45 000 DA, on devrait pouvoir mettre le tiers dans le loyer d’un studio et ne pas rester chez sa mère, puis réaliser un emprunt pour accéder progressivement, en quinze ou vingt ans, à un appartement ou une maison et tout ce qui va autour. Sa première voiture devrait être un véhicule d’occasion, non pas une Polo neuve. C’est le fonctionnement universel dans toutes les sociétés développées. - L’Algérie fait-elle face à une crise du logement ou à une crise d’urbanisme ? Nous ne souffrons pas d’une crise de logement, mais d’une crise de société. Le déficit apparent en matière de logements n’est que la partie visible de l’iceberg. Habiter sans broncher le même immeuble à Ouargla ou à Sidi Bel Abbès témoigne d’un déficit actif d’identité. Nous risquons d’y perdre ce qui ne pourra plus s’acheter. Il y a un programme public en cours d’industrialisation. Encore une fois, ce sont des directions légitimes tant que nous pensons que nous n’avons qu’un déficit de construction. C’est bien là que je m’écarte de la pensée commune. Je crois que ce que nous avons raté lentement, nous n’avons aucune chance de le réussir en l’accélérant. A moins que nous ne soyons pas d’accord sur la définition de la réussite. C’est possible. Je dis que là où il y a une cité, c’est qu’il n’y a pas eu de commande d’architecture et pas de commande d’urbanisme. Une cité, ce sont des logements juxtaposés et empilés qui réalisent un chiffre dans un bilan. C’est une opération arithmétique. Or, en matière de ville, d’architecture et de gestion de la société, nous serions plus proche de l’algèbre. Equations complexes, multiples inconnues, raisonnements et stratégies. Nous avons besoin de créer un tissu social. La ville, c’est un contenant et nous sommes le contenu. Tous les deux, nous sommes liés comme le corps et l’esprit. Si l’un tombe malade, l’autre aussi. En définissant la ville, nous définissons aussi la société. En 2012, le président Bouteflika avait adressé une lettre de sagesse pour dire «arrêtons avec ces cités-dortoirs». Pourtant elles continuent. En changeant la machine ou la vitesse de production, on n’améliore pas les choses. Dans un autre message adressé au gouvernement, il aurait dit : «Faites de l’Algérie un pays où il fait bon vivre.» Quel message d’espoir ! Que l’élite soit mobilisée, aux côtés de l’Etat, pour définir le bien-vivre et le réaliser. Que l’Etat reconnaisse son élite et lui fasse confiance. Que le peuple participe à l’édification de son cadre de vie intime. Promoteurs, PME de construction, artisans, banques privées et publiques, créons des économies locales et permettons à tous de s’enrichir par le travail et le mérite. Une seule main, si forte soit-elle, ne peut ni applaudir ni exiger la présence du public. Restons soudés et nous y arriverons. 
elwatan.com | 22-nov.-2014 10:00

«Nous improvisons, nous construisons le terreau du terrorisme urbain»
- Pensez-vous que les modèles d’habitation réalisés par l’Algérie ces dernières années sont en adéquation avec les attentes de la société ? On occupe le vide. Il y a aujourd’hui une dilapidation du territoire algérien. Nous souffrons d’une absence de modèle idéologique, d’un espace de référence. La société algérienne est en pleine mutation, il est impératif de réfléchir aux réalisations passées pour mieux agir. Actuellement, nous copions un certain nombre de modèles qui sont en contradiction avec notre culture. Il n’y a pas de modèle idéal, mais il serait intéressant, dans notre cas, puisque nous sommes dans un élan de construction de logements, de réfléchir à un modèle qui pourrait satisfaire le plus grand nombre. Il n’est pas facile de répondre et de satisfaire les besoins de la population. - Des logements qui satisfassent, mais qui nous ressemblent aussi… Exactement. Je pense qu’il est impératif d’adapter ces modèles à la diversité géographique de notre territoire. Répéter des modèles qui nous sont étrangers ne fera qu’altérer notre territoire et toucher à notre identité. - Comment voyez-vous le lien entre identité et habitat ? Nous avons un patrimoine, qui est peut-être une véritable source d’inspiration. Il y a une perte de repères, notamment due à notre ouverture vers le monde, qui fragilise la spécificité locale. Il faut créer un équilibre entre les deux. L’habitat participe à cet équilibre. Aujourd’hui, on construit des boîtes dans lesquelles on enferme des gens. Alors qu’on devrait partir de ce microcosme urbain qu’est la ville pour essayer, à travers sa sédimentation historique, de construire ces ensembles au lieu de les imposer morphologiquement et socialement et de les intégrer à une structure existante. Je considère que la ville doit être la source de cette planification. Il faut analyser nos villes, observer leurs structures pour planifier et mieux répondre aux besoins actuels… - Y a-t-il défaillance dans la conception que l’Etat se fait de la ville ? Il y a une défaillance dans le traitement de ces questions. Il y a défaillance dans les instruments d’urbanisme, qui sont aujourd’hui mal utilisés. Il y a aussi une mauvaise gestion des villes. Nous avons besoin de walis et de maires ambitieux qui puissent permettre aux architectes d’aller au delà de ces constructions inadaptées… Nous avons des lacunes en matière de programmation urbaine. Il y a trop d’improvisation. Au lieu d’une programmation faite sur des critères scientifiques qui cesserait d’imposer une grille d’équipements, il faudrait plutôt adapter une grille d’équipements. L’urgence n’est pas une solution. Nous créons à la hâte le terreau du terrorisme urbain.
elwatan.com | 22-nov.-2014 10:00

Beni Mileuk : Deux terroristes abattus
C’est dans les maquis environnants du lointain douar de Tazrout, dans la commune de Beni Mileuk (Damous), à l’extrémité sud-ouest de la wilaya de Tipasa, que les éléments de l’ANP en opération ont abattu deux terroristes, le 20 novembre vers 21h. Les cadavres ont été acheminés vers la morgue de l’EPH de Gouraya. Les responsables des services de sécurité se trouvaient encore sur les lieux hier ; des armes, des munitions et des documents ont été récupérés et en fin de journée, les éléments des services de sécurité étaient mobilisés pour identifier les deux terroristes éliminés la veille. Les maquis des daïras de Gouraya et de Damous font l’objet d’une surveillance par les éléments des services de sécurité. Des mouvements suspects de groupes criminels sont signalés depuis plus de deux mois. Des embuscades ont été tendues et des postes de contrôle ont été mis en place afin de renforcer le dispositif de sécurité. En outre, cette mobilisation a permis d’empêcher les «tangos» de passer à l’action à partir de ces zones limitrophes avec les maquis des wilayas de Aïn Defla et Chlef.  
elwatan.com | 22-nov.-2014 10:00

«L’officialisation de tamazight est un impératif historique»
Il faut que la langue amazighe soit officialisée dans la prochaine révision de la Constitution algérienne, car nous sommes dans une période décisive pour le recouvrement de notre souveraineté linguistique et culturelle», a martelé, jeudi, le chercheur et enseignant de langue et civilisation berbères à l’université de Paris 8, Hacene Hireche, lors d’une conférence qu’il a animée à la salle de cinéma Mizrana de la ville de Tigzirt, à 40 km au nord de Tizi Ouzou. Invité par l’association Iomnium de la même localité, le conférencier a estimé, dans ce sillage, que l’officialisation de la langue de Mammeri constitue un impératif historique. C’est pour cela, d’ailleurs, a-t-il expliqué, qu’il est nécessaire de se mobiliser constamment pour aboutir à cette consécration. «Les associations, les syndicats et les partis politiques doivent s’engager dans le combat pour la constitutionnalisation de notre langue», a-t-il laissé entendre devant une assistance composée essentiellement d’élus de diverses formations politiques, d’animateurs associatifs, d’étudiants, en présence du président de l’APW de Tizi Ouzou, Hocine Haroun, ainsi que des militants et animateurs du MCB, à l’image de Saïd Khellil et Saïd Boukhari. Par ailleurs, M. Hireche a ajouté, dans son intervention, que «la langue est un environnement culturel, psychologique et une construction psychique de l’individu. L’aspect socioprofessionnel est aussi décisif dans la construction d’une identité», a-t-il fait remarquer avant de rappeler que les besoins de tamazight ne sont plus les mêmes qu’avant. «Aujourd’hui, les besoins de notre langue ne sont plus les mêmes qu’avant car, maintenant, il faut des universités, une académie et des médias, entre autres», a-t-il souligné. De son côté, Saïd Khellil, animateur du MCB et détenu d’avril 1980, a exhorté les présents à signer la pétition exigeant l’officialisation de tamazight et de continuer le combat pacifiquement pour arracher cette revendication identitaire.
elwatan.com | 22-nov.-2014 10:00

Synthèse du colloque
Il a été suggéré unanimement que des mesures d’accompagnement social s’imposaient lors des opérations de relogement. Cette même nécessité d’intégrer un processus participatif s’impose aussi par rapport aux projets de requalification des anciens quartiers. Plusieurs intervenants ont insisté sur la proposition d’une démarche pour la responsabilisation des habitants dans la gestion de leurs quartiers. Il a été noté que les nouvelles tendances de la conception de l’habitat prévoient plusieurs étapes pour l’amélioration qualitative et l’optimisation du logement : Au niveau de sa surface habitable, de son organisation spatiale et structurelle, du degré de technicité et de «contemporanéité». L’habitat peut être conçu comme un processus, comme il peut constituer un levier d’attractivité territoriale (en termes d’identité, d’image et de place-making).Pour produire un environnement bâti de qualités esthétiques physico-spatiale, urbanistique et architecturale reconnues, il faut impérativement rechercher de nouvelles formes conceptuelles qui puissent répondre aux exigences de la société et de l’environnement. Il est également impératif de rechercher la manière la plus adéquate pour l’application des nouvelles technologies constructives à caractère énergétique ; le but à viser est l’efficience.  
elwatan.com | 22-nov.-2014 10:00

Tizi Ouzou : La franchise universitaire «violée» par la gendarmerie
L’université Mouloud Mammeri de Tizi Ouzou (UMMTO) a fait l’objet, jeudi dernier, d’une «violation» de sa franchise par les services de la Gendarmerie nationale, apprend-on des étudiants et des membres du Conseil national des enseignants du supérieur (Cnesto). Cette violation a été constatée par le comité des étudiants et des membres du CNES «lorsque des officiers relevant de la Gendarmerie nationale et du secteur militaire dans la wilaya sont allés à l’amphithéâtre du campus pour y animer, initialement, une campagne d’information sur les nouvelles dispositions relatives au service national», ont indiqué des étudiants. Néanmoins, ajoutent nos interlocuteurs, «ces services seront empêchés par les étudiants et le comité universitaire après avoir appris que ni le recteur ni le doyen, encore moins le comité, n’ont été avisés à ce sujet». Le CNES a rendu publique une déclaration intitulée «Halte à la manipulation et à la violation des franchises universitaires», dans laquelle il relève : «Alors qu’on croyait que les vieux réflexes étaient à jamais effacés des mémoires, voilà qu’on assiste à une velléité des groupes occultes qui ne désespèrent pas de faire basculer une fois de plus l’université Mouloud Mammeri et la région dans la violence.» Considérant que «l’université et la région ont déjà payé un lourd tribut», le document du CNES ajoute que «c’est le but recherché par ces groupes en tentant de maquiller la violation des franchises universitaires par des groupes de la Gendarmerie nationale en l’intégrant dans une campagne d’information sur les nouvelles dispositions du service national». En réaction, le CNES appelle toute la communauté universitaire à observer, demain, une journée de protestation.
elwatan.com | 22-nov.-2014 10:00

La chronique de Maurice Tarik Maschino : Dormir ? Vous n’y pensez pas !
Connaissez-vous le bruant à gorge blanche ? C’est un oiseau migrateur qui, chaque automne, quitte l’Alaska et rejoint le nord du Mexique. Son vol dure sept jours, pendant lesquels il ne dort pas. Comment fait-il ? Les scientifiques américains dépensent des sommes colossales pour le comprendre, car l’enjeu est d’une importance capitale : s’ils trouvent quels mécanismes physiologiques sont à l’œuvre dans une si longue insomnie, ils tenteront de les trouver chez l’homme. Et fourniront à leur pays la possibilité d’avoir des millions de  travailleurs  qui, infatigables,  produiront à flux continu. Une chimère ? Nullement, comme l’explique un universitaire américain, Jonathan Crary, dans Le Capitalisme à l’assaut du sommeil(1). Déjà surexploités, les travailleurs disposent pourtant de quelques heures d’autonomie, quand ils dorment. Comment supprimer ce temps qui ne rapporte rien ? Faute de pouvoir agir directement sur l’homme, on agit donc sur le milieu, en escamotant  ce qui permet de dormir : la nuit. Ainsi, les zones d’activité sont-elles  éclairées en permanence : «Notre monde, écrit J. Crary, s’apparente à un univers dont toutes les ampoules auraient été allumées sans plus aucun interrupteur pour les éteindre.» L’assaut contre le sommeil s’inscrit dans une perspective beaucoup plus vaste, qui tend à contrôler les hommes du berceau à la tombe : «Les techniques les plus importantes de ces cent cinquante dernières années, rappelle J. Crary, consistent en divers systèmes de management et de contrôle des êtres humains.» De plus en plus surveillés, écoutés et manipulés, les citoyens sont livrés quasiment sans défense à l’avidité insatiable des possédants. D’où des conditions de travail de plus en plus dures, le démantèlement des protections sociales, l’allongement du temps de travail et l’âge, sans cesse repoussé, de  la retraite – 60 ans autrefois, 62 ans en France, 67 en Allemagne, en Suède, en Grèce… Alors que les conditions de vie actuelles deviennent de plus en plus dures  –  trajets épuisants pour rejoindre  son lieu de travail, recherche éprouvante d’un emploi – beaucoup ne trouvent plus, dans un sommeil plus court — 6 heures au lieu de 8 heures, par exemple, en Allemagne — et souvent perturbé par les bruits du dehors ou la télé des voisins un repos réparateur.  Ce qui provoque des modifications négatives de l’humeur et du rapport à autrui. L’agressivité devient prédominante, d’où ces actes si fréquents de grossièreté  que les uns et les autres subissent et commettent dans la vie quotidienne, échanges d’injures entre automobilistes, réactions agressives aux guichets d’une administration. «Des injures, j’en reçois plein la figure tous les jours, de 8h à 18h», déclare un postier parisien. Partout on constate «une atrophie de la patience individuelle et des égards essentiels à toute forme de démocratie directe : la patience d’écouter les autres, d’attendre son tour pour parler». En grande partie déshumanisé, l’homme d’aujourd’hui déshumanise à son tour les autres, qu’il ne voit pas, n’entend pas, et s’enferme dans sa bulle. Significatif, par exemple, est le phénomène du blog, «un exemple parmi beaucoup d’autres, estime J. Crary, du triomphe d’un modèle d’autoconversation à sens unique, d’où a été éliminée la possibilité de jamais avoir à attendre et à écouter quelqu’un d’autre. Le blog est l’un des nombreux signes avant-coureurs de la fin du politique». Une vie quotidienne stressante pour la majorité, un sommeil souvent trop court et perturbé : mais qui dort bien, aujourd’hui, qui dort assez pour se lever dispos et d’humeur sereine ? Seuls ceux qui ont la possibilité de s’acheter un vrai sommeil. Quartier résidentiel, immeuble de luxe et protégé : le sommeil s’achète, bien sûr, et faire de la satisfaction d’un besoin naturel un produit marchand illustre, une fois de plus, à quel point le capitalisme, dans sa perversion essentielle, est la négation absolue de l’homme et de son humanité.
elwatan.com | 22-nov.-2014 10:00

Réchauffement climatique : Octobre 2014, le mois le plus chaud dans l’histoire
Octobre et les dix premiers mois de l’année 2014 ont chacun été les plus chauds sur la planète depuis le début des relevés de température en 1880, a annoncé, jeudi, l’Agence américaine océanique et atmosphérique  (NOAA). Il s’agit également du 38e mois d’octobre consécutif au cours duquel  la température du globe était au-dessus de la moyenne de celle du XXe siècle, atteignant 14,74 degrés, précise la NOAA. Pour la période de janvier à octobre 2014, la température moyenne combinée à la surface des océans et des terres s’est établie à 10,3 degrés, dépassant  ainsi de 1,05 degré la moyenne du siècle dernier. Octobre a aussi été le troisième mois consécutif et le cinquième des six derniers mois avec une température record sur le globe. Juillet a lui été le quatrième mois le plus chaud de sa catégorie. Les températures plus élevées ont résulté d’un air plus chaud à travers toute la planète à la surface des terres et des océans, distribué de manière égale entre les hémisphères Nord et Sud. L’hémisphère Sud a connu globalement en octobre des températures record  à la surface des terres, surtout la partie sud de l’Amérique latine et dans l’ouest et le sud de l’Australie. Pour l’hémisphère Nord, octobre n’a été que le troisième plus chaud dans les annales. Des parties du sud du continent européen, les régions côtières  dans l’ouest des Etats-Unis et la plupart de l’extrême-est de la Russie ont été les plus chaudes en octobre. En revanche, des parties du centre de la Sibérie ont enregistré durant ce même mois des températures de 4 à 5 degrés sous la moyenne. La température à la surface des océans a été, en octobre 2014, la plus  élevée jamais enregistrée pour ce mois en se situant 0,62 degré au-dessus de la moyenne du XXe siècle. Depuis le début de cette série au mois de mai, il s’agit du 6e mois consécutif au cours duquel la température globale à la surface des océans dépasse le précédent record. Ces records de température se sont produits en l’absence du courant chaud du Pacifique El Nino, qui généralement apparaît tous les cinq à sept ans en moyenne et exerce une forte influence sur le climat du globe. Selon la NOAA, il y a près de 60% de chances qu’El Nino ré-émerge durant  l’hiver dans l’hémisphère Nord.
elwatan.com | 22-nov.-2014 10:00

Crash du vol d’Air Algérie : Les juges français en Espagne
Les juges français enquêtant sur le crash du vol d’Air Algérie, qui avait fait 116 morts en juillet au Mali, se trouvaient hier à Madrid pour recueillir notamment des informations sur l’équipage espagnol de l’appareil, a appris l’AFP de source judiciaire. Le vol AH5017 Ouagadougou-Alger s’était écrasé dans le nord du Mali une demi-heure après son décollage pour des raisons qui demeurent inconnues. Le McDonnell 83, affrété par Air Algérie auprès de la compagnie espagnole de leasing Swiftair, transportait 112 passagers, dont 54 Français, et les six membres de l’équipage étaient espagnols. L’enquête ouverte à Paris doit permettre d’établir les causes de l’accident, d’où la commission rogatoire internationale qui avait été adressée aux autorités espagnoles. Depuis lundi, plusieurs enquêteurs de la section de recherches de la gendarmerie, des transports aériens et trois experts sont en Espagne pour assister à certaines investigations conduites par les enquêteurs espagnols. Hier, les juges d’instruction, Sabine Kheris et Raphaëlle Agénie-Fécamp, se sont à leur tour rendues à Madrid pour récupérer des documents concernant notamment les contrats de travail et les emplois du temps des membres d’équipage, mais aussi la compagnie Swiftair. Lors de la présentation d’un rapport d’étape en septembre, un responsable du Bureau d’enquêtes et d’analyses (BEA) français, Bernard Boudaille, avait indiqué qu’aucune piste n’était alors privilégiée pour expliquer l’accident. L’identification des restes des victimes du crash s’est achevée jeudi, ce qui permettra leur restitution aux familles, a annoncé hier le ministère français des Affaires étrangères.  Outre les Français, les passagers étaient des ressortissants du Burkina Faso, du Liban, d’Algérie, d’Espagne, du Canada, d’Allemagne et du Luxembourg.
elwatan.com | 22-nov.-2014 10:00

On vous le dit
- Lancement de l’émission El Yed Fel Yed Dans un contexte de crise de logement, Dzaïr Tv lance une émission de coaching venant en aide aux plus démunis. «Yed Fel Yed» compte sur la solidarité humaine et le bénévolat et permettra aux citoyens ordinaires, aux institutions, aux coopératives et aux entreprises de redistribuer des articles de première nécessité aux citoyens dans le besoin. Le programme a déjà reçu plus de 200 demandes émanant des familles elles-mêmes ou de leurs proches et est déjà venu en aide à trois familles dans le besoin. La première aux Eucalyptus, la deuxième à Bordj El Kiffan et la dernière à Ibahlal, un petit village des hauteurs de Bouira. Trois familles dont la vie a été radicalement transformée grâce à des bénévoles et des partenaires engagés. Le programme sera diffusé sur Dzaïr TV un jeudi sur deux à 21h et durera 26 minutes. - La SNTF veut rassurer Le système de signalisation de la banlieue d’Alger demeure un système «fiable et assure la sécurité des circulations ferroviaires  exigée», selon un communiqué de la société nationale des transports ferroviaires  (SNTF). Des dérangements des installations du système peuvent surgir (lampe grillée, raté d’ouverture d’un signal, dérangement de zone, etc.) sans que cela ne remette en cause la fiabilité du système, ni la sécurité de la circulation des trains puisque la SNTF dispose de procédures réglementaires régissant ces situations que le personnel concerné doit appliquer. Cette réaction de la direction générale de la SNTF intervient pour rassurer les usagers sur la sécurité du système de signalisation et dénonce des informations diffamatoires, mensongères et qui visent à diviser la famille cheminote et portent préjudice à l’image de la SNTF. - Pas d’ouverture de l’espace aérien Amar Ghoul, ministre des Transports, a exclu toute ouverture de l’espace aérien, soulignant que la priorité, en cas d’ouverture du secteur des transports aérien et maritime, sera accordée au secteur privé national et aux investisseurs algériens. L’ouverture est «impérative», mais elle ne doit pas survenir avant la  définition d’un cahier des charges et de mesures et textes réglementaires y  afférents, outre la mise à niveau des deux compagnies nationales Air Algérie et Tassili Airlines pour la création d’une complémentarité entre les secteurs  public et privé, a-t-il dit. - 8 milliards DA pour l’aménagement touristique Le directeur de l’aménagement touristique au ministère du Tourisme et de l’Artisanat a indiqué qu’une enveloppe de 8 milliards DA a été dégagée pour la viabilisation de 5 zones d’expansion touristique dont les plans d’aménagement ont été approuvés. Un appel à manifestation d’intérêt invitant les opérateurs à investir a été lancé récemment au niveau de ces ZET, ainsi que les travaux de viabilisation de la ZET de la baie ouest de Chetaïbi (Annaba) qui s’étend sur une superficie de 22 hectares. Cet appel touche également les ZET de Djanet (Illizi), Agrioun (Béjaïa), Mianis (Chlef) et Cap Ivi (Mostaganem). Selon le même responsable, 7 plis ont été déposés pour un éventuel investissement et l’évaluation des offres est en cours.
elwatan.com | 22-nov.-2014 10:00

Ce que prévoit l’Accord d’association dans le volet politique
La série de rencontres avec les partis politiques et organisations entamée par la délégation de l’Union européenne (UE), qui séjourne actuellement en Algérie, suscite des interrogations. Le secrétaire général du FLN, Amar Saadani, bien qu’il ait été le premier à recevoir cette délégation, crie à «l’ingérence» parce que «les représentants de l’UE rencontreront des organisations non agréées». La réaction de Saadani est-elle justifiée ? Au-delà du débat sur la représentativité des partis et organisations agréés, le secrétaire général du FLN semble avoir oublié que l’Algérie a conclu, en 2006, un Accord d’association avec l’UE. Et la Délégation européenne est, selon une source proche du ministère des Affaires étrangères, venue en visite en Algérie dans le cadre de l’évaluation des sous-commissions économique et sociale prévues dans cet Accord d’association entre les deux parties. Il semblerait que le chef de la délégation de l’UE ait improvisé les rencontres avec les partis politiques, qui ne figuraient pas dans son programme. Mais l’Accord d’association donne la possibilité à l’UE d’être «attentive à l’évolution de la situation politique du pays». En effet, le premier volet de cet Accord est politique ; cinq articles sont consacrés à ce domaine. «Le respect des principes démocratiques et des droits fondamentaux de l’homme, tels qu’énoncés dans la Déclaration universelle des droits de l’homme, inspire les politiques internes et internationales des parties et constitue un élément essentiel du présent Accord», lit-on dans l’article 2. L’article 3 du même document explique les modalités du dialogue politique entre les parties signataires : «Un dialogue politique et de sécurité régulier est instauré entre les parties. Il permet d’établir entre les partenaires des liens durables de solidarité qui contribueront à la prospérité, à la stabilité et à la sécurité de la région méditerranéenne et développeront un climat de compréhension et de tolérance entre cultures. Le dialogue et la coopération politiques sont destinés notamment à : faciliter le rapprochement des parties par le développement d’une meilleure compréhension réciproque et par une concertation régulière sur les questions internationales présentant un intérêt mutuel ; permettre à chaque partie de prendre en considération la position et les intérêts de l’autre partie ; œuvrer à la consolidation de la sécurité et de la stabilité dans la région euroméditerranéenne ; permettre la mise au point d’initiatives communes.» Selon l’article 5 du même Accord, le dialogue politique sera établi, à échéances régulières et chaque fois que nécessaire, à tous les niveaux et «en cas de besoin, à travers toute autre modalité susceptible de contribuer à l’intensification et à l’efficacité de ce dialogue».  
elwatan.com | 22-nov.-2014 10:00

Les représentants de l’UE «venus écouter»
En quelques jours, la délégation de l’Union européenne, venue «écouter» les différents partis politiques en Algérie, a suscité des réactions controversées. Entre le FLN qui crie à l’ingérence et les partis de l’opposition qui transmettent leurs doléances, les membres de la délégation tentent de trouver les mots qu’il faut. «Nous sommes venus écouter», disent-ils publiquement. Mais qu’en est-il au juste ? «Nous sommes ici essentiellement pour écouter nos interlocuteurs politiques légitimes, qui prônent l’activité politique pacifique. Nous n’avons pas de parti pris, des solutions à donner, des alternatives ou des revendications à présenter», s’est en effet défendu Marek Skolil, ambassadeur de l’Union européenne à Alger, lorsque la question de l’ingérence dans les affaires intérieures du pays s’est posée. Du côté des partis politiques qui ont rencontré la délégation, les émissaires de l’Union européenne n’ont transmis aucun discours particulier. «Ils disent qu’ils sont venus écouter. Ils n’ont rien dit de particulier», explique Soufiane Djilali, président de Jil Jadid, qui a assisté à la rencontre entre la Coordination nationale pour les libertés et la transition démocratique (CNLTD). Mais selon l’homme politique, les représentants de l’Union européenne sont obligés de se défendre, à propos notamment de l’observation de la dernière élection présidentielle. Aux partis algériens qui ont fait remarquer que l’UE avait justifié l’absence d’observateurs européens par le manque de temps, les Européens ont répliqué : «C’est juste une manière diplomatique qui consiste à faire comprendre aux autorités algériennes qu’elles n’ont pas suivi les recommandations contenues dans le rapport portant sur les élections législatives de 2012.» Pour Soufiane Djilali, l’ingérence dans les affaires intérieures de l’Algérie existe depuis que les Européens «soutiennent le régime» et Abdelaziz Bouteflika. «C’est une forme d’ingérence que nous refusons», dit-il. Le même témoignage est fait par Noureddine Bahbouh. Le président de l’Union démocratique et sociale (UDS), qui était aux côtés de Ali Benflis lors de la rencontre avec la délégation de l’UE, indique que celle-ci «est venue juste pour écouter». Mais derrière cette visite, qui entre dans le cadre de l’évaluation de l’accord d’association, l’Union européenne veut «transmettre un message qui signifie au pouvoir que l’Algérie n’est pas que Bouteflika», explique M. Djilali. Tout comme Noureddine Bahbouh, le président de Jil Jadid pense que les Européens commencent à s’inquiéter de «la situation du pays». «Ils (les Européens) se sont rendu compte qu’ils n’ont plus de vis-à-vis depuis qu’il y a vacance de pouvoir dans le pays», ajoute Soufiane Djilali. L’agenda de la délégation de l’Union européenne n’est pas achevé. En plus des partis politiques, l’équipe que dirige Bernard Savage, chef de la division Maghreb du service européen pour l’action extérieure, rencontrera dès dimanche d’autres partis et personnalités. Juste pour «écouter» ?  
elwatan.com | 22-nov.-2014 10:00

«Non à la transition, oui à la Constituante»
- A maintes reprises, le Premier ministre a eu à confesser sa religion. A. Sellal disait tout le bien qu’il pensait du libéralisme, «non pas le libéralisme sauvage» précisait-il. Depuis sa confirmation au poste, un ensemble de mesures et de décisions ont été prises, allant justement dans le sens du démantèlement de celles prônant le discours du patriotisme économique, la préférence nationale, etc. Bouteflika finira-t-il son règne comme il l’avait entamé avec des prétentions et orientations libérales, voire ultralibérales ? A quelle logique obéit, selon vous, ce changement de cap économique auquel nous assistons ? Il serait maladroit de penser que ce «recentrage» de la politique économique coïncide avec la venue de Sellal. Même durant la parenthèse Ouyahia et la LFC 2009 et ses mesures protectionnistes – critiquables au demeurant parce qu’insuffisantes et contradictoires –, les bradages n’ont jamais cessé. Le choix libéral a des origines plus lointaines. Les tendances lourdes proviennent d’une autre époque. On peut remonter au capitalisme d’Etat de l’époque Boumediène et son essoufflement en fin de règne. L’infitah (ouverture) de Chadli a commencé en réalité du temps de Boumediène dont le règne tirait à sa fin. Chadli n’a fait qu’accentuer le choix libéral, surtout après le krach pétrolier de 1986 pour finir par l’imposer complètement sous Kasdi Merbah et Hamrouche, le «père» justement de ces réformes libérales. La guerre civile a dû certainement chahuté les rythmes, mais l’état de cessation des paiements et les accords avec le FMI ont été le grand tournant avec une liquidation du secteur public, privatisations, licenciements, etc. En 1999, c’est l’arrivée de Bouteflika, le super ultralibéral. A Crans Montana, n’oublions pas, ils appelaient les Américains à venir en leur disant : «Venez, il y a des dollars à prendre.» Même l’instauration d’un cours du pétrole favorable ne l’avait pas découragé dans sa démarche, d’où la fameuse loi sur les hydrocarbures de 2005. Cette loi a vraiment créé une fracture au sein du régime, parce que la rente menaçait de partir. Bouteflika a dû y renoncer, d’où son aveu d’échec et sa phrase où il était question de libéralisme qui ne «menait pas au paradis». - Je repose ma question : assistons-nous à une fin de règne sous le sceau du bradage tous azimuts – une sorte de grande braderie pour s’adjuger des soutiens nationaux et surtout étrangers dans la perspective d’une succession sans heurts ? C’est évident. Le régime Bouteflika a été le plus inféodé aux puissances impérialistes. Il est le plus disposé au bradage des ressources nationales. D’où les satisfecit et les lauriers qu’il ne cesse de récolter depuis son arrivée au pouvoir, à l’occasion d’élections pourtant toutes truquées. On assiste d’ailleurs médusés à ces officiels étrangers sortant d’audience avec Bouteflika, pourtant notoirement malade, jurant devant les caméras l’avoir trouvé dans une forme olympique et qu’il carburait à fond les gaz. «Yejbed el gaz !», comme on dit chez nous. Alors, pour cette fin de règne, en termes de prédation, de détournements, de scandales, les chiffres n’ont jamais été aussi effarants. On le voit avec l’arnaque de l’usine Renault. La politique dite des «grands travaux» de Bouteflika n’a pas donné lieu à la construction d’une économie autocentrée contrairement à celle des années 1970. Les grands travaux n’ont pas été ceux des Algériens mais des multinationales. L’autoroute Est-Ouest n’a pas été une école pour les constructeurs et cadres algériens. Bouteflika est le portefeuille clients des multinationales et des puissances étrangères. Sa politique a fait fonctionner non pas l’économie nationale mais celles des autres. Donc, ce dont il est question aujourd’hui, c’est d’une accentuation d’un cours de plus en plus libéral. Il faudrait s’attendre donc au pire en termes de prédation et de bradage. N’oublions pas les puissances de l’argent pourri constituées sous son règne. Celles-ci ont carrément déplacé le centre du pouvoir traditionnellement chez les militaires. Avec 7 à 8 milliards de dollars d’importations de véhicules par an, nous aurions quand même pu lancer notre propre industrie automobile. Chose que nous avions pourtant pu faire il y a 40 ans. - Révision du code des investissements en expurgeant la règle des 51/49%, autorisations (du Conseil de la monnaie et du crédit) délivrées aux entreprises algériennes pour «s’internationaliser», code du travail remodelé dans le sens de la flexibilité… le gouvernement Sellal est en train de démanteler le discours du patriotisme économique… C’est ce que nous disons : une accentuation du choix libéral. La règle des 51/49%, nous sommes pour son maintien, même si elle est critiquable, puisqu’elle profite d’abord au privé algérien et vise à cristalliser cette bourgeoisie nationale dite productive. Avant la LFC 2009 et l’instauration de cette règle, les IDE se bousculaient-ils au portillon ? Non. Le discours des PME-PMI n’est rien d’autre qu’un abandon de l’option de l’industrialisation de l’Algérie, car ces PME-PMI sont dans une logique de sous-traitance pour les «grands». Mais qui a décidé que les Algériens sont pour l’adhésion à l’OMC, synonyme de destruction du peu qui reste ? La révision du code du travail inspirée par la Banque mondiale répond à cette nouvelle déferlante néolibérale qui frappe notre pays en voulant à tout prix baisser le coût du travail. Il faut le combattre absolument. Dans l’Accord d’association avec l’UE, avant son entrée en vigueur en 2020, notre balance est déjà déficitaire de plusieurs milliards de dollars. Le maintien d’une politique type patriotisme économique, non seulement nous y dénonçons tout recul, mais nous estimons que c’est bien plus insuffisant pour construire une véritable économie. Et si recul il y a, c’est parce les choix n’ont pas d’assise démocratique. L’économie doit être avant tout au service de la satisfaction des besoins sociaux, des Algériens. Et l’indépendance algérienne n’aura de sens que si nous sommes économiquement indépendants. - L’entrée en vigueur en 2020 de l’Accord d’association avec l’UE ne nécessite-t-elle pas que le pays s’y prépare ? Le dogmatisme est chez les libéraux. Ils disent que nous devons adhérer à l’OMC parce que ceci cela… Cependant, les Américains subventionnent leur agriculture mais dans le cadre de l’OMC, ils l’interdisent aux autres. Si on doit y aller, il faut d’abord construire un rapport de force qui nous sera favorable. Et le front intérieur justement ne peut pas se cristalliser sans libertés démocratiques, si les intérêts de ceux d’en bas ne sont pas représentés. Un chômeur ne viendra pas consolider ce front s’il n’a pas le minimum. Il nous donc faut un autre projet. - Des parties siégeant au sein de la CNLTD se revendiquent aujourd’hui de l’opposition. Parmi elles figurent cinq personnalités, anciens chefs de gouvernement, et des formations politiques ayant intégré les institutions. Pour un parti comme le vôtre, ayant des décennies de militantisme dont une bonne partie dans l’opposition clandestine, qu’est-ce que cela inspire ? Il est important de savoir à quoi et à qui ils s’opposent. Est-ce que cette opposition pose des problèmes économiques et sociaux ? Non ! Et même lorsqu’il arrive qu’elle les pose, c’est dans le genre : la rente, y’en a marre ; elle sert a acheter la paix sociale… Que la manne pétrolière, les réserves de change ne doivent pas profiter à la masse des Algériens, etc. Il se trouve qu’on est en présence d’un discours ultralibéral. Ils disent cela alors que le front social est en ébullition, avec une quantité record de grèves, de manifestations quotidiennes sur le chômage, le logement… Ceux qui se réclament de l’opposition ont en réalité tourné le dos à ce mouvement social formidable. Le contenu de leur opposition ne prend nullement en charge les revendications de ce mouvement social. Pire. Dans la plateforme du Mazafran figure ce point, où il est question, entre autres, de la nécessité de faire cesser ce qu’ils appellent «les grèves sauvages». Ils demandent donc davantage de verrouillage du droit syndical, qui est déjà remis en cause. De ce point de vue, ils sont sur la même longueur d’onde que le pouvoir qui, à travers le projet de code du travail, ne fait pas moins qu’attenter au droit de grève, qui fait partie des droits démocratiques. Sur les questions démocratiques non plus, ils ne sont pas conséquents. Sur le plan crédibilité, la composante de la CNLTD a du souci à se faire. Non seulement les anciens chefs de gouvernement portent leur part de responsabilité dans la gestion, mais également les partis RCD et MSP qui ont été au pouvoir, Jil Jadid – qui en réalité est un «jil qadim», de la vieille garde – dont le porte-parole était au PRA de Boukrouh qui a été également au pouvoir et d’autres aussi. Cela étant, au PST, nous ne sommes pas dans une démarche anti-CNLTD, de diabolisation. Nous demeurons prêts à défendre, avec eux, ne serait-ce qu’un seul point démocratique. - Justement, pourquoi le PST n’a pas rejoint cette coordination ? Cela tient à un fait simple : les organisateurs de la conférence du Mazafran n’ont daigné contacter notre parti que 48 heures avant sa tenue. C’est anormal. Faire dans la figuration, remplir la salle ne nous intéressaient pas. Y aller juste pour approuver leur plateforme, alors que les jeux semblaient faits non plus. Ce n’était pas sérieux pour nous. - Vous avez cité un des points de la plateforme sur lequel vous n’étiez pas d’accord. Qu’en est-il des autres points de revendication ? L’essentiel de la démarche était centrée sur l’amorce d’une période de transition. La CNLTD part des postulats de crises politique et institutionnelle, de la maladie de Bouteflika, et a demandé dans un premier temps l’application de l’article 88 avant de solliciter une présidentielle anticipée comme elle vient tout juste de le faire. La problématique se résume, pour eux, à la destitution de Bouteflika pour ce qu’il est, à savoir un Président incapable, et pour ce qu’il représente comme ailes à l’intérieur du régime, et demande une période de transition. La CNLTD ne dit pas que les structures qui doivent piloter cette transition se doivent d’être élues par le peuple. Le peuple ne doit donc participer à aucune des phases préconisées. C’est aux partis, à la classe politique, aux experts de décider et, plus tard, on fera peut-être appel à ce peuple pour cautionner. Cette démarche, on ne la partage pas. Nous nous inscrivons dans une autre : celle de l’Assemblée constituante. Nous, nous avons été contre tous les mandats de Bouteflika. De son premier à son quatrième, contre son programme libéral, néolibéral. - La CNLTD éprouve du retard à l’allumage. Elle n’arrive pas à mobiliser, pourquoi ? En réalité, il s’agit d’une opposition libérale. En témoigne le fait qu’elle s’en prenne aux orientations dites de patriotisme économique. A la nomination de Sellal, nous avons dit qu’il s’agissait là d’une accentuation du cours libéral. A posteriori, on comprend la réaction d’Ouyahia qui avait dit, en substance, que la mafia avait fini par gagner et que l’argent sale commandait. La question de fond, et c’était valable aussi pour Barakat, est comment faire adhérer les masses populaires si les intérêts évidents de la majorité ne sont pas transposées – dans les plateformes – et que les questions socioéconomiques n’y sont même pas articulées. Souvenons-nous, les islamistes n’ont pas conquis le peuple parce qu’ils parlaient de Dieu, mais parce qu’à Djamaâ Essouna, Ali Benhadj parlait de ces questions économiques et sociales, des prédateurs et des pillards de richesses, etc. - La présente inflation d’initiatives politiques participe-t-elle d’une entreprise de décantation ou d’intoxication ? Les questions démocratiques, nous partageons entièrement. A la seule condition que tout soit précis et défini au préalable. Que ce soit Bouteflika ou Djaballah qui appellent à soutenir les droits des femmes, nous partageons. Et si ce pouvoir est sérieux, pour commenter la démarche du FFS, qu’il commence par suspendre tous les projets qui hypothèquent l’avenir. - Quelle est la position du PST par rapport à l’application de l’article 88 ? Notre opposition au régime s’articule aussi bien sur les questions démocratiques que les questions économiques et sociales. Si on est pour l’application de cet article de la Constitution – Constitution que nous rejetons au demeurant – on devrait l’être aussi pour un tas d’autres articles qui méritent qu’on se mobilise soit pour les appliquer, soit pour les abolir. Nous sommes pour une Assemblée constituante. C’est ce que nous avons signifié à Ouyahia : la Constitution ne doit pas s’élaborer à la Présidence, sans débat public. Nous avons dit que les élections, les dernières en date comme celles de 1999 et les autres, n’ont pas été démocratiques. On ne reconnaît aucune légitimité à ce pouvoir, qui est un pouvoir de fait. Et face à ce dernier, nous n’avons que nos revendications, dès lors que le rapport de force ne nous est pas favorable. Nous pensons que la solution à la crise qui correspond à la majorité des Algériens, des masses populaires, c’est celle de l’Assemblée constituante. Je dis bien la majorité, ce qui implique non seulement les partis politiques mais les travailleurs, leurs syndicats, les femmes, les étudiants, les chômeurs… Et cette Constituante doit être élue à la proportionnelle intégrale. La seule chose qui peut nous prémunir du chaos, ce sont les libertés démocratiques, l’auto-organisation populaire. Si le peuple algérien n’a pas le droit de parler, de s’organiser, tous les apprentis-sorciers s’y mettront, toutes les barbaries deviendront possibles. - Une période de transition n’est-elle pas justement nécessaire puisque ce pouvoir, qui a verrouillé et verrouille toujours, ne peut pas être celui qui organisera l’ouverture démocratique ? Tout ce qui relativise, pose des conditions, minimise la maturité des Algériens est inacceptable. On a connu cela après les événements d’Octobre 1988 avec un raisonnement absurde : faut-il prolonger la vie des dictatures pour rendre le peuple plus mûr à la démocratie ? Non. S’il n’y a pas maturité, c’est d’abord du fait du verrouillage des espaces démocratiques. Dans l’absolu, oui, il faudrait une transition mais, entendons-nous bien, l’aspect technique des choses, les forces sociales doivent être associées au même titre que les partis politiques au processus de préparation de l’élection d’une Assemblée constituante souveraine. Les Algériens doivent être associés à chacune des étapes qui engagent leur avenir et leur projet de société. - Vous êtes un parti avec des prétentions révolutionnaires. Vous dites qu’il nous faudrait un «autre projet», sachant l’érosion de l’idéal socialiste. «Que faire ?» pour paraphraser Lénine. Comment le PST compte concrètement s’y prendre ? La révolution n’est pas l’œuvre d’un parti mais de millions de personnes. Le parti porte le projet et fait en sorte que les masses révolutionnaires y adhèrent. Les Bolcheviks était minoritaires en 1917… bon bref, le PST n’a pas la prétention de faire la révolution «ouahdou», tout seul. Il faut qu’on construise… La crise, aujourd’hui, n’est pas dans le socialisme, mais dans le système capitaliste mondial. Regardons autour de nous, il est en train de détruire l’humanité (…) Le socialisme est la seule alternative rationnelle. Et le PST s’inscrit pleinement dans cette alternative antilibérale, anti-impérialiste, pour faire en sorte notamment que les ressources nationales profitent aux Algériens. Et, à ce titre, nous appelons à construire cette convergence démocratique antilibérale et anti-impérialiste. Mais cela ne se fera pas dans les salons, au demeurant sympathiques.  
elwatan.com | 22-nov.-2014 10:00

Le juge Trévidic persiste...
Marc Trévidic, le magistrat français en charge de l’affaire de l’assassinat des sept moines de Tibhirine, s’apprêterait à lancer une nouvelle commission rogatoire internationale, selon le quotidien Le Monde. Aujourd’hui, le magistrat tente de contourner le refus des autorités en relançant la procédure et en proposant que des experts algériens collaborent avec leurs homologues français lors de la conduite des analyses, ou qu’«une équipe française soit autorisée à repartir en Algérie avec du matériel scientifique adapté». Cette nouvelle procédure intervient à la suite du refus catégorique des autorités algériennes de permettre le transfert des prélèvements effectués sur les têtes des moines afin d’être analysés en France. Pour l’Algérie, il s’agissait d’une question de souveraineté nationale, de surcroît consacrée par les usages judiciaires internationaux. Le magistrat a, dans un premier temps, demandé au gouvernement français de faire «pression» sur la justice algérienne afin qu’il puisse récupérer les prélèvements et les fasse expertiser en France et tenté de prendre à témoin l’opinion publique française lors de ses nombreuses interventions dans les médias. A la proposition algérienne de permettre aux experts qui l’accompagnaient de pouvoir assister aux analyses, le juge émet un doute sur la compétence des Algériens. «On nous dit que les experts algériens sont très compétents, je veux bien le croire… Ce sont des expertises très pointues, très techniques, il faut du matériel très sophistiqué. Si on nous donne l’assurance absolue qu’ils sont capables de le faire – ce n’est pas du tout ce que j’ai compris quand j’étais là-bas – je veux bien», avait-il déclaré sur France Inter. «On attend simplement que les Algériens respectent ce qu’ils ont dit. Dans ce genre de dossier, tout doit être fait en parfaite concertation. On ne peut pas se permettre de travailler chacun de son côté», a encore déclaré le juge en charge de l’affaire. Dans les déclarations faites au journal Le Monde, jeudi dernier, Marc Trévidic en rajoute une louche et émet des doutes explicites sur les capacités, côté algérien, non seulement à analyser les prélèvements, mais aussi à les conserver. «Où et comment sont-ils conservés ? A quelle température ? On ne le sait pas. S’ils font de l’histologie (examen au microscope) en ce moment même à Alger, ils risquent de détruire tout le travail et ça, c’est irréversible !», a ainsi confié le magistrat français, qui est sans doute sensible à la pression des familles des moines et leur avocat, maître Patrick Beaudouin, qui continuent encore à demander «ce que les autorités algériennes ont à cacher». Pour la partie algérienne, les pièces d’une procédure judiciaire ne peuvent être transférées ; elles doivent rester dans le dossier. S’il y a transfert, il concerne tout le dossier une fois l’instruction terminée, parce qu’il ne peut y avoir deux enquêtes sur les mêmes faits. «L’affaire fait l’objet d’une procédure judiciaire en Algérie. Toutes les pièces y afférentes doivent y rester et ne peuvent être transférées ailleurs. C’est une mesure que tous les juges connaissent. On voit mal un juge français remettre une pièce d’un des dossiers qu’il instruit à un autre juge», ont expliqué des sources judiciaires proches du dossier à El Watan. Tout en se déclarant «conscientes de la préoccupation» du juge, mais exprimant leur «étonnement» quant à l’appel lancé à son gouvernement pour faire pression sur la justice algérienne, les autorités algériennes ne cachaient pas leur irritation face aux gesticulations de Marc Trévidic et lui rappelaient que «pour arriver à la vérité, il faut être serein et loin de toute pression». La nouvelle proposition du juge français de revenir en Algérie vise, selon lui, à «placer les autorités algériennes devant leur obligation morale». Lesquelles autorités porteront «une lourde responsabilité» en cas de refus de laisser le magistrat et son équipe accéder aux prélèvements. A noter que les autorités françaises, par la voix notamment du ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, ont nié tout blocage de la part des autorités algériennes sur le dossier, qualifiant les conditions dans lesquelles le juge Trévidic a mené sa mission de «satisfaisantes».  
elwatan.com | 22-nov.-2014 10:00

M’chedallah ( Bouira) : Un citoyen délesté de son véhicule par un groupe terroriste
Ce vendredi au environ de 16h30, un groupe terroriste vêtu en tenue afghane a dressé un faux barrage sur le chemin N°98, reliant la localité d’Ath Yekhlef au chef-lieu communal de M’chedallah, à l’est de Bouira, a-t-on appris d’une source sécuritaire sûre.   Les terroristes, au nombre de quatre, armés jusqu’au dents, se sont emparé d’un véhicule de marque Renault Clio, appartenant a un habitant de la région, a précisé à el watan une source sécuritaire. Le groupe armé a pris la direction vers les hauteurs du Djurdjura. Notons qu’il ne s’agit pas du premier mouvement terroriste signalé dans cette région. Au début du mois courant, un groupe armé avait délesté dans le même endroit, un automobiliste de son véhicule. Au courant du même mois, une patrouille de la gendarmerie nationale en charge de la sécurité des expatriés chinois et turques en charge des travaux du projet de la double ligne ferroviaire électrifiée reliant Thénia à Bordj Bou Arreridj avait été la cible d’une attaque terroriste survenue près de la commune d’Ahnif, à l’est de Bouira.  
elwatan.com | 21-nov.-2014 22:25

Le ministère de la Communication lance un spot contre la violence

Pour apporter « sa contribution » à l’arrêt de la violence dans le pays, le ministère de la Communication s’est mis de la partie. Il a réalisé un clip de 9 minutes pour sensibiliser les Algériens contre les dangers de la violence. On y voit des cercueils sur lesquels est écrite la mention « future victime de la violence ».

Alternant images de vie et celles de la mort, sur un fond musical triste, le sport intègre également des déclarations de citoyens appelant à « éviter » la violence. La religion, la société et l’histoire du pays sont mis à contribution pour « inciter » les Algériens à éviter de la violence. http://www.youtube.com/watch?v=mN1DHZHWmJ4 Lancé depuis quelques jours, le spot annoncé par Hamid Grine depuis Ouregla n’a été visionné que par un millier de personnes sur Youtube. Un signe de manque d’intérêt du public pour ce genre de propagande qui va bien entendu passer sur toutes les chaînes de télévisions nationales. Ce spot fait suite aux violences ordinaires observées dans toutes les villes et villages du pays. Des violences qui ont entre autres coûté la vie au joueur Albert Ebossé, qui jouait à la JS Kabylie. Ce spot aura-t-il l’effet attendu ? Essaïd Wakli

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algerie-focus.com | 21-nov.-2014 18:37

Tizi Ouzou. Un goût de Suisse en Algérie

Rachid Ibersiene est un homme courageux. La quarantaine bien passée, cet Algérien a "tout plaqué" en Suisse afin de poursuivre sa passion pour le fromage, notamment le vacherin, dans son pays. Depuis plus de 4 ans, sa fabrique artisanale, ouverte dans son village natal au pied du massif du Djurdjura et du mont Tamgout, en Kabylie, tourne à plein régime. Devenu la coqueluche des ambassades de France et de Suisse, Rachid Ibersiene s'est lancé un défi : promouvoir la culture du fromage en Algérie.

"Faites attention au sol glissant, on a nettoyé après la livraison de lait", avertit Rachid Ibersiene, en ouvrant la porte vitrée de sa fabrique de fromage. À l'entrée, accrochée sur le mur de droite, une résistance électrique allumée. "C'est contre les mouches. Les mouches, c'est mon plus gros problème ici, en montagne. Surtout à cette période de l'année", explique Rachid.

[caption id="attachment_111148" align="aligncenter" width="549"] Première étape dans la préparation du vacherin fribourgeois, le produit phare de la FAFI fromagerie : la pasteurisation. Dans deux cuves en cuivre, le lait, livré le matin même, monte doucement en température. Crédit AF[/caption]

Ce mercredi d'un mois de novembre tirant à sa fin, la température est printanière et le soleil inonde de rayons la maison de Rachid, reconnaissable à sa façade rose des bois. C'est au rez-de-chaussée de son domicile, dans le petit village kabyle de Tamassit, situé dans la commune d'Aghribs, à 50 km environ au nord de Tizi Ouzou, que l'homme de 48 ans, cheveux blancs et sourcils noirs foncés, a installé la "FAFI fromagerie". "Fromagerie Artisanale Fatma Ibersiene. "C'est en hommage à ma mère, décédée juste avant que je ne rentre en Algérie ouvrir ma fabrique", confie-t-il.

[caption id="attachment_111149" align="aligncenter" width="549"] C'est dans son domicile, dans le village de Tamassit, situé au pied du mont Tamgout, que Rachid Ibersiene a ouvert sa fromagerie. Crédit AF[/caption]

Formé en Suisse

Diplômé en hydrocarbure et chimie à Alger dans les années 1990, question fromage, Rachid a été à bonne école. Alors jeune garçon d'une vingtaine d'années, il débarque en Italie avec une idée en tête : conquérir la Cinecitta. Mais les studios italiens sont en crise. Sa carrière de metteur en scène ne décolle pas. Par une suite de hasards et de circonstances, Rachid traverse la frontière alpine et se retrouve informaticien en Suisse. Là-bas, il découvre un pays qui aime et promeut ses produits du terroir. Inconcevable pour un immigré algérien.

C'est alors qu'il décide de troquer la casquette de réalisateur de cinéma contre le tablier de fromager. "Je montais tous les week-ends dans les chalets sur les Alpes pour me déstresser de la pression du travail. Un jour, un ami m'a proposé de faire un stage dans sa fromagerie à Gruyère. Je suis tombé amoureux du métier", se souvient-il. À la fin de son stage, son ami lui demande de rester, Rachid décline la proposition. "Il m'offrait pourtant un bon salaire", rigole-t-il.

[caption id="attachment_111151" align="aligncenter" width="610"] Rachid Ibersiene se rêvait metteur en scène. Il est finalement devenu fromager et le fournisseur des ambassades de France et de Suisse. Crédit AF[/caption]

Mais pour des raisons familiales, l'apprenti fromager revient en Algérie en 2006. "J'ai dit à mon fils si tu rentres c'est pour aider ton pays à se développer, pas que pour moi, sinon restes là-bas", glisse le père de Rachid, un moudjahid, veuf, qui souffre de la goutte. "Je suis passé directement des montagnes de Suisse au massif du Djurdjura", avec pour projet de créer une fromagerie sur la terre natale, raconte Rachid. Il a d'abord fallu batailler pour imposer une méthode artisanale, venue de Suisse, et obtenir un agrément. "En Algérie, les autorités sont plus difficiles qu'en Suisse quant à l'hygiène. Dans les fromageries suisses, il y a parfois de la moisissure sur les murs et pas d'eau courante. Les vaches sont libres de se promener où elles veulent. Si les inspecteurs algériens voyaient ça, ils les fermeraient toutes", ironise Rachid.

Ce mercredi-là, le producteur de fromage reçoit justement la visite inopinée de l'inspection de l'hygiène alimentaire. Il garde le sourire. "C'est un contrôle routinier, ils viennent tous les six mois", rassure-t-il. Une femme, vêtue d'une blouse blanche de vétérinaire, pénètre dans la première pièce, où le lait, livré le matin même et déversé dans deux grandes cuves en cuivre, monte doucement en température. Elle se dirige ensuite à l'arrière, dans la chambre froide, et tourne à gauche, dans la salle de stockage des meules. Un passage express, qui ne perturbe pas le travail des deux employées de Rachid, les cheveux cachés sous un bonnet vert. "On est satisfait du travail de M. Ibersiene car il prend en compte nos remarques. Sa fromagerie répond aux normes, il a obtenu son agrément en 2010 et il l'a toujours", confie le docteur Mala Ameur, vétérinaire et inspectrice d'hygiène à la subdivision de Freha.

[caption id="attachment_111152" align="aligncenter" width="549"] La spécialité de la FAFI Fromagerie : le vacherin fribourgeois, un fromage typiquement suisse. Il sert à la préparation de la raclette. Crédit AF[/caption] [caption id="attachment_111156" align="aligncenter" width="549"] Le vacherin de Rachid Ibersiene sert également dans la préparation de pizza. Crédit AF[/caption]

À ses côtés, Rachid, le regard malicieux, compare : "Mon fromage n'a rien à avoir avec celui qu'on utilise dans les pizzas, celui-là c'est du plastique". En griffonnant sur son carnet de notes, l'inspectrice acquiesce : "Ha oui, oui, celui-là c'est du plastique". "En, Algérie, en ce qui concerne le fromage, on est noyé dans de la médiocrité. Certes, il ne coûte pas cher mais à la longue la facture va être salée. C'est un vrai problème de santé publique. On dit bien que la nourriture est le premier des médicaments", constate Rachid. Et de défendre : "Ma ligne de production est naturelle, artisanale. Il y a des imperfections mais au moins je peux regarder un enfant dans les yeux car je sais que ce que je vends est un bon produit".

Pour conserver son agrément, l'artisan fromager kabyle a été contraint de revoir sa méthode suisse et d'investir dans du matériel moderne ... et cher. "Avant pour l'étape du pressage, j'utilisais des poids en pierre de 20 kilos que moi et mes employées soulevions à la main. Mais je travaille depuis peu avec une presse électrique. Toutes mes économies y sont passées", dit-il, en montrant l'engin du doigt.

[caption id="attachment_111157" align="aligncenter" width="549"] Pour répondre aux exigences de l'inspection de l'hygiène, Rachid Ibersiene a dû revoir sa méthode artisanale, venue de Suisse. Il a ainsi investi dans une presse. Un investissement très coût, dit-il. Crédit AF[/caption]

Pour le prochain achat, il va falloir se montrer patient. "Je dois investir dans une cuve à triple parois, équipée d'une hélice, qu'on utilisera pour le refroidissement du lait. Mais ce n'est pas d'actualité. Je continue avec le serpentin en cuivre que j'ai fabriqué. Vous savez, une fromagerie en Algérie c'est beaucoup de bricolage. Autant c'est facile d'ouvrir une boulangerie, autant il faut savoir bricoler pour une fromagerie", dit-il.

Un coup de pouce des banques ? Il n'y compte pas. "Je suis un petit entrepreneur qui démarre, je ne dégage pas assez de bénéfices pour elles. Et pourtant, j'ai un contrat d'engagement avec Cevital, le premier groupe privé algérien, qui s'est engagé à acheter tous mes produits et à m'aider dans mon développement. Mais ça ne suffit pas à avoir leur confiance", regrette Rachid. Une aide de l'Etat algérien ? L'artisan de Tamassit et sa FAFI fromagerie ne remplissent pas les critères. "Je suis trop âgé pour postuler à l'ANSEJ. Pour la CNAC, il faut être chômeur au moment de candidater, ce qui n'est pas mon cas. Enfin, l'ANDI, ça ne concerne que les grands investissements", liste-t-il.

Adulé par les ambassades à Alger

Cela n'a pas empêché Rachid Ibersiene de forcer le destin, jusqu'à la reconnaissance suprême. "Expliquez-moi pourquoi les ambassadeurs ont défilé ici et aucun cadre algérien n'est jamais passé à la fabrique", interpelle le père de Rachid, frappant le sol de sa canne en bois. Le premier à avoir été conquis, l'ambassadeur de France. "Il a organisé un dîner dans sa résidence à Alger où mes produits étaient à l'honneur. C'est le moment le plus fort de ma courte carrière de fromager. Et ça m'a vraiment permis de me faire connaître", se souvient Rachid, les yeux pétillants. Le second à avoir fondu pour les produits de la FAFI fromagerie, l'ambassadeur de Suisse. "Il s'est déplacé jusqu'à Tamassit. Je lui avais préparé une raclette. Il a tellement aimé qu'il ne voulait plus rentrer. Ses gardes du corps le pressaient pour rentrer à Alger, à cause de la sécurité, mais il s'est quand même attardé à table", se rappelle Rachid. Depuis, la fabrique kabyle est le fournisseur de l'ambassade de France et de Suisse en fromage. "Quand ils sont en rupture de stock, ils m'appellent et je pars à Alger les livrer en personne", se réjouit-il.

Dans son panier, du gruyère, une sorte de parmesan mais surtout le "Tamgout", du vacherin fribourgeois baptisé ainsi en raison de la montagne qui jouxte la maison de Rachid. "C'est un fromage qui appartient à la catégorie des mi-durs. Il a de petites ouvertures, pas aussi grosses que du gruyère. Il recouvert d'une croûte, comestible, blanchâtre. En Suisse, il sert principalement à la préparation de raclette ou d'autres plats", décrit Rachid, en découpant de fines tranches. Il poursuit : "C'est la spécialité de la région de Fribourg où j'ai appris le métier".

[caption id="attachment_111154" align="aligncenter" width="549"] "Le fromage de Rachid est moins cher que les fromages importés et n'a rien à envier à ceux fabriqués à l'étranger", défend Larbi Djouadou, gérant du supermarché Priba d'Azazga.[/caption]

Grâce à Rachid Ibersiene, le vacherin fribourgeois a franchi la Méditerranée pour se retrouver dans les assiettes du consommateur algérien. Car les fromages de Rachid ne sont pas des produits de luxe, destinés exclusivement aux salons feutrés de la capitale. Ils sont vendus dans tous les supermarchés de Numidis, le pôle de grande distribution de Cevital. Une fois par semaine, Rachid fait la tournée des grandes surfaces pour livrer sa marchandise. Tizi Ouzou, Alger, Mostaganem...

À une dizaine de minutes en voiture de Tamassit, le "Tamgout" fait même un carton dans le supermarché Priba d'Azazga. "Il s'en écoule 15 meules par mois, une meule faisant à peu près 5 kilos. C'est pas mal du tout !", lance Larbi Djouadou, gérant du magasin. L'homme dit vouloir défendre les artisans de la région : producteurs de galettes, d'huile d'olive et désormais de fromage. "La France est restée 130 ans en Algérie et elle n'a pas laissé son savoir-faire en matière de fromage. Il a fallu des hommes courageux comme Rachid pour instaurer la culture du fromage en Algérie. D'ailleurs, le produit de Rachid est moins cher que les fromages importés et n'a rien à envié à ceux fabriqués à l'étranger", assure Larbi Djouadou. Et de conclure : "Pour décoller, l'économie nationale a besoin de petits entrepreneurs comme Rachid".

[caption id="attachment_111164" align="aligncenter" width="549"] Le "Tamgout" de Rachid Ibersiene est vendu dans tous les supermarchés de la chaîne Numidis. Crédit AF[/caption]

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algerie-focus.com | 21-nov.-2014 18:15

Evénement : Booba en concert ce soir à Alger

Le King du Rap français Booba se produira ce soir à partir de 19h à la Coupole d'Alger. L'événement a suscité un véritable engouement chez les Fans. Sur la page Facebook, plus de 10 000 participants sont annoncés pour ce soir !

Avant de monter sur scène déchainer la foule, Booba a accordé un court entretien à la presse dans lequel il s'est dit "touché" par son public algérien. C'est en fait la deuxième fois qu'Elie Yaffa AKA B2O vient se produire dans la capitale algérienne. Mais cette première fois, l'artiste a eu du mal à s'en souvenir. C'était en 2007 " sur un parking" ! Depuis l'artiste est devenu une véritable star en Algérie.

A quelques heures du concert, les places se vendent encore comme des petits pains. Les portables des organisateurs n’arrêtent pas de sonner "on ne s'attendait pas à un tel engouement, on a était très surpris de vendre autant de places pour le concert", confie l'un d'eux.

http://www.youtube.com/watch?v=k9JEkxeD3F4

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algerie-focus.com | 21-nov.-2014 17:13

Ghardaïa : Un bébé mort retrouvé à Sidi Abbaz
Macabre découverte que celle effectuée par un passant, qui, par curiosité a voulu savoir ce que contenait un sac à provision bien enflé déposé au bas d’un arbre à Sidi Abbaz, dans la commune de Bounoura, à 3 km de Ghardaïa.     C’est en effet le corps frêle et inerte d’un nouveau né, enveloppé dans un morceau de tissu et enfoui dans le sac, qui était déposé dans le creux de la terre au bas d’un arbre à proximité de la salle des fêtes et du complexe omnisport de Sidi Abbaz. Arrivés rapidement sur les lieux, les policiers de la 1ère sûreté de daïra de Bounoura, située à quelques encablures, ont tout de suite bouclé le périmètre pour permettre aux éléments de la police scientifique de prélever des indices permettant de remonter jusqu’à la mère de cet enfant de sexe masculin. La dépouille a été déposée par les éléments de la protection civile à la morgue de l’hôpital Dr Brahim Tirichine de Sidi Abbaz pour l’autopsie d’usage alors qu’une enquête à été ouverte par la police judiciaire de la sûreté de wilaya de Ghardaïa pour démasquer le ou les auteurs de cet acte.    
elwatan.com | 21-nov.-2014 17:13

Amar Ghoul : Près de la moitié des licences de taxis octroyées ne sont pas exploitées

Le nombre de licences de taxis non exploités est très important. Le taux est de 40% d’un total de 94 000 licences. C’est ce qu’a indiqué le Ministre des transports, Amar Ghoul, hier à l’APN, en marge de la séance plénière consacrée aux questions orales.

A cet effet, celui-ci a indiqué qu’une commission mixte entre les ministères des transports  et des moudjahidine sera formée d’ici peu afin de régler ce problème. Pourquoi une commission mixte regroupant deux départements ministériels pour un simple problème de licences de taxis ? C’est parce que, jusqu'à présent, seuls les anciens moudjahidines ont le droit d’acquérir une licence de taxis.

C’est l’un de leurs nombreux avantages d’ailleurs. Et les licences dont ils bénéficient sont souvent "revendues" ou "louées" à des tierces personnes qui les exploitent. Seulement, le Ministre des Transport vient de révéler que près de la moitié de ces licences, ne sont pas exploitées, alors qu’il y a des centaines ou milliers de jeunes qui voudraient bien bénéficier d’une telle faveur afin de travailler "légalement" dans ce créneau.

Il faut dire que le problème du transport urbain est très présent dans les grandes villes du pays. L’offre et le nombre de taxis existants n’arrivent plus à satisfaire la demande, et c'est ce qui a d’ailleurs favorisé l’augmentation du nombre de taxi clandestins.

Quand ils sont disponibles, les taxieurs font la loi dans la mesure où c’est eux qui choisissent leurs circuits. Ces 40% de licences qui ne profitent à personne seront-elles retirées à leurs bénéficiaires ? Amar Ghoul n’a donné, pour l’instant, aucun détail concernant la démarche à suivre. Il est à noter que dans ce genre de cas, c’est souvent le Ministère des moudjahidines qui a le dernier mot.

Elyas Nour 

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algerie-focus.com | 21-nov.-2014 17:09

Fin de l'identification des restes des victimes du crash d'Air Algérie
L'identification des restes des victimes du   crash de l'avion d'Air Algérie au Mali en juillet s'est achevée jeudi, ce qui   permettra leur restitution aux familles, a annoncé vendredi le ministère   français des Affaires étrangères.  L'identification "s'est achevée le 20 novembre, avec la réunion du comité   technique composé des experts français et algériens ayant participé aux   analyses des données ante et post mortem des victimes au sein du laboratoire de   génétique de l'Institut de recherches criminelles de la gendarmerie nationale"   française, a indiqué le ministère dans un communiqué.     Le vol AH5017, qui devait relier Ouagadougou à Alger, s'était écrasé pour   une raison inconnue le 24 juillet dans le nord du Mali, environ 32 minutes   après son décollage, avec 116 passagers et membres d'équipage, qui avaient tous   péri.     Outre 54 ressortissants français, les passagers venaient du Burkina Faso   (23 personnes), du Liban, d'Algérie, d'Espagne, du Canada, d'Allemagne et du   Luxembourg.     "Cette identification permettra de restituer aux familles les restes   mortels de leurs proches disparus dans la catastrophe et de mettre un terme à   une attente douloureuse", a ajouté le Quai d'Orsay.     Durant une semaine après la catastrophe, des experts internationaux avaient   ratissé le site du crash, proche de la ville de Gossi, à environ 150 km de Gao,   pour collecter les restes humains à des fins d'identification, une tâche   difficile en raison de la pulvérisation de l'appareil. Ils avaient procédé à   environ 1.000 prélèvements d'ADN.     Sur le volet judiciaire, trois enquêtes ont été ouvertes: au Mali, en   France et au Burkina Faso.     Les raisons du crash restent pour le moment inexpliquées, et aucune piste   n'est privilégiée par les enquêteurs, selon un rapport d'étape des experts qui   avait été divulgué fin septembre.     "Rien ne peut confirmer ou infirmer la piste terroriste", et "pour   l'instant, il n'y a pas de piste privilégiée", avait alors indiqué Bernard   Boudaille, du Bureau d'enquêtes et d'analyses (BEA), en présentant à Bamako ce   premier rapport d'enquête.     Les familles des victimes du crash, qui devaient participer à des   commémorations au Burkina Faso à la mi-novembre, ont reporté leur voyage à une   date indéterminée en raison des bouleversements politiques dans ce pays, où le   président Blaise Compaoré vient d'être renversé.    
elwatan.com | 21-nov.-2014 16:56

Crash de deux avions militaires à Hassi Bahbah : une délégation de l’armée algérienne dépêchée à Moscou
Le commandement des Forces aériennes algériennes aurait dépêché, la semaine dernière, une délégation à Moscou pour enquêter sur les deux crashs d’avions survenus récemment dans la région de Hassi Bahbah.     La délégation a abordé avec les cadres du ministère de la Défense russe et des constructeurs Soukoï et Mikoyan-Gourevitch des « problèmes qui surviennent régulièrement lors des vols d’entraînement de Sukhoï et des MIG 25 », a rapporté, ce vendredi, la revue en ligne Maghreb-Intelligence. Les constructeurs, « ont décliné toute responsabilité dans ces crashs » qui seraient la conséquence des « modifications introduites par les ingénieurs militaires algériens », selon le média qui cite des sources diplomatiques russes. Un avion de combat de type Mig-25 s’est écrasé, le 11 novembre dernier, lors d’un exercice d’entraînement effectué près de Hassi Bahbah. Le pilote est sorti indemne en réussissant à s’éjecter de l’appareil, selon un communiqué du ministère de la Défense nationale.  Un mois auparavant, un avion bombardier de type Sukhoï (Su-24) s’est écrasé dans la même région ( Hassi Bahbah). Les deux membres d’équipage du bombardier ont trouvé la mort suite à cet accident. En février dernier, une centaine de soldats ont été tués dans le crash d’un avion de transport de troupes à Oum El Bouaghi.  
elwatan.com | 21-nov.-2014 16:46

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