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Du trésor du FLN aux «casinos» de Sonatrach
Madrid. Soirée du 3 janvier 1967. Fin de la chasse à l’homme. Mohamed Khider, 55 ans, l’homme au «trésor du FLN» gît sur le macadam givré du (paseo) San Francisco de Sales, froidement abattu de cinq balles par un tueur à gages à la solde du régime de Boumediène. «El Dirigente argelino… Asesinado por pistoleros de Bumedien», titrait le lendemain Madrid, quotidien du soir qui consacra sa une et de longues pages au militant nationaliste. «Bien évidemment, l’affaire a été classée par le régime du général Franco et le crime est resté sans suite», rappellera Ignacio Cembrero, journaliste à El Pais en chinant dans ses vieilles archives. Secrétaire général et trésorier du FLN à l’indépendance, Khider, en exil en Suisse puis en Espagne sous botte franquiste, était l’homme à abattre. Pour 50 millions de francs suisses (5 à 6 milliards de francs anciens représentant la somme des avoirs du FLN placés à la Banque commerciale arabe de Genève, la BCA, au nom de Khider) et dont une bonne partie avait été mise à la disposition de l’opposition (du FFS de Hocine Aït Ahmed, au PRS de Boudiaf/CNDR, l’OCRA de Lébjaoui), le dirigeant historique de la Révolution a longtemps tourmenté les maîtres du pouvoir d’Alger et donnait du fil à retordre aux régimes successifs de Ben Bella et de Boumediene. Et pour cause ! «Les fonds (du FLN), déclarait Khider (Le Monde, 29 août 1964), sont à la disposition de l’opposition jusqu’au dernier centime.» L’affaire du «trésor du FLN» ne connaîtra son dénouement qu’à l’avènement du régime Chadli Bendjedid et au terme d’un accord intervenu avec les héritiers Khider qui accepteront de transférer les actions de la BCA au profit de l’Algérie qui devient propriétaire d’une banque en Suisse : la Algerishe Aussenhandels, la Banque algérienne du commerce extérieur (BACE) en l’occurrence. Prospère, roulant sur l’or mais méconnue du grand public, la Algerishe Aussenhandels, basée à Zurich, n’en a pas fini pour autant avec les scandales et paris de casino. Entre 2003 et 2008, Khelil et Bédjaoui, y opèrent leur «casse» spectaculaire. En 2003, Chakib Khelil, ministre de l’Energie et P-DG de Sonatrach, confia au fonds d’investissement américain Russel Investment et plus précisément à sa succursale basée à Dubaï et dirigée par Farid Bédjaoui, Rayan Asset Management, la gestion du portefeuille de titres diversifié, près d’un (01) milliard de dollars, détenu par Sonatrach auprès des compagnies pétrolières américaines Anadarko (12 millions d’actions) et Duke Energy (16 millions d’actions). La BACE est mise à contribution, chargée de «transférer» les fonds de Sonatrach dans les caisses de la Rayan Asset Managment. En avril 2010, Khelil évoquera ces cessions d’actifs, non sans pointe de jubilation : «Les fonds ont été restitués et nous avons fait un gain de 600 millions de dollars sur un investissement d’un milliard de dollars (…) Et vous pouvez imaginer si nous avions un peu plus d’argent, nous aurions pu gagner un peu plus.» Genève. 14 juin. «Trop humain». Thème de l’exposition à l’affiche au musée international de la Croix-Rouge. Aux abords du Léman, dans le froufrou des jardins anglais, des sculptures de corps douloureux, de figures emmaillotées, photographies et toiles de maîtres, toutes dédiées aux spectacles de la guerre et à la souffrance humaine s’exposent au 7, rue de la Paix de la ville Romande. «Les avoirs algériens en Suisse ? Vous aurez plus de chance en cherchant une aiguille dans le grand désert de l’Algérie», s’amuse Maître Ridha Ajimi, avocat fribourgeois d’origine tunisienne. En importance et volume, les fonds algériens placés en Suisse seraient, selon lui, «en tout point incomparables aux fortunes des Benali, El Gueddafi ou les Moubarak.» Au nom de plusieurs collectifs, associations et ONG, Me Ajimi multipliera (depuis janvier 2011) les dénonciations pénales, introduira requête sur requête auprès des autorités helvétiques, et des demandes multiples de gel des avoirs des membres des clans. L’avocat s’est fait particulièrement remarquer, et ce, dès la chute du régime de Benali en prenant part aux actions du Comité suisse de soutien au peuple tunisien — notamment devant le siège de HSBC à Genève —, et à la «traque» de l’argent et des biens acquis en Suisse par les dirigeants tunisiens, égyptiens et libyens et leur familles. Cinq ans après, désillusion et cul-de-sac intégral. «Nous n’avons réussi à bloquer que 50 millions de francs suisses. Ça ne représente même pas 1% de la fortune du clan Benali estimée elle à plusieurs milliards de francs suisses.» En matière de dissimulation des biens illicites, les dignitaires du Sud peuvent compter aussi bien sur la sacro-sainte institution du secret bancaire, ses clubs de blanchisseurs réputés, et la magie des comptes numérotés. «L’argent et les biens détournés ne sont quasiment jamais au nom des personnes physiques. Il s’agit souvent d’argent placé dans des comptes numérotés ou au nom de sociétés écran ou offshore domiciliées dans des paradis fiscaux.» L’avocat militant décrit un monde où le secret est quasi-total, et un révoltant deux poids, deux mesures pratiqué par la Confédération helvétique. «Quand on se présente à la Finma (puissante autorité de contrôle bancaire) pour de simples informations, on nous rit carrément au nez. Il n’empêche que quand il s’agit d’une demande américaine, on s’exécute illico presto, et quand c’est un pays du Sud, un pays arabe,  on serre davantage la vis du secret bancaire.» Joint-ventures ou les pompes à fric des négociants suisses Genève. Au 9e rang des places financières globales.  Haut lieu du négoce des matières premières, la ville de Suisse romande, avec ses 400 monstres du négoce et de courtage (Cargill, Trafigura, Vitol, Gunvor …) établis aux bords du lac Léman s’arroge aussi bien les premières parts des marchés du pétrole (un quart du pétrole africain) mais aussi des céréales, sucre et café, brassant un chiffre d’affaires dépassant les 666 milliards d’euros par an. «Vous imaginez ce que cela représente en termes de volume financier, de nombre de transactions par jour… Quid des magistrats et procureurs qui enquêtent sur les affaires financières à Genève ?  Ils ne sont que six !» Pour cet expert en négoce des matières premières, cette disproportion d’enjeux et moyens renseigne sur toute la faiblesse du système pénal suisse, «incapable de lutter contre la grande corruption internationale». Marc Gueniat est enquêteur dans le domaine des matières premières au sein de la Déclaration de Berne, une fondation suisse engagée dans l’«aide au développement» et pour des «relations plus équitables entre la Suisse et les pays du Sud». Ses investigations portent sur des cas de corruption impliquant des entreprises suisses intervenant dans le segment très opaque du pétrole mis en vente par les Etats et les compagnies publiques. Ses rapports et enquêtes menés au Nigeria, en Angola, en Guinée Conakry soulignent tous la «position hégémonique» des négociants suisses, dominant de loin les exportations au Cameroun, au Gabon, en Guinée équatoriale, au Nigeria et au Tchad où la société Glencore a acquis, en 2013, 100% de la part étatique du pétrole pour une valeur correspondant à 16% du budget national de ce pays, l’un des plus pauvres de la planète. «Avant, dit-il, j’avais des notions sur leurs parts de marché, je savais que les sociétés suisses contrôlaient un tiers du commerce mondial du pétrole, ce genre de choses, mais lorsqu’on va dans le détail, on se rend compte combien ces pays et univers sont les zones de confort des sociétés suisses et on découvre l’ampleur de la corruption et de la misère qui ravagent ces pays.» Et c’est à travers les joint-ventures (entre sociétés suisses et compagnies nationales  publiques ou privées apparentées aux dignitaires du pouvoir et leurs familles), explique-t-il et via les partenariats systématiquement domiciliés dans les paradis fiscaux que s’organisent les pillages des ressources . «Et ce qui choque le plus, c’est que ces sociétés étatiques détournent une grande quantité d’argent qui appartient aux populations, comme au Nigeria où en septembre dernier le gouverneur de la Banque centrale a écrit — et rendu publique sa lettre —, au président de la République l’interpellant sur le fait que la Nigerian National Petroleum (compagnie nationale des hydrocarbures) a oublié de transférer… 20 milliards de dollars en 18 mois de ses comptes sur ceux de l’Etat. Avec une telle somme, combien d’écoles, de routes, d’hôpitaux… auraient pu être construits alors que là elle n’a profité qu’à une caste corrompue, qui bénéficie de la complicité active des sociétés suisses». Dans les faubourgs et Rues basses, dans le Saint Gervais, La Rive, et autour des quartiers bancaires de Hollande, du Parc des Bastions prospèrent les cabinets et sociétés de trading pétrolier : Vitol, Totsa, la filière genevoise du géant Total, Gunvor… qui font transiter (sur le plan comptable) par Genève-Cité plus d’un tiers du pétrole mondial, enrichissant requins de la finance et potentats du Sud  confondant souvent la Banque centrale de leur pays avec leur porte-monnaie. Genève, capitale économique du monde arabe Le Printemps arabe a tout juste fait sonner les cloches des banques suisses, estime Gueniat, sans rien changer de leur statut de receleur universel vicié à la destinée même de la Confédération helvétique. «Certes, c’est de plus en plus difficile aujourd’hui pour les élites politiques de posséder directement des comptes bancaires en Suisse, mais ils le font désormais autrement via des sociétés de négoce aux comptes desquels ont accès les  hommes du pouvoir ou en achetant, c’est toujours possible, sa villa cash sans passer par une banque et sans être inquiété par le dispositif antiblanchiment». Beaucoup d’oligarques russes, mais pas seulement,  ont acquis ces dernières années (par sociétés immobilières aux porteurs) et à des sommes faramineuses des résidences à Genève au bord du lac. En cette saison, et comme chaque année, la palme du débarquement massif revient aux têtes couronnées du Golfe, princes et leurs familles débarquant en smala avec une armée de domestiques et de conseillers sur les rives du Lac Léman. «Genève, capitale économique du monde arabe», titrait l’Hebdo genevois. Hôtels et palaces, villas et résidences de luxe, manoirs, horlogerie-joaillerie… rien ne résiste à la boulimie acheteuse des rois et princes d’Arabie, aux dignitaires et puissants hommes d’affaires arabes… «Les puissants dirigeants algériens ont aussi leurs habitudes : au Mandarin Oriental Geneva, un 5 étoiles à plus de 543 euros la nuitée, ou au  Métropole Hôtel»  et autres palaces avec vue sur la rade animée, ses kiosques à musique, l’immanquable jet d’eau et eaux vives du Rhône. «C’est surtout pendant les fêtes, en été, témoigne Yves Steiner, qu’ils viennent apprécier les feux d’artifice. On compte également des militaires algériens qui jettent leur dévolu sur les innombrables cliniques privées du canton.» Yves Steiner est journaliste d’investigation à la Radio Télévision Suisse (RTS). A son actif, des enquêtes mettant en cause (pour corruption et blanchiment) des multinationales, à l’instar du géant canadien SNC-Lavalin Group épinglé en avril 2012 pour des affaires de corruption en Libye, entre autres. L’ex-vice-président du groupe SNC-Lavalin,  Riadh Ben Aïssa, un Canadien d’origine tunisienne, est en prison à Berne pour avoir versé plusieurs millions de francs suisses (130 millions) à Saâdi El Gueddafi, fils du guide libyen, le colonel El Gueddafi, en échange de juteux contrats. Dans cette affaire, Steiner relève toute l’ingénierie de la corruption et blanchiment : des banques (EFG), des sociétés offshore (Tresca Holdings), et des cabinets d’avocats ou les fameuses machines à laver plus blanc que blanc : tout y est «L’enquête SNC Lavalin est partie, dit-il, littéralement en explosion. De partout.» Avec des commissions rogatoires et demandes d’entraide judiciaires avec notamment le Canada et l’Italie qui ont mis à nu toute l’architecture financière et les conduits de corruption. «Les procureurs fédéraux suisses sont tombés sur un certain nombre d’affaires connexes — comme le projet de construction du barrage de Tizou Ouzou, entaché de corruption — et autres phénomènes en lien avec des sociétés italiennes et algériennes : Eni, Sontrach, Saipem (filiale d’ENI) et on retrouvera cette banque suisse installée à Zurich, Habib Bank utilisée par  Bédjaoui pour reverser les commissions aux dirigeants italiens et algériens en contrepartie des contrats signés avec  la Sonatrach». Le journaliste s’est intéressé à quelques-uns des noms qui reviennent souvent dans les affaires imbriquées de corruption impliquant les sociétés canadienne, algérienne et italienne (ENI). En tête, l’insaisissable «agent commercial» de SNC Lavalin/Saipem : Farid Bédjaoui, propriétaire de sociétés et comptes en Suisse et aussi à Reda Hameche, «the key-decision maker», (l’homme-clé de la décision) à  Sonatrach, «réfugié» depuis 2009 dans le sud de la Confédération helvétique. Le reporter de RTS a tenté de le retrouver. Sans succès. «Je sais qu’il vit avec ses enfants dans les villes situées autour de l’arc lémanique», dit-il. «Boîte noire» de la compagnie Sonatrach, recherché — sans grande conviction — par la justice algérienne, Hameche se serait établi à Montreux, dans le canton vaudois ; d’autres sources le localisent à Lugano, dans le canton du Tessin, la Suisse italienne, tout près de SamcoSagl¸ la joint-venture algéro-italienne (incorporée à Lugano en 1975) ayant servi de courroie de transmission d’une partie des commissions (197 millions de dollars) «versées» par Saipem (filiale d’ENI) au triumvirat constitué par l’ancien ministre de l’Energie et des Mines Chakib Khelil, son neveu et homme de main Reda Hameche et Farid Bédjaoui en contrepartie de quelque huit milliards d’euros de contrats conclus avec Sonatrach. Ziegler vs capitaux en fuite A la terrasse de Bagatelle, café-glacier-bar, sis place des Vingt-Deux-Cantons,  le professeur Jean Ziegler, 80 ans, sériait des souvenirs de l’épopée de l’Algérie en lutte, évoquant en «off» quelques-unes de ses relations privilégiées avec les dirigeants historiques de la Révolution et dont nombre d’entre eux a gardé un lien charnel, quasi mystique avec la Confédération suisse, un amour qui ne se dément toujours pas pour la cité de Calvin. Ziegler se dit «épaté», «sous le charme», ajoutait-il, devant les jeunes générations d’Algériens, les diplomates surtout, «dont l’amour de la patrie et la foi en les idéaux révolutionnaires sont chevillées à leur existence». Sur les avoirs algériens (ou des Algériens) en Suisse, le professeur (qui a pourtant noirci des pages sur le fameux «trésor» du FLN), ne veut rien dire, déclinant courtoisement la demande d’entretien, prétextant ses fonctions onusiennes — il est membre du Comité consultatif du conseil des droits de l’homme de l’ONU — «A chaque fois que je fais une déclaration à la presse, le représentant de l’Algérie à l’ONU nous adresse des protestations officielles.» Mais dans Une Suisse au-dessus de tout soupçon, Ziegler avait déjà presque déjà tout dit sur cette «organisation bancaire suisse jouant le rôle de receleur pour le compte du système impérialiste mondial». L’intellectuel engagé suisse n’en revient toujours pas d’avoir mis a nu «l’oligarchie suisse» et ses «activités de receleur de capitaux en fuite» dont seuls souffrent les «peuples et les Etats»  
elwatan.com | 01-sept.-2014 11:00

Pour la caution formelle des députés
Après deux mois de «repos», les députés de l’Assemblée populaire nationale (APN) vont reprendre, demain, le chemin de l’hémicycle Zighout Youcef pour une nouvelle session parlementaire qui s’étalera jusqu’au mois de mars. Cette session d’automne ne dérogera certainement pas à la règle et les députés, tout comme d’ailleurs leurs collègues les sénateurs, devront se suffire des lois qui vont être proposées par le gouvernement. Et les propositions qui émaneront des députés de l’opposition, que ce soit des islamistes, du FFS ou accessoirement du Parti des travailleurs, ne vont pas aboutir. Le programme de la session qui s’ouvre demain sera finalisé, au cours de la même journée, lors d’une réunion qui regroupera le bureau de l’Assemblée populaire nationale et le représentant du gouvernement, à savoir le ministre chargé des Relations avec le Parlement. C’est au cours de cette réunion, technique, que le programme des textes de loi à discuter devra être arrêté. Mais il paraît d’emblée que deux lois importantes vont atterrir sur les bureaux des parlementaires. La première concerne la loi de finances pour 2015 et la seconde a trait à la mouture de la nouvelle Constitution qui devra être adoptée avant la fin de l’année en cours. Si les contours de la loi de finances sont déjà connus suite au dernier Conseil des ministres, la mouture de la future Constitution algérienne n’est toujours pas dévoilée. Elle a été déposée sur le bureau du président de la République qui devra la rendre publique incessamment. Mais des sources concordantes, citées notamment par le Soir d’Algérie, indiquent que ce sont les parlementaires qui vont entériner la plus importante loi de l’Etat. Cela signifie qu’il n’y aura donc pas de référendum et les parlementaires, réunis en congrès, vont se limiter à adopter le texte avec un minimum de 2/3 des présents. Avec les seules voix du FLN, du RND et du tiers présidentiel au Sénat, le compte est facile à faire. Seule la loi de finances peut être «édulcorée» par les députés. Souvent, des retouches sont portées sur la loi au gré des orientations politiques de l’heure. Mais la loi ne connaîtra certainement pas de grandes modifications. Et, là encore, les propositions des députés du PT, des islamistes et du FFS ne seront certainement pas prises en compte. Seules les quelques modifications qui seront proposées par les députés de la majorité (FLN-RND) seront retenues, comme c’est toujours le cas.Il est probable également que la session parlementaire étudie également le nouveau code du travail dont l’étude a été déjà finalisée au niveau du ministère de tutelle. Sur le plan purement technique, le bureau de l’Assemblée populaire nationale se réunit demain pour le renouvellement de ses instances. Les groupes parlementaires vont désigner leurs nouveaux représentants pour les postes des 9 vice-présidents et dans les commissions permanentes. Une large majorité de ces instances reflète la composition de l’APN. Mais tous les groupes parlementaires y sont théoriquement représentés. Le FFS a par contre refusé de siéger dans le bureau et les commissions.
elwatan.com | 01-sept.-2014 11:00

Avant-projet de loi relatif à la santé : Une réforme loin des attentes
De nombreuses questions primordiales demeurent encore  confuses, voire évacuées, de cet avant-projet de loi. Soumise pour enrichissement aux  partenaires sociaux, la première mouture de l’avant-projet de loi sanitaire, issu des travaux des Assises nationales organisées en juin 2014, risque de ne pas faire l’unanimité au sein de la corporation. Si certaines recommandations ont connu un grand écho et ont été reprises dans leur globalité par la commission chargée de rédiger ce texte, d’autres sont restées lettre morte malgré l’insistance des syndicats, les associations  et autres participants sur le caractère prioritaire de certains points importants. Il s’agit principalement de l’abrogation de l’activité complémentaire maintenue par cette nouvelle loi, la révision ou l’abrogation du service civil pour les médecins spécialistes de santé publique  en mettant en place des mesures incitatives et la la nouvelle carte sanitaire non soumise à discussion lors des assises. «Toutes nos propositions semblent être ignorées et pourtant lors des ateliers, c’est l’écrasante majorité des participants qui a voté pour l’abrogation de l’activité complémentaire. Nous ne comprenons pas cet décision», s’interroge le Dr Yousfi, président du Syndicat national des médecins spécialistes de santé publique (SNPSSP) qui n’exclut pas d’autres dysfonctionnements dans la prise en charge des malades avec le maintien de cette activité lucrative. «Le système de santé  s’est gravement fragilisé depuis l’introduction de cette activité complémentaire. Nous avons exigé son abrogation lors des assises nationales et cela a été retenu à l’unanimité par tous les présents lors des travaux en ateliers. Mais elle reste maintenue et autorisée les week-ends. Il est clair que les malades seront détournés pour être pris en charge les week-ends», a-t-il regretté et de signaler que l’avant-projet prévoit aussi d’instaurer l’activité complémentaire au sein de l’hôpital sans préciser les modalités de son intronisation. «Chose qui ne peut être possible sans une réelle politique de santé, un système de santé publique fort et un conseil de l’ Ordre des médecins fort». Le texte préconise donc l’activité complémentaire au sein de l’Etablissement public de santé sur la base d’un contrat interne entre l’établissement et l’équipe soignante concernée. «Elle est assurée par les professionnels de santé ayant la qualité de fonctionnaire et exerçant leurs activités au sein de l’établissement concerné et la durée ne peut excéder 20% de l’activité hebdomadaire du service concerné. Elle peut être exercée par des professionnels de santé ayant le statut contractuel, les professionnels de nationalité étrangère et les professionnels installés à titre privé sur la base d’un contrat définissant les obligations des deux parties et prévoyant les sanctions en cas de manquement d’obligations de ces professionnels» (Art 276). Quant au service civil, le Dr Yousfi signale que cet avant- projet prévoit un durcissement du dispositif alors que nous avons proposé sa révivion en mettant en place des mesures incitatives. «Le nouveau texte prévoit une décentralisation et de laisser les gestionnaires des établissements organiser les mutations et dégager des postes budgétaires. Ce qui rendra les choses encore plus complexes. Le texte fixe  par ailleurs, la durée du service à trois années quelle que soit la région du pays. C’est la même période pour les régions du Sud et du Centre, alors que le délai était modulable».  Une décision qui risque de susciter la colère des médecins résidants qui ont gelé, durant des semaines en 2012, les activités médicales à travers un mouvement de grève pour exiger l’amélioration des conditions de travail La région sanitaire définie par la nouvelle carte sanitaire est également un point  de discorde puisqu’il n’a pas fait l’objet de discussions lors des assises nationales. Un point qui a été évoqué avec les syndicats  en décembre 2013, mais qui n’avait pas fait l’unanimité. «Nous avons émis des réserves et nous avons demandé à ce que le projet soit soumis à discussion lors des assises. Chose qui n’a pas été faite», signale le Dr Yousfi. A noter que l’avant- projet  prévoit par contre la mise en place des régions sanitaires dans un délai d’un (01) an, à compter de la date de la publication de la présente loi au Journal officiel. De nombreuses questions primordiales pour la promotion et la protection de la santé de la population demeurent encore confuses, voire évacuées, de cet avant-projet de loi, telles que la tarification des actes médicaux et chirurgicaux encore obsolètes, le financement des établissements de santé, le plan cancer, etc. Que devient le système de contractualisation conçu pour répondre à toutes ces exigences ? Des propositions émaneront, sans doute, des différents partenaires du secteur pourvu qu’elles soient prises en compte.  
elwatan.com | 01-sept.-2014 11:00

ArcelorMittal Algérie : Plainte contre une vingtaine de travailleurs
L’entreprise ArcelorMittal Algérie vient de déposer  une plainte devant le tribunal de Annaba contre 20 travailleurs d’ex-sous-traitants  du complexe sidérurgique d’El Hadjar pour avoir «bloqué un quai et entravé l’activité  de l’entreprise», a indiqué hier le responsable de la communication du complexe,  Mohamed Kadha. Les protestataires qui «n’ont aucun lien contractuel avec ArcelorMittal», a précisé la même source, bloquent le quai de l’entreprise au port de Annaba  depuis vendredi, empêchant un navire de débarquer des produits sidérurgiques  semi-finis destinés au complexe d’El Hadjar, pour revendiquer leur intégration au sein du complexe. L'entreprise, a ajouté M. Kadha, «refuse de céder et a rayé leurs noms  des listes prioritaires à l’embauche». L’activité du complexe d’El Hadjar est ralentie par l’arrêt du haut  fourneau n°2 qui a subi des travaux de maintenance et de rénovation, selon  des cadres de l’entreprise. ArcelorMittal Annaba emploie actuellement 4600 travailleurs.
elwatan.com | 01-sept.-2014 11:00

On vous le dit
- Alerte rouge après une nouvelle éruption volcanique en Islande L’Islande a élevé dimanche à «rouge» le niveau d’alerte, près du volcan Bardarbunga, après une nouvelle éruption   dans un champ de lave adjacent, ce qui signifie une interdiction partielle du trafic aérien au-dessus du volcan. L’éruption s’est produite peu avant 6h (GMT) dans la même zone environ qu’une précédente éruption vendredi, a précisé l’Institut météorologique islandais, chargé de la surveillance de l’activité volcanique et qui a déclenché l’alerte. Cette dernière comporte une interdiction de tous les vols en dessous de 1,8 km dans un rayon de 10 milles nautiques (18,5 km) autour du volcan. C’est la troisième fois en une semaine que l’Islande émet une alerte rouge en raison des activités sismiques. Le Bardarbunga, immense volcan situé sous le plus grand glacier du pays, qui s’élève à quelque 2000 m, est considéré comme assez dangereux pour menacer, une fois en éruption, le trafic aérien dans le nord de l’Europe et l’Atlantique-Nord, comme l’Eyjafjallajökull en 2010. - 15 corps de migrants africains découverts en mer en Libye Quinze corps de migrants africains ont été découverts dimanche en mer près de Tripoli, à côté d’un canot pneumatique éventré, neuf jours après le naufrage d’une embarcation qui a coûté la vie à quelque 170 migrants clandestins. «Lors d’une patrouille de routine, nous avons découvert quinze corps de migrants africains flottant à 15 km de la côte au large de la localité d’Al Qarabole (60 km à l’est de Tripoli)», a indiqué à l’AFP un agent des garde-côtes, Abdellatif Mohammed Ibrahim. «Ces corps, dont ceux de deux femmes et de deux enfants, flottaient à côté   d’un canot pneumatique éventré», a ajouté M. Ibrahim. Le 22 août, les garde-côtes libyens avaient annoncé que 170 migrants clandestins originaires de l’Afrique sub-saharienne étaient portés disparus après le naufrage de leur embarcation au large d’Al-Qarabole. Ils ont indiqué trois jours plus tard avoir retrouvé les 170 corps sans vie. Profitant du relâchement de la surveillance des côtes de la Libye plongée dans le chaos, les passeurs se font nombreux pour proposer aux migrants la traversée de la Méditerranée, notamment en direction de l’Italie. La Libye est un pays de transit vers les côtes européennes pour des centaines de milliers de migrants en grande majorité africains, mais aussi venant des zones de conflit au Moyen-Orient. Lancement d’une nouvelle application mobile Emploitic.com, leader du recrutement sur internet, innove et renforce son rôle de partenaire carrière auprès des candidats en développant une nouvelle application mobile. Celle-ci est disponible sur Android et IOS pour assurer une accessibilité permanente aux offres d’emploi à partir des terminaux mobiles et pouvoir y postuler directement. L’Algérie compte plus de 37 millions d’utilisateurs mobiles, 1 million d’abonnés ADSL et les taux d’équipement en smartphones et tablettes sont en très forte croissance, en opposition au déclin global du marché de l’électronique. Cet essor des smartphones et la baisse de leur prix entraîne une croissance significative de leur achat et donc leur utilisation. - Nouria Zerhouni inspecte les établissements sous tutelle Nouria Yamina Zerhouni, ministre du Tourisme et de l’Artisanat, effectuera aujourd’hui une visite d’inspection à Alger  pour constater l’état d’avancement des différents projets de son département. Selon nos sources, elle va se déplacer à l’Agence nationale de l’artisanat traditionnel (Anart), l’Agence nationale de développement du tourisme (ANDT), la Chambre nationale d’artisanat et des métiers (CNAM) et  le Touring club d’Algérie (TCA). Si les trois premiers sont des établissements sous tutelle du ministère du Tourisme, ce n’est pas le cas du TCA. Est-ce que   la ministre a été invitée par ce groupe pour avoir un aperçu sur ses activités axées, faut-il le rappeler, sur le Hadj et Omra, la billetterie aérienne et à un degré moindre le tourisme domestique, ou s’agit-il juste d’une visite de courtoisie autour de petits fours et de jus de fruits ?  
elwatan.com | 01-sept.-2014 11:00

Contact perdu avec la tour de contrôle à 300m d’altitude
L’opération d’identification des victimes du crash de l’avion cargo ukrainien, survenu dans la nuit de vendredi à samedi près de l’aéroport de Tamanrasset, se poursuivent au moment où les  deux boîtes noires de l’appareil n’ont pas été trouvées jusqu’à hier soir. Dans une déclaration à la presse, en marge de sa visite sur le lieu du crash en compagnie du directeur général de la Protection civile, Mustapha El Habiri, et des représentants des différents corps de sécurité, le ministre des Transports a précisé que les familles des sept (07) victimes du crash de l’avion ukrainien arriveront prochainement en Algérie pour parachever les opérations d’analyse ADN des victimes prévues dans les laboratoires du commandement de la Gendarmerie nationale à l’Institut de Bouchaoui (Alger). Trois corps du personnel de bord sont complètement calcinés, tandis  que les restes des corps des quatre autres victimes sont éparpillés sur  le lieu du crash, localisé à une quinzaine de kilomètres au sud-ouest de Tamanrasset, a indiqué le ministre. M. Ghoul a affirmé que les contacts sont toujours en cours avec les autorités ukrainiennes par le biais des services du ministère des Affaires étrangères. L’avion relevant de la compagnie aérienne Ukraine AirAlliance a  perdu le contact avec la tour de contrôle de l’aérodrome de Tamanrasset trois  minutes après son décollage soit à 1h44 GMT (2:44mn  heure locale), a confirmé le ministre, précisant qu’au moment de la perte de contact, l’avion volait à plus de 300 m de hauteur. L’aéronef de type Antonov 12 assurait un vol cargo à partir de l’aéroport Prestwick (Glasgow-UK) vers Malabo (Guinée équatoriale), avec plusieurs escales  techniques, respectivement à Santiago (Espagne) et aux aéroports de Ghardaïa et Tamanrasset. Une autre escale technique était également prévue à Bamako (Mali).
elwatan.com | 01-sept.-2014 11:00

41 réfugiés syriens arrêtés à Tinfouyé (Illizi)
Les gendarmes d’Illizi ont intercepté, avant-hier vers 23h, un groupe de réfugiés syriens composé de 41 membres, dont des femmes et des enfants en phase de gagner le sol libyen par deux bus conduits par deux chauffeurs algériens, indique une source proche de la Gendarmerie nationale. Selon cette même source, le convoi à bord duquel il y avaitt les 41 Syriens se trouvait sur la RN3, dans la localité de Tinfouyé sise dans la wilaya d’Illizi. L’interception des deux bus a été réalisée grâce aux renseignements parvenus aux gendarmes d’Illizi qui faisaient état d’un passage d’un groupe de réfugiés syriens sur la RN3 vers le territoire libyen. Suite à ces renseignements, les gendarmes ont mobilisé un vaste dispositif qui a permis, quelques heures après, de localiser les deux bus bourrés de Syriens. Ces derniers, poursuit la source, ont été appréhendés en possession de sommes d’argent en devises et d’une quantité importante de nourriture. L’enquête menée par la suite a permis aux gendarmes de savoir que des membres des milices libyennes étaient chargés de recevoir les Syriens pour les installer dans des hôtels  avant le grand départ vers l’île de Lampedusa en Italie. En contrepartie, ajoute la même source, les Syriens devaient payé les rebelles libyens en devises pour les évacués à travers des embarcations depuis un port libyen vers l’Italie. Toutefois, le plan du réseau transnational est tombé à l’eau suite à l’arrestation des 41 Syriens par les gendarmes d’Illizi. A noter que les deux chauffeurs   qui sont de nationalité algérienne ont également été arrêtés.
elwatan.com | 01-sept.-2014 11:00

L’espoir d’un accord de paix durable
Ce premier accord s’est même traduit sur le terrain par l’arrêt effectif des hostilités et un échange de prisonniers. Après une phase initiale qui a débouché sur une cessation des hostilités en juillet dernier, le dialogue intermalien reprendra cet après-midi à Alger. Ce nouveau round de négociations qui se déroulera en présence de toutes les parties en conflit est décisif. Il devra rapprocher les points de vue afin d’aller vers une solution globale et négociée à cette «guerre» qui n’a que trop duré. Les parties concernées, en l’occurrence  les représentants du gouvernement du Mali, le Mouvement arabe de l’Azawad (MAA), la Coordination pour le peuple de l’Azawad (CPA), la Coordination des Mouvements  et Fronts patriotiques de résistance (CM-FPR), le Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA), le Haut Conseil pour l’unité de l’Azawad (HCUA) et le Mouvement arabe de l’Azawad (dissident), tenteront d’atteindre cet objectif. L’optimisme est, en tout cas, de mise. Surtout après les résultats encourageants obtenus suite à la rencontre initiale qui s’est déroulée, du 17 au 24 juillet, à Alger. En effet, la médiation algérienne a déjà porté ses premiers fruits avec la signature d’une feuille de route et une «déclaration de cessation des hostilités» entre le gouvernement malien et les groupes politico-militaires. Il ne s’agit pas d’un simple document. Ce premier accord s’est même traduit sur le terrain avec l’arrêt effectif des hostilités et un échange de prisonniers. Ce qui est déjà un succès pour le processus d’Alger. Cette avancée qualitative est appelée à être consolidée à l’issue de ce nouveau round de dialogue. C’est l’un des enjeux de cette nouvelle rencontre. En tant que chef de file de cette médiation, soutenue par les instances internationales et les pays de la région du Sahel, l’Algérie a fixé cette date du 1er septembre pour le lancement de ces négociations afin de préparer les conditions idoines pour leur réussite. «Cette décision vise à réunir l’ensemble des conditions susceptibles de favoriser la tenue de ces négociation dans un climat serein et constructif, et ce, à la demande de parties maliennes qui ont souhaité disposer de temps suffisant pour la consolidation et le parachèvement de leurs consultations et préparations», précise le ministère des Affaires étrangères. «Un écho favorable de la première phase du dialogue» La première phase du dialogue intermalien a été menée, selon le ministre des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, «dans le bon sens et a trouvé un écho plus que favorable». «Nous nous sommes réunis aujourd’hui pour évaluer ces réalisations et sommes parvenus à la conclusion que ce processus a été mené dans le bon sens et ses résultats ont trouvé un écho plus que favorable tant au Mali que sur  la scène internationale», déclare-t-il, à l’issue d’une séance de travail avec  les représentants de l’ONU, de l’UA et de la Cédéao,  tenue hier à Alger. Le ministre souligne, dans la foulée, les «encouragements» émanant de part et d’autre en faveur du règlement de la crise malienne : «Cette séance des concertations préparatoires au lancement des négociations entre parties maliennes offre un espace de discussion et d’échange sur l’organisation des actions de la deuxième phase du dialogue intermalien.» L’Algérie s’attend, en effet, à la réussite de ces pourparlers qui devront mettre en place un plan de règlement qui servira  de base à l’élaboration d’un accord de paix global et définitif. C’est l’attente aussi du gouvernement malien et des différents belligérants. «Nous sommes là pour la seconde phase des pourparlers intermaliens dans l’espoir d’arriver à un accord global et définitif. Nous sommes confiants que nous tenons le bon bout», estime le ministre malien des Affaires étrangères, de l’Intégration et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop à l’issue de ses entretiens avec Ramtane Lamamra. Estimant que les discussions «ne seront pas un exercice facile», le chef de la diplomatie malienne reste optimiste. «Ce qui est important c’est que cette fois-ci nous pensons que les conditions minimales sont réunies pour parvenir à une solution», ajoute-t-il.    
elwatan.com | 01-sept.-2014 11:00

Encore un décès à la clinique Sbihi de Tizi Ouzou
Au début de l’année en cours, cinq femmes ont trouvé la mort suite à  leur accouchement au sein de la clinique Sbihi Tassadit. Durant la nuit de samedi à dimanche, une parturiente a trouvé la mort après  son accouchement à  l’établissement hospitalier spécialisé en génécologie obstétrique, Sbihi Tassadit, de Tizi Ouzou. Il s’agit d’une jeune femme âgée de 28 ans originaire des  Ouadhias, à 40 kilomètres au sud de Tizi Ouzou. Son bébé est en vie, précisent des sources hospitalières qui ajoutent que ce décès « est du aux complications de l’accouchement de la défunte ». Ce n’est pas la première fois qu'un décès de parturientes est enregistré dans le même établissement hospitalier. Au début de l’année en cours, cinq femmes ont trouvé la mort suite à  leur accouchement au sein de la clinique Sbihi Tassadit.  
elwatan.com | 31-août-2014 19:42

Algérie : Avec l’été, le retour en nombre des harragas

Les tentatives d’émigration clandestine à travers la Méditerranée ont repris cet été. Il ne se passe pas une semaine sans que les gardes côtes n’interceptent une embarcation de fortune à bord de laquelle s'entassent des jeunes en partance pour l'Europe. Ces harragas ("brûleurs de frontière") prennent des risques considérables dans l'espoir d’un avenir meilleur.

Le quotidien francophone El Watan rapporte aujourd’hui que 60 harragas ont été arrêtés et présentés devant le procureur de la République d'Annaba cette semaine. Tous ont été appréhendés alors qu'ils partaient clandestinement pour l'Europe. Ces jeunes avaient embarqué sur les plages de Rizzi Ameur (ex Chapuis), Oued Bakrat et Ras El Hamra.

À l'Ouest, la situation n’est guère différente. Le 28 août dernier, une unité des forces navales relevant des gardes côtes de Ghazaouet a réussi à stopper une tentative d'émigration de 12 jeunes, dont un franco-algérien.

Au péril de leur vie, des dizaines de jeunes âgés de 20 à 30 ans tentent ainsi d’atteindre, depuis les côtes du pays, l'île de la Sardaigne, en Italie. Pourtant la distance est longue et le risque est grand.

Les choses ne semblent donc pas se tasser : à chaque fois que certains responsables tentent de prouver qu'il y a de moins en moins de harragas, la période d’été est là pour rappeler le contraire. C’est durant la saison estivale, où la mer est moins agitée, que ces jeunes s’aventurent vers le sud de l'Europe. Sauf que, quelques fois, ces tentatives tournent au drame. Le 28 août dernier, des unités des forces navales de l’ANP ont du intervenir pour sauver 7 jeunes accrochés à des bouées de fortunes (chambre à air de véhicules) après que leur embarcation a chaviré. Mais malgré les risques, de nombreux jeunes empruntent le même chemin.

Elyas Nour

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algerie-focus.com | 31-août-2014 19:27

Les gardes communaux réclament des crédits bancaires sans intérêt
Plusieurs dizaines de gardes communaux se sont rassemblés, ce dimanche 31 août, devant le siège de la wilaya de Bouira pour réclamer, encore une fois, la satisfaction entière de la plate-forme de revendications qu’ils avaient remise au ministre de l’Intérieur le 09 mars dernier. Pour les représentant du mouvement, les pouvoirs publics n’ont pas la volonté politique pour prendre en charge ce dossier qui traîne dans les tiroirs du ministère de l’Intérieur depuis trois ans. Les protestataires demandent la création d’un observatoire national pour la protection de la mémoire et les droits des gardes communaux. Ainsi, ils exigent la réintégration inconditionnelle des gardes communaux qui ont été licenciés « abusivement » et les rétablir dans tous leurs droits, dont le nombre est estimé à 35 000 éléments ayant servi entre 1994 et 2006 dans le cadre de la lutte antiterroriste. Le mouvement national des gardes communaux libres demande la revalorisation des pensions des retraités à plus de 40 000 DA. En outre, ce mouvement réclame également des facilités de crédits bancaires sans intérêt pour tous les retraités de ce corps. Les protestataires réitèrent la demande pour l’accès aux soins dans les structures de santé militaire. Ces derniers ont soulevé le point relatif à la gestion des œuvres sociales au niveau des délégations régionales de la garde communale ainsi que la délégation nationale, et ce depuis la création du corps. À cet effet, ils interpellent les autorités concernées à constituer des commissions d’enquêtes pour mettre la lumière sur la gestion de ce dossier.  
elwatan.com | 31-août-2014 19:20

“La libération des otages au Mali n’est pas une victoire de la diplomatie algérienne en Afrique”

Les deux derniers otages algériens au Mali, Mourad Guessas et Kedour Miloudi, ont été relâchés par leurs ravisseurs, membres du groupe terroriste Mujao, samedi 30 août, après plus de 800 jours de captivité. Les circonstances et les conditions de leur libération n'ont pas été divulguées dans les détails par le ministère des Affaires étrangères, qui ne semble pas vouloir communiquer à ce sujet. Contacté par nos soins ce dimanche, le ministère n'a ainsi pas répondu à nos questions. Rien d'étonnant pour Rachid Tlemçani, enseignant-chercheur à la faculté de sciences politiques à Alger. Ce politologue ne voit pas dans cette double libération une victoire de la diplomatie algérienne. Entretien.

Propos recueillis par Djamila Ould Khettab

Selon vous, l'Algérie, qui refuse officiellement de payer des rançons, a-t-elle monnayé la libération de ces deux derniers otages vivants au Mali ?

Tous les Etats payent une rançon pour faire libérer leurs otages, d'une manière directe ou indirecte. L'un des cas les plus connus est celui de la France, qui assume cette position. Seuls les Etats terroristes, comme Israël, refusent de payer.

La libération des otages est-elle une victoire de la diplomatie algérienne ?

En aucun cas. Remontant à la prise d'otage [ndlr le 6 avril 2012 à Goa], qui est en soi un symbole de l'échec cuisant de la politique de l'Algérie en Afrique. En plus de cela, deux otages sont morts durant leur captivité. Contrairement à ce qui peut être raconté ça et là dans la presse, l'Algérie n'est pas si influente au Sahel. Elle est aidée par des puissances étrangères, les Etats-Unis et la France notamment. En réalité, il n'y a rien de concret, la diplomatie algérienne en Afrique c'est du vent !

Les négociations entre l'Algérie et le Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest (Mujao) ont donc duré plus de 2 ans. Est-ce long ?

C'est énorme ! Les otages ont été retenus dans des conditions atroces, au beau milieu du désert du Sahara. Ils ont vécu l'enfer durant ces deux années. La durée de leur captivité est une preuve de l'échec de la diplomatie algérienne en Afrique. On dit avoir des diplomates chevronnés en Afrique mais finalement on ne les a pas vus. Si l'Algérie avait vraiment une diplomatie puissante dans la région, les négociations pour la libération des otages auraient abouti du jour au lendemain.

Mourad Guessas et Kedour Miloudi ont été libérés quelques jours seulement avant la reprise du dialogue inter-malien à Alger. Y-a-t-il un rapport entre les deux événements d'après vous ?

Nos otages ont été utilisés par leurs ravisseurs comme une marchandise. Un marchandage qui a duré deux ans ! On ne connaît pas encore les dessous des pourparlers autour de ce dossier. Mais, oui, il y a un lien entre la libération de ces deux diplomates et les retrouvailles des différentes parties maliennes à Alger. Des négociations, c'est toujours du donnant-donnant. Reste à déterminer le lien exact entre ces deux événements.

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algerie-focus.com | 31-août-2014 19:11

ArcelorMittal Annaba porte plainte contre 20 travailleurs
L’entreprise ArcelorMittal Algérie vient de déposer  une plainte devant le tribunal d’Annaba contre 20 travailleurs d’ex-sous-traitants  du complexe sidérurgique d’El Hadjar pour avoir "bloqué un quai et entravé l’activité  de l’entreprise", a indiqué dimanche le responsable de la communication du complexe,  Mohamed Kadha.          Les protestataires qui "n’ont aucun lien contractuel avec ArcelorMittal",  a précisé la même source, bloquent le quai de l’entreprise au port d’Annaba  depuis vendredi, empêchant un navire de débarquer des produits sidérurgiques  semi-finis destinés au complexe d’El Hadjar, pour revendiquer leur intégration  au sein du complexe.          L'entreprise, a ajouté M. Kadha, "refuse de céder et a rayé leurs noms  des listes prioritaires à l’embauche". L’activité du complexe d’El Hadjar est ralentie par l’arrêt du haut  fourneau n° 2 qui a subi des travaux de maintenance et de rénovation, selon  des cadres de l’entreprise.          ArcelorMittal Annaba emploie actuellement 4.600 travailleurs.  
elwatan.com | 31-août-2014 18:55

Ces 7 insupportables clichés sur les Algériens Par Abdou Semmar

C’est bien connu, l’Algérien, quand il met un pied à l’étranger, est souvent caricaturé et stigmatisé par de nombreux clichés. Des clichés qui le réduisent à un être violent, nerveux, frustré sexuellement et ne se passionnant que pour le football. Ces clichés sont également, et surtout, colportés par les Algériens, sur eux-mêmes dans leur propre […]

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algerie-focus.com | 31-août-2014 17:29

Les premières photos du crash de l’avion ukrainien en Algérie

Algérie-Focus s'est procuré des photos exclusives du site du crash de l'avion ukrainien, qui s'est écrasé samedi à 15 km de l'aéroport de Tamanrasset, à l'extrême sud de l'Algérie.

Sur ces différentes photos, prises par une source locale samedi quelques heures après l'annonce du drame, on y voit les inspecteurs algériens poursuivant leurs recherches et investigations autour des débris du cargo, qui transportait des équipements pétroliers. Ils sont notamment à la recherche des deux boîtes noires, qui détermineront les raisons de ce crash.

Le ministre des Transports, Amar Ghoul, qui a fait le déplacement sur le lieu de l'accident samedi en fin de journée, a annoncé que l'identification des corps des sept passagers, tués en vol, a débuté. Pour cela, les familles de ces victimes vont se rendre prochainement en Algérie pour parachever la procédure d'analyse de l'ADN des corps, a précisé le ministre.

[caption id="attachment_105285" align="alignleft" width="576"] Des éléments de la Protection civile et des différents corps de sécurité ont été déployés sur le site du crash pour mener les investigations, Tamanrasset, le 30 aout 2014. Photo AF[/caption] [caption id="attachment_105286" align="alignleft" width="576"] Des débris du cargo ukrainien, de modèle "Antonov An-12", qui s'est écrasé samedi à 2 H 40 du matin, 3 minutes après son décollage. Photo AF[/caption]       [caption id="attachment_105302" align="alignleft" width="554"] Les débris du cargos se sont éparpillés au niveau de la localité "Tagembraït", une zone montagneuse escarpée, située à quelques 15 km de l'aéroport de Tamanrasset. Photo AF[/caption] [caption id="attachment_105289" align="alignleft" width="576"] Le ministre des Transports, Amar Ghoul, accompagnés des autorités locales de la wilaya de Tamanrasset s'est rendu sur le site du crash samedi en fin de journée, où il a annoncé que l'identification des 7 victimes est en cours. Photo AF[/caption]     [caption id="attachment_105303" align="alignleft" width="584"] L'avion, qui s'est écrasé samedi près de Tamanrasset, appartenait à la compagnie aérienne Ukraine Air Alliance. Photo AF[/caption]   [caption id="attachment_105287" align="alignleft" width="576"] Sur place les investigations se poursuivent depuis 24 heures, les boîtes noires de l'appareil ukrainien sont encore introuvables. Photo AF[/caption]                            

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algerie-focus.com | 31-août-2014 17:23

Un chanteur algérien sur le plateau de The Voice de TFI ?

Un Algérien participera peut-être à la saison 2015 de The Voice. Hichem Soussi, un jeune chanteur algérois, a été sélectionné pour le deuxième tour des auditions préliminaires.

« Les directeurs de casting ont vu ma toute première vidéo YouTube. J’étais passé sur la chaine 3 et pendant que je chantais l’animateur m’avait filmé. Ils ont accroché, ils ont trouvé que j’avais une voix intéressant et une certaine puissance vocale », raconte Soussi, fier mais pas prétentieux.

https://www.youtube.com/watch?feature=youtu.be&v=gc2kVwy2uDE&app=desktop

Il y a quelques semaines, les recruteurs de The Voice, l’émission musicale diffusée sur la chaine française TF1 depuis 2012, ont donc contacté Hichem Soussi pour lui proposer d’auditionner pour l’émission. « Ils m’ont envoyé un message sur ma page fan Facebook. J’ai ensuite passé une première audition, par Skype, et là je suis convoqué pour une deuxième audition, à Paris », explique le jeune homme, joint par téléphone.

Les téléspectateurs de The Voice ignorent souvent l’existence de ces deux auditions préliminaires, qui précèdent les « blind auditions » [auditions à l’aveugle] diffusées sur TF1. Le télécrochet, inventé aux Pays-Bas puis exporté dans de nombreux pays à travers le monde, repose en effet sur ce principe d’auditions à l’aveugle : le jury tourne le dos aux candidats, de sorte qu’il puisse entendre leur voix sans voir leur visage.

Itinéraire d’un jeune chanteur algérois

Hichem Soussi démarre tout juste dans le domaine de la chanson. « Comme tout le monde », il chante depuis l’enfance, sous la douche. Mais il a véritablement découvert son talent il y a quelques mois de cela. « Mes potes me disaient que je chante bien. Mais ce sont mes potes, ils ne vont pas dire que je chante comme une casserole ! Après, j’ai commencé à me confronter à des gens que je ne connaissais pas, dans des karaokés et des cafés. Et ces gens venaient à ma table pour me féliciter. C’est là que j’ai commencé à penser que je pouvais peut-être devenir chanteur professionnel », raconte-t-il.

Pour le moment, Soussi n’est qu’interprète. Il reprend des chansons d’artistes anglophones et francophones. Mais à terme, le jeune homme rêve de chanter ses propres chansons. Ses modèles sont de grandes légendes de la chanson : Michael Jackson, Ray Charles, Stevie Wonder, Charles Aznavour ou encore Francis Cabrel. « Je tiens mes goûts musicaux de mon entourage familial », explique-t-il. C’est par exemple son grand frère qui lui a fait découvrir Michael Jackson.

Pas de visa, pas d’audition

Le casting de The Voice représente une incroyable opportunité pour la carrière du jeune algérien. Mais son parcours dans l’émission pourrait s’arrêter plus tôt que prévu. Soussi n’est pas certain d’obtenir à temps son visa pour la France. Alors que l’audition parisienne est programmée pour le 17 octobre, les autorités lui ont donné rendez-vous le 24 octobre pour son visa !

« Je suis en train de courir un peu partout pour le visa, mais comme on est en Algérie, c’est la galère », regrette le jeune homme. À cause d’une formalité administrative, la belle histoire finira peut-être en queue de poisson…

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algerie-focus.com | 31-août-2014 15:49

La prochaine tripartite abordera les mesures d'application de la suppression de l'article 87 bis
La réunion tripartite (Gouvernemenet-Centrale syndicale-Patronat),  prévue en septembre prochain, abordera les mesures d'application de la suppression  de l'article 87 bis du code du travail, a indiqué dimanche à Alger le président  de la Confédération générale des entreprises algériennes (CGEA), Habib Yousfi.  S'exprimant lors d'une conférence-débat sur les dimensions économiques  de la suppression de l'article 87 bis décidée lors du dernier Conseil des ministres  M. Yousfi a indiqué qu'"en septembre, il y aura une réunion tripartite pour  débattre des décisions à pendre pour aboutir à l'application de la décision  de suppression de cet article".            L'article 87 bis de la loi 90-11 relative aux relations de travail  stipule que "le salaire minimum national garanti (SMNG) doit comprendre le salaire  de base, les primes et les indemnités, quelle que soit leur nature, à l'exception  des indemnités versées pour payer les dépenses assumées par le travailleur".          L'abrogation de l'article, longtemps réclamée par les syndicats, a été  introduite dans le projet de loi de finances pour 2015 adopté en Conseil des  ministres.  Pour M. Yousfi, il est inévitable d'augmenter les salaires en insistant  sur la nécessité d'augmenter la production.          Plusieurs intervenants, experts en économie et des députés, se sont  exprimés lors de cette rencontre initiée par l'Union générale des commerçants  et artisans algériens (UGCAA).  Selon M'hamed Hamidouche, le taux d'inflation annuel en Algérie qui  oscille entre 3% et 4% "risque d'augmenter dans les années à venir suite à la  décision d'abrogation de l'article 87 bis".          Tout en appelant à évaluer les retombées financières de cette suppression  sur le budget, il a expliqué que la définition du SNMG dans le cadre du même  article était dictée par certaines contraintes dans les années 1990 et qu'en  2014, il y a nécessité, estime-t-il, d'effectuer des changements.           De son côté, Mohamed Hadouche, académicien et député représentant de  la communauté algérienne à l'étranger, a estimé que "si l'on augmente les salaires  sans augmenter la production et la productivité, on va s'orienter vers l'inflation".          Pour l'application de la loi qui modifie l'article 87 bis, il faut attendre  la finalisation des décrets et de circulaires interministérielles entre le ministère  des Finances et celui ne charge du Travail et de l'Assurance sociale, a-t-on  encore expliqué.
elwatan.com | 31-août-2014 15:26

Algérie : Reprise du Championnat le 12 septembre

La Ligue de football professionnel a annoncé la reprise des championnats nationaux de Ligue 1 et 2. Les matchs de la 3è journée auront lieu le week-end des 12 et 13 septembre.

Dans un communiqué lapidaire publié samedi sur son site officiel, la Ligue de football professionnel (LFP) a annoncé la reprise du championnat national. Les matchs de la 3è journée se dérouleront les 12 et 13 septembre prochains, et se joueront "selon le programme établi précédemment". Les horaires et lieux des rencontres ne sont donc pas modifiés.

La LFP a également indiqué que le match entre l'ES Sétif et l'USM Bel-Abbès, initialement programmé le 26 août dernier, se jouera le 6 septembre prochain au stade du 8 mai 1945 à Sétif.

Le championnat national avait été suspendu pour une durée indéterminée le 25 août dernier, suite à la mort du Camerounais Albert Ebossé, attaquant phare de la JSK. Finalement, la suspension n’aura duré que 15 jours.

On ne sait pas encore si des mesures particulières seront prises pour encadrer le championnat national cette année – matchs joués à huis clos, renforcement de la sécurité dans les stades, filtrage des supporters, etc. – ni si la JSK pourra y participer. Une réunion du bureau fédéral de la LFP est prévue ce dimanche afin de mettre les choses au clair.

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algerie-focus.com | 31-août-2014 15:06

Crash d’un avion ukrainien en Algérie : Où sont les deux boîtes noires ?

24 heures après l'annonce du crash d'un avion ukrainien à environ 15 km de l'aéroport de Tamanrasset, où cet appareil, transportant des équipements pétroliers, effectuait une escale pour un contrôle technique, les recherches continuent sur le site de l'accident. Aucune des deux boîtes noires n'a encore été retrouvée.

Les opérations de recherches et d'investigations suivent leur cours sur le lieu du crash de l'avion ukrainien, de modèle Antonov an-12, qui s'est écrasé samedi au niveau de la localité de "Tagrembaït", située dans une région montagneuse, difficile d'accès, soit à environ 15 km de l’aérodrome de Tamanrasset. C'est de l'aéroport de cette ville de l'extrême sud algérien que l'appareil ukrainien, transportant du matériel pétrolier, s'est envolé aux alentours d'une heure du matin samedi, en direction de la Guinée Equatoriale, après avoir effectué une escale en Algérie pour un contrôle technique. L'avion s'est écrasé seulement 3 minutes après son décollage, tuant les sept passagers qui se trouvaient à bord.

Les deux boîtes noires de l'avion, qui aideront à déterminer les raisons de ce crash, restent pour l'heure introuvables. 24 heures après l'annonce de cet accident aérien, des éléments de la protection civile et des différents corps de sécurité ont été déployé dans la zone du crash, encadrée par un cordon de sécurité, afin de mettre la main sur ces deux boîtes noires. "Les opération de recherche des deux boites noires se poursuivent avec la coopération de tous les services et secteurs concernés pour déterminer les circonstances réelles de cette catastrophes aérienne", a ainsi indiqué samedi le ministre des Transports, Amar Ghoul, sur place.

Les familles des victimes bientôt en Algérie

Parti d'Alger dans l'après-midi pour s'entretenir avec les autorités locales et visiter le site du crash, situé à environ 15 km de l'aéroport de Tamanrasset, Amar Ghoul a également annoncé à son arrivée le début de l'idenfication des corps des sept victimes du crash de ce cargo. Comme nous vous l'avions annoncé hier, trois corps du personnel de bord ont été retrouvés entièrement calcinés, a ainsi confirmé le représentant du gouvernement, lors de son déplacement à Tamanrasset. En ce qui concerne les quatre autres victimes, des lambeaux déchiquetés de leur corps sont découverts progressivement par les enquêteurs algériens sur le lieu du crash, a ajouté le ministre.

Pour mener à bien cette opération d'identification, les familles des sept victimes du crash se rendront en Algérie prochainement afin de parachever les analyses de l'ADN des passagers de l'avion, a expliqué Amar Ghoul.

Rappelons enfin que le Procureur près de la Cour de Tamanrasset a ordonné samedi l'ouverture d'une investigation préliminaire pour faire toute la lumière sur les circonstances de cet accident.

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algerie-focus.com | 31-août-2014 12:34

Éducation nationale : Mme Benghebrit appelle au dialogue permanent avec les syndicats
La ministre de l’Education nationale, Nouria Benghebrit, a appelé hier à la mise au point d’une politique de communication  qui favorise la concertation et le dialogue permanents avec les partenaires sociaux. L’amélioration de la gestion au sein de l’établissement éducatif requiert la «généralisation du mode de gestion participative à tous les niveaux en sus de l’adoption d’une politique de communication avec le partenaire social»,  a indiqué Mme Benghebrit lors du séminaire de formation des directeurs de wilaya de l’éducation en prévision de la rentrée scolaire 2014-2015. La ministre a estimé que certains «nouveaux» syndicats «ne possèdent pas la moindre information sur ce  qui se passe aux plans de l’éducation et de l’enseignement en Algérie». Les rencontres tenues avec les syndicats durant le mois d’août ont révélé «le manque d’information» chez certains d’entre eux sur la  réalité éducative en Algérie, ce qui, a-t-elle dit, «exige de nous l’élaboration et l’application d’une politique de communication dans le secteur qui favorise la concertation et le dialogue permanents avec les partenaires sociaux». Elle a reconnu, à cette occasion, l’existence de «problèmes» de communication et de dialogue au sein du secteur de l’éducation imputant cette situation à l’«absence d’une gestion sérieuse et efficiente à tous les niveaux». Par ailleurs, Mme Benghebrit soutient que la stabilité du secteur de l’éducation est un «facteur essentiel au succès  de tout projet s’inscrivant dans le sillage de la réforme du système éducatif». Elle a précisé à ce propos que les conflits que connaît son secteur  étaient «ordinaires et reflètent une dynamique au sein de la société», rappelant  en revanche que le problème «réside principalement dans le mode de gestion de ces conflits par les différents acteurs». La ministre de l’Education a fait part enfin de la «disposition du  secteur à écouter les préoccupations et problèmes que rencontre la famille  éducative dans un cadre organisé», appelant les directeurs de wilaya de l’éducation à «renforcer les relations de concertation et de dialogue avec les différents partenaires du secteur en vue d’atteindre l’objectif fixé par  les réformes».  
elwatan.com | 31-août-2014 11:00

Feux de forêt
- 15 000  arbres fruitiers détruits à Tizi Ouzou Les unités opérationnelles de la Protection civile de la wilaya de Tizi Ouzou n’ont pas chômé depuis le depuis de l’été. Quelque 180 incendies ayant détruit 1367 hectares de couvert végétal ont été enregistrés du 1er juin au 26 août. Outre les dégâts considérables causés à ce qui reste du massif forestier de la région, les flammes ont détruit près de 15 000 arbres fruitiers, une centaine de ruches et plusieurs élevages avicoles disséminés à travers les localités rurales touchées par le sinistre. Selon un premier bilan de la Conservation des forêts, une moyenne de 8 ha de perte/ jour est à déplorer depuis le début de la saison estivale. Le plus important feu de forêt de l’été 2014 a eu lieu dans la commune de Makouda, où 195 ha de couvert végétal sont partis en fumée, nécessitant la mobilisation de grands moyens humains et matériels de la Protection civile et de la Conservation des forêts pour éviter la propagation des flammes vers les hameaux de la localité. D’autres foyers menaçants ont été signalés le week-end dernier au village Timliht, dans la commune de Yakouren, et  à Taguemount  Oukerchouche (Ath Douala) où le feu s’est propagé sur des dizaines d’hectares. La mobilisation des habitants et l’intervention des équipes de la Protection civile et de la Conservation des forêts ont permis de réduire les dégâts. Les décharges anarchiques qui poussent comme des champignons sur tout le territoire  de la wilaya sont la principale cause de ces départs de feu attisé par les pics de chaleur. L’on suppose, cependant, que certains incendies seraient le fait de pyromanes. Comparativement aux années précédentes, l’été 2014 est «clément» en la matière. En 2012, la wilaya de Tizi Ouzou avait frôlé la catastrophe. Pas moins de 474 incendies ayant détruit 4822 ha de forêt et 60 000 oliviers ont été dénombrés. Près de 2000 arbres fruitiers ont également été détruits. L’ampleur de la catastrophe avait amené l’ex-APW à interpeller le ministre de l’Agriculture à l’effet de dégager une enveloppe conséquente pour permettre à la région de reconstituer ses vergers ravagés par le feu. Une requête restée sans suite à ce jour. - Des centaines d’hectares ravagés à Jijel Les incendies de forêt ont ravagé des centaines d’hectares de couvert végétal depuis le début de l’été jusqu’au dernier bilan annoncé par les services de la Conservation forestière de la wilaya de Jijel.  Pour le mois de juin, on déplore la perte d’une dizaine d’hectares, partis en fumée à cause des incendies. Au mois de juillet, ce sont 282 ha qui ont été ravagés par les feux qui se sont déclarés dans 65 sites. Ce bilan s’est encore alourdi au mois d’août, avec des foyers d’incendie qui se sont déclarés dans 165 endroits, ravageant du coup plus de 646 ha. Les communes qui ont subi le plus de pertes suite à ces incendies sont Bordj T’Har, Ziama Mansouriah et Texenna, où l’on a recensé respectivement 9,22 et 18 foyers ayant engendré des dégâts sur des aires de 161,97 et 83 ha. Des spécialistes imputent, par ailleurs, ces incendies au manque d’entretien des forêts, à l’incivisme et à l’absence de sensibilisation autour de la protection des espaces forestiers.  
elwatan.com | 31-août-2014 11:00

Mort du consul et libération des derniers otages de Gao : La fin d’une douloureuse épreuve
Le décès du consul d’Algérie à Gao, Boualem Saies, des suites d’une maladie chronique durant sa captivité imprime une issue tragique à ce dénouement, malgré la libération des deux derniers otages. Fin de vie pour le consul et fin de calvaire pour deux otages après plus de deux ans de captivité dans le désert malien. Le consul d’Algérie à Gao enlevé le 5 avril 2012, Boualem Saies, est décédé pendant sa captivité des suites d’une longue maladie, a confirmé, hier, le ministère des Affaires étrangères, se basant sur des «informations concordantes» alors que les deux autres otages restés aux mains de leurs ravisseurs, Mourad  Guessas et Kedour Miloudi, ont été libérés. Ils ont été admis depuis leur arrivée, hier matin, à l’hôpital militaire de Aïn Naâdja (Alger) pour des examens médicaux et psychologiques dans la discrétion la plus totale avant de passer les incontournables séances de débriefings menées par les services de renseignements.  Ainsi prend fin le douloureux épisode des otages algériens enlevés par le Mouvement pour l’unicité et le djihad en Afrique de l’Ouest (Mujao) qui a duré 876 jours. «Le gouvernement algérien annonce la libération, samedi 30 août 2014,  des derniers otages enlevés à Gao le 6 avril 2012. La libération de MM. Mourad  Guessas et Kedour Miloudi, qui fait suite à celle des trois otages libérés quelques jours après leur enlèvement, est intervenue après d’intenses et inlassables efforts déployés par les institutions de l’Etat dans la plus grande discrétion», a indiqué le communiqué du ministère des Affaires étrangères. Le département de Ramtane Lamamra confirme également l’assassinat «odieux» du consul, Tahar Touati, survenu début septembre 2012. Agé d’à peine 32 ans, Tahar Touati venait juste de débuter sa carrière dans la diplomatie avant de tomber entre les mains de ses assassins. Pour rappel, trois des sept otages enlevés ont été libérés en juillet 2012. Par ailleurs, le gouvernement algérien assure ne pas avoir payé de rançon en échange de la libération des deux otages, mais sans fournir aucune précision sur les circonstances de cette libération intervenue après d’intenses et inlassables efforts déployés par les institutions de l’Etat dans la plus grande discrétion. «La libération est intervenue dans le respect de la position  doctrinale de notre pays et de ses engagements internationaux en refusant tout paiement de rançon», souligne le ministère des Affaires étrangères. Pour rappel, le Mujao, une organisation terroriste qui est apparue dans le sillage de la dégradation de la situation sécuritaire dans la région du Sahel, avait au départ exigé des autorités algériennes de payer une rançon de 15 millions d’euros pour obtenir la libération des sept otages. Alger avait opposé une fin de non-recevoir, car elle a été de tout temps opposée au paiement de rançons, et ce, pour «assécher» les sources de financement des groupes terroristes qui proviennent essentiellement des prises d’otages. Le gouvernement algérien, à qui a été souvent reprochée la manière de gérer ce dossier - attentiste et réservée - affirme qu’il n’a «tout au long de cette période de détention, ménagé aucun effort pour obtenir  la libération, sans condition, de nos diplomates». Par ailleurs, Alger rappelle, à la faveur du dénouement de cette prise d’otages, «l’impératif  de la poursuite, sans répit, de la lutte contre le terrorisme et ses multiples connexions que sont le trafic de drogue et le crime organisé, au Sahel et partout à travers les autres régions de notre continent et du monde», et réitère son  appel au «renforcement de la coopération internationale pour éradiquer ces phénomènes». En somme, la fin de cette prise d’otages - la plus longue en Algérie - ne doit pas occulter les conditions dans lesquelles les sept fonctionnaires des Affaires étrangères ont été enlevés. Dans une vidéo datant de janvier 2013, les otages enlevés avaient affirmé  qu’ils pouvaient quitter Gao avant que le rapt ne se produise. «Alors que nous pouvions quitter Gao, mais nous sommes restés sur demande du ministère des Affaires étrangères», a déclaré un des otages. Les autorités diplomatiques et militaires avaient alors sous-estimé le danger qui pesait sur les fonctionnaires algériens ou bien ont-elles agi avec légèreté alors que la menace était réelle dans une zone livrée à des groupes djihadistes ? Qui est  responsable ? Nous n’en saurons pas plus sur cette prise d’otages où deux diplomates ont laissé la vie.  
elwatan.com | 31-août-2014 11:00

«Notre consul est à Tamanrasset pour suivre l’évolution de l’enquête»
Les passagers de l’avion-cargo ukrainien qui s’est écrasé, hier matin, à Tamanrasset sont tous de nationalité ukrainienne. C’est ce qu’a affirmé Vadym Blazhey, chargé d’affaires à l’ambassade d’Ukraine en Algérie. «C’est un vol charter assuré par un appareil de type Antonov 12 qui est un avion civil. Le crash a eu lieu à 15 km de l’aéroport de Tamanrasset et malheureusement aucun membre de l’équipage n’a survécu. Les sept membres sont tous de nationalité ukrainienne », explique-t-il. L’ambassade d’Ukraine à Alger, ajoute-t-il, ne dispose que «d’informations générales pour le moment». «Notre consul est sur place. Une enquête a été ouverte par les autorités algériennes et nous allons suivre de très près son évolution», dit-il.    
elwatan.com | 31-août-2014 11:00

Un avion d’Ukraine Air Alliance s’écrase à Tamanrasset
L’avion a percuté un des monts de Tissenaouine, localité montagneuse qui relève administrativement du village de Tagrambait, à 25 km au sud-ouest du chef-lieu de wilaya. Un avion de type Antonov 12, appartenant à la compagnie aérienne Ukraine Air Alliance, s’est crashé, hier, peu après son décollage de l’aéroport El Hadj Bay Ag Akhamok de la wilaya de Tamanrasset. L’appareil avait perdu contact avec la tour de contrôle de l’aérodrome de l’Ahaggar vers 1h44 GMT, soit trois minutes seulement après  son décollage. Selon un communiqué du ministère des Transports, l’avion immatriculé en Ukraine, transportait des équipements pétroliers et assurait un vol cargo à partir de l’aéroport Prestwick (Glasgow-UK) vers Malabo (Guinée équatoriale), avec plusieurs escales techniques aux aéroports d’Istanbul, Ghardaïa, Tamanrasset et Bamako à l’effet de se ravitailler en kérosène et soumettre l’appareil à des contrôles techniques de routine. «Cependant, à son décollage de l’aérodrome de Ghardaïa, des problèmes liés à la surcharge ont été signalés. Le même incident  se serait produit à l’aérodrome de Tamanrasset», nous indique une source fiable. Ce qui aurait compliqué davantage l’opération de décollage.  L’avion a percuté un des monts de Tissenaouine, localité montagneuse qui relève administrativement du village de Tagrambaït, à 25 km au sud-ouest du chef-lieu de wilaya de Tamanrasset. D’aucuns évoquent le non-respect de la vitesse de décollage et des défaillances d’ordre technique. Des suppositions qui attendront bien entendu les résultats de l’enquête. Reliefs accidentés Une délégation du ministère des Transports, composée des hauts cadres du département de Amar Ghoul, a été dépêchée sur les lieux de l’accident où est également mise en place une cellule de crise présidée par le wali de Tamanrasset, Mahmoud Djemaa, avec pour but de réunir toutes les données susceptibles de conforter l’enquête diligentée par les services compétents. Les deux boîtes noires de l’avion n’ont pas été encore retrouvées à l’heure où nous mettons sous presse. A noter que les membres de l’équipage dont le nombre s’élève à sept personnes ont tous péri lors de ce drame survenu dans un site au relief accidenté  à une quinzaine de kilomètres au sud de l’aérodrome de Tamanrasset, affirme la même source. Pour se rendre sur les lieux, les unités d’intervention de la Protection civile de la wilaya ont été contraintes de faire tout un détour, en empruntant le chemin de wilaya menant vers la localité de Silet, à 130 km de Tamanrasset. Il a fallu donc plus de deux heures pour arriver sur place. D’importants moyens matériels ont été ainsi déployés pour la circonstance, indique un responsable auprès de la direction de la Protection civile qui a fait savoir que les corps des sept victimes, retrouvés entièrement carbonisés seront transportés à la morgue de l’hôpital Mesbah Baghdadi de Tamanrasset en attendant l’achèvement des procédures relatives à leur rapatriement. Notons par ailleurs que le crash de l’avion ukrainien a mis en émoi toute la population de l’Ahaggar qui n’a toujours pas oublié la tragédie de mars 2003 suite à l’atterrissage en catastrophe d’un aéronef de la compagnie nationale d’Air Algérie avec 102 passagers à bord. Le site du crash est localisé, pour rappel, à 200 mètres de l’aérodrome de Tamanrasset où est actuellement érigée une stèle à la mémoire des victimes.
elwatan.com | 31-août-2014 11:00

Insuffisance rénale en Algérie : Le calvaire au quotidien
«Nous ne vivons pas, tout simplement. Nous sommes considérés comme des parias, des moins que rien. Est-ce donc notre faute si nous sommes malades ? Devons-nous nous sentir coupables et nous faire tout petits? Disparaître de la circulation ?» Ce n’est là ni une plainte, ni une invocation, mais un cri de douleur et de rage, lancé par Hassen. Hémodialysé depuis une dizaine d’années, il ne supporte plus sa maladie. «Il y a de quoi, vous savez ? Il faut être un insuffisant rénal pour comprendre ce qu’on ressent. Ce qu’on vit.» Et ce qu’ils vivent est terrible. Inimaginable. La peur est omniprésente. Palpable. La peur d’une éventuelle pénurie de médicaments. La peur d’une infection qui, dans bien des cas, est mal soignée et entraînerait une amputation. La peur de subir les foudres de certains gérants de clinique de dialyse qui n’aimeraient pas que des malades ouvrent trop leurs bouches pour dénoncer certaines de leurs pratiques. Mais quelles pratiques au juste ? «Il s’agit du désengagement des pouvoirs publics concernés, ainsi que de l’indifférence et l’irresponsabilité, pour cause d’affairisme, des corps censés gérer, soigner et sécuriser cette frange de notre société», souligne Mohamed Boukhors, porte-parole de la Fédération nationale des insuffisants rénaux (FNIR). Plus précisément, et comme rapporté par de nombreux malades, il s’agit, entre autres, de la diminution du temps de dialyse et du temps de désinfection des générateurs, de l’absence du néphrologue et du médecin durant le premier branchement et dernier débranchement ainsi que du paiement par le malade de la confection de la fistule et de la pose du cathéter (….). Mais pas seulement. L’inexistence de médecins dialyseurs en Algérie n’est un secret pour personne, et pourtant, la loi stipule que dans chaque clinique de dialyse, ce médecin doit être présent aux côtés du néphrologue. «Si j’ai refusé de vous parler la première fois, c’est parce que j’avais peur de représailles. Vous savez, quand je vais faire ma séance d’hémodialyse, je n’ai pas l’impression d’être dans une clinique, mais plutôt dans une sorte de prison où règne une atmosphère de suspicion à couper au couteau», explique Mounir, rencontré dans l’une des cliniques de dialyse du centre du pays et qui, de son côté, évoque la brutalité et la rudesse de certains infirmiers «qui, à la moindre protestation, se vengent en nous diminuant le temps de la séance ou en nous refusant des médicament ou alors en bricolant nos pansement». Triste. «La maladie n’attend pas. La mort aussi» En effet, en Algérie, pour beaucoup d’insuffisants rénaux, leur maladie est synonyme de mort. Une mort lente dans l’indifférence la plus absolue. Une mort qui ne distingue pas entre homme et femme, vieux et bébés de quelques mois. Louisa, 7 ans, de Ksar Chellala. Wissam, 14, de Médéa. Houssam, 11 ans, d’Alger. Hiba, 11, de Blida. Marwa, 20 ans, de Hassi Messaoud. Islam, 3 mois, de Boufarik... Tous sont morts faute de greffe ou de prise en charge adéquate. Beaucoup d’entre eux doivent aussi leur mort aux lenteurs bureaucratique d’une administration de plus en plus pointée du doigt. Et ceux qui ne sont pas morts ? «Je veux vivre. Oui, je suis malade. Mes reins ne fonctionnent plus depuis plusieurs années, mais je veux vivre. Toutefois, souvent, je ne puis m’empêcher de dire que je ne suis en train de vivre qu’un sursis qui peut être court. Très court. Il suffit de voir comment on fait notre dialyse. Et puis, pourquoi les Algériens refusent-ils de faire des dons d’organes de leurs proches décédés ? La loi et la religion l’autorisent ? Où est donc le problème ? N’aime-t-on pas sauver des vies, ou est-ce parce que c’est la vie de quelqu’un d’autre qu’elle n’a pas d’importance ?», s’exclame Younès, dialysé depuis deux ans. «Malheureusement, l’Algérien aime recevoir mais n’aime pas donner», résume, dépité, le Pr Rayane, chef du service de néphrologie du CHU Parnet. Mouaâd a 11 ans. Il est dialysé depuis 4 ans et sa vie a été un véritable parcours du combattant. «Parce que c’est un combattant», relève sa maman d’une voix triste et fière à la fois devant ce petit garçon à la volonté de fer. En effet, scolarisé en classe de sixième pendant l’année scolaire 2013-2014, il n’a jamais pu se rendre à l’école comme tous ses camarades. Et pourtant, cela ne l’a pas empêché d’étudier seul à la maison, lui qui a eu à subir 7 interventions chirurgicales dont l’une pour lui couper un des doigts de sa main suite à une complication. «Il a fait une année blanche, malgré cela, il a étudié avec acharnement à la maison. A la fin, il a réussi son examen de sixième haut la main», rapporte Mme Aîchaoui, la maman du petit, mais ô combien grand Mouaâd. Ségrégation, quand tu nous tiens Mais si Mouaâd a pu compter sur le soutien et la compréhension de la directrice et des enseignants de son école, ce ne fut pas le cas de Benyoucef. Agé de 33 ans et insuffisant rénal chronique depuis l’âge de 7 ans suite à un accident de la circulation, il a connu la face hideuse de la ségrégation. Classé premier suite à un concours en informatique, il a obtenu le poste de technicien dans un établissement hospitalier. Hélas, cela n’a pas été du goût de certains responsables dudit établissement qui l’ont «viré» manu militari, sous prétexte que c’est un handicapé. L’insuffisance rénale est-elle donc un handicap mental ou physique qui empêche un technicien en informatique de faire fonctionner un ordinateur ? Et puis un handicapé n’a-t-il pas droit à un travail dans la mesure de ses capacités ? Toujours est-il que Benyoucef, avec le soutien de la FNIR, s’est battu bec et ongles pour récupérer son poste. Benyoucef, à la vie jalonnée de malheurs, n’a pas baissé les bras. Même quand, en 2002, un pseudo-professeur, refusant de le soigner, lui a déclaré sans ménagement : «On ne peut rien pour vous. Si on vous touche, vous allez mourir.» Mais Benyoucef n’est pas mort. Et comme les plus de 20 000 insuffisants rénaux algériens, il continue à se battre pour vivre, ou même survivre. «On m’a refusé une prise en charge à l’étranger pour une greffe, on m’a refusé un travail alors que j’ai été classé premier après le concours, on a refusé de me soigner... Parfois, je me sens humilié, lésé. Est-ce parce que je suis pauvre qu’on m’a refusé ça, ou peut -être parce que je ne suis pas algérien ?!», s’interroge-t-il, dégoûté. Et dégoûtés, le sont aussi ces malades qui attendent que la providence se souvienne d’eux pour une greffe qui mettrait fin à leur cauchemar. Les malades, comme l’a dit M. Boukhors, étant «le dernier des soucis de ceux qui sont chargés de les soigner et de les sécuriser», préfèrent, envers et contre tous, garder cette lueur d’espoir, juste pour continuer à survivre… faute de vivre.
elwatan.com | 31-août-2014 11:00

«9000 insuffisants rénaux sur la liste d’attente en Algérie»
De plus en plus d’insuffisants rénaux chroniques, un manque terrible de greffons et un Institut national du rein qui tarde à être opérationnel, nombre d’indicateurs sont au rouge. Chef du service de néphrologie au CHU Parnet et chef de projet de l’Institut national du rein, le Pr Tahar Rayane répond à El Watan. - En tant que professeur en néphrologie, expliquez-nous quelle peut être la vie, ou plutôt la survie, d’un insuffisant rénal dialysé. La maladie rénale chronique est une affection très fréquente dans notre pays, et elle est considérée comme un vrai problème de santé publique, eu égard au nombre important de personnes atteintes et au coût qu’elle engendre (25 milliards de dinars par an). On estime à 1,5 million le nombre d’Algériens touchés par cette maladie. La prévalence de l’insuffisance rénale chronique terminale traitée (mort rénale) est de 526 patients par million d’habitants et le nombre de patients qui arrivent chaque année au stade terminal de leur insuffisance rénale (cas incidents) est de 4500, soit  108 patients par million d’habitants. Le nombre total des patients bénéficiant d’une méthode d’épuration extra rénale (hémodialyse et dialyse  péritonéale) est de 19 000,  qui sont pris en charge au niveau de 300 centres repartis sur tout le territoire national (ce chiffre est deux fois moins élevé que celui relevé dans les pays occidentaux). Le taux de progression annuel de l’insuffisance rénale chronique traitée est de 10%. Actuellement, notre pays offre à tout patient atteint d’une insuffisance rénale chronique terminale la possibilité d’être traité, en choisissant la thérapeutique qui lui convient le mieux : hémodialyse, dialyse péritonéale (DP) et transplantation rénale (TR). Ce traitement intégré, proposant trois choix thérapeutiques, est dicté par le souhait du malade, la disponibilité de la technique et la compétence des équipes médicales. Ainsi, l’hémodialyse est choisie, et parfois imposée, en raison de la facilité d’accès à un centre d’hémodialyse proche du domicile et de sa disponibilité dans les coins les plus reculés du pays. Cette offre de soins est le résultat d’une politique sanitaire élaborée par les premiers néphrologues algériens qui assistaient impuissamment au décès de milliers d’exclus, condamnés à une mort certaine par des équipes médicales  censées leur porter secours et alléger leurs souffrances. Grâce à la généralisation de l’hémodialyse en Algérie, on accède à cette thérapeutique de substitution quels que soient l’âge, la pathologie et le lieu de résidence. Les deux autres techniques n’arrivent pas à progresser en raison de certaines contraintes : hygiène pour la DP et pénurie des greffons pour la TR. Il faudrait souligner qu’en aucun cas, les choix thérapeutiques ne sont imposés par les autorités sanitaires : chaque équipe soignante est libre de proposer aux patients le traitement qui leur convient le mieux.  L’espérance de vie d’un dialysé en Algérie est comparable à celle existant dans les pays riches. En moyenne, un dialysé peut vivre jusqu’à 20-25 ans, à condition qu’il respecte une bonne hygiène de vie, que la dose de dialyse reçue soit correcte et qu’une prévention des complications et des facteurs de risque soit optimisée. Le taux annuel de mortalité en hémodialyse varie de 15 à 20% selon les centres et les régions. Par contre, le taux de mortalité précoce, soit durant les trois premiers mois, semble plus élevé surtout dans les centres de dialyse de l’intérieur du pays. La qualité de vie des patients hémodialysés a complètement été transformée, grâce à l’acquisition de nouvelles molécules (erythropoïétine, fer injectable, calcimimétiques, etc.) qui permettent à ces patients de mener une vie tout à fait normale. - Chaque année, entre 30 et 40 dialysés se déplacent en France, en Jordanie ou à Cuba pour se faire greffer, et ce, avec leurs propres moyens. Quelles sont donc les conditions de la greffe rénale en Algérie ? La greffe rénale accuse un déficit flagrant et malgré des dispositions légales et religieuses très incitatives, il existe une inadéquation entre l’offre et la demande. Ainsi depuis 1986, date à laquelle a été réalisée la première greffe en Algérie au CHU Mustapha Pacha, moins de 1 300 transplantations ont été réalisées dans notre pays. Pourtant, la demande est très forte : la liste des insuffisants rénaux en attente d’un rein, qui était de 3 000 malades en 2000, a carrément triplé en 14 ans. Un recensement non exhaustif établit un potentiel de 9000 candidats sur la liste d’attente. Seulement 100 à 150 insuffisants rénaux arrivent chaque année à se procurer un greffon provenant d’un parent du 1er degré (frère, sœur, père, mère), et très rarement d’un conjoint (la loi actuelle n’autorise pas ce genre de dons). On estime à 20% le nombre de patients qui disposent d’un donneur familial. Les 80% restants attendent avec impatience un greffon providentiel, notamment à partir d’un donneur en mort encéphalique. Ce qui fait qu’au rythme actuel de réalisation des greffes, il faudrait 60 ans pour combler le déficit et greffer tous les patients inscrits sur la liste ! Devant cette impasse, beaucoup de dialysés tentent leur chance à l’étranger, le plus souvent sans succès. Etre greffé d’un rein étranger relève de l’utopie, puisque la majorité des pays européens et arabes appliquent la préférence nationale. Un patient belge par exemple peut bénéficier d’un rein hollandais et vice versa, mais un Algérien ne pourrait en aucun cas être inscrit sur une liste d’attente d’un pays étranger: il faudrait être résident dans le pays greffeur. Un nombre restreint d’Algériens, soit une vingtaine par an, arrivent cependant à surmonter les obstacles administratifs et parviennent à se faire greffer dans les pays que vous avez cités, en s’acquittant de frais médicaux exorbitants variant entre 25 000 dollars (Jordanie) à 100 000 euros (France). Tous ces patients, contraints à l’exil thérapeutique ou au tourisme de greffe, sont transplantés à partir d’un donneur vivant apparenté, accompagnant le malade. Certains patients peuvent bénéficier d’une prise en charge de la Caisse de sécurité sociale algérienne si la réalisation de la greffe ne peut se faire en Algérie (greffe ABO incompatible, patients hyperimmunisés, enfants de très petit poids). - Peut-on parler de lobbies qui bloquent la transplantation rénale ? Il n’existe aucun lobby administratif, médical ou autre qui posséderait un pouvoir inhibant l’activité de greffe rénale en Algérie. Certains esprits mal- intentionnés, connus dans le milieu médical, tentent de trouver un «bouc émissaire» pour expliquer leur échec sur le terrain avec la fameuse théorie du complot. Ils essaient de nous convaincre par des chiffres et des arguments financiers, généralement imaginaires, sur les raisons de l’échec du plan national de greffe rénale initié en 2007. Ni les pouvoirs publics ni encore moins l’industrie pharmaceutique ne sont responsables du nombre restreint de greffes réalisées dans notre pays. L’Etat algérien a mis à la disposition des équipes de greffe des moyens financiers importants et il a permis la mise en place d’équipes multidisciplinaires compétentes. Comme je l’ai indiqué à plusieurs reprises, nous ne pouvons importer des greffons rénaux (comme c’est le cas pour les greffons de cornée) ; la problématique est très simple : pas de greffons, pas de greffes. Comment régler ce problème de pénurie ? Dans un premier temps, il faudrait élargir le cercle des donneurs, modifier la loi 85-05, afin que le conjoint, le cousin, les neveux, la belle famille, la demi-sœur ou le demi-frère puissent faire don de leurs organes de leur vivant. Concernant les patients qui n’ont pas de donneur potentiel dans la famille proche ou lointaine, la solution serait d’attendre un organe prélevé sur une personne en mort encéphalique. Mais en Algérie,  90%  des familles qui ont un proche en état de mort encéphalique refusent le prélèvement. Il y a donc un long travail de sensibilisation à effectuer pour que cette pratique autorisée par la loi et la religion se concrétise sur le terrain. Il faudrait changer l’esprit de l’Algérien, pour qu’il soit réceptif au don d’organes. Il doit comprendre qu’il faut donner pour recevoir. Les donneurs potentiels, vivants ou décédés, doivent être gratifiés, par exemple en les mettant en priorité sur les listes d’attribution de logement ou par l’octroi d’un poste de travail. - Vous êtes le chef de projet de l’Institut national du rein. Quel est donc le rôle de cet établissement et pourquoi n’est-il toujours pas opérationnel ? L’Institut du rein et des greffes d’organes (Inargo) est un projet structurant, initié par le président de la République, d’une importance capitale pour l’ensemble des patients algériens atteints d’une pathologie uro-néphrologique. C’est une structure unique en son genre à travers tout le continent, dotée de plusieurs équipements médicaux de pointe : scanner, lithotritie (ensemble des techniques pour éliminer les calculs, notamment rénaux, ndlr),  appareils de conservation d’organes, générateurs d’hémodiafiltration et de plasmaphérèse (prélèvement du plasma sanguin). Il assurera des soins de haut niveau destinés aux patients qui, par le passé, étaient transférés à l’étranger. La seconde mission de cet institut est l’enseignement et la formation, notamment à travers l’élaboration et la mise en œuvre d’accords de coopération scientifique internationale. Les étudiants en médecine inscrits en graduation et en post-graduation et les étudiants et stagiaires dans le domaine des soins infirmiers, en seront les principaux bénéficiaires. Dans ce même contexte, cet institut sera aussi un lieu pour développer la recherche médicale en favorisant la création d’unités et de laboratoires de recherche clinique, sans oublier la mise en place d’unités de prévention sanitaire en matière de lutte contre les maladies rénales évitables et le dépistage des affections rénales. Une fois opérationnel, cet institut visera à développer la formation continue des praticiens avec, pour objectif, l’évaluation des pratiques professionnelles, le perfectionnement des connaissances, l’amélioration de la qualité et de la sécurité des soins, ainsi que la prise en compte des priorités de santé publique et de la maîtrise médicalisée des dépenses de santé. Il faudrait rappeler que cet institut jouera un rôle important dans le développement de la greffe d’organes en Algérie à partir de donneurs vivants et de donneurs en mort encéphalique. Pour ce qui est de son entrée en fonction, elle dépendra de la mise en place des équipements médicaux déjà commandés. L’installation de tous ces équipements est actuellement en cours. Nous tenons à informer les patients que l’Institut du rein et des greffes d’organes, une fois opérationnel, offrira une prise en charge de qualité à tous les Algériens.  
elwatan.com | 31-août-2014 11:00

«Il n’existe pas de protocole de dialyse, c’est l’anarchie»
Porte-parole de la Fédération nationale des insuffisants rénaux, Mohamed Boukhors revient, dans cet entretien, sur les dysfonctionnements flagrants d’un secteur en mal de prise en charge et de respect des lois : l’insuffisance rénale. - En quelques mots, comment évaluez-vous la situation des insuffisants rénaux en Algérie ? La situation est alarmante, voire tragique, suite à l’inexistence de prévention en amont, de réglementations et guides de recommandations adéquats, de charte du malade hospitalisé, d’un dossier médical de l’insuffisant rénal, du manque de connaissances, de suivi et de contrôle de la part des institutions concernées…, (voir le tableau ci-après). La loi n°85-05 du 16 février 1985  relative à la protection et à la promotion de la santé étant obsolète, aucun amendement n’a été introduit depuis ! Une nouvelle législation sanitaire, incluant certaines pathologies chroniques (cancer, insuffisance rénale...) doit être élaborée. - De plus en plus de cas d’insuffisance rénale sont enregistrés chaque année. Sont-ils réellement pris en charge ? Actuellement, nous dénombrons, à travers tout le territoire, plus de 2000 malades en liste d’attente. Ces nouveaux patients, pour leur survie, sont pris en charge (deux heures de dialyse par séance) sur leur lieu de résidence au détriment de ceux déjà programmés dont le temps de dialyse lui aussi est diminué de deux heures par séance. C’est du bricolage pur et simple ! Un manque flagrant d’unités d’hémodialyse, surtout privées, se fait ressentir  à l’intérieur du pays. Les malades de Bordj Badji Mokhtar dialysent à Adrar, par exemple ! Les unités d’hémodialyse étatiques de l’intérieur du pays sont dépourvues de néphrologues qui ne sont intéressés que par le farniente et la sinécure des cliniques d’hémodialyse privées du Centre et du Nord. Il n’existe même pas de protocole de dialyse, chacun y va de son propre chef. Le personnel médical et paramédical n’est pas suffisamment formé pour ces traitements. Quant aux malades placés sous dialyse péritonéale, les autorités concernées devraient faire la lumière sur leur devenir depuis 1980. Nous avions abordé ce sujet lors de la journée parlementaire de décembre 2009, en vain. - En effet, beaucoup de malades se plaignent des entraves de la confection de la fistule… La confection de la fistule, la pose des cathéters, des prothèses artificielles et les complications des abords vasculaires sont des actes chirurgicaux qui doivent être réalisés, gracieusement, en milieu hospitalier. Au début de l’avènement de la pathologie rénale en 1980, les fistules étaient confectionnées au niveau du CNMS d’Alger, puis les rendez-vous s’espacèrent et les malades de tout le pays ne pouvaient subvenir aux frais de déplacement, d’hébergement, de restauration ni se faire dialyser sous cathéter dans les structures étatiques saturées et «inaccueillantes». Aussi, ces malades étaient contraints de se rapprocher de certaines cliniques privées, moyennant finances (20 000 à 140 000 DA) pour survivre, le ministère de la Santé ne s’étant  jamais soucié de cette frange de malades. Puis la pose des cathéters (8000 DA), prothèses artificielles  (plus de 100 000  DA), traitement des complications des abords vasculaires (thrombose et sténose, 45 000 DA) devint un commerce lucratif, sans garantie, ni facture… La DG/CNAS signa une convention avec trois cliniques, El Azhar et Chahrazed à Alger et Abou Marouane à Annaba, pour uniquement la confection de la fistule et la pose du cathéter, sous condition de déposer un dossier complet auprès de l’une des cliniques citées qui demandera à son tour l’agrément auprès de «spécialistes» au niveau de la DG/CNAS. Imaginons un tant soit peu un malade d’Adrar, de Tamanrasset, de Tindouf, de Ouargla, de Bordj Badji Mokhtar ou d’Oran sous cathéter jugulaire ou fémoral, qui devra se déplacer, se faire héberger, se nourrir par ses propres moyens pour déposer ce dossier, «se faire dialyser à Alger ou à Annaba» - chose impensable - puis revenir et attendre le «rendez-vous» de la clinique ! Une fois le rendez-vous pris et le malade sur place, la clinique, pour ne pas dire le chirurgien, exige un téléthorax, une phlébographie… C’est machiavélique ! Alors que ce même chirurgien, ailleurs, confectionne une fistule ou pose un cathéter, moyennant finances, sans problème aucun. Les prothèses artificielles sont inexistantes en milieu étatique. La fragilité du capital vasculaire des enfants, le vieillissement de la population des hémodialysés et le manque d’assiduité -induit par la routine- des paramédicaux, endommagent leurs fistules, aussi un recours au greffon prothétique est vital. Ces prothèses sont disponibles en milieu privé à des prix exorbitants, soit plus de 700 euros tandis que leur pose est aussi onéreuse. La FNIR avait alerté les ministères concernés, en vain. - Et pour ce qui est de l’hémodialyse pédiatrique ? Elle est dispensée d’une manière inadéquate : - Inexistence de prévention des angines répétitives et de l’infection urinaire en amont ; - non-utilisation de kits pédiatriques (capillaire, aiguilles, sets…) spécifiques ; - non-utilisation de la pommade anesthésiante atténuant la douleur de ponction des aiguilles (pommade défalquée de la liste des médicaments remboursables sous prétexte que c’est un luxe) ; - non-prescription de l’hormone de croissance disponible en milieu hospitalier ; - pas d’accompagnement psychologique ni diététique de cet être en construction ; L’infection urinaire est fréquente en milieu pédiatrique et notamment en période néonatale. Elle touche 2 à 3 fois plus souvent les garçons que les filles. A cet âge, elle est souvent révélatrice d’une uropathie malformative qu’il faut prendre en charge rapidement afin d’éviter la constitution de lésions rénales parfois irréversibles et source d’hypertension artérielle, voire d’insuffisance rénale. L’infection de l’appareil urinaire du nouveau-né est le mode principal de révélation des uropathies obstructives et des reflux vésico-urétéraux (RVU). La dialyse péritonéale doit être préconisée pour les enfants et jeunes scolarisés, dans un délai court, le temps de les préparer à une éventuelle transplantation rénale. - Justement, où en est la transplantation rénale ? La transplantation rénale est ralentie à cause des pénuries cycliques de produits et autres  médicaments, par l’inexistence d’une banque de données et de dossiers médicaux de malades, par les traitements et suivis inadéquats. La transplantation pédiatrique est méconnue des parents d’enfants dialysés, particulièrement ceux de l’intérieur du pays. Ils ne savent pas à qui s’adresser et où pour une éventuelle transplantation à partir de donneurs vivants. Quant à ceux ne pouvant être donneurs à cause de certaines pathologies (diabète, HTA…), la transplantation, à partir de donneur en état de mort encéphalique est une chimère. - L’ouverture de nouvelles cliniques privées d’hémodialyse est gelée, depuis une année, par l’ex-ministre du Travail. Cependant, la liste de nouveaux patients ne cesse de s’allonger… Une telle décision est irréfléchie, incompréhensible et inacceptable par l’éthique et par le malade. Le «gel» des conventions pour les cliniques privées d’hémodialyse (dûment autorisées par le ministère de la Santé, équipées et prêtes à exercer)  par le précédent ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale a encore aggravé la situation des malades. Il n’y a aucune coordination entre le ministère de la Santé et celui du Travail. La circulaire 1388/DG/2006 du 27 août 2006 du ministère du Travail, piétinant les arrêtés du ministère de la Santé du 31 mars 2002 (Journal officiel 30 du 28 avril 2002) fixant les conditions spécifiques d’ouverture et de fonctionnement ainsi que les normes techniques et sanitaires du centre d’hémodialyse allégé de proximité et celui n°7/MSP/MIN du 25 février 1995 fixant les normes techniques et sanitaires ainsi que les conditions de fonctionnement et d’exploitation des centres d’hémodialyse à titre privé, a démontré un manque de discernement flagrant et une méconnaissance des complexes facettes des traitements de la pathologie rénale, en imposant le néphrologue comme seul directeur médical, en instituant divers forfaits de paiement des prestations d’hémodialyse sans tenir compte du coût du kit de dialyse (adulte, pédiatrique, diabétique), des doses d’EPO et de fer injectable. Toutes nos correspondances et nos demandes d’audience auprès des ministères concernés sont restées lettre morte. La maladie n’attend pas, la mort aussi ! - Selon la loi, qui peut ouvrir une clinique d’hémodialyse ? Est-ce que cette loi est respectée ? Le décret n°88-204 du 18 octobre 1988, fixant les conditions de réalisation, d’ouverture  et de fonctionnement des cliniques privées, stipule dans son article 7, que la clinique est placée sous la direction effective et permanente d’un médecin. L’arrêté n°7/MSP/MIN du 25 février 1995 fixant les normes techniques et sanitaires ainsi que les conditions de fonctionnement et d’exploitation des centres d’hémodialyse à titre privé stipule, dans son article 5, que la direction médicale du centre doit être assurée par un médecin spécialiste en néphrologie. La circulaire n°4/MSP/DSS/SDCC du 26 avril 1998 précise que toute réalisation et exploitation de clinique privée et autres structures privées de santé n’est accordée qu’à un médecin, groupement  de médecins ou à une association à but non lucratif. Aujourd’hui, ceux chargés de faire respecter les lois, les transgressent ! La circulaire n°25 du 24 septembre 2007, relative à l’organisation des activités dans les structures de santé privées, est très édifiante sur l’anarchie qui règne dans le domaine médical. - Au niveau de certaines cliniques, des patients ont rapporté que leurs néphrologues, constamment absents, consultent de nouveaux malades au sein même de la clinique monnayant finances. Que dit la loi à ce sujet ? C’est une triste réalité ! La FNIR a de tout temps dénoncé ces pratiques illicites. L’arrêté n°7/MSP/MIN du 25 février 1995 fixant les normes techniques et sanitaires ainsi que les conditions de fonctionnement et d’exploitation des centres d’hémodialyse à titre privé stipule dans l’article 2 que le centre d’hémodialyse est une unité de traitement de l’insuffisance rénale chronique par les méthodes «d’épuration extra rénale». Il stipule également dans l’article 3 que le centre d’hémodialyse est assimilé à une clinique de type ambulatoire, lorsque seul le traitement de l’insuffisance rénale chronique y est dispensé. Les notes DG/CC/n°2141/2007 du 28 novembre 2007, DG/n°2347/2007 du 25 décembre 2007 et DPR/n°119/2009 du 10 janvier 2010 n’ont jamais été respectées ni par les destinataires ni par ceux qui les ont élaborées. Il n’existe aucun cabinet privé de consultation néphrologique sur tout le territoire. - On entend parler, depuis plus de dix ans, de l’institut national du rein et de l’agence nationale des greffes. Qu’en est-il aujourd’hui de ces deux structures tant attendues par les insuffisants rénaux ? Un chef de projet a été désigné à la tête de l’institut national du rein. Tous les équipements seront mis en place d’ici décembre 2014 afin que cet institut soit opérationnel début 2015. L’Agence nationale des greffes (Journal officiel 22 du 15 avril 2012 – décret exécutif n°12-167 du 5 avril 2012 portant création, organisation et fonctionnement de l’Agence nationale des greffes –),dont les locaux attenants à l’Institut national du rein à Blida sont fin prêts, n’attend que la désignation d’un responsable pour pouvoir se développer et activer… - Des tonnes de déchets sanitaires sont engendrées quotidiennement par les quelque 400 unités d’hémodialyse à l’échelle nationale. Que prévoit la loi à ce sujet et qu’en est-il en réalité ? Les organismes étatiques concernés ne se sont jamais préoccupés de cette calamité. Il existe des textes législatifs classés dans les tiroirs. Il s’agit du : - JORA (Journal officiel, ) 77 du 15 décembre 2001 - loi n°1-19 du 12 décembre 2001 relative à la gestion, au contrôle et à l’élimination des déchets ; - JORA 78 du 9 décembre 2003 – décret exécutif n°3-477 du 9 décembre 2003 fixant  les modalités et les procédures d’élaboration, de publication et de révision du plan national  de gestion des déchets spéciaux ; - décret exécutif n°3-478 du 8 décembre 2003 définissant les modalités de gestion des déchets d’activités de soins; - JORA 6 du 25 janvier 2009 - décret exécutif n°9-19 du 20 janvier 2009 portant réglementation de l’activité de collecte des déchets spéciaux. Un petit calcul s’impose : soit 2 kg de déchets par personne produits par une unité d’hémodialyse traitant 45 malades/jour durant six jours : 2 kg x 45 = 90 kg x 6 jours = 540 kg/jour, soit en 313 jours, 169 020 kg de déchets sont engendrés. 400 unités produiraient donc 67 608 000 kg ou 67 608 tonnes par an. Nous n’évoquerons point les déchets de soins engendrés par les CHU, EPH, EPSP, cliniques d’accouchement et cliniques chirurgicales privées. L’actuel ministre de l’Environnement avait annoncé, en 2013, la nécessité d’acquisition urgente de stations de traitement des déchets… En attendant, des montagnes de déchets s’élèvent  !      
elwatan.com | 31-août-2014 11:00

Chronologie
- Mars 2014--      - 24 : Un communiqué de l’OMS et du ministère guinéen de la Santé fait état   de 61 décès sur 87 cas suspects de fièvre hémorragique virale enregistrés en  Guinée, essentiellement dans le Sud, entre le mois de janvier et le 23 mars. De premières analyses d’échantillons effectuées par l’Institut Pasteur de  Lyon, en  Leone comptent «60 foyers actifs».          - Juillet--      - 25 : Premier cas mortel d’Ebola à Lagos. L’épidémie reprend de plus belle   après une période d’accalmie. - 30: Ebola est «hors de contrôle» (MSF). Le Liberia, qui a clos une partie   de ses frontières, ferme ses écoles.           - Août--      - 5 : La Banque mondiale annonce qu’elle va mobiliser 200 millions de dollars d’aide aux pays touchés. - 8 : L’OMS décrète une «urgence de santé publique mondiale» et demande une   «réponse internationale coordonnée». Le Nigeria décrète l’état d’urgence sanitaire, rejoignant le Liberia et la Sierra Leone, qui avaient aussi mis en  quarantaine certaines de leurs zones affectées. - 12 : Le comité d’experts de l’OMS approuve l’emploi de traitements non   homologués. - 13 : Le Liberia reçoit quelques doses du sérum expérimental américain  ZMapp. Celui-ci, qui a donné des résultats positifs sur deux Américains  contaminés, ne permet pas de sauver un prêtre espagnol et un médecin libérien. La Guinée décrète «l’urgence sanitaire nationale». - 15 : L’OMS estime que l’ampleur de l’épidémie est «largement sous-évaluée». - 18-21 : Plusieurs pays voisins ferment leurs frontières avec les Etats   touchés. Le Liberia décrète le couvre-feu et la mise en quarantaine de deux  quartiers urbains. Le coordinateur de l’ONU se rend en tournée en Afrique de  l’Ouest. - 22 : Stopper la progression sans précédent d’Ebola «prendra six à neuf»   mois, annonce l’OMS, alors que toutes les régions du Liberia sont désormais   affectées par l’épidémie. L’ONU et l’OMS promettent des moyens «sans précédent»   contre une épidémie «exceptionnelle».  Sixième décès au Nigeria, premier cas hors de Lagos. - 25 : L’épidémie a tué 120 membres des personnels de santé (OMS). Un expert   médical international est contaminé. - 27 : Les dernières compagnies aériennes encore présentes à Freetown,   Monrovia et Conakry suspendent leurs vols. - 28 : Réunion de crise à Accra: selon l’OMS, Ebola progresse de «manière  alarmante» avec 1 552 morts, dont 694 au Liberia, 430 en Guinée, 422 en Sierra   Leone, 6 au Nigeria. Premiers essais cliniques de vaccins prévus début septembre aux Etats-Unis. - 29 : Premier cas confirmé au Sénégal, un jeune Guinéen.  
elwatan.com | 31-août-2014 11:00

La presse de nouveau en deuil : Hakim Chaouchi n’est plus
La corporation des journalistes algériens vient de perdre un autre confrère en la personne de Hakim Chaouchi, décédé hier suite à un malaise. Ancien journaliste du quotidien L’Expression, et jusqu’à hier, assistant chargé de la communication au ministère de l'Agriculture et du Développement rural, Hakim est parti à 35 ans, à la fleur de l'âge, laissant une épouse et une fillette de 5 ans. Le regretté était très apprécié par l’ensemble des journalistes pour sa sympathie et son dynamisme. Constamment disponible, il a notamment brillé dernièrement lors de l’épidémie qui a touché le cheptel bovin en ne ménageant aucun effort pour informer les journalistes des derniers développements de cette maladie. L’enterrement du défunt aura lieu aujourd’hui à 13h30 dans son village, à Tizi Ghenif, dans la wilaya de Tizi Ouzou.
elwatan.com | 31-août-2014 11:00

Emigration clandestine : Plus de 60 harraga interceptés en moins d’une semaine
En l’espace de quatre jours, pas moins de quatre tentatives d’émigration clandestine ont été déjouées à Annaba, grâce à la vigilance des garde-côtes de la station maritime principale de la même wilaya. Le premier groupe, une dizaine, avait choisi, il y a tout juste une semaine (dimanche dernier), de lever l’ancre depuis la plage de Oued Bakrat (commune de Seraïdi) avant d’être intercepté et arrêté par les éléments du groupement de ce corps constitué. Le lendemain, dans la nuit, le même scénario s’était répété : 10 autres jeunes, âgés entre 20 et 35 ans dont un handicapé moteur, avaient décidé de mettre le cap sur l’île de la Sardaigne (Italie). Ils ont appareillé de la plage Rizzi Ameur (ex-Chapuis) à bord d’une embarcation artisanale de 7 m. Après une courte course-poursuite, le groupe d’aventuriers qui était déterminés à poursuivre, au péril de leur vie, l’expédition vers l’île de rêve, fut intercepté à 10 miles au nord-est de la plage Ras El Hamra puis reconduit au port de Annaba. Dans la nuit de mardi à mercredi, une autre embarcation à bord de laquelle avaient pris place quatorze jeunes, âgés entre 21 et 26 ans, avait été interceptée à 8 miles au nord du cap de Garde (Ras El Hamra). Ces jeunes, issus de la cité populaire Safsaf, s’étaient donné rendez-vous à la plage de Oued Bakrat, où ils ont embarqué. Vers 2h, jeudi, deux groupes, une trentaine de «brûleurs de frontières», comme on les désigne du côté nord de la Méditerranée, avaient tenté la même aventure à bord de deux embarcations de fortune. La première où se trouvaient 14 jeunes, la vingtaine à peine entamée, avait pris le départ de la plage de Rizzi Ameur et a été arraisonnée à plus d’une dizaine de miles de Ras El Hamra. La seconde où s’étaient entassés 16 harraga, âgés entre 20 et 24 ans, avait pris le large depuis Oued Bakrat. Les deux embarcations avaient été interceptées lors d’une patrouille des garde-côtes qui, faut-il le reconnaître, sont loin d’avoir chômé ces derniers temps : plus de 60 harraga pris dans leurs filets en une semaine. A l’ouest du pays, leurs collègues des forces navales ont, pour leur part, réussi à sauver d’une mort certaine 19 autres harraga, et ce, lors de deux interventions menées jeudi et vendredi derniers : 7 au large de Mostaganem, 5 autres sont portés disparus - les recherches les concernant se poursuivent toujours - et 12  au large du cap de Figalo à Beni Saf (wilaya de Aïn Temouchent).  Le combat contre l’émigration clandestine continue.
elwatan.com | 31-août-2014 11:00

En bref
- Un vaccin à l’essai en septembre Une lueur d’espoir ? Le premier essai clinique d’un vaccin expérimental  contre le virus Ebola aura lieu ce mois de septembre sur trois volontaires sains aux Etats-Unis, d’autres pays devront s’en initier les prochaines semaines, ont annoncé jeudi les instituts américains de la santé (NIH). Dès la semaine prochaine, trois premiers volontaires seront mobilisés  dans un tout premier essai clinique qui se déroulera aux NIH à Bethesda dans  le Maryland. Un autre essai clinique débutera au début de septembre avec des volontaires sains au Royaume-Uni, en Gambie et au Mali dans le cadre d’un consortium international,  annoncé plutôt jeudi par l’association britannique caritative Wellcome Trust. De même, un essai clinique de phase 1 serait  effectué cet automne avec un autre vaccin expérimental développé par  l’Agence de santé publique canadienne. Par ailleurs, le médicament expérimental ZMapp semble porter ses fruits, puisque celui-ci, administré à titre compassionnel à plusieurs personnes infectées par le virus Ebola cette année, est confirmé par un essai pré-clinique sur des singes  qu’il a tous sauvés, même à un stade avancé de la maladie. - La CAN sous haute tension C’est  avec appréhension que débuteront, le 5 septembre, les matchs de qualification pour la CAN-2015 de football. Trois pays -la Guinée, d’où est partie l’épidémie, le Liberia, où elle a pris le plus d’ampleur, et la Sierra Leone, également fortement touchée - sont  pointés du doigt. Mi-août, la Confédération africaine de football (CAF), l’instance régionale, a annoncé le déplacement «dans un pays neutre» «jusqu’à la  mi-septembre» des matches impliquant ces trois Etats, au grand dam des supporters et des joueurs. Et si la solidarité continentale est de mise pour aider les pays à lutter contre la propagation du virus, elle ne l’est pas pour accueillir des «porteurs potentiels » du virus. Ainsi, la Côte d’Ivoire refuse catégoriquement de rencontrer la sélection de Sierra Leone sur son sol,   pour ne prendre aucun risque. Malgré des sanctions disciplinaires. Une délocalisation n’est d’ailleurs pas à écarter en ce qui concerne  la demi-finale de la Ligue des champions entre l’Entente de Sétif et un club de RD Congo, leTout-Puissant Mazembe.  
elwatan.com | 31-août-2014 11:00

On vous le dit
- Les travailleurs d’Algérie Télécom en colère Les travailleurs de la direction générale d’Algérie Télécom située aux Cinq-Maisons, à Mohammadia (Alger), sont en colère après que les responsables aient décidé de mettre fin au transport du personnel. Cette décision surprenante prendra effet à partir d’aujourd’hui, selon un cadre d’Algérie Télécom. «C’est inadmissible de priver des centaines de travailleurs de transport du personnel. La plupart des employés résident loin de leur lieu de travail, notamment les femmes qui seront les plus pénalisées par cette décision. Au moment où les travailleurs sont marginalisés, les cadres supérieurs ont de belles voitures de service à leur disposition», s’indigne un employé. Les travailleurs et travailleuses espèrent que la tutelle interviendra au plus vite afin de d’annuler cette décision. - En pleine sécheresse, la police du gaspillage veille à Los Angeles Pour lutter contre le gaspillage en pleine sécheresse historique, la ville de Los Angeles a mis en place une «Police de l’eau» pour verbaliser ceux qui arrosent leur jardin à des heures non autorisées. «L’unité de préservation de l’eau a pour but de rappeler aux clients l’importance de ne pas gâcher l’eau et de faire respecter les consignes d’une manière amicale mais ferme». La sécheresse catastrophique qui touche l’ouest des Etats-Unis met à rude épreuve les nappes d’eau souterraines et menace l’approvisionnement en eau dans cette région où vivent 40 millions de personnes. La Cité des Anges a pris des mesures strictes afin d’inciter les gens à ne pas gaspiller le précieux liquide. Des patrouilles de police veillent à l’application de ces mesures et lorsqu’elles trouvent une pelouse encore humide, des flaques d’eau sur le trottoir ou dans la rue, elles prennent des photos pour constituer des preuves d’infraction. De retour au bureau, les agents adressent une lettre officielle de mise en garde. - La Birmanie recense 9 millions d’habitants de moins que prévu Le premier recensement en Birmanie, en trois décennies, révèle que le pays d’Asie du Sud-Est compte officiellement 51 millions d’habitants, soit quelque 9 millions de moins qu’attendu. Le précédent recensement avait eu lieu en 1983 sous la junte et des projections récentes estimaient la population à environ 60 millions d’habitants. «Le résultat préliminaire fait état de 51 419 420 habitants en Birmanie», a annoncé la ministre de l’Immigration Khin Yi, lors d’une conférence de presse. Les femmes sont 1,7 million de plus que les hommes. Le résultat définitif du recensement, qui a été effectué en mars et avril, sera publié seulement en mai 2015. La ministre a expliqué que l’estimation de 60 millions d’habitants était fondée sur des projections faites à partir du recensement de 1983 et du taux d’accroissement de la population, mais que la baisse des naissances pouvait expliquer la différence. - La culture de consommation à l’université d’été La promotion d’une culture de consommation réfléchie auprès du large public figure parmi les recommandations majeures émises à Oran, à l’issue de la 2e édition de l’Université d’été des associations de consommateurs. Cette suggestion a pour objectif «d’ancrer les bons réflexes à même d’assurer aux citoyens une consommation saine- et qualitative», a précisé le  président de la Fédération algérienne des consommateurs (FAC), Zaki Hariz. Les participants ont plaidé dans ce contexte pour la création de canaux de communication spécialisés (stations radiophoniques, chaînes de télévision) afin de contribuer à la diffusion de la culture de consommation rationnelle. La promotion des programmes éducatifs portant sur les thèmes de la culture de la consommation a été aussi soulignée par les différents intervenants.   
elwatan.com | 31-août-2014 11:00

Revue de presse. L’informel envahit le marché des fournitures scolaires : La hantise du produit dangereux

Des segments entiers du marché sont dominés par l’informel, ce qui relativise pour le moins les assurances des pouvoirs publics sur la maîtrise qu’ils auraient de la situation.

Depuis quelques semaines, des experts de l’éducation et des voix de la société civiles tirent la sonnette d’alarme sur l’inondation du marché par des articles scolaires qui présenteraient un danger sur la santé des enfants. Les produits visés sont globalement les crayons de couleurs, les pâtes à modeler et les effaceurs qui contiendraient des substances nuisibles pour les élèves. Des articles avec lesquels les élèves, au plus jeune âge notamment, ont un conctact direct et quotidien. Qui n’a pas vu  un écolier mordre dans sa gomme ou manipuler de manière insoucieuse sa pâte à modeler ?

Substances nocives

Les substances soupçonnées sont solvants, conservateurs ou métaux lourds,  ce qui  peut engendrer à la longue, des maux de tête, des irritations, voire provoquer le cancer, avertissent-ils en pointant un doigt accusateur vers les marchés informels où ces produits sont vendus à bas prix et sans contrôle. Les inquiétudes sont inspirées par le fait que l’origine des produits est souvent inconnue et cela est vrai sur un marché qui connaît une ouverture anarchique à l’import.

Ces inquiétudes ne sont pas fondées, estime  le directeur général du contrôle économique et de la répression des fraudes du ministère du Commerce. «Ce genre de polémique est cyclique. A chaque rentrée scolaire, c’est la même chose et personne n’apporte la preuve de ce qui est avancé», dénonce Abdelhamid Boukahloune. «Je me rappelle en 2010 ou 2011, une grosse polémique est née concernant la toxicité de certains lots de couvertures de cahiers et de livres. Nous avions alors mené une opération de contrôle qui a touché toutes les cargaisons et les produits étaient de très bonne qualité», soutient-il.

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algerie-focus.com | 31-août-2014 10:50

Revue de presse. Permis de conduire biométrique : Un casse-tête pour les conducteurs

L’Algérie, à l’instar des autres pays du monde, s’attelle à concrétiser l’utilisation du permis de conduire biométrique. En fait, l’Algérie est obligée d’élaborer et d’encadrer le nouveau permis de conduire biométrique qui devra être conforme aux normes et standards internationaux et ce, devant la généralisation de ce type de permis de conduire de par le monde.

La commission interministérielle chargée de l’élaboration de ce projet a été donc installée récemment, alors que les professionnels appellent à sa concrétisation rapide, sachant que le permis à points qui devait entrer en vigueur en 2012 est toujours en stand by.

Il faut savoir qu’au niveau mondial la mutation vers les permis intelligents est déjà largement engagée et l’Europe est même plutôt à la traîne, l’Europe du Sud en tout cas, car la Finlande, la Norvège et la Suède possèdent déjà le permis électronique comme l’Australie, l’Inde, le Salvador et le Mexique, par exemple, qui l’utilise depuis 2007 et où le document sert également de pièce d’identité.

Dans le détail, il existe même une norme internationale ISO depuis 2009 (ISO/IEC180/13) qui encadre les informations sur un support sécurisé au format carte de crédit. Les bénéfices pour les conducteurs comme vous et moi sont particulièrement minimes et ne concernent finalement que les aspects pratiques, notamment par le format réduit et la matière plastique (polycarbonate), bien plus solide que le carton.

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algerie-focus.com | 31-août-2014 10:47

Revue de presse. Rentrée scolaire : De nombreux problèmes et peu de solutions

La couleur de la prochaine rentrée scolaire s'annonce d'ores et déjà. La rencontre qui a réunie jeudi passé, les syndicats de l'éducation avec la première responsable du secteur de l'éducation, s'est soldée par un échec sur tous les plans.

Beaucoup de sujets ont été soulevés par les syndicats, notamment la violence en milieu scolaire, mais, rien de concret. La violence en milieu scolaire est devenue un problème social d'une importance croissante.

La violence a envahi l'école qui devrait en principe permettre à l'individu de développer ses capacités intellectuelles, et l'inciter à apprendre toujours plus. Mais de nos jours, ce phénomène ne cesse de se propager influant ainsi sur la vraie mission de l'école. Il touche toutes les catégories de la société.

La violence, sous toutes ses formes, s'est incrustée au sein de l'Ecole algérienne pour devenir, à la fin, un mal quotidien. Une réalité que les professionnels du secteur ne peuvent plus occulter. Ce phénomène, qui se réduisait auparavant à des cas de "petites" violences entre élèves, agressions contre les professeurs ou dégradations des locaux scolaires, cède la place aujourd'hui à des faits bien plus graves.

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algerie-focus.com | 31-août-2014 10:36

Revue de presse. Crédits gratuits : Les mirages de l’argent facile

Confronté à une jeunesse en mal d’emploi, le régime de Bouteflika achète la paix sociale à coups de crédits gratuits. Cette politique a provoqué une floraison de micro-entreprises très précaires. Le tout financé par la manne des hydrocarbures, qui commence à se tarir. 

A la nuit tombée, dans cette banlieue d’Alger, seuls de pâles réverbères éclairent la chaussée. Dans l’ombre, sur la banquette arrière d’une voiture ordinaire, Samir (1) esquisse un sourire lorsqu’un véhicule de police passe dans la rue. « Je n’ai pas peur d’aller en prison », chuchote-t-il. En 2012, le jeune homme, âgé de 28 ans, était censé ouvrir une boulangerie.

Grâce à un certificat professionnel bidon et au devis d’un fournisseur véreux, il obtient alors 60000 euros de l’Agence nationale de soutien à l’emploi des jeunes (Ansej), une structure étatique qui distribue des crédits aux chômeurs créant leur micro-entreprise. Curieusement, alors que c’est la règle, personne ne vient vérifier si le matériel est bien livré. Tant mieux pour lui, car Samir ne pétrit pas la pâte à pain dès les lueurs de l’aube : il dirige un petit business de voitures d’occasion venues d’Europe et un autre de chaussures orthopédiques.

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algerie-focus.com | 31-août-2014 10:27

Les mouvements autonomistes amazighs manifestent à Tizi Ouzou
Des centaines de manifestants amazighs se réclamant des mouvements autonomistes du MAK (Kabylie), du MAC (Chawi) et du MAM (M’zab, Ghardaia), se sont retrouvés ce samedi 30 août, vers 10h30 sur la place du «Carrefour Matoub Lounes», au chef-lieu de la wilaya de Tizi Ouzou. Plus de 150 jeunes du Mak, à leur tête Bouaziz Aït Chebib, président de ce mouvement, autant de Mozabites, à leur tête le Dr Kamel-Eddine Fekhar, militant des Droits de l’homme, ainsi qu’une dizaine de Chaouis (Mac), se sont regroupés ce samedi en ce lieu appelé aussi «Placette de l’Olivier) faisant face au commissariat et à la Cour de justice de Tizi Ouzou. Leur objectif est non seulement de se solidariser avec la Kabylie, «terre et ville du réveil identitaire amazigh», comme elle est qualifiée dans la déclaration du groupe chawi, venu hier à Tizi Ouzou pour prendre part à cette manifestation, mais aussi pour soutenir les frères mozabites qui sont assassinés impunément à Ghardaïa. Lisant sa déclaration, le groupe chawi a appelé «tous les Amazighs de l’Afrique du Nord à s’unir, marcher sur les traces de nos ancêtres et affirmer notre identité». «C’est un moment historique ! C’est une première dans l’histoire des Amazighs, du fait de nous retrouver ainsi à plusieurs mouvements réclamant l’autonomie amazighe, sur la terre de la Kabylie, et converger vers un même but cher à tous les amazighs d’Afrique et dans le monde», clameront Hocine Azam et Boussad Becha, membres actifs du MAK à Tizi Ouzou. Des membres parmi les nombreux groupes du Mouvement pour l’autonomie du M’zab (MAM), indiquent avoir regagné ce matin Tizi Ouzou à la suite de l’appel du MAK pour le rassemblement de cette journée «en solidarité avec nos frères kabyles, qui en ont assez de la répression du pouvoir». A rappeler que les Mozabites sont venus tôt ce matin, certains par bus et d’autres à motos. Selon des militants du Mak, la police a interpellé plus d’une dizaine de Mozabites à Draâ Ben Khedda (entrée ouest de la ville de Tizi Ouzou). Ils ont été libérés au bout de quelques heures suite à l’intervention des membres de la direction du MAK et à l’issue d’un contrôle identitaire. Le Dr Kamel Eddine Fekhar, dira quant à lui, que «c’est une victoire pour les peuples amazighs. L’injustice du pouvoir n’a pour seul effet que de nous permettre de nous retrouver entre tous les amazighs d’Algérie (Kabyles, Chaouis, Mozabites). J’espère que nos prochaines rencontres auront lieu à Batna, à Tkut ou à Arris, en d’autres villes du M’zab, tout en souhaitant qu’il aura la participation de nos frères Touaregs, qui ont, eux aussi, subi de grandes injustices, ainsi que nos frères de l’Azawed (Mali), que nous ne devons pas oublier, même s’ils vivent hors des frontières algériennes. Ce sera alors un grand jour pour tous les Amazighs…», espère le Dr Fekhar. Hocine Azam du Mak, s’est enorgueilli de la réussite du Mak à rassembler aujourd’hui toute la famille amazighe à travers ses peuples (chaoui, kabyle mozabite). C’est la redéfinition du combat amazigh en général. Nous espérons que cette solidarité va apporter ses fruits, notamment pour nos frères du M’zab qui subissent une féroce et inacceptable violation de leurs droits de vivre en paix. Nous considérons aussi que l’Afrique du Nord, qui traverse des bouleversements sociopolitiques, voire géopolitiques, se doit de prendre en charge les revendications historiques des peuples amazighs, lesquels doivent très rapidement se constituer en coordination pour avoir la force d’arracher leurs droits sur la terre de leurs ancêtres», clame le même militant. Auparavant, les groupes de militants autonomistes ont déposé une couronne de fleurs devant la stèle commémorative de Lounes Matoub avant d’observer une minute de silence, suivie de la lecture d’un message de soutien de Ferhat Mehenni, président du GPK (Gouvernement provisoire de Kabylie), qui vit en exil. Suivi par de nombreux policiers en civil, le rassemblement a eu lieu sans incident.  
elwatan.com | 30-août-2014 19:43

Les raisons du crash de l’avion ukrainien à Tamanrasset
La surcharge et le non respect de la distance et la vitesse de décollage serait à l’origine du crash de l’avion de la compagnie aérienne Ukraine Air Alliance. La surcharge et le non respect de la distance et la vitesse de décollage serait à l’origine du crash de l’avion de la compagnie aérienne Ukraine Air Alliance. Parlant sous le couvert de l’anonymat, un responsable à la tour de contrôle de l’aéroport de Tamanrasset, dit avoir averti le pilote de l’avion ukrainien du problème au moment de décollage. En plus de la surcharge constatée, le commandant de bord n’a respecté ni la distance ni la vitesse de décollage, poussant l’aéronef  à dévier de sa trajectoire et se planter dans le sol à 12 km de l’aérodrome».  Un avion de type Antonov 12 immatriculé en Ukraine, s'est écrasé samedi  matin, avec sept personnes à bord, peu après son décollage à partir de l'aérodrome de Tamanrasset. Selon un communiqué du ministère des Transports, l'aéronef qui transportait des équipements pétroliers,  assurait un vol cargo à partir de l'aéroport Prestwick (Glasgow-UK) vers Malabo  (Guinée Equatoriale), avec plusieurs escales techniques dont les aéroports  de Ghardaïa et Tamanrasset.       
elwatan.com | 30-août-2014 19:22

Un avion de Tassili Airlines bloqué à l’aéroport de Sétif
Les passagers d'un avion de la Compagnie aérienne  algérienne Tassili Airlines (TAL), bloqué vendredi à Sétif suite à l’affaissement  d’une partie de la piste de l’aéroport 8 mai 1945, ont été acheminés par voie  de surface vers l’aéroport international de Constantine pour effectuer leur  vol, a-t-on indiqué samedi auprès des responsables de TAL.          Les passagers de cet avion, un Boeing 737-800 qui devait décoller à  destination de l’aéroport Saint Etienne (France) ont été aussitôt, après l’incident,  transférés à l’aéroport Mohamed Boudiaf, a indiqué à l'APS le responsable  de la communication et des relations publiques de TAL, Karim Bahard.          L’avion  a été bloqué lorsqu’une partie de la piste de l’aéroport s’est  affaissée sous les roues de l’appareil, a indiqué le même responsable, précisant  que suite à cet affaissement, l’aéronef s’est immobilisé sans pouvoir se dégager  de l’endroit où le terrain s’est affaissé.  L’incident survenu aux environ de 14H00 est due à "l’affaissement d’une  partie de la piste de l’aéroport", a précisé le même responsable, affirmant  qu’il "ne s’agit pas d’une sortie de piste de l’appareil".          De son côté, le directeur de l’aéroport du 8 mai 1945 de Sétif, M. Naamoune  Allaoua, a déclaré, en présence du directeur des Transports de la wilaya, Benghanem  Nacereddine, que l’incident survenu vendredi, était la conséquence de la sortie  du Boeing 737/800 de TAL du parcours qui lui est tracé, ajoutant qu’au moment  de la manoeuvre, le roue s’est enfoncé dans un affaissement.           Le même responsable a ajouté qu’aussitôt après l’incident, les autorités  locales civiles et militaires se sont rendues sur les lieux, les 164 passagers  devant se rendre à Saint Etienne (France) ont été pris en charge pour être dirigés  à l’aéroport Mohamed Boudiaf de Constantine.          M. Naamoune a qualifié cet incident de "mineur", bien que les moyens  de secours aient été ramenés d’Alger, ajoutant que l’on ne déplore aucun dégât  matériel, ni de victimes.  
elwatan.com | 30-août-2014 18:29

Reportage à Tizi Ouzou. L’adieu des supporters de la JSK à Ebossé : “Le monde entier nous connaît pour notre pacifisme”

Un rassemblement et une marche pacifique ont eu lieu, ce samedi matin, dans la ville de Tizi Ouzou, pour rendre un dernier hommage à Albert Ebossé, et réclamer que toute lumière soit faite sur son assassinat.

Malgré un soleil de plomb, et une chaleur insupportable, des dizaines de supporteurs et fans du brillant attaquant camerounais de la JSK, ont répondu à l'appel lancé à travers les réseaux sociaux. Aux environs de 10 H ce samedi matin, des groupes de jeunes arborant des drapeaux aux couleurs de la JSK commencent à affluer devant le stade du 1er novembre, où le rendez-vous a été donné. Une mine triste s’affiche sur les visages de ces jeunes supporteurs de la JSK.

La foule commence alors à scander des slogans en hommage à leur idole, Albert Ebossé, dont la dépouille s’apprête à être enterrée, dans la journée, dans sa ville natale à Douala, au Cameroun. Une demi-heure avant le début de la marche, une caméra d’une télévision sportive s’approche de la foule. Elle est aussitôt cernée par la foule qui crie des slogans hostiles au pouvoir, et  à "une certaine presse tendancieuse". "Il y a des charognards sans foi ni loi qui ont profité de la mort de l’un de nos plus valeureux et respectables joueurs, pour tenter de salir la JSK, ses supporteurs, et la région entière", lance furieux Hamid, un jeune supporteur venu de Béni Douala.

"Ebossé tué par un policier"

Le rassemblement qui devait être initialement silencieux, s’est transformé en une tribune de dénonciations. Les supporteurs, qui ne veulent pas admettre les causes de la mort d'Albert Ebossé, présentées lundi dernier par le parquet de Tizi Ouzou, criaient des slogans anti-pouvoir : "Pouvoir assassin", "Ebossé Katlou Poulici, Ebossé tué par un policier", "Doula Hegara" et autres. "On ne peux pas croire qu’un supporteur de la JSK a pu faire faire ça. On est déçu quand notre club perd des matchs, mais en arriver à tuer un joueur, ça c’est inimaginable. Un supporteur de la JSK n'aurait jamais pu faire ça", soutient Hakim, un jeune venu des Ouadhia.

[caption id="attachment_105242" align="alignleft" width="549"] Des dizaines de supporters se sont réunis ce samedi matin devant l'entrée du stade du 1er novembre à Tizi Ouzou pour rendre un dernier hommage à Albert Ebossé. Photo AF[/caption]

Avant le début de la marche, un vieux supporteur du club phare du Djudjura intervient au milieu des jeunes pour calmer les esprits échauffés. Au bout de quelques minutes, la foule se retrouve devant le portail principal du stade de Tizi Ouzou, pour marquer une minute de silence à la mémoire d'Albert Ebossé. Le brouhaha qui régnait sur place est alors vite absorbé par un silence religieux, de tous les manifestants présents. Un moment de fort émotion.

"Le monde entier nous connaît pour notre pacifisme"

Le vieux supporteur, aux cheveux grisonnants, revient à la charge pour inviter les supporteurs à la vigilance. "Notre prestigieux club est connu dans tout le continent africain. Notre club a fait la fierté du football algérien, et cela dans ses moments les plus sombres. La JSK est adulée par des millions d'Algériens, à qui elle a donné, dans le passé, une joie et une fierté grâce à ses brillantes participations en compétitions internationales. On a honnoré notre pays de la manière la plus digne. On n’a pas besoin de démontrer notre innocence par rapport à ce crime abject, car le monde entier nous connaît pour notre pacifisme", leur souffle-t-il, avant d'être salué par une salve d'applaudissements. "On dit que ce sont de faux supporteurs de la JSK qui ont tué Ebossé. C’est faux ! Ceux qui ont tué Ebossé sont les ennemis de la JSK. On n’a pas de faux supporteurs, les supporteurs de la JSK sont tous des vrais", ajoute-t-il, en galvanisant la foule.

La marche démarre aux environs de 11 H, empruntant le boulevard Lamali, et se dirige vers la place Matoub Lounès. Les services de sécurité qui accompagnent les marcheurs sont restés discrets au tout début de la manifestation. La procession humaine, qui scande des slogans anti-pouvoir et réclame justice, est visiblement mal encadrée. Arrivés au niveau de la cité du "20 août", à proximité de théâtre régional Kateb Yacine, les services de la police anti-émeute forment un cordon devant la foule pour les empêcher d’aller plus loin. Les manifestants, déterminés à aller jusqu’au bout de leur action, brisent ce cordon sécuritaire, obligeant les policiers à leur céder le passage. Les service de l’ordre n’ont pas été tentés de résister, craignant certainement un débordement. Les manifestants ont ainsi marqué une halte devant la nouvelle placette de l’ancienne gare, avant de rejoindre la place Matoub Lounès. Les nombreux supporteurs de la JSK ont alors observé une seconde minute de silence devant la plaque commémorative du chanteur rebelle, Matoub Lounès, qui était, de son vivant, un fervent supporteur des Canaris. Aux environs de 13 H 30, la foule se disperse dans le calme. Le visage d'Albert Ebossé et ses prouesses le ballon au pied dans l'esprit de tous.

Arezki IBERSIENE

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algerie-focus.com | 30-août-2014 17:41

Mali : Les deux derniers otages algériens enlevés à Gao recouvrent la liberté

Il n'y a plus d'otages algériens au Mali. Ce samedi le ministère des Affaires étrangères annonce la libération des deux derniers otages algériens dans ce pays frontalier, enlevés en avril 2012 à Gao.

Mourad Guessas et Kedour Miloudi sont libres ! Les deux derniers otages algériens, retenus par le Mujao (Moujement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest), un groupes terroriste malien, au nord du pays depuis le 6 avril 2012 et leur enlèvement à Gao, ont recouvert la liberté ce samedi. Le ministère des Affaires étrangères a rendu publique cette après-midi leur libération via un communiqué de presse, cité par l'APS. Les circonstances de leur libération n'ont pas été précisé par le département géré par Ramtane Lamamra.

[caption id="attachment_105228" align="alignleft" width="491"] 7 diplomates ont été enlevés le 6 avril 2012 à Gao, au Mali. Plus de deux après, les deux derniers otages ont été libérés ce samedi 30 août 2014.[/caption]                         Dans le même temps, le ministère des Affaires étrangères confirme la mort de deux autres otages algériens au Mali . Le document du ministère évoque ainsi le décès du consul M. Boualem Saies, qui a fait partie des sept diplomates algériens kidnappés au Mali, il y a un peu plus de deux ans. Le consul algérien est mort des suites d'une maladie chronique, précise le ministère, qui s'appuie sur des "informations concordantes obtenues par le gouvernement algérien". Enfin, le ministère confirme également la mort du diplomate algérien Tahar Touati au Mali, victime d'un "assassinat odieux".

Pour rappel, trois autres diplomates algériens, otages de Mujao, avaient été libérés, en juillet 2012, quelques mois après leur capture.

Avec agence

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algerie-focus.com | 30-août-2014 15:36

Deux diplomates algériens enlevés au nord du Mali libérés
Les deux derniers otages algériens enlevés le 6 avril  2012 à Gao (nord du Mali) ont été libérés, annonce samedi le ministère des Affaires  étrangères dans un communiqué.          Il s'agit de la libération de MM. Mourad Guessas et Kedour Miloudi,  qui fait suite à celle des trois otages libérés quelques jours après leur enlèvement,  précise la même source.          Le consul, M. Boualem Saies, qui fait partie des diplomates enlevés,  est décédé des suites d'une maladie chronique, ajoute la même source, citant  des "informations concordantes obtenues par le gouvernement algérien".          La même source confirme, en outre, "l'assassinat odieux" du diplomate  Tahar Touati.
elwatan.com | 30-août-2014 14:29

Un avion de Tassili Airlines frôle la sortie de piste à l’aéroport de Sétif

Un avion de la compagnie aérienne Tassili Airlines a été victime vendredi soir d'un affaissement de la piste au moment de son décollage alors qu'il quittait l'aéroport de Sétif. 

Le transport aérien algérien connaît un été difficile, cette année. Dans la tourmente depuis le crash du vol AH 50 17, reliant Ouagadougou à Alger, le 24 juillet dernier au nord du Mali, Air Algérie n'est pas la seule compagnie aérienne à connaître des déboires sur la piste de décollage. L'équipage de sa concurrente, Tassili Airlines, s'est fait une belle frayeur vendredi soir à Sétif, en frôlant la sortie de piste.

En effet, l'équipage du Boeing 737-800 a été victime d'un affaissement de la piste de l'aéroport du 8 mai 1954 à Sétif vendredi à 21 H 30, rapporte ce samedi le journal local Sétif Info. Le vol charter, qui transportait ses passagers vers Saint-Etienne, une ville située à l'est de la France, était en cours de décollage lorsqu'un morceau de la bande de roulement de la piste s'est affaissée sous le poids de l'avion, bloquant ce dernier dans des circonstances encore mal connues, précise la même source. L'incident n'a fait aucune victime.

Contactées par nos soins à plusieurs reprises ce samedi matin, les directions de l'aéroport de Sétif et de Tassili Airlines ne nous ont pas répondu.

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algerie-focus.com | 30-août-2014 13:29

Devoir de mémoire : Le précieux témoignage des Moudjahidins

Les témoignages des Moudjahidins, les combattants qui ont vécu la guerre de Libération nationale revêtent une grande importance, dans la mesure où il contribuent à étoffer la connaissance des Algériens sur la glorieuse Révolution et permettent à la jeunesse et aux générations futures de connaitre l'Histoire de leurs pays.

Dans cet ordre d'idée, le ministre des Moudjahidins, Tayeb Zitouni, a rappelé, lors de sa visite, jeudi,  dans la wilaya de Saïda, "la nécessité de veiller d'avantage à l'enregistrement de témoignages des acteurs de la glorieuse Révolution de libération nationale", rapporte l'APS.  M. Zitouni a, en outre, exhorté les Moudjahidins à livrer leurs témoignages sur les faits qu'ils ont vécus durant la Révolution de novembre 1954.

Lors de sa visite, le ministre des Moudjahidins à inauguré une annexe du musée des Moudjahidins à Hai En-Nasr. Elle sera dotée par le ministère d'ouvrages et de films documentaires, qui seront mis au profit d'étudiants et chercheurs. Zitouni affirme la volonté de son département "d'ouvrir ces musées jusqu'à une heure tardive pour pour mieux exploiter cet espace avec des rencontres sur l'histoire de la Révolution en présence de moudjahidins et des séances d'étude et de recherches pour les jeunes", cite l'APS.

Devoir de mémoire

Rappelons que le directeur des archives nationales, Abdelmadjid Chikhi, rappelle, à chacune de ses sorties, que l'institution qu'il dirige est ouverte à la collecte de tous les témoignages des Moudjahidins et des récits ayant rapport avec la Révolution algérienne. Le centre d'archives nationales met à leur disposition tous les moyens nécessaires pour l'enregistrement, la protection et la sauvegarde de ces témoignages.

Arezki IBERSIENE

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algerie-focus.com | 30-août-2014 11:26

Crash d'un avion Ukrainien au sud de l'aéroport de Tamanrasset
Un avion civil Ukrainien s'est écrasé   samedi à 2h40 du matin au sud de l'aéroport de Tamanrasset, a-t-on appris  des services de la wilaya.  Selon des informations préliminaires , l'appareil de type "Antonov  12" s'est écrasé dans une zone montagneuse à une quinzaine de kilomètres au  sud de l'aéroport de Tamanrasset , après une escale technique, selon la même  source .          Un équipage de sept personnes était à bord de cet avion à destination  de la Guinée équatoriale, a-t-on ajouté .      Suite à ce crash ,des opérations de recherche ont été lancées, selon la  même source.   Les débris de l'appareil retrouvés Les opérations de recherches lancées suite  au crash d'un avion civil ukrainien samedi matin au sud de l'aéroport de Tamanrasset,  ont permis la découverte des débris de l'appareil , ont indiqué les services  de la wilaya .           Le site de crash se situe dans une zone montagneuse, près de la localité  "Tagrembaït",à 15 km au sud de lÆaéroport de Tamanrasset, et à une distance  de 25 km du chef lieu de wilaya. Les recherches se poursuivent jusqu'à maintenant sur le zone du crash, a-t-on  ajouté .  Selon un communiqué du ministère des Transportsparvenu à l'APS, l'avion "a perdu contact avec la  tour de contrôle de l'aérodrome de Tamanrasset trois minutes après son décollage  à partir dudit aéroport soit 1h44 mn GMT".          L'aéronef en question, qui transportait des équipements pétroliers,  assurait un vol cargo à partir de l'aéroport Prestwick (Glasgow-UK) vers Malabo  (Guinée Equatoriale), avec plusieurs escales techniques dont les aéroports  de Ghardaïa et Tamanrasset, précise le ministère.          "Le message de détresse a été diffusé à la minute près par le centre  de contrôle régional d'Alger (CCR) et le service de recherche et sauvetage (SAR)  a engagé aussitôt ses recherches. Une cellule de crise au niveau local a été  immédiatement mise en place par le wali, tout comme une cellule de crise au  niveau central a été installée par le ministre des Transports", ajoute le communiqué.          "L'aéronef a été localisé à une quinzaine de kilomètres au sud de l'aérodrome.  Les équipes de secours n'ont malheureusement relevé aucun survivant sur les  lieux du crash", conclut le communiqué.
elwatan.com | 30-août-2014 11:17

Des nominations, des affectations et des démissions
Ils sont 1333 magistrats à être concernés. Si 11 magistrats ont été mis en «disponibilité», deux ont quitté définitivement le corps «pour des raisons familiales et privées». Une montagne a accouché d’une souris ! Réunis durant trois jours, les membres du Conseil supérieur de la magistrature n’ont entériné qu’une série de décisions liées à la carrière de certains magistrats. Aucun mouvement important à la tête des parquets, des tribunaux ou des cours de justice n’a été effectué et le CSM, qui se réunit sans son président à savoir le chef de l’Etat, s’est contenté de certaines nominations, titularisations, mises en disponibilité et démissions. Le seul dossier, un peu lourd, qui a été traité lors de cette réunion marathon est celui des mutations. Des dizaines de magistrats, affectés dans les régions du Sud, ont en effet été mutés ailleurs. Ils sont 803 magistrats à avoir été touchés par le mouvement. Pour justifier son acte, le CSM a «pris en considération les cas de rapprochement familial, des cas sociaux ou de santé, des demandes remplissant la durée d’exercice tout en tenant compte des vœux formulés par  les magistrats ainsi que la nécessité de service», précise un communiqué du conseil. Ce dernier ajoute que le CSM «a porté une attention particulière aux magistrats exerçant au Sud, et ce, en répondant favorablement aux demandes de ceux ayant dépassé la durée d’exercice au Sud fixée préalablement». Pour le reste, le Conseil supérieur de la magistrature s’est contenté d’entériner de nouvelles nominations et promotions. Ainsi, 48 magistrats ont été nommés, tandis que 331 autres  ont été titularisés. Sur le plan du nombre, ce sont les magistrats «promus qui détiennent la palme. Ils sont 1 333 magistrats qui sont concernés. Si 11 magistrats ont été mis en «disponibilité», deux ont quitté définitivement le corps «pour des raisons familiales et privées». Aucune exclusion n’a été prononcée. Mais le communiqué du CSM, qui est signé par son secrétaire général, ne fait pas mention de mouvements dans le corps des responsables de tribunaux et de cours. Pis, le document évacue totalement les expressions de malaise que connaît le corps des magistrats à propos notamment d’accusations de copinage. C’est pour cela qu’un grand mouvement dans le corps des magistrats est renvoyé à plus tard. «Un tel mouvement pourrait susciter une grande colère chez les juges, déjà suffisamment brimés par le système de copinage et de marginalisation subi depuis plus d’une décennie. Les juges pensaient en avoir terminé avec ce règne, sachant que l’actuel ministre était un magistrat et lui-même et avait souffert de ces discriminations. Le professionnalisme et la probité doivent être les seuls critères dans tout mouvement dans le corps de la magistrature. Réduit à une coquille vide, le syndicat est devenu un appendice de la chancellerie. Il ne faut pas espérer qu’il puisse défendre les droits des magistrats», a indiqué une source citée par El Watan dans son édition de 25 août dernier. En principe, le Conseil supérieur de la magistrature, qui se réunit deux fois par an, est présidé par le président de la République. Il est secondé par le ministre de la Justice. Mais depuis que Bouteflika est malade, le conseil est systématiquement présidé par le garde des Sceaux.
elwatan.com | 30-août-2014 11:00

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