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Actualité

Abderrahim, 27 ans : «J’ai deux dates de naissance»
«Je considère que j’ai deux dates de naissance.» Derrière ses yeux clairs et son sourire affable, Abderrahim refoule souffrances et angoisses. Il n’avait que 19 ans lorsqu’il a perdu l’usage de ses jambes. «C’était dans l’après-midi du 31 décembre 2006. Entre Laghouat et Ghardaïa», entame-t-il en fermant les yeux. Cet après-midi là, le jeune homme avait passé la journée avec ses amis, qui avaient organisé un barbecue. En rentrant chez eux, leur véhicule a fait une embardée. «Nous roulions vite, et, en plein virage, le sable a fait déraper la voiture. Je me suis réveillé une heure après, seul et à 11 mètres en dehors de l’habitacle», ajoute-t-il, sans se départir de son sourire, mais les yeux voilés. Et s’il ne sent rien, s’il n’arrive plus à bouger, il ne se doute pas de la gravité de ses blessures, mettant cette paralysie sur le compte d’un choc passager. Au fil des jours sans «amélioration», le jeune comprend que les choses étaient plus compliquées qu’il ne le pensait. Après plusieurs tentatives, il parvient à se faire admettre à l’hôpital de Tixeraïne. «Je pensais, naïvement, que je n’y passerai que quelques jours, voire quelques semaines. Que je ressortirai pour reprendre ma vie d’avant, remarcher, ressortir, reprendre mes études. Je demandais même aux autres patients depuis combien de temps ils étaient là», se rappelle-t-il avec émotion. Durant ces sept mois de rééducation, Abderrahim se rend à l’évidence : il ne retrouvera jamais l’usage de ses jambes. «J’étais dans le déni, dans la non-acceptation. D’autant plus qu’il n’y a aucune aide psychologique prodiguée, et qui pourrait aider à faire son deuil plus vite», déplore-t-il. Pour lui, la période d’acceptation de sa nouvelle vie prendra près d’un an, durant lequel il ne sort pas de chez lui. «Quand je suis sorti, ça a été une nouvelle vie, une nouvelle naissance. Imaginez, j’étais un jeune homme comme les autres. J’étudiais, passais mon bac, préparai mon avenir et la vie que j’avais devant moi, et j’avais une vie sociale pleine et trépignante. Et d’un coup, à cause d’une fraction de seconde, plus rien. Dire que ça a été dur est un euphémisme», souffle-t-il, sans pourtant se départir de son sourire chaleureux. Pour lui, c’est la fin, il est devenu «handicapé», dans un fauteuil roulant. Puis, un jour, sans s’expliquer le déclic, il sort, et affronte une société «impitoyable». A partir de là, le jeune homme décide de sortir de son hibernation. Il passe son permis de conduire, s’achète une voiture, suit une formation d’informatique, et tente de se reconstruire un avenir. En faisant fi de tous les obstacles dressés par l’environnement et par la société algérienne aux personnes ayant un problème de mobilité. «Je n’ai pas pu suivre une autre formation pour cause d’inaccessibilité. Idem pour de nombreux postes de travail que j’ai pu décrocher, mais que j’ai été contraint d’abandonner. J’ai donc fait le taxi clandestin pendant 3 ans, avant d’ouvrir un cybercafé», énumère-t-il. Puis, il ajoute à brûle-pourpoint : «Je ne me sens vraiment handicapé que lorsque je suis face à des escaliers, sans autre issue.» Car le manque d’accessibilité pour les personnes en fauteuil roulant est la chose qui les paralyse vraiment. Ce qui le freine, le bloque même, dans de nombreux domaines. «Dont celui de fonder une famille. C’est très compliqué, et le plus difficile sera de trouver une femme, qui voudra m’épouser pour moi-même, et non pas par pitié ou par défaut», souffle-t-il, en hochant les épaules, une ombre assombrissant son visage. «Mais bien sûr, je ne montre pas que cela m’affecte. Mais c’est la nuit, quand je suis allongé dans mon lit, dans le noir, que tout remonte. Et ça tue.» D’ailleurs, son sourire indélébile et sa bonne humeur communicative, Abderrahim les a payés cher. «J’ai développé un diabète, parce que justement je laissais tout enfoui en moi, courageux que je fais semblant d’être», dit-il dans un éclat de rire.  
elwatan.com | 30-oct.-2014 10:00

El Watan à 20 DA
Forgée dans les durs moments de la barbarie et de la terreur, la presse indépendante, qui a payé le prix fort pour garder allumée la flamme de la liberté, fait face aujourd’hui à une autre épreuve de force engagée par le pouvoir en place. En défendant courageusement leur rôle d’animateur et d’agitateur d’idées, en ouvrant leur espace à l’expression libre et à toutes les sensibilités politiques et sociales, tout en assumant son ton critique, des journaux comme El Watan etEl Khabar s’attirent les foudres des décideurs. Les autorités politiques du pays s’attaquent ainsi aux derniers fiefs de la démocratie. La reconduction de Abdelaziz Bouteflika au palais présidentiel pour un quatrième mandat a été le point d’orgue de cette nouvelle guerre faite à la liberté de la presse. Le pouvoir de Bouteflika s’ingénie en matière de harcèlement et de coups tordus. Après les procès en cascade contre des journalistes et la suspension de journaux, les tenants de l’ordre établi s’acharnent par un procédé pernicieux à asphyxier financièrement des journaux attachés à leur indépendance économique et à leur indépendance éditoriale. L’objectif est d’achever l’un des derniers acquis d’Octobre 1988 encore en vie, pour ne laisser en surfacequ’une presse aux ordres et façonner ainsi un paysage médiatique servile. C’est la mission fixée au ministre de la Communication. La sale besogne consiste à couper une des sources de financement des journaux, la publicité. Des chefs d’entreprises privées nationaux et étrangers ont été «conviés» à ne plus placer leurs annonces dans des journaux, El Watan etEl Khabar notamment. Un odieux chantage. Si certains annonceurs résistent à la menace, beaucoup d’autres ont fini par céder. El Watan, dont les sources de financement viennent exclusivement de ses ventes et de la publicité privée, en prend un coup, mais sans courber l’échine. Votre journal coûtera à partir d’aujourd’hui 20 DA. C’est un effort demandé à nos lecteurs pour pouvoir poursuivre l’aventure d’une entreprise d’information indépendante.Porté par des valeurs de liberté et de progrès, jaloux de son indépendance, votre journal restera viscéralement attaché à son engagement citoyen et demeurera fidèle au serment des martyrs de la liberté de la presse. Il restera la vigie d’une société assoiffée de liberté en abordant de manière vive toutes les questions qui agitent le pays. Il continuera à accueillir dans ses colonnes tous les Algériens dans leur diversité. El Watan continuera à être le journal où on lira ce que les pouvoirs cherchent à occulter, mais aussi de l’information indépendante. Il ne renoncera jamais à cette belle aventure qu’il partage avec des Algériens ; voir émerger un pays développé et un Etat moderne et démocratique. Son énergie, il la puise dans le courage et l’engagement de son équipe portée par un idéal. Mais aussi et surtout dans la fidélité de ses lecteurs dont la confiance ne cesse de se renouveler. «Même à 50 DA, les gens doivent acheter ce journal qui fait vire la démocratie», témoigne l’opposant Mohamed Arezki Ferrad. Un journalisme libre et indépendant est avant tout une exigence démocratique, un besoin vital pour une société en mouvement. C’est là un nouveau pari que prendra avec courage et abnégation notre journal.En s’attaquant à la presse libre, le pouvoir se trompe de combat.             
elwatan.com | 30-oct.-2014 10:00

De l’idéal social de Novembre aux perversions rentières
Dans le florilège des activités commémoratives célébrant le 60e anniversaire de la Révolution, le Forum des chefs d’entreprises (FCE) a tenu à apposer sa patte sur l’événement en esquissant un bilan économique et social des politiques publiques engagées depuis 1962. La FCE a opté, à cet effet, pour un cadre convivial en organisant une «conférence dînatoire» mardi soir, à l’hôtel El Aurassi. A la tribune, trois intervenants se succèderont pour animer cette rencontre, en l’occurrence Omar Ramdane, président d’honneur du FCE et ancien officier de l’ALN (Wilaya IV) et les économistes Abdelhak Lamiri et Mohamed-Cherif Belmihoub. Brahim Benabdeslem, directeur de MDI-Alger Business School, officiera, quant à lui, en modérateur des débats.M. Benabdeslem ne manquera pas de rappeler, dans son mot d’introduction, que le FCE avait célébré le 50e anniversaire de l’indépendance à sa manière en produisant un document de 50 propositions «pour sortir l’économie algérienne de la dépendance aux hydrocarbures». De par son statut d’acteur et de témoin de la Guerre de Libération nationale, Omar Ramdane se chargera de l’aspect historique de cette conférence. Il axera ainsi son intervention sur la genèse de la lutte armée depuis la création de l’OS, en 1947, jusqu’à celle du FLN en passant par la crise du MTLD, le conflit entre les messalistes et les centralistes et l’émergence du CRUA comme troisième voie.Omar Ramdane insiste sur le fait que «la Révolutionn’a pas été linéaire mais a connu des hauts et des bas, des périodes fastes et d’autres plus difficiles». Il souligne, au passage, que la date du 1er Novembre ne sera jamais ébruitée. «Elle ne sera divulguée que la veille et même des chefs de zone n’avaient pas été mis au courant», dit-il. L’orateur dresse ensuite un inventaire détaillé des premières opérations du FLN. «Dans ma ville, Miliana, il y avait une librairie qui affichait les pages des journaux et on y comptait les points où il y avait eu des attaques. Il y a eu en tout 35 endroits où il y a eu des sabotages, des attentats et cela a eu un écho considérable», se souvient l’ancien officier de l’ALN. Pour Omar Ramdane, la Révolution était «l’œuvre  du peuple tout entier, avec toutes ses composantes. Elle n’avait pas de chef parce qu’on avait souffert du zaïmisme (de Messali, ndlr). Il y avait une direction collégiale», Omar Ramdane reconnaît toutefois le rôle de ces hommes d’exception qu’étaient les Boudiaf, Didouche Mourad, Larbi Ben M’hidi, Zighout Youcef ou encore Mostefa Ben Boulaïd. Sans compter Abane Ramdane qui, dès sa libération en mars 1955, s’échina à réorganiser la lutte. «A Alger, le vide laissé a fait qu’il est devenu la tête politique de la Révolution. Il avait de l’audace, une vision. Il avait un sale caractère, mais il était exigeant. C’est lui qui a amené toutes les autres forces à intégrer le FLN». En réponse à ceux qui ont voulu salir la mémoire de Abane, il dira : «C’était un homme d’exception. Les gens qui sortent de l’ordinaire attirent les médiocres comme les paratonnerres attirent la foudre.» Le professeur Mohamed Cherif Belmihoub, directeur de l’Ecole nationale supérieure de management (ENSM), s’attachera pour sa part à analyser la notion de justice sociale et les acquis de l’indépendance à l’aune des idéaux prônés par les compagnons de Ben M’hidi. La déclaration du 1er Novembre proclamait bien l’instauration d’un Etat «démocratique et social». Pour le conférencier, «il était tout à fait normal que les aspirations des Algériens, après 1962, portent sur la justice sociale, et l’Etat algérien devait se faire le vecteur de cet idéal». Et de s’interroger sur le sens et l’efficacité des politiques publiques et des modèles d’organisation institutionnelle suivis depuis 1962, à commencer par le modèle autogestionnaire. «Aujourd’hui, l’Etat continue à maintenir la justice sociale soit par les dépenses publiques, soit par les transferts sociaux», a indiqué l’orateur. «Aucun pays ne s’est développé avec des cerveaux sous-développés» Il précise dans la foulée que «12% du PIB vont dans les transferts sociaux, 25% en incluant les transferts indirects». «Nous avons un service public inédit dans le monde, je parle de sa taille, pas de sa qualité. Le taux d’électrification, de raccordement au gaz de ville est exceptionnel. Cela a atteint des niveaux que même des pays de l’OCDE n’ont pas atteint.» Le professeur Belmihoub estime que «cela peut devenir intenable». Il constate : «Nous sommes dans une pauvreté monétaire», en pointant le décalage sidérant, pour des couches entières de la population, entre les salaires et le pouvoir d’achat. Il observe par ailleurs que «la dépense publique a des vertus, mais elle peut aussi créer une situation d’assistanat». Le conférencier décèle une forme de «perversion» dans le fait que cette dépense publique, adossée à la rente pétrolière, «préfère importer plutôt que produire». Complétant cet état des lieux, le professeur Abdelhak Lamiri dresse un diagnostic de l’économie algérienne au niveau «macro» en disséquant l’évolution des niveaux de performance de notre économie comparée à celle d’autres pays. Il note que le PIB de l’Algérie en 1964 était de 4 milliards de dollars et qu’en 2013, il était de 141 milliards de dollars hors hydrocarbures. En suivant la cadence d’un certain nombre de pays du même niveau que l’Algérie, il relève que leur PIB tournerait actuellement autour de 97 milliards de dollars en moyenne. «De ce point de vue-là, c’est pas mal», commente-t-il. Mais devant les pays «dragons» comme il les appelle, ou émergents, la performance algérienne ne tient pas la comparaison. Le conférencier cite le cas de la Corée du Sud : «Elle avait 3,8 milliards de dollars en 1964, en 2013, elle était à 1250 milliards de dollars avec 8% de croissance», argue-t-il. Plusieurs facteurs structurels expliquent, selon lui, ce retard : faiblesse managériale, qualifications humaines insuffisantes, organisation économique peu efficace, absence d’une instance de planification comme l’était le ministère du Plan, à quoi s’ajoute un environnement des affaires peu engageant. Et pour changer la donne, Abdelhak Lamiri préconise d’investir davantage dans la ressource humaine au lieu de tout injecter dans les infrastructures. Il recommande au passage de s’inspirer de l’Inde qui a fait l’inverse en investissant à 95% dans la «soft industry», l’ingénierie, et dans la recherche-développement. Il est impératif donc d’opérer une révolution managériale «car aucun pays ne s’est développé avec des cerveaux sous-développés».        
elwatan.com | 30-oct.-2014 10:00

Les féministes entrent en scène
Pourquoi celles qui se revendiquent du féminisme acceptent-elles de participer à un congrès féminin organisé par une confrérie religieuse et sponsorisé par un pouvoir qui a institué un code de la famille inégalitaire et qui refuse toujours de l’abroger ?  C’est en réponse à cette question que la sociologue Fatma Oussedik, militante féministe du réseau Wassila, a entamé hier son intervention au CCO pour expliquer que «c’est une manière de les questionner sur le sujet mais aussi d’interroger notre propre rapport à la tradition musulmane à laquelle nous appartenons ainsi que la place des femmes dans l’histoire».Elle considère que les espaces d’expression sont tellement limités en Algérie que cette rencontre se présente comme une aubaine pour se faire entendre. «Et puis, on nous a tellement traitées de ‘‘hizb frança’’ que c’est aussi, dit-elle juste avant son intervention, une manière de remettre en cause cette idée reçue.» «Tradition et modernité, quand l’une enrichit l’autre» est l’intitulé de sa conférence où elle a développé le concept d’«exceptionnalité» quand il s’agit de décrire la participation de la femme dans les évolutions historiques du monde musulman. Evoquant quelques exemples, Hassiba Ben Bouali et les poseuses de bombes durant la lutte de libération, la mystique musulmane Rabéa El Adawiya, le combat et le statut de Fatma N’soumeur, elle considère que l’exceptionnalité fait consensus autant chez les auteurs coloniaux et occidentaux que locaux. Il y a, dit-elle, comme une volonté de «sortir les femmes de l’histoire agissante, de masquer notre rapport au long temps et de nier l’existence d’une lutte féminine pérenne». Fatma Oussedik est allée plus loin dans l’histoire pour déterrer des destins de femmes «d’exception» pour prouver que l’érudition, y compris dans les sciences religieuses, n’a pas toujours été exclusivement l’apanage des hommes. Parmi plusieurs noms évoqués tels Nafissa bent El Hassan, Rabéa Bent Smaïl, elle retient celui de Chabaka qui a enseigné dans l’Egypte médiévale et dont le nom évoque justement le réseau et la capacité à transmettre des savoirs. Lors de la même session organisée sous l’intitulé générique «Féminin, tradition et modernité», Leïla Zerrougui revendique non seulement une place plus importante dans les centres de décision, mais aussi une participation active des femmes dans les processus de paix et la résolution des conflits. Elle part de sa propre expérience en tant que représentante spéciale du secrétaire général de l’ONU pour les enfants. On lui doit la campagne «Enfants, pas soldats» qui œuvre à faire pression sur les belligérants afin qu’ils n’enrôlent pas de mineurs dans les conflits armés. Elle se soucie aussi de paix et de résolution des conflits mais cet aspect de l’enfance dans la guerre est tellement préoccupant qu’il a donné lieu à un mandat spécifique qu’elle assume aujourd’hui dans plusieurs régions de Centrafrique, Sud-Soudan et Somalie. Elle se réfère au premier rapport de Garça Machel, «une grande dame», rédigé en 1996 et qui a fait bouger les choses. Quant à la place de la femme, malgré les conférences internationales (Copenhague, Nairobi, Beijing, etc.) et la résolution 1325 de l’ONU, les résultats sont, rappelle Leila Zerrougui, loin de refléter les ambitions affichées et c’est ainsi que «sur neuf accords de paix conclus en 2011, seuls deux (Somalie et Yemen) comprennent des dispositions spécifiques en faveur des femmes. Aussi, sur 14 processus de négociation de paix engagés par l’ONU, seuls 4 (dont Chypre) présentent des femmes à la table des négociations. L’implication des femmes dans les actions en faveur de la paix est, pour la représentante onusienne, indispensable aussi parce que les femmes ne sont plus seulement des dommages collatéraux de la guerre mais elles sont affectées directement». Dans la session précédente consacrée au «Féminin, éthique et éducation», Patrick Busquet de la République démocratique du Congo, intervenant sur les médias, a prôné la restitution d’une vision plus positive et généreuse du monde. Il part du constat inspiré d’une étude menée en 2006 et faisant ressortir que seul 1% du contenu diffusé par les médias est positif. Le reste concerne les catastrophes, les guerres, l’actualité événementielle, le divertissement, la polémique, les commentaires, etc. «Les contenus fabriqués par les médias et les professionnels de la communication utilisent une narration loin de dire la vie et aboutissent à une pulvérisation de l’histoire néfaste pour la santé psychique de l’humanité», explique le journaliste qui n’est néanmoins pas venu les mains vides en évoquant les expériences concrètes menées grâce à la fondation suisse Hirondelles et le réseau de radios communautaires installées dans les zones de conflits pour un travail en conformité avec les valeurs humaines et de paix. «Sur les 400  radios communautaires que compte le pays, 85 sont inscrites dans cette logique», indique-t-il en évoquant le rôle positif joué aussi par la radio Okapi qui prône, comme le suggère le conférencier, «la fabrication de programmes d’intérêt général qui contribuent à faciliter la marche du monde vers le mieux». Pour Patrick Busquet, la responsabilité incombe aussi au public qui doit réagir face aux médias dont la concentration, qu’elle soit géographique (monde occidental) ou humaine (les grands groupes de presse), ne milite pas en faveur de la diversité d’opinion. Intervenant sur l’éducation au sens restrictif du terme, Mustapha Cherif et l’Egyptienne Hoda Mahmud Darwich ont placé le Coran au centre de leurs préoccupations. Le premier soutient que c’est Dieu lui-même qui a voulu la diversité, d’où la nécessité d’encourager la culture du vivre-ensemble. La seconde, membre du comité scientifique du conseil suprême soufi de son pays, a développé l’importance de la religion, source de valeurs et de l’éthique, dans l’éducation en citant Diderot et d’autres penseurs occidentaux, mais s’appuie sur le Coran car contenant tourtes les valeurs éthiques. Pour elle, le Prophète Mohamed est un modèle et son expérience est exemplaire. Partant de là, Hoda Mahmud Darwich pense que «la modernité doit se baser sur le savoir, à condition que celui-ci ne contredise pas la religion».         
elwatan.com | 30-oct.-2014 10:00

On vous le dit
- Une décharge sauvage près des habitations aux Issers La gestion des ordures ménagères fait énormément défaut dans la localité des Issers. Les services de la voirie communale jettent les ordures près du lotissement se trouvant à la sortie de la ville, au bord du CW151. En plus des désagréments causés à longueur d’année aux riverains, cette décharge se trouve sur une terre à vocation agricole s’étendant sur plus de 5 ha. Le terrain en question se rétrécit comme une peau de chagrin à cause des importantes quantités d’ordures jetées quotidiennement. Ses exploitants ont introduit une procédure en justice pour la récupérer et protéger les vergers alentour, mais  leur démarche n’a pas abouti. Les ordures sont même parfois abandonnées sur la chaussée, a-t-on constaté. La fin du calvaire des résidants de la périphérie n’est pas pour demain en raison des retards enregistrés dans la réalisation des projets de centre d’enfouissement technique et de décharges contrôlées prévus dans la région. - Des musées chassent des touristes Le tourisme continue de souffrir en Algérie. Des pratiques bureaucratiques n’encouragent pas le développement de ce secteur important. Cette fois-ci, c’est un groupe de touristes allemands qui en ont fait les frais. Venus en croisière à bord du navire MS Bremen pour visiter Annaba et Alger, une partie de ce groupe de 120 personnes n’a pas profité de la halte à Alger. Devant se rendre au Musée des antiquités et des arts islamiques d’Alger, ce groupe a été sommé de quitter les lieux au bout de seulement 15 minutes. «A cause des embouteillages, ces touristes sont arrivés sur les lieux à 16h15. Un agent sur place les a informés que le musée fermait à 16h30. Malgré notre sollicitation de prolonger la visite de 15 minutes supplémentaires, l’agent a refusé. C’est vraiment dommage pour le tourisme algérien», explique Mourad Larbi, manager directeur de Magic Tours, précisant que ce fait «vient de gâcher deux ans de préparation de cette croisière». - 9 morts et 8 blessés sur les routes du pays Neuf personnes ont été tuées et huit autres blessées dans plusieurs accidents de la circulation survenus à travers  le pays durant la période du 28 au 29 octobre, a indiqué,  hier, la Protection civile dans un communiqué. Le bilan le plus lourd a été enregistré dans la wilaya de Ghardaïa, avec 3 personnes décédées suite à une collision entre un camion semi-remorque et  un véhicule léger, au lieudit Oued El Kebach, commune de Berriane, a-t-on déploré. Par ailleurs, les unités de la Protection civile ont effectué, durant  la même période, des interventions pour procéder à l’extinction de 4 incendies urbains, industriels et divers, dans les wilayas de Skikda, Blida, Naâma et Ouargla. Durant la même période, 14 cas d’asphyxie au monoxyde de carbone émanant des appareils de chauffage et chauffe-bains ont été enregistrés, dont 7 à Naâma, 4 à El Bayadh et 3 à Sétif, ajoute la même source. - Sanofi évince son directeur général Sanofi, premier groupe pharmaceutique français par la valeur boursière, devant Total, a annoncé mercredi l’éviction de son directeur général, Christopher Viehbacher, accusé de gérer en solitaire les destinées de l’entreprise. Agé de 54 ans et bénéficiant de la double nationalité, allemande et canadienne, M. Viehbacher dirigeait Sanofi depuis le 1er décembre 2008. L’annonce de son départ a fait chuter le cours de Sanofi à la Bourse de Paris. En fin de matinée, le titre perdait près de quatre points, après s’être déjà effondré de plus de 10% la veille à la suite de la publication de ses résultats trimestriels. «La poursuite du développement du groupe exige aujourd’hui un management fédérant plus largement les talents, une focalisation plus grande sur l’exécution et une collaboration étroite et confiante avec le conseil d’administration», a expliqué Sanofi pour justifier cette décision .       
elwatan.com | 30-oct.-2014 10:00

Les souffrances des rescapés des accidents de la route : Quand la vie bascule brutalement
Plus de 4000 morts. Plus de 60 000 blessés. Durant l’année 2013, les accidents de la route ont provoqué ce bilan, connu de tous. Et il n’est pas exclu que l’année 2014 enregistre une hausse du nombre de victimes, puisque pour les seuls huit premiers mois de l’année en cours, ce sont plus de 1542 personnes qui ont perdu la vie dans les quelque 77 477 interventions de la Protection civile, qui ne comptabilise que les décès avant et en cours de transfert à l’hôpital. Ce bilan est en augmentation comparativement à la même période de l’année dernière. Il ne se passe d’ailleurs pas un jour sans qu’il soit fait état d’une collision, d’un dérapage ou d’un carambolage. De même, il ne se passe pas une semaine sans que les services concernés, Gendarmerie nationale ou encore Protection civile, ne rendent public le triste décompte d’un week-end ou d’un Aïd meurtrier. Mais, au-delà des bilans muets et des chiffres froids que l’on égrène, qui ne sauraient rendre compte de l’étendu des dégâts sur la vie de milliers de personnes, l’impact de ces accidents est insoupçonnable. D’autant plus que les statistiques sont loin de faire l’unanimité. «Il est toujours très compliqué d’avoir des chiffres exhaustifs quant aux accidents de la route», estime ainsi Flora Boubergout, présidente de l’association Baraka. «Le fait est qu’il peut y avoir confusion entre les différents bilans donnés. Mais une chose est sûre : ils sont inexacts, incomplets et présentent de nombreuses lacunes», ajoute-t-elle. Ce que confirme un analyste spécialisé dans les accidents de la route. «On ne comptabilise que les morts sur le coup ou en cours de transfert», explique-t-il. «Mais les blessés graves sont-ils pris en compte ? Ceux qui succombent quelques jours plus tard à l’hôpital, ou des mois après des suites de complications dues à l’accident ?» s’interroge Mme Boubergout. Pis. On ne sait pas, par exemple, avec exactitude combien de personnes vivent aujourd’hui en Algérie avec une séquelle due à un sinistre de la route. «Chaque année, il est estimé qu’il y a plus de 1500 blessés médullaires suite à ce type d’accident, et ce, en plus des amputés ou encore des personnes ayant un traumatisme crânien», avance quant à elle Atika El Mamri, présidente de la Fédération algérienne des personnes handicapées (FAPH), citant des sources médicales. «Les chiffres sont faussés en l’absence de recensement des handicapés et en l’absence de suivi, tant médical que psychologique», regrette-t-elle, confiant en avoir souffert elle-même. «Après mon accident, lorsque je me suis retrouvée en fauteuil roulant, et même plus tard, jamais une quelconque autorité ne s’est inquiétée de mon sort, de mon devenir en tant que victime de la route.» «Une mort en différé» Et c’est d’ailleurs cette «rage» face au sort des personnes à mobilité réduite qui lui a donné la volonté de créer une association de soutien aux victimes de la route. «Lorsque quelqu’un décède suite à un accident, Allah irahmou, il n’y a plus rien à faire. Mais un blessé va souffrir toute sa vie durant, quelque soit la gravité de son état», insiste-t-elle. Car la prise en charge est plus que défaillante, et ce, à plusieurs égards. «J’ai envie de hurler !», s’exclame Mme El Mamri. «Cela fait 30 ans et les choses n’ont pas évolué, que ce soit dans la prise en charge immédiate du grand blessé, ou encore pour ce qui est de la rééducation et de la réadaptation des paraplégiques et tétraplégiques», déplore-t-elle, avant de souffler : «Aujourd’hui, ce n’est rien moins qu’une mort différée.» «On présente cette prise en charge comme étant très lourde, trop lourde même. Pourtant, ce n’est avant tout qu’une question de réapprendre à vivre, et d’adapter son environnement à son handicap. Cela commence par le service de rééducation, de médecine physique, où l’on réapprend à la personne à gérer son corps», affirme-t-elle. «Toutefois, il est déplorable que l’on attrape des escarres dans le service même qui est censé vous apprendre à les éviter, ce qui arrive trop fréquemment. Il n’y a pas d’éducation thérapeutique du paraplégique afin qu’il devienne acteur de sa propre réadaptation», ajoute-t-elle. D’autant plus que la plupart des victimes d’accidents de circulation qui deviennent paraplégique ou tétraplégique sont de jeunes gens. «Personne ne lui explique ce qu’il lui arrive, comment est-ce qu’il va vivre. Ceux que je rencontre ont des problèmes de santé, mais aussi des problèmes de sexualité et de paternité. Ils me disent, parfois à demi-mot, qu’ils veulent se marier, avoir des enfants. Mais ils ne savent pas s’ils le pourront», raconte Mme El Mamri. La raison de leur ignorance est justement que personne n’aborde cette question épineuse, à maints égards, avec eux. L’autre écueil est évidemment le problème d’accessibilité. «Il y a aussi et surtout les problèmes d’autonomie. Ce n’est qu’une question de réaménagement des espaces et d’accessibilité, pour que la personne ne soit plus une charge pour sa famille», énumère-t-elle. «On nous demande d’être autonomes, mais rien n’est fait pour nous aider à l’être», abonde Mme Boubergout. Ce qui est d’ailleurs paradoxale. Dans un pays qui enregistre depuis des années toujours plus d’accidentés médullaires, rien n’est fait pour améliorer la qualité de prise en charge et de vie des personnes à mobilité réduite. «C’est effectivement grave, c’est la politique de la poudre aux yeux. On ne va pas au fond des choses, en étudiant ce qui peut être fait pour qu’ils vivent une vie ‘‘normale’’», peste Mme El Mamri. «Il y a certes la prévention de l’accident, mais il y a aussi la prévention de l’aggravation de l’état de l’accidenté, à moyen et à long termes. Mais là où le bât blesse, c’est que rien n’est fait ni en amont ni en aval», juge-t-elle. Mieux comprendre pour mieux agir… «Ce qui est fait est largement insuffisant et inadéquat. Ce qui a induit une sorte de banalisation de ces morts», estime d’ailleurs Abdelwahab Hamouche, membre de l’association Baraka. Qui a-t-il lieu de faire ? Chacun y va de sa réponse. Mesures répressives et coercitives, contrôles techniques et mécaniques rigoureux pour une meilleure sécurité, amélioration des formations des auto-écoles, inclure la sécurité routière au sein des programmes scolaires, inculquer les notions de secourisme et de premiers soins, ou encore responsabiliser les conducteurs, mais cela sans les culpabiliser ou les infantiliser, mais en misant sur leur conscience. Tout cela avec un socle commun : inclure la société civile, «l’être humain», les mettre au centre des initiatives gouvernementales, en partenaire. Car tout est lié. «Un citoyen que l’on infantilise et méprise, qui est incivique dans son immeuble, dans sa rue, ne pourra que l’être lorsqu’il est au volant», assène Mme El Mamri. «Il y a ça et là des campagnes de sensibilisation pour la sécurité routière et pour une conduite responsable. En plus d’être trop sporadiques, elles ne sont pas le fait de vrais communicants en la matière», explique quant à lui M. Hamouche. Mais faudrait-il encore que l’on connaisse et comprenne ce qui conduit les automobilistes à adopter un comportement dangereux. Et s’il est vrai que, dans les discours, les accidents de la route et la sécurité routière sont devenus le cheval de bataille du gouvernement, et l’une des premières préoccupations des autorités, il n’en demeure pas moins que ce n’est que maintenant que l’on décide d’organiser une réunion intersectorielle à ce sujet. Le but de cette rencontre ? Examiner profondément les causes de ces accidents afin de mieux les comprendre. Pour enfin agir…  
elwatan.com | 30-oct.-2014 10:00

Les miraculés du «terrorisme routier» occupent 50% des lits
Les chiffres macabres du «terrorisme routier» continuent de tomber chaque jour avec leur lot de victimes qui viennent élargir les longues listes des rescapés condamnés à vie.  Alors que le nombre d’accidents de la route est en nette augmentation dans notre pays, avec un triste palmarès de plus de 4000 morts annuellement et plus de 60 000 blessés, les structures spécialisées dans la prise en charge de ces personnes font, quant à elles, sérieusement défaut. L’établissement hospitalier spécialisé de rééducation et réadaptation fonctionnelle Kasdi Merbah de Tixeraïne (Alger), un centre à vocation nationale, illustre bien le drame causé par ces accidents de la route et le dur quotidien des victimes. Des blessés médullaires affluent chaque jour de tout le territoire national vers cet hôpital de 24 lits, qui sont quotidiennement occupés à 50% durant des mois, voire des années par ces victimes qui finissent tétraplégiques ou paraplégiques. Des patients qui arrivent après avoir été, bien sûr, pris en charge dans les services d’urgence en neurochirurgie, en maxillo-facial et en chirurgie orthopédique. Avec un taux d’occupation de 100%, le centre est aujourd’hui dépassé et a atteint les limites de ses moyens humains et matériels. Pour le professeur Amara Djelloul, chef de service, la problématique des accidents de la route est très complexe et la prise en charge des victimes l’est aussi. Pour lui, il y a un gros travail à faire auprès des accidentés bien avant qu’ils n’arrivent à l’hôpital. Des précautions à prendre durant l’évacuation pour justement éviter de graves complications. Il s’agit donc, outre la prévention routière, d’organiser les secours de ces blessés qui doivent être adaptés, voire médicalisés, et dirigés vers des services spécialisés dans les plus brefs délais. «Ils sont nombreux à arriver chez nous après être passés dans de nombreux services dans un état lamentable et critique. Les patients souffrent de complications orthopédiques, respiratoires, urinaires et cutanées très graves, telles les escarres qui ne relèvent pas de la rééducation. Ce qui nécessite des moyens humains en quantité et en qualité et du matériel 24h/24, d’autant qu’ils sont condamnés à rester hospitalisés des mois, voire des années. Ce sont des patients sujets à des infections multiples, il est donc important d’assurer une assistance pour l’hygiène corporelle quotidienne, une surveillance et des traitements. La rééducation fonctionnelle que nous sommes censés assurer ne vient qu’en seconde phase. Le renforcement d’un personnel spécialisé et plus qu’urgent»,explique le Pr Amara. Une activité qui n’est pas facile à assurer lorsque le nombre de malades dépasse les normes requises en matière de prise en charge, a-t-il indiqué. «Il faut souligner que notre centre est à vocation nationale et n’accueille pas seulement les accidentés de la route, mais des victimes d’accidents du travail (chutes pour les travailleurs en bâtiment, lors de la cueillette des olives, accidents suite aux plongeons, malformations congénitales, etc.). Ce sont généralement les garde-malade, membres de la famille des victimes, qui aident énormément les infirmiers et infirmières motivés, à qui je rends un grand hommage, mais cela n’est pas suffisant», a-t-il ajouté. Le centre de Tixeraïne a atteint aujourd’hui ses limites et est en saturation. Le Pr Amara compare la situation à un entonnoir évasé à l’entrée alors que la sortie est toujours la même. «Ces patients sont condamnés à des hospitalisations de longue durée, à des consultations de contrôle, à la réhospitalisation en attendant que d’autres arrivent tous les jours dans des situations aussi dramatiques», a-t-il signalé avant de déplorer les mauvaises conditions de prise en charge. Outre l’indiscipline de certains paramédicaux, les travaux de réfection dans les pavillons où les malades sont hospitalisés rendent la tâche encore plus compliquée et plus ardue. Actuellement, les salles de rééducation sont mobilisées pour des travaux d’extension inutiles, décidés par la direction sans l’avis du chef de service, qui déplore aussi la mauvaise qualité des lits d’hospitalisation, inadaptés pour les patients tétraplégiques et paraplégiques. Le professeur Belmihoub Abderrazak, médecin rééducateur et chef d’unité appareillage à l’hôpital de Tixeraïne, est tout aussi alarmé par le nombre de victimes d’accidents de la route qui arrivent au service. Un fléau qui prend de l’ampleur et qu’il faut prendre au sérieux, suggère-t-il. Il estime que les campagnes de sensibilisation ne suffisent pas pour endiguer ce phénomène. «Il faut choquer par les images et les témoignages des victimes.» Le Pr Belmihoub déplore, par ailleurs, l’absence de centres hospitaliers dédiés à ces victimes qui ont à l’origine une simple fracture des membres qui nécessite des soins spécialisés, et en arrivent à l’amputation ou à la paralysie, non sans conséquences néfastes sur leur existence. «Ces patients ont besoin de petits et grands appareillages dont les coûts varient entre 50 000 et 200 000 DA. Entre 30 et 40% des lits du service sont occupés par les victimes de la circulation, mais il faut savoir que le personnel n’est pas formé pour ce type de pathologies. L’hôpital subit en fait l’insuffisance des autres secteurs», a-t-il signalé. Pour lui, un programme national pour la prise en charge des victimes s’impose, avec la création d’hôpitaux au niveau national, dédiés spécialement aux accidentés de la route et dotés de personnel médical qualifié. 
elwatan.com | 30-oct.-2014 10:00

Le mouvement Barakat accuse le régime de compromission
A la veille de la célébration du 60e anniversaire de l’indépendance, le mouvement Barakat accuse les responsables algériens de compromission avec la France et les puissances occidentales.  Dans un communiqué, le mouvement estime que l’indépendance du pays «n’est pas achevée car elle souffre du compromis d’intérêt qui lie le pouvoir incompétent et illégitime aux puissances étrangères, dont l’ancien occupant». Et de rappeler que la timide réaction du régime à la campagne menée par certains partis politiques français pour glorifier la colonisation est à mettre sur le compte des concessions faites par le pouvoir afin de s’assurer du soutien de l’ancien colonisateur. «L’Etat algérien, 60 ans après sa Révolution, assiste dans un mutisme total à la glorification par certains cercles politiques officiels français de la colonisation, en continuant à faire des concessions tous azimuts pour que ses apparatchiks profitent de la couverture et du soutien de la France, ce même Etat qui néglige les torts fait à ce pays.»Et d’accuser le régime d’immobilisme : «Les dépouilles des valeureux martyrs Cheikh Bouziane, Cheikh Boubaghla et d’autres, sont exposés jusqu’à aujourd’hui dans des musées français ; les plans de mines antipersonnel qui continuent encore à tuer et blesser des Algériens ; les victimes des essais atomiques sur le sol algérien ; les mensonges et contrevérités faites à son histoire et à sa Révolution.» Pour Barakat, le soutien de la France au régime a été effectif lors de l’élection pour un quatrième mandat du président Bouteflika «Le soutien de l’Elysée au quatrième mandat n’est qu’un retour à cette soumission, propre de la trahison de l’esprit révolutionnaire qu’on fête aujourd’hui même.» Le mouvement juge qu’«un néo-colonialisme local a pris le relais de la colonisation connue. Les mêmes méthodes et le même mépris, le tout au détriment de la liberté et de la souveraineté, au détriment du peuple et à son encontre.»     
elwatan.com | 30-oct.-2014 10:00

Le FFS chez les syndicats dès aujourd’hui
A partir d’aujourd’hui le Front des forces socialistes (FFS) entame sa série de rencontres en vue de la tenue de la conférence nationale du consensus avec les organisations syndicales et les représentants des droits de l’homme.  Le choix du vieux parti de l’opposition s’est porté, du moins pour cette première étape, sur les syndicats autonomes du secteur de l’éducation et de l’administration (Cnapest, Unpef et Snapap). La journée de vendredi sera consacrée à la Ligue des droits de l’homme dirigée par Me Benissad. Pour ce qui est d’hier, l’instance présidentielle du FFS s’est rendue chez Abdelaziz Belaïd, président du Front El Moustakbal. Après la présentation du projet, les deux parties ont débattu des questions d’actualité nationale, régionale et internationale. Le FFS a remis plusieurs propositions au Front El Moustakbal et ils ont convenu de se revoir pour poursuivre les concertations. M. Belaïd a salué, pour sa part, l’initiative du FFS estimant que les deux partis ont des points communs, comme ils ont des points de divergences qui seront réglés grâce au dialogue. Il a souligné que son parti préconisait un dialogue «ouvert à toutes les propositions».«Il est nécessaire d’ouvrir le dialogue avec tous les partis politiques nationaux en vue de créer un environnement politique sain et défendre les frontières du pays», a expliqué M. Belaïd qui rassure que sa formation n’a pas d’ennemi. «La division, le sous-développement et les fléaux sociaux étaient les seuls ennemis à combattre», dira-t-il. Le président du Front El Moutakbal a déclaré qu’il garde le contact avec le FFS pour d’autres rencontres et présentera la démarche de consensus aux instances de son parti. Par ailleurs, mardi, le FFS a exposé sa démarche sur le consensus au Front du changement (FC) dirigé par Abdelmadjid Menasra. Ce dernier a exprimé, son soutien à l’initiative du FFS l’appelant à faire preuve de «patience» afin que le parti puisse atteindre son objectif du fait de la difficulté de faire aboutir ce projet émaillé par une «divergence d’opinions» des parties au dialogue.        Le FFS boycotte le vote de la LF 2015 Le président du groupe parlementaire, Chafaa Bouaiche, a expliqué, à l’issue de l’adoption de la loi de fiances 2015, les raisons ayant poussé les députés du FFS à recourir au boycott de cette séance. Pour lui, ce boycott est imposé par les modalités chaotiques dans lesquelles le projet de loi a été soumis aux députés. Pour le FFS ce projet important, car il constitue la traduction financière de la politique du gouvernement, a été«bâclé». «Le projet,explique le FFS dans un communiqué, a été déposé au bureau de l’APN par le gouvernement le 1er septembre 2014, dans les délais, il n’a été remis aux membres de la commission que 28 jours plus tard, la veille de sa présentation par le représentant du gouvernement. Ce n’est pas normal», explique M. Bouaiche. Mieux, les députés ne disposaient, dénonce le FFS que d’une semaine pour étudier des «pavés» de plus de 2000 pages : «Comment assimiler autant de données en un temps si court ?»s’interrogent les députés FFS qui déplorent aussi la programmation des débats en plénière alors que la commission n’a pas terminé ses travaux. Le FFS constate avec amertume que le projet de loi initial du gouvernement a subi un «léger lifting pour plus d’attractivité». Le FFS interpelle encore une fois les membres de l’APN et ses responsables en particulier«sur la légèreté dangereuse avec laquelle sont traitées les lois de ce pays».              
elwatan.com | 30-oct.-2014 10:00

Le permis professionnel et la formation pour réduire l’hécatombe
Une lourde peine de 10 ans d’emprisonnement a été requise, mardi dernier, par le procureur de la République du tribunal d’Aflou (Laghouat) à l’encontre du chauffeur de l’autocar à l’origine de l’accident de la circulation ayant fait, le 17 septembre dernier, 17 morts et 27 blessés.  Il a été réclamé également du chauffeur une forte amende ainsi que le retrait de son permis de conduire et l’interdiction de s’en faire établir un autre, selon la loi. Si d’aucuns appellent à revoir carrément le système d’attribution du permis de conduire catégorie transports en commun, il n’en demeure pas moins que pour d’autres, l’approche pour réduire le nombre d’accidents de la route est à chercher sur un autre (ou d’autres) volet(s). Ainsi, pour ce qui est des accidents provoqués par les transporteurs en commun, ne sont-ils pas le fait de conducteurs non qualifiés ? Ne faut-il pas penser à imposer des tests plus sévères à ceux qui souhaitent passer leur permis de conduire dans cette catégorie ? La Protectioncivile qui est un acteur dans la circulation routière n’en pense pas moins. Contacté, le chargé de communication de cette institution, le colonel Farouk Achour, met l’accent sur le volet formation des conducteurs qui doivent être «correctement formés». «Il faut recadrer le débat, il faut aller à la source, qui est la formation»,estime-t-il, avant de s’interroger : «Est-ce que les conducteurs sont suffisamment formés pour évaluer leur responsabilité dans les accidents de la route ?» A ses yeux, «il faut que les conducteurs de véhicules de transport en commun aient des compétences techniques, car ils ont une grande responsabilité». L’Union nationale des transporteurs en commun trouve, de son côté, que le recours à la justice pour punir les conducteurs «est une solution insuffisante».Le président de cette union syndicale, Mohamed Belal, estime qu’«opter pour la condamnation des conducteurs impliqués dans les accidents n’est pas la solution».«La condamnation est insuffisante car n’éduque pas», estime-t-il, appelant à inclure dans le cursus scolaire l’éducation routière. «C’est une méthode qui existe à l’échelle internationale, pourquoi ne pas l’appliquer chez nous ?»,préconise-t-il. Autrement, a-t-il insisté, «être condamné à une peine de prison ferme c’est insuffisant car l’incriminé peut récidiver à sa sortie de prison».     
elwatan.com | 30-oct.-2014 10:00

Chahinez,37 ans «Le chauffeur avait eu une crise d’épilepsie»
Coquette. Frêle. Pleine de bagou. Mais surtout forte. «Je suis une guerrière, une battante», dit Chahinez, en passant la main dans ses cheveux.    Et il lui en aura fallu de la force pour vivre «presque» normalement et pour survivre à tout ce qu’elle a perdu en quelques secondes. Elle avait tout juste 16 ans, était lycéenne et avait la vie devant elle. Mais l’inconscience d’un homme en aura décidé autrement. En cette fin de journée de l’année 1992, Chahinez et sa mère prennent un taxi. «Le chauffeur a eu une crise d’épilepsie pendant qu’il était au volant. Cela se passe de commentaires, d’explications. Nous avons même appris par la suite qu’il n’en était pas à sa première, puisqu’il a eu cinq accidents, desquels il s’est toujours sorti indemne»,s’indigne la jeune femme. Cette dernière ne pourra reconstituer le drame dans le détail que des mois après. Et pour cause. «Lorsque les pompiers sont arrivés sur les lieux, ils nous ont pris pour mortes, et ont décidé d’attendre un laissez-passer, couvre-feu oblige. Nous étions toutes les deux dans le coma, ma mère à cause d’une hémorragie interne, moi à cause d’une hémorragie cérébrale. Si nous avions été prises en charge rapidement et correctement, ma mère aurait peut-être survécue, au lieu de se vider de son sang»,tente-t-elle de recomposer. Quelques heures après l’accident, la mère de Chahinez décède, pendant qu’elle-même est dans le coma. «Je ne me suis réveillée que 40 jours plus tard, ayant totalement perdu la mémoire. Il m’en a d’ailleurs fallu du temps pour que les souvenirs me reviennent, et que je puisse me rappeler de la cause de mon alitement, qui a duré 5 mois»,poursuit-elle, expliquant qu’elle a tout de suite compris la gravité de son état et l’irréversibilité de sa paralysie. Le désespoir le plus profond a pourtant fait place à une envie «féroce» de s’en sortir. «Au bout d’un temps, vous êtes obligés de faire votre deuil. Et j’avais décidé que ce n’était pas un fauteuil qui m’empêcherait de refaire ma vie. Mais j’ai été confrontée à la réalité : une société et un pays qui vous condamnent», s’énerve-t-elle. Et sa première condamnation porte un chiffre : le 8e étage de l’immeuble où elle emménage, chez sa tante. «Moi qui n’aspirais qu’à continuer mes études, travailler, je suis restée emprisonnée 3 ans parce qu’il n’y avait  aucun moyen de sortir. Avec le décès de ma mère, abandonner toutes chances d’étudier a été la chose la plus dure à accepter.Je savais que les personnes valides sans formation galèrent, alors que dire d’une handicapée»,assène-t-elle. «Puis nous sommes descendus au 5e, ce qui m’a permis de travailler pendant une année en tant que gérante de magasin. Les voisins m’aidaient à descendre et remonter. Mais au bout d’un moment, ils en ont eu marre. Donc retour à la case départ.»   Pas pour longtemps, puisque Chahinez rencontre un homme, qu’elle épouse quelque temps plus tard. «De la chance, oui j’en ai eu. Mais la plus belle chose qui me soit arrivée est la naissance de ma fille, qui est aujourd’hui âgée de 10 ans», dit-elle dans un sourire plein de fierté. Et si son union s’est finie sur une séparation, elle ne ressent aucune amertume. «Rien n’est plus compliqué que de vivre avec la culpabilité de la pression que l’entourage de l’autre exerce sur lui. J’ai donc préféré partir», confie-t-elle. Depuis, elle vit «en SDF».«J’ai essayé tant bien que mal de faire ma vie. Mais c’est la croix et la bannière.» Et ce n’est pourtant pas la volonté ni l’énergie qui manquent à cette femme pleine de verve et de «punch», qui ne mâche pas ses mots. «Je ne demande pas l’aumône, je veux travailler et me débrouiller toute seule. La seule chose que je demande, c’est une formule AADL adaptée aux personnes handicapées, qui ne peuvent pas justifier d’un revenu fixe. Quitte à reverser directement nos pensions pour la payer»,suggère-t-elle. «Mais j’ai aussi et surtout un message à adresser au président de la République, que je ne juge pas, car je sais, moi, qu’une personne en fauteuil roulant jouit de toutes ses capacités mentales. Maintenant, peut-il sortir sans aide, en simple citoyen ? Peut-il prendre le bus, le métro, le train, emprunter les trottoirs, vaquer à des activités ? Il est aujourd’hui à même de ressentir nos difficultés et de savoir quels sont nos besoins. Et donc d’œuvrer à améliorer notre condition…», conclut-elle.    
elwatan.com | 30-oct.-2014 10:00

Des députés du FLN demandent le départ de Saadani
En plus des parlementaires et députés qui veulent le départ de Saadani, d’anciens membres du comité central s’organisent pour destituer le secrétaire général du FLN. Le secrétaire général du FLN est de nouveau dans l’œil du cyclone. Absent du pays depuis plusieurs semaines, Amar Saadani gère, depuis Paris où il est établi, une fronde de députés qui veulent sa tête.Alors que la majorité des parlementaires étaient affairés, hier, à débattre des derniers amendements apportés à la loi des finances 2015, une partie des membres apparentés au FLN, théoriquement majoritaires, jouent sur un autre terrain ; ils agissent en coulisse pour faire signer une pétition appelant à la destitution de Amar Saadani de la tête de leur parti. Ces parlementaires, «au nombre de 90», selon un député, veulent le départ de Saadani qui est «en train de casser le FLN»,comme l’a résumé Messaoud Akoubache, député de Sétif. Ce dernier estime que les agissements du secrétaire général mèneront à l’implosion du parti. «Il suffit de voir le dernier découpage effectué par Saadani pour se rendre compte qu’il joue un jeu dangereux», explique-t-il. Notre interlocuteur donne l’exemple de la wilaya de Sétif qui compte désormais quatre mouhafadhas. «Saadani a effectué un découpage ethnique, puisqu’il a créé une mouhafadha pour les Kabyles (Bougaâ), une autre pour les Chaouis (Aïn Oulmane) et une autre pour les Arabes (El Eulma).» Mais il n’y a pas que cela. L’un des farouches adversaires de l’actuel secrétaire général du FLN est Amar Djilali. Ce député de Batna, proche de Tahar Khaoua, le chef du groupe parlementaire, n’a pas apprécié que son nom ne figure pas dans les deux nouvelles mouhafadhas crées dans sa wilaya d’origine. Alors qu’il a été évincé lors du renouvellement des instances du chef-lieu (ancienne mouhafadha), Djilali n’a pas non plus sa place lorsqu’il s’agit de nommer de nouveaux dirigeants. Un geste de trop qui signifie que l’homme ne sera probablement pas présent lors du congrès, l’an prochain. D’où l’enjeu de cette nouvelle fronde. Plusieurs parlementaires avancent en effet que l’actuel secrétaire général veut «se tailler» un congrès sur mesure en barrant la route à un maximum d’opposants. Ils projettent d’organiser un sit-in devant le siège du Parlement pour réclamer le départ de Saadani. Pour d’autres sources, l’enjeu de cette nouvelle guéguerre au FLN est ailleurs : c’est une nouvelle bataille de positionnement qu’est en train de mener le ministre de la Justice, Tayeb Louh. C’est en effet ce dernier qui conduirait la fronde. Le garde des Sceaux, qui a retrouvé une nouvelle complicité avec Abdelaziz Belkhadem lorsque ce dernier bataillait pour se retrouver de nouveau à la tête du FLN, veut en effet tenter sa chance, surtout que Belkhadem n’a quasiment plus aucune chance de revenir au-devant de la scène politique sous le règne de Bouteflika. Parallèlement à cette fronde des parlementaires, des membres du comité central, dont des partisans de l’ancien coordinateur Abderrahmane Belayat, s’organisent également dans l’optique de destituer Amar Saadani.La question qui reste cependant sans réponse est de savoir pour qui roule tout ce monde !
elwatan.com | 30-oct.-2014 10:00

Fateh, 28 ans «Je voulais mourir»
Réservé et taciturne, Fateh n’est pas un bavard. «J’ai toujours été un peu comme ça, mais je me suis beaucoup renfermé sur moi-même depuis que je suis comme ça», explique-t-il en posant ses mains sur ses genoux. L’accident qui lui a coûté l’usage de ses jambes remonte à ses 21 ans. «Nous revenions d’Oran, avec deux amis. Dans l’après-midi, alors que nous avions roulé non-stop, et arrivés à Boufarik, le conducteur s’est assoupi une seconde. Il s’est réveillé en sursaut, a donné un coup de volant, qui nous a fait percuter la moto d’un gendarme. La voiture a fait des tonneaux et est tombée dans un ravin.» Tandis que ses compagnons s’en sortent avec des blessures superficielles, lui est inconscient. Diabétique depuis quelques mois, il fait une hyperglycémie. Les secours le trouvent en état de choc, gravement atteint. «Quand j’ai repris connaissance quelques heures plus tard, j’étais à l’hôpital. J’ai essayé de me lever, mais impossible de bouger. C’est mon frère qui m’a expliqué la situation», se rappelle-t-il, ajoutant, en se frottant les mains : «J’ai échappé à la tétraplégie de très peu.» Sans fard et sans mâcher ses mots, Fateh raconte à quel point la prise de conscience a été dure. «J’étais désespéré, je voulais mourir. Je ne connaissais rien à cet handicap, et jamais je n’aurai imaginé un jour ne plus marcher.» Après des mois d’hospitalisation et de rééducation, le verdict est sans appel. «Pourtant, à un moment j’ai vraiment cru que ça évoluait en bien. Mais par la suite, on m’a expliqué que ce n’était que la spasticité, et que ça n’impliquait aucune guérison», se rappelle le jeune homme, qui ne cache pas son animosité envers le personnel soignant. «Ils ont été brutaux, sans aucune finesse ni psychologie, ou culture du malade. Vous apprenez que votre vie est foutue, et eux ils vous disent ça comme s’ils vous parlaient de la météo.» Fateh, mécanicien, n’avait pas, avant son accident, de travail fixe, mais il se «débrouillait», enchaînait les petits boulots et les tâches. «Jamais je n’aurais pensé que ma vie pourrait connaître un pareil virage à 180°.» Lorsqu’il sort de l’hôpital, il passe une année cloîtré chez lui. «Je m’enfermais dans ma chambre et je pleurais. J’avais perdu tout espoir, ne sachant que faire, que sera ma vie. Et les choses sont telles en Algérie que depuis, je n’ai pratiquement rien fait», assène le jeune homme. Ses journées, il les passe chez lui ou dans un abri aménagé en bas de son immeuble. «Je veux me bouger, faire quelque chose de mes jours, ne plus dépendre des 4000 dinars de pension que l’on nous donne. Mais le quotidien est semé d’embûches. La formation, les soins, les services, les administrations, etc. Tout est inaccessible», peste-t-il. Quand on lui parle d’avenir, il sourit amèrement. «Il n’y en a pas. Et le plus dur à vivre, à accepter, c’est qu’à mon âge, on aspire à se marier, à fonder un foyer. Mais quelle femme voudra de moi ? Et même pour les enfants, je ne pourrai même pas en avoir.» Ses yeux perdus dans le vague, Fateh confie : «Avant l’accident j’étais quasi-fiancé. Mais vu mon état, ses parents l’ont mariée à un autre.» Après un temps de réflexion, il ajoute : «J’ai coupé les ponts avec les amis avec lesquels j’ai eu l’accident. Eux ils ont repris leur vie là où ils l’avaient laissée, et je leur en veux pour ma vie gâchée.» Et s’il avoue qu’avant le drame il s’en «foutait», il «aimait la vitesse et la conduite dangereuse», que tout ça ne lui posait pas problème, aujourd’hui, il se dit complètement traumatisé. «J’ai très peur de la route, et je ne monte en voiture qu’avec 4 ou 5 personnes que je sais qu’elles conduisent bien et prudemment. Ne dit-on pas que ‘‘celui qui s’est fait mordre par un serpent a peur des cordes’’.»
elwatan.com | 30-oct.-2014 10:00

Entré illégalement en Algérie, un jeune syrien en voie d’être expulsé vers son pays
Un jeune Syrien entré illégalement en Algérie est en voie d’etre expulsé vers son pays d’origine.   « Les autorités algériennes s’apprêteraient à expulser de force Moustafa Albakkor, un réfugié syrien âgé de 18 ans ; celui-ci étant entré en Algérie sans papiers officiels.  Il a fui la Syrie en 2013 pour échapper au conflit qui a commencé en 2011, et rejoint la Turquie, où il a officiellement été reconnu comme réfugié par le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR). Il s’est ensuite rendu en Algérie en août 2014 », indique dans un communiqué, ce mercredi 29 octobre, le bureau d’Amnesty International en Algérie. L’ONG explique que « le jeune homme a été appréhendé le 18 août 2014 et placé en détention à l’institution pénale d’El Oued. Il a été jugé le 12 octobre dernier et condamné à une peine d’un an d’emprisonnement et à une amende de 50 000 dinars pour être entré dans le pays avec de faux documents de voyage. L’audience en appel est prévue pour le 5 novembre ». La famille du jeune syrien ont affirmé à Amnesty, qu’elle n’a pas pu « rendre visite » à leurs proches durant deux mois. Amnesty International craint que « Moustafa Albakkor soit victime « de graves atteintes à ses droits ». « Peu après son arrestation, il a été informé par une source officielle que l’ambassade de Syrie discutait avec les autorités algériennes de son expulsion », rapporte l’ONG. L’association sollicite les ministres de la Justice et celui des Affaires Etrangères, pour que Moustafa Albakkor ne soit renvoyé de « force vers la Syrie ». Tout comme les deux ministres algériens sont interpellés pour « lui permettre de recevoir régulièrement des visites de sa famille ». L’ONG rappelle « les obligations de l'Algérie de fournir une protection internationale aux personnes fuyant les graves atteintes aux droits humains et le conflit armé en Syrie, comme le prévoient la Convention de 1951 relative au statut des réfugiés et la Convention de 1969 régissant les aspects propres aux problèmes des réfugiés en Afrique ».
elwatan.com | 29-oct.-2014 17:58

Logements au profit des policiers : 47 conventions conclus entre la DGSN et le ministère de l'Habitat
La Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN)  a conclu 47 conventions avec le ministère de l'Habitat et de l'Urbanisme et  les wilayas depuis 2010, réussissant ainsi l'"important pari" de mettre ses  personnels dans les "meilleures conditions" en termes de logement, a-t-on appris  mercredi auprès de la DGSN.     Selon la même source, 4.294 policiers ont bénéficié, depuis 2010, de  logements socio-participatifs (LSP) et 3.510 autres s'apprêtent à obtenir leurs  logements en voie d'achèvement.          Pour le logement promotionnel aidé (LPA), les démarches entreprises  par la DGSN ont abouti à la possibilité de satisfaction de 1.000 demandes au  niveau des projets inscrits dans les wilayas de Bouira, Mascara, Aïn Defla,  El Bayadh et Djelfa, a-t-on relevé.          Pour ce qui est de la formule location-vente, la DGSN a bénéficié d'un  quota de 25.534 logements, conformément aux termes de la convention passée avec  l'Agence de l'amélioration et de développement du logement (AADL), le 15 mai  2014.          Concernant la formule logement promotionnel public (LPP), 665 logements  ont été réservés à la DGSN dans le cadre du programme réalisé par l'entreprise  nationale de la promotion immobilière.          "En somme, ces acquis illustrent l'engagement fort de la DGSN sur le  dossier du logement, considéré par le premier responsable de l'institution  comme la priorité de son plan d'action", a-t-on souligné.
elwatan.com | 29-oct.-2014 17:19

Quatre narcotrafiquants abattus à Adrar par les éléments de l'ANP
Quatre (04) narcotrafiquants lourdement armés ont été  abattus au nord de la ville d'Aoulef (Adrar) par les éléments de l'Armée nationale  populaire (ANP), indique mercredi un communiqué du ministère de la Défense nationale  (MDN).    "Dans le cadre de la lutte contre le crime organisé, un détachement  des forces de l'Armée Nationale Populaire, relevant du secteur opérationnel  d'Adrar (3ème région militaire), a neutralisé, mercredi à 6h30, quatre narcotrafiquants  lourdement armés, au nord de la ville d'Aoulef", précise la même source.            "L'opération s'est soldée par la saisie d'une importante quantité de  kif traité, estimée à 10 quintaux, deux véhicules tout-terrain, deux fusils  mitrailleurs (FM), un fusil automatique de type kalachnikov, une quantité considérable  de munitions et des terminaux satellitaires de type thuraya", a-t-on ajouté.
elwatan.com | 29-oct.-2014 17:05

Les anciens rappelés du service national manifestent à Tizi Ouzou
Près d’un millier d’anciens rappelés du service national dans le cadre de la lutte contre le terrorisme islamiste durant la période allant de 1995 à 1999, se sont rassemblés mercredi 29 octobre à la place dite de «l’Olivier» (Carrefour Lounes Matoub) de la ville de Tizi Ouzou. Ils réclament, pour l’énième fois, leurs droits légitimes dans le cadre de la «réconciliation nationale», à l’instar des repentis terroristes islamistes. A l’issue de ce regroupement, ces anciens mobilisés, quadragénaires pour la plupart, notamment ceux de la wilaya de Tizi Ouzou, ainsi que des représentants d’une vingtaine d’autres wilayas faisant partie du Conseil national de ce mouvement, se sont ébranlés pour battre l’asphalte jusqu’à l’ancienne mairie (aujourd’hui musée d’art et d’histoire de la ville). Ils ont été encadrés par les services de police pour faciliter la circulation le long de l’itinéraire. Sur place, les manifestants ont crié leurs habituels slogans de «non à la marginalisation des mobilisés, oui à une réconciliation, mais dans l’équité pour tous», tout en dénonçant les infructueuses promesses que les services concernés, notamment du MDN (ministère de la défense nationale), n’ont cessé d’avancer pendant 15 ans. Pendant tout ce temps, la plateforme de revendications des mobilisés était déposée au niveau de différentes institutions de l’Etat. Alors que les mobilisés s’étaient regroupés devant le musée de la ville (ancienne mairie), des délégués de l’association des rappelés étaient reçus au niveau du commandement du secteur militaire où ils ont été informés, selon nos interlocuteurs, que le dossier des mobilisés est pris en considération et qu’il est étudié progressivement. Au retour des délégués, les marcheurs ont repris leur mouvement, bien organisé sous l’escorte de nombreux policiers, notamment en civil, vers le siège de la wilaya où les mêmes représentants ont été reçus par le wali qui leur a donné rendez-vous pour mardi prochain, à l’issue de l’audience qu’il aura eu auprès du ministère de sa tutelle, apprend-on des mêmes délégués. Depuis des années, les rappelés du service national réitéraient leur réclamation d’une réponse urgente et claire à leurs revendications légitimes, demandaient des éclaircissements au sujet des dossiers déposés au niveau de la caisse de retraite de la wilaya de Blida, leur droit à de la considération et du respect de la part des autorités militaires et civiles, comme ils dénoncent le retard mis dans le traitement de ce dossier, qualifiant  de «peu explicite» le communiqué diffusé récemment par le MDN. Selon des délégués de l’association, la wilaya de Tizi Ouzou compte entre 17.000 à 18.000 éléments ayant accompli leur service national et rappelés par la suite, entre 1995 et 1999, pour défendre leur patrie devant l’ampleur du terrorisme islamiste qui menaçait alors d’anéantir l’autorité de l’Etat, particulièrement en certaines régions du pays. Ils sont nombreux, parmi ces mobilisés, à payer chèrement leur mobilisation, de leur vie pour certains, par de graves blessures, traumatismes, handicaps et autres déficiences mentales, pour d’autres.  
elwatan.com | 29-oct.-2014 16:32

Algérie : des centaines de condamnés à mort en attente d'une solution
Plus de deux milles  condamnés à la peine capitale se sont entassés au cours de ces vingt dernières années dans les prisons et ceux qui y sont encore pourraient être exécutés si l’Etat algérien tranchait en faveur de l’application de ce châtiment. Ils sont quelques 2000 personnes condamnées depuis 1993 à la peine de mort. S’ils sont encore en vie c’est uniquement grâce au moratoire des Nations Unies sur la peine de mort que l'Algérie a ratifié. Mais tant que l’Algérie n'a pas décidé d'abolir définitivement la peine de mort ces condamnés risquent à tout moment l'execution, sauf que la plupart des cas, ce sont des personnes jugées par contumace pour des infractions liées au terrorisme. Le plus bas nombre de condamnation est enregistré en 2013 (40 condamnations) contre 153 en 2012 et 370 en 1993. Ces bilans sont basés sur un décompte effectué par Amnesty International  et basé sur des informations relayées par les médias. Depuis décembre 2013 et suite à une série d’enlèvements d’enfants, les autorités ont élargi le champ d’application de la peine de mort à tout individu qui enlève un enfant et le tue. En 2012, le Réseau Algérien pour la défense des droits de l'enfant Nada a estimé  le nombre de rapts annuellement  entre 1000 et 1500. En vingt ans, des prisonniers ont vieilli en prison, d’autres y ont perdu la vie. « La justice peut commettre des erreurs », clament avocats et familles de certains détenus. C’est le cas de  S.D qui ne  veut pas laisser son frère périr en prison car il le sait innocent du crime pour lequel il est poursuivi. Il est convaincu de son innocence car, dit-il, les preuves matérielles, à savoir les empruntes relevés sur l’arme du crime, une barre de fer, ne correspondent pas aux siennes mais le juge du tribunal qui traite l’affaire se fie exclusivement au témoignage accusateur d’un collègue du mis en cause.    Selon lui, le juge a même reconnu la non confirmation des charges contre  son frère.   Amnesty International, à l’image de beaucoup d’autres associations dénoncent le maintien de ce moratoire et appellent à l’abolition pure et simple de cette sentence. Amnesty  avance d’emblée le caractère irréversible de cette sentence, laquelle prive un condamné innocent de recourir à un deuxième procès. Pour Mme Oussedik, directrice d’Amnesty International en Algérie, certains juges, rassurés par l’existence du moratoire,  sont en train de prononcer abusivement des peines capitales mais oublient qu’il y a possibilité qu’elles soient  un jour appliquées. Pour ces associations abolitionnistes, cette « punition inhumaine » n’a nullement contribué à l'élimination de la criminalité et doit faire l’objet d’une longue réflexion.   Nous parlons souvent des condamnés mais quand... par elwatanvideo   D’autre part, le front anti-abolition, représenté notamment par l'association des Oulémas musulmans,  considère la suppression de la peine de mort comme une atteinte à l'esprit et à la lettre du Coran. Selon cette association, la constitution algérienne cite, dans son deuxième article, que l’Islam est la religion de l’Etat, ce qui signifie que l’Etat doit la respecter et ne pas passer outre un verset clair du Coran ou de la Sunna. Le défunt Cheikh Abderahmane Chibane, ancien ministre du culte dans les années 1980, qui a dirigé l’association des Oulémas musulmans situait l'application de la loi du talion (œil pour œil dent pour dent) au même titre que d'autres devoirs religieux à l'image du jeûne et du pèlerinage. Cette question de peine de mort divise même les citoyens lambdas. Alors que certains jugent l’exécution barbare et inutile, d’autres considérant qu’il est inadmissible de pardonner à un assassin appellent à l’application de la peine de mort.   Versets de Sourate Al-Baqara qui légitiment la peine de mort   En adoptant ce moratoire l’Algérie s’est inscrit dans une démarche abolitionniste dans la pratique mais cela n’est pas encore concrétisé juridiquement. En dépit de sa prise de position précoce par rapport à d’autres pays de la région, l’Algérie n’a fait aucune action interne pour tenter de concrétiser cette abolition, juge Me Benissad, président de  la Ligue algérienne de défense des droits de l'homme.« Il n'y a eu aucun contact avec notre association et pas avec d'autres associations à ma connaissance », affirme-t-il dans une déclaration à Elwatan.com. En 2008, le gouvernement algérien a rejeté une  proposition d'abolition de la peine de mort présenté par Me Ali Brahimi. Il a expliqué ce refus par des raisons sécuritaires relatives, notamment, à la lutte contre le terrorisme islamiste et le crime organisé. Plutôt « en 2003,  le président Bouteflika lui-même a déclaré, à Bruxelles, qu’il était favorable à l’abolition. Il a ajouté que ce qui l’empêchait de faire une loi abolitionniste, c’était le contexte de troubles qui n’avait pas encore tout à fait cessé », a rapporté Me Miloud Brahimi dans un entretien publié sur El Watan. Me Benissad relève avec regret le fait qu’aucune suite n’a été donné à ce projet bien que signé par 21 députés.
elwatan.com | 29-oct.-2014 15:05

Près de 40.000 cas d'AVC enregistrés chaque année en Algérie
L'Algérie enregistre 40.000 nouveaux cas d'accidents  vasculaires cérébrales (AVC) par an, dont 30% provoquent des décès, a révélé  mercredi à Blida, le neurologue Arezki Mohamed, appelant à davantage de sensibilisation  en vue d'y faire face. Dans son intervention au cours d'une journée d'étude organisée, à l'occasion  de la Journée mondiale de l'AVC, par le service de neurologie du CHU Frantz  Fanon de Blida, le Pr.Arezki Mohamed a souligné que "quand ils n'entraînent  pas la mort, ces nouveaux cas dÆAVC laissent des handicaps irréversibles chez  la moitié des personnes atteintes".          Il a, en outre, affirmé que la mortalité survient car le malade arrive  souvent aux urgences "trop tard", c'est-à-dire plus de trois (3) heures de  temps après l'apparition des premiers symptômes de l'AVC.           Ce spécialiste a insisté sur la nécessité de transférer le malade aux  urgences du service de neurologie dès l'apparition des premiers signes d'alerte,  à savoir "la paralysie faciale, l'engourdissement des membres et les troubles  de langage".          Le conférencier a, également, lancé un appel pour la réalisation d'unités  de prise en charge de l'AVC, à l'échelle nationale, car l'Algérie ne dispose  actuellement que d'une seule structure spécialisée au niveau du CHU de Blida.          Organisée, cette année en Algérie, sous le signe "Le temps perdu est  un cerveau perdu. Apprenez à reconnaître un AVC et réagissez vite", cette journée  d'étude scientifique a été marquée par l'animation de nombreuses communications  par des neurologues et cardiologues qui ont identifié l'AVC, ses symptômes,  ses causes, et les méthodes de son traitement, entre autres.
elwatan.com | 29-oct.-2014 15:01

Le prix du timbre du passeport biométrique fixé à 6000 DA
Les membres de l'Assemblée populaire nationale (APN)  ont adopté mercredi à la majorité la révision à la baisse du coût du droit de  timbre du passeport biométrique arrêté à 6.000 DA contre 10.000 DA proposés  dans le projet de loi de finances 2015.            La commission des finances et du budget de l'APN a révisé à la baisse  le coût du droit de timbre du passeport biométrique à 6.000 DA "en raison des  préoccupations exprimées à ce sujet". Cet amendement "est une réponse partielle aux différentes propositions  exprimées, en vue d'alléger la charge fiscale que subissent les citoyens", a estimé la commission.          L'article 25 du projet de loi de finances portant amendement de  l'article 136 du code du timbre relatif au droit de timbre du passeport est  rédigé comme suit: le passeport ordinaire délivré en Algérie est soumis  pour chaque période légale de validité à un droit de timbre de 6.000 DA, destiné  à couvrir tous les frais.          Les membres de l'APN ont adopté cet amendement lors d'une séance plénière  consacrée au vote du projet de loi des finances 2015, présidée par Mohamed Larbi  Ould Khelifa, président de l'Assemblée, en présence du ministre des finances,  Mohamed Djellab et plusieurs membres du gouvernement.  
elwatan.com | 29-oct.-2014 14:51

Télévision publique : La boîte privée du pouvoir
Le syndicat de l’Entreprise nationale de la télévision (ENTV) se réveille et remet au devant de la scène une des exigences de l’opinion nationale : l’ouverture sur la société. Dans son communiqué adressé, lundi dernier, à la presse, au ministère de la Communication et au PDG de l’ENTV, ce syndicat demande, tout simplement, une sorte de mise à jour du groupe public qui continue d’évoluer selon des règles révolues. Il s’agit là d’un sursaut d’orgueil des journalistes de cette entreprise qui veulent, visiblement, en finir avec les pratiques qui font d’eux des professionnels de la propagande officielle. s’agit là d’un sursaut d’orgueil des journalistes de cette entreprise qui veulent, visiblement, en finir avec les pratiques qui font d’eux des professionnels de la propagande officielle. Le cri de ce syndicat traduit, on ne peut plus clair, une extrême frustration des journalistes des différentes chaînes de l’ENTV qui ont compris que l’ouverture récente, du secteur audiovisuel risque d’accentuer l’isolement de cette importante entreprise publique. Cette sonnette d’alarme fait écho aux nombreuses revendications émanant du public de l’ENTV, de la classe politique et des acteurs de la société qui exigent à ce que ce que ce groupe, financé par l’argent du contribuable, cesse d’être un canal privé du pouvoir. En avril 2011, rappelons-le, feu Abdelhamid Mehri, ancien secrétaire général du FLN, avait adressé une lettre aux responsables de cette chaîne publique. Il leur avait demandé de permettre à l’ENTV «de jouer le rôle de service public en ouvrant des débats contradictoires sur la situation politique du pays». Près de quatre ans plus tard, l’ENTV – ou plutôt ceux qui la commandent – refuse tout changement dans le fonctionnement de cette entreprise qui continue de se mettre à l’écart des événements nationaux et internationaux. Ce monopole sur l’ENTV et le cahier des charges figé qui lui a été imposé desservent, de l’avis du professeur et spécialiste des médias Brahim Brahimi, ses intérêts et «l’intérêt général pour lequel elle existe». «Les notions ont évolué. De 1945 à nos jours, les missions des médias en général et de la télévision en particulier ont connu plusieurs changements. La notion même de service public n’existe plus dans les pays occidentaux. Elle a laissé place à l’intérêt général, puis à l’intérêt public», explique-t-il d’emblée. Selon lui, la notion de service public a été instaurée à l’époque du monopole sur l’audiovisuel.Une chaîne sans public. «Les législations internationales ont évolué. Aujourd’hui, on parle, dans le monde, du droit à la communication et de médias et société. Cela veut dire que les médias doivent être au service de la société. Mais on ne veut pas comprendre cela en Algérie. La loi sur l’information de 2012 est la parfaite illustration de cet entêtement à maintenir le statu quo dans le secteur», soutient-il. Pour Brahim Brahimi, la réaction du syndicat de l’ENTV vient en conséquence de l’érosion de l’audimat de leur entreprise. «Ils (les journalistes de l’ENTV) se sont rendu compte qu’ils s’adressaient à un public qui n’existe pas», estime-t-il. Mais, ajoute-t-il, la situation ne risque pas de changer de sitôt. Car toute évolution reste tributaire de l’existence d’une véritable volonté politique : «Il y a encore de bons journalistes à l’ENTV, mais la situation ne changera pas avec ce système politique.» Et de préciser que l’unique période où la télévision publique a évolué de manière professionnelle était celle allant de 1989 à 1990. «La réussite de l’expérience de feu Abdou Benziane à l’époque est due à l’existence de partis politiques offensifs et d’intellectuels qui s’exprimaient en toute liberté, sans aucune censure. Il est revenu une seconde fois à la tête de la télévision, mais il n’a pas réussi à rééditer la même expérience. Car pour que cette chaîne gagne en crédibilité, elle a besoin d’un PDG compétent et d’un pouvoir courageux», précise-t-il. Outre la censure et la fermeture, le professeur Brahimi évoque aussi le rôle que joue l’audiovisuel dans la lutte contre la mondialisation à travers le monde. La stratégie européenne face à l’hégémonie américaine a été basée, explique-t-il, sur la diffusion de programmes culturels européens. «Les Japonais ont investi dans les dessins animés. Et en Algérie, il n’y a rien encore. L’ENTV doit aussi faire dans l’intérêt public culturel», lance-t-il.
elwatan.com | 29-oct.-2014 10:00

Djamel Zenati : «La société doit se mettre en mouvement pour éviter l’effondrement de l’Algérie»
Pessimiste dans le discours, optimiste dans l’action. Djamel Zenati, militant des libertés démocratiques (député FFS en 1997, directeur de campagne de Hocine Ait Ahmed en 1999), aborde dans cet entretien le leitmotiv du consensus national, déconstruit les initiatives en vogue portées par des partis de l’opposition.  La crise est indépassable dans le cadre du système autoritaire en place, estime d’emblée Djamel Zenati. «Il s’agit de construire un consensus autour de la conception et la mise en œuvre d’une transition démocratique pacifique, graduelle et négociée.» L’homme mise sur un sursaut populaire pour éviter l’effondrement total, désigne la voie de  la «résistance», appelle à la construction d’un «projet alternatif» porté par des pans larges de la société et invite les formations de l’opposition à se départir des «actions spectaculaires», du «romantisme politique» et des «postures de charogne». Pour cet animateur de l’aile radicale de l’opposition démocratique (comme il aime à se présenter), il est encore temps de «se ressaisir» pour éviter que le pays ne sombre dans l’horreur. «Les classes populaires, désabusées et atomisées, sombrent dans le clientélisme, réinventent le communautarisme dans tous ses états. Gros intérêts et petites faveurs, opulence et résignation se côtoient et donnent au quotidien une saveur fade, incertaine et surréaliste. Une petite étincelle et c’est l’effondrement. Demain fait peur.»   -Vous avez été l’un des premiers acteurs politiques à lancer l’idée d’un congrès de l’opposition. En février 2011 plus exactement, soit quelques semaines après le coup de starter des soulèvements arabes. Aujourd’hui, c’est carrément l’overdose des «congrès de l’opposition». Les conférences du genre se multiplient, presque à la mode ; les leaderships s’aiguisent et les plateformes, synthèses de consensus viable, ne voient pas le jour. D’abord, pourquoi cette inflation ? A quelle logique obéit-elle ? La multiplication des initiatives est le reflet d’un champ politique éclaté, largement pollué et totalement déconnecté des réalités et de la société. Cette situation résulte de l’action combinée de trois facteurs : l’irruption de la grande violence en 1992 et ses conséquences, la persistance de la crise et enfin l’investissement colossal du pouvoir dans le sens de tout configurer à sa convenance. L’analyse sociologique de la structure sociale algérienne dévoile une réalité fort préoccupante. L’ensemble des classes et catégories sociales est dans un rapport de dépendance vis-à-vis du système autoritaire. Le pouvoir exerce un monopole quasi-total dans tous les domaines de la vie du pays : finance, foncier, emploi, logement, etc. Par le biais de la rente pétrolière, il empêche toute velléité d’émancipation. Aucune classe sociale, ou coalition de classes, n’arrive à se poser en alternative universelle, c’est-à-dire porteuse d’un projet reconnu par toute la société comme incarnation de l’intérêt général. Les initiatives, dont vous parlez, sont l’expression d’intérêts de certains segments sociaux loin de représenter toute la société même s’ils prétendent le contraire. De plus, ils n’arrivent pas à converger en raison du problème de leadership mais aussi d’un passif non encore soldé. L’absence d’une culture de la transaction politique et d’un sens élevé de la relation contractuelle bloque également toute possibilité de rassemblement. En situation de pluralité de proposition, le choix est indéniablement entre convergence ou affrontement. L’histoire de la coexistence intelligente est une chimère. Par ailleurs, le pouvoir n’est probablement pas étranger à tout ça. L’inversion des alliances, depuis au moins 2012, n’est pas le fait du hasard. Il est temps de se ressaisir si l’on veut éviter que le pays ne sombre une fois de plus dans l’horreur. Les classes populaires, désabusées et atomisées, sombrent par dépit dans le clientélisme et par instinct de survie réinventent le communautarisme dans tous ses états. Gros intérêts et petites faveurs, opulence et résignation se côtoient et donnent au quotidien une saveur fade, incertaine et surréaliste. Une petite étincelle et c’est l’effondrement. Demain fait peur. -Les Algériens devront-ils espérer quelques résultats concrets de ces conférences ? L’horizon restera bouché tant que la société ne se met pas en mouvement. Le citoyen, traumatisé par une décennie sanglante sans précédent, est en plus désabusé par l’image peu glorieuse que renvoie la classe politique. Soyons honnêtes avec nous-mêmes : la société profonde croit encore que le pouvoir est le seul à garantir sécurité et stabilité. Cela explique d’ailleurs en partie l’issue de l’élection présidentielle du mois d’avril passé. Renverser cette tendance exige une révolution des consciences et des pratiques. Le défi est énorme mais pas impossible. -L’idée de consensus reste assez vague. Quel contenu doit-il renfermer, selon vous? Il faut d’abord se mettre d’accord sur les mots. La construction d’un consensus passe par trois questionnements incontournables : pourquoi le consensus ? Sur quoi devra-t-il porter et comment le construire ? La réponse au premier questionnement détermine celle du second qui à son tour, détermine celle du troisième. Méconnaître cette hiérarchie des déterminations expose à l’échec. L’enfreindre délibérément est le signe d’une malhonnêteté politique. Par ailleurs, le consensus n’est pas une finalité. Il est de l’ordre du moyen, de la méthodologie, de la démarche. C’est un accord, le plus large possible, sur une perspective stratégique perçue par tous comme nécessaire. De là découlent toutes les problématiques. Notre pays vit une crise latente indépassable dans le cadre du système autoritaire en place. Il s’agit donc de construire un consensus autour de la conception et la mise en œuvre d’une transition démocratique pacifique, graduelle et négociée. -Le FFS vient de lancer des consultations. Sur quoi déboucheront-elles, à votre avis ? L’organisation des consultations doit répondre à une logique politique claire et rationnelle. Elle doit tenir compte de la configuration du champ politique et de l’état général de la société. Le pouvoir, appuyé d’une constellation de partis et d’organisations, ne reconnaît pas l’existence d’une crise et rejette catégoriquement l’idée de transition démocratique. Aucun argument ne peut lui faire admettre le contraire. Il se sait à l’abri de toute menace du fait de l’absence d’une alternative forte et crédible. Il y a là une donnée fondamentale qui doit déterminer toute la stratégie de construction du consensus. Le bon sens suggère de rassembler prioritairement les acteurs politiques, les forces sociales et les personnalités déjà acquis à l’idée de changement. Un mode de participation du citoyen doit également être pensé et envisagé. Avec un tel rapport de force il est permis d’entrevoir alors une négociation avec le pouvoir. Aller à des consultations sur un sujet aussi sérieux avec comme seule argument une feuille blanche et le principe de «tout le monde il est beau tout le monde il est gentil» relève pour le moins du romantisme politique. Se poser en médiateur ou en facilitateur c’est voir dans la crise algérienne un simple malentendu. Est-ce une simple erreur de méthode de la part du FFS ou bien un échec programmé dans le but de justifier une participation au pouvoir ? L’avenir nous le dira. Pour légitimer sa collaboration avec le pouvoir, l’opposition gabonaise a lancé, en 1997, la notion d’ «opposition responsable» et en 2001 celle de «démocratie conviviale». J’ai bien peur qu’en Algérie nous soyons à l’orée d’une démocratie mondaine. Le fameux consensus serait alors un simple emballage devant sceller un concubinage avec le pouvoir et couvrir des ambitions ministérielles et/ou des velléités d’ascension sociale. On parle déjà de légitimité consensuelle. On ne peut clore ce chapitre sans rétablir certaines vérités. S’il est vrai que l’initiative du FFS n’apporte rien de nouveau, on ne peut ignorer son rôle précurseur en matière de propositions de sortie de crise. Il est le premier à introduire les notions de contrat, conférence nationale, réconciliation, transition démocratique et deuxième République. Termes à l’époque bannis par le pouvoir et ceux qui s’y sont retranchés et confortablement installés jusqu’à une date récente. A travers ses thématiques, le FFS est maintenant présent partout. Sauf au FFS. Et c’est triste. -Une conférence nationale est-ce le cadre idéal ? La conférence nationale a été le mécanisme transitionnel par excellence des expériences africaines, excepté l’Afrique du Sud, le bilan de celles-ci est très peu reluisant. L’Algérie a, elle aussi, organisé la conférence de l’entente nationale en 1994 en l’absence de l’opposition et des organisations indépendantes. Son échec n’a nul besoin d’être établi autrement nous ne serions pas à parler encore de transition démocratique. Il en est de même de la conférence de Zéralda de juin passé. Certes, elle a été un fort moment politico-médiatique. Mais à présent, elle n’a suscité aucune dynamique visible ni l’adhésion franche des citoyens. La culture politique africaine, dont celle de l’Algérie, est dominée par le symbolique, le spectaculaire et le cérémonial. En occultant ou en réduisant la dimension rationnelle, les conférences nationales africaines sont passées à côté des questions fondamentales. Une fois le palabre terminé et le moment fusionnel passé, les crises refont surface. Aussi, il y a lieu de s’interroger sérieusement sur la pertinence d’un tel mécanisme. D’autres voies peuvent être explorées par l’étude d’autres expériences ou par un effort inventif. C’est encore mieux. -Pour avancer son projet de transition démocratique, la CNLTD part du postulat qu’il y a vacance du pouvoir. Y adhérez-vous ? La thèse de la vacance du pouvoir ne résiste pas à l’analyse. En effet, le pouvoir en Algérie est un phénomène très complexe. Sa manifestation apparente est loin de constituer toute sa réalité. Bien au contraire. A cela faut-il encore intégrer toutes les évolutions survenues ces quinze dernières années. Si le système est globalement resté le même, le régime a, quant à lui, subi des bouleversements profonds. Il n’est plus ce qu’il était au départ du président Zéroual. Certes, le président Bouteflika s’est totalement effacé de la scène publique en raison de son état de santé. De là à conclure à une vacance du pouvoir c’est commettre une erreur d’analyse et d’appréciation. La nature du système, la configuration du régime et leur mode de fonctionnement font que le pouvoir ne peut pas être vacant. Il est illégitime, parfois illégal mais jamais vacant. Cette histoire de vacance trouve son origine dans deux événements qui ont pesé et pèsent encore sur le climat politique du pays : l’accident vasculaire cérébral du Président en avril 2013, et sa candidature pour un quatrième mandat en mars 2014. Le premier a mis dans le désarroi le bloc présidentiel et suscité espoir chez ses adversaires. Le second a eu l’effet inverse. Il est de la sagesse, aujourd’hui, de s’extraire de ce piège politiquement improductif et moralement indécent au profit d’une attitude rationnelle loin des haines et des destins de personnes. Sombrer à la rumeur provoque l’aveuglement et les postures de charognards révoltent le citoyen. -«Nous (le pouvoir) sommes à l’aise.» Par sa boutade, Ahmed Ouyahia, directeur de cabinet de la présidence, lancée aux terme des «consultations politiques» (autour de la future Constitution), ne résume-t-il pas l’état d’esprit des «décideurs» décidés à ne rien concéder exceptés des subsides et des strapontins à des opposants saisonniers, d’apparat et en mal de radicalité ? Les décideurs ont toutes les raisons d’arborer arrogance et suffisance. Ils savent que la société est déstructurée et l’opposition affaiblie. En l’absence d’un projet alternatif concurrent largement soutenu par la société, les tenants du système autoritaire ne s’exposent à aucun risque majeur et immédiat. Ils gèrent la crise par le truchement de trois armes redoutables et complémentaires : la répression, l’argent et le brandissement du spectre d’un retour au passé sanglant. Le pouvoir met l’opposition dans une perspective à deux termes : allégeance ou déchéance. Il y a un troisième choix et c’est la résistance. Il est coûteux, risqué mais stratégique et respectable. A vouloir tout absorber et rejeter toute forme de médiation, le pouvoir risque de se retrouver demain dans un face à face direct avec la société. Et en marginalisant les élites saines et les patriotes sincères, il prive le pays d’atouts précieux. Le monde bouge et évolue très vite. L’Algérie n’a de salut que dans la mobilisation rationnelle de toutes ses potentialités humaines et matérielles. C’est un enjeu existentiel à méditer sérieusement.
elwatan.com | 29-oct.-2014 10:00

Le FLN et le RND n’ont pas encore décidé
Le parti de Saadani affirme que le FFS n’a à aucun moment évoqué la vacance du pouvoir lors des consultations reconnaissant la légitimité du président de la République. A l’exception du MSP qui a affiché ouvertement son opposition à l’initiative du FFS relative à la conférence nationale du consensus, les autres formations politiques, dont le FLN et le RND, entretiennent le suspense sur leurs intentions. Les dirigeants de ces deux formations politiques comptent consulter les hautes instances de leurs partis avant de donner une réponse au FFS. «Nous avons été très clairs avec la délégation du FFS. Nous avons, dans la transparence et devant les médias, insisté sur le fait qu’au FLN, nous ne rejetons aucune initiative qui participe à l’unification des rangs des Algériens, mais nous avons posé une seule condition, ne jamais évoquer ou remettre en cause, durant les discussions, la légitimité du président Bouteflika», a expliqué Mazouz du FLN. Selon ce dernier, l’instance présidentielle du FFS a accepté la condition posée par le plus vieux parti. «Les animateurs de cette action n’ont a aucun moment évoqué ni la vacance du pouvoir ni remis en cause le processus électoral à la suite duquel Bouteflika a été réélu. Le FFS, bien au contraire, a reconnu la légitimité du Président !» insiste Mazouz. Le FFS et le FLN se sont ainsi mis d’accord pour se revoir le 1er novembre prochain pour fêter ensemble cette date historique. Cette rencontre, nous dit-on, pourrait être un préalable pour remettre sur le tapis le débat autour de la conférence du consensus. Seulement le FLN se prononcera officiellement sur sa participation à la conférence qu’une fois que le FFS aura achevé son cycle de consultations avec l’ensemble des partenaires et acteurs politiques et rendu public le résultat de ses rencontres. «Nous nous sommes entendus avec le FFS de se revoir afin qu’il nous rende compte des résultats de ses consultations, une fois cette étape achevée nous rendrons à notre tour compte au bureau politique qui décidera de la suite à donnée à l’invitation du FFS», explique M. Bouhadja, précisant que pour l’heure, le FLN n’a pas tranché la question de sa participation.  Du côté du RND, la chargée de communication, Nouara Djaffar, explique que, hormis le conseil national, la haute instance du parti, personne ne peut avancer sur la question de la participation ou pas du RND à l’initiative du FFS : «Certes, le FFS nous a présenté son projet, mais étant un parti discipliné, nous allons exposer la vision du FFS à la base qui tranchera sur notre participation.» Seulement, il est fort possible que le parti, que l’actuel chef de cabinet de Bouteflika a eu à diriger, refusera poliment de participer à cette conférence. Selon des sources proches de cette formation, si le RND prend part à cette conférence, cela implique qu’il remet en cause toutes les initiatives prises par le gouvernement allant de la réconciliation nationale à la concorde civile en passant par les réformes engagées par le pouvoir. L’initiative du FFS vise à sortir le pays de la crise qui le secoue depuis plusieurs années, il est donc inconcevable que le RND participe à ce processus, du fait que le parti de Abdelkader Bensalah se réjouit de voir l’Algérie sortie victorieuse de la crise dans laquelle elle se débattait durant les années 1990. «Nous ne pouvons pas effacer d’un revers de la main tous les efforts consentis par l’Etat. Dire qu’il y a des problèmes sur le plan économique, politique ou social, nous sommes d’accord et cela nécessite leur prise ne charge, mais dire qu’il y a une crise au sommet de l’Etat est complètement faux», nous confie un cadre de ce parti. Le FFS, qui a décidé de s’adresser à ces deux béquilles du pouvoir, le FLN et le RND, pourra-t-il les convaincre lors de la prochaine étape ? Pari difficile.  
elwatan.com | 29-oct.-2014 10:00

Nouvelle crise au FLN
Nouvelle zone de turbulences au FLN. Alors que Amar Saadani et les membres de son bureau s’affairent à désigner les nouveaux secrétaires de mouhafadhas, la base militante gronde. Des escarmouches ont émaillé la nomination des responsables des nouvelles structures locales. Ce fut le cas à Batna, qui compte désormais deux nouvelles mouhafadhas, et Oran, également coupée en trois. Des responsables locaux du parti, notamment les opposants à l’actuelle direction, parlent de «fronde», tandis que les responsables du parti évoquent de simples «luttes pour des postes» dans les structures locales. «Il n’y a rien de particulier. Il y a eu effectivement des mécontents. Mais ces gens ne posent pas un problème de fond. Tout le monde veut figurer dans les nouvelles structures», justifie Saïd Bouhadja, chargé de communication du parti. Preuve en est, selon lui, que les secrétaires des mouhafadhas de Batna et Oran ont été installés dans leurs postes dans de «bonnes conditions». Le secrétaire général du FLN, Amar Saadani, a déjà annoncé la création de nouvelles structures locales du parti. Plusieurs nouvelles mouhafadhas ont donc été créées dans des wilayas comme Oran, Tizi Ouzou, Béjaïa, M’sila, Batna, El Oued, Adrar et Tamanrasset. Cette initiative vise, selon Bouhadja, à «créer une dynamique dans les milieux militants». Et l’objectif assigné à cette restructuration est de «permettre» à d’autres militants d’assister au congrès. D’autres cadres du parti soupçonnent, par contre, Amar Saadani d’avoir créé ces nouvelles mouhafadhas afin de mieux contrôler les militants qui assisteront au Congrès qui se tiendra le printemps prochain. Contrairement aux anciens frondeurs, ceux qui contestent la désignation des nouveaux mouhafedhs se font plus discrets. Les effets de l’éviction de Belkhadem pèsent-ils toujours sur le fonctionnement du vieux parti ? Apparemment oui.  
elwatan.com | 29-oct.-2014 10:00

Construire la société du vivre-ensemble
Le Congrès international féminin, qui se tient depuis hier à Oran sous le slogan «Parole aux femmes, pour une société de paix», connaît un franc succès vu le nombre impressionnant de participantes et de participants qui y ont afflué des quatre coins du monde pour prendre part à ce rendez-vous planétaire. L’auditorium du Centre des conventions a été pris d’assaut, dès les premières heures de la matinée, par «plus de 3000 congressistes», selon les organisateurs, la fondation Djanatu Al Arif et l’ONG internationale AISA. Ce sommet mondial, prévu durant quatre jours, est le premier du genre à être organisé dans le monde musulman. Son but est de «promouvoir la nécessaire équité entre les hommes et les femmes, socle indispensable de la construction de la paix», a déclaré cheikh Khaled Bentounes, président d’honneur de ce congrès, dans un discours prononcé à l’ouverture des travaux. Dans la foulée, cet écrivain, pédagogue, conférencier et guide spirituel de la confrérie soufie Alawiya a annoncé «le lancement d’une pétition pour l’instauration d’une journée mondiale symbolique de la paix». «Il est urgent que nous réfléchissions ensemble à construire la société du vivre-ensemble. Laissons les graines de la paix germer pour les générations futures. Nous souhaitons et nous véhiculons le désir de paix», a lancé ce fondateur de nombreuses associations implantées au Maghreb, en Europe et dans le monde dans le but de promouvoir la paix. «Il y a une année, ce congrès était un rêve. Aujourd’hui, c’est une réalité. Nous avons tenu à l’organiser pour prôner la notion du mieux vivre-ensemble», poursuit-il.Lui succédant à la tribune, Mohamed Ali Boughazi, conseiller du président Bouteflika, a prononcé une allocution de soutien à cette initiative, ce congrès étant placé sous le patronage du chef de l’Etat. Fatma Oussedik, que nous avons interrogée, a lancé un appel pour «l’abrogation du code de la famille, un texte synonyme de déni des droits fondamentaux de la femme». Cette sociologue réclame également une meilleure insertion des femmes dans le monde du travail. Vecteur de paix «Seules 17% des femmes sont actives en Algérie. L’accès au travail reste très difficile pour les femmes», dénonce-t-elle. Cette chercheure dans le domaine de l’identité, du statut de la femme dans le Monde arabe et musulman et le multiculturalisme dans le monde méditerranéen, animera aujourd’hui des communications intitulées «Tradition et modernité, quand l’une enrichit l’autre» et «Transmission des coutumes et traditions aujourd’hui». Dans la matinée d’hier, Valérie Colin-Simard (France), auteur de sept livres dont le dernier, Masculin, Féminin, la grande réconciliation, a évoqué «La réconciliation du féminin et du masculin comme vecteur de paix». «Aujourd’hui en Occident, au moins sur le plan des principes, la femme est l’égale de l’homme. Mais, il n’en est pas de même des valeurs du féminin : compétition, chiffres, intellect sont mis sur un piédestal, souvent au mépris de nos émotions, de notre créativité, de notre vie. Ce modèle nous convient-il toujours ?» s’interroge-t-elle. «Dans le monde du travail, poursuit-elle, bien des hommes découvrent que les valeurs féminines que sont l’écoute, l’empathie ou la coopération, alliées à leurs valeurs masculines, leur donnent du charisme, améliorent leurs performances. Tandis qu’à trop vouloir suivre les seules et uniques valeurs du masculin d’efficacité et de productivité, bien des femmes s’épuisent.» «Nous tous, hommes et femmes, avons trop souvent oublié la puissance des valeurs du féminin. Nous avons maintenant besoin d’une vision plus vaste, qui innove et ouvre les frontières», plaide-t-elle. «Ce nouvel équilibre entre valeurs du féminin et du masculin est essentiel pour nous permettre de comprendre la crise que nous traversons. Il est peut-être le problème le plus urgent de notre temps et l’enjeu crucial d’un nouveau combat qui vise à libérer non seulement les femmes mais aussi les hommes. Pour devenir des êtres humains à part entière, masculin et féminin à la fois. Et entrer dans l’ère de la réconciliation», conclut-elle. Libérer les femmes pour libérer les hommes De son côté, l’islamologue tunisien Youssef Olfa, chercheur dans la pensée religieuse, le dialogue des civilisations et la question des femmes, a présenté une communication intitulée «Féminin : être ou paraître ?» L’historienne et journaliste française Audrey Fella, spécialisée dans les domaines du religieux, a développé une communication autour du thème «Féminin-masculin : au-delà du genre». L’après-midi a été consacrée à la tenue d’ateliers thématiques. Le premier axe développé est intitulé «Violences à l’égard des femmes, quelles solutions ?» Il a été animé par Imane Hayef (représentante de l’ONU Femmes), Anissa Smati-Bellahsene (Association de femmes algériennes, Réseau Wassila) et Nadia Aït Zai. Le deuxième atelier intitulé «Rupture avec les stéréotypes féminins» a été animé par Issam Toualbi-Thaâlibî et Bénédicte de Navacelle. Le colloque a vu également la participation de Wassyla Tamzali, grande figure féministe qui milite pour un dialogue entre les peuples de la Méditerranée. Cette ancienne avocate, ancienne journaliste, directrice des droits des femmes à l’Unesco à Paris, et Valérie Colin-Simard ont développé une grande complicité pour animer ensemble un intéressant atelier sur le thème «Une meilleure répartition des rôles et des responsabilités». L’atelier a été très riche en débats et a permis à beaucoup de femmes et d’hommes de s’exprimer et d’échanger leurs vécus autour de ce sujet sociétal.Tahar Gaïd et Carmen Del Rio Pereda (Espagne) ont évoqué «Le féminin dans le Coran». Wassyla Tamzali donnera, aujourd’hui, un éclairage sur «Statut et droits de la femme». Une table ronde avec les médias est prévue autour de la question «Comment mettre l’information au service de l’humain ?» animée par des hommes de médias de Liberté, El Watan, Le Quotidien d’Oran, El Djoumhouria, et Philippe Dessaint, directeur en charge des projets événementiels internationaux à  TV5 Monde.
elwatan.com | 29-oct.-2014 10:00

Vers la création d’une association de défense des victimes du terrorisme
Les nombreux experts, représentants de la société civile et de victimes des actes terroristes qui ont pris part aux travaux (à huis clos) du symposium africain sur les victimes des actes terroristes, organisé à Alger par l’Union africaine, ont tous plaidé pour «la création d’une association continentale de prise en charge des familles du terrorisme afin et la mise en place d’un cadre légale à même d’inciter les Etats à promulguer des lois allant dans la sens d’une meilleure protection des droits des victimes». Lors d’une conférence de presse animée en fin de journée, Francesco Madeira, directeur du Centre africain d’étude et de recherche sur le terrorisme (Caert), est revenu sur les thèmes abordés par les experts durant les deux jours des travaux. Selon lui, les participants ont tous axé leurs interventions sur «la nécessité d’une protection des victimes des actes terroristes à travers la mise en place d’un cadre légal et d’une assistance permanente». Malgré l’intérêt de la communauté internationale à ce sujet, a-t-il dit, «le continent manque de textes qui protègent cette catégorie vulnérable de la population». Les délégués ont pu profiter des expériences de certains Etats comme l’Algérie, l’Ouganda ou encore la Somalie, qui disposent d’un arsenal juridique en la matière. «Chacune des victimes présente à ce symposium avait une expérience à partager. Le débat était très enrichissant et la majorité ont relevé l’importance du rôle des médias dans la lutte antiterroriste et la protection des victimes. Des idées ont été proposées : la plus importante a été de créer une association continentale de défense des victimes du terrorisme qui parlera en leur nom, défendra leurs intérêts et travaillera sur le projet de l’association qui sera remis aux délégués de 54 pays africains qui se réuniront prochainement. Ces derniers devront soumettre cette mouture aux plus hautes instances de l’organisation africaine, dont la commission paix et sécurité.» Interrogé sur l’éventualité d’une résolution obligeant les Etats membres de l’UA à mettre en place des lois qui protègent les victimes du terrorisme, M. Madeira a répondu : «Un texte allant dans ce sens sera remis à la commission paix et sécurité. Une fois examiné, il sera déposé pour discussion au niveau du sommet des chefs d’Etat, afin d’en faire une résolution. Nous avons beaucoup parlé des victimes du terrorisme, mais c’est la première fois que nous les entendons parler. Cela a été très fructueux. Pour elles, l’impunité est la pire des choses. La justice seule peut guérir les blessures.» M. Madeira affirme que la prise en charge des victimes des actes terroristes «limitera le nombre des extrémistes et militants djihadistes»  et permettra «d’éviter que cette catégorie vulnérable de la société ne se radicalise faute d’une justice équitable». Selon lui, il est nécessaire que «les victimes ainsi que leurs familles soient soutenues, aidées et indemnisées. Elles doivent être prises en charge psychologiquement et bien intégrées afin qu’elles puissent participer pleinement aux efforts de leurs Etats en matière de lutte antiterroriste». Le directeur du Caert plaide également pour «une participation plus effective des médias dans la stratégie de lutte contre le terrorisme au niveau national». A signaler que ce symposium est le premier que l’Union africaine consacre exclusivement aux victimes du terrorisme. Il s’est déroulé au siège du Caert à Alger, et a regroupé plusieurs participants, dont des journalistes, des victimes du terrorisme, des experts de la lutte antiterroriste venus de nombreux pays africains ainsi que des bailleurs de fonds du continent.  
elwatan.com | 29-oct.-2014 10:00

Benflis : «La Tunisie est un parfait exemple à méditer»
L’ex-candidat à l’élection présidentielle du 17 avril, Ali Benflis, a félicité l’ensemble de la classe politique tunisienne et toutes les forces vives de Tunisie, auxquelles il a signifié son «admiration» et son «respect» pour leur «contribution inestimable» aux «succès marquants du renouveau démocratique dans ce pays frère». «Le peuple tunisien, sa classe politique et l’ensemble de ses autres forces politiques, économiques et sociales viennent d’administrer au monde en général et au Monde arabe en particulier des leçons de responsabilité politique et de vertus civiques», a-t-il soutenu, affirmant que par la réussite de cette élection qu’«ils viennent de rendre à la citoyenneté et à la souveraineté populaire leurs lettres de noblesse». «Et, par-dessus tous, ils ont apporté la démonstration irrécusable qu’une transition démocratique ordonnée et apaisée est possible et qu’elle est à la portée de ceux qui y croient et œuvrent avec sincérité à son avènement», a-t-il poursuivi. Le coordinateur du Pôle des forces du changement, qui milite pour une transition démocratique, estime ainsi que «ce modèle de réussite d’une transition démocratique ôte définitivement des mains des gouvernants politiques de notre pays l’argument spécieux de l’échec des processus démocratiques dans les Etats arabes dont ils ont abusé pour dénier à notre pays et à notre peuple leur droit à un changement démocratique ordonné, graduel et serein». Pour Benflis, la Tunisie a montré la voie à suivre. «Cette voie est celle de la responsabilité, de la sagesse et de la raison», a-t-il insisté, appelant les gouvernants en Algérie à s’en inspirer : «Il y a là pour les gouvernants politiques algériens un parfait exemple à méditer et une source d’inspiration dont ils devraient tirer profit.»  
elwatan.com | 29-oct.-2014 10:00

Fin des excédents en 2017
L’Algérie devrait finir l’année avec un déficit réel de plus de 6%. Les pays exportateurs de pétrole de la région Moyen-Orient et Afrique du Nord (MENA), dont l’Algérie, risquent de voir disparaître complètement leurs excédents financiers dans moins de trois ans, selon les dernières prévisions du Fonds monétaire international (FMI). Sauf changement de politique budgétaire pour aller vers moins de dépenses publiques, ces pays devront ainsi connaître de graves déficits à l’horizon 2017, avertissait hier le FMI dans un nouveau rapport repris par l’APS. Mettant en avant la chute de 20% des cours du pétrole ces deux derniers mois, le Fonds souligne qu’hormis les membres du Conseil de coopération du Golfe (Arabie Saoudite, Emirats arabes unis, Koweït, Qatar, Bahreïn et Oman), tous les autres pays pétroliers de la région sont déjà déficitaires et risquent de voir s’aggraver les risques qui pèsent sur leurs finances s’ils ne reconsidèrent pas leurs politiques budgétaires expansionnistes. Si les cours du pétrole se maintiennent longtemps à leur faible niveau actuel, l’excédent budgétaire global des pays en question «pourrait se transformer en déficit dès l’année prochaine», a même affirmé le directeur du département Moyen-Orient et Asie centrale du FMI, Masood Ahmed, lors de la présentation du rapport, hier à Washington (USA). Aussi, tout en soulignant que la croissance moyenne des pays exportateurs de pétrole de la région reste «timide» à  seulement 2,5% en 2014, l’institution de Bretton Woods juge nécessaire pour ces pays de veiller désormais à contenir leurs dépenses publiques, mais aussi à léguer aux générations futures une part équitable des richesses tirées des hydrocarbures. S’agissant de l’économie algérienne, le FMI, convient-il de rappeler, avait déjà mis en avant, en octobre dernier à Alger, l’urgence pour les pouvoirs publics d’œuvrer à rééquilibrer les finances de l’Etat en définissant surtout un plancher de déficit budgétaire à ne pas dépasser sur une durée déterminée. Selon les estimations du Fonds, l’Algérie devrait d’ailleurs finir l’année avec un déficit réel de plus de 6%, en raison notamment de «la diminution des recettes des hydrocarbures», d’«une nette augmentation des dépenses en capital» et du maintien d’«un niveau élevé de dépenses courantes». Si la politique économique actuelle est maintenue, «la position extérieure nette de l’Algérie deviendra inévitablement négative d’ici 20 à 25 ans», avaient en définitive averti les experts du FMI, en soulignant notamment l’urgence d’investir davantage dans les hydrocarbures, d’accroître les prix intérieurs des produits énergétiques et surtout d’améliorer le climat des affaires pour favoriser la diversification des exportations. A noter enfin que le projet de budget de l’Etat pour l’exercice 2015, actuellement en débat au Parlement, table sur un déficit budgétaire de plus 22% du PIB sur la base d’un prix de référence du pétrole à 37 dollars le baril.
elwatan.com | 29-oct.-2014 10:00

Les premiers tests lancés dans plusieurs pays
La recherche de vaccins avance à grands pas. Les deux vaccins les plus avancés sont en essai clinique. Ces essais, dits de phase I, se concentrent sur l’innocuité et la sécurité du vaccin et permettent de déterminer la dose que l’on devra utiliser, c’est-à-dire combien de principes actifs des vaccins doit contenir chaque dose pour chaque personne. On s’attend à avoir des résultats au mois de décembre», a déclaré à RFI le docteur Marie-Paul Kieny, directrice générale adjointe de l’OMS. Après les Etats-Unis, le Mali, le Royaume-Uni et, en décembre, les trois pays africains les plus touchés (Liberia, Guinée, Sierra Leone) afin de déterminer l’innocuité et le dosage adapté, les premiers tests d’un vaccin contre la fièvre Ebola devraient commencer cette semaine en Suisse, les autorités ayant donné leur feu vert, a annoncé hier l’Organisation mondiale de la santé. Il s’agit du vaccin, fabriqué par Britain’s Glaxo Smith Kline et pour l’instant expérimental, qui sera testé sur environ 120 personnes cette semaine à l’hôpital de Lausanne (près de Genève), a précisé l’OMS. L’objectif de l’OMS est surtout de lancer des essais au Liberia, en Guinée et en Sierra Leone. Ceci est indispensable, estime l’OMS, pour savoir si ces vaccins sont des vaccins ou si ce sont simplement des «candidats vaccins». «C’est la dernière étape pour parvenir à fournir le plus rapidement possible des vaccins sûrs et efficaces contre Ebola», a déclaré l’Organisation onusienne dans un communiqué. Il n’y a pour l’instant aucun traitement ou vaccin homologué pour lutter contre le virus Ebola, qui a fait près de 5000 morts depuis le début de l’épidémie actuelle en Afrique de l’Ouest. A noter, qu’actuellement, deux vaccins sont en phase d’essais cliniques aux Etats-Unis, au Royaume-Uni et au Mali. Des essais visant à s’assurer de l’innocuité de ces sérums et à déterminer la quantité de principes actifs nécessaires pour immuniser une personne contre le virus Ebola. Lors de la dernière réunion de l’OMS avec les représentants des pays touchés par le virus, les laboratoires pharmaceutiques, qui mettent au point les vaccins, se sont engagés à augmenter les capacités de production afin que plusieurs millions de doses soient disponibles en 2015, et que des centaines de milliers de doses soient déjà prêtes avant la fin du premier semestre. Dans les pays où les vaccins sont fabriqués et en Afrique, les autorités de réglementation s’engagent à soutenir la réalisation de cet objectif en respectant des délais très courts. Toutes les parties ont appelé l’OMS à assurer la coordination entre les différents acteurs concernés. Les vaccins sont susceptibles d’influer considérablement sur l’évolution de l’épidémie, a-t-on souligné. Intensification des mesures pratiques de prévention à Tamanrasset Les services de la santé de la wilaya de Tamanrasset ont intensifié les mesures pratiques de prévention contre la fièvre Ebola, a-t-on appris hier auprès des responsables locaux du secteur. Ces mesures, déjà mises en œuvre sur le terrain, se présentent sous trois formes, dont l’une consiste en la formation des médecins privés, établis dans les zones frontalières telles que In Guezzam et Tinzaouatine, sur la conduite à adopter face à l’apparition éventuelle de la maladie et pour la prise en charge des malades, a indiqué le chef du service d’épidémiologie de l’hôpital de Tamanrasset. Le docteur Lyès Akhamouk a fait état, en outre, de la mise en place de moyens matériels pour l’isolement, au niveau des structures hospitalières en zones frontalières, pour éviter éventuellement la propagation de la maladie, ainsi que le renforcement des équipements (masques, lunettes et autres) destinés à la protection du staff médical en cas d’intervention pour l’isolement de cas suspectés, dont «aucun n’est pour le moment signalé». La troisième mesure préventive consiste en l’organisation, via différents supports d’information, d’une large campagne de proximité de sensibilisation des citoyens, notamment envers les voyageurs vers les pays limitrophes, sur les façons de reconnaître les symptômes de la maladie (fièvre et hémorragie) et d’éviter tout contact avec les personnes qui en présenteraient.
elwatan.com | 29-oct.-2014 10:00

Accident de Laghouat : Dix ans de prison pour le chauffeur
Une peine de dix années d’emprisonnement a été requise, hier, par le procureur de la République du tribunal d’Aflou (Laghouat), à l’encontre du chauffeur de l’autocar à l’origine de l’accident de circulation ayant fait, fin septembre dernier, 17 morts et 27 blessés, a-t-on appris de source judiciaire. Le ministère public a également réclamé une amende d’un million de dinars à l’encontre de S. M. (33 ans) ainsi que le retrait de son permis de conduire et l’interdiction de s’en faire établir un nouveau, conformément à la loi en vigueur, a-t-on signalé. Il a été également demandé la requalification de cette affaire, mise en délibérée pour le 11 novembre prochain, en «homicide involontaire, à l’aide d’un véhicule de transport en commun, sous l’effet de stupéfiants», a-t-on ajouté. Le mis en cause comparaissait pour «homicide et blessures involontaires, à l’aide d’un véhicule de transports en commun, et dépassement dangereux», a précisé la source. Pour leur part, les familles des victimes ont demandé des réparations matérielles, tandis que les blessés et leur défense ont sollicité une expertise pour déterminer le degré de l’handicap et de dommages corporel et psychologique qui leur ont été causés et, ainsi, leur compensation, ont indiqué des représentants de la défense. L’accident de la circulation s’était produit, le 30 septembre dernier sur la RN23, entre Laghouat et Aflou, entre un minibus et un autocar de transport de voyageurs, et avait fait 17 morts et 27 blessés, dont certains sont encore sous surveillance médicale. Pour préciser les circonstances de ce tragique accident, le commandement de la Gendarmerie nationale avait alors dépêché une équipe d’enquêteurs regroupant des experts en accidents de la circulation et d’autres de l’Institut national de criminalistique et de criminologie de Bouchaoui.
elwatan.com | 29-oct.-2014 10:00

On vous le dit
- Des élèves-officiers de l’Académie de Cherchell à El Watan Une délégation d’élèves-officiers de l’Académie militaire de Cherchell a rendu une visite de courtoisie, hier, à El  Watan. Ces élèves-officiers ont eu à discuter avec les responsables de la rédaction du fonctionnement du journal et des différentes étapes de fabrication, et ce, dans une ambiance conviviale. - Des groupes pour remplacer Gestour Une deuxième réunion a eu lieu, lundi dernier, au siège du ministère du Tourisme et de l’Artisanat avec la ministre du secteur et des gestionnaires concernant la réorganisation du secteur du tourisme et l’étude des différentes variantes proposées. Selon nos sources, la réunion s’est soldée par la proposition de transformer Gestour en 5 groupes hôteliers (Safir, Aurès, Djazaïr, Zianites et Cirta) et un sixième groupe, voyagistes et Tours opérateurs, dans lequel figure l’ONAT. Les EGT seront affiliées en fonction de la situation géographique. C’est le même cas pour les stations thermales. Ces groupes dépendront directement du ministère. C’est cette organisation qui sera soumise au CPE pour validation. Mais aucun changement ne pourra être efficient sans du sang neuf dans la gestion des entreprises. L’instruction du Premier ministre, Abdelmalek Sellal, est explicite. - Une délégation du groupe Benhamdi au Soudan Sur invitation du groupe industriel soudanais GIAD et suite à une visite d’une importante délégation soudanaise à Alger, le groupe Benhamadi s’est rendu au Soudan, du 25 au 28 octobre 2014, pour visiter les infrastructures de GIAD. Plusieurs réunions ont été programmées avec les ministres de l’Investissement de l’Industrie et de l’Agriculture. Cette  visite s’inscrit dans la perspective d’un développement de partenariat économique entre les deux pays, qui permettra aux investisseurs soudanais de bénéficier de l’expertise du groupe Benhamadi dans l’industrie électronique et agro-alimentaire ainsi que le consulting en investissements. Le groupe s’est hissé à une place importante dans le développement économique de l’Algérie. Cette collaboration renforcera les liens et aboutira à un partenariat durable. - L’Ouest se dote d’un nouvel annuaire des professionnels Les Pages Maghreb ont annoncé, hier, la parution de leur édition 2014 de l’annuaire des professionnels pour la région Ouest. Dans un communiqué transmis à notre rédaction,   il a été souligné que cet outil «complet» permettra une nouvelle fois à bon nombre de professionnels de gagner des parts de marché en trouvant leurs futurs clients ou fournisseurs. La nouveauté pour cette édition, selon Les Pages Maghreb, est qu’en raison d’un changement prochain des numéros de téléphone fixe, il a été inséré pour chaque entreprise un numéro de téléphone mobile. Pour rester à la page, d’autres annuaires sont déjà en préparation, précise le communiqué. Pour rappel, les Pages Maghreb Editions est une société de droit algérien filiale d’une société française spécialisée dans les applications Web et les bases de données. Partenaire d’Algérie Télécom, la société Les Pages Maghreb Editions réalise et édite les annuaires particuliers et professionnels sur le Net et en version papier. Plus de 3 millions d’abonnés au téléphone et près de 200 000 entreprises algériennes font déjà partie de leur annuaire, selon les données de l’entreprise.
elwatan.com | 29-oct.-2014 10:00

Mebarki déplore l’absence d’opérateurs économiques
Les passerelles entre le monde universitaire et le secteur économique sont encore loin d’être bâties. En Algérie, un long fossé sépare encore ces deux mondes. Ce que d’ailleurs a reconnu, hier, le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Mohamed Mebarki, qui a déploré l’absence d’opérateurs économiques nationaux capables de garantir le développement des technologies avancées. «Malheureusement, la complémentarité recherche-industrie reste difficile en l’absence d’opérateurs industriels nationaux aptes à garantir le développement de technologies avancées en Algérie», a indiqué hier Mohamed Mebarki, lors d’une rencontre consacrée à la présentation de quelques produits innovants réalisés par des compétences algériennes. Il est vrai que les opérateurs économiques restent encore sans confiance dans les compétences algériennes. Ainsi, reproche-t-on aux universités leur manque de sérieux dans l’encadrement pédagogique et surtout une qualité de l’enseignement qui est médiocre. Et souvent d’ailleurs, la plupart des travaux de recherche sont réalisés avec la coopération des universités étrangères… Il n’en demeure pas moins que le ministre a, toutefois, assuré que la direction en charge de la recherche scientifique s’attelait à combler ce manque et à «assurer le relais vers plus de perspectives économiques». Selon M. Mebarki, la stratégie engagée par l’Etat, pour renforcer la relation entre l’industrie et la recherche scientifique, nécessite la mise en synergie de l’ensemble des moyens humains, matériels et financiers, pour intégrer les compétences, partager les savoir-faire et encourager les partenariats. La démarche devra s’inscrire dans un cadre global pour répondre aux enjeux de la mondialisation dans un contexte national de transition d’une économie basée sur les ressources vers une économie centrée sur l’innovation et la compétitivité des entreprises. Des services d’ingénierie de projets de recherche et de formation seront mis en place dans les établissements pour encourager et valoriser la participation de l’ensemble des acteurs de l’enseignement supérieur et de la recherche au développement technologique du pays, a annoncé le ministre lors de cette rencontre placée dans le cadre de la célébration du 60e anniversaire du déclenchement de la Guerre de Libération nationale.
elwatan.com | 29-oct.-2014 10:00

Mort suspecte d’un policier à Blida
Un agent de la Sûreté nationale est décédé mardi matin à Blida après avoir reçu une ou plusieurs balles en son son domicile sis à Ouled Yaich.   D’après un communiqué de la Sûreté nationale de la wilaya de Blida, la victime, ayant la quarantaine et père de deux enfants, a succombé à ses graves blessures une fois évacuée à l’hôpital. Après avoir informé le Procureur de la république territorialement compétent, une brigade spéciale de la police de Blida a entamé son enquête pour élucider les causes de ce drame. Il est encore tôt pour savoir s’il s’agit d’un suicide ou d’un assassinat, puisque le communiqué ne précise pas le nombre de balles que la victime a reçu.          
elwatan.com | 28-oct.-2014 18:00

Benflis invite le pouvoir algérien à s’inspirer de la Tunisie
L’ex-candidat à la présidentielle d’avril 2014, Ali Benflis, a appelé les responsables politiques algériens à tirer les leçons du succès de la transition démocratique opérée en Tunisie. Dans une déclaration rendue publique ce mardi, Benflis a estimé que la réussite des élections législatives en Tunisie « ôte définitivement des mains des gouvernants  politiques de notre pays l’argument spécieux de l’échec des processus démocratiques dans les Etats arabes ». Il a indiqué que cet argument a été utilisé par les responsables politiques algériens « pour denier à notre pays et à notre peuple leur droit à un changement démocratique ordonné, graduel et serein ».   Les élections législatives tenues dimanche dernier en Tunisie, constituent,  « pour les gouvernants politiques algériens un parfait exemple à méditer et une source d’inspiration dont ils devraient tirer profit », a souligné le leader du Front du changement.   Benflis, ancien chef de gouvernement de Bouteflika, a adressé ses félicitations « les plus sincères aux présidents des partis Nida Tounes et Ennahda » et a salué « le grand pas qu’ils viennent de faire franchir, ensemble, à la cause démocratique en Tunisie ». Pour lui,  «  La Tunisie sœur a montré la voie à suivre. Cette voie est celle de la responsabilité, de la sagesse et de la raison ». Les Tunisiens, a-t-il ajouté, « ont apporté la démonstration irrécusable qu’une transition démocratique ordonnée et apaisée est possible et qu’elle est à la portée de ceux qui y croient et œuvrent avec sincérité à son avènement ». Ali Benflis est engagé aux côtés de plusieurs partis et personnalités politiques, regroupés dans le cadre de la CLTD, pour mettre en œuvre un processus de transition démocratique en Algérie.       
elwatan.com | 28-oct.-2014 15:24

Tayeb Zitouni : « tôt ou tard la France devra reconnaître les crimes qu'elle a commis en Algérie »
Le ministre des Moudjahidine,Tayeb Zitouni, a affirmé mardi à Alger que la France "ne remettra jamais" à l'Algérie des archives qui risquent de "lui faire tort", en allusion aux crimes de guerre et contre l'humanité dont les Algériens ont été victimes depuis 1830.         "La France refuse de remettre ce qui reste des archives à l'Algérie ou  s'attarde à le faire.Elle ne remettra jamais ces archives qui risquent de lui  faire tort", a soutenu M.Zitouni dans un entretien à l'APS, à l'occasion du  60e anniversaire du déclenchement de la guerre de libération. "La France n'acceptera jamais de s'avouer vaincue dans sa guerre contre  l'Algérie", a ajouté le ministre. "La France doit admettre que l'Algérie est indépendante et que les Algériens  n'oublierons jamais les affres du colonialisme", a-t-il martelé. "La plus grande partie de ces archives se trouve actuellement au centre  national des archives", a indiqué le ministre, ajoutant que les institutions  algérienne et française des archives "ont convenu du principe de restitution  de ce qui reste de ces archives à l'Algérie".               Quant à la question des excuses et de la reconnaissance des crimes,  revendiquée par plusieurs parties en Algérie, le ministre a estimé qu'il s'agissait  simplement d'une question de temps, affirmant que "tôt ou tard la France devra  reconnaître les crimes de guerre et contre l'humanité qu'elle a commis en Algérie  pendant 132 ans".                     Revenant sur un certain "manquement" dans la revendication d'une reconnaissance  de la France de ses crimes coloniaux, M. Zitouni a rappelé que "la meilleure  manière de procéder consiste à préserver l'histoire et à la transmettre aux  générations futures afin de leur inculquer les valeurs du patriotisme et de  fidélité au serment des chouhada".           "Les Algériens doivent savoir comment défendre leur legs historique  et demeurer fidèles à la génération du 1e novembre et alertes   quant aux menaces qui nous guettent", a-t-il dit pour conclure. « Le ministère des moudjahidine ne détient pas d'archives secrètes »  Le ministre des moudjahidine, a affirmé  que son département "ne détient absolument pas d'archives secrètes". Le ministère des moudjahidine "ne retient aucune archive. Les archives  sont la propriété de tous les Algériens", a indiqué M. Zitouni, lors d'un entretien  accordé à l'APS, à la veille de la célébration du 60 anniversaire du déclenchement  de la révolution nationale, lors duquel il a souligné l'importance des archives  dans l'écriture de l'histoire.          "Il est du devoir des Algériens de connaître leur histoire, un objectif  que s'assigne le secteur à travers l'ouverture des institutions qui sont sous  sa tutelle, à toute personne désirant accéder aux archives", a précisé M. Zitouni. Il a, à cet effet, démenti formellement l'existence d'archives secrètes  détenues par le ministère. "Nous n'avons rien à cacher, car toutes les archives disponibles portent  sur l'histoire commune des Algériens et sont ainsi leur propriété", a-t-il dit.          Les chercheurs, les historiens et les étudiants peuvent se rendre, à  tout moment, au Musée national du Moudjahid et au Centre national de recherches  sur le Mouvement national et la Révolution du 1er novembre 1954, pour effectuer  leurs recherches et s'enquérir des documents et des objets disponibles au niveau  de ces deux institutions spécialisées, a-t-il estimé.          A une question sur l'intervention ou pas du ministère des  moudjahidine  dans l'archivage et le classement des témoignages et des documents historiques,  M. Zitouni a affirmé que les portes du ministère "sont ouvertes aux visiteurs",  soulignant que son département "ne s'ingère aucunement dans l'écriture de l'histoire.  Sa première et dernière mission reste de rassembler la matière historique brute  et de la mettre à la disposition des spécialistes pour procéder à son écriture  sur la base de données méthodiques et académiques".  
elwatan.com | 28-oct.-2014 14:19

Liberté, Le Quotidien d’Oran et El Watan à 20 DA à partir du jeudi 30 octobre 2014
A partir du jeudi 30 octobre, les quotidiens Liberté, Le Quotidien d’Oran et El Watan verront leur prix majoré de cinq (05) dinars et coûteront donc 20 dinars. Cette mesure n’a pas été prise de gaieté de cœur, elle est aussi nécessaire à notre survie qu’à la liberté d’expression auxquelles notre lectorat est farouchement attaché. Les ressources actuelles jusque-là générées par la vente et la publicité — nos seules entrées financières — ne nous permettent plus de maintenir le niveau que nos fidèles lecteurs sont en droit d’exiger de nous. Les salaires et les coûts d’impression et de diffusion ont connu une hausse constante dans un contexte de crise générale de la presse écrite. A cette donnée objective s’ajoutent les retombées d’une politique restrictive des pouvoirs publics, spécialement en matière d’accès à la publicité publique et institutionnelle, monopole de l’ANEP, une agence gouvernementale qui n’obéit pas aux lois du marché. Nos lecteurs doivent savoir aussi que depuis 1996, les prix des journaux sont toujours restés stables et que l’unique augmentation a eu lieu en novembre 2011, la hausse n’ayant, à cette date, pas dépassé les 5 DA. Au-delà de la compréhension, nous demandons à nos lecteurs de garder confiance en leurs journaux, lesquels s’engagent à rendre leurs contenus encore plus attractifs.       Alger, le 26 octobre 2014 Liberté, Le Quotidien d’Oran et El Watan
elwatan.com | 28-oct.-2014 13:17

«L’expérience tunisienne dédiabolise la notion de changement»
Pour l’universitaire, «les acteurs de la transition en Tunisie ont retenu les leçons des erreurs commises lors de l’ouverture démocratique en Algérie». «Aujourd’hui, c’est à l’Algérie d’apprendre de l’expérience tunisienne», préconise-t-elle. -Quel commentaire vous inspire ce nouveau cap que vient de franchir la Tunisie dans le processus démocratique ? Une élection qui se déroule dans des conditions de transparence, de compétitivité et d’équité comme celle-ci est, quel que soit son résultat, une élection remarquable. Le processus de démocratisation de la Tunisie se construit comme un édifice, pierre par pierre. L’Assemblée constituante, la Constitution, un régime parlementaire et, maintenant, des élections législatives sont des étapes cruciales. La Tunisie est en train de donner une leçon au Maghreb, au Monde arabe et à tous ceux qui croient à l’incompatibilité de cette région avec la démocratie. Bien entendu, le processus de consolidation sera encore long. Il faudra éradiquer le système de rente artificielle mis en place par le clan Ben Ali ; relancer l’appareil économique qui souffre autant des mouvements sociaux que du ralentissement économique en Europe ; investir dans le développement des régions intérieures et frontalières… L’un des plus grands défis à venir sera aussi d’éviter de tomber dans un discours politique sécuritaire qui permet tous les amalgames et excuse tous les dépassements. -Contrairement aux autres pays qui ont connu des insurrections, la Tunisie fait exception en réussissant sa révolution. A quoi cela est-il dû, selon vous ? L’effondrement du régime Ben Ali n’a pas causé celui de l’Etat. Les institutions, même gangrenées par la corruption et le népotisme, ont résisté et garanti la pérennité de ce qui fait un Etat viable. Deuxièmement, l’autoritarisme policier du régime précédent avait quand même toléré des espaces où les acteurs sociaux, syndicaux, intellectuels ont activé. Ce sont eux qui ont conduit à la chute de Ben Ali et ils constituent aujourd’hui une partie des acteurs politiques et partisans. Troisièmement, l’existence d’une opposition «historique» qui n’a jamais accepté de compromis avec le régime contribue à créer un cadre référentiel important qui permet de ne pas démarrer de zéro. Enfin, l’insurrection dont vous parlez est restée pacifique en raison de l’absence de dynamique de radicalisation. Et si la répression est restée limitée, c’est parce que les détenteurs de l’usage de la violence légitime (l’institution militaire en l’occurrence) ont refusé une politisation suicidaire. -Quel impact aura ce mouvement démocratique sur la Maghreb, dont la construction est bloquée ? A court terme, certainement aucun. Un impact est possible si l’ensemble des régimes en place évoluent vers des processus de démocratisation. Car il n’y a aucun exemple, dans l’histoire des blocs régionaux, de cas d’intégration régionale entre des régimes non démocratiques. -L’Algérie, voisin immédiat de la Tunisie, n’arrive pas à briser l’enfermement dans lequel l’a maintenu le système politique mis en place depuis l’indépendance. Quelles sont les leçons que l’Algérie doit tirer de l’expérience tunisienne ? Les acteurs de la transition en Tunisie ont retenu les leçons des erreurs commises lors de l’ouverture démocratique en Algérie. Ils les ont évitées et ont donc franchi un cap que l’Algérie n’a toujours pas atteint. Aujourd’hui, c’est à l’Algérie d’apprendre de l’expérience tunisienne. Celle-ci est extrêmement intéressante. Elle contribue à dédiaboliser la notion de changement, à concrétiser un modèle de transition et à réhabiliter le statut du politique. Elle montre que la Constituante peut effectivement représenter une option de sortie de crise. Elle prouve que le consensus se construit par le débat, la négociation et les compromis et qu’il ne se décrète pas par une autorité hiérarchiquement supérieure. Elle montre que la polarisation idéologique n’empêche pas les arbitrages pacifiques des différends. En un mot, elle montre que la démocratisation est possible au Maghreb.
elwatan.com | 28-oct.-2014 10:00

Balises : L’Algérie aura-t-elle sa transition ?
Le Printemps arabe a donné au moins un fruit, c’est la Tunisie, pays qui entre de plain-pied dans la transition démocratique avec d’immenses atouts de réussite... Si elle a été pionnière dans les soulèvements démocratiques, en Octobre 1988 notamment, l’Algérie, elle, a raté sa première transition, au début des années 1990. Elle risque encore une fois de passer à côté de celle que propose le projet élaboré par le sommet de l’opposition de juin dernier. Comme le pouvoir l’a rejeté dans le fond et sur la forme, la CNLTD s’est tournée vers la classe politique et la société en vue de susciter un courant d’opinion favorable au projet et faire pression sur le régime. Mais la bataille est loin d’être gagnée car, en plus de l’hostilité frontale des autorités, se dresse au sein même de l’opposition un énorme écueil : la course au leadership, maladie infantile du multipartisme. L’histoire témoigne que tant d’occasions de rassemblement démocratique ont été ratées car des partis ont voulu soit prendre la tête coûte que coûte, soit faire cavalier seul. Ce sont généralement des partis conduits par des leaders charismatiques, tirant leur légitimité soit du Mouvement national ou de la Guerre de Libération, soit des luttes frontales contre les autorités avec leur lot d’assassinats, d’emprisonnements, de harcèlements, etc. Les régimes en place ont toujours encouragé les ambitions partisanes en solo, sachant qu’elles conduisent inévitablement à des divisions et des éclatements au sein de l’opposition. Est-ce le cas de la dernière initiative du FFS pour une conférence du «consensus national» ? Le parti a-t-il été «manipulé» par le pouvoir pour casser l’idée de «transition politique» qui lui fait peur car elle le dépouille de toute légitimité ? Beaucoup l’ont dit clairement. Mais certains ne pensent pas que le plus vieux parti politique de l’opposition en soit réduit aujourd’hui, alors même qu’il engrange plus d’un demi-siècle de luttes politiques dans l’opposition, à renier son âme et s’arrimer à un pouvoir qu’il a combattu frontalement. Il adhère plutôt à l’idée de la singularité qui a toujours caractérisé le FFS, trait de caractère que son fondateur Aït Ahmed a accentué tout au long de son combat militant. Parce qu’il se considère comme le précurseur et le creuset de l’opposition politique de l’Algérie indépendante, le FFS ne se voit pas dans les seconds rôles. Tout au contraire, il pense qu’il est destiné à ne jouer qu’un rôle moteur. Mais est-il conscient qu’à force d’accentuer le trait de la singularité, il prend le risque de casser la dynamique de l’opposition mise en œuvre patiemment par la CNLTD ? Malgré sa fragilité, celle-ci est la dernière chance pour l’Algérie de voir surgir enfin d’autres alternatives politiques au système qui phagocyte le pays depuis plus de cinquante ans, semant ruine et désolation. La Tunisie n’est pas plus mûre que l’Algérie, mais elle est devenue une référence. Et les Algériens gagneraient à s’en inspirer.
elwatan.com | 28-oct.-2014 10:00

On vous le dit
- Les jongleurs de Bordj Menaïel en exhibition à Béjaïa Les jeunes jongleurs de l’école de Bordj Menaïel dirigée par Farid Rachid se produiront aujourd’hui à Béjaïa, à l’occasion des Journées théâtrales organisées dans cette ville. Les jeunes jongleurs se produiront sur un bateau lors d’une croisière programmée par les organisateurs. Les jeunes élèves de Farid Rachid se sont déplacés à Béjaïa grâce à la gracieuse contribution de M. Achaïbou, directeur général de la Socothyd (Bordj Menaïel). Les jeunes jongleurs sont souvent invités par les organisateurs de manifestations sportives à travers tout le territoire. Cette association de jeunes jongleurs de Bordj Menaïel mérite toute l’aide et l’attention des autorités locales, ainsi que des ministères des Sports et de la Jeunesse. - La position des retraités de l’ANP de Blida l l l L’appel lancé par le coordinateur de Constantine de l’Organisation nationale des retraités de l’ANP quant à l’organisation d’un rassemblement des anciens de l’Armée nationale populaire devant le siège de la présidence de la République, le 1er novembre prochain, ne fait pas l’unanimité. Et pour cause, le bureau régional de Blida de l’Organisation nationale des retraités de l’ANP ainsi que l’ensemble de ses membres «s’opposent énergiquement à cet appel». «Le bureau régional de l’Organisation nationale des retraités de l’ANP de Blida considère que le 1er novembre étant une date symbolique de la glorieuse Révolution algérienne, ne peut être une journée de protestation, et ce, quel que soit le motif affiché», lit-on dans un communiqué du bureau régional de Blida de l’ONR/ANP. - Le service de chirurgie honoré Le service de chirurgie de Blida vient de se voir décerner la distinction de «Meilleure communication scientifique», lors du 116e Congrès français de chirurgie, qui s’est déroulé à Paris. Ce congrès, événement incontournable en chirurgie viscérale et digestive, a vu la participation de près de 2000 chirurgiens, 26 sociétés savantes avec 459 communications sélectionnées, 2 rapports de synthèse et 106 posters. La communication de Blida, présentée par le Dr El-Mokretar Faouzi, était relative au traitement de l’infarctus intestinal par thrombolyse (liquéfaction du caillot) à l’instar de la thrombolyse dans l’infarctus du cœur ou du cerveau (AVC). Cette innovation thérapeutique prometteuse apporte une réelle avancée dans la prise en charge  de cette grave affection, dans la mesure où elle sauve l’intestin et donc la vie du patient, particulièrement dans les infarctus massifs. Elle est surtout innovante dans les infarctus d’origine artérielle lorsqu’ils sont diagnostiqués précocement. - Installation d’un nouveau procureur général à Médéa Dans le cadre d’un mouvement partiel de magistrats décidé par le président de la République, la cour de Médéa a été touchée par ces nouvelles affectations avec l’installation, jeudi, d’un nouveau procureur général, en l’occurrence Othmane Moussa, en remplacement de Abdelkader Farès, muté à la cour de Saïda. Cette cérémonie d’installation a été présidée par un représentant du ministre de la Justice et garde des Sceaux, en l’occurrence Mokhtar Sidhoum, d’un président de chambre à la Cour suprême d’Alger, et en présence de Boudjemaâ Zaïdi, président de la cour de Médéa. L’après-midi de la même journée a été réservé à la cérémonie d’installation du nouveau président du tribunal administratif de Médéa, en l’occurrence Saâd Chemloul Mohamed.  
elwatan.com | 28-oct.-2014 10:00

Les journalistes de l’ENTV indignés
Les journalistes de l’Unique brisent le silence et veulent déverrouiller une ENTV totalement sclérosée. En saisissant la journée du 28 octobre, anniversaire du recouvrement de la souveraineté nationale sur la Télévision algérienne, la section syndicale des journalistes de la Télévision algérienne s’élève contre la chaîne anachronique. «A l’heure où l’Algérie s’apprête à s’engager dans l’expérience de l’ouverture, nous nous interrogeons sur l’avenir de l’ENTV qui vit une situation difficile», se demande le syndicat dans un communiqué au vitriol rendu public hier. Les journalistes décrivent une télévision «recroquevillée sur elle-même alors que le champ médiatique audiovisuel connaît une ouverture sur la société». Ils dénoncent également «le flou et la duplicité dans le traitement des grandes questions posées sur la scène nationale, ce qui est contraire aux exigences du service public». C’est un appel explicite à l’ouverture de la télévision nationale à toutes les sensibilités politiques et sociales. Les journalistes, muselés, n’en peuvent plus de la chape de plomb qui paralyse une télévision dont l’écran est aux couleurs nord-coréennes. Ils réprouvent «la mainmise d’un appareil bureaucratique sur la travail d’information de terrain qui est son rôle» et «l’absence d’une vision sérieuse en mesure de définir les grands objectifs pour l’avenir de la Télévision algérienne et la marginalisation des compétences au profit d’une infime minorité qui accapare les rares projets existants». Les journalistes de la section syndicale, visiblement exaspérés par une situation intenable, évoquent également «l’absence de cadres juridique et législatif réglementant la gestion des cinq chaînes qui constituent l’ENTV alourdit l’entreprise-mère depuis des années et renforce la centralisation de la décision et de la gestion». Face à cette description sombre, la télévision nationale, qui fait office d’instrument de propagande entre les mains du pouvoir politique, les journalistes se disent interpellés par «leur conscience professionnelle» et rappellent le destin funeste réservé à la presse écrite publique. Pour sauver ce qui reste de l’ENTV et lui éviter le même sort, le syndicat des journalistes appelle «toutes le bonnes volontés pour faire réussir l’expérience audiovisuelle publique et privée en mettant en place un encadrement juridique clair et des mécanismes transparents pour organiser la profession selon des standards internationaux comme ceux appliqués au Japon, en Grande-Bretagne et en Suisse». Les journalistes disent vouloir rendre à la télévision sa mission de service public en affirmant que «le rôle de la presse publique est central et doit être au service de l’intérêt général du pays». En filigrane, ils ne veulent pas d’une télévision au seul service du pouvoir politique, qui squatte l’écran de l’inique Unique. Il est vrai que depuis sa création, la Télévision algérienne a été le bras médiatique des pouvoirs successifs. Hormis la parenthèse démocratique du début des années 1990, le boulevard des Martyrs a été inaccessible aux voix critiques. Certains journalistes contraints à l’exil font les beaux jours des chaînes étrangères ; d’autres sont mis sur le carreau et confinés au silence, laissant place à une médiocrité qui fait fuir les téléspectateurs. Ainsi, les journalistes révèlent le clair et l’obscur d’une télévision totalement déconnectée. Leur cri de colère réduit à néant le discours aussi suffisant que trompeur du ministre de la Communication, Hamid Grine.        
elwatan.com | 28-oct.-2014 10:00

Les experts se penchent sur les dommages collatéraux du terrorisme
Lors de cette rencontre, il est question de donner une voix, un visage et un nom à tous ceux qui subissent en silence les affres du terrorisme et de trouver les moyens de les protéger l Les travaux de ce symposium, qui se tiennent à huis clos, s’achèveront aujourd’hui avec des recommandations. Venus des pays frappés par le terrorisme, de nombreux experts du continent africain et représentants de la société civile prennent part depuis hier, à Alger, aux travaux d’un symposium africain consacré, exclusivement, aux victimes des actes terroristes. Organisée au Centre africain d’étude et de lutte contre le terrorisme (Caert) par l’Union africaine, cette rencontre de deux jours permettra de mettre l’accent sur «l’importance de la prise en charge» des victimes du terrorisme mais aussi sur les initiatives nationales visant à «délégitimer» la propagande des groupes terroristes et à «rejeter» la violence commise contre les Etats et les communautés. Lors de son allocution d’ouverture, le directeur général du Caert, Francesco Madeira, s’est attardé sur «les conséquences des actes terroristes sur les populations» qui, a-t-il souligné, «n’ont pas fait l’objet d’une attention particulière sur le continent africain». L’orateur a rappelé que durant des décennies, différentes régions d’Afrique (Ouest, Est, Centre et Sahel) ont enregistré «une recrudescence des activités et attaques terroristes qui ont porté gravement atteinte aux équilibres intertribaux, à la cohésion sociale, au développement et à la consolidation de la paix». Pour M. Madeira, la population civile, première victime des actes terroristes, se retrouve privée de son droit à la vie, alors qu’elle vit dans une situation de précarité avancée. «Ce sont les civils qui se retrouvent la cible des tirs d’armes à feu, de l’explosion des bombes, des prises d’otage et enlèvements. Pour les terroristes, il n’y a aucun lieu sacré. Ils détruisent aussi bien les mosquées que les églises, les marchés, les écoles ou les universités, les centres commerciaux... Les femmes et les enfants subissent des violences sexuelles et sont vendus comme une marchandise en Afrique, au Moyen-Orient et ailleurs», a-t-il noté. A travers ce symposium, a-t-il ajouté, il est question «de donner un visage, une voix et un nom à toutes les victimes du terrorisme, pour montrer que chaque vie a son importance et que celles-ci ne doivent pas garder le silence». M. Madeira a parlé aussi des victimes qui prennent part au symposium, dont «les souffrances ne les ont pas poussés à oublier». «Les terroristes n’ont pas réussi à convaincre le monde de leur cause. Celle-ci est inacceptable. Les victimes somaliennes doivent pouvoir s’exprimer sur la violence qu’elles subissent. A partir de cette tribune, nous exigeons que tous les otages soient immédiatement libérés et que les auteurs de ces rapts payent pour les actes qu’ils ont commis» a-t-il déclaré, insistant sur «la nécessité de la mise en place de systèmes nationaux d’aide et d’assistance aux victimes afin qu’elles puissent reprendre une vie normale». A la fin de son intervention, l’orateur a rappelé les efforts déployés par les Etats en matière de lutte contre le terrorisme, citant l’expérience de l’Algérie, qu’il a saluée en soulignant «le rôle important» qu’elle a joué dans la lutte contre le terrorisme «A l’heure où personne ne croyait quelle était la magnitude de la menace à laquelle l’Afrique était confrontée, durant les années 1990, l’Algérie avait déjà la vision claire de ce qui allait se passer», a conclu M. Madeira. Au programme de ces deux journées, de nombreuses communications traiteront du cadre international pour le soutien et l’assistance aux victimes, des initiatives, pratiques et modèles nationaux de soutien aux victimes, de l’expérience des victimes et de leurs associations, des défis et opportunités ainsi que du rôle des victimes et des associations de victimes dans la prévention du terrorisme et de l’extrémisme violent. Les thèmes choisis pour le symposium permettront, indiquent les organisateurs, de mettre en évidence l’impact du terrorisme sur les individus, les familles et les collectivités et de promouvoir le rôle et la contribution des associations de victimes et des organisations de la société civile dans la prévention du terrorisme ainsi que dans l’application de la loi, dans l’accès des victimes à la justice et leur participation aux procédures pénales. Les conférenciers se pencheront aussi sur le rôle des médias dans le traitement de l’impact humanitaire du terrorisme, ainsi que l’intérêt accordé aux souffrances des victimes et à la nature criminelle des attaques afin d’éliminer la sympathie avec les auteurs ou leur glorification. Malheureusement, les organisateurs africains ne semblent pas très convaincus de ce rôle important que pourrait jouer la presse. Celle-ci a été, tout simplement, interdite d’accéder aux travaux qui se tiennent à huis clos. Une conférence de presse est prévue aujourd’hui pour annoncer le contenu des recommandations.  
elwatan.com | 28-oct.-2014 10:00

Un nouveau mode de gouvernance dès novembre
La majorité des 16 wilayas de l’Est accusent un retard dans la réalisation des nouveaux établissements scolaires à la rentrée 2014-2015. Sétif De notre envoyé spécial C’est l’une des nombreuses insuffisances constatées par la conférence régionale des wilayas de l’Est, qui a clôturé ses travaux hier matin à l’Institut national de formation des fonctionnaires de l’éducation nationale (INFFEN) El Khansa, à Sétif, qui s’est dressé pour objectif l’«Evaluation-bilan de la rentrée scolaire et perspectives de travail». En effet, selon Messeguem Nedjadi, inspecteur général au ministère de l’Education nationale, ces retards ont causé plusieurs poches de sureffectifs dans la région, notamment dans la wilaya de Sétif. «On a dû recourir à des établissements annexes. Ce qui constitue une contrainte sur les plans pédagogique et de gestion», a-t-il dit. Et d’ajouter : «30% des élèves de terminale sont des redoublants récupérés grâce à l’instruction de Madame la ministre. Avec ces retards, on n’a pas de capacité d’accueil suffisante.» Il tient pour responsables de ces retards les directions des équipements publics, sous la direction des walis, et se contente d’affirmer que «globalement, la rentrée s’est faite normalement puisque les cours sont donnés». L’inspecteur général a souligné le retard mis dans la distribution des 3000 DA de prime causé, selon lui, par la grève des intendants. Un retard dans la distribution des manuels scolaires a aussi été relevé. Outre les insuffisances du secteur, la conférence régionale, inaugurée par Nouria Bengherbit, ministre de l’Education nationale, avec la participation de l’ensemble des directeurs de l’éducation, des directeurs et inspecteurs centraux du ministère de tutelle, s’est choisi comme axe de travail «La professionnalisation des personnels». En outre, selon M. Nedjadi, l’évaluation de la réforme de l’éducation a constitué l’élément accessoire de la rencontre. Il s’est agi, selon lui, de la mise en place d’un plan d’action sur les éléments retenus lors de la conférence nationale qui s’est tenue en juillet 2014. Parmi ces éléments : la formation des formateurs, la gouvernance, la communication et la gestion des ressources humaines. Cela passera par la mise en place de trois leviers identifiés lors de cette évaluation : la refonte pédagogique (forme de régulation de la pédagogie), la professionnalisation de l’ensemble des éléments du secteur (directeurs, enseignants…) et un nouveau modèle de gouvernance. Tout cela sera introduit, selon notre l’orateur, à partir de novembre 2014. Il est à signaler que les ateliers, où toutes ces mesures ont été prises, étaient interdits d’accès. Par ailleurs, les programmes des 1re et 2e années primaires ainsi que la 1re année moyenne seront réformés. «Il faudra revoir les manuels pour l’année prochaine et la façon de les présenter. L’opération va durer toute l’année scolaire», a-t-il annoncé. Le manuel unique sera aussi au programme. Il s’agira de deux livres pour les 1re et 2e années primaires, le premier pour les matières scientifiques et le second pour les langues et les matières sociales. Concernant la charte de déontologie annoncée dimanche dernier par Mme Benghebrit, M. Nedjadi dira que l’école doit devenir un espace d’égalité. «La règle de droit doit devenir l’élément de partage de l’ensemble des intervenants et partenaires dans un établissement scolaire», a-t-il conclu.
elwatan.com | 28-oct.-2014 10:00

«Le ministère français de la Défense fuit ses responsabilités»
Les victimes des essais nucléaires français de Reggane (Algérie) s’opposent aux dernières modalités de fonctionnement du Comité d’indemnisation, qui passe sous la tutelle du ministère français de la Santé. Un nouveau décret relatif à la reconnaissance et à l’indemnisation des victimes des essais nucléaires français a été publié au JO français le 17 septembre 2014. La principale mesure qu’il édicte concerne les modalités de fonctionnement du Comité d’indemnisation, qui devient une autorité administrative indépendante du ministère de la Défense et passe sous la responsabilité du ministre de la Santé, qui présidera les séances de la commission consultative de suivi des conséquences des essais nucléaires. Ce qui n’est pas du goût de la Coordination des victimes des essais nucléaires de Reggane, qui dénonce «une fuite en avant» du ministère de la Défense français. «Ce transfert au ministère de la Santé est une fuite en avant du ministère français de la Défense concernant notre indemnisation», estime le coordinateur des victimes de ces essais nucléaires, Mohamed Mohamedi. Auparavant, les victimes des essais de Reggane avaient qualifié de «discrimination» le fait que la commission en charge de leurs dossiers ait refusé le traitement d’un certain nombre de dossiers examinés sur les 268 soumis à la commission. La commission en question avait justifié alors son rejet en s’appuyant sur la loi française n°2-2010 du 5 juillet 2010 et la loi 653-2010 du 11 juin 2010, lesquelles avaient défini les catégories de personnes ouvrant droit au statut de victime et donc éligibles à l’indemnisation. Selon ces deux textes, seules les personnes qui ont eu une présence permanente sur les lieux des essais jusqu’à 1967, date de la fin des essais nucléaires français dans le Sahara algérien, ont droit à l’indemnisation. «Ils veulent nous faire faire encore des expertises pour déterminer celui est victime et celui qui ne l’est est pas, mais nous refusons, car ce que nous voulons c’est un suivi médical des victimes», ajoute notre interlocuteur, qui s’est déplacé hier à la rédaction. Pour M. Mohamedi, outre ces 268 dossiers déposés au bureau des anciens combattants, il y aurait encore beaucoup d’autres victimes qui ne sont pas inscrites.  
elwatan.com | 28-oct.-2014 10:00

Béjaïa : Sit-in pour la prise en charge des réfugiés subsahariens
Des citoyens ont observé un sit-in, hier, devant la wilaya en signe de solidarité avec les réfugiés de guerre subsahariens et pour demander aux pouvoirs publics de les prendre en charge. La société civile n’est pas insensible à ce qu’endurent, dans les rues d’Algérie, les réfugiés de guerre subsahariens, contrairement aux pouvoirs publics qui semblent ne pas faire de la question une priorité. Hier à Béjaïa, des citoyens ont observé un sit-in devant la wilaya en signe de solidarité avec les réfugiés de guerre subsahariens et pour demander aux pouvoirs publics de les prendre en charge. L’action est l’initiative conjointe de la Ligue algérienne des droits de l’homme (LDDH), du Comité de solidarité avec les travailleurs de Béjaïa, du MDS et du Comité des étudiants et enseignants de l’université de Béjaïa, qui avaient lancé l’appel au sit-in sur les réseaux sociaux depuis quelques jours. Des banderoles et des pancartes dénonçant la «Discrimination raciale» avec d’autres qui appellent à la «Prise en charge effective par l’Etat des réfugiés de guerre subsahariens» ont été brandies par les manifestants. «Non au mutisme des pouvoirs publics», «Pour un statut digne des réfugiés de guerre», «Prise en charge des réfugiés, responsabilité de qui ?», sont, entre autres, les slogans repris par les manifestants, qui étaient plusieurs dizaines. Hocine Boumadjane, responsable du Centre de documentation en droits de l’homme de Béjaïa, préconise que «l’Etat intervienne pour mettre fin aux souffrances de ces réfugiés, surtout avec l’approche de la saison froide, en mettant à leur disposition des centres viables et convenables». Il avance le chiffre approximatif de 2000 réfugiés présents rien que sur le territoire de la wilaya de Béjaïa. En effet, des centaines de Subsahariens de différentes nationalités vivent depuis maintenant plusieurs mois à Béjaïa, complètement livrés à eux-mêmes, dans des camps de fortune qu’ils ont eux-mêmes improvisés, avec comme seule ressource la générosité des citoyens.  
elwatan.com | 28-oct.-2014 10:00

Le FFS poursuit les consultations
Le Front des forces socialistes (FFS) a entamé, hier, son deuxième round de consultation en vue de la tenue de la conférence nationale du consensus. Le plus vieux parti de l’opposition refuse d’abdiquer. Il a décidé, en dépit des critiques qu’il a subies, d’aller jusqu’au bout de son initiative. Pour cette deuxième semaine, l’instance présidentielle du FFS a choisi d’aborder la série de consultation avec la patronne du Parti des travailleurs, Mme Louisa Hanoune, alors que les journées d’aujourd’hui et de demain seront réservées à d’autres formations politiques notamment le Mouvement populaire algérien, le Front du changement et le Front El Moustakbal. Mais à partir de jeudi et jusqu’à samedi, le FFS changera de cap et donnera la parole à d’autres acteurs politiques, plus particulièrement aux syndicats (Cnapest, Unpef et le Snapap) et aussi à la Ligue algérienne pour la défense des droits de l’homme. Face au PT, l’instance présidentielle du parti a défendu son projet et a rappelé que le FFS n’est qu’un facilitateur et de ce fait, il a sa propre vision de sortie de crise, comme toutes les autres formations politiques. «L’idée d’aller vers une conférence du consensus est dictée par la gravité de la situation du pays. Nous avons décidé d’écouter tout le monde. Il n’y a pas de virulence envers quiconque parce que nous sommes dans une démarche de consensus», a expliqué M. Nebbou, premier secrétaire du FFS. Les deux partis ont échangé leur point de vue par rapport à la situation économique, sociale, politique, et sécuritaire qui prévaut dans le pays. La délégation du FFS a rassuré les responsables du PT quant à la neutralité et la transparence qui caractériseront la conférence du consensus. «Nous avons rappelé le cadre de cette conférence qui est sans préalable, participatif, transparent et sans ordre du jour. Il y aura deux phases. Une première au cours de laquelle chaque participant va venir avec sa proposition de sortie de crise par rapport à la situation du pays», a affirmé M. Nebbou. Contacté par nos soins pour avoir le bilan de la première semaine, M. Nebbou juge prématuré de faire, aujourd’hui, un bilan de la première semaine, mais estime que certains objectifs fixés ont été atteints. «Nous étions conscients à l’entame de cette action que nous serions confrontés à certaines réticences. Les critiques des uns et des autres n’influeront nullement sur le devenir de notre initiative. Nous allons continuer à rencontrer des partis, des personnalités, des syndicats et d’autres membres de la classe politique et de la société civile, selon notre calendrier», soutient M. Nebbou. Le FFS, selon son premier secrétaire, est ouvert à toutes les critiques, mais M. Nebbou se dit déçu par «les propos déplacés» de certains acteurs politiques. «Nous sommes un parti politique ayant une histoire et un parcours connus de tous. Nous ne sommes pas des donneurs de leçons, mais certains se permettent de nous juger et de nous insulter… c’est décevant», déplore M. Nebbou.  
elwatan.com | 28-oct.-2014 10:00

L’Algérie se dit «satisfaite»
Premier pays étranger à s’impliquer dans le processus démocratique en Tunisie, l’Algérie a été également le premier pays à avoir réagi au déroulement des élections chez son voisin de l’Est. Dans un communiqué signé par le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Abdelaziz Benal-Cherif, l’Algérie «se réjouit du bon déroulement des élections législatives en Tunisie et du climat de sérénité et d’apaisement qui les a caractérisées». Elle «tient à féliciter le peuple et le gouvernement tunisiens pour la bonne tenue de ce scrutin qui constitue une étape décisive dans le processus de consolidation des institutions démocratiques et de l’Etat de droit», ajoute encore le document qui précise que «ce nouveau succès n’aurait pu se réaliser sans la sagesse, la clairvoyance et la persévérance de toutes les forces politiques en présence». Cette réaction algérienne n’est pas fortuite. Frileuse dès qu’il s’agit de se «mêler» de la politique intérieure d’un pays voisin, l’Algérie a fini par mettre son nez dans le processus démocratique en cours en Tunisie. Sans s’ingérer directement dans la cuisine interne qui se préparait à Tunis, Alger a tenté de rapprocher les positions des partis politiques, largement séparés sur le plan idéologique. Ainsi, Abdelaziz Bouteflika est sorti plusieurs fois de sa convalescence pour recevoir, séparément, Rached Ghennouchi, leader du parti islamiste Ennahdha et Béji Caïd Essebsi, chef de Nidaa Tounes et ancien Premier ministre. Après chacune des audiences, les responsables tunisiens évoquent des visites de «courtoisie». Et en l’absence quasi-totale d’une communication officielle en Algérie, c’est de Tunis que sortaient des bribes d’informations sur ces conciliabules qui se tenaient en secret. On y apprend, entre autres, que ces rencontres ne sont pas que protocolaires. Le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, a fini, lui aussi, par avouer que «l’Algérie aide» les Tunisiens dans leur quête d’une solution politique à la crise qui secouait leur pays. Mais, insiste-t-il, «c’est aux Tunisiens de trouver une solution à leur pays». Cette neutralité algérienne a pourtant failli être mise à mal. En septembre, Abdelaziz Bouteflika reçoit, seul, Rached Ghennouchi. Ce dernier affirme que l’entrevue n’a rien de politique. «La rencontre est programmée depuis longtemps. Je suis juste venu féliciter le Président pour sa réélection», déclare le chef islamiste à la presse. Mais à quelques jours du scrutin législatif de dimanche, Caïd Essebsi a exprimé ses réserves. «L’Algérie ne doit pas favoriser un parti par rapport à un autre», a-t-il dit dans une interview accordée au journal algérien El Khabar. Message entendu ? «L’Algérie s’engage (…) à continuer à apporter son plein soutien à la Tunisie soeur, décidément engagée sur la voie de la stabilité et de la prospérité», a déclaré, hier, Benali-Cherif, dans ce qui semble être une réponse aux inquiétudes d’une partie de la classe politique tunisienne.  
elwatan.com | 28-oct.-2014 10:00

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