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Actualité

Ebola aux frontières de l’Algérie

Le virus Ebola est aux portes de l'Algérie. Vendredi, une fillette de 2 ans est décédée, dans l'ouest du Mali. Le gouvernement malien a mis en quarantaine une cinquantaine de personnes, dont quelques uns résident dans la capitale Bamako.

La fillette, contaminée par le virus Ebola, est revenue, par route, accompagnée de sa grand-mère, d’un voyage de Guinée. Elle est depuis morte du virus, vendredi, n'ayant pas survécu à Ebola. Depuis, c’est le branle-bas de combat chez les autorités maliennes qui tentent de minimiser la gravité de la situation afin que la population locale ne cède pas à la panique. «Le cas a été très vite circonscrit et nous espérons qu'in fine nous sortirons de cette affaire indemnes», a jeudi déclaré le président Ibrahim Boubacar Keïta dans des propos repris par l’AFP.

Son de cloche plus alarmiste du côté de l'organisation mondiale de la santé. L'OMS a annoncé le même jour, dans un rapport, «considérer la situation au Mali comme une urgence». «L'état de l'enfant pendant le trajet en autocar est   particulièrement inquiétant, car il a présenté de multiples occasions d'exposition, y compris à haut risque, impliquant un grand nombre de personnes», peut-on encore lire dans ce rapport.

"Risque faible" pour l'Algérie

L’Algérie a-t-elle à s’inquiéter de ce nouveau développement chez son voisin malien sachant que certaines populations, notamment les tribus Touaregs, effectuent des voyages réguliers entre les deux pays ? Il y a quelques jours, au forum du quotidien «Liberté», le Dr Djamel Fourar, directeur de la prévention et de la lutte contre les maladies transmissibles au ministère de la Santé, et le Dr Fawzi Derrar, spécialiste en épidémiologie à l’institut pasteur d’Algérie, ont tenté de rassurer l’opinion publique en affirmant que «le risque d’apparition du virus Ebola en Algérie est très faible», étant donné l’environnement et le climat du pays. Le cas malien fait-il changer la donne ? Pour l’instant, les autorités algériennes n’ont pas, à priori, durcit les mesures préventives. Mais la situation pourrait changer dans les jours à venir…

Elyas Nour

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algerie-focus.com | 25-oct.-2014 19:30

Journée nationale des donneurs de sang : Les collectes restent insuffisantes

L'Algérie célèbre ce samedi 25 octobre 2014 la Journée nationale des donneurs de sang sous le slogan : « Mille merci pour votre don de vie ». Empreint de joie, ce slogan, sous forme d’hommage, révèle clairement une satisfaction. La raison : l'Algérie a réussi la prouesse de dépasser « largement » la moyenne du nombre de dons fixée par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) aux pays de sa catégorie.

En effet, l'Algérie a enregistré durant l’année 2013 un taux de 13,6 dons pour 1000 mille habitants, dépassant ainsi le taux médian de 11,7 pour 1000 habitants, fixé par l’OMS aux pays à moyens revenus. Ce taux réalisé correspond à un demi-million de dons collectés durant l’année dernière, selon les chiffres de l’Agence nationale du sang (ANS), un organisme relevant du ministère de la Santé, cité par l’APS.

Cependant, l’Agence nationale du sang a indiqué dans un communiqué que ce taux « encourageant » reste « insuffisant » compte tenu des besoins exprimés.

Cette journée nationale est donc l’occasion pour sensibiliser les citoyens à la nécessité et l’utilité du don de sang. "Cette journée nous offre l’occasion d’honorer le courage et l’esprit de sacrifice de toutes ces femmes et ces hommes anonymes (à) qui ont accepté de partager ce qu’ils ont de plus précieux", souligne l'ANS dans son communiqué. Elle incite ainsi les citoyens à  une plus large implication dans les opérations de don de sang afin de démocratiser ce geste simple et facile, mais vital. Car, soutient-elle encore en citant l’OMS, "seuls les dons de sang volontaires, réguliers et bénévoles peuvent garantir un approvisionnement suffisant, fiable et sécurisé en sang et en produits sanguins".

La célébration de cette neuvième Journée nationale des donneurs de sang est également l’occasion d’effectuer des opérations de collecte de ce liquide vital en marge des différentes activités organisées à cet effet à travers tout le territoire national (conférences, journée portes ouvertes, activités sportives). Ce qui va permettre de remplir davantage les banques de sang et accroître le nombre de 300 000 dons enregistrés durant le 1er semestre de l’année en cours.

Yacine Omar

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algerie-focus.com | 25-oct.-2014 17:34

Le rappeur français Booba en concert à Alger en novembre

Le rappeur français Booba se produira, dans la soirée du vendredi 21 novembre prochain, à Alger. Le concert aura lieu, au grand bonheur des milliers de jeunes fans algériens de ce rappeur, à la Coupole du 5 juillet. Le prix d'entrée est fixé par les organisateur à 3000 DA par personne.

C’est ce qu’a annoncé le rappeur sur sa page facebook. Une page est d’ailleurs été créée spécialement pour cet événement. Elle comptabilise déjà plus de 1700 participants.

Elie Yaffa, Alias Booba, qui n’en est pas à son premier concert en Algérie, est un rappeur français, né d’un père sénégalais et d’une mère française d’origine marocaine. Il est influencé par le hip-hop américain dès son jeune âge, il monte son premier groupe, « Lunathic » avec son acolyte Ali. Un groupe qui a rencontré un grand succès avec notamment « Le crime paie » en 1996, ou encore « Les vraies savent » en 1997. Booba s’est fait connaitre notamment après la sortie de son premier album solo intitulé "Temps mort". Un album qui s’est vendu à 250000 exemplaires.

Pour rappel, d’autres stars internationales se sont produites ces derniers mois à la Coupole du complexe 5 juillet d’Alger. Cet endroit a accueilli notamment la brillante star belge Stromae, qui a donné un mémorable concert.

 Arezki IBERSIENE

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algerie-focus.com | 25-oct.-2014 15:58

Rabah Saadane spolié par la fille d’un ancien ministre ?

Le tribunal de Bir Mourad Rais à Alger a été, jeudi après-midi, le théâtre d’une affaire d’escroquerie dont aurait été victime l’ancien sélectionneur national, Rabah Saadane. Il reproche à la fille d'un ancien ministre de lui avoir extorqué plus de 9 milliards de centimes de DA.

Rabah Saadane  a-t-il été spolié par la fille d'un ancien ministre ? L'ancien entraîneur de l'équipe d'Algérie dit avoir perdu, dans une machination qui remonte à deux ans selon lui, pas moins de 92 millions de DA (9,2 milliards de centimes). Et la personne qui lui a extorqué cet argent n'est autre que la fille d’un ancien ministre, prénommée H. Nawel, indique le quotidien arabophone El Khabar. Celle-ci, employée chez une entreprise qui commercialise de l’équipement sportif espagnol en Algérie, a, dans un premier temps, contacté le fils de l’ancien sélectionneur. Après quelques temps, elle lui a proposé d’investir dans l’immobilier espagnol. C’est ainsi que Rabah Saadane s’est retrouvé impliqué dans l’affaire.

La juge du tribunal de Bir Mourad Raïs à Alger n'a pas manqué de demander à Saadane pourquoi il a aussi vite fait confiance à une jeune femme qu'il connaissait à peine, lui confiance la coquette somme de 9,2 milliards de centimes. L'homme a simplement répondu qu'il avait fait une erreur. Le technicien à la retraite n'a pas pu compter sur le soutien de ses enfants. Jeudi, au tribunal, les deux fils de Saadane, pourtant témoins principaux du litige, n’ont effectivement pas assisté à l’audience.

La jeune femme mise en cause s'est, quant à elle, défendue en accusant l'ancien entraîneur de l'équipe d'Algérie d'avoir aidé une diplomate espagnol à sortir illégalement du pays la somme de 720 000 euros.

Le procureur de la République a réclamé une peine de 5 ans de prisons à l’encontre de la jeune fille. La juge a reporté l'annonce le verdict.

Elyas Nour

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algerie-focus.com | 25-oct.-2014 15:39

Bientôt un match Algérie VS Palestine ?

L'Algérie dit vouloir organiser prochainement une rencontre amicale entre l'équipe nationale de football et la sélection de Palestine. 

Le sujet est de nouveau d'actualité. Longtemps évoquée de part et d'autres, l'idée d'une rencontre amicale entre l'Algérie et la Palestine resurgit. C'est le ministre des Sports algérien qui a lui-même laissé entendre que son département est prêt à organiser une rencontre entre les Verts et les Lions de Canaan dans un avenir proche. Au micro de la radio nationale, Mohamed Tahmi a ainsi confié : "On est pour l’organisation d’un match amical entre l’équipe algérienne et celle de la Palestine. Ça permettra d’aider nos frères palestiniens. On est même prêts à prendre en charge tout ce qui concerne ce match". Une démarche à la fois sportive et politique.

Le soutien palestinien à l'Algérie pendant la Coupe du Monde

Si la rencontre a bien lieu, l’événement sera vécu des deux côtés comme un moment de communion fort entre les deux peuples frères. Pour rappel, les Palestiniens ont compté parmi les premiers supporters étrangers de l'équipe nationale algérienne lors de son épopée historique au Brésil. A chaque victoire des Fennecs au Mondial 2014, la ferveur populaire a gagné jusque dans les Territoires palestiniens occupés. Des scènes de liesse ont ainsi été observées à Ramallah, Jérusalem et même dans la bande de Gaza. Un soutien qui a visiblement ému les internationaux algériens qui ont arboré le drapeau palestinien lors de leur défilé en bus dans les rues d'Alger, à leur retour du Brésil. Surfant sur les liens d'amitiés qui unissent l'Algérie et la Palestine, une rumeur lancée par les médias du Moyen-Orient avait même prêter l'intention à certains joueurs algériens de verser une partie de leur prime aux habitants de la bande de Gaza.

Calendrier surchargé

Mais rien est encore acquis. Le ministre des Sports n'a donné aucun détail sur l'organisation de cette rencontre, qui revient d'ailleurs à la Fédération algérienne de football (FAF) seule. Une règle que Mohamed Tahmi n'a pas manqué de rappeler : "Mais je tiens à vous dire que le dernier mot reviendra aux deux fédérations. Ce n’est pas au ministère de programmer un tel match. Les deux fédérations travaillent déjà en collaboration. Je peux vous dire que toutes les fédérations algériennes travaillent en collaboration avec les fédérations palestiniennes. En tant que ministère, on encourage de telles initiatives".

Et cela semble même mal parti étant donné le calendrier surchargé de l'équipe A d'Algérie, qui s'est hissée à la 15è place du dernier classement FIFA. Entre les éliminatoires de la CAN 2015, jusqu'à la fin de l'année, la Coupe en janvier et les matchs pour la qualification au Mondial 2018, difficile de dégager une date pour jouer face aux Palestiniens, 108è au dernier classement FIFA. En conséquence, ils est plus raisonnable d'envisager une rencontre entre la Palestine et l'équipe A' de l'Algérie, composée de joueurs locaux du championnat, entraînée elle aussi par le sélectionneur français des Verts Christian Gourcuff.

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algerie-focus.com | 25-oct.-2014 14:21

Des salafistes algériens se mobilisent pour la fermeture des débits de boissons et autres “lieux de débauche”

Visiblement, les supporteurs du courant salafiste radical algérien n’ont pas peur du ridicule. A  chacune de leurs sorties, ils confirment l'écart qui sépare leur projet obscurantiste de la réalité de la société algérienne.

Ce week-end, le fameux Cheikh Abdelfatah Hamadache Zeraoui, chef du parti islamiste non agrée Front de la Sahwa Islamique algérien, s’illustre encore une fois par un appel des plus rocambolesques. En effet, celui-ci  a appelé, à travers un quotidien arabophone réputé proche des islamistes, "l'épuration des rues et villes algériennes des débits de boissons alcoolisées et des lieux de débauche". Ce courant marginal qui veut se substituer à l'Etat espère "mobiliser des associations et des comités de quartiers" pour réussir son « opération ». Le meneur de ce mouvement, Cheikh Hamadache, qui arrive très difficilement à rassembler une bonne dizaine de « fidèles » à ses côtés lors de ses manifestations dans la capitale, compte étendre son action sur 14 wilayas côtières. Dans une déclaration au même journal, Hamadache précise que, selon leurs « recensements et études menées sur le terrain », il y aurait un peu plus de 5000 maisons closes et lieux de prostitution au niveau des principales villes côtières du pays.

S’il est bien connu que ce courant marginal de la société algérienne est hostile à tout autre mode de vie que le leur, inspiré du wahabisme de l’Arabie Saoudite, leur entêtement à imposer leurs mœurs soulève bien des questionnements. A travers cette action, Abdelfatah Hamadache entend-il mettre en œuvre son projet de création d’une police des mœurs en Algérie ?

Le retour, ces derniers temps, du discours islamiste radicale haineux des années noire du FIS ne semble pas inquiéter les dirigeants du pays. Ceux-ci continuent de fermer l’œil et tolérer ce discours difficile à digérer pour un peuple qui a connu dans un récent passé les conséquences de l’islamisme radical.

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algerie-focus.com | 25-oct.-2014 12:13

Le combat douteux de l’avocat des familles des victimes
Le ministre de la Justice, Tayeb Louh, a affirmé avant-hier que la justice algérienne «accomplit son travail normalement». Il répondait ainsi à Patrick Baudoin, l’avocat français des familles des moines de Tibhirine, dont l’assassinat a été revendiqué par le Groupe islamique armé (GIA) le 21 mai 1996. Me Baudouin a dénoncé une «confiscation des preuves» par l’Algérie. Selon le garde des Sceaux, «des procédures judiciaires ont été prises, sont respectées et suivies conformément à la loi au niveau du juge d’instruction chargé de l’affaire». Dans une déclaration à l’agence de presse algérienne APS, le ministre a rappelé qu’«un magistrat algérien se trouve actuellement en France dans le cadre d’une commission rogatoire». Mauvaise foi Les familles des moines français se sont plaintes du refus opposé par les autorités algériennes aux enquêteurs français qui voulaient transférer les prélèvements réalisés sur les crânes des religieux assassinés en 1996. Aux yeux de Patrick Baudouin – un fervent partisan du «qui tue qui ?» durant les années de terrorisme en Algérie – la version algérienne «officielle et simpliste» d’un crime islamiste a encore perdu du crédit après les premières constatations des juges d’instruction et des experts français qui viennent de rentrer d’Algérie. Mais pourquoi Me Baudouin conclut-il que la version algérienne a perdu de sa crédibilité ? S’ils avaient des choses à cacher, les Algériens auraient-ils donné l’autorisation, dix ans après l’ouverture d’une enquête en France sur ces assassinats, aux magistrats Marc Trevidic et Nathalie Poux à se rendre sur le site du monastère Notre-Dame de l’Atlas, à Tibhirine, pour exhumer les têtes des religieux ? Bien évidemment non. Mais qu’à cela ne tienne, Me Baudouin – qui reconnaît d’ailleurs, dans ses déclarations rapportées par l’AFP, une certaine «satisfaction d’avoir enfin pu avoir cette visite» – ne manque pas de mépriser l’expertise algérienne en faisant part, lors d’une conférence de presse à Paris, d’une «terrible déception» que les prélèvements ne soient pas acheminés en France et en vantant ensuite les experts français qui, pour lui, sont «parmi les meilleurs du monde». «On est en train de nous priver des preuves», a dénoncé l’avocat des parties civiles, qui croit qu’«il y a confiscation de ces preuves par les autorités algériennes et donc poursuite du blocage et des entraves». D’ailleurs, il va vite en besogne en disant que les premières constatations lors des exhumations, qui se sont déroulées dans «une grande humanité», sont «de nature à permettre des avancées extrêmement significatives sur les conditions d’exécution des moines». Pour Me Baudouin, «l’impression des experts français serait plutôt que la décapitation serait intervenue post mortem», bien que cela ne soit pas, selon lui, «une conviction définitive». Une décapitation après la mort pourrait accréditer, dit-il, la thèse d’une manipulation pour dissimuler les causes réelles du décès et faire croire à l’implication des islamistes. L’avocat annonce que «les experts confirment ce doute». Et il s’y accroche, lançant : «Nous disons aux autorités algériennes : si vous poursuivez dans cette obstruction, c’est parce que vous avez des choses à cacher.» Patrick Baudouin croit même «en déduire que c’est une sorte d’aveu de responsabilité, une sorte de reconnaissance d’une implication des Services ou des militaires algériens dans l’exécution des moines». Mais quitte à se ridiculiser, l’avocat finit par se contredire totalement et dément tout ce qu’il a échafaudé, soulignant enfin que la thèse d’une bavure de l’armée algérienne est «fragilisée» par l’absence d’impact de balle constatée sur les crânes. C’est la vérité que lui-même et les médias français ont reléguée au second plan. Car c’est sur la thèse, selon laquelle les hélicoptères de l’Armée nationale populaire auraient tiré sur le bivouac où auraient été détenus les moines, que reposaient les doutes de la partie française durant toutes ces années. Il faut aussi dire que l’analyse, faite à Alger et par des experts algériens, des prélèvements effectués par les magistrats français et les experts qui les ont accompagnés, dérange au plus haut point Patrick Baudouin, qui n’a pas hésité à conclure hâtivement que le refus des autorités algériennes obéissait au souci de cacher une «éventuelle implication des services de sécurité dans l’assassinat des moines», thèse privilégiée par le «quituquiste» français. Si c’était vraiment le cas, pourquoi Alger aurait-elle laissé exhumer les têtes des moines ? Le quai d’orsay mesuré La question qui se pose à présent est de savoir pourquoi les Français refusent que l’analyse des prélèvements soit faite à Alger, qui possède pourtant l’expertise nécessaire en la matière ? La sortie médiatique de l’avocat des parties civiles, si sa teneur est partagée par les juges chargés de l’affaire, risque de pourrir un peu plus les rapports entre les deux pays. La déclaration, hier, du porte-parole du ministère français des Affaires étrangères et du Développement international ne vient-elle pas tempérer les assertions de Patrick Baudouin ? Le communiqué de la diplomatie française souligne en effet que «le déplacement de la délégation judiciaire française en Algérie s’est passé dans des conditions satisfaisantes (…) il y a lieu de remercier les autorités de l’accueil qu’elles lui ont réservée et des moyens mis à sa disposition».  
elwatan.com | 25-oct.-2014 11:00

Soufiane Djilali méfiant
Je crains que la contrepartie à l’initiative du FFS portant sur des consultations avec le FLN et les partis de l’opposition soit des portefeuilles ministériels, tel qu’a été le cas auparavant avec des postes de députation», a répondu à une question d’El Watan, Soufiane Djilali, président de Jil Jadid, en marge de l’inauguration du siège de son parti hier à Annaba. Devant un parterre de jeunes militants – le local s’est avéré exigu pour les contenir – l’opposant a déclaré : «Par cette action, le FFS fait le jeu du pouvoir en devenant un instrument de l’Etat car son initiative n’apporte rien de nouveau sur le terrain. Pis, elle intervient au moment où le collectif de l’opposition est arrivé au stade d’une maturation avérée malgré la diversité de ses courants politiques. Intervenir en ce moment ne peut que troubler l’opinion publique, en plein combat pacifique contre le pouvoir en place dont le Président est valétudinaire.» Le membre de la Coordination nationale pour les libertés et la transition démocratique (CNLTD) se dit «attristé» lorsque le FFS s’est «octroyé le pouvoir de proposer l’annulation de toutes les actions de l’opposition en contrepartie d’une nouvelle approche occultant la plateforme de Zéralda. Par correction, j’ai exprimé un refus poli à cette action». Le chef de file de Jil Jadid s’est interrogé, par ailleurs, sur le ton pris par le plus vieux parti de l’opposition qui n’hésite pas «à faire l’éloge du FLN», ajoutant que «le parti d’Aït Ahmed oublie qu’il a boycotté à maintes reprises des élections présidentielles comme nous lorsque Jil Jadid s’est retiré de la course à la présidentielle du 17 avril dernier après avoir su que les dés étaient pipés». Poursuivant son analyse, le jeune opposant a estimé que «le changement de la ligne du parti d’Aït Ahmed a fait fuir plusieurs cadres de sa formation politique, puisque les nouvelles orientations ne répondent plus aux attentes de ses militants dont nombre ont quitté le FFS pour venir grossir les rangs de notre parti car il partage leur cause». Les ovations de l’assistance interrompaient souvent le discours de Soufiane Djilali notamment lorsqu’il s’est mis, fidèle à son langage acerbe, à critiquer la vacance du pouvoir. «Quelle est l’utilité du pouvoir en place lorsque l’on sait que l’Algérie importe tous ses besoins, même en sport puisque l’équipe nationale de football obéit à cette règle ? Si le pays continue dans cette logique et que l’on n’agit pas maintenant, dans dix ans nous nous retrouverons avec 70% de la population active au chômage», a averti celui qui plaide pour une transition démocratique pacifique.  
elwatan.com | 25-oct.-2014 11:00

Les employés dénoncent la mauvaise gestion
Le siège régional de l’Entreprise nationale d’exploitation des mines d’or (ENOR) à Tamanrasset est fermé depuis mercredi par les employés de la société de sous-traitance Amne Plus, chargée de gardiennage et du volet sécuritaire dans les bases de vie et les champs aurifères d’Amesmassa, Tirak et Tanezrouft, situés respectivement à 500, 450 et 480 km de Tamanrasset. Le portail de l’entreprise a été verrouillé par des dizaines de mécontents venus crier leur colère et réclamer, entres autre, leurs salaires non perçus depuis «trois mois». Sur la porte, ils ont collé plusieurs affiches où l’on peut lire : «Non à la hogra», «Nous réclamons nos droits, nos salaires», «Non aux fausses promesses». Les protestataires qui disent avoir observé, récemment, un sit-in devant le siège de la wilaya, semblent déterminés à faire valoir leur plateforme de revendications et menacent de maintenir leur bras de fer si l’administration continue de faire la sourde oreille. Leur action a été, précisent-ils, motivée par «le comportement désobligeant» du nouveau directeur de l’ENOR, qui aurait «manqué de respect» aux grévistes. «Il n’a même pas voulu nous recevoir. Il nous a envoyé balader en nous disant d’aller nous plaindre auprès du PDG de l’entreprise mère, à Alger», s’indignent les protestataires, qui signalent que 70 de leurs collègues sont en grève illimitée depuis le 16 octobre dernier à la mine d’Amesmassa. «Après la résiliation du contrat avec l’ancienne société de gardiennage Shaps, pour des raisons ambiguës, l’ENOR traverse une situation d’instabilité qui risque de prendre une allure scandaleuse, notamment en ce qui concerne les critères adoptés pour l’octroi du marché à une autre société» dénonce un protestataire, brandissant des documents incriminant des hauts cadres de l’entreprise. Ce n’est pas tout. La convention collective a été cosignée le 28 août dernier entre le PDG et un représentant du syndicat figurant parmi les 11 membres du comité participatif des œuvres sociales, mis sous contrôle judiciaire suite au détournement de plus de 170 milliards de centimes. Dans ce document (dont nous détenons une copie), le premier responsable de l’entreprise, déficitaire depuis 2011 selon les rapports financiers annuels dressés par son actionnaire majoritaire Sonatrach, s’est permis de fixer des salaires de base mirobolants, avec des augmentations variant entre 60 000 et 80 000 DA comparativement à l’ancienne convention. Des rémunérations allant de 240 000 à 450 000 DA par mois dans une entreprise qui ne produit plus d’or, hormis les quelques grammes extraits des rejets de minerais. Ce qui fait dire qu’il y a anguille sous roche. «Qu’on cesse de mentir ! Il n’y a plus de production d’or à Tamanrasset. Les engins sont à l’arrêt. Plus de 120 employés sont, sur ordre de l’actuel PDG, rémunérés mensuellement sans aller travailler. Ils marquent leur présence à la direction régionale de l’entreprise où est mise à leur disposition une feuille de pointage pour émarger et justifier un service réellement non rendu», ajoute-t-on. Pour de plus amples informations, nous avons, à notre tour, pris attache avec le directeur régional d’ENOR, Halaoua Fateh. Tout en reconnaissant la légitimité des revendications formulées par les employés d’Amne Plus, M. Halaoua a démenti les allégations de certains travailleurs qui lui font dire ce qu’il n’a pas dit : «J’ai reçu le représentant des grévistes dans un cadre légal et avec respect.» En ce qui concerne la convention collective, notre interlocuteur a expliqué qu’elle n’est toujours pas en vigueur et que «les signataires ont tous la qualité légale pour y apposer leur griffe et leur cachet». Au sujet des employés affectés au siège régional pour marquer uniquement leur présence, il a nous a appris que «cette mesure provisoire a été prise dans le but de réduire les charges financières de l’entreprise en attendant la réaffectation des 80 travailleurs concernés dans leurs postes d’origine, après l’installation des nouveaux équipements de production récemment acquis, puisque l’ancien matériel, amorti à 90%, ne répond plus aux normes». Pour conclure, M. Halaoua a indiqué que 30 kg d’or ont été produits ces trois derniers mois. Toutefois, cette quantité reste loin de couvrir les charges des quelque 600 personnes employées par l’entreprise qui a, pour rappel, enregistré plus de 1000 milliards de dinars de perte durant les exercices antérieurs, affirme une source très au fait du dossier.  
elwatan.com | 25-oct.-2014 11:00

Mme Benghebrit minimise la grève de l’Unpef
La ministre de l’Education nationale, Nouria Benghebrit, a indiqué jeudi que la participation au mouvement de protestation, organisé mardi dernier par l’Union nationale des personnels de l’éducation et de la formation (Unpef), «était très faible». Le taux de participation à ce mouvement «varie entre 2% et 3% dans un nombre très réduit de wilayas et il est nul dans la majorité des wilayas», a indiqué Mme Benghebrit dans une déclaration à la presse, en marge de la séance plénière du Conseil de la nation consacrée aux questions orales. Ainsi, pour elle, les chiffres obtenus par les directions de l’éducation au niveau des wilayas démontrent que le mouvement de protestation organisé mardi «n’a pas eu d’écho». Ce qui contredit les déclarations de l’organisation syndicale initiatrice de ce mouvement qui, elle, s’est réjouie mardi dernier d’«une large mobilisation». L’Unpef avait appelé à cette grève d’une journée pour revendiquer la concrétisation des doléances des fonctionnaires de l’éducation incluses dans un précédent accord signé entre le ministère de l’Education nationale, la Fonction publique et l’Unpef. Cependant, la première responsable du secteur s’interroge sur l’utilité de ce mouvement puisque, selon elle, «80% des 32 revendications soumises au ministère ont été satisfaites». «Le reste des revendications trouvera une réponse avec le temps», a-t-elle ajouté.  Mme Benghebrit a saisi l’occasion pour saluer le sens des responsabilités des enseignants «en dépit de leurs conditions de vie», appelant la famille de l’éducation nationale à «prôner le dialogue et la concertation dans le cadre de la crise grandissante que connaît l’école algérienne». Elle a estimé que la conjoncture actuelle impliquait la prise d’importantes mesures et la consécration de grands moyens pour la gestion de plus de 8 millions d’élèves et de près de 700 000 fonctionnaires relevant du secteur de l’éducation nationale. Elle a annoncé, à l’occasion, des mesures pour l’amélioration de la situation des fonctionnaires de l’éducation notamment en matière de formation, qui est l’une des priorités du secteur. Mme Benghebrit a par ailleurs souligné que près de 500 000 fonctionnaires devront bénéficier de formation, de recyclage et de promotions. Elle a appelé les enseignants à «faire prévaloir l’intérêt de l’élève», estimant que «l’élève a davantage besoin d’étudier et il ne doit pas y avoir de grève en raison de la surcharge des classes». Elle a affirmé ne pas ignorer «les problèmes des enseignants, dont le règlement exige l’établissement d’«un climat de dialogue et de concertation». Mme Benghebrit s’était engagée, dès la rentrée scolaire, à recourir au «dialogue permanent et régulier avec les syndicats relevant du secteur pour le règlement des problèmes en suspens».  
elwatan.com | 25-oct.-2014 11:00

Sept responsables de l’attaque de Tiguentourine éliminés par l’armée française
Coup dur porté aux djihadistes qui ont mené l’attaque contre le site gazier de Tiguentourine (In Amenas) en janvier 2013. Sept des huit chefs de l’attaque ont été tués, a révélé le chef d’état-major des armées françaises, le général Pierre de Villiers. «Sur les huit chefs, nous avons neutralisé sept d’entre eux. Il n’en reste plus qu’un et nous l’aurons», a déclaré de Villiers sur les ondes d’Europe1. Le huitième chef terroriste serait Mokhtar Belmokhtar, alias le Borgne. Le chef des armées françaises ne fournit pas plus de précision ni sur l’endroit où a eu lieu l’opération de neutralisation des chefs terroristes ni sur le moment. Le général de Villiers, qui était en visite en Algérie à la mi-septembre, prévient : «Si on ne va pas les détruire sur place, un jour ils viendront nuire chez nous.» Pour sa part, l’AFP a indiqué que des responsables du ministère français de la Défense avaient assuré auparavant que «la plupart des responsables de l’attaque d’In Amenas avaient été tués» et que «l’attaque avait eu lieu en Algérie». Et de préciser que des djihadistes, dont Belmokhtar, se seraient «réfugiés en Libye». L’annonce du chef d’état-major des armées françaises intervient au moment où la France s’apprête à renforcer son dispositif militaire dans le nord du Mali dans l’objectif de «riposter à la recrudescence des attaques terroristes dans la région ces dernières semaines». Les groupes terroristes ont attaqué les positions des forces de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (Minusma) à Kidal. Une vingtaine de soldats africains de la mission ont péri durant ces attaques. Le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, qui se trouve dans la capitale malienne, a déclaré : «Depuis quelque temps, il y a une recrudescence du terrorisme au nord du Mali. C’est dû à une volonté des groupes terroristes de revenir sur leur défaite de 2013. Il ne faut pas laisser ce mal revenir, c’est la raison pour laquelle nous avons commencé à renforcer notre effort au nord du Mali.» De l’autre côté des frontières, l’armée algérienne intensifie ses opérations, notamment sur la bande frontalière avec la Libye. Des unités d’élite sont mobilisées pour traquer les groupes terroristes qui se seraient repliés en territoire libyen. Si l’Algérie demeure attachée à sa doctrine de non-intervention militaire en dehors de son territoire, elle investit par contre le terrain diplomatique, notamment depuis l’arrivée de Ramtane Lamamra à la tête du ministère des Affaires étrangères. Alger, qui abrite le processus du dialogue intermalien en vue de parvenir à un accord entre Bamako et les groupes du Nord, s’apprête à accueillir les négociations interlibyennes. Le chef de la diplomatie algérienne, fortement impliqué dans ces deux processus parallèles, privilégie «l’approche politique à l’option militaire» dans le règlement des crises sécuritaires qui minent la région.
elwatan.com | 25-oct.-2014 11:00

«La question sera examinée»
Les corps constitués ont-il le droit de créer leur propre syndicat ? Les pouvoirs publics jouent la carte de la prudence et les déclarations du ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales, Tayeb Belaïz, en sont une preuve. Interrogé sur ce sujet en marge des questions orales au Conseil de la nation, le ministre ne confirme pas, mais n’exclut pas l’idée d’autoriser les policiers à créer leur syndicat. D’après Belaïz, les choses, pour l’heure, ne sont pas encore claires, «une réflexion pourrait être lancée incessamment autour de cette proposition qui sera examinée sous tous ses différents aspects réglementaires et législatifs», dit-il. Seulement, le ministre tient à préciser, en guise d’avertissement, qu’avoir un syndicat n’est pas synonyme de droit à la grève : «Vous avez par exemple le cas des magistrats qui, tout en disposant d’un syndicat, sont interdits strictement de mener un mouvement de grève.» Pour le gouvernement, les policiers ainsi que les autres corps de sécurité ont une mission noble et essentielle qui est de préserver l’ordre public, par conséquent, ces corps constitués n’ont pas le droit d’arrêter le travail. «La grève ou le débrayage dans ces corps chargés d’assurer la sécurité sont interdits, en Algérie et même ailleurs.» Se voulant rassurant et balayant d’un revers de la main les rumeurs qui circulent autour d’une nouvelle démonstration des forces de l’ordre, Belaïz insiste sur la prise en charge par le gouvernement de toutes les revendications socioprofessionnelles soumises par les policiers. «Je tiens à préciser que les revendications des policiers étaient purement sociales et professionnelles et, aujourd’hui, tout est rentré dans l’ordre», a-t-il affirmé en faisant remarquer que «le gouvernement a décidé de la mise en place de commissions indépendantes et impartiales qui prendront en charge les promotions et les sanctions, en assurant des voies de recours et des garanties pour ce qui est du droit de défense ou de consultation du dossier». S’agissant de la menace de la grève brandie, il y a quelques jours, par les agents de la Protection civile, Belaïz pense qu’il s’agit là ni plus ni moins que d’une rumeur. Cette action est, selon le ministre, «infondée». Il a même nié l’existence d’un malaise chez les pompiers, et accuse les fonctionnaires révoqués pour fautes graves d’avoir propagé cette rumeur. «Avant même que les fonctionnaires de ce corps ne revendiquent quoi que ce soit, nous avons traité leur dossier dans le cadre de la prise en charge de la situation socioprofessionnelle des fonctionnaires de la Sûreté nationale», explique-t-il. Sur un autre sujet relatif à la protection de nos frontières et au danger qui nous guette en raison de la situation instable prévalant dans les pays voisins, le ministre a affirmé que l’ANP est déterminée à consentir tous les efforts pour protéger le pays et les frontières nationales. L’Etat, selon lui, ne «ménage aucun effort pour la protection du pays, la sécurisation des frontières nationales et l’éradication des résidus terroristes dans notre pays». S’agissant de la situation qui prévaut dans la ville de Ghardaïa, le ministre, comme à l’accoutumée, parle d’une situation maîtrisée et du retour à la normale. Par la même occasion, Belaïz a appelé à faire prévaloir «la raison et la sagesse» en abordant cette question «sensible».  
elwatan.com | 25-oct.-2014 11:00

Les ONG dénoncent la placidité des autorités consulaires algériennes
L’Algérie ignore ses ressortissants». En intitulant ainsi leur dernier communiqué de presse, les initiateurs de la campagne pour la fermeture des centres d’internement d’étrangers en Espagne (CIES No), qui regroupe une trentaine d’organisations sociales valenciennes et espagnoles, tentent, encore une fois, de sensibiliser les autorités algériennes sur les graves atteintes aux droits de l’homme dont sont victimes nos harraga, «internés» dans les CIE du royaume ibérique. C’est un autre cas, qui ne sera sans doute pas le dernier, que ces défenseurs de la cause des migrants irréguliers vivant sur le territoire espagnol ont tenu à signaler à nos autorités. Il s’agit de Ahmed Mostefaoui, en rétention au CIE de Valence (est de l’Espagne). Le 14 octobre, ce jeune harrag a été atrocement violenté à coups de matraque par deux policiers espagnols, une femme et un homme, alors qu’il était assis dans la cour dudit CIE. Tous les étrangers de différentes nationalités ont été sommés de regagner leurs cellules, dans lesquelles ils sont entassés à 5 ou 6. C’est alors qu’«une dizaine de policiers sont entrés, cellule par cellule, agressant seulement les citoyens algériens à coups de poing et de pied, avec leurs matraques et leurs boucliers», s’indignent les auteurs du communiqué, dont une copie est parvenue à notre rédaction. Résultat de l’«assaut» anti-algérien : «Des contusions, des plaies graves sur la tête, des bleus sur le corps et des saignements du nez» dont ont été victimes nos compatriotes. Ahmed Mostefaoui, qui était parmi ces Algériens «souffre-douleur» des policiers espagnols, a décidé de réagir en dénonçant ces actes barbares et en portant plainte devant la justice espagnole. Mais son courage lui a coûté cher, il lui a valu une série d’autres agressions verbales mais aussi physiques. «Quelques jours après, Mostefaoui, a été de nouveau agressé par un policier espagnol qui l’a passé à tabac, lui provoquant une hémorragie du nez». Les conditions de vie sont difficiles, dégradantes, voire inhumaines pour les pensionnaires algériens du CIE de Valence et d’autres centres – l’Espagne en compte 9. Les médias, ONG et associations espagnoles de défense des droits des migrants irréguliers, réfugiés et demandeurs d’asile, n’ont de cesse de dénoncer les maltraitances, discriminations, brimades, humiliations, faim, froid, absence de soins, violences, propos haineux qui constituent le quotidien de nos compatriotes en rétention, surtout au niveau du CIE de Valence et du Centre de séjour temporaire pour migrants étrangers (CETI) de l’enclave espagnole de Melilla. Dans le royaume d’Espagne, les droits humains les plus élémentaires sont bafoués. En témoignent les incessantes maltraitances, de plus en plus violentes, à l’encontre des Algériens, enregistrées pendant le mois de septembre dernier. C’est ce qu’ont tenu à rappeler, dans leur communiqué, les militants de la campagne CIE No qui a pour slogan : «Ser immigrante no es un delito» (être immigrant n’est pas un délit). En effet, y est-il écrit, «pendant le mois de septembre de l’année en cours, des citoyens algériens du CIE de Valence ont été victimes de plusieurs agressions». Nos autorités consulaires, maintes fois saisies aussi bien par les victimes que par des ONG et associations locales et informées par voie de presse – les médias locaux s’en étant, à chaque fois, aussitôt fait l’écho – ont-elles réagi ? La réponse est non, à en croire les membres de CIES No : «Les autorités algériennes n’ont pas bougé le petit doigt et les agressions continuent», écrivent-ils. Pourtant, tiennent-ils à rappeler, «ces mêmes autorités ont comme mission de protéger les droits de leurs citoyens là où qu’ils se trouvent, mais dans ce cas, rien n’a été fait». Cette curieuse placidité suscite moult interrogations, clairement signifiées dans le communiqué de CIES No : «Les autorités algériennes connaissent la situation de ces ressortissants puisque, lors d’autres agressions, le vice-consul à Alicante, Oussama Hamed Salhi, a visité les installations du CIE de Valence en octobre 2013, et avait promis et déclaré que tout allait s’arranger». Malheureusement, déplorent les auteurs du document, «un an après, les Algériens continuent à être roués de coups et leurs droits bafoués». En l’absence avérée de protection par ceux censés être garants de leurs droits les plus élémentaires, nombre de victimes ont porté, en septembre dernier, l’affaire devant les tribunaux espagnols. Mais c’était peine perdue : ils ont été rapatriés en Algérie avec la collaboration des autorités consulaires. Rappelons que la mise en œuvre de l’accord bilatéral de réadmission, signé entre Alger et Madrid le 31 juillet 2002, a permis le rapatriement de milliers de clandestins. Les deux pays se sont d’ailleurs toujours réjouis, par canaux diplomatiques interposés, de leurs performances respectives dans la lutte contre l’émigration-immigration clandestine. D’autant que pour les Espagnols, le rapatriement des Algériens n’a jamais posé problème, nos autorités consulaires coopèrent activement dans l’identification des harraga appréhendés.
elwatan.com | 25-oct.-2014 11:00

Education nationale : Une «charte d’éthique» à l’étude
Une charte d’éthique à destination des acteurs de l’éducation est à l’étude. Nouria Benghebrit, ministre de l’Education nationale, a ainsi annoncé que son secteur avait engagé une réflexion sur son élaboration. «Il est plus que nécessaire de moraliser la profession d’enseignant pour en faire un modèle. Voilà pourquoi nous avons engagé une réflexion sur l’élaboration d’une charte d’éthique professionnelle», a-t-elle indiqué, citée par l’APS. La ministre répondait, lors d’une séance plénière du Conseil de la nation, à une question sur le recours à la violence par certains enseignants. Et si la ministre reconnaît l’existence d’attitudes «irresponsables», elle estime toutefois qu’elles émanent de certains enseignants «dont le nombre est minime». Les situations de recours à la violence au sein des établissements éducatifs sont des «cas isolés», selon Mme Benghebrit, qui a «salué le sérieux et le professionnalisme dont font preuve la majorité des enseignants». Les textes réglementaires et législatifs appliqués dans le secteur de l’éducation, notamment la loi d’orientation sur l’éducation nationale, interdisent le châtiment corporel et toutes formes de violence ou d’atteinte morale. Les contrevenants à cette loi sont passibles de sanctions administratives, outre la mise en mouvement d’une action judiciaire. D’autant qu’il existe des dispositifs de surveillance mis en place par le ministère pour lutter contre les châtiments corporels, et ce, conformément à la loi. «Le premier dispositif est au sein même de l’établissement, à savoir l’administration qui veille au suivi et à l’application de la législation», précise-t-elle. Et si le recours à la violence est avéré, «les personnes concernées passeront en conseil de discipline, qui décidera de la sanction à infliger en fonction de la faute professionnelle commise. La sanction peut atteindre le licenciement de l’enseignant», a ajouté la ministre. Le deuxième dispositif énuméré par Mme Benghebrit consiste en des visites périodiques de l’instance d’inspection, qui veille au respect de la loi par les enseignants. Parents d’élèves  et directeurs «ignorants de la loi» Pour ce qui est du rôle des associations de parents d’élèves dans les établissements éducatifs, la ministre estime qu’«elles ont pour objectif de préserver les intérêts des élèves et de contribuer à la réunion des conditions nécessaires à leur réussite et à leur épanouissement». Surtout qu’il n’existe, en Algérie, qu’un nombre très réduit d’associations agréées de ce type. Pourtant, la première responsable du secteur affirme n’avoir «pas cessé de sensibiliser les parents à la nécessité de créer des associations et de les généraliser à tous les établissements». Et le tort entre les parents et les directeurs semble partagé, juge-t-elle, puisqu’elle affirme avoir constaté l’hésitation de certains parents à créer des associations et le manque d’enthousiasme chez les directeurs des établissements éducatifs vis-à-vis de ces associations. Cette attitude des deux parties s’explique par «leur ignorance de la loi, ce qui implique l’organisation de campagnes de sensibilisation au niveau local, ainsi que l’établissement d’un partenariat efficace entre l’école et les parents d’élèves».
elwatan.com | 25-oct.-2014 11:00

«Nous refusons les consensus truqués»
L’initiative du FFS n’est pas tout à fait la bienvenue pour la Coordination nationale pour les libertés et la transition démocratique (CNLTD). Nouvelle manœuvre du système politique», «consensus truqué», «chimère»… L’initiative du Front des forces socialistes (FFS) n’est, semble-t-il, pas la bienvenue pour la coordination nationale pour les libertés et la transition démocratique (CNLTD). Les leaders de cette coordination, réunis jeudi dernier au siège du mouvement Ennahda, croient avoir décelé les signes d’une nouvelle «manœuvre» du système pour contourner l’impasse dans laquelle il s’est engouffré en rejetant toutes demandes de changement. Sans la citer, les six membres de la CNLTD opposent une fin de non-recevoir à la démarche solitaire du FFS visant à réunir les conditions d’«un consensus national» avec la participation du pouvoir. En effet, cette coordination se dit attachée à son initiative et à «la plateforme pour la transition démocratique» élaborée après le sommet de l’opposition tenu le 10 juin dernier à l’hôtel Mazafran à Alger. «La CNLTD appelle la classe politique à maintenir les pressions sur le système politique par des moyens pacifiques pour garantir les libertés et les conditions favorables à une transition démocratique qui devra se concrétiser à travers un dialogue sérieux et un vrai consensus et non pas un consensus truqué», expliquent les responsables de la CNLTD, dans un communiqué rendu public, hier. Les signataires de ce communiqué, en l’occurrence Ahmed Benbitour (ancien chef de gouvernement), Mohamed Douibi (président du mouvement Ennahda), Mohcine Belabbas (président du RCD), Abderrazak Makri (président du MSP), Sofiane Djilali (président de Jil Jadid) et Amar Khababa (cadre du parti FJD), affirment, en effet, avoir constaté la dernière entrée en action du système politique en vue de desserre l’étau qui se resserre sur lui. «La CNLTD constate que le système, après son échec essuyé lors des prétendues consultations sur le révision de la Constitution dont les résultats sont inconnus jusqu’à aujourd’hui, tente à travers des voies détournées d’amener la classe politique consciente à de nouvelles consultations peu sérieuses. Ces consultations ont commencé ces derniers temps», explique-t-on dans le même communiqué, en référence également à l’initiative du FFS, unique parti de l’opposition traditionnelle qui refuse de rejoindre la démarche de la CNLTD malgré sa participation à la conférence du 10 juin. La déclaration de la CNLTD constitue, on ne peut plus clair, un refus de participer à la future conférence du FFS, malgré la tenue des rencontres bilatérales avec ce parti. «Devant cette situation, nous appelons la classe politique à faire attention face à ces manœuvre et nous l’exhortons à préserver son capital militant réalisé grâce à la conférence du Mazafran, la CNLTD, le Pôle du changement, les experts et les personnalités nationales qui se sont réunis autour d’une plateforme commune, dont la mise en œuvre est confiée à l’instance de consultation et de suivi», souligne encore la CNLTD. Pour réaffirmer encore son attachement à ladite plateforme, la coordination qualifie de «chimères» les nouvelles solutions proposées. «Nous appelons le peuple algérien à se regrouper autour du projet de la transition démocratique et l’opposition sérieuse et à abandonner les chimères», lancent les responsables de la CNLTD.
elwatan.com | 25-oct.-2014 11:00

On vous le dit
- Nouveaux DG à la Sécurité sociale Le  secrétaire général du ministère du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale, Mohamed Kheyat a installé,  jeudi dernier, dans ses nouvelles fonctions le directeur général de la Caisse nationale des assurances sociales des travailleurs salariés (CNAS), Slimane Mellouka en remplacement de Hafed Choukri Bouziani. Le SG du ministère du Travail a également installé le directeur général de la Caisse nationale de sécurité sociale des non-salariés (Casnos) Ahmed Chaouki Fouad Achek Youcef en remplacement de Ouahab Lemai. Au cours de la même cérémonie, le directeur général de la Caisse nationale des retraites (CNR) Tidjani Hassan Heddam a remplacé Mohamed Tahar Beldjoudi. - Partenariat dans la formation pour les entreprises A l’occasion de ses 20 ans, en sa position de leader dans l’enseignement des langues et afin d’apporter le meilleur à ses apprenants, Algerian Learning Centers (ALC) a organisé le  22 octobre,  au Sheraton Club des Pins (Alger), un séminaire de présentation de son nouveau partenariat avec First Group, parmi les leaders mondiaux du conseil, de la formation et de l’accompagnement professionnel. Ce séminaire avait pour but de présenter la nouvelle orientation de l’ALC en matière de formation pour le développement des compétences. First Group, représenté par Vincent Raymond, souhaite apporter de meilleures stratégies d’apprentissage, des contenus plus percutants et des approches plus riches aux entreprises algériennes. - Un enseignant du CFPA se suicide à Chlef L’enseignant au CFPA d’Oum Drou (Chlef), qui s’est immolé par le feu mardi dernier, a succombé à ses brûlures au service de réanimation de l’hôpital de Chlef. Il a été enterré jeudi au cimetière de la ville, en présence d’une foule nombreuse. La victime, âgée de 45 ans, laisse une veuve et trois enfants. Selon des sources concordantes, le défunt s’est suicidé après avoir tenté, en vain, de réclamer une promotion interne. Il s’est aspergé d’essence avant de mettre le feu. Les services de sécurité ont ouvert une enquête pour faire la lumière sur ce drame qui a mis en émoi la population locale. - Ouverture prochaine de L’ESHRA L’ouverture officielle de l’Ecole supérieure d’hôtellerie et de restauration d’Alger (rentrée scolaire 2014-2015) aura lieu le 2 novembre prochain. Il sera procédé à la présentation du directeur général et le doyen de l’école délivrera son message. Située à 15 km à l’ouest d’Alger, cette école dont la Société d’investissement hôtelière (SIH) est propriétaire, a une place stratégique au bord de la plage de Aïn Benian. Elle compte, en plus de la grande salle de conférences, des dizaines de salles de cours et toutes les fonctions d’un hôtel sont regroupées dans le campus, avec notamment quatre concepts de restaurant : le gastronomique, le restaurant à thème, le restaurant self-service et le restaurant take away. - Opération sauvetage de la Kalaâ des Beni Hammad Nadia Labidi, ministre de la Culture, a affirmé,  jeudi, que son département tentait de rattraper le retard accumulé  dans les travaux de restauration de la Kalaâ de Beni Hammad à M’sila, avec un plan de restauration et de réhabilitation du site en dépit des obstacles  rencontrés. La Kalaâ de Beni Hammad est inscrite sur la liste du Patrimoine  national depuis 1968 et celle du Patrimoine mondial depuis 1980. Elle est l’un  des symboles de la dynastie des Hammadites érigée en l’an 1007 au nord-est de  la wilaya de M’sila (commune des Maâdid actuellement). La Kalaâ souffre d’abandon et de la détérioration due aux facteurs climatiques.
elwatan.com | 25-oct.-2014 11:00

Ebola : Premier cas confirmé au Mali
L’épidémie d’Ebola sera-t-elle maîtrisée ? Cette fois, un pays du Sahel est touché : le Mali a en effet enregistré jeudi un cas confirmé. Les autorités tentent de rassurer. Une fillette âgée de deux ans, venue de Kissidougou, en République de Guinée, s’est présentée dans un hôpital de Kayes (sud du Mali) mercredi. Le test au virus Ebola effectué sur des échantillons sanguins prélevés sur elle s’est avéré positif», a indiqué, dans la soirée de jeudi dernier, le ministère malien de la Santé. La petite fille a été placée en quarantaine. Le communiqué précise que «par ce résultat d’analyse en laboratoire, le Mali connaît à ce jour son premier cas importé de maladie à virus Ebola». Le ministère ajoute : «A ce jour, grâce à une diligente prise en charge, l’état de santé du sujet infecté s’améliore considérablement (...). L’enfant malade et les personnes qui ont eu un contact avec elle à Kayes ont été immédiatement identifiées et prises en charge selon les normes requises en la matière.» Le même ministère indique avoir «pris toutes les dispositions nécessaires pour éviter la propagation du virus» et appelle «la population au calme et à la sérénité». Le ministre de la Santé malien, Ousmane Koné, a déclaré lors d’un entretien télévisé, hier matin, que «l’état de santé de la fillette s’améliore grâce à une prise en charge précoce». Il estime que «la fièvre Ebola n’est pas mortel dans tous les cas et principalement lorsque la prise en charge est précoce, ce qui a été le cas concernant cette fillette». Ousmane Koné informe que «les premiers contacts de la malade ont été identifiés et suivis», sans donner de plus amples détails. Des sources médicales proches du sujet, citées par l’AFP, ont indiqué que «la fièvre s’est estompée et les hémorragies se sont arrêtées». Selon l’AFP, «la fillette est de mère malienne et de père guinéen, récemment décédé en Guinée. Elle a quitté la Guinée le 19 octobre pour le Mali et s’est rendue en voiture à Kayes en passant par Bamako. Avant de rejoindre Kayes, la petite fille et un de ses proches ont passé quelques jours à Bamako, dans un quartier populaire». Le gouvernement malien a appelé la population au «au calme, à la sérénité et à ne pas céder à la panique», de même qu’il demande «d’éviter les déplacements non nécessaires vers les zones d’épidémie et de respecter les mesures d’hygiène et de sécurité édictées». De son côté, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) indique que «quelque 43 personnes sont sous surveillance au Mali après la détection de ce premier cas». «Sur les 43 personnes en observation, il y a 10 personnels de santé qui ont notamment soigné la petite fille à la clinique pédiatrique», a expliqué, hier à Genève, une porte-parole de l’OMS. Notons que la région de Kissidougou est située dans le sud de la Guinée. C’est dans cette zone que l’épidémie d’Ebola a pris naissance en décembre 2013 ; elle s’est étendue par la suite au Liberia et au Sierra Leone. Un vaccin prévu début 2015 L’OMS souligne qu’«une équipe de trois spécialistes se trouve actuellement au Mali afin d’évaluer l’état de préparation sanitaire des autorités locales» ; elle sera renforcée dans les prochains jours par un autre staff de quatre spécialistes pour «aider les autorités sanitaires du Mali».     La Guinée, le Liberia et la Sierra Leone sont les trois pays les plus frappés par le virus Ebola. Plus de 4900 personnes sont mortes et 9960 cas ont été comptabilisés sur un ensemble de sept pays par l’OMS, qui promet que «des tests sur des vaccins contre la  maladie Ebola seront menés si possible en décembre prochain en Afrique. Des centaines de milliers de doses de vaccin sont prévues d’ici la fin du premier semestre 2015», a annoncé, hier à Genève, le Dr Marie-Paule Kieny, directrice générale adjointe de l’OMS.  
elwatan.com | 25-oct.-2014 11:00

La Tunisie sous la menace terroriste à la veille des élections législatives

Six suspects ont été abattus par l’armée tunisienne dans une opération anti-terroriste aujourd’hui vendredi dans un quartier populaire de Tunis. Un épisode soldant une série de violence qui inquiète les autorités à quelques jours des élections législatives tunisiennes du 26 octobre prochain.

Après un siège de 24 heures, les forces tunisiennes ont donné l’assaut ce matin contre un groupe de djihadistes présumés, retranchés dans une maison d’Oued Ellil, un quartier populaire de la banlieue de Tunis. Bilan : 5 femmes et 1 homme ont été tués dans l’affrontement. La garde nationale aurait commencé à attaquer après qu’une femme armée ait commencé à leur tirer dessus.

A deux jours des élections législatives, ce n’est pas la première attaque imputée à des « terroristes » par les autorités tunisiennes. Deux soldats ont été blessés dans l’explosion d’une mine au passage d’une patrouille de l’armée tunisienne au cours d’une opération de surveillance de la zone ce matin. Deux « éléments terroristes » ont également été arrêtés après des heurts à Kébili, à 500 km au sud de Tunis dans cette même matinée. Des arrestations qui ont permis de localiser la présence d’autres membres de leur groupe à Oued Ellil, où l’assaut a eu lieu ce matin.

Depuis trois mois, l’armée et la police tunisiennes sont mobilisées pour assurer la sécurité dans les zones sensibles telles que le mont Chaambi, à proximité de la frontière avec l'Algérie, où en près de deux ans, plus d’une trentaine de membres des forces de l’ordre ont été tués dans des affrontements avec des jihadistes. Cette vigilance est d’autant plus renforcée avec l’approche des élections législatives du 26 octobre, cruciales pour l’avenir du pays. Dans cette logique, l’Etat tunisien a ordonné la fermeture de la frontière avec la Libye les 24, 25 et 26 octobre pour éviter la perturbation du scrutin.

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algerie-focus.com | 24-oct.-2014 22:15

MASCARA : Criminalité en nette hausse au mois de septembre
À Mascara, la criminalité continue à sévir. Durant le mois de septembre 2014, 73 personnes ont été écrouées et quatre autres ont été placés sous contrôle judiciaire pour divers délits et crimes de droit commun.   Selon la Police, «379 affaires liées aux différents aspects de criminalités ont été enregistré, durant le 9ème mois de l’année en cours». Les policiers ont traité 300 affaires impliquant «390 individus, parmi lesquels 73 ont été placé en détention provisoire, 313 ont bénéficié de citations directes et 4 autres ont été placés sous contrôle judiciaire».   Par apports au mois précédent, la police fait état d’une «augmentation» dans le nombre des affaires et des personnes impliquées. En précisant que «les crimes et délits portant atteinte aux personnes occupent le premier rang avec un nombre de 243 affaires, soit une augmentation de 39 affaires par rapport au mois d’août».  Sur les 120 affaires traitées impliquant 272 personnes, «la justice a placée 27 individus en détention provisoire alors que 244 ont bénéficié de citations directes, tandis qu’un seul a été placé sous contrôle judiciaire».   Dans le même chapitre, les atteintes aux biens continuent de faire parler d’elles. Même la police avoue l’augmentation de ce genre de criminalité, en informant que «durant le même mois, la Sûreté de wilaya a enregistrée 108 affaires, soit 25 affaires de plus que le mois d’aout». Les policiers ont pu traiter 70 affaires dans lesquelles 87 personnes sont mis en cause dont «18 ont été placés en détention provisoire, 66 ont bénéficié de citations directes et 03 autres ont été placés sous contrôle judiciaire».   En ce qui concerne la lutte contre la drogue, la police a annoncé la mise hors d’état de nuire, durant le même mois, 26 personnes impliquées dans 23 affaires de commercialisation et consommation de drogue. Des interventions qui ont permis la saisie de 286 grammes de kif traité et 163 comprimés de psychotropes. Présentés devant les parquets compétents, «tous les mis en cause ont été placé en détention provisoire», nous a annoncé la cellule de communication de la Sûreté de willaya de Mascara.
elwatan.com | 24-oct.-2014 18:19

Bientôt une grève et des manifestations des pompiers en Algérie ? Une simple “rumeur” selon Tayeb Belaiz

Le ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales, Tayeb Belaïz, a complètement nié l’existence d’un malaise au sein du corps de la Protection Civile. D'après le ministre,  les éléments de la Protection Civile n'envisagent pas d’observer un mouvement de protestation dans les jours à venir.

Tayeb Belaïz a tenu à affirmer, jeudi, en marge d’une session du Conseil de la nation consacrée aux questions orale, que l’information selon laquelle il y aurait un mouvement de grève dans ce corps est «une rumeur colportée par des fonctionnaires révoqués pour fautes graves". Selon le ministre de l’intérieur, c’est une rumeur « totalement infondée », a-t-il fait savoir.

Belaïz rappellera à cet effet que "la grève ou le débrayage dans ces corps chargés d'assurer la sécurité sont interdits en Algérie et même ailleurs". Quant à l’idée de création de syndicats au sein des corps constitués, Belaïz répond que «l'idée n'est pas à exclure. Une réflexion pourrait être lancée autour de cette proposition qui sera examinée sous tous ses aspects juridiques et autres", est-il encore rapporté par l’APS.

En attendant la concrétisation de cette idée, le ministre de l’Intérieur dira que «le gouvernement a décidé de la mise en place de commissions indépendantes et impartiales qui prendront en charge les promotions et sanctions en assurant des voies de recours et des garanties pour ce qui est du droit de défense ou de consultation du dossier ».

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algerie-focus.com | 24-oct.-2014 13:46

Vidéo. Etre Algérien en 1967 et aujourd’hui

Ce n'est pas une simple vidéo. C'est un document rare et inédit. Des images qui montrent l'Algérie des années 60. L'Algérie indépendante qui respire la joie de vivre et l'insouciance. Une Algérie qui recherche tranquillement son bonheur. Dans ces images, on aperçoit des algériens en maillot de bain se prélasser au soleil à la page en toute quiétude. D'autres femmes jouent au ballon sans ressentir la moindre pression sociale. 

Des images vraies ou de la propagande ? Non, tout laisse croire que ces séquences filmées ont été prises très spontanément sans aucune coloration idéologique. Diffusée sur YouTube, cette vidéo a interpellé de nombreux algériens qui se sont interrogés sur le décalage qui sépare l'Algérie de 1967 de l'Algérie des années 2000 où frustrations collectives et problèmes sociaux alimentent une aigreur générale.

Certes, quoi de plus agaçant pour les jeunes algériens d'entendre ce sempiternel refrain de leurs parents: «à notre époque, c'était mieux»? Il est clair que la société algérienne des années 60 n'avait le monopole de la musique, des rapports familiaux et du respect des valeurs. Mais, et ces images le prouvent, avoir 20 ans en 1967 en Algérie n'était pas considéré comme une malchance. En revanche, aujourd'hui, en 2014, être algérien, jeune ou adulte, ne semble pas très épanouissant. Regardez ces images et dites-nous ce que vous en pensez...

  http://www.youtube.com/watch?v=my_icDkTjKU

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algerie-focus.com | 24-oct.-2014 13:20

Chômeurs, enseignants : l’immolation par le feu n’épargne personne en Algérie

Le professeur du centre de formation d’Oum Drou, une localité située dans la wilaya de Chlef, qui s’est suicidé en s’immolant par le feu, mardi dernier, sur son lieu de travail, vient de succomber à ses blessures. Un drame ajoutant un nom de plus à la longue liste des victimes de l’immolation en Algérie.

Encore un nouveau décès tragique par immolation vient de secouer l’Algérie et jeter l’émoi parmi la population. Après l’épisode tragique de la tentative d’immolation de quatre jeunes chômeurs sur le toit de la wilaya d’Ouargla, au sud de l’Algérie, en août dernier, afin d’obtenir un emploi, voilà au tour de la ville de Chlef de vivre un drame aussi poignant d’une pratique devenue courante dans certaines régions d'Algérie. Cette fois-ci, c’est un enseignant dans un centre de formation professionnelle d’Oum Drou à Chlef a mis fin à ses jours en s’immolant, mardi dernier, au sein même de son lieu de travail. Le professeur désespéré en raison de plusieurs problèmes sociaux, selon la Ligue Algérienne pour la Défense des droits de l’Homme, a recouru au suicide comme seul moyen de protestation pour revendiquer son droit à la promotion.

Dans un communiqué, le bureau de Chlef de la Ligue Algérienne pour la Défense des droits de l’Homme déplore que le phénomène de l’immolation par le feu se soit banalisé dans la société algérienne et que «de plus en plus de personnes, écrasées par une vie sociale de plus en plus dure, n’envisagent que l’immolation comme solution extrême et comme protestation ».

Tirant la sonnette d’alarme sur la progression inquiétante de ce phénomène dans la société algérienne et plus particulièrement dans la wilaya de Chlef, la LADDH CHLEF pointe un doigt accusateur vers les responsables du pays qui sont, précise le communiqué, « l’unique responsable de ces actes en raison des décisions politiques prises depuis plusieurs années et qui se font au détriment des populations défavorisées quel que soit le domaine touché par ces décisions ». Pour venir à bout de ce fléau qui gagne du terrain, la LADDH CHLEF n’envisage que la rupture définitive avec la politique suivie actuellement par le pouvoir algérien.

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algerie-focus.com | 24-oct.-2014 12:50

Les propositions de la médiation internationale pour un accord de paix malien
Les trois ministres représentant les autorités de Bamako ont quitté Alger hier après-midi. Certains membres de la communauté internationale aussi. La troisième session des discussions de paix intermaliennes semble se terminer sans avoir obtenu le résultat escompté. Au mois de septembre, les mouvements armés du Nord et les autorités de Bamako avaient remis leurs propositions d’accord de paix à la médiation internationale (Algérie, Burkina-Faso, Mauritanie, Niger, Tchad, Cédéao, Union africaine, Union européenne, Organisation de la coopération islamique et Nations unies). La médiation internationale a élaboré un document de travail intitulé «Eléments pour un accord de paix et de réconciliation au Mali». Ce texte de 14 pages est divisé en huit parties et fait le tour des thèmes évoqués au fil des différentes sessions de discussions d’Alger. Zone de développement au Nord Pour ce qui est des questions politiques et institutionnelles, le texte propose la création d’une «zone de développement des régions du Nord», dotée d’un «conseil consultatif interrégional constitué des représentants des assemblées régionales et chargé exclusivement de la coordination des efforts visant à accélérer le développement socioéconomique local». La médiation a également proposé la création d’un Sénat «représentant les collectivités territoriales et les notabilités traditionnelles et religieuses», qui «émet un avis sur tout projet de loi concernant les relations entre l’Etat et les collectivités territoriales et participe à l’évaluation des politiques publiques». Le texte souligne que le Sénat «pourrait créer une commission chargée de la défense des spécificités culturelles régionales» et qu’un «quota de sénateurs pourrait être réservé aux notabilités traditionnelles régionales». Pour assurer une meilleure représentativité de toutes les composantes de la population, la médiation propose aussi que les députés de l’Assemblée nationale soient élus dans un ratio de un pour 30 000 habitants dans les régions du Nord, au lieu de un pour 60 000 habitants comme prévu par la loi actuellement. Enfin, la communauté internationale propose que le rôle des cadis dans le secteur de la justice soit revalorisé «notamment en ce qui concerne la médiation civile et pénale». Etat-major mixte Dans les propositions liées aux questions de défense et de sécurité, le texte fixe une série de mesures transitoires pour «la confiance et la stabilisation» qui seraient prévues pour une durée maximum d’une année comme la mise en place d’un Etat-major de coordination (EMCO) basé à Gao et dont le commandement serait placé «alternativement sous le commandement d’un officier de l’armée malienne et d’un représentant des mouvements armés, avec l’appui de la Minusma», la force des Nations unies. Cette période d’un an doit permettre, selon le souhait des médiateurs, de procéder au cantonnement des combattants, à la réinsertion, à la réintégration et au redéploiement de forces de défense et de sécurité «qui devront inclure un nombre significatif de ressortissants des régions du Nord, y compris dans le commandement». Les pays voisins et les organisations internationales consacrent une partie de ce texte à une «mobilisation nationale en faveur du développement des régions du Nord» et proposent, entre autres, «l’adaptation des programmes d’enseignement aux réalités socioculturelles des régions», la consécration de 10% de l’aide internationale aux trois régions du Nord ainsi que des mesures d’urgence comme la réhabilitation des écoles, le renforcement des structures de santé, la réhabilitation des puits et la «distribution gratuite de produits alimentaires aux ménages en situation de précarité». Le document prévoit une «conférence d’appel de fonds pour le financement de la stratégie de développement des régions du Nord», appuyée par la Banque mondiale et la Banque africaine de développement. La communauté internationale garante Les médiateurs affirment être conscients que «la récurrence des crises affectant le nord du Mali est en grande partie due à l’absence de mise en œuvre des engagements pris au titre des accords antérieurs». Ils proposent donc la mise en place d’un «comité tripartite de suivi de la mise en œuvre de l’accord» composé des médiateurs, du gouvernement du Mali et des mouvements signataires de l’accord et qui assurerait «le suivi, le contrôle, la supervision, la coordination et l’application effective» de l’accord. Enfin, la communauté internationale propose de jouer «le rôle de dernier recours en cas de graves difficultés de nature à compromettre les objectifs» de l’accord. Réactions mitigées A la lecture de ce document, lundi soir, les parties maliennes ont réagi de manière différente. Les mouvements armés de la Plateforme d’Alger, la CMFPR, le Gatia et le MAA, considérés par certains observateurs comme proches de Bamako, ont affirmé en séance qu’ils approuvaient ce texte. En revanche, le MNLA, le HCUA, le MAA dissident et la CPA ont demandé plusieurs jours de réflexion pour faire part de leurs amendements, s’étonnant de ne voir aucune de leurs propositions retenues. Enfin, selon plusieurs participants, les représentants du gouvernement malien, visiblement mécontents de certaines propositions, ont accusé la médiation internationale de ne pas respecter la souveraineté du Mali. Une fois que chaque partie aura donné à la médiation ses propositions d’amendement, une nouvelle et ultime session de discussions sera prévue au Mali, à partir du 26 novembre, pour parvenir au texte final de l’accord.
elwatan.com | 24-oct.-2014 11:00

Pourquoi la Société des courses hippiques mord la poussière
Des employés qui ne touchent plus leur salaire depuis plus d’un mois. Des propriétaires de chevaux qui n’ont pas perçu leur dotation depuis plus d’un an. Des hippodromes qui ne sont plus entretenus. Au Caroubier, rien ne va plus. Alors que la Société des courses hippiques et du pari mutuel agonise, un nouveau business plan a été remis au Premier ministre. Qui pourra remettre la Société des courses hippiques et du pari mutuel (SCHPM) en selle ? Il y a deux mois, les propriétaires de chevaux ont cessé de participer aux courses organisées au Caroubier, l’hippodrome d’Alger. «Nous ne pouvons plus continuer à courir dans ces conditions, nous avons beaucoup de charges, nous devons assurer la nourriture et l’entretien des chevaux ainsi que les salaires du personnel, mais si la gestion de la SCHPM continue à ce rythme, toute l’activité hippique va disparaître en Algérie. On se demande où est passé l’argent des parieurs», s’interroge un propriétaire, qui, comme les autres, n’a pas touché ses dotations depuis quatorze mois. Pis : les 500 employés de la société n’ont pas perçu de salaire depuis plus d’un mois. Pourtant, la gravité de la situation ne date pas d’aujourd’hui. En 2010 déjà, un rapport officiel de l’Inspection générale des finances, désignée par ministère des Finances afin de mener une enquête sur la gestion de la SCHPM (sous tutelle du ministère de l’Agriculture) relève de nombreuses anomalies et d’illégalités. Des détournements, des factures pour des projets virtuels qui n’ont jamais existé, des salaires versés pour des gens qui n’ont jamais travaillé, l’existence de plusieurs comptes en banques qui n’ont jamais été certifiés par un commissaire aux comptes ainsi que l’existence d’une caisse noire dite centrale créée en 2005 de manière illégale sans décision, sans délimitation de ses règles de fonctionnement et sans nomination du caissier. Vache à traire Le montant manipulé par cette caisse en l’espace de deux ans (2005-2007) est excessivement élevé : plus de 500 millions de dinars ! Problème : sans courses, la SCHPM et beaucoup d’autres organismes seront amenés à disparaître, y compris l’Office national de développement des élevages équins et camelins, qui devrait recevoir 9% des recettes brutes de l’argent des paris, comme mentionné dans les statuts de la société. Actuellement la société est endettée à hauteur de presque 4,5 milliards de dinars, des dettes en majorité fiscales, parafiscales et des impayés auprès de ses partenaires. «Cette entreprise est une véritable vache à traire !», s’emporte un ancien cadre de la société. Avant même la création de la SCHPM, les irrégularités commencent. Au début des années 1980, les courses étaient gérées par la Société des courses d’Alger, au Caroubier. En 1982, l’hippodrome, détruit à cause du passage de l’autoroute, oblige la Société des courses d’Alger à déménager vers l’hippodrome d’Oran afin d’y organiser les courses. 14 directeurs Après cela, la société a construit deux autres hippodromes, à El Eulma et Laghouat, alors que la loi lui interdit de gérer d’autres hippodromes dans d’autres wilayas. Le directeur de cette dernière, Boubeker Kerkouche, a, à l’époque, l’idée de dissoudre la Société des courses de la wilaya d’Alger pour créer une société nationale sous tutelle du ministère de l’Agriculture. Lors du Conseil des ministres du 25 juin 1986, la décision de créer la SCHPM et l’Office national de développement des élevages équins et camelins est prise. Dans l’un des deux comptes de cette dernière se trouve la somme de 4,8 millions de dinars. Le deuxième compte contient quant à lui environ… vingt fois le solde du premier ! Selon le rapport de l’IGF, les effectifs de la Société sont passés de 200 à 1000 personnes entre 1987 et 1994 pour se stabiliser à environ 500 personnes en 2014. Depuis sa création en 1987, 14 directeurs se sont succédé à la tête de la Société ; certains d’entre eux ont été relevés de leurs fonctions en moins d’une année pour des raisons qu’eux-mêmes ignorent. Autre bizarrerie : la Société a investi dans la construction de huit hippodromes sur un foncier qui ne lui a jamais été cédé ; à n’importe quel moment, les services des Domaines ou les APC peuvent réclamer leurs terrains. «Mis à part l’hippodrome de Tiaret qui a été acheté en 1992, aucun autre terrain est en situation régulière, ils sont tous en litige», confirme un responsable de la société. Salaires Dans le cadre de l’informatisation du Pari mutuel, en février 2004, la Société a lancé un appel d’offres national et international. Vingt-six entreprises ont procédé au retrait du cahier des charges et, paradoxalement, la société PMC France, qui n’a jamais retiré le cahier des charges, a décroché le marché de l’informatisation le 10 mai 2004, cinq jours après la date d’ouverture des plis ! Après avoir conclu le marché pour 1,3 million de dinars, la caution de bonne exécution et de garantie, égale à 10% du montant global du marché à la charge de PMC France, n’a pas été exigée par SCHPM, alors même que cette dernière avait accordé une avance de 15%, soit 208 000 euros. Cette avance, transférée à PMC France le 16 décembre 2004, n’a toujours pas été restituée à la SCHPM, bien qu’aucune livraison d’équipement n’ait été réalisée par le partenaire français. EMPOCHER Même le ministère de l’Agriculture, qui avait la mission de protéger et surveiller la gestion de la SCHPM, n’est pas clair. Le rapport de l’IGF relève des prises en charge de salaire pour un personnel recommandé par le cabinet du ministre de l’Agriculture. Or, ce personnel n’a jamais exercé au sein de la Société. En revanche, des agents en poste au ministère de l’Agriculture recevaient leur salaire de la part de la SCHPM. Malgré toutes ces anomalies, ni le ministère de l’Agriculture, ni le ministère des Finances, ni même celui de la Justice n’ont poursuivi les auteurs des actes dénoncés par l’IGF. En octobre, une délégation des salariés de la SCHPM a été reçue par le secrétaire général du ministère de l’Agriculture et par un représentant du Premier ministre. «Nous n’avons rien à faire si les propriétaires des chevaux ne participent plus aux courses, le fonctionnement de la Société est lié directement aux courses !» se plaint un cadre de la société. Aucune réponse ne leur a encore été donnée. Le syndicat des employés de la SCHPM dénonce une manipulation de certains propriétaires de chevaux qui veulent organiser des courses tout seuls, afin d’empocher tous les gains. «Mais nous nous sommes opposés à certains d’entre eux qui voulaient imposer l’organisation de trois courses par semaine à l’hippodrome du Caroubier. Ils n’ont pas apprécié et c’est ce qui a déclenché le boycott des courses», avance un syndicaliste de l’UNPA. Dévoyée «Le ministre de l’Agriculture a donné des instructions pour que le problème soit réglé», nous a assuré la direction de la communication du ministère. Des experts en management au fait de ce dossier estiment que la meilleure solution pour le sauvetage de la filière du cheval en Algérie serait la dissolution de cette société et la création d’une autre, comprenant l’Office national et la Société des courses comme filiale puisque chacune dépend de l’autre. Cela a été proposé dans un rapport qui date de mai 2009, établi par un cabinet d’expertise financière. Mais le ministre de l’Agriculture de l’époque, Rachid Benaïssa, avait catégoriquement refusé de parler de dissolution. «La Société a été dévoyée de sa mission principale : l’organisation des courses. Le plan de sauvetage que l’administration a proposé au ministère n’est vraiment pas une solution, car le cœur du problème, c’est le personnel de la société, affirme un responsable de la SCHPM. Moins de 5% du personnel ont fait des études universitaires, il faut mettre en place un plan de management efficace pour une nouvelle société.»
elwatan.com | 24-oct.-2014 11:00

Libertés : Manifestez et vous passerez devant le juge !
Plusieurs manifestants sont poursuivis aux quatre coins du pays.  Qu’ils aient été contre le 4e mandat ou qu’ils soient sortis dans la rue pour revendiquer leurs droits, un seul leur est garanti : celui de se défendre devant la justice. -Alger. 6 mois de prison avec sursis pour Mohand Kadi : Le scénario Mohand Kadi, 23 ans, militant de l’association Rassemblement Action Jeunesse (RAJ) et le ressortissant tunisien Moez Benncir (25 ans, assistant-éditeur), interpellés le 16 avril, à la veille de l’élection présidentielle, lors d’un rassemblement organisé par le mouvement Barakat, continue. Après avoir passé 33 jours sous mandat d’arrêt, à Serkadji, les deux jeunes ont été condamnés, en mai dernier, à 6 mois de prison avec sursis par le tribunal correctionnel de Sidi M’hamed. Alors que Moez a émis le souhait de rentrer chez lui, en Tunisie, Mohand, lui, s’est dit déterminé à aller jusqu’au bout et a fait appel du jugement. Pour le défendre au niveau de la cour, huit avocats de Béjaïa, de Laghouat et d’Alger ont fait le déplacement. Reporté trois fois de suite, son procès a eu lieu, enfin, le 9 octobre dernier. Inapplicables Jeudi 16 octobre, la cour d’Alger a rendu son verdict confirmant le premier jugement du tribunal. L’avocat de Mohand Kadi, Me Abdelghani Badi, qualifie la sentence d’«injuste». «Nous avons souhaité que Mohand soit acquitté et que son jugement soit annulé, en vain. En tant qu’avocat, je vous  affirme que les accusations infligées sont inapplicables au cas de ces deux jeunes», insiste Me Badi. Pour Mohand, il n’est pas question de baisser les bras. «J’ai été emprisonné et condamné injustement. Je vais faire appel auprès de la Cour suprême», s’indigne-t-il. Me Badi considère que la justice algérienne est influencée par la chose politique, il appelle à son indépendance. «La justice algérienne doit être indépendante de toute considération politique. Il est de son devoir de garantir des procès équitables selon ce qu’énonce la loi algérienne», insiste l’avocat. -Alger. Nouveau procès pour Tarek Mameri : Tarek Mameri, 26 ans, membre du mouvement des chômeurs n’est pas à sa première poursuite. Connu pour ses vidéos diffusées sur YouTube où il commente l’actualité politique, il a été arrêté, pour la première fois, par la police en 2012, pour une vidéo diffusée sur le même canal où il a appelé au boycott des législatives. Le jeune youtuber n’a pas tardé à être inquiété par la justice, il a été poursuivi, la même année, pour une autre vidéo le montrant en train de casser des panneaux d’affichages de candidats. Accusé de destruction des biens d’autrui, de destruction de documents administratifs, d’incitation direct à attroupement et d’outrage au corps constitué, il a été condamné à 8 mois de prison avec sursis et d’une amende de 50 000 DA. Aujourd’hui, Tarek est poursuivi pour une autre affaire. Les faits remontent à l’année passée, lorsque la police judicaire a débarqué dans son quartier, Belcourt, pour interdire l’activité commerciale d’un jeune qui avait installé, illicitement, sa baraque. Passé à tabac Tarek Mameri est intervenu pour prendre la défense du jeune commerçant qui «a été ensuite passé à tabac», raconte-t-il. Accusé d’incitation à attroupement, d’insoumission à l’application de la loi et d’outrage au corps constitué, il a été condamné par contumace à six mois de prison ferme et 50 000 DA d’amende. Son avocat a fait opposition au jugement. C’est avant-hier qu’il a comparu devant le tribunal de Sidi M’hamed. Selon son avocat, Abdelaghani Badi, le verdict sera connu mercredi prochain. Me Badi pense que les accusations contre son client sont «inventées». «Tarek n’est pas concerné par l’affaire. On ne peut pas appliquer sur lui, par exemple, l’accusation d’insoumission à la loi alors que ce n’est pas lui, le commerçant. Pour parler d’outrage, il faut qu’il y ait des victimes alors que ce n’est pas le cas et puis aucun rassemblement n’a été organisé ce jour-là. Conclusion : les accusations sont totalement infondées», explique l’avocat. -Laghouat. 6 chômeurs, dont un a tenté l’immolation, en justice : Après la vague d’arrestations et de poursuites judiciaires dont ils ont été victimes pendant le mois de Ramadhan dernier, les chômeurs de Laghouat sont à nouveau inquiétés par la justice. Accusés d’attroupement armé et d’outrage au président de l’APC, Belkacem Khencha (41 ans, père de quatre enfants et président du bureau des chômeurs à Laghouat), El Oulmi Benbrahim (40 ans et père de deux enfants), Mohamed Reg (35 ans), Mohamed Chema (34 ans) et Mohamed Ferroudj (30 ans) comparaîtront le 26 octobre devant le tribunal de Laghouat. Les faits qui leur sont reprochés remontent à fin septembre dernier, quand quatre de ces manifestants ont organisé, pendant une semaine, un rassemblement devant l’APC de Laghouat pour dénoncer leur exclusion du projet d’aménagement attribué aux chômeurs, «Algérie Blanche». Belkacem n’a rejoint le groupe qu’au 8e jour, qui a coïncidé avec la tentative d’immolation d’un autre chômeur, Aboubaker Azzouz, 38 ans. Incendier «Aboubaker est venu s’immoler de son propre gré, il n’avait aucune relation avec la manifestation. Il n’en pouvait plus des promesses de travail non tenues du P/APC», explique Belkacem. Le siège de la commune n’a pas tardé à être investi par la police. Les six manifestants ont tous été embarqués et ont été contraints de passer la nuit au commissariat. «Les accusations sont totalement infondées. Les autorités locales veulent nous étouffer, mais nous n’allons pas nous arrêter tant que nous n’arracherons pas notre droit au travail», s’emporte Belkacem. Les chômeurs ont été libérés le lendemain et ont été présentés le même jour devant le procureur de la République. Leur procès est attendu à Laghouat. Un rassemblement est prévu le jour de l’audience. «Les autorités locales les accusent de vouloir incendier le siège de l’APC, alors qu’il n’y a absolument aucune relation entre les chômeurs et le jeune qui a tenté de s’immoler. Ce n’était même pas l’intention de ce dernier. Donc, les accusations n’ont vraiment aucun fondement», rassure maître Noureddine Ahmine, avocat des chômeurs. -Bouira. 32 manifestants contre le 4e mandat poursuivis en justice : Trente-deux manifestants dont deux mineurs originaires de la commune de Haizer, à 10 km à l’est de Bouira ont comparu, hier, devant le tribunal de la wilaya. Accusés d’avoir semé le trouble lors du dernier scrutin, ils sont poursuivis pour attroupement, outrage aux corps constitués, obstruction aux bureaux de vote, blocage d’une voie publique et destruction de biens d’autrui. Chose inattendue, c’est six mois après les faits que la justice s’intéresse à leur cas. Saïd Nedjaa, 29 ans, membre du Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD) et diplômé en économie de l’université de Béjaïa, est l’un des poursuivis. «Le pouvoir a voulu nous imposer un homme malade et impuissant et nous avons réagi pour dire non à l’élection de la mascarade et non au 4e mandat, explique Saïd, joint par téléphone. Nous nous sommes opposés pacifiquement mais la provocation de la police a fait dégénéré la situation.» Acharnement Les faits qui leur sont reprochés remontent au 17 avril dernier. Ce jour-là, de violents affrontements se sont déclenchés, au bureau de vote du centre-ville, entre les forces de l’ordre et les opposants au 4e mandat. Haizer a été transformée en un champ de bataille. Les heurts ont continué jusqu’à une heure tardive. Bilan : quelques blessés et 14 manifestants interpellés, puis libérés le lendemain. Les habitants de Haizer se sont d’ores et déjà préparés à ce procès. Ils qualifient l’affaire d’«acharnement du pouvoir». «Force est de constater, qu’une fois de plus, le pouvoir algérien a eu recours à son arsenal antidémocratique et répressif dans le seul but de criminaliser et de bâillonner le droit à l’opposition, à la manifestation et à l’expression», lit-on dans le communiqué de la cellule de crise. -El Bayadh (Labiodh Sidi Cheikh). Le représentant des chômeurs attend son procès, trois fois reporté : Mohamed Boudiaf Boucif, 22 ans, représentant des chômeurs à Labiodh Sidi Cheikh, à 120 km à l’ouest d’El Bayadh et à 600 km au sud-ouest d’Alger, devra comparaître le 27 octobre devant le tribunal de Labiodh. Militant actif pour le droit au travail, il est poursuivi pour insulte et influence sur témoins par le président de la commune de Bnoud, à 200 km au sud de la wilaya, dans une affaire judicaire qui a opposé ce dernier à l’oncle de Mohamed Boudiaf. Sa première audience a été reportée trois fois de suite pour absence de la partie plaignante. «Mon affaire a un lien direct avec celle de mon oncle, Khaled Boucif (47 ans, ex-vice-président de l’APC de Bnoud, aux membres et au président de l’assemblée de la même commune) qui a été emprisonné pour diffamation pour avoir dénoncer la corruption de ces mêmes responsables, affirme Mohamed Boudiaf. C’est notre mouvement qui organisait les rassemblements de soutien à mon oncle.» Représailles Khaled Boucif, lorsqu’il était en fonction, était derrière les dénonciations de toutes les affaires de corruption qui ont gangrené la commune de Bnoud. Placé sous mandat de dépôt en mai 2013 pour diffamation pendant plus de neuf mois, Khaled a été acquitté. «Nous subissons des représailles depuis cette affaire. Les plaignants ne supportent pas le fait que Khaled Boucif ait gagné le procès. C’est un acharnement contre sa famille et contre ceux qui l’ont soutenu», dénonce Mohamed Boudiaf. L’avocate de l’accusé, Me Yakoubi, partage cette thèse. «Les plaignants déclarent avoir des témoins qui n’ont toujours pas affirmé les accusations. Donc, elles n’ont aucun fondement», assure l’avocate.
elwatan.com | 24-oct.-2014 11:00

C’est en Libye qu’il a sans doute trouvé refuge
-Les leaders du terrorisme en Afrique du nord -Belmokhtar comme une bonne partie des terroristes qui ont prêté allégeance à Daesh)- ont aujourd’hui entre 40 et 50 ans : Une génération connue depuis la décennie noire. Comme expliquer qu’elle soit arrivée, sans être réellement inquiétée, à s’internationaliser ? A 27 ans, Mokhtar Belmokhtar s’était déjà fait un nom. Il avait à son actif plusieurs actions dans le sud algérien, au Niger, au Mali et il avait déjà tissé un important réseau dans les pays de la sous-région. Aujourd’hui, il en a 42, un âge où dans l’ordre des choses, quand on a des qualités de leader, à défaut de devenir chef, on évolue au moins dans la hiérarchie. La configuration géographique du sud algérien et du Sahara dans son ensemble, couplée au contexte politique qui a prévalu ces vingt dernières années dans la région lui a été très favorable. Le sud algérien est immense et en dépit de la forte présence des forces de sécurité algériennes, il est très difficile de le sécuriser entièrement, à moins de placer un soldat tous les kilomètres, ce qui est impossible. Si l’on ajoute à cela, l’indigence et la faiblesse des forces armées et de sécurité des pays situées sur les frontières australes de l’Algérie et leur degré de corruption, on comprend encore mieux comment Belmokhtar a pu développer ses actions dans la région. Il n’aurait pas pu faire la même chose s’il avait été basé sur les autres frontières est et ouest de l’Algérie. Les régimes tunisien et marocain veillent mieux au grain, même si un moment le Maroc a été tenté d’instrumentaliser certains leaders djihadistes, en les accueillant ou en les laissant utiliser son territoire pour s’approvisionner en armes dans le but de forcer Alger à changer de politique dans le dossier du Sahara Occidental, que Rabat dispute aux indépendantiste sahraouis du Front Polisario, réfugiés dans le sud-est algérien. Cela dit, comme tous les islamistes armés, Belmokhtar a toujours été surveillé en Algérie et dans les pays voisins. Il aurait même été approché par les services algériens pour obtenir reddition. Dans une de ses rares interviews disponibles, lui-même laisse entendre, même s’il nie tout contact direct avec ces mêmes services. Il aurait finalement décliné la proposition, officiellement parce qu’il ne voyait aucune raison de se soumettre à un Etat qui ne se soumet pas à la «loi d’Allah», selon ses propres dires, mais peut-être aussi parce qu’il n’était pas rassuré par les conditions proposées par les Algériens. -Selon un responsable politique que vous citez, son surnom de Mister Marloboro ne repose sur rien, Belmokhtar étant avant tout un islamiste pur et dur. Ce surnom aurait même été inventé par les services algériens. Je traversé la région de bout en bout depuis de très longues années. Les témoignages disent tous la même chose. Il a traficoté, mais jamais des cigarettes ou de la drogue. En revanche, il a fait dans la contrebande de produits alimentaires et de carburant subventionnés en Algérie, vendus dix fois plus chers dans toute l’Afrique de l’Ouest. Il a aussi commis et commandité des braquages dont le dernier en date était celui de la recette du port de Nouakchott. Le portrait le plus juste ? C’est un islamiste fondamentaliste persuadé d’être investi d’une mission divine. Pour utiliser un mot plus simple, c’est un fanatique pur et dur. Que les services algériens ou mauritaniens lui donnent cette réputation de trafiquant est de bonne guerre. -Vous ne parlez pas de sa rupture avec Droukdel, qui pourtant, l’appréciait beaucoup. Sa dissidence obéit-elle à une rupture idéologique ou à son ambition d’être un leader ? A des raisons d’égo et de leadership ! Belmokhtar considère qu’il est le plus ancien chef djihadiste dans le Sahara et que cela lui donne toute légitimité pour devenir Emir de tous les groupes dans la région. Or il a vu des hommes arrivés bien plus tard que lui dans cette région, intronisés Emirs du Grand Sahara, comme Nabil Makhloufi ou Yahia Abou El Hammam, et des compagnons, comme Abou Zeid, plus écoutés que lui par le commandement central. Il n’a jamais digéré cela. D’où le fait que ces dernières années, il a choisi de jouer les électrons libres. Dans les lettres retrouvées à Tombouctou après le départ des islamistes suite à l’intervention militaire française Serval, lancée en janvier 2013, on voit que la direction d’Al Qaida au Maghreb islamique (Aqmi) lui reproche de ne pas assister aux réunions, de ne pas répondre aux appels téléphoniques et aux lettres. Pendant l’occupation par les djihadistes du nord du Mali, Belmokhtar n’étaient d’ailleurs pas dans la même région que ses anciens amis d’Aqmi dont la base était Tombouctou. Il était parti s’installer à Gao en s’alliant avec une autre dissidence d’Aqmi, le Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (Mujoa). Combinée à ses liens notoires avec les djihadistes nigérians de Boko Haram, cette alliance avec le Mujao montre d’ailleurs que son ambition allait au-delà du Sahara. Il voulait sans doute devenir émir d’Al Qaida pour toute l’Afrique. -Selon des sources sécuritaires, il se trouverait aujourd›hui en Libye et aurait déjà échappé à plusieurs embuscades. Que sait-on de ses réseaux en Libye ? Sa capacité de nuisance est-elle réelle : s›appuie-t-elle sur des effectifs importants, des moyens ? Belmokhtar a un signe particulier qui le distingue. Il est borgne et porte un œil artificiel. Sa prothèse oculaire le rendant facilement identifiable, il est quasi-certain qu’il n’est ni dans le nord du Mali, ni dans le Sud algérien. Des régions où les forces françaises, leurs alliés africains, et l’armée algérienne sont très nombreuses et multiplient les patrouilles. Belmokhtar a vingt ans de présence dans le Sahara, vingt ans de réseaux, vingt ans de recrutements et c’est un homme très intelligent. Le plus probable est qu’il ait trouvé refuge dans une zone où il sait qu’il est très difficile de le trouver et où il dispose de protection. Le seul coin au monde à sa portée et où il peut trouver de telles facilités, c’est la Libye, où ses amis sont très nombreux et contrôlent des régions entières. Dans les années 1990-2000, de nombreux libyens partisans d’Al Qaïda, traqués par Kadhafi, avaient trouvé refuge chez lui, au nord du Mali. Même si l’intervention française au nord du Mali et le tour de vis des Algériens ont forcément eu un impact sur ses effectifs, qui, avant Serval, devaient se chiffrer à quelques centaines de djihadistes, il a encore des hommes derrière lui. Il a toujours été très proche de ses combattants sur lesquels il a beaucoup d’ascendant. Il a su tisser des liens avec les notabilités locales, et les gens témoignent même que ses hommes avaient, au nord du Mali, des relations presque normales avec la population. J’ai même trouvé à Gao des marchands qui disaient le trouver très avenant. Belmokhtar est sans conteste le leader le plus charismatique du Sahara, ce que ne sera jamais Yahia Abou El Hammam, ce que n’a jamais été Abou Zeid, froid et suspicieux.
elwatan.com | 24-oct.-2014 11:00

Le livre qui raconte Mokhtar Belmokhtar
Grâce à des documents exceptionnels —procès-verbaux d’enquêtes de police et d’auditions, témoignages inédits— le journaliste mauritanien Lemine Ould M. Salem signe le premier portrait de Mokhtar Belmokhtar, Le Ben Laden du Sahara*. Comment cet obscur combattant islamiste est-il devenu le plus célèbre chef djihadiste d’Afrique du Nord et de l’Ouest ? Comment a-t-il réussi à s’implanter au Sahara ? Quels sont les hommes qui ont croisé sa route ? El Watan Week-end en publie des extraits. De son implantation dans le Sud Le Sud dont il est originaire est encore épargné par les 40 troubles nés de l’insurrection islamiste. Pas d’attentats, ni de faux barrages ou d’affrontements, comme c’est le quotidien dans le reste du pays. Du moins jusqu’à ce que lui-même arrive dans sa ville natale vers juin 1993. Belmokhtar prend à peine le temps de retrouver sa famille et ses amis. Il est pressé d’ouvrir un foyer de guérilla dans la région. Avec une poignée de proches, il met sur pied un noyau dont il entend faire le fer de lance du djihad dans tout le sud du pays. Il crée un petit groupe armé dénommé la Katibat As Shahada, ou Brigade du martyre, affilié au Groupe islamique armé (GIA). La katibat de Belmokhtar n’a pas beaucoup de moyens, mais son chef est assez déterminé pour que très vite il parvienne à mener de petits coups d’éclat. Sa première action est sanglante. Elle a lieu en 1993, quelques mois seulement après son retour à Ghardaïa, sa ville natale. A la tête d’un petit commando, Belmokhtar attaque une patrouille de police à la lisière de la ville. Treize policiers sont tués dans cette opération et leurs armes récupérées par le commando. La Brigade du martyre installe aussi des faux barrages. Ce procédé, qui consiste à déguiser des djihadistes en gendarmes en faction sur une portion de route isolée pour opérer des braquages, va vite devenir une des marques de fabrique du groupe qui organise plusieurs attaques surprises sur les routes du Sud algérien. Ses cibles préférées dans ce genre d’opérations sont les convois des compagnies d’hydrocarbures travaillant dans la région que la petite bande braque pour s’emparer de leurs cargaisons, des camions ou des véhicules tout-terrain, qui sont plus tard vendus au marché noir dans les pays limitrophes. L’argent amassé sert à renforcer l’arsenal militaire du groupe, mais aussi à pourvoir en armes les autres maquis installés dans le nord du pays. «Dès 1994, nous avons reçu des informations crédibles comme quoi Belmokhtar se fournit en armes de guerre et en munitions dans plusieurs pays de la région, y compris la lointaine Guinée-Conakry et le Tchad. Je ne parle même pas du Mali, du Niger ou de la Mauritanie où Belmokhtar a longtemps été presque chez lui au vu et au su de tous. Le plus souvent, ce sont des hauts gradés de l’armée locale qui lui vendent les armes. Tout le monde le sait dans la région, y compris les plus hautes autorités de ces pays. Mais je ne sais pas pourquoi, personne n’a jamais voulu mettre un terme à cette situation. Il payait sans doute très bien les chefs militaires qui étaient en affaire avec lui», accuse Ahmed, un ancien commandant touareg de la gendarmerie malienne, longtemps chargé des services de renseignement dans le nord du Mali, aujourd’hui installé à l’étranger. Le rapprochement avec Bencheneb Originaire de la ville de Ouargla, une des grandes oasis du désert, à 780 km au sud d’Alger, ce jeune quinquagénaire est un parfait francophone, ce qui est exceptionnel dans la galaxie islamiste. Mohamed Lamine Bencheneb, dit Tahar, a suivi des études supérieures de mathématiques, discipline qu’il a longtemps enseignée dans un lycée de sa ville natale. On ne lui connaît guère d’engagement politique ancien, si ce n’est qu’il était de temps en temps révolté par la misère des «gens du Sud» qu’il estimait délaissés par le gouvernement. A partir de 2004, Bencheneb disparaît cependant, avant de réapparaître à la tête d’un petit mouvement autonomiste qui n’inquiète guère les autorités, même lorsqu’il tente d’abattre un avion de ligne algérien en 2007, près de la ville de Djanet. Les idées de Bencheneb trouvent un écho auprès de la population. Arabes ou Berbères touareg, beaucoup d’Algériens du Sud adhèrent à son discours. Son groupe, devenu le Mouvement des fils du Sud, se transforme en Mouvement des fils du Sud islamique. L’intégration dans le giron djihadiste est déjà en marche. Elle sera officielle quand, à l’automne 2012, l’ancien prof de maths diffuse une vidéo où il annonce son soutien au chef djihadiste Mokhtar Belmokhtar qui, avec ses alliés du Mujao, vient d’annoncer l’égorgement d’un responsable consulaire algérien kidnappé à Gao lors de l’entrée des djihadistes dans cette ville en mars 2012. Pour les autorités algériennes, c’était trop tard. L’ancien enseignant francophone est perdu à jamais. Bencheneb a définitivement épousé la cause du djihad et ses hommes sont désormais à la disposition de son mentor Belmokhtar. Sans eux, il n’y aurait sans doute jamais eu d’In Amenas. La stratégie de l’extension du djihad dans le Sahara Trafiquant ou pas, en tout cas, Belmokhtar n’a jamais oublié la raison initiale qui l’a amené à descendre dans le désert : étendre la «guerre sainte» dans le Sud algérien et au-delà, dans l’ensemble du Sahara. Ainsi, le 5 mai 1995, son groupe assassine cinq coopérants étrangers près de Ghardaïa, dans une opération contre les locaux de la compagnie algérienne Anabib, sous-traitant de la compagnie d’hydrocarbures Sonatrach. Les victimes sont deux Français (Richard Machabert et Jean-Claude Cordjon), un Britannique (Edward Wilson), un Canadien (Janer MacGari) et un Tunisien (Moustapha Zemrili). L’impact de cet attentat est tel, au sein des rangs djihadistes, que la direction du GIA décide de transformer la petite Brigade du martyre en un véritable émirat, c’est-à-dire une circonscription autonome. De chef adjoint au départ, Belmokhtar est en quelques mois désigné émir général de la région. Il entreprend aussitôt de multiplier les recrutements. Le djihad étant un «fard ayn», une obligation absolue pour tout musulman, comme il l’a déjà appris lors de son séjour afghan, Belmokhtar sillonne le désert pour convertir les populations locales aux thèses djihadistes. «Les premiers ressortissants des pays du Sahel devenus djihadistes ont été recrutés par lui à cette période-là», se souvient un responsable des services de sécurité de la sous-région. Belmokhtar s’emploie aussi à établir des liens avec les organisations islamistes susceptibles d’aider l’insurrection en Algérie. L’une d’elles attire particulièrement son attention : Al Qaîda, dont les chefs étaient à cette période basés à Khartoum, au Soudan. De sa rivalité avec Abou Zeid Les Canadiens s’attendent alors à quitter les lieux immédiatement. Ils doivent encore attendre. Robert Fowler s’inquiète et ose demander à l’inconnu qui vient de lui annoncer leur libération : «Mais vous n’avez pas dit que nous étions libres ? – Oui, mais il y a un petit problème», répond ce dernier.Les otages remarquent une vive agitation au sein d’un groupe de djihadistes dont Belmokhtar fait partie. Ce dernier semble énervé, face à un petit homme à la frêle silhouette qui paraît le contrarier. Arrivé il y a peu au camp, il n’est pas seul. Des dizaines d’hommes puissamment armés l’accompagnent. Malgré sa petite taille et ses gestes sans envergure, il a l’air d’un personnage important. Belmokhtar et lui sont entourés de leur garde rapprochée et le reste de leurs hommes se tient juste derrière eux. Y a-t-il un désaccord entre l’inconnu et Belmokhtar sur leur libération ? Comment cela va-t-il finir ? Leurs hommes vont-ils s’affronter ? Bien plus que durant les quatre mois passés en détention, les Canadiens sentent que cette fois leur vie est en danger. Ils vont soit se faire descendre sur ordre du petit chef manifestement opposé à leur libération, soit se retrouver pris dans un immense feu de tirs croisés, les deux groupes étant lourdement armés. Plus tard, ils apprendront que Belmokhtar était en colère parce que son visiteur, qui avait enlevé un groupe de touristes en janvier, ne voulait pas libérer deux femmes, une Allemande et une Suisse que les deux émissaires étaient également venus chercher. La tension est vive quand, brusquement, Belmokhtar se retourne vers ses hommes et leur ordonne de se mettre autour du véhicule des otages. D’un geste de la main, il tape sur la carrosserie et ordonne au conducteur Baba Ould Choueikh : «Partez, partez tout de suite.» Sans broncher, ce dernier s’exécute, les mains tremblantes sur le volant. Filant à vivre allure, malgré l’état cahoteux de la route, il manque à plusieurs reprises de renverser son puissant pick-up. Evitant tout lieu de vie, il trace tout droit en direction de Gao, la première grande ville malienne, classée alors en zone sûre. Mais à trente kilomètres du camp des djihadistes, il s’arrête. Les deux médiateurs tentent de joindre leurs «patrons». Le Malien échoue à parler avec son président, tandis que le Mauritanien parvient facilement à avoir le président du Burkina Faso, qui tient à parler aux otages. Ces derniers le remercient vivement. Il faut attendre la trente-cinquième heure après leur départ pour que les Canadiens entendent enfin les voix de leurs proches dont ils n’ont aucune nouvelle depuis leur captivité. A cet instant, ils sont définitivement sauvés. La ville de Gao, leur destination d’où ils doivent être acheminés vers Bamako, avant de rentrer chez eux, montre alors ses premières habitations. C’est au cours de ce pénible trajet que les otages vont apprendre que l’homme qui s’opposait à la libération des deux femmes et qui a probablement failli faire capoter la leur n’était autre que le célèbre Abdelhamid Abou Zeid, émir d’une autre katibat d’AQMI.
elwatan.com | 24-oct.-2014 11:00

L'essentiel de la semaine
-Samedi : La manifestation des policiers s’éteint peu à peu, Sellal a promis de s’occuper de toutes les doléances. Entretemps, Human Rights Watch rejoint Alger dans son invitation à l’ONU de contrôler le respect des droits de l’homme au Sahara occidental. Une connivence pouvoir-ONG, on aura tout vu. Sinon, l’ambassadeur français parle d’une «coopération stratégique» entre Alger et Paris. Il faut arrêter l’opération séduction : non, l’armée n’ira pas en Libye. -Dimanche : Sellal tient sa promesse. Une réunion a lieu et décide d’une revalorisation salariale pour les policiers. Le départ de Hamel et la création d’un syndicat ne sont pas à l’ordre du jour. On ne peut pas tout avoir. Entretemps, le Maroc accuse un militaire algérien à la frontière d’avoir tiré sur des civils. Des propos «fallacieux» qui «exaspèrent» Alger qui «refuse d’entrer dans la surenchère». Le bon voisinage mythique Alger-Rabat nous avait manqué. -Lundi : Calme précaire à Ghardaïa où l’armée a pris le relais d’un dispositif policier à bout de souffle. Le dialogue interalgérien ne semble pas à l’ordre du jour. Entretemps, l’Algérie refuse de remplacer le Maroc pour l’organisation de la CAF-2015. Raouraoua ne serait donc pas encore prêt. Sinon, Grine demande qu’on lui «apporte des preuves» de sabotage d’El Watan et El Khabar. En lisant un peu plus ces titres, il verrait que celles-ci ont été établies. -Mardi : Les listes de distribution de logements sociaux ne font pas que des heureux : à l’est d’Alger, le tunnel d’Oued Ouchayah est bloqué par des émeutiers. Entretemps, la ministre de la Solidarité nationale annonce la mise en place prochaine d’une «feuille de route» pour les réfugiés présents en Algérie. Comme quoi il n’est jamais trop tard pour bien faire. Sinon, pas de «risque zéro face à la menace terroriste en Algérie», selon Lamamra. Révélation fracassante. -Mercredi : Une étude montre que les patrons algériens sont les mieux payés d’Afrique du Nord. Qui disait que l’Algérie était peu propice aux affaires ?  A Tlemcen, les services de sécurité saisissent trois tonnes de kif. Encore une raison pour alimenter la guerre Alger-Rabat. Saadani, lui, affirme que la légitimité du Président est «indiscutable». Quid de la sienne à la tête du FLN ? Le prix du pétrole chute à son plus bas niveau depuis 2012. Tous aux abris ! -Jeudi : Alger-Paris, nouvelle saga. La justice algérienne refuse d’envoyer les tests concernant les moines de Tibhirine, les familles sont «indignées». Avec le temps, ils prendront l’habitude comme nous. Sinon, Benflis affirme que «la solution à la crise fait consensus au sein de l’opposition.» S’inclut-il dans l’opposition, juste pour savoir ?
elwatan.com | 24-oct.-2014 11:00

La famille du commissaire suicidé réclame la vérité
La famille du commissaire de police Boughanem Abderazak, qui a été retrouvé mort dans son bureau, mardi dernier à Ouargla, ont protesté avant-hier dans la commune de Babar, la ville natale de la victime, située à 30 km au sud de Khenchela. Sa famille et ses proches ont détourné le cortège funèbre, refusant l’enterrement avant de dévoiler toute la vérité sur les circonstances du drame et que la lumière soit faite sur les pressions qui ont poussé la victime au suicide. Alors que l’enterrement a été reporté, l’on saura auprès de membres de la famille du défunt que ce dernier ne souffrait d’aucun malaise psychologique ni problème familial ; de plus, il devait se marier l’année prochaine. Le drame a provoqué un grand émoi au sein de la population de Khenchela, notamment parmi ses collègues qui l’on côtoyé durant son service dans cette wilaya avant qu’il ait été promu et muté à Ouargla.    
elwatan.com | 24-oct.-2014 11:00

Tiaret : Deux personnes écrouées pour soutien au terrorisme
La brigade spéciale de la Gendarmerie nationale a présenté, devant le procureur de la République à Tiaret, deux jeunes accusés de soutien au terrorisme pour être écroués. Leur mise en examen intervient une semaine après l’accrochage qui a eu lieu dans les maquis de Mechraa Sfa et Sidi Bakhti et qui a causé le décès du tout nouveau commandant du secteur militaire, d’un jeune militaire et des blessures légères à d’autres éléments des services combinés. Lors de cet accrochage, un émir et un de ses acolytes furent abattus et leurs armes, des fusils de type kalachnikov, récupérées.  
elwatan.com | 24-oct.-2014 11:00

Bouteflika «reçoit» le ministre égyptien des Affaires étrangères
Le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a reçu hier à Alger le ministre égyptien des Affaires étrangères, Sameh Choukri, en visite de travail en Algérie. L’audience s’est déroulée en présence du ministre des Affaires étrangères,. La visite du ministre  visait à impulser les relations de coopération bilatérale et à les hisser au «plus haut niveau». Dans une déclaration à la presse à son arrivée à  Alger il a affirmé que les deux pays «veulent renforcer et hisser leur relations au plus haut niveau». La visite sera également consacrée aux préparatifs de la 7e session de la Haute commission mixte qui constituera, selon le ministre égyptien, «un nouveau départ pour plusieurs volets de la coopération, notamment économique». 
elwatan.com | 24-oct.-2014 11:00

Moines de Tibhirine : Les familles des victimes accusent Alger de «confisquer les preuves»
L’avocat des familles des victimes, maître Patrick Beaudoin, a dénoncé hier, lors d’une conférence de presse à Paris, une «confiscation des preuves» par Alger. Pour lui, il y a anguille sous roche. Soit la partie algérienne fait de l’obstruction gratuitement, soit elle a quelque chose à cacher. Tout en reconnaissant que les opérations d’autopsie se sont déroulées dans de bonnes conditions et dans une ambiance marquée par la gravité du moment, il a en revanche indiqué que celles-ci se sont finalement achevées sur un refus de la partie algérienne de remettre les prélèvements à la partie française. «On est en train de nous priver des preuves, a déclaré l’avocat. Il y a une confiscation de ces preuves par les autorités algériennes et donc une poursuite du blocage et des entraves que nous avons constamment rencontrées» depuis le début de cette affaire. Me Beaudoin s’est ensuite demandé pourquoi les autorités algériennes se comportent de la sorte, d’autant que les prélèvements ont été faits en double, une fois pour la partie algérienne et une autre pour la partie française. Il a mis en garde contre un risque de disparition des preuves si celles-ci ne sont pas analysées d’ici trois à quatre mois. «Ce qui a été constaté était de nature à comprendre vraiment les conditions dans lesquelles ont été tués les moines de Tibhirine. Chaque famille a donné son test ADN pour permettre d’aider à arriver à cette vérité», a-t-il ajouté. Par ailleurs, le même avocat a indiqué que les premiers éléments de l’enquête montreraient qu’il n’y a pas eu d’impact de balle sur les têtes des moines, du moins sur cinq d’entre eux, ce qui exclurait peut-être la thèse de la bavure militaire, selon lui. En revanche, il a de nouveau posé la question de savoir si la décapitation des religieux a eu lieu avant ou après leur mort, avant de répondre, citant les experts français, que la décapitation aurait apparemment eu lieu après leur mort. L’autre question soulevée par l’avocat des familles des moines concerne la date de l’annonce de la mort des religieux, c’est-à-dire le 21 mai 1996. Selon Me Beaudoin, la mort serait intervenue avant, c’est-à-dire en avril 1996, comme l’aurait confié un émissaire qui avait pris attache, au moment des faits, avec l’ambassade de France à Alger. «Les experts ont retrouvé sur les crânes des moines des bulbes de mouches. Ce qui permet de déterminer la date exacte de leur mort», remettant en doute, du coup, le communiqué du GIA du 21 mai 1996 qui annonçait la mort des sept moines. «Nous disons aux autorités algériennes ou bien vous persistez dans votre position qui n’a aucune base juridique, ou bien vous avez quelque chose à cacher», a expliqué Me Beaudoin. Et d’ajouter : «Nous allons saisir le président Hollande pour lui demander de nous aider à débloquer la situation et pour qu’Alger nous fasse parvenir les prélèvements. Nous voulons connaître la vérité». La même demande a été formulée par Françoise Boijeaux, membre de la famille d’un des moines de Tibhirine, qui a soutenu que les moines aimaient l’Algérie et choisi de rester aux côtés des Algériens durant la décennie noire. «Nous n’avons rien contre les Algériens. Au contraire, nous partageons avec eux une grande amitié et nous les respectons. Nous voulons juste connaître la vérité. Nous défendons la justice car c’est un pilier de la démocratie». Et d’insister : «Nous n’avons aucun esprit de revanche. Nous voulons seulement connaître la vérité, même si Bouteflika a déclaré une fois que toute vérité n’est pas bonne à dire…» Paris.  
elwatan.com | 24-oct.-2014 11:00

Les gardes communaux marcheront à Alger dimanche
Le Mouvement national des gardes communaux libres (MNGCL) persiste et signe. Après les promesses «creuses» du ministère de l’Intérieur visant la prise en charge leurs doléances, le Mouvement, né de la dissidence de la Coordination nationale des gardes communaux, compte reprendre la lutte pacifique. Pour Aliouat Lahlou, président du MNGCL, le département de l’Intérieur a échoué sur toute la ligne. Le départ de Tayeb Belaiz est leur première et principale revendication. «Le ministère de l’Intérieur, une institution très importante dans le pays, au lieu de reconnaître son échec, continue dans la fuite en avant. C’est la raison pour laquelle le mouvement de la garde communale est toujours là à revendiquer ses droits», a déclaré Aliouat Lahlou, en marge d’un sit-in observé hier matin devant la wilaya de Bouira. Les gardes communaux ayant pris part au sit-in ont ensuite marché jusqu’au tribunal de la ville. Aliouat Lahlou a annoncé qu’une marche pacifique aura lieu à Alger dimanche. «On arrive, M. Sellal», scandaient les gardes communaux. Ainsi, pour le congrès national qui aura lieu le 1er novembre prochain à Ifri Ouzellaguen (wilaya de Béjaïa) pour la création d’un observatoire national pour la sauvegarde de la mémoire, le MNGCL a appelé tous les membres de la garde communale à y assister. Des négociations avec la coordination nationale des gardes communaux pourraient avoir lieu ces jours-ci, selon Aliouat Lahlou. Ce congrès, souligne-t-on, s’inscrit dans l’esprit du Congrès de la Soummam. Ce sera aussi l’occasion de rendre hommage aux victimes du terrorisme intégriste. «Le système n’a pas voulu régler en profondeur les problèmes de toutes les couches de la société, pas uniquement le corps des gardes communaux. Cela fait trois ans que nous luttons pour nos droits et nous n’avons que des promesses qui ne sont pas encore tenues», dit Aliouat Lahlou. «Le gouvernement a sa feuille de route qui consiste à casser, acheter et diviser tous les mouvements qui luttent pour avoir leurs droits, que ce soit les syndicats, les gardes communaux, etc.», ajoute-t-il.
elwatan.com | 24-oct.-2014 11:00

Fuyant la pauvreté, 150 familles tunisiennes réclament la nationalité algérienne
Elles étaient quelque 150 familles tunisiennes, habitant Aïn Drahem, une ville relevant du gouvernorat de Jendouba frontalier de la commune d’El Ayoun (El Tarf) à forcer le passage, avant-hier, vers le territoire algérien et demander la nationalité algérienne, avons-nous constaté sur place. Accompagnés de leurs enfants dont plusieurs en bas âge, ces pères et mères de famille, dont l’état en dit long sur la misère qu’ils endurent, se disent démunis et ne disposant pas des commodités indispensables à une vie décente. «Nous sommes très pauvres et n’arrivons plus à subvenir à nos besoins alimentaires. Nous menons une vie précaire, frappés d’une nécessité extrême. Nous avons décidé de rompre avec cette misère. Avoir la nationalité algérienne est notre seule issue pour fuir cette insupportable vie», déclarent à El Watan Week-end plusieurs pères de famille dans un état plus que pitoyable. Un cordon sécuritaire a été installé aussitôt par les éléments des garde-frontières (GGF) et de la brigade locale de gendarmerie. Les services de sécurité ont engagé des négociations avec les familles en question pour les convaincre de rebrousser chemin, en vain. Elles ont la ferme intention de quitter définitivement leur pays, fuyant le dénuement extrême. «Pourquoi retourner chez nous ? Nous n’avons rien laissé derrière nous, même pas de quoi faire manger nos enfants. Nous sommes des paysans qui travaillons la terre et attendons toute l’année pour une seule moisson. Cette dernière ne suffit que quelques mois à peine. Le reste de l’année, c’est la misère et la désolation», estiment-ils. Devant cette situation, les autorités algériennes ont pris attache avec leurs homologues tunisiennes, leur demandant d’intervenir pour convaincre ces familles de repartir chez elles. Ce qui fut fait. Il a fallu attendre jusqu’en fin d’après-midi pour qu’elles décident de retourner à Aïn Drahem, après avoir été assurées de la prise en charge de leurs doléances promise par les autorités du gouvernorat de Jendouba. Cette incursion aux frontières de familles tunisiennes demandant la nationalité algérienne n’est pas une première. Périodiquement, la même action est engagée, exclusivement au niveau des frontières Est, par des familles fuyant misère et pauvreté. Cette fois, elle intervient à la veille des premières élections législatives organisées depuis la promulgation de la nouvelle Constitution tunisienne qui visent, le 26 octobre prochain,  à élire pour la première fois, les membres de l’Assemblée des représentants du peuple pour un mandat de cinq ans.  
elwatan.com | 24-oct.-2014 11:00

Benghebrit : Les postes vacants d’enseignants de français à Tamanrasset sont «minimes»
Dix postes d’enseignants de français sont vacants dans la wilaya de Tamanrasset, un chiffre «minime» comparé au nombre total (368) des postes d’enseignants dans cette wilaya, a affirmé hier à Alger la ministre de l’Education nationale, Nouria Benghebrit. La ministre qui répondait à une question orale d’un membre du Conseil de la nation sur les mesures prises pour palier le déficit «flagrant» en matière d’enseignants de français dans la wilaya de Tamanrasset, a précisé que «le problème ne concerne que quelques régions isolées dans la wilaya, boudées par certains enseignants, majoritairement des femmes, qui ont refusé de s’y rendre en raison de l’indisponibilité de logement». Rappelant que 10 postes seulement étaient vacants sur un total de 368 dédiés à l’enseignement de la langue française, Mme Benghebrit a fait savoir que la moy.Elle a annoncé, par ailleurs, l’installation d’une commission de réflexion au niveau de la direction de l’éducation dans cette wilaya pour examiner toutes les propositions objectives afin d’améliorer l’enseignement de la langue française.     
elwatan.com | 24-oct.-2014 11:00

Le nissab de la zakat fixé à 395 250 DA
Le ministère des Affaires religieuses et des Wakfs a annoncé hier que le nissab de la zakat pour l’année 1435 de l’Hégire (2014-2015)  a été fixé à 395 250  DA. La zakat correspond au quart du dixième, soit 2,5%, de toute valeur ayant atteint le nissab au terme d’une année, à savoir l’argent, les offres commerciales et les marchandises évaluées au prix de vente le jour de  la zakat, a précisé le ministère dans un communiqué. Le nissab de la zakat a été calculé sur la base de 20 DA, or dont le poids a été estimé à 85 grammes, alors que l’Agence nationale pour la distribution et la transformation de l’or et autres métaux précieux (Agenor) a fixé le prix du gramme d’or 18 carats à 4650 DA, a ajouté le communiqué. Afin de perpétuer la tradition du Prophète Mohamed dans la collecte et la distribution organisées et équitables de la zakat, le ministère des Affaires religieuses a mis à la disposition des personnes devant s’en acquitter le Fonds de la zakat, sous le compte CCP national n°4780-10 et les comptes CCP répartis à travers les wilayas.
elwatan.com | 24-oct.-2014 11:00

Le journaliste Abdelhaï Abdessamai attend toujours son procès
Abdelhaï  Abdessamai, 45 ans, père d’une fillette de 4 ans, journaliste à la radio locale de Tébessa et ex-collaborateur du quotidien Djaridati, est depuis plus de 14 mois en prison. Il est soupçonné d’avoir aidé, avec deux autres personnes, Hichem Aboud  à quitter  illégalement le territoire. Hicham Aboud, directeur général  des deux journaux suspendus  Mon journal et Djaridati, est recherché. En août dernier, après une année d’emprisonnement du journaliste, une campagne de solidarité a été menée par un des ses confrères sur les réseaux sociaux. Ce qui a suscité une vague de soutien demandant sa libération. Abdelhaï  a fait également, à plusieurs reprises, l’objet  de chroniques et articles de presse sur des quotidiens  comme étant  le bouc émissaire dans cette affaire. Ses amis et confrères  attendent impatiemment que l’affaire Abdelhaï Abdessamai trouve une issue et que justice soit rendue.  Actuellement, selon un proche qui lui rendu visite récemment à la prison de Tébessa, l’ex-correspondant de Djaridati se trouve  dans un état de démoralisation extrême. Il attend impatiemment son procès.  Le dossier de l’affaire avait été renvoyé,  en mars dernier, rappelons-le, à la Cours suprême  sur recours introduit par le parquet général de Tébessa quant à la requalification de cette affaire en criminelle au lieu de correctionnelle.
elwatan.com | 24-oct.-2014 11:00

Loi de finances 2015 : les inquiétudes du parti Al Adala
La loi de finances 2015 prouve encore une fois que le gouvernement algérien ne compte que sur les hydrocarbures, ce qui met encore et toujours le pays dans une inquiétante dépendance des prix du baril. Lakhdar Benkhellaf, député du Front pour la justice et le développement (FJD, Al Adala), intervenant hier à l’APN lors du débat sur la loi de finances, dénonce «la récente décision de répondre rapidement à la revendications de la police». «Un gouvernement qui puise sans contrôle dans la richesse appelée à disparaître pour simplement acheter la paix sociale», dit-il. Le député considère la réponse rapide du gouvernement à la revendication de la police «hors la loi», prise sans aucune réflexion ni décret présidentiel ou exécutif.  «La réponse sans conditions à l’un des secteurs, sans que le pouvoir soit capable de cerner entièrement le problème et comprendre ce qui se passe réellement à l’intérieur de cette institution, ouvrira l’appétit aux autres secteurs». «Jusqu’à quand le Trésor public payera les conflits au sein du pouvoir ou avec ses gardiens ?» Le maintien des prévisions à 37 dollars le baril mettra en danger, selon le député, les plans du gouvernement dans la mesure où on ne peut pas prévoir d’autres rentrées hors hydrocarbures. Le député demande que la loi de finances soit basée sur le prix réel du baril de pétrole et non pas sur 37 dollars. Il veut que le différentiel entre 37 dollars et le prix réel (plus de 80 dollars) soit injecté dans le budget de l’Etat et que sa gestion soit transparente. «La loi de finances suscite l’inquiétude des citoyens en leur imposant de nouveaux impôts et l’instauration d’autres taxes. Le gouvernement aurait dû mettre en place de nouveaux mécanismes pour rationaliser le budget et lutter contre l’évasion fiscale des grands opérateurs, au lieu de s’en prendre aux simples citoyens», a dénoncé Benkhellaf. «Il est insensé, dit-il encore, que le timbre fiscal du passeport soit élevé à 10 000 DA ou d’imposer encore plus de TVA pour les anciens véhicules ou des impôts sur les actes notariés.»
elwatan.com | 24-oct.-2014 11:00

Le procès des 32 manifestants de Haizer reporté au 13 novembre
Le procès des 32 jeunes manifestants de la commune de Haizer attendu pour ce jeudi au niveau du tribunal de Bouira est reporté jusqu’au 13 novembre prochain. C’est le collectif d’avocats qui a demandé le report du procès pour avoir plus de temps afin d’étudier le dossier et mettre en place une stratégie de défense, a affirmé un membre du collectif. Les 32 jeunes, dont deux d’entre eux sont mineurs, sont poursuivis pour violence et outrage contre des agents de l’ordre public, obstructions de la voie publique, dégradation de biens publics, attroupement illégal et perturbation du déroulement du scrutin dans un bureau de vote lors des élections présidentielles du 17 avril dernier.   Ainsi, au moment où les jeunes convoqués par la justice se trouvent à la salle d’audience, des dizaines de personnes qui sont venues pour exprimer leur solidarité, dont des militants du RCD, le président du MAK et d’autres membres du mouvement associatif, ont observé un sit-in devant le tribunal.
elwatan.com | 23-oct.-2014 16:36

La grève fait perdre 300 millions de centimes par jour à la société des courses hippiques
Des employés de la société des courses hippiques et du pari mutuel (SCHPM) poursuivent leur grève entamé il y a  quarante jours. Ils demandent le départ du directeur général. Depuis seize mois ils sont payés de façon "irrégulière" et cs deux derniers mois ils 'ont rien perçu. Au sein de la  socièté que nous avons visité, tous les services  sont fermés et la majorité des travailleurs ont deserté les lieux, desespérés par leur  situation financière « désastreuse ».  Le coordinateur national du syndicat de la SCHPM regrette amèrement  le sort que connait  le cheval  de course dans notre pays. « C’est norte seul  vrai capital mais il se trouve que là, on réduit la société uniquement à son but commercial oubliant sa mission première qui est celle de protéger le cheval », nous dit il. Le coordinateur met en cause une gestion catastrophique depuis l'installation du DG actuel à la tete de la société depuis avril 2012. Le DG   "a été  pourtant pointé du doigt dans des affaires de malversations dans un rapport établi par l'inspection génétal des finances en 2010" s'exclame-t-il. Nous avons tenté d'avoir des explications auprès du  directeur général, mais en vain. En ce jeudi 23 octobre, son bureau est fermé à l'instar des autres services dans la société. Une situation qui perdure depuis le 6 octobre dernier.                                                                                                                                                                                                                                                          Le bureau du directeur fermé à clé. Dans les deux sonores qui suivent ,le coordinateur national du syndicat de la SCHPM ,Djamel Oudafal tente de dresser un état des lieux de la société au sein de laquelle travaillent 540 employés. Une société qui a une rentabilité de 9 milliards /mois et qui "peine à verser les salaires"et quand elle le fait "c'est par tranches et en espèces" précise un des grévistes, membre du syndicat sur place.   Le coordinateur ,employé dans la société depuis voilà 26 années espère que la tutelle ,le ministère de l'agriculture puisse faire quelque chose "non pour sauver le personnel ou la société mais pour sauver le cheval". La grève se poursuit au niveau national et les courses des chevaux  suspendus dans tous les hippodromes en attendant un dénouement...  
elwatan.com | 23-oct.-2014 14:30

Les mises au point du commandement de la gendarmerie
Le commandant du groupement de la Gendarmerie nationale de Tlemcen a récusé, hier, dans un point de presse, le scénario des autorités chérifiennes selon lequel des éléments des garde-frontières algériens ont usé de leurs armes à l’encontre de citoyens marocains. Le lieutenant-colonel Mohamed Boualeg a indiqué que «techniquement, tous les experts en balistique vous le diront, si une victime reçoit une balle dans le visage qui sort par le nez, comme prétendu par les autorités marocaines, cela voudrait dire que le tireur était positionné en dessous de la victime...». Or, pour ceux qui connaissent la configuration géographique des lieux, les terres algériennes, dans le périmètre, sont surélevées par rapport au territoire marocain et, par conséquent, les gardes-frontières algériens ne peuvent que dominer ce qui est en face. Cela contredit donc la déclaration du père de la victime qui a affirmé que le soldat algérien était monté sur le remblai pour tirer trois balles sur son fils. M. Boualeg insiste pour dire que les GGF de Bab El Assa (70 km de Tlemcen) n’ont absolument pas visé directement des ressortissants marocains, «c’est tout simplement mensonger». Curieusement, bien qu’il soit démasqué par les preuves et les témoignages, le makhzen continue de s’adonner à la manipulation. Après les médias à la solde du monarque, c’est au tour des groupes parlementaires qui ont décidé, mardi dernier, d’interpeller le gouvernement en convoquant une réunion d’urgence de la commission parlementaire des Affaires étrangères. «La majorité gouvernementale et l’opposition ont estimé, mardi, que la réaction du gouvernement face à cette agression restait insuffisante», a rapporté le site marocain d’information. Plus grave, Driss Lachgar, chef de l’Union socialiste des forces populaires (USFP) est allé plus loin dans ses invectives en «condamnant le régime algérien dont la Présidence est absente, laissant des militaires se comporter à leur guise», avant d’ajouter : «La nécessité de privilégier une approche participative (…) pour affronter l’agression barbare et sauvage de l’armée algérienne contre le royaume.» Une énième provocation, en somme.   
elwatan.com | 23-oct.-2014 11:00

Repère : Hypothétique compromis
C’est à l’infranchissable fossé qui la sépare du pouvoir que l’opposition politique s’attelle, à son corps défendant, à réduire dans la perspective de parvenir à un «compromis historique». Un préalable pour amorcer un processus de changement démocratique. Convaincu de l’impossibilité d’engager le pays sur la voie de la transition par les moyens classiques –les élections – l’opposition, dans ses variantes, s’est engagée à forger d’abord en son sein une coalition pour affronter le pouvoir en bloc. La rencontre de Zéralda, en juin dernier, a été le point de départ, qui a donné naissance à la Coordination nationale pour les libertés et la transition démocratique (CNLTD). L’objectif est de «démontrer que l’opposition est capable de se rassembler et d’élaborer un projet alternatif, mais surtout de construire un rapport de force pouvant permettre de négocier avec le pouvoir une sortie de crise», a expliqué Abdelaziz Rahabi, un des animateurs de la CNLTD. De toute évidence, le système, se barricadant derrière une fausse stabilité, n’émet plus. Il n’envoie aucun signal indiquant une prédisposition allant dans le sens du changement, alors que toutes les analyses convergent sur l’urgence de sortir rapidement le pays de l’immobilisme mortifère. Incapable d’ouvrir de nouvelles perspectives, le régime, dans ses différentes strates, choisit le statu quo. Tel est le sens que les acteurs politiques les plus sérieux ont donné à la reconduction de Abdelaziz Bouteflika pour un quatrième mandat. Signe que le régime lui-même est dans une impasse qui peut conduire jusqu’à l’effondrement du pays. La récente révolte au sein de la police en est l’illustration éclatante. «Les décideurs font une grave erreur d’analyse. Nous ne sommes pas dans une stabilité, c’est plutôt un statu quo périlleux pour le pays», estime Nacer Djabi. C’est dans ce contexte qu’intervient une autre initiative politique, celle du FFS, pour façonner ce que le parti appelle «le consensus national». Une démarche qui prend le contre-pied des forces de l’opposition regroupées dans la CNLTD et favorise une approche bilatérale. Sans poser de condition préalable, le parti de Mohamed Amokrane Cherifi tend la main aux partis du pouvoir en affirmant que sa mission consiste à jouer au «médiateur» entre l’opposition et le régime. La démarche du FFS est différemment appréciée. Les partis du pouvoir s’en félicitent. Tactiquement, ils tirent un profit politique dans le sens où le «rapprochement» qu’opère le FFS les rend fréquentables, alors qu’ils souffrent d’un déficit de crédibilité aux yeux d’une grande partie de l’opinion. Sur le plan stratégique, l’offre du FFS ne les séduit guère. Amar Saadani a bien signifié au «présidium» du FFS qu’il est hors de question de débattre des questions de fond devant conduire au changement de régime. Le parti du vieux routier de l’opposition, Hocine Aït Ahmed, qui, dès 1989, plaidait pour un changement radical du régime, se lance dans un pari à haut risque. Pour les plus incrédules, ce parti est en «passe d’opérer sa reconversion», de trouver son chemin de Damas. Pour Mohand Arezki Ferrad, animateur de la CNLTD, «l’opposition n’a pas besoin d’une quelconque médiation entre elle et le pouvoir. Notre démarche est claire, si réellement les décideurs font preuve de volonté politique». Il est vrai que le FFS ne lève pas totalement le voile sur les objectifs qu’il poursuit, ce qui laisse la porte ouverte à toutes les interprétations. D’autres acteurs politiques ne manquent pas de se demander si, réellement, la clé du règlement de la crise se trouve chez l’ex-parti unique ou son alter ego, le RND. Hocine Aït Ahmed qui, durant des années, identifiait clairement les centres de décision en usant d’un vocable qui lui est cher, «le pouvoir réel». Une formule qui a disparu du lexique du parti. N’est-il pas risqué pour le FFS de se voir ainsi «utilisé» par un pouvoir plus rompu à des arrangements claniques qu’à des conciliations fondées sur la négociation politique sérieuse ? Son appel à «la raison» se semble pas parvenir au sérail, du moins pour l’instant. Les seuls signaux qui proviennent de la citadelle du régime assurent que le changement, «ce n’est pas maintenant».
elwatan.com | 23-oct.-2014 11:00

«Le règlement de la crise faisait déjà consensus au sein de l’opposition»
Ali Benflis, ancien chef de gouvernement et ex-candidat à l’élection présidentielle du 17 avril 2014, a reçu hier, au siège de sa permanence – en sa qualité de personnalité nationale et non en tant que coordinateur du Pôle des forces du changement – une délégation du Front des forces socialistes (FFS) conduite par un membre du présidium, Mohamed Amokrane Cherifi.  La rencontre, qui a eu lieu à la demande du parti de Hocine Aït Ahmed, a duré environ deux heures. Cette réunion semble avoir fait un bide à la lecture du communiqué rendu public par Ali Benflis à la fin de la rencontre, qui s’est déroulée à huis clos. L’ancien candidat à l’élection présidentielle dit avoir «salué le rôle historique du FFS dans la promotion des droits et des libertés démocratiques», avant d’aviser que la gravité extrême de cette crise politique commande, plus que jamais, «le rassemblement de toutes les forces patriotiques soucieuses d’engager le pays sur la voie du changement démocratique ordonné, graduel et apaisé». Ali Benflis a rappelé sa lecture et son analyse de cette crise politique en soulignant qu’elle englobait «une crise du régime particulièrement menaçante qui exige un traitement hautement prioritaire, une transition démocratique qui ne peut être conduite que par des autorités représentatives et légitimes et le changement de la nature du régime politique auquel seules ces mêmes autorités représentatives et légitimes peuvent procéder, en organisant le passage d’un pouvoir personnel et autocratique à un pouvoir démocratique conforme aux normes universellement admises». Pour lui, parmi les «défis politiques qui restent à relever, c’est incontestablement celui inhérent à la crise du régime actuelle qui devrait retenir l’attention de toutes les forces patriotiques tant elle est lourde de menaces pour l’intégrité de l’Etat et pour l’unité et la cohésion de la nation». Ali Benflis a affirmé encore une fois que «cette crise du régime, qui requiert un règlement urgent, est le produit naturel d’une vacance avérée du pouvoir, de la quasi-cessation d’activité des institutions de la République et de l’illégitimité de ces mêmes institutions». Et de rappeler que le règlement de cette crise de régime faisait déjà l’objet d’un consensus au sein de l’opposition nationale et qu’il appelait à «un retour à la volonté populaire souveraine au moyen d’élections préparées, organisées et contrôlées par une instance électorale indépendante, impartiale et permanente». L’ancien chef de gouvernement a estimé qu’«un retour aux urnes dans ces conditions strictes de transparence, de régularité et de garantie est le passage obligé et irrécusable de la crise de régime actuelle». S’agissant de l’initiative du FFS elle-même, Ali Benflis a insisté sur «quatre principes essentiels auxquels il a été et demeure fermement attaché». Il s’agit en premier lieu, selon lui, du consensus national qu’il a déjà fait sien en l’érigeant en axe fondamental dans son programme pour la dernière échéance présidentielle et qu’il continue à promouvoir comme instrument privilégié du règlement de la crise politique actuelle. Le second principe a trait, indique-t-il, «au constat que pour être authentique, un tel consensus devra se former entre forces politiques représentatives et légitimes qu’il s’agisse du pouvoir ou de l’opposition nationale». Le troisième principe, ajoute-t-il, «repose sur la conviction qu’une vacance du pouvoir a généré un pouvoir non identifiable». Seul un retour aux urnes, dit-il, «peut, tout à la fois, apporter une solution effective à la crise du régime et identifier les forces politiques habilitées à conduire la transition démocratique sur la base d’un mandat populaire explicite et sans appel». En somme, Ali Benflis pense qu’«un consensus qui serait recherché en dehors des forces politiques légitimes et représentatives n’est pas de nature à fonder le règlement définitif et durable de la grave crise politique actuelle». 
elwatan.com | 23-oct.-2014 11:00

30% des élèves attendent toujours la prime de scolarité
L’Association nationale des parents d’élèves remettra au ministère de l’Education nationale, la semaine prochaine, un rapport portant sur les insuffisances constatées un mois après la rentrée des classes. Le constat est «amer», selon Ahmed Khaled, président de cette Association, qui souligne que le rapport préliminaire comporte 21 points. En premier lieu sur la surcharge des classes dans plusieurs wilayas. L’insuffisance de places pédagogiques dans plusieurs établissements est la contrainte principale relevée au début de cette année scolaire. «C’est apparemment appelé à durer dans le temps. Le secteur n’a pas réceptionné tous les établissements prévus. Les élèves, notamment ceux du secondaire, sont vivent le calvaire. Le cas du lycée de Dergana illustre parfaitement cette situation», explique notre interlocuteur. S’y ajoute, souligne M. Khaled, «le manque d’enseignants dans plusieurs matières».  L’Association tire en effet la sonnette d’alarme : «L’indisponibilité des enseignants se pose notamment dans les wilayas du Sud, qui n’arrivent toujours pas à cerner ce problème qui se pose depuis des années.» Les parents d’élèves dénoncent, un peu partout, l’indisponibilité de professeurs de mathématiques, de français et d’anglais. «Rien que dans la wilaya de Blida, un manque de près de 200 enseignants est relevé», explique M. Khaled, en avouant que le nombre de professeurs manquants est «encore inconnu». L’Association nationale des parents d’élèves interpelle la ministre sur les lenteurs enregistrées dans l’installation des enseignants nouvellement recrutés dans leur poste. «La tâche est difficile, sachant que des centaines d’enseignants déposent des demandes de mutation vu les difficultés de rejoindre leur poste. Les procédures que prennent ces demandes font que les établissements sont privés des services de ces enseignants pendant de longues durées», déplore M. Khaled. La ministre de l’Education nationale est également interpellée sur le retard accusé dans le versement de la prime de scolarité aux élèves issus de familles démunies. 4,5 millions élèves des trois paliers devaient bénéficier de cette aide financée par le département de l’Education. «A ce jour, 30% des élèves concernés par cette aide n’ont pas encore empoché les 3000 DA», souligne le représentant des parents d’élèves. Selon la même source, «la grève des économes enclenchée par l’Unpef depuis le début de l’année n’explique pas à elle seule ce retard». Cette Association estime que le retard pris dans l’installation officielle des chefs d’établissement est derrière ce blocage qui ne dit pas son nom. C’est au début de la semaine prochaine que l’Association remettra son rapport aux services de Nouria Benghebrit. «Nous sommes actuellement au stade de la finalisation de ce rapport, dont le premier jet comporte 21 points. Nous attendons les rapports des wilayas restantes pour remettre la copie finale», conclut M. Khaled.  
elwatan.com | 23-oct.-2014 11:00

«Il y a entre nos dirigeants une volonté d’être pragmatiques»
Redevenir le premier partenaire économique de l’Algérie. C’est le souhait de Bernard Emié, ambassadeur de France en Algérie, qui s’est exprimé hier lors d’une conférence de presse à l’Institut français d’Oran. Le diplomate est en déplacement à Oran depuis lundi pour préparer la réunion de la Commission mixte économique France-Algérie (Comefa) prévue dans cette ville le 10 novembre prochain, qui sera présidée côté français par Laurent Fabius (ministre des Affaires étrangères) et Emmanuel Macron (ministre de l’Economie, de l’Industrie et du Développement numérique). La Comefa précède la deuxième réunion du Comité intergouvernemental de haut niveau (CIHN) prévu en décembre prochain à Paris et qui sera présidé par les Premiers ministres algérien Abdelmalek Sellal et français, Manuel Valls. Durant son séjour, le diplomate français s’est entretenu avec le wali d’Oran, Abdelghani Zaalane, le président de l’APW, Abdelhak Kazi Tani, le maire de la ville, Nouredine Boukhatem, ainsi que plusieurs autres élus et personnalités. La relance des relations entre la France et l’Algérie, depuis la visite d’Etat de François Hollande en 2012, a fixé de grandes ambitions, selon Bernard Emié, qui pense qu’«il y a entre nos dirigeants et à tous les niveaux une capacité de travail en commun, une volonté d’être pragmatiques, concret, de relancer un maximum de choses et de faire en sorte de diversifier les opérations de partenariat». A la pointe de la coopération économique, il cite le début d’implantation d’une industrie automobile grâce à l’usine Renault de Oued Tlelat, en voie de finalisation et qui sera inaugurée le 10 novembre. Un exemple parmi les projets emblématiques dans la région d’Oran en plus des groupes Lafarge ou Saint-Gobain. Interrogé sur l’implantation d’une usine de vapocraquage, l’ambassadeur français a assuré que les pourparlers sont en cours mais que le projet n’est plus une priorité comme il l’était auparavant. Concernant les événements tragiques comme l’assassinat d’Hervé Gourdel, le dossier relatif aux moines de Tibhirine ou la mort dans des conditions suspectes de Abdelhak Goradia, ressortissant algérien en phase d’expulsion, Bernard Emié s’est à chaque fois référé à l’entraide judiciaire qui existe entre les deux pays et a assuré que les conclusions des enquêtes seront partagées «le moment venu». Dans le cadre des relations bilatérales, la France doit faire plus, souhaite-t-il, en incitant les grandes sociétés françaises à sortir d’Alger pour aller prospecter à l’intérieur du pays notamment à Oran où la France dispose d’un «consulat particulièrement bien équipé». Une centaine d’hommes d’affaires algériens visitent la France chaque année, un pays qui va, globalement, délivrer 300 000 visas cette année contre 100 000 délivrés en France par les représentations diplomatiques algériennes. Pour lui, le visa ne constitue plus un problème, comme ce fut le cas précédemment, ce qui prouve aussi l’ampleur et la richesse des échanges humains entre les deux pays. De ce fait, la dimension culturelle se trouve renforcée grâce aux partenariats engagés par l’Institut français d’Algérie (20 000 étudiants pour Campus France) mais aussi par des initiatives décentralisées comme le jumelage des villes d’Oran avec Bordeaux et Strasbourg.
elwatan.com | 23-oct.-2014 11:00

Des employés dénoncent «des pressions»
Des employés de l’Agence nationale du développement de l’investissement (ANDI), adhérents du syndicat UGTA récemment créé au sein de cet organisme, dénoncent les «pressions à notre encontre depuis la création de cette section syndicale», précisent des représentants de ce syndicat dans un communiqué dont El Watan détient une copie. Les syndicalistes accusent, dans le même document, la direction de cet organisme de suspension d’employés et de mutation d’autres «en violation de la réglementation». Et de préciser que «seuls les employés dont les noms sont cités dans le procès verbal de l’assemblée générale de la création de la section syndicale ont été concernés par les mutations arbitraires». Les syndicalistes dénoncent également les «pressions subies par d’autres travailleurs pour créer une autre section syndicale qui exercera de manière parallèle». Le communiqué porte également sur des accusations de «menace de non-renouvellement des contrats aux travailleurs contractuels s’ils adhèrent à ladite section syndicale».  
elwatan.com | 23-oct.-2014 11:00

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