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Actualité

L’ONS annonce que le chômage recule/ Quel crédit accorder aux chiffres officiels ?

Après une hausse historique enregistrée l’an dernier, le taux de chômage a «baissé» en avril dernier, à moins de 10%, selon les chiffres fournis samedi 30 juillet par l’Office national des Statistiques. Et malgré les licenciements et les fermetures de nombreuses entreprises, le taux de chômage s’est établi, en avril dernier, à 9,9% contre 11,2 en […]

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algerie-focus.com | 30-juil.-2016 17:45

Squat des plages/ Opération coup de poing de la gendarmerie à Aïn Taya

Un important dispositif de la gendarmerie nationale a été déployé, hier vendredi, à Ain Taya, à l’est d’Alger, dans le but de déloger des groupe de squatteurs qui dictent leur loi aux baigneurs sur les plages de la région. Le phénomène est national et les solutions peinent à être trouvées.  Des forces de la gendarmerie nationale ont été […]

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algerie-focus.com | 30-juil.-2016 17:23

Mise en service de la 4G/ Précisons de Djezzy

Les précisions de Djezzy au sujet de la mise en service de la 4G. Suite à votre article intitulé ” La mise en service de la 4G perturbe la 3G”, Djezzy tient à préciser que son réseau 3G n’a subit aucune perturbations de quelque nature que ce soit. Djezzy saisit cette occasion pour réaffirmer qu’elle […]

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algerie-focus.com | 30-juil.-2016 17:03

APN/ Tliba impose sa volonté à Ould Khelifa

Le chef du groupe parlementaire du FLN, Baha Eddine Tliba, vient de démontrer, une fois de plus, son influence et sa mainmise sur les instances dirigeantes de l’APN. Il vient en effet vient d’annuler une décision de limogeage du secrétaire général du parlement prise par Ould Khelifa, président de la chambre basse du Parlement. Le député […]

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algerie-focus.com | 30-juil.-2016 15:50

Transparence fiscale / L’Algérie pointée du doigt par le département d’État US

Le département d’État américain a établi, dans son rapport 2016 sur la transparence fiscale, une note négative aux pratiques du gouvernement algérien. Pour les auteurs du rapport, l’action des autorités algériennes est insuffisante et tardive.       Selon le Département d’Etat, les rapports budgétaires étaient généralement accessibles au public durant la période sujette à cette étude. Selon lui, […]

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algerie-focus.com | 30-juil.-2016 13:22

Haddad serre la main de Layada/ L’ex-émir du GIA dans le premier cercle du régime

Après Madani Mezrag, accueilli en grande pompe par Ahmed Ouyahia, chef de cabinet à la Présidence, au palais d’El Mouradia, et qualifié de “personnalité nationale”, voici venu le tour de l’ex-émir du Groupe islamique armé (GIA), Abdelhak Layada, d’avoir les faveurs de l’establishment algérien. En effet, lors de l’enterrement, hier, de Boualem Bessaieh, au cimetière d’El […]

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algerie-focus.com | 30-juil.-2016 11:51

On vous le dit
Premier arrivé, premier servi à l’ENTMV Une passagère du 3e âge n’oubliera pas de sitôt  la mésaventure qu'elle a vécue avant et pendant la traversée Alger-Alicante, effectuée jeudi 28 juillet 2016 à bord du paquebot Ylios (un bateau grec affrété par l’Entreprise nationale de transport de marchandises et de voyageurs (ENTMV). Afin de voyager à l’aise, la dame s’offre un billet cabine. Une fois montée à bord, la cabine se transforme à son grand désappointement en fauteuil. Les réclamations de la bonne dame, qui a essayé par tous les moyens  d’expliquer  à la  réceptionniste de service n’ont pas abouti. Puisque son interlocutrice est restée de marbre. Devant cette fin de non-recevoir de l’agent de l’ENTMV, ne se souciant guère du confort de ses clients, la vieille dame qui a sans nul doute payé les pots cassés de la formule « premier arrivé, premier servi »  a été,  la mort dans l’âme, contrainte de supporter ce «mal de mer», à la belle étoile. Siyaha Dz, une application sur le tourisme Une application mobile, baptisée Siyaha Dz, dont le but est de faciliter la relation entre les agences de voyages proposant des services et des produits en phase promotionnelle et les clients à la recherche quotidienne de nouveautés et autres bons plans sur leurs destinations préférées, vient d’être lancée par la boîte de communication Touch inmotion. L’application Siyaha Dz se veut aussi comme un support de communication publicitaire offrant une variété de format fortement personnalisable et très précis pour les marques activant dans le secteur du tourisme (compagnies aériennes, chaînes d’hôtels…) désirant cibler de manière directe les prospects. «Notre application, téléchargeable à partir de Google Play Store, se veut un moyen d’offrir plus de visibilité aux agences de voyages en quête de clients, comme on cible les vacanciers à la recherche d’une destination en fonction de leur désir et porte-monnaie», déclare Hakim Rouina,  chargé du développement de l’application au niveau commercial. Bedoui exhorte à exploiter les atouts touristiques Noureddine Bedoui, ministre de l'Intérieur et des Collectivités  locales, a exhorté, jeudi à Mostaganem, les collectivités locales à mieux exploiter les atouts touristiques et naturels créateurs de richesses. Dans une déclaration à la presse, en marge de sa visite d'inspection dans la wilaya, il a insisté sur la nécessité d'exploiter le moindre mètre carré et tous les espaces dont les camps de vacances comme ressource pour renflouer les caisses des communes. Il a indiqué l'existence de 102 camps de vacances le long du littoral algérien qui rapporteront aux communes des recettes de l'ordre de 3 milliards de dinars, tout en appelant les communes côtières à investir  une telle somme pour réaliser d'autres camps similaires et par conséquent offrir  des postes d'emploi, pour que les collectivités locales ne comptent pas seulement sur les subventions de l'Etat.  Conviction ou calcul politique ? Les recommandations du tourisme nécessitent un suivi et surtout un délai de réalisation.   Un individu arrêté avec 5800 comprimés psychotropes Les éléments de la sûreté de la wilaya d’Oran ont  arrêté dernièrement un individu en sa possession de 5800 comprimés psychotropes. Lors de cette opération, réalisée par les éléments de la sûreté urbaine de Sidi Chahmi, dans le cadre de la lutte contre la criminalité, les policiers  sont parvenus à arrêter cet individu âgé de 21 ans à bord d’un bus à destination  de Sidi Chahmi, où il devait se rendre à Haï Labioudh. D’autre part, les éléments de la sûreté urbaine d’Oran sont parvenus  à arrêter deux individus au boulevard Colonel Ben Abderezzak, à bord  d’un véhicule transportant plus de 400 bouteilles de boissons alcoolisées de diverses formes.  Les deux individus ont été transférés au siège de la police pour compléter les procédures juridiques et la préparation d'un dossier pour leur présentation devant la justice. Collecte de plus de 5000 tonnes de déchets marins Plus de 5000 tonnes de déchets marins ont été collectés par les services de l'Agence urbaine de la protection et de la promotion  du littoral algérois (APPL) durant le premier semestre 2016, selon le directeur général de l'agence dans une  déclaration à l'APS. Du 1er juin à ce jour, les agents de l'APPL ont pu collecter 2550 tonnes  de déchets, a-t-il ajouté. Par ailleurs, les mêmes services ont procédé à l'analyse de 2291 échantillons d'eau de mer, dont 1693 analyses bactériologiques et 598 analyses physicochimiques, en plus de 308 échantillons pris au niveau de 21 piscines. 67 plages sont autorisées à la baignade lors de la saison estivale 2016 dans l'Algérois tandis que 5 plages ont été fermées au niveau d'Azur Plage en raison de travaux d'aménagement et 4 autres pour absence ou difficulté d'accès.  
elwatan.com | 30-juil.-2016 11:00

À quand un hélicoptère pour la Protection civile de Béjaïa ?
Le récent incendie, qui a ravagé des dizaines d’hectares du Parc national de Gouraya et qui a menacé des habitations et le port pétrolier, a montré que le besoin en moyens aériens pour lutter efficacement contre les feux est plus que pressant. Face à l’inaccessibilité du relief de la région et en particulier de cette réserve naturelle, les pompiers surveillaient impuissant la trajectoire des flammes en concentrant les moyens terrestres à proximité des zones habitées et le port pétrolier. Mais l’idée d’équiper la Protection civile algérienne de canadairs ne convainc pas le colonel Mohamed Lahbiri, directeur de la Protection civile, et le directeur général des services des forêts, M. Nouali, qui se sont déjà exprimés sur le sujet. Ils estiment que les canadairs sont inefficaces et que leur entretien est coûteux, en plus du manque de point d’eau pour l’approvisionnement de ces appareils. Le directeur général des forêts, lors d’une intervention en mai 2015 à Tizi Ouzou, avait annoncé, par contre, l’introduction d’une dizaine d’hélicoptères qui devaient être mis en service, à partir de «cette année (en 2015, ndlr) ou très prochainement afin de compléter l’intervention terrestre, en assurant le transport des équipes ou d’eau pour l’extinction des départs d’incendie». Soit. Où sont ces hélicos ? D’après nos informations, pas moins de 11 hélicoptères ont été acquis, mais les pilotes sont toujours en formation. De plus, il n’y aura que «deux ou trois hélicoptères qui vont être utilisés dans le domaine de la lutte contre les feux de forêt», avait précisé M. Nouali.
elwatan.com | 30-juil.-2016 11:00

Le dispositif antifeu se révèle inefficace
La Protection civile de Béjaïa est en état d’alerte maximale. Un départ de feu vient d’être signalé à Dar Nacer, au pied du mont Gouraya qui surplombe la ville de Béjaïa. La réserve végétale et animalière du Parc national de Gouraya (PNG) est dangereusement menacée, autant pour les habitations que le port pétrolier. Le 22 juillet, 200 hommes et 15 camions ont été mobilisés, appuyés par les moyens dérisoires des services des forêts et de la direction du PNG. La force de frappe de la Protection civile de Béjaïa est très faible. Le même week-end, les soldats du feu étaient envoyés pour affronter 36 autres départs de feu dans une vingtaine de communes à travers la wilaya ; ce qui a nécessité l’appel de renforts des wilayas limitrophes, en l’occurrence Tizi Ouzou, Bouira, Bordj Bou Arréridj, Jijel et Sétif. Une semaine après ce sinistre, les organismes ayant lutté contre le feu ainsi que la société civile, notamment les associations écologistes, relèvent un manque de moyens flagrant et des brèches dans la stratégie de lutte. La seule technique de lutte contre le feu à Béjaïa, à l’image de toutes les wilayas du pays, repose sur l’intervention au sol. Outre la législation et la sensibilisation, la prévention se base sur la surveillance, l’ouverture des pistes, l’aménagement de pare-feu et l’installation de points d’eau. Seulement, sur le terrain, les soldats du feu éprouvent beaucoup de difficultés à lutter contre les flammes face à l’inaccessibilité des forêts. Une mission que partagent les services des forêts, les communes et les services de la wilaya. Actuellement, Béjaïa est loin de la norme nationale en termes d’infrastructures, comme le confirme Ali Mahmoudi, conservateur des forêts de Béjaïa. La région ne dispose que de 799 ha de tranchées pare-feu (TPF), 40 unités de points d’eau de 50 m3 et seulement 873 kilomètres de pistes forestières. Les programmes visant à densifier ces moyens dans le cadre de la prévention et la surveillance des feux de forêt ne sont pas suffisants pour couvrir l’ensemble du territoire. Béjaïa a beaucoup à faire avant d’atteindre la norme nationale qui est d’un point d’eau d’une capacité minimale de 50 m3 pour 1000 ha de forêt, de 2,5 ha de TPF pour 100 ha de forêt et de 2 kilomètres de piste pour 100 ha de forêt. «Il y a un déficit par rapport à la norme nationale. Mais ce que nous avons pu réaliser, nous l’avons fait. Cette année, l’entretien des tranchées pare-feu n’a pas été entamé à temps à cause du retard mis dans l’acquisition du budget inhérent à ce chapitre», a déclaré  M. Mahmoudi. Le programme en cours concerne un reliquat des années 2012 et 2013 qui est en voie d’achèvement. Ces travaux sont ventilés sur plusieurs directions comme celle de la DTP et sur les APC qui prennent en charge un total de 309,6 km de routes traversant les massifs forestiers, la création de 5,5 ha de tournières agricoles autour des exploitations céréalières par la direction de l’agriculture et l’entretien de lignes de haute tension par l’ex-Sonelgaz et, enfin, le nettoiement des accotements des chemins de fer. Un avenant pour l’ouverture d’une dizaine de kilomètres et l’aménagement de 12 autres kilomètres ont été également inscrits. Dans le même programme, la Conservation des forêts est en train de réaliser les travaux sylvicoles sur 440 ha, l’entretien d’une centaine d’hectares de tranchées pare-feu, l’aménagement de 115 km de pistes forestières et l’ouverture de 34 autres kilomètres et la réfection d’un point d’eau ainsi qu’un poste de vigile. Afin de mieux prévenir les incendies et booster l’action de prévention, il faudra également, selon notre interlocuteur, l’actualisation du plan d’aménagement qui s’avère dépassé, et ce, à l’image du plan d’action dédié à l’Akfadou qui date de 1980. Les données actuelles sur les reliefs ne sont plus les mêmes qu’il y a 35 ans.   Les ZIP épargnées Rencontré dans son bureau, le directeur du Parc national de Gouraya (PNG), Tayeb Kerris, est sur le qui-vive. L’entrevue, qui se déroule dans un climat d’alerte après l’incendie de Gouraya, est entrecoupée d’appels radio qui annoncent un feu moyen, de RAS et par le responsable qui arrête volontairement la discussion pour s’enquérir des nouvelles du front auprès de ses hommes déployés sur le terrain. Cependant, le directeur est rassuré. Fort heureusement la zone intégrée où se concentrent la végétation rare et les animaux du parc n’a pas été touchée. Les zones importantes pour les plantes (ZIP), une sorte de laboratoire à ciel ouvert dédié aux observations scientifiques des plantes qui ne poussent que sur ce massif, ont été épargnées, se félicite-t-il, avant de reconnaître que «les hommes sur le terrain ont eu beaucoup de chance que le vent n’ait pas tourné vers l’ouest, surtout que les moyens de lutte de la Protection civile étaient éparpillés à travers la wilaya. Nous surveillions impuissants l’évolution du feu».  Par ailleurs, le responsable a indiqué : «Sur les 167 ha dévastés, on déplore la perte de 80 ruches et 50 ha d’arbres fruitiers, alloués aux habitants du parc dans le cadre du PPDRI, suivant la politique d’implication des riverains dans la protection de cet espace.» La direction du PNG, qui manque cruellement d’effectifs, a même mobilisé le personnel administratif en plus de ses deux véhicules de terrain qui couvrent à eux seuls une superficie de 2080 ha. Le directeur raconte qu’il a eu même à «réquisitionner» des mulets appartenant à la voirie communale afin de transporter de l’eau au sommet du relief accidenté de Gouraya.   Quant aux perspectives, M. Kerris déclare que ses «services disposent d’une pépinière assez riche pour remplacer les plantes qui ont été détruites. Quant au couvert végétal, il se régénérera sans doute et très rapidement avec les premières pluies». Mais avant cela, la direction du PNG procédera à l’estimation des dégâts afin d’évaluer les pertes de plantes rares.
elwatan.com | 30-juil.-2016 11:00

Bientôt de nouvelles lois
Plusieurs projets de loi seront soumis, dans les prochains mois à l’approbation du Conseil du gouvernement, a annoncé, avant-hier à Alger, Tayeb Louh, ministre de la Justice, garde des Sceaux. Il s’agit notamment du projet de loi portant révision du cadre juridique de la réforme du tribunal criminel, de celui portant protection des données personnelles et du projet de loi relatif au droit d’accès à l’information, a-t-il indiqué, lors de l’installation du nouveau président et procureur général de la cour d’Alger. Ces textes compléteront ceux relatifs à l’empreinte digitale et à la comparution immédiate, promulgués récemment, rappelle M. Louh. Le ministre est revenu sur les réalisations en matière de modernisation du secteur et a indiqué qu’un nombre important de structures juridiques et de formation ont été concrétisées. Ces infrastructures, a-t-il ajouté, ont été dotées de moyens modernes afin de permettre au citoyen de l’intérieur du pays ou à résidant à l’étranger de retirer des documents sans avoir à se déplacer. Le secteur de la justice, a-t-il dit, avance à grande vitesse en matière «d’organisation de réseaux» dans la gestion des affaires mais aussi l’action juridique, soulignant que désormais on peut entreprendre des procès à distance. Il est, par ailleurs, revenu sur l’adoption du «système de contrôle par bracelet électronique qui marquera un passage de qualité dans le système pénitentiaire». Par ailleurs, le ministre a indiqué que le secteur accordait un intérêt particulier à la formation ainsi qu’au recyclage des magistrats, des greffiers, du personnel administratif et des agents de l’administration pénitentiaire. Les magistrats, a-t-il ajouté, sont le pilier du pouvoir judiciaire, d’où l’adoption d’une stratégie à même d’assurer aux praticiens une formation continue qui leur permettra d’actualiser leurs connaissances. Il a évoqué, dans ce contexte, la promulgation d’un décret exécutif qui vise une révision substantielle de la formation des étudiants en magistrature afin qu’ils soient au diapason des développements survenus tant au plan national qu’international.      
elwatan.com | 30-juil.-2016 11:00

Une commission d’enquête pour les terres en jachère
El Tarf est mentionnée comme une importante wilaya à vocation agricole. Et elle l’est, car peu de gens le savent, du moins ceux qui ont fait de solides études, elle renferme les meilleures terres du pays. Des sols qui se sont formés depuis 10 000 ans grâce à la présence permanente de l’eau. La Surface agricole utile (SAU) occupe 75 000 ha, soit le quart de la superficie totale de la wilaya. 40% de ces 75 000 ha, environ 30 000 ha sont consacrés aux cultures herbacées, en grande partie du fourrage mais aussi, c’est à déplorer, des céréales dans le périmètre irrigué du Bouna Moussa en déshérence (10 000 ha). Près de 20% sont des cultures en maraîchages, arboriculture, vignobles et cultures industrielles, c’est-à-dire la tomate (3000 ha) et ce que l’on dit moins dans les statistiques d’immenses espaces forestiers sont ravagés depuis une dizaine d’années pour la culture des cucurbitacées (pastèque et melon). Il reste la jachère donnée officiellement à 40% de la SAU, soit 30 000 ha, mais beaucoup plus, affirment des cadres du secteur, à la retraite  certes, mais bien au fait de la situation. Plus de 50%, c’est certain, selon eux. Le ministre de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche, Abdesselam Chelghoum, qui était à El Tarf jeudi dernier l’inauguration du 2e Salon national de la tomate à Ben Mhidi, n’a pas tout vu, car son cortège a emprunté la RN84A qui longe les belles parcelles vertes plantées d’arachides et de cucurbitacées en grande partie gagnées sur le domaine forestier. C’est le long de la RN44, l’autre voie qui traverse la wilaya, que la jachère clôturée est exposée. Il semble toutefois être au courant de ce qu’il a qualifié de mascarade puisque dès demain une commission se déplacera à El Tarf pour faire la lumière sur cette affaire. En fait, il n’y a pas de mystère. Au démantèlement des domaines autogérés, de prétendus agriculteurs se sont emparés de tout ce qui pouvait l’être pour devenir de simples propriétaires fonciers et, sans en avoir réellement les compétences, ils se sont rendus incontournables en tant qu’élus locaux dans les programmes de développement, ont toujours justifié l’abandon de leurs terres par les inondations temporaires et fort utiles considérées ailleurs comme une bénédiction du ciel. M. Chelghoum ne s’est pas tout à fait expliqué sur l’exploitation du corail. Pour lui, les conditions ne sont pas encore réunies pour lancer la campagne 2016-2017. Pourtant, un décret publié le 13 avril dernier en donne le signal. En fait, ce n’était qu’un effet d’annonce, une précipitation qui a dérouté les armateurs. Nous sommes pratiquement en août et les appels d’offres pour les soumissions ne sont pas encore parus. Si l’on tient compte des délais habituels pour ce genre de procédures, la campagne débutera en janvier 2017, un mois avant sa fermeture ! Bref, la reprise de la pêche au corail est mal partie pour ne pas dire qu’elle n’est pas partie du tout. Le ministre qui, à demi-mot, a fait savoir aux agriculteurs et aux pêcheurs qu’ils devaient dorénavant compter sur eux-mêmes et ne plus attendre de subvention, a annoncé aussi la création d’une chaîne satellitaire pour la vulgarisation agricole.
elwatan.com | 30-juil.-2016 11:00

Une filière fragilisée par des épidémies répétitives
La propagation de la maladie dite «bronchite infectieuse», décimant ainsi l’élevage avicole dans la wilaya de Bouira, inquiète les éleveurs. Une importante partie des exploitations est presque décimée dans les régions ouest de la wilaya, dominée par des activités informelles, particulièrement dans le secteur agricole. Des poulaillers et autres bâtiments destinés à l’élevage avicole sont réalisés, sans respect des normes et des conditions d’hygiène. La quasi-totalité de ces exploitations, surtout celles situées dans la commune de Guerrouma, sur les hauteurs de Lakhdaria, l’un des premiers fournisseurs à l’échelle nationale en viande blanche, sont réalisées anarchiquement et aucune norme d’hygiène n’est respectée. C’est d’ailleurs l’une des raisons  à l’origine de l’apparition de l’épidémie, dès lors, que la barrière sanitaire n’est pas respectée. La propagation de cette maladie est difficile à maîtriser, faute de moyens des services agricoles de la wilaya. S’agissant de la situation actuelle, le directeur des services agricoles de la wilaya (DSA), Ganoun Djoudi, a rassuré que l’épidémie est pratiquement maîtrisée. Une rencontre entre des éleveurs de Lakhdaria et des vétérinaires a été organisée récemment afin de débattre de ce problème et surtout dégager des mécanismes visant à sauver une filière déjà fragilisée par l’apparition récurrente de maladies. «La situation est pratiquement maîtrisée. Nous avons recommandé aux éleveurs de Lakhdaria, à l’occasion de cette rencontre, de suivre les consignes, de prendre les mesures nécessaires et ce, par le suivi régulier du plan hygiénique», dit-il, en rappelant que sans le respect des normes sanitaires, l’apparition d’autres maladies n’est pas à écarter, dès lors que la plupart des exploitations sont informelles et ne disposent d’aucune norme requise. Un demi-million de poulets menacés «A Guerrouma, la distance entre les poulaillers n’est pas respectée. La barrière sanitaire est inexistante», a déploré le DSA de Bouira, mais rassurant, au passage, que la viande blanche ne présente aucun danger, dans les conditions actuelles, sur la santé du consommateur. Le même responsable a souligné que la mortalité enregistrée au niveau des exploitations de Guerrouma est minime comparativement au nombre important de bâtiments destinés à l’élevage avicole. «Le nombre de poulets morts à cause de cette épidémie ne dépassait pas les 4000, alors que nous avons plus d’un demi-million de poulets recensés au niveau des exploitations, rien que dans la commune de Guerrouma», a précisé M. Ganoun. Il invite ainsi les éleveurs à suivre les consignes des vétérinaires mobilisés dans le cadre d’une campagne de sensibilisation, afin d’éviter d’autres pertes et surtout l’apparition de d’autres virus. «Nous allons entamer une tournée à travers toutes les exploitations situées dans la wilaya de Bouira, afin d’inciter les éleveurs à suivre les mesures nécessaires surtout en cette période de l’année», explique-t-il. Filière fragilisée par l’apparition répétitive de maladies L’apparition de maladies récurrentes et parfois désastreuses au sein d’exploitations agricoles, renseigne et illustre parfaitement la fragilité des filières. Le peu de moyens dont disposent les agriculteurs et surtout l’absence d’une barrière sanitaire adéquate exposent ces exploitations au risque de maladies contagieuses. Moussouni Akli, expert en développement, est catégorique :  «Les infrastructures agricoles réalisées en dehors des complexes étatiques laissent à désirer.» S’exprimant au sujet de l’épidémie  touchant l’exploitation avicole dans la wilaya de Bouira et qui risque de contaminer des wilayas limitrophes, l’expert estime que les toitures des bâtiments, généralement en tôle ou en bâche «ne permettent pas une bonne isolation thermique. Les systèmes de refroidissement, sont inopérants, quand ils existent, et  ne sont pas adaptés aux particularités climatiques de la région». En conséquence, l’élevage n’est pas protégé des aléas extérieurs. Une situation qui, explique l’expert, ne permet pas à cette filière d’évoluer, ajoutant une carence flagrante en termes de barrière sanitaire accentuée par le manque de discipline du personnel opérant autour de ces bâtiments. Cette situation est identique à celle des bâtiments destinés à l’élevage des bovins et ovins. Ce qui complique encore plus la protection sanitaire de tous les cheptels. En conséquence, les épidémies, ou autres fléaux parasitaires, ne peuvent qu’infecter très facilement ces élevages. «Cette situation est due également et essentiellement  à l’archaïsme dans cette filière», dit-il. Outre ces facteurs à l’origine de la fragilité de la filière et   de la multiplication de maladies, s’ajoute celui de l’alimentation qui pose un sérieux problème en terme de qualité, que ce soit par rapport aux produits importés ou aux pratiques de stockage. Moussouni Akli a donné l’exemple du soja, déposé en vrac à l’air libre au niveau des unités de fabrication de l’aliment. «Cette matière perd généralement toute ses propriétés et la fabrication de l’aliment opéré souvent au sein même des bâtiments d’élevage avec des équipements non adaptés et des dosages non étudiés faisant que l’aliment produit n’est pas de bonne qualité», explique l’expert  en rappelant aussi que la chaîne de production des viandes biaisée à différents niveaux  accentue «la fragilité de ces élevages».      
elwatan.com | 30-juil.-2016 11:00

Une vie passée dans les rouages du pouvoir
Boualem Bessaieh est décédé avant-hier à l’hôpital de Aïn Naâdja, à Alger, à l’âge de 86 ans, des suites d’une longue maladie. Le décès de l’ancien président du Conseil constitutionnel survient quelques semaines après qu’il ait  été désigné ministre d’Etat, conseiller spécial et représentant personnel du président de la République. Boualem Bessaieh est mort en plein exercice de sa fonction de ministre membre du gouvernement de Abdelmalek Sellal. Il est l’un des rares responsables algériens à ne pas avoir pris sa retraite depuis l’indépendance du pays en 1962. Né en 1930 à El Bayadh, il rejoint le maquis au début de 1957, occupe d’importantes fonctions dans les rangs de la Révolution armée, adjoint de Abdelhafid Boussouf au Malg et assure la mission de membre du secrétariat général du Conseil national de la Révolution algérienne de 1959 à 1962. A l’indépendance, il occupe les fonctions d’ambassadeur dans plusieurs capitales européennes et arabes (Berne, Le Vatican, Le Caire, Koweït City, Rabat) avant de rentrer au pays en 1971, où il est nommé secrétaire général du ministère des Affaires étrangères. Huit ans plus tard, il entre au gouvernement et occupe plusieurs postes ministériels. Boualem Bessaieh a été successivement ministre de l’Information, puis de la Poste et des Télécommunications, ensuite de la Culture et enfin ministre des Affaires étrangères en 1988. Il quitte ce poste en 1989, mais en 1991, il revient aux affaires et l’ancien chef d’Etat, Chadli Bendjedid, le désigne ambassadeur d’Algérie en Suisse. En 1997, sous le règne du président Liamine Zeroual, il est nommé membre du Conseil de la nation (Sénat) au titre du tiers présidentiel, puis élu président de la commission des affaires étrangères de la même institution. A la fin de son mandat, il est désigné encore une fois ambassadeur d’Algérie au Maroc. Et c’est en septembre 1985, qu’il est nommé, par le président Abdelaziz Bouteflika, aux hautes fonctions de président du Conseil constitutionnel en septembre. Il y reste jusqu’à l’automne 2013 avant d’être remplacé au même poste par Mourad Medelci. Le chef de l’Etat qui a préfacé le dernier ouvrage du défunt publié à l’occasion du 50e anniversaire de la Révolution :  L’Algérie belle et rebelle, de Jugurtha à Novembre, le rappellera le mois dernier pour le nommer au poste de ministre d’Etat, conseiller spécial et représentant du président de la République. Sa nomination comme membre du gouvernement à un âge aussi avancé a fait l’objet de vives critiques de la part de l’opinion publique. D’autant plus qu’aujourd’hui, l’APS nous apprend que l’ancien président du Conseil constitutionnel souffrait d’une longue maladie. Dans un message envoyé hier, le chef de l’Etat se dit «perdre aujourd’hui un ami cher dont les avis et les idées m’ont éclairé et inspiré».  «Par ses qualités, il demeurera un exemple pour les générations et un modèle à suivre dans la fidélité au serment», a soutenu le président Bouteflika. Boualem Bessaieh, qui a été inhumé hier au cimetière El Alia, aura ainsi passé toute sa vie dans les rouages de l’Etat algérien à travers toutes les étapes qu’il a traversées, de l’indépendance jusqu’à son dernier souffle.
elwatan.com | 30-juil.-2016 11:00

Les travailleurs de la SNVI protestent
Les travailleurs de la Société nationale des véhicules industriels (SNVI) de Rouiba ne sont pas près de céder les acquis arrachés de haute lutte par leurs aïeux. Avant-hier, des centaines d’entre eux ont observé un arrêt de travail pour protester contre l’annulation de la retraite anticipée, décidée à l’issue du dernier Conseil des ministres. «Ceux qui ont failli dans la gestion du pays doivent démissionner. Ce n’est pas à nous, simples travailleurs, d’assumer leur échec», s’écrient des employés de la division du véhicule industriel (VIR), la filiale mère du groupe SNVI. Les travailleurs se disent décidés à reprendre la protestation et investir la rue dès septembre prochain pour préserver leur droit à la retraite proportionnelle ou sans condition d’âge après 32 ans de service. Une information confirmée par le secrétaire général de l’union locale, M. Messaoudi, et d’autres cadres syndicaux de la zone industrielle de Rouiba. «Nous ne nous tairons jamais. Nous ne sommes pas les responsables des travailleurs, mais nous sommes responsables devant eux», a affirmé Slimane, syndicaliste et membre du comité de participation du VIR. Et d’ajouter : «La quasi-totalité des employés de l’entreprise sont partis en congé jeudi dernier, mais nous nous sommes entendu avec eux et d’autres syndicats de la zone pour mener une série d’actions dès septembre prochain.» «L’état se trompe de solution !» Un autre syndicaliste indique que «l’entreprise emploie plus de 6500 personnes, dont plus de 1100 cumulent plus de 32 ans de service». «La plupart ont plus de 50 ans et sont très affaiblis à cause de la pénibilité des tâches qu’ils assurent, mais au lieu de les remercier, on veut les réduire à l’esclavage. Alors que des milliers de jeunes sont au chômage et aspirent à être recrutés à la place de leurs aînés», déplore-t-il avant de battre en brèche les arguments avancés par le Conseil des ministres pour faire passer «ses» amendements. Pour lui, le gouvernement ne réussira jamais à établir la nomenclature des métiers pénibles. «L’Etat se trompe de solution. Si on veut sauver la CNR, on n’a qu’à lutter contre l’emploi informel et la fraude fiscale. En 2015, le nombre de salariés était de 7,4 millions alors que les cotisants ne représentaient que 5,1 millions», appuie-t-il, estimant que «ce n’est pas la retraite anticipée qui est à l’origine du déséquilibre financier de la CNR». «C’est l’Etat qui paie à ce jour les allocations familiales des travailleurs des entreprises publiques, privées et étrangères. Alors que cet argent, dont le montant dépasse 40 milliards de dinars, devrait être versé à la CNR qui connaît un déficit de 400 milliards», a-t-il ajouté. Notre interlocuteur rappelle que plus de 172 milliards de dinars de l’argent cotisé depuis 2001 par les travailleurs pour la Caisse de l’assurance chômage ont servi au financement de projets fantoches et non productifs.
elwatan.com | 30-juil.-2016 11:00

Le manifeste tonophile contre les barrages de la pensée
Des débats d’idées filmés dans une voiture le temps d’un trajet : tel est le projet lumineux de Anis Saïçdoun, 24 ans, étudiant en 5e année pharmacie et féru de littérature (primé au Feliv 2013 pour sa nouvelle Avanci l’arrière). Anis a ainsi décidé de faire de la «circulation» un atout. Un outil de création. Nom du concept ? «Tonophile», déformation de «tonobile», voiture en derja. «J’ai un ami qui s’appelle Moncef Chetiteh. On se partage beaucoup de petites réflexions dans le quartier. Ça se passe généralement le soir, dans la voiture, et on se met à refaire le monde, à philosopher…», raconte Anis. De fil en aiguille, les deux compères en sont venus à développer ce concept. «L’étincelle est venue suite à une discussion qu’on a eue sur la hausse du prix des carburants. Moi, je me plais à dire que les idées sont plus grandes que le pétrole. La crise algérienne, c’est avant tout une pénurie d’idées», professe le jeune écrivain qui se rêve en «clandestin philosophe» faisant du «covoiturage philosophique». «On propose à qui veut s’embarquer avec nous de l’emmener d’un endroit A à un endroit B. En échange, il nous ‘‘paie’’ avec des idées», explique l’auteur de Le Musée des rêves en papier (à paraître). Et l’échange est filmé. La vidéo sera ensuite postée sur une plateforme web. Un épisode pilote a d’ores et déjà été concocté dans des conditions expérimentales. «Il est en cours de montage, nous sommes en train de le peaufiner», affirme Anis Saïdoun. «On l’a fait avec un matériel rudimentaire. On profite d’ailleurs de votre papier pour lancer un appel : celui qui veut nous aider avec du matos, de petits moyens de production, on ne dira pas non.» Anis précise dans la foulée : «Dans ‘‘Tonophile’’, il n’y aura pas que de la pensée. On ne veut pas d’un truc barbant où les initiés parlent aux initiés. On veut quelque chose de populaire, à la portée de tous. Nous avons donc décidé de commencer par un sketch avec une bonne dose d’humour.» Le pitch ? «Je suis en train de rouler à 80km/h, réglo, ensuite il y a une sorte de flic bizarre comme ça qui me somme de serrer à droite. Il vérifie mes papiers, après, il me lance : ‘‘Vous avez commis une infraction !’’ Quelle infraction ?  Et là, il me dit : ‘‘H’kemnek t’khemem’’, (Le radar vous a chopé en train de réfléchir à 100 à l’heure !’’)» Anis d’expliciter son propos : «L’esprit de ce sketch, c’est en quelque sorte un manifeste pour philosopher. Quand on est jeune, on est souvent sommé de ne pas réfléchir. Tu entends toujours : ‘‘Barka ma tatfelssef !’’ (Arrête de cogiter), ‘‘Ki tekber tefham’’ (quand tu grandiras tu comprendras). Il y a une espèce de prêt-à-penser non négociable qui nous est imposé. Et toute créativité est vue d’une manière suspecte. Les intégristes considèrent que les philosophes sont des déviationnistes. On est dans le délit de pensée. Cogiter est le fait du ‘‘chitane’’. Alors on a pensé ce premier épisode comme un manifeste pour la libre pensée avec comme mot d’ordre : Atfelssef ! Y en a marre des polices de la pensée !» Anis Saïdoun est né et a grandi à El Harrach. C’est là qu’il a fait l’essentiel de sa scolarité. Il nous raconte cette anecdote : «Après ma première année de lycée, on a déménagé à Ouled Fayet. Comme je tenais à poursuivre mes études secondaires à El Harrach, je faisais tous les jours le trajet avec mon père pour aller au lycée. Et là, ça a été en quelques sorte ‘‘Tonophile I’’ dans la mesure où je profitais du trajet pour lire. Je lisais beaucoup dans la voiture, c’était ma période nietzschéenne.» «C’est magnifique aussi un trajet», insiste le jeune poète. «Au lieu de le voir comme quelque chose de terriblement anxiogène, il faut en tirer profit, comme le fait d’être absorbé par une lecture. Il suffit de savoir sublimer la contrainte.» Aujourd’hui, et comme il est obligé de tenir le volant de sa petite Geely chinoise, Anis écoute du Sénèque en mode audio stocké sur clé USB. Débordant de créativité, Anis Saïdoun avait déjà créé en 2010 un groupe littéraire très actif sur les réseaux sociaux : «Les amoureux du Livre». Exalté par son nouveau projet, il invite ardemment les «tonophiles potentiels» à le contacter sur sa page Facebook. «Quand je vois tous ces jeunes bourrés de talent et qui vivent un peu en autarcie, je me dis que c’est une Ferrari avec une carcasse de Zastava», métaphorise-t-il, un brin révolté, avant de conclure : «Plus il y a de passagers dans une voiture, moins elle a du mal à avancer. Mais dans le monde des idées, plus on embarque de gens, plus on va vite.»  
elwatan.com | 30-juil.-2016 11:00

Justice : bientôt des projets de loi devant le Conseil du gouvernement
Le ministre de la Justice, garde des Sceaux, Tayeb Louh, a annoncé, hier à Alger, la présentation dans les prochains mois de plusieurs projets de loi en Conseil du gouvernement pour approbation. Il s’agit notamment du projet de loi portant révision du cadre juridique de la réforme du tribunal criminel, de celui portant protection des données personnelles et du projet de loi relatif au droit d’accès à l’information, a-t-il indiqué. Lors d’une allocution à l’occasion de l’installation du nouveau président et du nouveau procureur général de la cour d’Alger, M. Louh a précisé que ces textes de loi, qui seront ensuite soumis au Conseil des ministres puis au Parlement, viennent couronner la batterie de textes de «qualité» qui ont été récemment  promulgués. Il a cité notamment la loi sur l’empreinte digitale, l’institution de la médiation et la comparution immédiate. Au plan structurel, M. Louh a fait savoir qu’un nombre important de  structures juridiques et de formation ont été réalisées ajoutant que ces infrastructures ont été dotées de moyens modernes afin de permettre au citoyen de l’intérieur du pays ou à l’étranger de retirer des documents sans avoir à se déplacer. Le secteur de la justice, a-t-il dit, avance à grande vitesse en matière «d’organisation de réseaux» dans la gestion des affaires mais aussi l’action juridique, soulignant que désormais on peut entreprendre des procès à distance. Le ministre est, par ailleurs, revenu sur l’adoption du «système de contrôle par bracelet électronique, qui marquera un passage de qualité dans le système pénitentiaire». Pour ce qui est de la formation, M. Louh a indiqué que le secteur accorde un intérêt particulier à la formation ainsi qu’au recyclage des magistrats, des greffiers, du personnel administratif et des agents de l’administration pénitentiaire. Les magistrats, a-t-il ajouté, sont le pilier du pouvoir judiciaire, d’où l’adoption d’une stratégie à même d’assurer aux praticiens une formation continue qui leur permettra d’actualiser leurs connaissances. Le ministre a évoqué, dans ce contexte, la promulgation d’un décret exécutif qui vise une révision substantielle de la formation des étudiants en magistrature afin qu’ils soient au diapason des développements survenus tant au plan national qu’international.
elwatan.com | 29-juil.-2016 11:00

Cour d’Alger : le président et le procureur général installés
Une cérémonie d’installation du nouveau président de la cour d’Alger, Benharradj Mokhtar, et du procureur général, Benkathir Aïssa, a eu lieu hier au siège de cette cour. La nomination de M. Benharradj, auparavant président de la cour de justice de Ouargla, intervient en remplacement du président de la cour  d’Alger, Abdi Benyounes. Celle de M. Benkathir, qui lui était conseillé à la Cour suprême, vient en remplacement du procureur général Brahmi El Hachemi, devenu membre du Conseil constitutionnel. Dans une allocution à cette occasion, le ministre de la Justice, garde des Sceaux, Tayeb Louh, a félicité les deux magistrats, rappelant que cette installation a été faite dans le cadre du mouvement partiel dans le corps de la justice, opéré dernièrement par le président de la République. «Ce mouvement tend à approfondir les efforts visant à pourvoir les juridictions en compétences qui jouissent d’une expérience avérée et permettre également aux compétences féminines d’accéder à des postes de responsabilité»,  a-t-il indiqué. Il a ajouté que «trois magistrates ont gagné, dans le cadre du mouvement partiel, la confiance du président de la République qui a désigné l’une d’elles à la tête d’une cour de justice et les deux autres à la tête de deux tribunaux administratifs». M. Louh a salué par ailleurs, les efforts des anciens responsables de la cour d’Alger, MM. Benyounes et El Hachemi, tout au long de leurs mandats. Il a affirmé que «la nouvelle Constitution est venue conforter l’autorité judiciaire et répondre aux exigences nationales et à l’évolution de l’Etat ainsi qu’à ses aspirations à la stabilité et à la solidité de ses institutions». Il a ajouté, enfin, que le secteur de la justice constitue, de par les prérogatives qui lui sont dévolues par la Constitution, le socle du «pacte» visant la réalisation des objectifs, notamment en matière de protection des droits de l’homme et la garantie des libertés fondamentales dans le cadre de la loi.  
elwatan.com | 29-juil.-2016 11:00

Le transport ferroviaire renforcé dans la banlieue d’Alger
La Société nationale des transports ferroviaires (SNTF) renforcera, à partir de la semaine prochaine, son service sur les deux lignes reliant Alger à ses banlieues, afin de répondre à la forte demande des voyageurs, a-t-elle annoncé hier. «Afin de répondre favorablement à l’inhabituelle forte demande des voyageurs de la banlieue algéroise, la SNTF a décidé de renforcer son service par de nouvelles dessertes assurant les relations Alger-Thénia et Alger-El Affroun (aller-retour) à compter du 2 août 2016», a précisé la société dans un communiqué. La nouvelle grille, reprenant les horaires des trains, est affichée au niveau des gares et disponible sur le site web de la société : www.sntf.dz, a-t-on ajouté de même source.  
elwatan.com | 29-juil.-2016 11:00

Terrorisme : 6 casemates et 3 bombes de confection artisanale détruites
6 casemates et 3 bombes de confection artisanale ont été détruites mercredi dans les wilayas de Tizi Ouzou, Jijel et Skikda par des détachements de l’Armée nationale populaire (ANP), a indiqué hier un communiqué du ministère de la Défense nationale (MDN). «Dans le cadre de la lutte antiterroriste, des détachements de l›Armée nationale populaire (ANP) ont détruit, le 27 juillet 2016, six casemates et trois bombes de confection artisanale à Tizi Ouzou/1re Région militaire (RM), Jijel et Skikda /5e RM», précise la même source. Par ailleurs et dans le cadre de la lutte contre la criminalité organisée, «un détachement combiné de l›ANP a arrêté, à El Oued/4e RM, deux narcotrafiquants et saisi un camion et une somme d›argent s›élevant à 1 349 000 DA», a ajouté le communiqué du MDN. A Tamanrasset et Bordj Badji Mokhtar/6e RM, «d›autres détachements de l›ANP ont arrêté 21 contrebandiers et saisi cinq véhicules tout-terrain, six détecteurs de métaux, deux groupes électrogènes, quatre marteaux piqueurs et des équipements de détonation».
elwatan.com | 29-juil.-2016 11:00

Allemagne : arrestation d’un Algérien à l’origine de l’évacuation d’un centre commercial
Un demandeur d’asile algérien de 19 ans, à l’origine de l’évacuation d’un centre commercial dans un climat très tendu en Allemagne, a été interpellé dans la nuit de mercredi à jeudi par la police. Le jeune homme, qui s’était échappé d’un hôpital psychiatrique après avoir formulé des menaces, a été arrêté à la gare centrale de Brême (nord), a précisé la police dans un communiqué. Mercredi vers 18h45 (16h45 GMT), un grand centre commercial de cette cité commerçante avait été évacué après que la présence de cet Algérien eut été signalée à la police. Ce demandeur d’asile avait notamment évoqué, au cours de son internement, les deux attentats commis en Allemagne ces dix derniers jours par des réfugiés à Ansbach et Wurtzbourg, revendiqués du groupe djihadiste Etat islamique (EI) et la tuerie à Munich perpétrée par un homme de 18 ans qui a fait neuf morts, selon la même source. En s’échappant de l’établissement psychiatrique, il avait également crié : «Je vais vous faire sauter !» a précisé la police. La nervosité est grande en Allemagne depuis ces attentats et la   fusillade sanglante de Munich. Plusieurs fausses alertes ont eu lieu depuis.  
elwatan.com | 29-juil.-2016 11:00

M’sila : 169 tonnes de blé tendre interceptées
Les services de sécurité de la sûreté de wilaya de M’sila ont intercepté, à Aïn El Melh,  un convoi de 6 semi-remorques transportant 169,7 tonnes de blé tendre. Ce produit, initialement destiné à l’alimentation humaine, a été détourné pour être transformé en aliment de bétail, selon le communiqué de la sûreté de wilaya daté du 27 juillet. Cette affaire remonte au 12 juillet, selon ce même communiqué, lorsque les éléments de la sûreté de la daïra de Aïn El Melh, lors d’un barrage mobile sur la RN70, ont contrôlé 6 camions transportant les céréales et les factures y afférentes ne correspondaient pas à la nature du produit transporté. Aussitôt, lit-on dans ce communiqué, une enquête a été ouverte par la police judiciaire de Aïn El Melh. Les chauffeurs ont alors avoué que ce blé était destiné à être transformé en aliment de bétail. Un échantillon a été analysé par les services agricoles de la daïra, qui a confirmé le caractère noble de la matière transportée : il s’agissait de blé tendre destiné à la consommation humaine. Ces 169 tonnes ont été saisies par les services de sécurité. Présentés devant le procureur de la République près le tribunal de Aïn El Melh, les 8 chauffeurs ont bénéficié de la citation directe, lit-on dans le communiqué. Tout porte à croire que la contrebande a pris de l’ampleur dans cette wilaya d’élevage, qui est, faut-il le reconnaître, plutôt florissante de par la consistance de la quantité des céréales circulant dans cette contrée et par le prix accessible du produit : le quintal de blé tendre est acheté 2000 DA et cédé à 3500 DA. Cependant, la justice ne semble pas, a priori, appréhender le préjudice causé à la communauté nationale.  
elwatan.com | 29-juil.-2016 11:00

Holi festival of colors Algeria : les «inquisiteurs» menacent
A quelques jours du Holi festival of colors Algeria, qui se tiendra pour la deuxième fois le 13 août prochain à Béjaïa, sur la plage des Hammadites, des gardiens de la morale de tout poil s’agitent déjà sur la Toile et promettent de jouer les trouble-fête lors de cet événement qu’ils jugent «contraire à la morale et aux valeurs islamiques». A coups de publications menaçantes à peine voilées, ils s’adressent aux hommes, leur enjoignant d’interdire à leurs filles de se rendre à ce festival ouvert aux jeunes de toute l’Algérie, filles et garçons. Ainsi, sur les réseaux sociaux, on peut tomber, à titre d’exemple, sur des publications en arabe classique du genre : «Question destinée aux hommes qui vont y participer : laisseriez-vous vos femmes aller avec vous à ce festival ? Oseriez-vous aller en compagnie de vos fiancées ?» Le tout illustré de photos (prises lors de la première édition qui s’est déroulée sur la plage de Saket) censées faire mouche et titiller la fibre conservatrice alors qu’elles montrent tout simplement des filles et des garçons en train de festoyer au bord de la mer. D’autres publications, toujours en arabe, qualifient le festival de «catastrophe morale» et appellent «ceux qui tiennent à nos valeurs» de bouder ce rendez-vous, voire de l’interdire. Il faut dire qu’au lendemain de l’édition 2015 déjà, une campagne virtuelle de ce genre avait été lancée contre le festival par des gens qui s’irritent à la simple vue d’un homme et une femme ensemble. Le but visé est de pousser à l’annulation de cet événement en usant de la surenchère et en puisant allègrement dans la littérature extrémiste d’un autre temps. Né en Inde, le Holi festival of colors est un événement socioculturel destiné principalement aux jeunes. On y chante et danse tout en échangeant des couleurs dont les nuances représentent la pluralité et la diversité humaine, le tout dans une mixité parfaite et respectueuse. C’est ce qui fait jaser dans les chaumières de l’inquisition.  
elwatan.com | 29-juil.-2016 11:00

MENA : Une plateforme pour aider les réfugiés
Des consultations sous-régionales pour l’Afrique du Nord se sont déroulées hier et avant-hier à Tunis afin de développer un réseau de la société civile sur les déplacements des réfugiés et les migrants dans la région MENA. Organisée par le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), cette initiative a regroupé plusieurs délégations venues d’Algérie, du Maroc, de Mauritanie, de Libye et de Tunisie. L’objectif du réseau de la société civile est de fournir une «plateforme» pour que les partenaires de la région puissent renforcer leurs voix individuelles en les unissant pour la protection et l’assistance des personnes déplacées. Lors des consultations, le sociologue algérien Hocine Labdelaoui, affilié au Centre de recherche en économie appliquée pour le développement (Créad), a souligné l’importance de sensibiliser la société afin de lui faire accepter un réfugié ou un migrant : «La remise en question est prioritaire, le citoyen doit comprendre pourquoi il faut accepter un réfugié. Nous devons sensibiliser la société et s’organiser en réseau.» Et d’ajouter  que l’Algérie «est devenue un pays d’installation». Dans la même réflexion, Fatimata Mbaye, présidente de l’Association mauritanienne des droits de l’homme, insiste pour déconstruire les clichés : «Le réfugié n’est pas un parasite ! Je pense qu’il faut expliquer à la société d’où vient un réfugié et pourquoi il est dans nos pays.» Elle déplore également que «la société civile n’est pas assez impliquée dans les décisions politiques» et exprime son mécontentement car «l’espace de travail des associations et des ONG se réduit à cause du contexte sécuritaire». Lors cette rencontre de deux jours, les délégations ont réalisé un travail en équipe et des propositions concrètes pour l’installation d’un réseau fiable, qui compte intégrer d’autres acteurs de la société civile algérienne, notamment des médias et des universitaires. «Pour installer un réseau efficace, il faut d’abord être d’accord sur certaines conditions, notamment partager des valeurs communes», insiste Abderrahmane Arar, président du Réseau algérien pour la défense des droits de l’enfant. Pour rappel, lors de la Journée mondiale des réfugiés, le 20 juin dernier, le Haut-Commissariat de l’ONU pour les réfugiés a annoncé un record de 65, 3 millions de  personnes déracinées en 2015 à cause des guerres et des persécutions. En 2015, plus de la moitié des nouveaux réfugiés venaient de Syrie, soit un million de personnes. Fin 2015, 55% des 16,1 millions de réfugiés sous mandat du HCR étaient établis en Europe ou en Afrique subsaharienne. L’Afrique est la première terre d’asile devant l’Europe. L’Afrique accueille à elle seule 4,41 millions de réfugiés qui proviennent essentiellement de cinq pays : Somalie, Soudan du Sud, RDC, Soudan et Centrafrique. L’Europe arrive en deuxième place avec 4,39 millions de réfugiés. Outre la Turquie, les réfugiés se rendent surtout en Allemagne, en Russie, en France, en Suède, au Royaume-Uni et en Italie. A fin 2015, sur les 10 pays accueillant le plus de réfugiés, cinq sont situés en Afrique subsaharienne. La Turquie est le pays qui accueille le plus de réfugiés au monde avec 2,5 millions de personnes, suivie par le Pakistan (1,6 million) et le Liban (1,1 million). Ces chiffres affolent les ONG et les associations locales qui œuvrent, tout au long de l’année, afin de trouver des subventions. Le rôle du HCR dans cette initiative régionale (MENA) serait celle du «catalyseur et coordonnateur» afin de contribuer à la conception de la stratégie et à la structuration du réseau. Pour rappel, dans le cadre du développement du réseau de la société civile, des consultations sous-régionales auront lieu cette année.
elwatan.com | 29-juil.-2016 11:00

L’analyse sociologique de l’histoire migratoire intellectuelle en Algérie à l’époque coloniale et postcoloniale est douloureuse
La migration des intellectuels algériens ne date pas de la période postcoloniale, mais bien au-delà. C’est ce que vous démontrez dans vos recherches… Je dois vous confirmer que sans l’histoire, on risque de raconter des histoires. En effet, la problématique de la migration intellectuelle en Algérie reste otage de l’oubli et de l’absence malgré son importance géostratégique entre Etats et ses enjeux épistémiques pour la mémoire collective et l’identité nationale de la société algérienne. En me penchant depuis dix ans sur cette problématique, je découvre une amnésie bien entretenue à la fois par le discours politique, puisqu’il fallait attendre les années 1990 pour que cette cruciale problématique revienne sur la scène publique après tant d’assassinats et d’exil forcé des intellectuels, universitaires, journalistes, écrivains… vers d’autres pays. Puis, il y a l’ignorance institutionnalisée au sens de Mohammed Arkoun (l’école, l’université en particulier), qui a pu, pour différentes raisons, entretenir l’oubli et l’absence de cette mémoire, et l’histoire aussi lointaine des élites intellectuelles algériennes émigrantes, à l’exception d’une étude réalisée par le Créad sous la direction de Ali El Kenz où il s’agit d’un rapport en 1993 sur le bilan et la réinsertion des boursiers algériens à l’étranger, commandé par le défunt Djilali Liabès, alors ministre de l’Education nationale avant d’être assassiné  le 16 mars 1993 à l’âge de 44 ans. Par la suite, notamment à partir des années 2000, à l’exception de certaines analyses sociologiques et historiques de haute qualité, des tas d’études sur commande (institutions internationales et nationales, organismes publics.), loin de toutes les significations historiques, ont conquis l’espace universitaire et journalistique. Cette amnésie aiguë a comme conséquence la problématique de l’accumulation des savoirs et la crise de sens qui ont augmenté le volume de ce que j’appelle les «foyers migratoires intellectuels dormants» en Algérie et plonger toute l’Algérie dans une anomie chronique. Donc, interroger l’histoire avec beaucoup de distance et rigueur scientifique est en soi une thérapie et prise de conscience historique de sa propre histoire et de l’histoire de toute une société. Les non-dits, l’oubli et l’absence sont des ingrédients de tous les refoulés et les fantasmes destructeurs de la société. Il faut reconnaître de l’histoire ou plutôt de l’analyse sociologique de l’histoire que la migration intellectuelle en Algérie est douloureuse à la fois à l’époque coloniale et postcoloniale. Beaucoup de travaux sociologiques étaient focalisés sur l’émigration-immigration paysanne, en oubliant celle des élites intellectuelles, malgré son existence avant celle des premières vagues de migrants paysans, illettrés, sans qualification. Vous compartimentez cette migration en quatre âges. Ils sont marqués par quels événements, selon vous ? Sur la base d’un croisement de données historiques, statistiques, rapports, témoignages et études réalisées par moi-même en France avec des compétences professionnelles algériennes, il s’agit de quatre moments fondateurs de l’émigration intellectuelle en Algérie depuis 1847 à nos jours. Ce travail se veut exceptionnellement une analyse compressive des trajectoires migratoires des élites intellectuelles sous forme d’une typologie propre aux élites algériennes ; deux périodes pendant l’époque coloniale et deux autres concernent l’Algérie indépendante. Il s’agit de l’«âge d’appartenance», «l’âge des références épistémologiques antagonistes», «l’âge des préférences et des volontarismes» et enfin «l’âge des désillusions et des ruptures», notamment à partir des années 1990. Il s’agit d’un bilan compréhensif de presque 170 ans d’une émigration intellectuelle qui a coûté cher à la société algérienne, sur le plan de la crise des professions intellectuelles, des statuts et des rôles des compétences professionnelles et leur autonomisation relative du politique, le sous-développement aigu qui ne peut être qu’une panne dans les conditions sociales de l’innovation. Beaucoup de détails existent dans l’ouvrage collectif édité par le Créad sur la fuite des cerveaux.  Grosso modo, puisque cet espace ne le permet pas, il s’agit dans toutes les trajectoires-types des élites intellectuelles algériennes, des mouvements sociopolitiques contre l’hégémonie. Les vocations, les représentations sociales, les identités professionnelles et sociales des intelligentsias n’ont rien à voir avec l’argent, comme la doxa veut l’imposer, mais la question de l’honneur pour les deux premières générations, l’épanouissement personnel et la confirmation de soi loin des hégémonies pour les deux autres générations postcoloniales. Nous parlons souvent de retour de cette intelligentsia algérienne. Pensez-vous que nous avons les ressources pour un tel retour du savoir ? En particulier dans un contexte politique, sociologique et économique aussi fragile… Les retours sont avant tout une mémoire, une institution et un état d’âme entretenus par cette même mémoire. Si les Algériens sont maltraités dans leur propre pays, comment voulez-vous avoir des retours d’Algériens diasporiques ? Pour moi, il y a deux types de retour : les retours nostalgiques («rihet lebled») et les retours stratégiques avec une valeur ajoutée à l’économie, aux innovations technologiques et sociales. Dans ce dernier cas, les conditions ne sont pas encore favorables. La méfiance et le doute hantent la mémoire migratoire des intelligentsias et des compétences professionnelles algériennes diasporiques. Là aussi, faut-il faire la distinction entre les intellectuels-clients des dominants et les intellectuels-partenaires de l’Etat ? La valeur ajoutée vient de cette dernière catégorie vu son caractère autonome au politique dominant et son attachement à sa vocation professionnelle. L’histoire l’a bien confirmé, il s’agit des conditions de la liberté d’entreprendre qui doit être incorporée dans la raison d’Etat.
elwatan.com | 29-juil.-2016 11:00

Algérie . La migration scientifique retarde le développement
Un ouvrage scientifique a été édité par le Centre de recherche en économie appliquée pour le développement (Créad) le premier trimestre 2016, en collaboration avec le bureau de l’Organisation internationale du travail (OIT) à Alger. Ce travail collectif intitulé De la fuite des cerveaux à la mobilité des compétences ? Une vision du Maghreb a été coordonnée par le sociologue Mohamed Saib Musette. Il se compose de deux parties : la première intitulée «Fuite des cerveaux dans les pays du Maghreb : expérience algérienne». La deuxième partie est un ensemble de recherches et de pertinentes contributions «Contributions complémentaires sur la fuite des cerveaux dans les pays du Maghreb». L’importance de cette production est son caractère inédit sur certaines thématiques liées à la fuite des cerveaux dans les pays de l’UMA (Union du Maghreb arabe). En effet, les contributions sont toutes des recherches de chercheurs maghrébins regroupés dans un seul support, qui donne une vision à la fois globale et précise des enjeux de la migration des intellectuels vers l’étranger. «Cet ouvrage montre in fine que les pays de l’UMA restent peu actifs face à la perte de compétences. Le phénomène de la fuite, en Mauritanie, a pris des allures différentes en fonction des crises politiques et économiques qui a jalonné l’histoire récente du pays. Dans la présentation de l’ouvrage, Mohamed Yassine Ferfera, directeur du Créad, ajoute : «Au Maroc, la perte des compétences ne semble pas faire l’objet de préoccupations majeures. En Tunisie, malgré la reconnaissance que la fuite est préjudiciable à l’économie, son traitement prendra du temps... le pays est confronté à d’autres priorités. Les autorités algériennes restent assez attentives aux analyses du phénomène, mais aucun traitement de choc n’est envisagé à ce jour.» Pour le directeur du bureau de l’OIT à Alger, Mohamed Ali Deyahi, ce travail capture «toutes les facettes de la migration scientifique et ouvre des piste intéressante». Il souligne que «la piste du départ des ingénieurs est largement documentée. Une autre piste est ouverte, celle relative à la perte de médecins spécialistes nés et formés dans les pays du Maghreb. Il existe pourtant un déficit en médecins pour répondre aux besoins relatifs au bien-être de la population maghrébine. L’alerte est donnée. Ces pistes permettraient aux Etats de la sous-région de préconiser les mesures nécessaires pour ne plus rester dans l’expectative quant à la fuite des cerveaux et passer à la mobilité des compétences maghrébines. Une stratégie offensive est préconisée.» Un autre chapitre des plus pertinents retient l’attention et revient sur «Les quatre âges de l’émigration intellectuelle algérienne», écrit par Karim Khaled, sociologue au Créad. «Ce chapitre propose pour la première fois dans le champs des savoirs migratoires en Algérie une analyse socio-anthropologique de l’histoire des moments fondateurs des trajectoires migratoires des élites intellectuelles algériennes depuis 1847 à nos jours sous formes de quatre âges fondateurs», explique-t-il. n
elwatan.com | 29-juil.-2016 11:00

Du côté des cercles d’allégeance
Tranquillement, le patron du FLN, Amar Saadani, rentre à Alger de vacances à Barcelone mercredi soir. Le parti semble bien tenu : l’aura de la protection présidentielle tient encore, mais pas pour longtemps. Saadani, pourtant malin et à l’écoute des moindres murmures du pouvoir présidentiel, s’est attiré des foudres ciblées en se rapprochant (trop) de l’homme du moment, Ahmed Gaïd Salah, patron de l’armée et vice-ministre de la Défense. Saadani a eu d’ailleurs la mauvaise surprise de voir son «rival», Abdelaziz Belkhadem, reprendre du poil de la bête pour agréger les opposants et se positionner en cas de purges éventuelles. Côté RND, parti appareil du chef de cabinet de la Présidence, le leadership ne se pose pas en question : Ouyahia est là pour se positionner vis-à-vis de sa famille politique, le deep state algérien, qui voit en lui une alternative intéressante, rassurante en fait. Mais Ouyahia devra aussi compter sur la concurrence de grands pontes des quatre mandats de Bouteflika. Les jeux sont presque faits mais «seul Bouteflika décidera en dépit de son état, personne ne bougera dans le sérail sinon», avertit un conseiller à Zéralda.
elwatan.com | 29-juil.-2016 11:00

Politique : L’été chaud des recompositions sous le 4e mandat
Le choc à peine dépassé du 4e mandat, les partis et le régime se préparent à entamer des négociations ou à s’imposer des lignes de fractures. La rentrée politique s’annonce tumultueuse. Analyse. La trêve estivale tarde à se concrétiser. Partis politiques et pouvoir s’activent dans le cadre dans la recomposition de la scène nationale qui se profile et qui est déjà discrètement opérante au sein du système et de ses appareils sécuritaires. Recomposition qui devra préparer les conditions de succession du chef de l’Etat, Abdelaziz Bouteflika, selon un agenda décidé unilatéralement par les tenants du pouvoir. Un des aspects les plus frappants de cette dynamique est le fait que le pouvoir a imposé une loi électorale taillée sur mesure. Et pour reprendre l’ancien chef de gouvernement, Ali Benflis, lors de la réunion de l’Instance de concertation et de suivi de l’opposition (Icso) mercredi à Alger : «Ce nouveau régime électoral fait opérer au pluralisme politique un grand bond en arrière.» Le président du parti Talaie El Houriat va plus loin en affirmant que cette loi «participe de ce même objectif de reconduction et de reproduction du régime politique en place. Pour se reproduire et se reconduire, ce régime a un besoin vital de ses clientèles politiques traditionnelles». La reconfiguration est donc annoncée pour les prochaines élections (au moins), avec la redistribution des cartes selon les visées du système dans sa logique de reconduction. «Le quatrième mandat, vécu comme un cataclysme par l’opposition, est passé à l’étape du fait accompli avec lequel il faut faire avec depuis un moment, analyse un militant de l’opposition. La résilience s’impose, mais pas la compromission avec ce pouvoir. Donc il faudra continuer à chercher des voies politiques à la crise actuelle.» Comprendre, cesser de se focaliser sur la vacance du pouvoir, mais cela semble impossible. «Le cœur du problème reste ce quatrième mandat, comment peut-on faire semblant de l’ignorer ? Une partie de la société a été choquée par la reconduction d’un Président affaibli physiquement», rétorque un activiste politique. Mais tout le monde n’a apparemment pas la même distance avec le concept de compromis-compromission. Le MSP de Abderrazak Makri, par exemple, pourtant membre de poids de la coalition de l’opposition, nourrit des velléités pour participer aux prochaines législatives, tranchant en solo un débat au sein de l’opposition sur l’attitude à prendre face aux appels «participatifs» du régime. Garanties Il y a quelques semaines, Soufiane Djilali, président de Jil Jadid, qui a annoncé son retrait de la Coordination pour les libertés et la transition démocratique (CLTD), déclarait à El Watan Week-end : «L’opposition doit rester sur des positions très strictes. Il faut réclamer des règles du jeu politique aux normes modernes et refuser toute tentation pour participer à la gestion gouvernementale sans un appui populaire authentique. J’aurais aimé que toute l’opposition tienne à ses revendications au prix d’un boycott général de toute élection si celle-ci n’est pas encadrée de garanties politiques et légales. Céder maintenant est pour moi une erreur stratégique que nous paierons cher à l’avenir. Le peuple ne nous le pardonnera pas.» «Le MSP sait très bien que s’il n’y va pas, le pouvoir va lui substituer un autre parti islamiste qui raflera les sièges qui lui revenaient habituellement», confie un cadre de l’opposition. D’ailleurs, hier, lors de la réunion de l’Icso, Makri a bien évité le sujet des élections législatives. «Or, toute démarche en solo est fatale pour le groupe», renchérit un militant de l’opposition qui dit avoir cru jusqu’au dernier moment à l’unité a minima du «groupe» inédit que représente la CLTD. Côté MSP, on préfère dans les réunions organiques du parti parler de l’identité sunnite exclusive de l’Algérie plutôt que d’expliciter la position du parti islamiste par rapport à l’éventualité de plus en plus criante de participer aux législatives et d’entamer un virage politique important assez fatale pour l’idée même de l’opposition en Algérie. «DEAl» «Le pouvoir a besoin qu’un minimum de crédibilité soit assuré. Les partis peuvent la lui offrir en échange de leur survie», nous avait déclaré Soufiane Djilali dans ces colonnes, tout en regrettant : «La corruption généralisée et la désagrégation du régime font que ce ‘‘deal’’ va être difficile à reconduire très longtemps. La solution aurait pu venir d’une solidarité sans faille de l’opposition. Imaginez que d’une seule voix, nous aurions tous dénoncé cette situation.» Mais si «deal» il y a, que pourrait-il apporter au régime bouteflikien ? D’ailleurs, dans le communiqué qui a sanctionné la réunion de l’ICSO, mercredi au siège du RCD à El Biar sur les hauteurs d’Alger, les participants à la rencontre n’ont pas traiter de manière frontale la question des législatives et de la participation à ces élections. «On nous explique que les différents partis et personnalités de l’ICSO se prononceront clairement dans la prochain réunion, dans trois mois, explique le cadre d’un des partis participants à cette initiative. Mais bien avant, tout le monde aura adopté des positions en interne et nous avons des indications que pas mal de partis membres de l’ICSO veulent participer – contre des gages bien probants – mais cela signera l’arrêt de décès de cette instance.» «Le plus important est que la façade, ou la fiction multipartisane a fait long feu, même s’il y a de vrais partis qui se battent, des syndicats, des médias, des acteurs sociaux qui ne se contentent pas des espaces que concèdent les autorités, souligne un ancien haut cadre de l’Etat passé à l’opposition. Mais pour se reproduire, le régime a besoin d’installer un minimum de décor, d’écrire une sorte de fiction, parfois avec de nouveaux acteurs pour faire oublier le passé récent et donner ainsi des gages de crédibilité pour l’opinion publique ici et surtout pour les partenaires étrangers qui sont trop hypocrites pour y faire semblant d’y croire.»
elwatan.com | 29-juil.-2016 11:00

Austérité : le gouvernement s’en prendrait aux salaires
Les effets de l’austérité n’ont pas fini d’alimenter les polémiques en Algérie. La dernière en date : une information selon laquelle les salaires des fonctionnaires seraient menacés par de nouvelles mesures. Ponctions, non-versement des indemnisations ou primes sont relayés parmi l’opinion publique. Des informations qui ne seraient pour l’heure que des «rumeurs», selon certains représentants de la Fonction publique. «Trop de rumeurs circulent alors que nos salaires n’ont pas été touchés. Pour le moment, nous n’avons rien reçu», commente Bachir Hakem, membre du Conseil des lycées d’Algérie (CLA). Une rumeur certes, mais «rien ne dit que cela ne va pas se faire, si on regarde ce qui s’est passé avec le dossier de la retraite, au départ c’était aussi une rumeur», estime Rachid Malaoui, porte-parole du Syndicat national autonome du personnel de l’administration publique (Snapap). Les suspicions existent car il y a des précédants. Des salaires de fonctionnaires ont bien été ponctionnés au début des années 1990 sous le gouvernement Oyahia, «avec la complicité de l’UGTA», note Bachir Hakem. La conjoncture était particulièrement difficile sur le plan politique, économique et social. Ensuite, il y a le récent dossier de la retraite entériné récemment en Conseil des ministres. Il avait commencé il y a quelques mois par une rumeur sur la révision de l’âge de départ à la retraite, ce qui a fini par se confirmer plus tard. Pour autant Sadek Dziri, président de l’Union nationale des personnels de l’éduction et de la formation (Unpef), soutient que l’information ne peut être vraie et qu’il s’agit d’une «diversion orchestrée par le gouvernement pour détourner l’attention sur la véritable polémique du moment qui concerne la révision des conditions de départ à la retraite». D’autant, précise-t-il, qu’une ponction «ne peut se faire sans le consentement des concernés et je ne pense pas que les travailleurs donneraient leur accord à une telle décision ni qu’on puisse les y contraindre».
elwatan.com | 29-juil.-2016 11:00

Les matières scientifiques en français au lycée
L’enseignement des matières scientifiques se fera en langue française. C’est l’une des propositions de la commission chargée de la réforme soumise au gouvernement. Une proposition qui n’a pas fait l’unanimité. Messoud Amraoui de l’Unpef affirme qu’il s’agit seulement d’une décision «improvisée» dans la mesure où jamais le ministère de l’Education nationale n’a soumis cette démarche au débat auparavant. Le problème, selon le syndicaliste, c’est que les enseignants appelés à enseigner les matières scientifiques en français sont tous diplômés des écoles de l’ENS en arabe. Comment, s’interroge-t-il encore, seront-ils capables aujourd’hui de mener cette nouvelle mission. Une problématique soulevée aussi par Kamel Nouari, directeur d’un collège à Médéa, qui explique que la langue française était la cause principale de l’échec de la majorité des enseignants du primaire au concours de recrutement. Il défend tout de même l’idée de Mme Benghebrit d’introduire ces matières scientifiques en français au lycée, mais aussi dans tous les cycles, à savoir le primaire et le moyen. Nabil Ferguenis, chargé de communication de la Fédération éducation affilé au Snapap, explique, quant à lui, qu’il s’agit d’une bonne proposition. Argument : «Nous sommes pour cette réflexion, car nos étudiants sont faibles en langues comparativement à nos voisins tunisiens et marocains.» «Je défends cette idée et il faut qu’elle soit appliquée le plus tôt possible, puisque toutes les études faites  ont démontré que la majorité des étudiants échouent à la première année universitaires à cause de la langue», explique encore M. Nouari. C’est d’ailleurs l’exemple des matières scientifiques proposées en français dans nos universités alors que tout le cursus scolaire de l’élève est effectué en arabe, qui est donné par l’ensemble des intervenants.
elwatan.com | 29-juil.-2016 11:00

Les parents de Nihal toujours sans nouvelles
Il n’y a toujours pas de nouvelles de la petite Nihal Si Mohand, portée disparue depuis jeudi dernier à Aït Abdelouahab (Tizi Ouzou). Une semaine après, la famille espère la retrouver saine et sauve. La population se mobilise et les services de sécurité poursuivent les recherches. El Watan Week-end a rencontré la famille éplorée. Mercredi 27 juillet, sept jours se sont déjà écoulés depuis l’annonce de la disparition de Nihal, et les recherches se poursuivent encore. La région d’Aït Toudert, dans la daïra de Ouacifs, n’en revient pas encore. La localité, paisible d’ordinaire, nous ouvre ses portes en ces circonstances inhabituelles. Nous traversons le chef-lieu de Ouacifs, très animé en ce début de journée, avant de prendre la route qui mène vers Aït Toudert. A plusieurs reprises nous demandons notre chemin aux rares passants. A chaque fois, la même remarque : «Vous venez pour la petite fille enlevée la semaine dernière ? Continuez, c’est tout droit.» Certains ne manquent pas d’ajouter : «Inch’Allah ils vont la retrouver saine et sauve.» Il faut dire que cet événement qui a plongé dans le désarroi et la détresse la famille de Nihal a également secoué toute la population locale. Les citoyens, choqués, ne parlent plus que de cela ; ils suivent régulièrement, de très près, l’évolution de la situation. Le fait est inédit dans la wilaya qui n’a enregistré aucun cas d’enlèvement d’enfant jusque-là. La région de Tizi Ouzou a connu plusieurs cas de kidnappings d’entrepreneurs et autres commerçants ces dernières années, où le phénomène a pris de l’ampleur, mais jamais aucun enfant n’a été ravi à ses parents. La maison des grands-parents maternels de Nihal, où a eu lieu l’enlèvement ce fatidique jeudi 21 juillet entre 11h et midi, surplombe le chef-lieu de la commune d’Aït Toudert. De loin, nous apercevons les véhicules de la Protection civile, signe que nous sommes presque arrivés. L’endroit, entouré d’oliviers, semble inhabité, un calme presque inquiétant y règne. En plus des éléments de la Protection civile, ceux de la Gendarmerie nationale sont en nombre important sur les lieux. On le devine au nombre de véhicules au bord de la route. On nous explique que ce dispositif n’a pas quitté la région depuis l’annonce de l’enlèvement de Nihal. Nous saluons quelques personnes assises à l’ombre, en contrebas de la chaussée, en compagnie des sapeurs-pompiers. Un jeune nous propose de nous mener vers la maison familiale. «Vous savez, nous sommes tous sous le choc. Ici, c’est un endroit tellement paisible... On n’a jamais rien vécu de pareil, on n’est pas habitués à ce genre de situation», nous dit-il en nous montrant le chemin de la maison. Quelques marches irrégulières donnent directement sur l’entrée principale de la petite maison qui focalise l’intérêt depuis une semaine. «Un homme masqué» Deux enfants jouent en compagnie d’un homme d’un certain âge, qui s’avère par la suite être le grand-père maternel de Nihal. Il nous souhaite la bienvenue et nous invite à entrer par une autre porte, un peu plus bas. La maison est pleine de femmes : les deux sœurs de la maman, des cousines, quelques proches. On nous oriente vers une pièce de l’autre côté de la cour. Les deux canapés qui s’y trouvent ne tardent pas à être occupés par des jeunes femmes attirées par notre visite. On demande après la maman, qui ne tarde pas à apparaître. Sa deuxième fille d’un an et demi dans les bras, la jeune femme, la trentaine prend place sur une chaise. Son regard est fuyant et ses traits tirés trahissent de longues nuits sans sommeil. Mais elle dit «tenir le coup». Karima Si-Mohand n’attend pas nos questions pour commencer à relater la triste histoire. Elle affirme d’emblée que «Nihal n’est pas du genre à parler ou à répondre à des inconnus». «Et puis, ma fille n’a pas pleuré, elle n’a pas crié, personne ne l’a entendue» dit-elle. La maman enchaîne et raconte les faits tels qu’ils se sont déroulés ce jeudi noir : «Nous sommes arrivés ici avec ma sœur, son mari et les enfants vers 11h. Ces derniers jouaient dehors avec les autres au moment où ma sœur est moi-même sommes entrées. Les bagages étaient encore dans la voiture et, à la maison, il n’y avait que des femmes, comme aujourd’hui. Mes parents sont arrivés après la disparition, même si réellement on ne peut pas situer les événements puisqu’on ne sait pas au juste quand cela s’est produit. A peine quinze minutes après notre arrivée, les trois enfants qui se trouvaient avec ma fille dehors sont venus dire que Nihal est partie. Dans un premier temps, on pensait tous qu’ils continuaient de jouer, mais Nihal ne répondait pas aux appels. Elle n’était dans aucun coin de la maison. C’est là que nous avons commencé à nous inquiéter.» La jeune femme réajuste son foulard avant de continuer : «Les enfants m’ont dit que c’était une personne masquée qui s’était emparée de Nihal. On pense plutôt que l’homme au masque qui s’en est pris à ma fille l’a endormie avant de l’emmener.» «Les trois enfants témoins sont petits, à peine âgés de quatre ans, ils ne peuvent donc donner plus de détails sur le ravisseur. Nous ne savons même pas au juste s’ils étaient un ou deux à enlever ma fille», ajoute la jeune maman. «Depuis, aucune nouvelle ne nous est parvenue et nous n’avons reçu aucun contact des ravisseurs», dira la maman. Les recherches initiées par les proches de la famille, les voisins et autres citoyens du village quelques instants seulement après l’annonce de la disparition de la fillette n’ont malheureusement abouti à rien. «C’est comme si la terre s’était entrouverte et l’avait absorbée», s’exclame la grand-mère de Nihal. La maman enchaîne en disant que le non-aboutissement des recherches a décidé la famille à alerter la gendarmerie. Elle ajoute que les recherches, entamées l’après-midi du jeudi par les des éléments de sécurité, se sont étendues partout dans les environs, sans résultat. Aucune piste n’est négligée Nous apprendrons plus tard auprès du groupement territorial de la Gendarmerie nationale, à Tizi Ouzou, que la section de recherche locale a mobilisé tous ses éléments pour prendre en main les opérations sur le terrain. Les équipes de ce corps de sécurité ont passé au peigne fin la forêt environnante en utilisant des chiens renifleurs, sans succès. La grand-mère de Nihal, au bord des larmes, profite du moment où sa fille déserte la pièce, pour nous parler du chagrin de cette dernière : «C’est très difficile et éprouvant pour elle, elle essaye d’oublier, d’avoir un moment de répit, puis d’un coup elle recommence à pleurer et à réclamer sa fille. Nous essayons tous de la soutenir, moi-même je ne la quitte pas.» La petite Nihal était chez sa grand-mère à Chellala et, deux jours avant sa venue au village, elle a rejoint sa maman à Aïn Oussera pour le départ vers Aït Toudert, le jeudi 21 juillet. Toute la famille devait se réunir pour prendre part à une fête, mais le sort en a voulu autrement. Le papa, commerçant, était resté à Tiaret et ne viendra au village qu’après la triste nouvelle. D’ailleurs, Mokrane Si-Mohand se limite à dire qu’il espère revoir au plus vite sa fille saine et sauve. L’endroit où a eu lieu l’enlèvement est situé en contrebas bas de la maison, sur les escaliers en ciment. Depuis le jour de la disparition de Nihal, la maison ne désemplit pas. On vient de partout pour exprimer son soutien à la famille. La gendarmerie en charge de l’enquête ne néglige aucune piste. L’éventualité d’étendre les investigations à d’autres secteurs et dans la wilaya où habite la famille Si-Mohand n’est d’ailleurs pas écartée. Sur la route d’Aït Toudert, nous croisons des véhicules portant des affiches et la photo de Nihal, appelant la population locale à la mobilisation pour retrouver la petite fille d’Ath Ouacifs dont le séjour de fête au village n’aura duré qu’un quart d’heure.
elwatan.com | 29-juil.-2016 11:00

Allemagne/ Un demandeur d’asile algérien à l’origine de l’évacuation d’un centre commercial

Une atmosphère de psychose règne actuellement en Allemagne, où un demandeur d’asile algérien de 19 ans, a été l’origine de l’évacuation d’un centre commercial.  Le jeune homme, qui , selon les déclarations de la police, est atteint de maladie psychiatrique, a été arrêté, ce jeudi, à la gare centrale de Brême (nord de l’Allemagne) après que […]

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algerie-focus.com | 28-juil.-2016 17:40

Internet/ La mise en service de la 4G perturbe la 3G

Les trois opérateurs de téléphonie mobile alertent leurs abonnés, notamment ceux de la 3G, que des perturbation ont lieu à cause de la mise en service de la 4G. Dans cette perspective, des SMS ont été envoyés aux abonnés des trois opérateurs de téléphonie mobile, Ooredo, Djezzy et Mobilis, depuis le 26 juillet, annonçant des perturbations de réseau occasionnées par […]

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algerie-focus.com | 28-juil.-2016 16:43

Plages dédiées aux femmes / Est-ce qu’il vaut mieux interdire ou apprendre à respecter ? Par Aziz Benyahia

Un milliardaire algérien ( il y en a quelques uns ) investit dans les loisirs ( c’est son choix ) comme d’autres investissent dans le sucre, la margarine ou les boissons gazeuses. Il a choisi de créer un espace privé pour les femmes qui ont en envie de se baigner et de bronzer à l’abri […]

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algerie-focus.com | 28-juil.-2016 14:13

Assassinat d’un prêtre en France/ Le deuxième assaillant identifié

L’enquête sur l’assassinat d’un prêtre dans une église en France a révélé, ce jeudi, que le deuxième tueur est Abdelmalik Petitjean, un Français de souche converti et récemment fiché pour radicalisation. Selon le parquet de Paris, les enquêteurs ont formellement identifié Abdelmalik Nabil Petitjean, 19 ans, comme étant la deuxième personne impliquée dans l’égorgement, mardi, du Père […]

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algerie-focus.com | 28-juil.-2016 13:42

Enseignement des matières scientifiques/ Benghebrit explique le choix de la langue française

La ministre de l’Éducation nationale, Nouria Benghebrit, s’est exprimée à propos de la décision prise par son département d’enseigner les matières scientifiques en langue française. Pour la ministre, cette option ne vise nullement à porter atteinte à l’«identité nationale» comme voudraient le faire croire des parties mal attentionnées. M. Benghebrit a en effet pris la parole, en marge […]

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algerie-focus.com | 28-juil.-2016 13:31

Vidéo. Parc zoologique de Ben Aknoun/ Un enfant grièvement blessé par un tigre

Objet de nombreuses accusations portant sur la maltraitance des animaux, le Parc zoologique de Ben Aknoun, à Alger, vient d’être le théâtre d’un autre drame: l’attaque d’un enfant par un fauve. En effet, une femelle tigre blanc a violemment chargé, hier, un enfant de huit ans qui jouait prés de la cage du fauve, lui arrachant […]

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algerie-focus.com | 28-juil.-2016 11:20

On vous le dit
Plan contre les polluants organiques L'Algérie est en cours d'élaboration de son deuxième plan national de mise en œuvre de la Convention de Stockholm sur les polluants  organiques en prévision de la conférence des parties de cette convention prévue  en 2017. C'est ce qu'a indiqué Abdelkader Ouali, ministre des Ressources en  eau et de l'Environnement, lors d'une rencontre internationale  sur l'actualisation des plans nationaux de mise en œuvre de la Convention de Stockholm sur les nouveaux polluants organiques persistants (POPS), et ce,  dans la perspective de la réunion des parties (COP8) qui se déroulera du 23 avril au 3 mai 2017 à Genève. Sur une liste de 26 POPS identifiés par la Convention de Stockholm, l'Algérie est concernée par cinq substances, dont les pesticides et le polychlorobiphényle (PCB) ou askarel, une  huile très toxique et peu biodégradable, se trouvant notamment dans les transformateurs et radiateurs.  L'Algérie avait éliminé  440 tonnes d'huiles à base de PCB, 605 tonnes de terres contaminées par les PCB, ainsi que 34 tonnes de déchets souillés par les PCB. Prochaine révélation de Samsung le 2 août Le constructeur Samsung présentera son prochain Galaxy Note lors de son événement annuel Unpacked prévu pour le 2 août. On devrait logiquement s'attendre à un Galaxy Note 6, mais la société a décidé d'harmoniser ses gammes en parallèle des Galaxy S7 et S7 Edge, présentés en février dernier au MWC, nous trouverons alors le Galaxy Note 7. L'événement Unpacked aura lieu à New York avec un flux en streaming sur le site de Samsung. Sur la page facebook de Samsung Algérie, il est annoncé que «le grand jour approche ! Soyez prêts pour la révélation». Un moyen pour la firme coréenne de devancer son rival de toujours, Apple, qui devrait dévoiler son iPhone 7 en septembre. Il proposera un grand écran et sera livré avec un stylet S Pen avec de nouvelles fonctionnalités.   Une campagne médiatique très inspirée Ananas, poulpe ? C’est avec de l’inspiration et de la créativité que le groupe Amor Benamor a illustré ses nouveaux spots publicitaires «Share the unexpected». Déployée depuis le début du mois de Ramadhan, une campagne médiatique a suscité un vif intérêt  du public, mais a, surtout, eu un écho positif de la part des professionnels de la publicité dans le monde en s’inscrivant sur le site www.adsoftheworlds.com, la référence mondiale de la publicité, et devient, de ce fait, la première campagne publicitaire algérienne à être référencée par ce site. La campagne publicitaire Amor Benamor s’articule autour de trois films dont les scénarios nous transportent dans trois époques et univers différents : ottoman, mongol et indien. Dans une période où la concurrence est aiguë, le groupe a choisi d’investir le  registre émotionnel. Une manière d’affirmer qu’il est présent plus que jamais aux côtés des consommateurs.     HCA-APS : atelier spécialisé tamazight   Les travaux de l’atelier de traduction vers le tamazight des textes fondamentaux de l’Etat tiendront dimanche prochain sous l’égide du Haut-Commissariat à l’amazighité (HCA) au siège de l'Agence Presse Service (APS), apprend-on auprès du HCA. Cet atelier spécialisé s’inscrit dans le prolongement d’une première étape consacrée à la traduction vers tamazight de la Constitution de février 2016 déjà disponible sur support papier et en cahier numérique multimédias sur les sites web du HCA et de l’APS. Lors de ce rendez-vous, il sera question d’une lecture de validation permettant l’entame des enregistrements sonores de trois documents fondamentaux : la Constitution de 2016 ; la Déclaration du 1er Novembre 1954 ; la Plateforme du Congrès de la Soumam du 20 Août 1956. L’objectif de la traduction de ces textes fondamentaux de notre pays est une contribution à l’application concrète des dispositions de la Constitution révisée en février 2016 et vise à conforter  l’éveil patriotique, la cohésion sociale et culturelle dans toutes ses expressions.    
elwatan.com | 28-juil.-2016 11:00

La date de versement de la deuxième tranche tributaire des nouveaux prix
Le ministre de l'Habitat, de l'Urbanisme et de la Ville, Abdelmadjid Tebboune, a annoncé, hier à Alger, que la date de versement de la deuxième tranche des logements AADL pour les souscripteurs de 2013 était tributaire de la définition du prix final qui connaîtra une hausse de 20%. Lors d'une  inspection des chantiers de réalisation de logements  à Alger en compagnie du wali d'Alger, Abdelkader Zoukh, M. Tebboune a souligné que la date de versement de la deuxième tranche sera fixée après la signature de la décision interministérielle (ministères de l'Habitat et des Finances)  relative aux nouveaux prix des logements AADL. «Avant de verser une nouvelle tranche, le souscripteur est en droit  de s'enquérir des nouveaux prix pour décider de maintenir ou pas sa souscription au programme AADL», a-t-il indiqué. M. Tebboune a affirmé que le ministère de l'Habitat a préconisé, lors  des négociations en cours avec le ministère des Finances, de ne pas dépasser un taux de 20% lors de l'augmentation des prix des logements de location-vente et d'appliquer cette hausse aux mensualités et non aux premières tranches de versement. Concernant les souscripteurs de 2001 et 2002, le programme de distribution de logements se poursuivra en trois quotas, prévu en août, septembre et décembre  2016.               
elwatan.com | 28-juil.-2016 11:00

Des ateliers d’échange d’expériences entre Tizi Ouzou et d’autres wilayas
Des ateliers d’échange d’expériences et de bonnes pratiques entre des directeurs et des équipes pédagogiques de la wilaya de Tizi Ouzou avec d’autres wilayas du pays seront organisés dès la prochaine rentrée scolaire, a annoncé hier la ministre de l’Education nationale. Mme Benghebrit  a invité les animateurs du secteur de l’éducation à participer à ces ateliers et transmettre leur savoir-faire et leurs méthodes de travail à leurs compatriotes  à travers le pays. «Partout où je passe, on me pose la question sur le secret des résultats  obtenus au niveau de cette wilaya qui occupe pour la 8e année consécutive la première place en matière de réussite au baccalauréat. Je réponds en disant que le seul secret réside dans le travail, la volonté, le dévouement et le sérieux»,  a-t-elle soutenu. Cette organisation et l’implication de tous les acteurs concernés, y compris les élèves et leurs parents, dans la gestion du secteur sont les seuls secrets de la réussite, d’où la volonté du ministère à créer ces ateliers d’échanges.
elwatan.com | 28-juil.-2016 11:00

15 nouveaux manuels scolaires pour la rentrée
Nouria Benghebrit a annoncé, hier à Tizi Ouzou, que son département compte saisir le ministère de la Justice à l’effet d’introduire dans le code pénal un article pénalisant la fraude virtuelle, dont le délit n’existe pas dans les textes juridiques algériens. «Quelques changements seront introduits à compter de la prochaine rentrée pour l’intégration dans le code pénal de l’organisation de la fuite des sujets du bac sur le web et la fraude via internet. Photographier un sujet d’examen et publier les réponses sur les réseaux sociaux dix minutes après sa distribution sont considérés comme un vol qui devra être sévèrement puni par la loi», a déclaré Mme Benghebrit à la presse, en marge de la visite d’inspection qu’elle a effectuée hier dans la wilaya de Tizi Ouzou. Revenant sur ce scandale qu’elle a qualifié de «tentative terroriste pour abattre notre société», Mme Benghebrit a indiqué que l’enquête judiciaire se poursuit pour tirer au clair cette affaire. «Quatre personnes impliquées dans cette affaire ont été placées en détention provisoire. L’instruction poursuit son cours pour débusquer les personnes ayant partagé les sujets sur le Net. Les services de la police et de la gendarmerie planchent sur l’identification des adresses IP de leurs ordinateurs pour savoir où ont été postés les sujets fuités.» Concernant la réforme de cet examen, la ministre a rappelé les propositions allant dans ce sens qui seront remises au gouvernement. Il s’agit, entre autres, de la réduction du nombre de jours d’examen de 5 à 3 avec deux matières par jour. La synthèse de ces hypothèses portant réforme du baccalauréat sera débattue à l’occasion d’un atelier national prévu prochainement, où des propositions seront avancées par les participants. «Le bac algérien est général. Nous devons réfléchir à sa réorganisation sur la base de la qualité et de l’évaluation continue», a ajouté la première responsable du secteur. En outre, Mme Benghebrit a annoncé la distribution de 15 nouveaux manuels scolaires dès le 28 août prochain, destinés aux deux premières années du primaire (11 manuels) et à la première année moyenne (4 manuels). Autre nouveauté : l’intégration dans les nouveaux manuels d’un glossaire de terminologie scientifique en français et en anglais.  S’agissant de l’enseignement de la langue amazighe, la ministre de l’Education nationale a affirmé : «Tamazight est actuellement enseigné dans 21 wilayas contre 11 wilayas durant l’année scolaire 2015. Notre objectif est d’œuvrer à sa généralisation à travers tout le pays.»
elwatan.com | 28-juil.-2016 11:00

Un mort et deux blessés
Un quinquagénaire est décédé et deux personnes ont été blessées, hier, dans un incendie déclenché à 11h27 au niveau 104 du centre des arts Maqam Echahid (Riadh El Feth). C’est ce qu’a indiqué le chargé de communication à la direction générale de la Protection civile de la wilaya d’Alger, le capitaine Saidj Belkacem. Le feu s’est déclaré dans la discothèque Club Nadi Layali, qui est un local comportant deux salles totalisant une superficie de 800 mètres carrés.  «Seule la salle Oriental a été épargnée par le feu», a précisé le capitaine Saidj. «On a enregistré trois victimes, dont un quinquagénaire décédé par asphyxie car il a été coincé par les flammes, alors qu’un homme âgé de 40 ans a été blessé et évacué vers l’hôpital Mustapha. Une femme de 30 ans a été incommodée par les fumées et a également été évacuée vers l’hôpital», a détaillé la même source. Le capitaine Saidj a signalé que cinq véhicules anti-incendie ont été engagés ainsi que trois ambulances, dont une médicalisée, et 40 éléments de la Protection  civile, qui ont éteint le feu à 14h45. Une enquête a été ouverte par la police pour déterminer les causes du sinistre. L’incendie a révélé une défaillance dans le système anti-incendie de l’Office, établissement public placé sous tutelle du ministère de la Culture. Les établissements recevant du public subissent, pour l’heure, des opérations  de contrôle par la direction de la prévention de la Protection civile. Fermée sur décision de l’ancienne ministre de la Culture, avec d’autres nightclubs dans cette partie de la commune d’El Madania (ex-Salembier), la boîte de nuit, très fréquentée durant les années de terrorisme, a rouvert ses portes en 2009. De nombreux habitués se retrouvent jusqu’à une heure tardive de la nuit dans cet espace très couru.  
elwatan.com | 28-juil.-2016 11:00

L’ICSO appelle à l’union de toutes les forces de l’opposition
L’Instance de concertation et de suivi de l’opposition (ICSO) s’est réunie hier après-midi au siège national du Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD). La majorité de ses acteurs  étaient au rendez-vous. Le président du RCD, Mohcine Belabbas, celui de Talaie El Houriat Ali Benflis, Ali-Yahia Abdennour, Soufiane Djilali de Jil Jadid, Nourredine Bahbouh de l’Union des forces démocratiques et sociales, Ahmed Benbitour, ancien chef de gouvernement, Abderrezak Makri, président du Mouvement de la société pour la paix (MSP) et Tahar Benbaïbèche, secrétaire général du parti Fadjr El Moustakbel ont participé à cette rencontre. Comme attendu, la situation de politique générale du pays, les lois adoptées par le Parlement, la répression qui s’abat sur les libertés étaient au menu. La réunion a été conclue par l’élaboration d’un communiqué final rendu public à la fin des débats. Selon le document parvenu à notre rédaction, les membres de l’ICSO ont pris d’importantes décisions. Il s’agit notamment de  la mise en place d’«un groupe de travail en vue de l’élaboration d’un mémorandum politique de l’opposition sériant tous les manquements, les reculs et les dépassements contre le pluralisme politique» et de prendre «ce mémorandum comme base de l’action politique commune future». «Un groupe de contact avec les autres partis politiques pour adopter une position commune vis-à-vis de la loi électorale à travers l’organisation d’une conférence politique» sera également créé. Quelle réponse du FFS et du PT ? L’ICSO veut visiblement élargir sa base aux autres partis de l’opposition qui ne sont pas membres. Le Front des forces socialistes (FFS) et le Parti des travailleurs (PT), entre autres, s’inscrivent en porte-à-faux des choix faits par l’équipe qui dirige le pays.   Selon le communiqué rendu public, l’ICSO affirme par ailleurs son «attachement à l’action politique commune qui a pour objectif la protection du pays des dangers qui le guettent». Se disant engagé à «combattre les différents plans et méthodes qui visent à verrouiller le champ politique par un pouvoir — par des voies non constitutionnelles — qui est intéressé uniquement par sa propre survie et non comment sortir le pays de la crise de légitimité qui le pénalise et le bloque». L’ICSO considère, en effet,  que «les lois qui organisent la vie politique, notamment la loi relative à l’organisation des élections, précisément ce qui est appelé la haute commission, est un net recul des acquis arrachés et une provocation programmée envers la classe politique et le peuple algérien qui aspire à la mise en place d’institutions légitimes qu’il choisira en toute liberté et dans la transparence». «Cette situation est susceptible de mettre l’opposition devant plusieurs choix», soutient le document sans autre précision. Aussi l’ICSO dénonce l’étouffement et la pression qui s’exercent sur les libertés et les droits individuels et collectifs des citoyens, notamment dans les secteurs de la presse et de «la justice instrumentalisée pour réprimer la société civile, la classe politique, les syndicats et les militants des droits de l’homme».  «L’annulation des projets de développement et des projets structurants programmés en supprimant le budget d’équipement, notamment au niveau des collectivités locales, indique l’échec de la gestion de la crise par des solutions de replâtrage préconisées», estime encore l’opposition, qui «met en garde contre la situation de marasme social induite par l’effondrement du pouvoir d’achat des franges les plus fragiles de la société et la dévaluation du dinar qui aura aussi des incidences sur la classe moyenne». Renouvelant «son soutien au droit d’obtention de l’agrément par les partis politiques dans les délais légaux», l’opposition réunie hier au siège du RCD appelle ses propres acteurs «à l’action de proximité et à la communication avec le peuple algérien souverain» et demande la «libération de tous les citoyens emprisonnés à cause de leurs opinions politiques».    
elwatan.com | 28-juil.-2016 11:00

Les liens Scaroni-Khelil au cœur du procès
La nouvelle juge pour les audiences préliminaires, Manuela Scudieri, a accueilli le recours des procureurs milanais Fabio De Pasquale et Isidoro Palma et a rendu publique, hier, sa décision de renvoyer en procès l’ancien n°1 du géant italien des hydrocarbures, l’ancien responsable pour l’Afrique du Nord du groupe, Antonio Vella et les deux sociétés (Eni et Saipem) en vertu de la loi 231 qui établit la responsabilité pénale des personnes juridiques dans les affaires de corruption. Le groupe, sa filiale Saipem et ses dirigeants sont accusés d’avoir versé le montant mirobolant de 198 millions d’euros à des responsables algériens afin de décrocher sept contrats d’exploitation de gisements de gaz en Algérie — un marché de 8 milliards d’euros — entre 2007 et 2010. Le procès pour juger sept accusés, dont le neveu de l’ancien ministre des Affaires étrangères, Mohamed Bedjaoui, et deux autres Algériens, Samir Ourayed et Omar Harbour, considérés comme les bras droits de Noureddine Farid Bedjaoui, se déroule actuellement devant la quatrième section pénale du tribunal de Milan et se trouve encore à la phase des débats. Deux procédures pénales parallèles Ce coup de théâtre crée donc une situation insolite car il y aura deux procédures pénales parallèles pour la même affaire avec presque les mêmes accusés — Scaroni qui était témoin dans le premier et devient accusé dans le second. L’ancien patron d’Eni et le groupe pétrolier seront jugés pour «corruption internationale» par cette même quatrième section pénale. La première audience a été fixée au 5 décembre prochain. Les avocats des accusés auront le temps de préparer leurs dossiers pour tenter de tirer d’affaire leurs clients. De son côté, Eni ne va pas lésiner sur les moyens pour éviter une condamnation qui pourrait lui coûter cher. Quant à Sonatrach, elle est en droit de se constituer partie civile, à condition que ses avocats préparent mieux cette démarche pour éviter d’être déboutés comme ce fut le cas dans le procès en cours, bien qu’ils puissent encore étoffer leur dossier et repartir à la charge. La position des responsables algériens cités lors des enquêtes préliminaires — surtout l’ancien ministre de l’Energie, Chakib Khelil — pourrait changer radicalement si Scaroni venait à adopter une nouvelle stratégie de défense. Chakib Khelil sous le masque d’«il vecchio» ? Rappelons que les juges ont, dans leur fascicule, le contenu de conversations téléphoniques entre l’ancien patron d’Eni et celui qui était à l’époque ministre du Développement économique, Corrado Passera, lors desquelles Scaroni reconnaissait que l’argent versé aux Algériens était «des pots-de-vin». Si lui était au courant, est-il possible que Chakib Khelil n’en ait rien su ? Et s’il est établi que Scaroni a ordonné cette opération de corruption, son vis-à-vis algérien ne peut être l’intermédiaire appelé par les Italiens «il giovane» (le jeune), c’est-à-dire Noureddine Farid Bedjaoui… mais plus probablement «il vecchio» (le vieux), adjectif utilisé par les dirigeants de Saipem pour indiquer Khelil. Et puis, il y a toutes ces révélations que la gorge profonde des enquêteurs, le seul responsable de Saipem qui a fait de la prison dans cette affaire et a accepté de collaborer avec les juges, Tullio Orso, ancien président de Saipem Contracting Algeria entre 2005 et 2010. Ce dernier avait raconté le déroulement de plusieurs rencontres entre Khelil et Scaroni à l’extérieur du siège d’Eni, dans des hôtels de luxe à Milan, Paris, Vienne… Orsi a même conclu avec le parquet de Milan une peine négociée : la condamnation à 2 ans et 10 mois de prison et la confiscation de 1,3 million de francs suisses. La juge Clemente n’a pas encore validé ce deal, qui sera désormais un obstacle pour la défense. Car même s’il n’est pas l’équivalent d’une reconnaissance de culpabilité, il jette le discrédit sur l’innocence présumée des autres responsables de Saipem et d’Eni.  
elwatan.com | 28-juil.-2016 11:00

Conseil constitutionnel : Trois nouveaux membres nommés
Trois nouveaux membres du Conseil constitutionnel ont été nommés hier par le président de la République, conformément à l’article 183 de la Constitution qui a élargi la composition de cette institution indépendante de 9 à 12 membres. Dans son article 183, la Constitution de février 2016 stipule que «le Conseil constitutionnel est composé de douze membres : quatre désignés par le président de la République, dont le président et le vice-président du Conseil ; deux élus par l’Assemblée populaire nationale ; deux élus par le Conseil de la nation ; deux élus par la Cour suprême et deux par le Conseil d’Etat». «En cas d’égalité de voix entre les membres du Conseil constitutionnel, la voix de son président est prépondérante», stipule le même article, qui précise qu’«aussitôt élus ou désignés, les membres du Conseil constitutionnel cessent tout autre mandat, fonction, charge, mission, ainsi que toute autre activité ou profession libérale». «Le président de la République désigne pour un mandat unique de 8 ans le président et le vice-président du Conseil constitutionnel. Les autres membres du Conseil remplissent un mandat unique de huit ans et sont renouvelés par moitié tous les quatre ans», selon les dispositions de ce même article. 
elwatan.com | 28-juil.-2016 11:00

Retraite anticipée Syndicats : «Le gouvernement veut gagner du temps»
Interrogés hier sur les résolutions du dernier Conseil des ministres fixant l’âge minimal de départ à la retraite à 60 ans pour les hommes et 55 pour les femmes, les représentants de plusieurs syndicats pensent que «le gouvernement veut gagner du temps». L’avant-projet de loi rétablissant l’âge minimal de départ à la retraite à 60 ans pour les hommes et 55 ans pour les femmes et qui prévoit des exceptions de départ anticipé pour les travailleurs «en poste de haute pénibilité» n’est qu’un «artifice» pour calmer la protestation qui s’exprime au niveau des bases de travailleurs, soutient Rachid Malaoui, président de la Confédération générale autonome des travailleurs en Algérie (CGATA), écartant donc la possibilité de voir promulguer, prochainement le décret fixant les métiers pénibles dont les effectif pourraient prétendre à une retraite anticipée, comme c’est annoncé officiellement. Le président de la CGATA appelle à la mobilisation générale de tous les travailleurs pour «faire avorter» ce projet de loi qui consacrera «un recul sur les acquis chèrement arrachés des travailleurs». M. Malaoui estime que l’argument de la sauvegarde de l’équilibre de la Caisse nationale de retraite (CNR) n’est qu’un prétexte pour étouffer toute tentative de protestation chez les travailleurs. «Les syndicats autonomes ont toujours appelé les autorités à régler les dysfonctionnements. Durant les années d’opulence, cela n’a pas été fait et voilà que maintenant, c’est aux travailleurs qu’on demande de faire des sacrifices !» Ce syndicaliste est convaincu que c’est grâce à la mobilisation des travailleurs, notamment dans le sud du pays, que le gouvernement a fait machine arrière en promettant de maintenir la retraite anticipée pour certains corps au lieu de sa suppression définitive, annoncée il y a quelques mois. «La mobilisation doit rester sans faille pour faire annuler ce projet et maintenir le droit au départ à la retraite anticipée sans condition. C’est pour cela que tous les syndicats doivent adhérer au mouvement de protestation qui se prépare dès la rentrée pour défendre les acquis chèrement payés», explique M. Malaoui. Le CGATA dénonce «l’étouffement» de l’activité syndicale, empêchant la création de syndicats autonomes au niveau du secteur économique et lance un appel à l’adresse de tous les travailleurs non encadrés, d’adhérer au mouvement de protestation en phase de préparation. «Des marches et des actions de contestation seront à l’ordre du jour pour protester contre ce projet», insiste-t-il. Le Syndicat autonome des travailleurs de l’éducation et de la formation (Satef), par la voix de son secrétaire général, considère que la mobilisation des travailleurs de l’éducation est sans faille pour faire classer le métier d’enseignant parmi les professions pénibles. Pour Boualem Amoura, «on ne connaît pas encore le contenu du décret ; quel que soit le contenu de la liste, il faut qu’il y ait de la solidarité syndicale pour défendre les droits des travailleurs». Pour le docteur Lyes Merabet, président du Syndicat national des praticiens spécialistes de santé publique (SNPSP), «une série d’actions est prévue. 16 syndicats sont mobilisés pour défendre les acquis des travailleurs concernant la retraite». Le syndicaliste annonce une journée d’information sur la retraite, qui sera organisée samedi par le syndicat, où des experts et des syndicalistes vont décrypter les enjeux liés à la retraite et au monde du travail. Le texte adopté avant-hier par le Conseil des ministres, dont l’entrée en vigueur est fixée au 1er janvier 2017, énonce notamment le «rétablissement de l’obligation d’un âge de départ en retraite de 60 ans (55 ans pour les femmes) avec un minimum de 15 ans de travail» et la «possibilité» pour le travailleur d’«exercer cinq années supplémentaires avec l’accord de l’employeur». Le texte donne aussi la possibilité aux «travailleurs exerçant dans des métiers hautement qualifiés ou déficitaires (qui seront définis par voie réglementaire) d’exercer au-delà de l’âge de la retraite».  
elwatan.com | 28-juil.-2016 11:00

«La constitutionnalisation de la mesure reste problématique»
La définition de la liste des hautes fonctions civiles et militaires interdites aux binationaux ne met pas fin à la polémique autour de l’article 63 de la Constitution (ex-article 51). La constitutionnalisation de cette disposition reste problématique aux yeux des juristes et des responsables de la classe politique. L’effort de l’Exécutif qui a élaboré une short-list des fonctions concernées par cette mesure n’a pas fait taire la critique. «On n’aurait jamais dû mettre cette mesure dans la Constitution qui consacre les principes généraux. Les cas exceptionnels sont gérés par des textes spécifiques et des décrets», rappelle Fatiha Benabbou, spécialiste du droit constitutionnel. Selon elle, la Constitution algérienne est devenue «un fourre-tout». «Cela touche même à la cohérence du texte lui-même. Car il parle dans certains articles de l’égalité entre les citoyens et dans l’article 63 il consacre la discrimination. Il y a une contradiction interne», ajoute-t-elle, précisant que dans tous les pays du monde, il y a des fonctions et des postes qui nécessitent des dérogations. «Mais il n’était pas nécessaire d’inscrire cette mesure dans le marbre de la Constitution»,  indique la juriste. Fatiha Benabbou souligne, dans la foulée, l’absence «d’un gardien vigilant et impartial de la Constitution» qui empêcherait la suppression de cette disposition à l’avenir. «Le prochain Président peut amender la Constitution et supprimer cette disposition», explique-t-elle. Interrogée sur l’arrière-pensée du législateur à l’origine de cette mesure, la juriste estime que celle-ci ne peut être que politique : «Ce n’est pas un problème juridique. C’est un problème politique. On vise peut-être à éliminer certains politiques.» Ayant mené une farouche campagne contre cet article, la députée de l’immigration, Chafia Mentalecheta, crie encore à la ségrégation. «C’est du populisme et c’est ridicule», commente-t-elle, estimant qu’il est «insensé d’interdire le poste de ministre à une compétence algérienne disposant d’une double ou d’une triple nationalité». «En Algérie, on se réjouit quand un brillant Algérien est nommé ministre ou responsable dans un autre pays. Mais on interdit à une compétence algérienne d’accéder à la même fonction chez nous. On entend dire qu’il y a des membres de l’actuel gouvernement qui ont la double nationalité. Qu’est-ce qu’on va en faire après l’adoption de cette loi ? Un ministre est comme un ouvrier, ce qui l’intéresse est que son action soit bien menée pour le bien de son pays», précise-t-elle. Pour notre interlocutrice, «dans tous les pays du monde, il y a des hautes responsabilités et des hautes fonctions qui sont strictement à destination des nationaux». «Il y a environ 8 à 9 millions d’Algériens vivant à l’étranger, dont l’Algérie a fortement besoin en cette période difficile. Mais cette mesure arrive pour discréditer tout le discours officiel sur l’importance de la contribution de la communauté algérienne à l’effort de développement national. On s’est tiré une balle dans le pied. Pourquoi se priver de ces compétences», demande-t-elle. Et d’ajouter : «Nous avons l’impression que c’est un texte écrit par quelques-uns contre quelques-uns», ajoute-t-elle.
elwatan.com | 28-juil.-2016 11:00

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